28.01.2012
Atelier d'écriture de la rue du 28 janvier
LA RUE
passer de la rue à la vie pour nous c'est rester dans le cauchemar, sauf qu'il y a une petite flamme
manger à sa faim certains jours c'est courir à sa fin car ton corps il a pas l'habitude et dans ta tête tu pleures
même l'humidité de mes larmes j'aime pas, parce que ça me rappelle les sillons que la misère à creuser dans mon visage
si on me ramène au pays je meurs alors je veux mourir ici pour essayer de vivre
je sais pas pourquoi je suis à la rue, j'en ai aucune idée, c'est comme ça
la vie je l'aime mais c'est notre vie qui est trop moche
les travailleurs sociaux ils savent pas faire vivre les discours alors ils parlent de plus en plus et on les ignorent plus les pauvres
j'ai 19 ans je suis des foyers, de l'école de la 2e chance, des éducateurs, alors la rue, le vol, la violence c'est normal
si t'as pas vécu pour de vrai un malheur tu sais pas donner au malheur un goût d'espoir
maintenant je sais que c'est pas ma faute c'est juste une maladie alors je peux me dire "t'es manioc dépressif" et je rie
moi je pense que le problème c'est qu'on a pas compris que si on meurt c'est parce que la confiance est morte
les gens nous aiment pas, ben moi j'aime pas les gens, mais moi je ne leur fait pas de mal, je suis neutre en quelque sorte
j'aime beaucoup imaginer la vie des gens quand je regarde les fenêtres éclairées, mais la mienne je peux pas encore
on a quelque chose que les logés n'ont jamais sauf les malades, quand on se réveille on est content d'être vivant
on encaisse trop, on accepte trop les injustices, l'humiliation, notre misère elle est aussi dans la tête
La violence c'est à chaque moment qu'elle peut arriver c'est juste comme ça, c'est ça la rue
j'ai 36 ans alors moi je verrais pas le changement pour nous, mais peut-être que les prochains dans 10 ou 20 ans oui
pour tenir à la rue faut pas penser plus loin que l'heure qui vient sinon tu vois pas le bout, mais le mieux c'est de ne plus penser
je me rappelle pas la vie d'avant parfois c'était comme ça parfois autrement, tout est embrouillé et c'est tant mieux
les souvenirs c'est juste bon à te foutre la tête en vrac
alors moi je suis homo et j'ai le sida mais le pire c'est que mes parents m'ont virés, ça je ne l'accepte pas
J'étais sous le porche de l'église depuis 5 ans, mais le nouveau curé a téléphoné à la police. Je regrette qu'il ne m'ait pas dit de partir en face.
LA MANCHE
avec la manche, je regarde défiler les gens tous les jours, ils me voient pas, mais moi je vois que je ne veux pas être comme eux
si je baisse les yeux c'est que je ne veux plus voir les yeux des autres
FEMMES DE LA RUE
on m'a volé mes enfants parce que je suis à la rue, mais on m'a pas proposé de logement ni l'assos ni le juge ni la mairie
mon mari il me frappait et on l'a condamné a pas recommencer, il souriait au juge et moi je puais
pour être tranquille je vais à la bibliothèque tous les jours alors du coup je lie, maintenant j'y vais aussi pour lire
je suis pas une putain, je suis obligée de me prostituer et quel choix j'ai puisque j'ai pas de papier ?
si tu deviens pas pire qu'un mec, soit t'es violée, soit tu te maques à un connard
PRISON
j'ai volé pour aller en prison mais le juge m'a donné une chance, alors je galère à la rue, c'est pas de chance 1/2
je voulais vraiment aller en prison pour être plus libre que SDF, tu as chaud, tu manges, tu es soigné et tu peux aller à l'école 2/2
tu voles pour manger tu vas en prison tu sors t'es à la rue tu voles et tu deviens un récidiviste et t'es foutu
la vie, la rue, la prison, c'est ça qui fait que je suis violent, mais la prison c'est le pire
LA NATURE
• moi je pense que la nature elle va tout foutre en l'air, y'aura un grand raz de marée qui nettoiera tout, mais pas les hommes 1/3
• c'est la nature qui peut faire comme une révolution et là les hommes ils seront égaux devant elle 2/3 • parce que les révolutions des hommes ce sont des appels à la guerre tu vois et au bout y'a des perdants et c'est nous 3/3
y'a que la nature qui te donne quelque chose de beau, c'est pour ça qu'il faut dire aux gens de pas nous chasser des parcs
la nature c'est le seul truc vivant que j'approche
POLITIQUE
ceux qui font de la religion ils sont comme les partis et les syndicats, ils sont incapables d'agir pour l'égalité
tu sais toutes ces lois, tous ces décrets, c'est juste une fabrique a paranoïa
Strasbourg elle se fabrique pas pour nous, c'est une ville qui calcule trop alors elle nous calcule pas
dans ma tête je m'en fiche de tout, je mange un truc, je bois mes coups, je suis avec les pots, alors je ne fais pas les démarches
quand je serais grand je ferais la révolution même si j'y crois pas
Il y a forcément une raison qui fait que chaque démarche est compliquée et une raison à t'obliger à beaucoup de démarches.
CHIEN ET CHAT
moi j'aime la vie, j'aime rire et même je chante et j'aime l'amour, c'est tout grâce à mon chien Rikiki, il est tout pour moi 1/2
depuis que je suis au collectif sdf, Rikiki il mange mieux, il a plus peur des gros chiens, il boit plus dans les mares polluées, alors moi aussi 2/2
maintenant que j'ai trouvé ce petit chat abandonné j'ai un ami pour de vrais alors je dois faire attention car je suis responsable de lui 1/2
je vais appeler mon chat sardine comme ça il sera heureux d'être toujours une gentille blague 2/2
Mon chien est un mastodonte, y'a pas plus gentil que lui, mais les gens préfèrent les peluches de taiwan les cons
EXPULSION
moi je suis tombée à la rue après que mon propriétaire m'a chassé pour mettre son fils et il m'a prit mes affaires mais le juge a rien fait et voilà
je suis pas un feignant, pas toxico, pas alcoolo, pas voleur, j'ai été expulsé de mon logement et ça ne plait pas que je le dise
y'a jamais d'appart pour les gens comme moi ou alors tu peux pas y accéder, mais mon fauteuil roulant c'est pas un caprice
COLLECTIF
Avec le collectif sdf on est entre nous et on vit en autonomie, c'est la vraie vie presque et du coup on peut aider les autres pour de vrai
LaMô, quand je serais grande je veux être comme toi, sauf que je voudrais rire quand même
Je suis très content de la tente que le collectif sdf m'a acheté, maintenant je n'ai plus besoin de stresser pour faire le 115
Avec le Collectif on peut accepter d'être comme ça, mais avec l'envie que ça change à son rythme parce qu'on est des humains
Le collectif sdf t'es avec des gens de la galère, t'es compris, t'es pas seul pour faire tes trucs et tu aides les autres, suffit d'être là
On a pas besoin de raconter sa vie, on est pas obligé d'en inventer une et qu'après tu sais plus ta vie.
Quand je regarde par la fenêtre du squat je vois rien, les images sont trop mélangées, c'est un grand brouillard
Le squat il t'enlève des peurs, mais il en reste toujours assez pour être mal
C'est sûr que de refuser la télé au squat ça parait n'importe quoi et puis tu te rends compte que ça te soulage
Faire les marchés, aller voir les commerçants, faire les achats en gros, stocker puis redistribuer, c'est mon premier travail et je suis fier
Moi je suis le Geek, c'est mon surnom et je l'ai mérité, je fais la revue de presse pour que personnes ne disent qu'il savait pas
Ben moi je serais cuisinier, j'ai appris au collectif, je vais rentrer dans un truc hôtelier pour apprendre et avoir le diplôme, mais d'abord je dois me sevrer
Alors je suis passé au squat2 parce que je suis à la fin de la méthadone et que j'ai rencontré une fille normale
ALCOOL - DROGUE
quand je suis très saoul, je crie fort, mais c'est que du bruit et les heures de silence avant pourquoi on s'en branle hein?
Faire la manche, c'est vraiment avilissant mais on a pas le choix, j'ai droit à rien et je suis toxicomane 1/2
je vois pas pourquoi on m'emmerde avec la drogue vu que je la prends sur ordonnance à espace & dépendance, je suis clean 2/2
tellement c'est compliqué une journée à la rue que ça te force à rester dans un coin tranquille et tu bois ou tu te drogues
la drogue c'est pour oublier, mais surtout c'est pour ne pas ressentir pourtant j'aime me réveiller alors je viens à l'atelier 1/2
je voudrais des crayons de couleur et un taille crayons pour écrire des maux joyeux 2/2
HÉBERGEMENT
au chrs on me gavait de mots, d'idées, d'ordres, de règles et le soir on se terminait devant la télé, alors je suis revenue à la rue
C'est de la merde les hébergements. Même le meilleur il ne sait pas te laisser tranquille, ça jacasse à ta place, ça pense pour toi
Quand on me considèrera plus comme un débile j'irais en hébergement, mais je serais mort avant
Je veux plus y aller, je veux pas être avec des gens que je connais pas, je veux être tranquille et me reposer
Dans les hébergements tu as toujours la menace d'être viré pour un rien, alors je préfère rien du tout et me démerder
J'ai fait une crise cardiaque, 5 jours après mon retour de l'hosto, l'assistante sociale m'a convoquée et m'a dit de penser à chercher un job
Les foyers c'est trop de stress.
je peux pas y aller, le directeur il allait mettre Rikiki à la spa, il disait que Rikiki était un encombrement
18:58 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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24.01.2012
Les Réquisition de logements vacants se multiplient : après Rennes et Angers, voici Rouen et Toulouse
Face à l’inaction de l’État en matière de lutte contre la crise du logement, les réquisitions se multiplient :
- ROUEN : le DAL a réquisitionné depuis le 17 janvier, un immeuble vacant depuis plusieurs années, situé 98 rue du Mont Riboudet, ancien foyer de marins du port de Rouen, afin d’y loger des familles prioritaires DALO à la rue, dont une a du se séparer de son enfants après avoir accouché faute d’hébergement, et des familles migrantes.
Contact DAL Rouen: Bernard 06 87 33 12 99
- TOULOUSE, le collectif « urgence un toit » (CREAI, DAL, Enfants de Don Quichotte …) a inauguré ce matin la réquisition de 16 logements sociaux vacants depuis 1 an, 4 rue Abel Autefage, appartenant à « Toulouse Habitat », pour y loger des prioritaires DALO et DAHO, et des familles sans abris.
Contact DAL Toulouse : Luc 06 83 31 88 00
La fédération Droit Au logement, salue ces réquisitions qui après celles de Renne, tout au long de l’année 2011, celle d’Angers en décembre dernier, montrent la gravité de la crise du logement après 10 ans de politiques tournée vers le renchérissement et le soutien à la rente, et rappellent la nécessité urgente d’appliquer les lois de la république (loi DALO, obligation d’accueil de toute personne sans abri, et loi de réquisition sur les logements vacants), de baisser les loyers, taxer la spéculation, suspendre les expulsions et réaliser massivement des logements sociaux…
D’autres réquisitions pourraient être mises en œuvre dans les prochaines semaines, dans cette phase des Présidentielles, où la question du Droit au logement est marginale, voire inexistante, à une exception près.
Un toit c’est un droit !!!
Droit au logement : http://www.droitaulogement.org/
Appel contre le logement cher, baisse des loyers, un toit c’est un droit :
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23.01.2012
A Dax, La FRATERNITE est en deuil.
Egérie du mouvement « les Enfants de Don Quichotte », membre fondateur et Porte Parole du comité Droit au logement de Dax, NADIA ABBAZ s’en est allé samedi dans sa quarante quatrième année, à son domicile, entourée de sa famille et de ses proches. Ses années de rue l’ont rattrapé !
A Dax, elle avait participé aux premiers « tours de rue » pour les sdf avec l’association «A l’Exception Culturelle », puis s’était distinguée avec« Les Don Quichotte de l’Adour ». Membre fondateur en 2008 du Comité Droit Au Logement de Dax, elle a été le porte parole fidèle des sans abris auprès de différentes instances (Cabinet du Préfet, conseil général, mairie de Dax) qu’elle a défendus sans concessions, (ce qui lui a valu deux mois en prison). Outre son investissement dans la maraude de l’association « la Source », elle est à l’origine d’un groupe de parole autour des violences faites aux femmes de la rue.
Au sein de la fédération Droit au Logement sa personnalité n’était pas passé inaperçue, elle avait été soutenir les familles en lutte de la rue de la banque, a participé au projet de la première caravane des mal-logés et à presque toutes celles qui ont suivi. En 2011, Nadia a participé aux mobilisations contre la loi LOPPSI 2, a soutenu le Collectif Contre les Abus Policiers de Bordeaux (CLAP33), elle était au démarrage du campement des indignés de Bayonne et cet été, à Irun pour accueillir les marcheurs Espagnol du « 15M » sur le sol Français. Que de chemin parcouru !
Jeudi dernier Nadia n’a pas pu se rendre à la projection du film « Squat » organisé par la ligue des Droits de l’Homme et le Dal-Dax, c’était son dernier projet.
Elle n’aimait pas la politique qui la dépassait, ni les politiques qui la méprisaient, elle se battait avec la détermination des gens simples contre les discriminations et l’injustice, pour un Droit pour toutes et tous, point barre !
Celles et ceux qui ont pris la peine de la connaître, n’oublieront pas ce petit bout de Femme… une grande dame en fait.
Ses obsèques auront lieu mardi 24 janvier à 11h30 au cimetière de Dax, route de Tercis
Pour le Comité Dal de Dax, Emmanuel Klein, Porte Parole.
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12.01.2012
Pétition contre le logement cher, et pour le droit au logement

Merci de signer et relayer cet appel :
APPEL
Contre le logement cher : baisse des loyers !Un toit c’est un droit !
Les chiffres sont formels, jamais les loyers et les prix de l’immobilier n’ont été aussi chers dans notre pays, rapportés aux revenus des locataires et des accédants.
Ereintés par l’érosion de leur revenus par la hausse des prix dans tous les domaines de la vie courante, l’énergie, le carburant, l’eau, l’alimentation, les soins… les fins de mois sont de plus en plus difficiles pour les couches populaires et les classes moyennes, les jeunes, les salariés, les migrants…
Payer son loyer nécessite des sacrifices toujours plus élevés, tandis que les bailleurs privés, les milieux de l’immobilier s’enrichissent sans fin. En 2009, les profits locatifs se sont élevés à 65 milliards d’euros, dont plus de la moitié sont des « surprofits » tirés de la flambée spéculative.
Même dans les HLM, les loyers ont grimpé plus vite que les revenus, d’autant que chaque année de nouvelles économies sont faites sur les allocations logement.
A mesure que les réformes ont usé le droit et la stabilité des locataires, les bailleurs ont imposé leur joug. Aujourd’hui la majorité des Français a peur de se retrouver un jour à la rue. Pourtant, que seraient les bailleurs, sans les locataires qui chaque mois alimentent la rente ?
Nous locataires, accédants, ou citoyens solidaires, appelons à une mobilisation responsable, afin que notre personnel politique prenne toutes les mesures nécessaires à une baisse généralisée et rapide des loyers et des traites immobilières, pour mieux satisfaire les besoins fondamentaux plutôt que soutenir la rente, pour mieux créer des emplois plutôt que de spéculer.
Nous exigeons un encadrement des loyers, un plafonnement généralisé entrainant une baisse immédiate de 10% de tous les loyers et des traites y compris en HLM, jusqu’à 20% pour les loyers chers, renforcée par une revalorisation des allocations logement.
Nous exigeons, pour ceux qui dorment dans des taudis ou dans la rue, que soient respectées et appliquées les lois pour le droit au logement, pour le droit à un accueil inconditionnel, et pour la mobilisation des logements vides.
Nous sommes décidés, après avoir signé cette pétition, à « révoquer » le prélèvement automatique du loyer et des traites, et à le remplacer par un autre mode de paiement (virement bancaire, mandat, chèque, … ).
Dans un deuxième temps, si les responsables politiques et les bailleurs refusent de prendre en compte notre indignation et d’agir, nous participerons à un mouvement concret de contestation des loyers chers et du logement inabordable, et nous soutiendrons ces initiatives.
Contrelelogementcher.org
Premiers signataires :
Albert jacquard (généticien)
Mgr Gaillot (Evêque de Parténia)
Yvan Lebolloc (Auteur Comédien)
…
Jean-Baptiste Eyraud (porte parole de Droit Au Logement)
Serge Incerti-Formentini (président de la Confédération National du Logement)
Margaux Leduc (Jeudi Noir)
Pierre Khalfa (syndicaliste, coprésident de la Fondation Copernic)
Caroline Mécary (avocate, coprésidente de la Fondation Copernic)
Willy Pelletier (sociologue, coordinateur général de la Fondation Copernic)
Elisabeth Labaye (secrétaire nationale du SNES)
Annick Coupé (porte parole national de Solidaires)
Eric Beynel (porte parole national de Solidaires)
Thierry Lescant (porte parole national de Solidaires)
Annie Pourre (No-vox)
Pierre Laurent (secrétaire national du PCF)
Francis Parny (secrétaire aux relations extérieures du PCF)
Martine Billard (coprésidente du Parti de Gauche, députée)
Eric Coquerel (secrétaire national du Parti de Gauche)
Laurence Sauvage (secrétaire national du Parti de Gauche)
Alexis Corbière (secrétaire national du Parti de Gauche)
Philippe Poutou (candidat du NPA à l'élection présidentielle)
Sandra Demarcq (direction nationale du NPA)
Maxime Besselièvre (commission Logement du NPA)
Isabelle Guichard (conseillere municipal NPA)
Jacques Lerichomme (Gauche unitaire)
Henri Merme (Les Alternatifs)
Jean-Jacques Boislaroussie (Les Alternatifs)
Bernard Lacroix (professeur de science politique, Institut Universitaire de France)
Fréderic Lebaron (professeur de sociologie, université de Picardie-Jules Verne)
Louis Weber (ancien président de l'Institut de Recherche de la FSU)
Josiane Boutet (professeur de socio-linguistique, université Paris IV - Sorbonne)
Philippe Sultan (Inspecteur général de l'administration de l'éducation nationale)
Julien Bach (juriste)
Guillaume Etievant (économiste, Parti de Gauche)
Jean Malifaud (mathématicien)
Corinne Nativel (géographe, université de Besançon)
Charles Hoareau (syndicaliste CGT)
Pierre Cours- Salies (professeur de sociologie, université Paris VIII)
Roger Martelli (historien, mensuel Regards)
Violaine Roussel (professeure de sociologie, université Paris VIII)
Claire Le Strat (politiste, université Paris Ouest)
Olivier Michel (professeur d'informatique, université Paris Est)
Laurent Lévy (avocat)
Françoise Guillou (concierge)
Laurent Garrouste (juriste du travail)
Safia Lebdi (vice présidente de Ni Putes ni Soumises)
Ouarda Sadoudi (présidente de l'association d'hébergement d'urgence Home)
Gaelle Rougerie (cadre administratif territorial)
Marc Gicquel (expert-comptable)
Noute Pinlet (vigile)
Nicolas Benies (économiste)
Louis-Marie Barnier (sociologue)
Didier Gélot (économiste)
Patrick Silberstein (éditeur)
Ozgur Gun (économiste, université de Reims)
Gustave Massiah (économiste, Aitec)
Daniele Kergoat (directrice de recherche au CNRS)
Jérôme Valluy (professeur de sociologie politique, université Paris I - Sorbonne)
Michel Rousseau (Marches européennes contre le chômage)
Alain Accardo (sociologue)
Jean-Marie Harribey (économiste, Bordeaux IV)
Christophe Voillot (politiste, université Paris Ouest)
Guillaume Dautel (inspecteur du travail)
Jacques Rigaudiat (magistrat)
Serge Havet (président d'AC!)
Jacques Le Bohec (professeur de science de la communication, université Lyon II)
Roland Pfefferkorn (professeur de sociologie, université de Strasbourg)
Marc Mangenot (économiste)
Patrick Viveret (magistrat)
Claude Fossé-Poliak (sociologue CNRS)
Gérard Mauger (sociologue CNRS)
Michel Husson (économiste)
Alain Chevarin (agrégé de lettres, université Blaise Pascal, Clermont Ferrand)
Christian Picquet (Gauche unitaire)
Loïc Wacquant (sociologue – Université de Berkeley)
contrelelogementcher.org
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17.12.2011
Plan Hivernal : une initiative de Strasbourg face au désengagement irresponsable de l'état (article parue dans les DNA)
« Pour pallier la défaillance de l’Etat », dixit l’adjoint au maire Philippe Bies, la municipalité ouvre aux sans-abri isolés le bâtiment A de l’ancienne auberge de jeunesse René-Cassin. Financés intégralement par la Ville et la CUS, 45 lits, gérés par l’association Antenne, devraient être opérationnels d’ici deux semaines.
Priorité aux familles, réduction du nombre de places ouvertes jusqu’au 31 mars, déclenchement tardif du plan hivernal : la préfecture a revu cette année sa doctrine en matière d’hébergement d’urgence des sans-abri (lire DNA du 1 er décembre). Au grand dam des associations — gestionnaires comme militantes — spécialisées dans le social.
La Ville n’avait pas goûté le changement de stratégie rendu public fin novembre. Philippe Bies, adjoint au maire en charge du Logement social, avait qualifié la politique préfectorale « d’inacceptable ». L’élu n’est pas resté les bras ballants.
« Nous avons décidé de renforcer le plan hivernal pour pallier la défaillance de l’Etat, assène Philippe Bies. Dès la semaine prochaine, nous ouvrons aux sans-abri isolés le bâtiment A de l’ancienne auberge de jeunesse René-Cassin. »
Un accueil « inconditionnel »
C’est l’association Antenne qui va gérer le lieu et porter l’opération, évaluée à près de 100 000 €, « financés intégralement sur le budget de la Ville et de la Communauté urbaine », insiste Christian Spiry, le conseiller municipal chargé du dossier.
« Pour l’instant, nous avons l’autorisation pour 45 lits. Nous devrions en ouvrir une vingtaine dès le 21 ou le 22 décembre. Nous monterons ensuite en charge dans les semaines suivantes. Et s’il le faut, nous ferons de la suroccupation dans les limites du raisonnable », détaille Philippe Burtscher, vice-président d’Antenne chargé de toutes les opérations relevant de l’urgence hivernale.
De fait, les travaux de remise en état sommaire se poursuivent dans les étages où l’on déplore vols de chauffage et de câbles en cuivre depuis la fermeture de l’auberge l’été dernier.
L’objectif est d’accueillir des personnes isolées de façon inconditionnelle, insistent en chœur Philippe Bies et Christian Spiry. En clair, pas question de refuser les déboutés du droit d’asile ou les personnes en état d’ébriété. Avec ce bémol, les places ont été reversées dans le dispositif hivernal : ce sont donc les équipes du 115 — le numéro de téléphone de l’urgence sociale — qui orienteront les appelants vers la structure. « Nous participons à la gestion du 115. Nous serons très attentifs à la suite des événements. Pas question de filtrer les publics en fonction de leur statut », assure Philippe Bies.
Antenne devrait mobiliser 7 personnes pour organiser un accueil à deux veilleurs, 24 heures sur 24, pérenne jusqu’au 31 mars. « Nous ne mettrons pas les personnes dehors au petit matin pour les reprendre trois jours plus tard », assure Philippe Burtscher.
La Ville prévoit enfin, en cas de grand froid, d’ouvrir 40 places destinées aux familles et aux isolés dans l’ancienne crèche relais de la rue d’Or. « C’est risqué de compenser le désengagement de l’Etat. Mais nous faisons cet effort au nom du devoir de solidarité. Et nous espérons que d’ici l’hiver prochain, une autre politique sera mise en œuvre », justifie Philippe Bies.
La préfecture n’a pas souhaité hier commenter l’initiative municipale.
SOURCE DNA - MANUEL PLANTIN : http://www.dna.fr/edition-de-strasbourg/2011/12/17/plan-h...
08:20 Publié dans Actualité, Communiqué | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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11.12.2011
Médecines naturelles, l'indispensable Dispensaire
Depuis 2009, un dispensaire de soins naturels favorise l'accès des plus modestes aux thérapies alternatives, à Crest (Drôme). Dans une petite maison discrète et proche du centre-ville, je suis allée rendre visite à des membres de l'équipe qui portent et font vivre cette initiative originale.
Un article à lire sur L'Interdit ! http://interdits.net/interdits/index.php/medecines-nature...
05:58 Publié dans Actualité, Communiqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Collectif pour un Pôle public financier au service des Droits !
Liste des inscrit(e)s (mise à jour au 10 décembre) - VOIR PLUS BAS
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Pour le PS, la banque publique d'investissement sera mobilisée dans les régions, en copilotage avec les élus au plus près des acteur-s économiques pour anticiper, mettre en réseau, reconvertir, relocaliser. "Elle assurera l’effet de levier par le regroupement de la filiale entreprises de la Caisse des dépôts et consignations, d’Oséo, du Fonds stratégique d’investissement, de l’Emprunt national, des structures régionales de capital investissement, des dispositifs d’accompagnement des entreprises de La Banque Postale et de la Banque de France. L’effet réseau sera stimulé grâce à une mobilisation de la banque au plus près du terrain sous forme de fonds régionaux"
Ce projet ne s'assimile pas à un pôle public financier.
Jusqu'alors, le PS parlait d'un "pôle public d'investissement industriel" baptisé 2P2I. "On parlera demain de banque publique d'investissement", a précisé le porte-parole.
"Nous voulons demain que, pour qu'on garde nos entreprises (...) et qu'on évite les délocalisations, qu'il puisse y avoir un instrument financier qui programme ces investissements à moyen et long terme, ce que le secteur financier privé ne fait pas', a-t-il dit.
Texte intégral de la dépêche :
Laurent Beauvais, président de la région Basse-Normandie
François Bonneau, président de la région Centre
Marie-Guite Dufay, présidente de la région Franche-Comté
Claude Gewerc, président de la région Picardie
Jean-Paul Huchon, président de la région Ile-de-France
Alain Le Vern, président de la région Haute-Normandie
Martin Malvy, président de la région Midi-Pyrénées
René Souchon, président de la région Auvergne
Il n’y a pas d’économie forte sans industrie forte ; il n’y a pas d’industrie dynamique sans puissance publique active – l’État, mais aussi les collectivités territoriales et l’Europe. C’est pourquoi nous créerons une
Banque publique d’investissement. Elle assurera l’effet de levier par le regroupement de la filiale entreprises de la Caisse des dépôts et consignations, d’Oséo, du Fonds stratégique d’investissement, de l’Emprunt national, des structures régionales de capital investissement, des dispositifs d’accompagnement des entreprises de La Banque Postale et de la Banque de France. L’effet réseau sera stimulé grâce à une mobilisation de la banque au plus près du terrain sous forme de fonds régionaux mutualisant les moyens des Conseils régionaux, des métropoles et des agglomérations (collectivités en charge du développement économique), des pôles de compétitivité, des filières territoriales et des grappes d’entreprises, des universités, ainsi que des partenaires du développement local, notamment le réseau consulaire, les branches professionnelles et les organisations syndicales. Faisons confiance aux acteurs locaux, ce sont eux qui connaissent le mieux le tissu économique.Attendue par les acteurs,
La suite sur :
b) L'Agence Française de développement (Pays en voie de développement et outre-mer)
d) CREDIT FONCIER : l'éventuelle réforme du statut des Caisses d'épargne pose nécessairement la question de la réforme du statut du Crédit Foncier pour le faire renouer avec sa mission historique d'intérêt général : l'accession sociale à la propriété
http://www.creditfoncier.fr/editorial/Home_Partic...
Sur ce point particulier, on peut se référer utilement à la position développée par Denis Durand pour le PCF :
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Liste des inscrit(e)s (mise à jour au 10 décembre) :
Marion Jenkinsson - Doctorante en droit public - Ancien travailleur du SAMU social de Paris
Militante impliquée dans les questions de mal-logement et d'inclusion financière (droit au compte notamment)
Pauvreté et exclusion : le CNLE et l’ONPES tirent la sonnette d’alarme ( BLOG DE GEORGE GLOUKOVEZIOFF - Docteur en économie et spécialiste des questions d’inclusion financière des particuliers)
Ça ne m’était encore jamais arrivé mais je mets ci-dessous mon blog à la disposition du Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale (CNLE) et de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale (ONPES) - dont je suis membre - afin de relayer leurs recommandations pour tenter de faire face à l’évolution alarmante de la pauvreté et de l’exclusion sociale. Lire l’article »
PATRICIA TEJAS - Secrétaire générale de la Fédération CGT Finances
Ni les salariés, ni les épargnants, ni les collectivités publiques ne doivent subir les conséquences du choix du démantèlement de DEXIA Des exigences pour l’emploi ; des propositions pour le financement des collectivités publiques
http://www.finances.cgt.fr/spip.php?article1348
Véronique OMBRELADJIAN - Agent BANQUE DE FRANCE
Le Surendettement des particuliers
Avis et Rapport 2007 du Conseil économique et social présenté par Mme Pierrette Crozemarie
http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/074000707/0000.pdf
Michel LAMY - Secrétaire du Comité central d'entreprise du Crédit Foncier de France
Ancien secrétaire national confédéral CFE/CGC en charge des questions économiques, membre du Conseil économique, social et environnemental, membre du Conseil national de l'information statistique
Des droits de douane sous une égide internationale
Alors que peut on faire en terme de droits de douane ? Au lieu de passer son temps à savoir jusqu’où on va monter les concessions, il faut penser que les droits de douanes peuvent être un instrument extrêmement utile. Il est utile d’abord pour un certain nombre de pays pauvres.
(...)
Des droits de douane reversés dans la scolarisation
Mais cet argent par contre, il ne faudrait pas le confisquer. L’argent payé en droit de douane, celui qui serait reçu par les Etats occidentaux, devrait à notre sens, être reversé à une instance de type UNESCO qui les utiliserait pour augmenter la scolarisation des enfants dans les pays pauvres.
CLAUDE VILAIN - Militant Europe Ecologie Les Verts -Paris
(indisponible sur la réunion du 13)
Consultant en santé publique, fonctionnaire de l’Organisation Mondiale de la Santé
Le site de la commission économie, social, services publics d'EELV :
Site internet : http://www.resistancesociale.fr/
MARC BAGNOLI - CGT BANQUE DE FRANCE
Le site internet de la CGT BANQUE DE FRANCE :
http://www.cgtbanquedefrance.org/index.php?option=com_frontpage&Itemid=1
Muriel DENEANU - Déléguée nationale CGT NATIXIS
Hier, des syndicalistes ont interpellé les actionnaires sur les bonus extravagants attribués au titre de l’année 2010, en invitant les dirigeants du groupe à plus de décence et de justice.
http://www.humanite.fr/26_05_2011-la-cgt-natixis-se-rebiffe-contre-les-bonus-473061
Le Crédit Foncier de France, créé en 1852, aux Caisses d’Epargne depuis 1999. Cet établissement qui dispose d’un réseau commercial national a progressivement délaissé ses missions de financement social du logement et de financement du logement social. L’absorption d’Entenial né de la fusion de la Banque La Hénin et du Comptoir des Entrepreneurs, a été une étape supplémentaire dans la banalisation de l’établissement qui est devenue banque AFB en 2005.
Attaché aux missions historiques de service public du CFF, le syndicat CGT demeure affilié à la Fédération des Finances CGT
La suite sur : http://www.cgt-caisses-epargne.fr/-Credit-Foncier-.html
A partir de la page 10 : D'autres solutions sont possibles ! - CGT BANQUE DE FRANCE
-
www.cgtbanquedefrance.org/index.php?option=com...task...
Eva Joly répond aux questions d’Attac sur la crise et les questions financières :
" Enfin pour contourner les marchés financiers et réduire ainsi leur pouvoir actuel je suis favorable à la création d’un grand Livret Vert en complément du Livret A, géré par un pole financier public dont la mission serait de financer à bas taux les investissements verts des ménages (isolation des bâtiments…) et des entreprises"
Jean-Marie ROUX (Fédération CGT Finances)
Invitation pour la constitution d'un
Au nouveau siège du DAL
Bonjour, vous recevez cette invitation soit parce que vous avez été à une époque sur la liste de diffusion du Collectif « Pas touche au Livret A ! »(voir pour rappel – au bas de ce mail – composition du Collectif « Pas touche … ») soit parce que, pour une raison ou pour une autre, vous êtes sur nos listes de diffusion.
Suite à une discussion informelle , nous avons convenu entre nous de lancer le principe de la constitution d’un nouveau collectif.
Un collectif qui pourrait s'intituler (à discuter avec vous) : "Collectif pour un pôle public financier au service des Droits !".
Nous vous proposons de débattre ensemble de l'intérêt de mettre en place ce nouveau collectif qui nous paraît nécessaire dans le contexte actuel :
- une crise financière (mais aussi économique, sociale, écologique) sans précédent qui appelle à la mobilisation de l'ensemble des outils économiques et financiers publics et semi-publics spécialisés (ou qui pourraient le redevenir par une évolution ou une modification de leur statut : la Poste, Caisses d'épargne et Crédit Foncier notamment)
- la nécessité impérative de rendre effectifs un certain nombre de Droits et de financer la satisfaction d'un certain nombre de besoins sociaux, notamment sans prétendre à l'exhaustivité :
-
Le droit au logement : faire du droit au logement un droit réel (construction massive de logements sociaux, éradication de l'habitat indigne, plans nationaux de lutte contre le saturnisme et de désamiantage, programme national d'entretien, de rénovation et de construction de foyers logements pour les jeunes travailleurs, les travailleurs immigrés, les personnes en insertion et les familles en grande précarité ....). De tels objectifs ne peuvent être atteints que par une réappropriation publique des fonds collectés à travers l'épargne populaire (35% des fonds du livret A et du LDD sont aujourd'hui abandonnés au libre usage des banques)
-
Le droit au développement territorial : Le pôle public financier pourrait jouer un rôle de premier ordre au bénéfice des quartiers défavorisés, du monde rural et de l’outre-mer, espace le plus déshérité du territoire national (projet à discuter de mie en place de fonds publics régionaux en lien avec les conseils régionaux). Il pourrait également apporter une contribution majeure au financement des collectivités territoriales (qui assument 75% de l’investissement public) et travailler en complémentarité avec la future Agence de financement des investissements locaux (créée par les élus locaux en réaction, notamment, au scandale des emprunts « toxiques »)
-
Le droit au financement des PME et des acteurs de l’économie sociale et solidaire (ESS): Compte tenu des difficultés rencontrées pour se financer auprès du secteur bancaire traditionnel, les PME et les acteurs de l’ESS pourraient être fortement soutenus par le pôle public financier dans le cadre d’un réel renforcement de la cohésion sociale et territoriale.
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Le droit à l’inclusion financière : l’inclusion financière dépend de la qualité de l’accès des particuliers aux services bancaires depuis le compte jusqu’au crédit en passant par les moyens de paiement modernes. Le droit au compte, les frais bancaires, le microcrédit ou le surendettement sont ainsi au cœur de cette problématique et donc de l’inclusion sociale de l’ensemble des citoyens. Le pôle public financier pourrait jouer un rôle renforcé afin d'offrir une effectivité plus grande au droit à l'inclusion financière
-
Le droit au développement durable par le financement de la conversion écologique de l’économie : Le financement et les actions menées dans le cadre de l’ensemble des droits précités pourraient s’inscrire, de manière progressive et résolue, dans une logique de développement durable. Les plafonds du Livret A (15 300€) et du Livret de développement durable (6 000€) pourraient être réévalués pour faire face aux besoins nouveaux de financement dans le cadre de la conversion écologique de l'économie
La création d’un pôle financier public constituerait une réponse immédiate à l’urgence sociale créée par la crise.
Cependant, elle n’épuiserait pas la question de la prise en compte de l’intérêt général dans la définition de la stratégie générale des banques. Il conviendrait donc de prolonger la réflexion en ce sens.
Il convient de souligner que diverses forces politiques comptent mobiliser plus fortement les institutions économiques et financières publiques et semi-publiques :
-
- EELV, le Parti de Gauche et le PCF sont favorables au principe de mise sur pied d'un pôle public financier (même si les approches ne sont pas strictement identiques). En outre, EELV est favorable également à un pôle public bancaire autour de la Poste
-
- le PS s'est déclaré favorable à la mise en oeuvre d'une banque publique d'investissement tournée vers le financement des PME
La campagne présidentielle qui s'ouvre constitue un moment approprié du débat public pour faire avancer le principe d'un pôle public financier, discuter de ses missions et des moyens à mettre en oeuvre.
Seraient a priori visés (à discuter ensemble) par la constitution de ce pôle public financier :
-
- la Caisse des dépôts
-
- le Fonds stratégique d’investissement (21ème fonds souverain mondial, filiale de la Caisse des dépôts)
-
- la Poste
-
- la Banque de France (et les instituts rattachés en outre -mer : IEDOM et IEOM)
-
- les Caisses d'épargne
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- le Crédit Foncier
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- la Caisse nationale de Prévoyance
-
- l'Agence Française de développement
-
- OSEO
-
- UBIFRANCE
-
....
Si vous êtes intéressés par la réunion à laquelle nous vous invitons très amicalement,
merci de faire part de votre intérêt pour cette démarche à l’adresse mail suivante :
Jean-Baptiste, Jean-Philippe, Nicolas, Patrick et Loïc
Pour rappel, composition du Collectif « Pas touche au Livret A ! » : Intersyndicale du secteur semi-public économique et financier : CAISSE DES DEPOTS ET CONSIGNATIONS (CFDT, CGT, FO) - CAISSES D'EPARGNE (CFDT, CGT, SUD, FO) - LA POSTE (FEDERATION SUD PTT) - IXIS (CGT) - CAISSE NATIONALE DE PREVOYANCE (CGT) - BANQUE PALATINE (CGT) - CREDIT FONCIER (CFDT, CFE/CGC, CGT, FO, SUD) - BANQUE DE FRANCE (CFDT, CGT, FO, SIC, SNABF SOLIDAIRES) - IEDOM ET IEOM (CGT) - AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT (CFDT, CGT) - OSEO (CGT) - UBIFRANCE (CGT) - NATEXIS BANQUES POPULAIRES (CGT) et AC !! - AC le feu - AITEC.IPAM - ANECR - APEIS - Association Française des Victimes du Saturnisme (AFVS) - ATTAC - AutreMonde - CGT Crédit Lyonnais Ile de France - Collectifs Anti Libéraux - Collectif LBO - Collectif SDF Alsace - Confédération Paysanne - Coordination Anti Démolition des Quartiers Populaires - Comité des Sans Logis (CDSL) - Confédération Nationale du Logement (CNL) - Droit au Logement (DAL) - Droits Devant !! - Fédération CGT Finances - Fédération Nationale des Collectifs de Défense des Services Publics - Euromarches - Fondation Copernic - FSU - Indecosa/CGT - Jeudi Noir - Ligue des Droits de l'Homme (LDH) - Ministère de la Crise du Logement - Mouvement National des Chômeurs et Précaires - Réseau Alerte Inégalités - Résistance Sociale - SNP-FO
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08.12.2011
dans la Drôme le SAO fait son boulot ... le préfet, l'état donc cherche à le dissoudre ...
S.A.O. Drôme : A.G.E. du 07 décembre 2011.
Bonjour à chacun et à tous, merci d’être venu et de participer à cette assemblée générale
extraordinaire du SAO Drôme.
Ce matin même, le SAO Drôme avec ses amis et partenaires soit plus de 150 personnes ont
manifesté pacifiquement :
-afin de dénoncer les réels dangers pour notre démocratie.
-pour alerter sur les dérives autoritaires des pratiques des services de l’état.
-afin de rendre hommage au SAO Drôme, injustement persécuté pour avoir voulu remplir
honnêtement ses missions.
Nous avons reçu une réponse du préfet à la décision souveraine de l’AGE en date du 21
novembre dernier qui proposait la poursuite de la totalité des activités du SAO Drôme. Ce fonctionnaire nous a informé, le 25 novembre, que les dispositifs 115 et SIAO étaient confiés à un autre opérateur plus arrangeant, plus soumis et surtout plus silencieux dans ses critiques.
Et comme l’on ne peut être trahi que par ses amis, c’est une association partenaire qui a été retenue à sa demande pour reprendre les activités du SAO Drôme à compter du 1ier janvier 2011. Un autre candidat-repreneur n’a pas été agréé, il avait déposé sa demande le 22 novembre, soit le lendemain de notre dernière AGE.
Une fois de plus, on constate que, dans des manipulations politico-socialo-économico sensibles, il est utilisé le vieux système de la division afin de mieux régner. En bon disciple de Machiavel, le préfet de la Drôme applique à la lettre l’enseignement de son maître.
La question de la poursuite des activités du SAO Drôme pour le service de l’état ne se pose plus, dont acte.
Actuellement les modalités de reprise des personnels sont en cours, certains salariés pourront
être repris par le nouvel opérateur, non pas pour leurs beaux yeux, mais afin de limiter « les
vagues » que feraient 17 licenciements et surtout parce que ces agent possèdent une technicité
et des compétences irremplaçables, vu l’urgence et la proximité des échéances.
L’opérateur-repreneur a demandé au SAO de disposer de ses locaux et de cohabiter pendant quelques mois. La réponse à cette demande incongrue n’a pas encore été faite. Je vous la soumets afin d’avoir votre sentiment à ce sujet. Cette situation ressemble à la demande que ferait un nouvel amant au mari de sa maîtresse consistant à l’héberger à son domicile, de payer le loyer et les charges…et de tenir la chandelle. Il existe peut être des limites à la bienséance.
La situation étant ce qu’elle est, SAO Drôme se trouve devant deux options :
Première option : Se saborder et disparaître en silence en tant qu’association (ce qui serait le souhait des services de l’état : surtout ne plus entendre parler de ce trublion, et de cet empêcheur de fasciser en rond). Comme rien ne nous oblige à dissoudre l’association SAO Drôme, je serais pour ma part partisan de conserver le nom (SAO Drôme, avec une modification de son contenu), et éventuellement les quelques moyens qui pourraient nous rester après le 31 décembre.
Le fait de se saborder limiterait la possibilité d’intenter une action en justice contre les services de l’état pour harcèlement moral et diffamation.
De toute façon, je pense qu’il est convenable d’occuper le local du 22 rue Berthelot jusqu’à la fin février, date de la fin du bail avec le propriétaire, sans passer par une indécente cohabitation. En effet nous avons besoin de temps pour clôturer les comptes, faire les derniers rapports et surtout libérer les lieux.
Deuxième option : Poursuivre l’existence du SAO Drôme en imaginant des activités utiles pour la démocratie en général et pour des besoins concrets, réels, pratiques et de proximité,
A commencer dans le département de la Drôme. Il me semble que les principes de « liberté, égalité et de fraternité » ont besoin d’être soutenus très concrètement. Ainsi que la mise en pratique du : « gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple » comme l’indique la Constitution de la 5ième république française.
A cet effet, je lance un appel à tous ceux qui voudraient rester ou devenir des citoyens debout et non pas des moutons soumis à des injonctions injustes et contradictoires.
Je lance un appel à toutes celles et tous ceux qui ne se résignent pas aux diktats de l’argent, aux compromissions, à l’oppression des plus faibles, à la fin des solidarités, en un mot à tous ceux qui aiment la liberté et la justice.
Nous pourrions alors conserver le sigle SAO Drôme qui deviendrait par exemple “Synergie Associative Organisation-Drôme (donc toujours S.A.O Drôme).
Cela nécessiterait bien entendu une refonte des statuts, un aménagement de l’organisation interne. Cela pourrait se concrétiser au cours des premiers mois de 2012.
Nous pourrions nous donner pour objectif d’organiser de manière collective toutes actions de défense contre les abus de pouvoir, les injustices et les oppressions.
Nous pourrions devenir une plateforme de réflexion, d’actions, de formation et d’information.
En quelque sorte le moyen de fédérer au niveau départemental les initiatives qui isolément ne donnent que de piètres résultats vis à vis des pouvoirs.
Devenir en quelque sorte un contre-pouvoir positif de la conscience populaire.
Notre société française a besoin et aura de plus en plus besoin d’une instance de ce type.
Je proposerai néanmoins quelques repères à ce mouvement associatif ouvert :
-Il doit être fondé sur la conviction éthique profonde et l’engagement citoyen de ses membres.
-Cette conviction doit s’exprimer de manière non-violente, constructive et pédagogique.
-L’association doit rester indépendante des idéologies et des politiques partisanes.
-Elle doit libérer la pensée, la réflexion en vue du perfectionnement individuel et collectif.
-Elle doit toujours favoriser la vérité qui unit dans le respect des sensibilités particulières.
-Elle doit être claire dans ses objectifs, sérieuse dans ses actions sans se départir d’une
bonne dose d’humour.
En fait, sans le vouloir et sans le savoir, le préfet de la Drôme aura rendu un grand service à la
Nation !
Pour faire vivre ce projet, contactez-nous au SAO Drôme, laissez-nous vos coordonnées.
Nous pouvons construire ensemble ce qui n’est encore qu’une utopie, mais avec certitude la réalité incontournable de demain. Si nous ne voulons pas retourner à une forme absolue de la pire des barbaries.
Pour donner le ton aux futures actions de l’association, nous pourrions donner ce nouveau contenu au sigle SAO-Drôme qui deviendrait : (Synergie.Association.Organisation-Drôme).
Je vous suggère aussi de voter quelques prix symboliques :
Le prix “de la bonne foi administrative” attribué au préfet de la Drôme, avec comme cadeau le livre “Le Prince “ de Machiavel.
Le prix “de la compétence sociale” attribué au directeur de la DDCS, avec comme cadeau le livre “le principe de Peter”.
Le prix de « la fidélité en amitié» attribué au directeur de l’opérateur reprenant les missions du SAO avec comme cadeau le versement symbolique de 30 cents d’euros et un portait de Judas.
Le prix “Résister” attribué au directeur du candidat repreneur éconduit avec comme cadeau un
voyage à la Tour de Constance d’Aigues Mortes et un livre sur Marie Durand.
Je ne pourrai terminer ces quelques mots sans rendre un vibrant hommage aux salariés et à la directrice du SAO Drôme. Ils ont su rester dignes et unis au cours de ces 9 mois de gestation du conflit qui nous a été imposé de manière perverse. Sans nul doute, ce que chacun a vécu restera gravé dans sa mémoire et servira de référence dans la suite de sa vie personnelle et professionnelle.
Qui sait si cette aventure n’est pas le prélude d’une épopée plus magnifique encore ?
Bravo !
Jean-Armand Hourtal
Le 7 décembre 2012
18:59 Publié dans Actualité, Communiqué | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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07.12.2011
DEXIA, GROUPAMA-ICADE, VEOLIA-TRANSDEV .. ça suffit !!!
Exerçons le pouvoir de dire NON …
aux injonctions des marchés relayées par l’Elysée et Matignon !!!
LA CGT dit NON ! ça suffit. A l’heure où l’utilité de ses missions n’est plus à démontrer, la Caisse des dépôts doit retrouver son autonomie pleine et entière vis-à-vis du pouvoir exécutif … autonomie normalement garantie par la tutelle du Parlement sous l’autorité duquel la CDC est placée.
Afin de réaffirmer et garantir davantage cette autonomie notamment dans la période pré-électorale qui approche, nous revendiquons la prolongation du mandat de l’actuel Directeur général jusqu’à l’élection législative de juin 2012 ainsi que la mise en oeuvre dès cette élection d’une réforme de la gouvernance de cette institution financière publique permettant de renforcer le contrôle des citoyens et des forces sociales sur les missions et ressources de la CDC.
![]() |
com. USCD CGT lsur transdev et CDC.pdf 92 Ko Afficher Télécharger |
05:13 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Réunion en vue de la constitution d'un "Collectif pour un Pôle public financier au service des Droits !"
29 avenue Ledru-Rollin - Métro : Ledru-Rollin ou gare de Lyon
Le débat, déjà très engagé, sur le rôle de l’épargne réglementée et de la destination des fonds collectés, oppose différents acteurs : gouvernement, Banque de France, Caisse des dépôts et consignations, patronat bancaire, mouvement HLM mais aussi des associations et syndicats tels que le DAL, la CGT CDC ou bien encore SUD PTT …
Alors que les banques disposent déjà de 35% des fonds collectés sur les livrets d’épargne réglementée (au lieu des 30% promis par Christine Lagarde au moment du vote de la LME en 2008), elles militent désormais activement, auprès de gouvernement, pour mettre la main sur environ 50% des fonds collectés (chiffre évoqué pour être aussitôt dénoncé par Gilles CARREZ, Rapporteur général du budget UMP de la Commission des Finances, durant l’audition en janvier 2011 à l’Assemblée nationale, de François Pérol, Président de la Banque Populaire et de la Caisse d’épargne et, au moment de l’audition Président de la Fédération bancaire française qui défend les intérêts de 450 entreprises bancaires adhérentes de toutes origines - commerciales, coopératives ou mutualistes – françaises ou étrangères)
Pour connaître dans le détail la position des banques, voir l’audition de François Pérol – Commission des Finances de l’Assemblée nationale – Janvier 2011 :
La résistance face aux banques est principalement organisée par associations et syndicats tels que le DAL, la CGT Caisse des dépôts et SUD PTT.
L’Union sociale pour l’Habitat (mouvement HLM) et le financement du logement social à travers le Livret A
L’essentiel du mouvement HLM est regroupé au sein de l’Union sociale pour l’habitat (USH) présidée par Thierry Repentin, sénateur PS de Savoie. L'USH est une confédération composée de cinq fédérations. Elle dispose aussi de filiales, clubs et structures associées. Organisation professionnelle, elle représente quelque 800 organismes Hlm qui détiennent et gèrent 4,2 millions de logements en France.
L'USH remplit 3 missions :
· La représentation nationale du secteur professionnel et des organismes auprès des pouvoirs publics, des grandes institutions et de l'opinion publique ;
· L'étude des problèmes de l'habitat e0t l'élaboration de propositions pour une politique de l'habitat et de la ville ;
· L'information, le conseil et l'assistance aux organismes, destinés à faciliter, à rationaliser et à développer leurs activités professionnelles.
Préoccupations du mouvement HLM quant au Livret A
Dans une conférence de presse, de juin 2010, le Président de l’USH évoquait ses préoccupations au sujet du Livret A dans les termes suivants :
« A court terme, la collecte est abondante, du fait notamment de la crise financière qui détourne les épargnants de produits plus risqués, et de la concurrence entre banques pour conquérir la clientèle du Livret A. Mais le Mouvement Hlm a besoin d’un équilibre à long terme du financement du logement social, donc que la collecte reste abondante, centralisée en proportion suffisante et affectée par la Caisse des dépôts au logement social. Par conséquent, les banques, qui n’ont pourtant pas de missions de service public, doivent défendre cette épargne, y compris pour les gros épargnants, alors qu’elles peuvent être tentées, après avoir attiré cette épargne, de l’orienter vers d’autres produits plus rémunérateurs pour elles. Or, ce sont les « gros livrets » qui assurent l’abondance et la stabilité de la ressource pour le logement social.
Par ailleurs, le taux de centralisation n’étant pas fixé définitivement, l’assurance de cette centralisation n’est pas garantie : le taux de centralisation ne relevant pas de la loi, il y a un risque de pression permanente sur le Gouvernement pour en laisser une part plus importante à la disposition des banques.
Enfin, la CDC peut être sollicitée pour financer d’autres investissements : c’est aujourd’hui le cas pour l’hôpital, les bâtiments universitaires, des projets de transports… Pour le moment, les ressources le permettent, mais en cas de baisse de la ressource centralisée, la priorité au logement social doit être assurée.
Il y a peu au congrès de l’USH (27 au 29 septembre 2011 à Bordeaux), le Président de l’USH a exprimé ses préoccupations dans les termes suivants (source LOCALTIS):
Un "risque persistant" sur le livret A
Thierry Repentin a également évoqué d'autres motifs d'inquiétude. Face aux rumeurs d'un assouplissement des règles de centralisation du livret A - afin de renforcer les fonds propres des banques -, il a en effet affirmé qu'"une autre cause d'incertitude économique est le risque persistant sur le Livret A". Selon lui, "l'opacité demeure totale sur l'utilisation des fonds non centralisés", dans la mesure où les banques ne respecteraient pas l'obligation légale de remettre un rapport annuel sur l'emploi de la part de la collecte qu'elles conservent et qui ne peut être consacrée qu'au financement des PME et des travaux d'économie d'énergie. Le mouvement HLM plaide donc pour un relèvement du plafond du livret A - fixé depuis 2008 à 15.300 euros - et pour "une centralisation complète du surplus d'épargne déposé".
Dans un domaine très voisin, le président de l'USH a également demandé la reprise de la distribution de l'éco-prêt - interrompue au printemps dernier - "au plus vite et dans des conditions équivalentes".
Toutes les positions de l’USH sur le Livret A sont accessibles à partir du lien ci-dessous
Premiers Signataires (au 25 novembre 2011) : CSF, DAL, CNL, ACDL, Advocacy, Bagagérue, CAHL 94, CAL, CGL 75 et national, CGT, CNAFAL, Copaf, Fondation Copernic, FSU, Jeudi Noir, Sud Logement Social, Sud Santé Sociaux, USP, Union Syndicale Solidaires, ATTAC, SAF, AC !...
Texte intégral :
http://www.solidaires.org/IMG/pdf/PF_MS.pdf
Extraits de la plateforme suceptibles d’être reliés à la question du pôle public financier.
Le logement social, comme de nombreux autres secteurs, est en cours de privatisation. En 2003, la loi Borloo permet au MEDEF, et à des groupes financiers comme la Caisse d’épargne de prendre le contrôle des SA HLM (la moitié du parc). En 2009, la loi Boutin permet aux promoteurs de construire des logements sociaux, et leur ouvre la porte pour s’installer chez les bailleurs sociaux. Elle privatise l’autre moitié des bailleurs sociaux, les office HLM, et les oblige à changer de statut.
Le livret A, via la collecte par la Poste et les Caisse d’Épargne, est centralisée par la Caisse des Dépôts et Consignations. Il finance depuis 60 ans sous forme de prêts bonifiés, la construction de logements sociaux. En 2008, sa distribution est « banalisée » c’est à dire généralisée à toutes les banques. Aujourd'hui, les banques ont obtenu de garder à leur profit 35% de l’épargne populaire, voire 40. Plus de 37 milliards d’euros issus des livrets A sont désormais dans les caisses des banques, sans contrepartie, ou plutôt dans les circuits financiers spéculatifs et dans les poches des traders, des banquiers et des actionnaires.
Revendications :
1. Création nette de 150 000 logements sociaux par an (PLUS, PLAI) et instauration d’un suivi de la production par année de financement, afin de mettre en place une véritable transparence sur les logements sociaux. (traçabilité de la production et du financement des logements sociaux)
2.Le maintien intégral de la ressource du livret A, restitution à la Caisse des Dépôts et Consignations de l’épargne détournée à des fins spéculatives par les banques, afin de financer la réalisation des logements sociaux, et d’un programme massif de mise aux normes énergétiques des logements sociaux.
3. Droit à un logement décent : des mesures pour éradiquer le logement indigne et énergivore sans surcoût pour le locataire, prévoyant le relogement des occupants, quelque soit leur statut locatif.
LA SITUATION DRAMATIQUE DU LOGEMENT DANS LES OUTRE-MER
Etude - IEDOM ET IEOM : L'habitat dans les outre-mer français : progrès, enjeux, disparités
http://www.iedom.fr/IMG/pdf/noteie_habitat_022010.pdf
Extraits
INSALUBRITE
L’insalubrité touche de nombreux logements dans les DOM et les COM. Un rapport de 2006 estimait la proportion de logements insalubres à 26 % des résidences principales, contre 8 % en métropole en 2004
Cette insalubrité revêt des formes différentes : habitat illicite de fortune dans des zones sans infrastructures de base, souvent soumises aux risques naturels, habitat diffus ou poches d’habitats dégradés dans les centres villes. Selon le rapport du député martiniquais Serge Letchimy13, on compte 50 000 logements insalubres abritant plus de 150 000 personnes dans les quatre DOM. Ce rapport souligne le fait que les interventions au titre de la résorption de l’habitat insalubre (RHI) ont surtout concerné les grands quartiers d’habitat informel et insalubre ainsi que les bidonvilles, et très peu les centres urbains paupérisés.
TAUX DE PAUVRETE
Les taux de pauvreté sont sensiblement plus élevés dans les DOM (37,6 % des ménages à la Martinique, 45,8 % à la Guadeloupe, 49,7 % en Guyane et 52 % à La Réunion) qu’en métropole (13,2 %). En outre, le taux de pauvreté a augmenté et les inégalités de revenus se sont accentuées dans les DFA et à La Réunion entre 2001 et 2006, malgré un système fortement redistributif. Le taux de pauvreté a ainsi augmenté de plus de 4 points à la Guadeloupe et à la Martinique, de 1,5 point en Guyane et de 2 points à La Réunion
Les ménages les plus modestes ont vu leur niveau de vie stagner, voire décroître, même s’ils ont bénéficié des revalorisations des minima sociaux. Par ailleurs, si la population pauvre rassemble essentiellement des bénéficiaires de minima sociaux, elle comprend aussi un tiers de personnes ayant un emploi : la part des chômeurs, qui représentaient plus de la moitié des pauvres, a diminué au profit des personnes ayant un emploi sur la période considérée.
LOGEMENTS SOCIAUX
Une demande non satisfaite de logements sociaux qui concerne 10 % de la population des DOM
En conséquence, la très grande majorité des ménages domiens est éligible à un logement social, leurs revenus étaient inférieurs ou égaux au plafond de ressources : en 2008, cela concerne 80 % des habitants des DOM et Mayotte, contre 69 % de la population métropolitaine en 2006.
Comme en métropole, l’offre de logements sociaux reste inférieure à la demande dans les DOM, mais l’ampleur de cette insuffisance est bien plus grande. En France métropolitaine, on dénombrait en 2006 1,2 million de demandes de logements sociaux, dont 550 000 issues de ménages déjà locataires HLM.
Dans les DOM en 2008, ce sont près de 166 000 personnes qui sont en attente de logement, soit près de 10 % de la population totale.
La demande annuelle de logements sociaux non satisfaite serait de l’ordre de 56 250 ménages, répartis de la façon suivante :
• 12 250 à la Guadeloupe, soit 8 % des ménages guadeloupéens ;
• 8 000 à la Martinique, soit 9 % des ménages martiniquais ;
• 13 000 en Guyane, soit 14 % des ménages guyanais ;
• 23 000 à La Réunion, soit 9 % des ménages réunionnais.
LA LUTTE CONTRE LE SATURNISME
Les données ci-dessous sont extraites du site de l'AFVS (Association des familles victimes du saturnisme)
Où y-a-t’il du plomb ?
Dans les peintures et les poussières des habitats anciens et dégradés (construits avant 1948)
http://www.afvs.net/spip.php?article13
Quelques chiffres
En 1999, une enquête de l’Inserm estimait à 85 000 le nombre d’enfants touchés par le saturnisme. Et la Drass d’Ile-de-France estimait à 70 000 le nombre d’enfants susceptibles d’être intoxiqués dans la région.
http://www.afvs.net/spip.php?article18
Qui est touché ?
Les enfants, les femmes enceintes, le nouveau-né pendant l'allaitement
http://www.afvs.net/spip.php?article14
Revendications de l'AFVS
Nous demandons l’expression d’une véritable volonté politique d’éradication du saturnisme et la mise en place d’un plan d’urgence doté de moyens financiers importants. Ce plan doit comporter deux volets, un volet médical et un volet logement, afin de couvrir l’ensemble de la problématique.
Nous demandons également la mise en place d’un système d’indemnisation des victimes à la hauteur des préjudices subis.
http://www.afvs.net/spip.php?article409
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01.12.2011
SDAS-FO 67. Plan hivernal à Strasbourg. Un scandale qu'il nous faut dénoncer
cliquez sur les images pour les agrandir
Tract accessible là :
https://docs.google.com/viewer?a=v&pid=explorer&c...
SOYONSNOMBREUX !
Cordialement,
SDAS-FO 67
______________________________
sdasfo67.precarite@gmail.com / sdas67@free.fr
Téléphone : 03 88 36 50 15 - 06 15 75 23 82
Adresse : Maison des syndicats - 1 rue Sédillot - BP 12 - Strasbourg cedex
Permanences juridiques spécialisées : chaque 2ème mardi du mois, 14-17h, 4ème étage
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Fr3 Alsace, Plan hivernal, le point presse du Préfet du Bas-Rhin
Plan hivernal à environ 5 mn 30 du 19/20 du 30 novembre 2011.
Le Préfet du Bas-Rhin annonce 380 places supplémentaires ! Supplémentaires à l'existant qui est déjà surchargé …
Niveau 1 c'est à dire à -5°, 180 places.
Il s'agit, des 150 places réservées aux familles (sans compter les 110 de la ville) ... et les 30 pour les isolés sont celles de l'accueil printemps, un accueil de jour "transformé" en accueil de nuit.
Le Préfet justifie ce chiffre de 30 places isolés en disant qu'il ne s'agirait que de demandeurs d'asile … Les isolés sont totalement abandonnés sous ce prétexte fallacieux et honteux.
Niveau 2. En cas de grand froid, entre -10° et -18°,
le plan froid prévoit des nuitées dans les hôtels. Mais marmonne Marie-Dominique Dreyssé "le risque est que les places ne soient pas libres au moment ou nous en avons besoin" ! On ne cesse de le dire … Comme quoi, on ne dit pas que des conneries hein …
À l'AG du SIAO il a été annoncé + 100 nuitées d'hôtel + 100 dans les locaux vides de 2 gendarmeries à partir de -10°C.
Nous faisions remarquer dans notre compte rendu que rien ne semblait prêt …
Dans le rapport du siao on peut lire :
l'année dernière, ajouts campagne hivernale : 414 places + jusqu'à environ 350 en hôtel = 764
... et, hors campagne hivernale : 585 DA + 155 DC + environ 250 en hôtel = 990
Le reportage Fr3 (19/20 du 30 Novembre) :
http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?...
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26.11.2011
Strasbourg laboratoire de l'horreur ; l'hébergement d'urgence est mort
Jeudi soir se déroulait l'Assemblée générale du SIAO 67.
Nous avons dès que l'information a filtrée, dans un couloir de la CUS pas loin du photocopieur, fait suivre espérant que les militants viendraient à ce rdv.
L'indignation ne s'est pas faite sentir, deux personnes dont notre porte-parole, seules à s'inviter.
Le gouvernement n'entend pas créer de places d'hébergement d'urgence supplémentaires tout en reconnaissant que le nombre de personnes abandonnées à la rue augmente.
Dans son "bilan" de cette première année de fonctionnement le président monsieur Hitter a déclaré :
"Le pilotage du logement d'abord est difficile à mettre en place" surtout sans logement et avec des associations qui se mettent en concurrence "ceux qui joueront en solitaire seront emmenés à mourir en solitaire" sourires et gloussements dans la salle, "l'hébergement est engorgé par les demandes d'asile. Je ne veux mettre personne en cause, seules sont en cause un certain nombre d'options politiques".
"Avec les demandeurs d'asile il y a moins de rotation" faut-il comprendre qu'on installe des familles dans des lieux d'urgence? "le plus fort de la demande vient d'eux et cette demande n'est pas toujours justifiée. Faut-il les décourager de venir alors que cela affaiblie la demande de droit-commun?"
"Le nombre de demandes n'a cessée de croître et le nombre de personnes qui ne téléphonent plus aussi".
"Il existe une sorte de marché noir des places, un marché parallèle qui consiste à faire passer ses usagers devant sans respecter la liste d'attente" ...
"Et nous déplorons chaque année d'avoir à mettre en route le plan hivernal".
Sur les conditions de travail des travailleurs sociaux pas invités "je vous rappelle cet acte de violence qui s'est déroulé dernièrement" (il s'agit de l'agression très violente d'un SDF contre un autre devant le foyer de la rue Fritz-Kiener. Hitter a laissé passer l'occasion de parler de l'état de délabrement de ce lieu). "les effets de la violence sont plus à craindre que le nombre de personnes qui vont mourir de froid". Et d'ajouter qu" il y a beaucoup de malades mentaux".
"La prise en charge en hôtel n'est qu'un pis-aller, on ne peut y envoyer que des gens correctement habillés et calmes. Cette prise en charge en accordéon dans les hôtels est abandonnée. Quelques chambres au niveau 2" bref à moins dix degrés.
Conclusion : "il nous faut retrouver des marges de maneuvre et abandonner le chacun pour soi"
Votes : "Voulez-vous continuer le SIAO" oui pour les 17 présents sur 18 votants :
ADOMA, ANTENNE, ARSEA, AAJ, ACCUEIL SANS FRONTIERES, FOYER NOTRE DAME, CCAS, CEFR, CITÉ RELAIS, ENTRAIDE LE RELAIS, ETAJE, GALA, HOME PROTESTANT, HORIZON AMITIÉ, (REGAIN absente), SOS FEMMES SOLIDARITÉ, TOIT HAGUENEAUVIEN, UDAF 67.
Enfin les deux pauvres courageux du SIAO s'expriment !
Alain Di Cintio : "Le 115 va évoluer avec le SIAO ...
8OO dossiers sont arrivés au SIAO, ils représentent 1200 personnes ; 137 places ont été trouvées.
En octobre 800 demandes, en septembre sur les 675 demandes arrivées, 469 émanent d'isolés (qui sont les abandonnés du plan hivernal).
135 demandes en moyenne par mois soit 8 demandes nouvelles par jour ouvré.
Un tiers des demandes qui arrivent au SIAO n'est plus d'actualité, la situation des personnes en un mois peut évoluer.
8 demandes sur 10 qui arrivent au SIAO sont qualifiées d'"urgence".
De novembre à aujourd'hui il y a eut 72.041 appels au 115 qui concernent 6557 appels de personnes. Un tiers ne trouvent pas de place.
Sur 600 dossiers de droit commun, 119 émanent de personnes qui ont un titre de séjour de moins d'un an."
Voilà le vrai bilan de cette situation misérable.
Le sous-préfet prend la parole :
Il commence en parlant de l'article paru dans les DNA qui donne des indications sur le plan hivernal et souligne qu'en Alsace, contrairement aux autres régions et autres années, il n'est toujours pas déclenché.
Beaucoup d'émotions chez ce monsieur "cet article est dépassé, attention à ce que vous racontez, ça peut être mal interprété par des journalistes..." Ces remarques ne visaient pas que Emmanuel Plantin des DNA mais bien Thierry Houdard le seul représentant associatif à exprimer ses inquiétudes depuis des années.
Article dépassé? Oui, d'un demi-jour puisque la préfecture a lâché des miettes.
"Nous progressons en marchant" Prononcée deux fois c'est "la" phrase forte à enregistrer !
"Nous répondons favorablement à une requête du SIAO (refusée jusque là) en lançant une expérimentation sur des places d'attente. Je souhaite que cette expérimentation se fasse le plus vite possible". Mais il ne lâche aucun chiffre ni planning.
Sur l'urgence hivernale :
"L'ouverture des places doit répondre à l'urgence quand les températures ne permettent pas de vivre à la rue. C'est pourquoi nous lançons un grand plan humanitaire qui sera déclenché quand les températures deviennent insupportables. Novembre a été particulièrement clément ce qui nous a obligé (!) à retarder le plan hivernal. Ce plan ambitieux se composent de 240 places pérennes pour les demandeurs d'asile, on va découpler le dispositif.
Découpler le dispositif, c'est les Demandeurs d'Asile d'un coté et les Droits Communs de l'autre, en fonction des température (dans ce cas, découpler = refermer les places dès que les températures remontent, les dernières années les places étaient ouvertes dès qu'il faisait froid puis n'étaient plus refermées avant mars).
Ce qui n'est pas couplé, par contre, c'est de mesurer le nombre de places au regard des besoins qui augmentent, du côté Demandeurs d'Asile comme Droits Communs.
Les demandeurs d'asile isolés qui reçoivent une allocation de l'état (280 euros) ne seront pas hébergés, la jurisprudence ne nous le demande pas. Peut-être (!) des gens n'ont plus recours au 115 ce qui fausse les chiffres. Moi, après 20H j'ai des chiffres faibles".
C'est formidable ces discours qui nient, fuient les responsabilités et montrent une méconnaissance des gens et de ces dispositifs ; méconnaissance volontaire.
Pour joindre le 115 il faut s'acharner au téléphone avec peu de chance d'avoir une place. Ce qui provoque un abandon des gens qui à 20H se sont trouvés un coin ou poser leur immense fatigue. Un état d'épuisement qui ajoute aux risques de survivre à la rue et non d'y vivre, comme l'accepte facilement le préfet.
"Nous lançons donc un plan d'urgence ambitieux, humanitaire et adapté qui sera mit en oeuvre dès lundi. 150 places pour les familles (Pour les 260 places familles, c'est 110 par la ville, déjà ouvertes, et 150 par la préf... pas encore ouvertes à ce jour).
Des places isolés seront ouvertes ainsi que des chambres d'hôtel. Nous prévoyons d'ouvrir 100 places avec la mise à disposition de 2 gendarmeries désaffectées, une à Illkirch, l'autre au Neuhof. Tout ceci pour le niveau 2. Nous verrons les besoins pour le niveau 3."
Donc lorsqu'il fera moins dix l'état fera tout ceci... pour l'heure l'organisation, les conventions avec les bailleurs, les moyens ; pas encore fait semble t-il.
Les 240 places familles Demandeurs d'Asile pérennes évoquées par le sous-pref, on sais pas ou elles sont.
Ce qui n'a pas été précisé, c'est si les 100 nuitées en hôtel + les 100 places en gendarmerie seront refermées dès que les températures remonteront au-dessus de -10°C.
"je ne veux pas entendre parler de raréfaction de places" ; deux fois, c'est important hein, il ne veut pas !
"Nous proposons 480 places donc 240 places de plus par rapport à l'an dernier. Ces dépenses représentent 20Millions 500.000 euros pour l'hébergement" s'en suit un bla bla sur la crise que nous vous épargnons.
Bon, je vous rassure, pas d'applaudissements ! Pas de réaction non plus.
Une invitation à participer au point presse du préfet histoire de justifier toute cette mascarade. Qui ira?
Les conclusions des présents officiels :
Spiry qui représente la CUS "content d'apprendre qu'il y aurait des places supplémentaires. Si vous avez des problèmes de locaux, je vous rappelle que la CUS en tient à votre disposition."
Dreyssé CCAS "se félicite de l'existence du SIAO, s'inquiète des isolés qui seraient hébergés uniquement en grand froid. Et se marre ouvertement sur l'article des DNA "dépassé" donc"
Hitter propose aux "invités" non invités de réagir.
Un type demande une précision sur le fric du SIAO ;
Médecins du Monde "je m'adresse à la Ville et au sous-préfet. Les SDF que nous croisons régulièrement lors de nos maraudes disparaissent de leurs endroits fixes et habituels. Nous ne savons où les trouver. La Ville nettoie t-elle?"
Silence du sous-préfet. Marie-Dominique Dreyssé "je n'ai jamais entendu parler de ce truc. Vous dites qu'ils disparaissent mais quand ? En décembre seulement ou plus ? En décembre donc et après ça, ils réapparaissent. Et vous ne savez pas où les retrouver? je vais me renseigner".
MDD a indiqué que les services de la ville reçoivent beaucoup de personnes à la rue... à l'heure ou le 115 n'est plus appelé, un décompte s'impose de ce côté, et du côté des accueils de jour.
Collectif SDF Alsace "Tout d'abord, Monsieur Hitter n'ayez pas peur, j'ai pris ma pilule et laissé la hache à la maison. Je suis scandalisée par un plan qui se base sur des températures et dont les propositions démarrent si nous atteignons -10°.
A trente mètres d'ici, un jeune d'à peine 20 ans au passé familial lourd à qui son association n'a rien à offrir. Il est là, près de nous déjà transi de froid et il lui faudra attendre qu'il fasse plus froid encore pour espérer un toit plus qu'incertain.
Je suis scandalisée de pouvoir entendre parler d'un plan humanitaire sans entendre un bruit dans la salle.
Vous avez remercié parfois, moi aussi je veux dire merci.
MERCI au journaliste des DNA qui vous a mit un petit coup de pied au cul, souvent nécessaire. Et dans la foulée j'adresse mes félicitations à 2 types, les deux mecs du SIAO qui font seuls le travail que faisait avant les CHRS. Sans grand moyen et avec un soutien de votre part plutôt aléatoire. Deux hommes qui portent sur leurs épaules de créer une synergie entre vous."
INTERRUPTION DE HITTER QUI PÈTE LES PLOMBS "Ça fait 30 ans qu'on travaille et qu'on se bat, bla bla. Les réactions sous le coup de l'émotion on peut les comprendre, mais elles n'apportent rien. Le mouvement des Don Quichotte a fait plus de mal qu'autre chose, il a cassé beaucoup de choses, ..."
Reprise de la parole par le Collectif SDF
"Monsieur Hitter, il y a bien longtemps que l'émotion m'a quittée pour parler de ce sujet. En ce qui concerne les Don Quichottes il n'y a rien de comparable avec le Collectif SDF. Nous n'avons jamais pris d'assaut la cathédrale en y invitant les caméras avec rien derrière en terme de place ou de logement. Nous ne faisons pas de réquisitions spectaculaires, mais des réquisitions citoyennes.
Les appartements voués à la démolition qui pendant deux hivers ont sauvés des vies c'est nous qui les avons négociés, sans gesticulation et sans votre soutien. Quand à votre coup de gueule il ne m'impressionne pas, je l'aurai préféré sur les vrais sujets fâcheux."
"Monsieur Hitter si vous me connaissiez vraiment, vous sauriez que je suis calme et déterminée".
Malheureusement tout le monde a commencé a se barrer ... DÉTERMINÉ est donné par Hitter comme mot de la FIN.
Ha oui, pour l'anecdote, personne ne nous a salué. S'inviter pour rappeler la réalité des gens qui dépérissent et meurent à la rue, semble insupportable à ces gens là.
Pas de prise de notes sur ce qu'à dit le 2e mec du SIAO, un certain Julien. C'était tellement intéressant et humain dans ce bordel, que nous avons écouté...
• le Collectif était représenté par sa porte-parole
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Pour la 1ère fois en France : 1 an de prison ferme contre une gérante d'hôtel "marchande de sommeil"
Cette décision fait suite à la plainte déposée par les locataires de cet hôtel :
vivant au milieu des cafards, des rats et des souris,
dans des chambres humides, minuscules, souvent dénuées de confort,
dans lesquelles la gérante a reconnu elle même qu’elle ne voudrait y vivre.
Ces chambres étaient louées en général, 60 euros la nuit,
soit 1800 euros par mois, payées en partie par les familles sans logis et par les services sociaux de la Ville de paris et de l’État.
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La gérante de l’hôtel Royal Hermel (PARIS 18e), condamnée à un an de prison Ferme
La gérante de l’hôtel royal Hermel, situé rue Hermel paris 18e, a été condamné ce soir en correctionnelle à Paris, à une peine d’un an de prison ferme, environ 3000 euros d’amendes, et ppour les partie civiles, à 1000 euros d’indemnité par famille plaignante, et 1 euros symbolique pour l’association Droit Au Logement.
Elle a été condamné au titre du délit de “marchand de sommeil”, de travail dissimulé, de non respect aux injonctions et aux règles de sécurité incendie et d’insalubrité.
Le jugement rendu verbalement après un délibéré suivant l’audience, sera rédigé dans les prochains jours.
Cette décision fait suite à la plainte déposée par les locataires de cet hôtel, vivant au milieu des cafards, des rats et des souris, dans des chambres humides, minuscules, souvent dénuées de confort, dans lesquelles la gérante a reconnu elle même qu’elle ne voudrait y vivre.
Ces chambres étaient louées en général, 60 euros la nuit, soit 1800 euros par mois, payées en partie par les familles sans logis et par les services sociaux de la Ville de paris et de l’État.
L’immeuble de comportait pas un dispositif de sécurité suffisant,et avait été reconnu insalubre par la Préfecture de police. Les familles avaient été évacuées à la suite d’un incendie,fin août 2009, puis en l’absence de solution d’hébergement, avaient, avec l’appui de DAL, installé un campement sur le trottoir, sous l’hôtel sinistré. Les sinistrées avaient progressivement été relogées en 2010, à la suite des négociations avec la Ville de Paris et la Préfecture.
Sans la mobilisation des locataires pour défendre leur droit, et les encouragement des militantEs du DAL pour que les locataires portent plainte, cette affaire n’aurait jamais abouti. De plus, l’enquête a été menée avec efficacité.
Cette décision est une victoire, à plusieurs titres :
- C’est la première condamnation d’un hôtelier marchand de sommeil, métier qui rapporte actuellement beaucoup d’argent, du fait des carences des pouvoirs publics en matière de relogement des sans abris. Cette situation génère de nombreux abus à l’encontre de personnes “vulnérables”..
- C’est une condamnation sévère, sans doute la plus élevée dans ce type d’affaire, mais juste compte tenu de ce qu’on enduré les locataires de cette gérante sans scrupule, qui étaient plus de 90 personnes dont une trentaine d’enfants dont beaucoup en bas âge.
Droit Au Logement salut cette décision et Maître Lubaki, qui a assuré la défense des locataires et du DAL, et demande que les poursuites contre ces Ténardier, qui abusent de personnes en situation de faiblesse soient désormais poursuivis avec autant de célérité et de détermination.
Un toit , c’est un droit !
La lutte des locataires du royal Hermel, en 2009-2010
http://www.droitaulogement.org/Hotel-Hermel-Marchand-de-Sommeil.html
Droit au logement : http://www.droitaulogement.org/
07:06 Publié dans Actualité, Communiqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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20.11.2011
Voulez-vous nous aider à mourir plus vite ?
AVL, accès vers le logement pour tous... Quel cynisme dans ce gouvernement qui ne cesse de faire des annonces toutes plus criminelles les unes que les autres.
Le PARSA a été pondu sans les moyens indispensables pour un accueil inconditionnel bla bla bla, la loi DALO est un échec complet. Les TI prononcent des expulsions à tour de bras sans relogement effectif, la pile hebdomadaire des dossiers DALO au Tribunal administratif en est la preuve, si besoin était.
Mais bon, venant d'un type capable de faire une promesse sur un sujet aussi grave ... "je veux si je suis élu que plus personne ne dorme à la rue" ...
De plus les associations ferment de plus en plus les lieux d'hébergement collectif pour se diriger vers le "logement éclaté" ça coûte moins cher. Les personnes "élues" sont triées sur le volet. Il faut des gens proches de l'emploi, proches de la sortie "vers le haut". C'est bon pour les quotas, bon pour les subventions. Et la FNARS dans tout ça ? Elle participe à des colloques et entasse les rapports inutiles.
Les plus fragiles d'entre nous sont totalement abandonnés.
D'ailleurs cet hiver ils n'auront même pas d'hébergement, ils sont "oubliés" du plan hivernal (*). Et lorsqu'il fera -10° la Préfecture lâchera quelques nuitées d'hôtel.
Vous avez bien lu, voilà le projet planqué dans les cartons que les gentilles associations ont semble t-il accepté, comme le reste.
Rien de pérenne donc et tout se calculera sur les températures. C'est-à-dire que dès qu'elles baisseront les nuitées disparaîtront.
Celui qui a eu cette idée de génie pour faire semblant de nous maintenir en survie et donner bonne conscience à tous, sait-il qu'à Strasbourg pendant le marché de Noël les hôtels sont complets ?
Écoutez, la vérité est celle-là nous sommes des centaines condamnés à mourir à petit feu. Alors, je ne vois plus que ça comme solution : Voulez-vous nous aider à mourir plus vite ?
Les parkings, les portes-cochères, les caves sont protégés, la ville n'achète que du mobilier urbain "anti-clochards", la vidéo que vous appréciez tant sert à nous chasser, même les abris bus nous sont interdits alors qu'ils ne protègent que du vent.
De plus en plus de riverains se montent en association pour nous chasser des parcs, sans s'inquiéter du sort qui nous est réservé.
Alors, je vous repose la question, Voulez-vous nous aider à mourir plus vite, parce que là, ça va être trop long, trop douloureux.
Collectif SDF Alsace "Indigné"
(*) PLAN HIVERNAL PRÉVU À STRASBOURG
Contrairement à d'autres régions il n'est pas encore déclenché. Les températures sont pourtant descendues à 0, -1°. Une brume humide persiste, elle s'infiltre partout. L'impression est glaciale, paralysante.
Mais il faudra attendre -5 ou -10° pour :
• 260 places réservées exclusivement aux familles avec enfants ;
• 80 à 90 places supplémentaires pour les demandeurs d'asile, là aussi exclusivement les familles avec enfants ;
• Peut-être quelques places pour les femmes ;
Rien pour les couples sans enfants, rien pour les personnes seules (les isolés).
Et puis ce projet immonde qui consistera à filer d'improbables nuitées à l'hôtel...
08:30 Publié dans Actualité, Communiqué, Humeur | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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14.11.2011
Strasbourg Plan Hivernal criminel
Quelques informations enfin :
260 Places pour les familles avec enfants ;
PEUT-ÊTRE quelques places femmes seules ;
SANS DOUTE 80 places d'urgence supplémentaires pour les demandeurs d'asile ;
AUCUNE PLACE supplémentaire pour les hommes ou couples isolés qui seront les plus en danger ;
à -5° ouverture de gymnase ?
05:51 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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13.11.2011
Lettre ouverte à la Municipalité de Strasbourg
A Strasbourg, le 11/11/2011
Aujourd’hui, comme tous les autres jours, je me rends à mon lieu de travail à pied.
Aujourd’hui, comme tous les autres jours, je croise différentes personnes dans la rue, des hommes et des femmes, tout âge confondu, et parmi eux, des gens que l’on appelle « SDF ».
Aujourd’hui, comme tous les autres jours, j’ai une boule au ventre, la gorge serrée, le coeur battant plus vite que la normale en passant devant eux.
Aujourd’hui, et comme tous les autres jours, un timide « bonjour » s’échappe de ma bouche, car je ne peux malheureusement leur offrir qu’un sourire, de la reconnaissance.
Je m’appelle Julie Del Papa, et j’ai vingt ans. Comme beaucoup de jeunes, j’ai du mal à joindre les deux bouts, et je n’ai donc pas les moyens de venir en aide à ces personnes. Mais vous ? Vous avez du pouvoir, des moyens.
Plus d’un million d’euros pour le marché de Noël ( dont 195 000 euros pour le seul grand sapin de la place Kléber, 510 000 euros pour les illuminations, 300 000 euros pour les animations, etc… ) ; plus d’un million d’euros de subventions versées par les collectivités locales pour le Grand Rallye d’Alsace ; et j’en passe ! Tout cela est-il vraiment nécessaire, dans le sens où est nécessaire un caractère qui ne peut pas être autrement, c’est-à-dire, qui ne peut pas ne pas être ? Est-ce vital ? Car pour ces personnes qui vivent dans la rue, ce sont leurs vies qui sont en jeu.
« Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne. » ( article 3 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme )
« Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté. » ( article 25.1 de cette même déclaration )
Depuis le début de l’année, une quinzaine d’hommes et de femmes vivants dans la rue ont perdu la vie. Comment peut-on tolérer cela ? Comment peut-on rester indifférent, ne rien faire, et continuer ainsi ?
Alors oui, je suis en colère. Je suis en colère d’autant plus que vous, Monsieur le Maire, vous qui avez fait du combat socialiste le vôtre, vous devriez en toute logique lutter en permanence contre ces injustices. Votre inactivité, parfois, me fait penser que vous avez choisi cette étiquette du coeur qu’est le socialisme, non pas pour la défense de l’intérêt général, mais du vôtre, de votre ambition, de votre carrière.
Qu’avez-vous fait, concrètement ? Que comptez-vous faire ? Le droit au logement est un droit fondamental au même titre que les autres droits de l’Homme et du citoyen. Et il ne s’agit de là que d’une volonté politique, rien de plus, car à en voir les dépenses faites pour les différents évènements organisés par la Mairie de Strasbourg, nous ne manquons pas de moyens financiers.
Ce sont des personnes comme vous et moi, qui ont eu moins de chance dans la vie. Ce n’est pas inéluctable. Nous pouvons les accompagner, les aider à se réinsérer dans la vie active, leur redonner confiance.
Les principes de Liberté, d’Egalité et de Fraternité sont les mêmes pour tou-te-s. Pourquoi certain-e-s y auraient plus droit que d’autres ? Après tout, nous vivons tou-te-s ensemble, « dans le même bateau » ! Alors faisons en sorte que tout aille bien, pour chaque individu. Car des solutions existent, j’en suis persuadée.
En espérant recevoir une réponse de votre part, je vous prie d’agréer mes sincères salutations.
Julie Del Papa.
SOURCE : http://juliedelpapa.wordpress.com/2011/11/12/lettre-ouver...
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07.11.2011
Conférence-Débat sur le logementle 25 nov
Dès maintenant réservez votre soirée
LE 25 NOVEMBRE A 19h 30
A COLMAR
(Salle encore en pourparlers…)
S.O.S. LOGEMENT !
Murielle MAFESSOLI – Directrice de l’ORIV
Patrick MEYER – Délégué Régional de la Fondation ABBE PIERRE
Gislhaine RIVET – membre du Bureau National de la L.D.H.
Simone ROESCH – responsable du DAL 68
Mouvement d’Elles Le Portail
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Appel des Appels 67
http://appeldesappels67.blogspot.com
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Une coordination en urgence sociale est née
Le secteur de l'hébergement d'urgence est en crise et connaît des dysfonctionnements. Pour réagir à cet état des lieux désastreux et tenter d'infléchir le mouvement, une coordination de salariés (115, accueils de jour, centres de soins) a vu le jour et vient de se structurer en association : la Cnapus. Explications d'un de ses membres, Baptiste Meneghin (photo).
Le 27 octobre dernier, la Cnapus (Coordination nationale des professionnels de l'urgence sociale) s'est officiellement constituée en association, soit un peu plus d'un an après sa naissance, à l'été 2010.
Mais qu'est-ce que la Cnapus ? Baptiste Meneghin, membre du conseil d'administration de la Coordination et éducateur spécialisé à Lyon, apporte quelques précisions. « Nous sommes des salariés du secteur de l'urgence sociale qui agissons hors cadre institutionnel sur notre temps personnel » . Soit. Mais n'existe-t-il pas déjà suffisamment d'associations ? Surtout, qu'est-ce que des salariés peuvent obtenir de plus que des structures telles que la FNARS (Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale) ?
Un travail complémentaire
Pour Baptiste Meneghin, ils sont complémentaires. En effet, la CNAPUS travaille « en lien avec la FNARS, qui a un regard institutionnel. Elle propose une analyse macro, tandis que nous avons des propositions concrètes par rapport à la mise en place de la politique du logement.». Leur rencontre avec la FNARS date d'environ un an. « Elle parle pour les institutions et nous en tant que salariés », tient à préciser le représentant de la Cnapus.
La décision de la Coordination de se structurer en association a été dictée par la situation alarmante du secteur: Il n'y avait « pas assez de structures claires », estime Baptiste Meneghin.
Le but ? Défendre les droits des personnes, notamment en veillant à ce que soient respectés les deux articles 345-2-2 et 345-2-3 du code de l'action sociale et des familles. Rappelons que le premier précise que « toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique et sociale, a accès à tout moment à un dispositif d'urgence », et que le second arrête les principes « d'inconditionnalité, d'immédiateté et de continuité de l'hébergement ».
Une mobilisation autour de deux axes
La mobilisation de la Cnapus s'articule plus précisément autour de deux axes, rappelle son représentant :« interpellation publique et force de projets. » Ils se disent également «attentifs à respecter toujours l'articulation hébergement-logement. » Actuellement, le conseil d'administration compte treize membres, «une organisation collégiale sans président et tournante ». Depuis une semaine, ils ont d'ailleurs lancé une campagne d'adhésion.
Pour l'instant, c'est le réseau lyonnais - à l'origine de la création de la Cnapus - qui anime la coordination. Mais ils souhaitent à l'avenir obtenir une réelle représentativité et une visibilité sur tout le territoire, de la Somme à Nantes en passant par l'Ile-de-France, Toulouse, le Nord-Est…Leur site Internet décrit d'ailleurs précisément leur démarche : www.urgencesociale.org.
Mobilisés un peu partout
L'une de leurs actions récentes ? Lancer un appel aux « candidats républicains à l'élection présidentielle », dans lequel ils leur demandent de s'engager sur la pérennnité des places d'hébergement et d'appliquer la loi, tout simplement.
De plus, dans les semaines à venir, ils vont « demander à l'État un engagement sur le plan froid et les structures hivernales. » Le 10 novembre prochain, ils seront mobilisés un peu partout en France avec une coalition d'associations et de collectifs autour de l'urgence à trouver un toit pour tous.« Dès la fin de l'année, il faut que soit clarifiée la situation des personnes sans solution », affirme Baptiste Meneghin.
D'ici la fin 2011, la Cnapus veut également faire remonter les chiffres des 115 sur les problèmes d'hébergement disponible. « Si nous n'avons pas de réponse satisfaisante, nous organiserons une nouvelle mobilisation de masse au mois de janvier prochain ». La Cnapus n'est pas près de baisser la garde
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06.11.2011
LETTRE OUVERTE à M. LE PRÉFET DU BAS-RHIN
CET HIVER, DE NOMBREUX CITOYENS VONT ÊTRE EXCLUS DE TOUS LES HÉBERGEMENTS
Ce n'est pas aux pauvres qu'il faut s'attaquer mais à la misère !
Le Code de l’Action Sociale et des Familles ainsi que la loi DALO prévoient la mise en place d’un dispositif de veille sociale par chaque département : Article L.345-2. – Dans chaque département est mis en place, sous l’autorité du représentant De l’État, un dispositif de veille sociale chargé d’accueillir les personnes sans abri ou en détresse [...].
Ce dispositif fonctionne sans interruption et peut-être saisi par toute personne, organisme ou collectivité... Article L.345-2-2. – Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique et sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence ;
Cet hébergement d’urgence doit lui permettre, dans des conditions d’accueil conformes à la dignité de la personne humaine, de bénéficier de prestations assurant le gîte, le couvert et l’hygiène, une première évaluation médicale, psychique et sociale, réalisée au sein de la structure d’hébergement ou, par convention, par des professionnels ou des organismes extérieurs et d’être orientée vers tout professionnel ou toute structure susceptibles de lui apporter l’aide justifiée par son état, notamment un centre d’hébergement et de réinsertion sociale, un hébergement de stabilisation, une pension de famille, un logement-foyer, un établissement pour personnes âgées dépendantes, un lit halte-soin santé ou un service hospitalier.
Aujourd’hui, dans notre département, le dispositif d'hébergement d'urgence mis en place sous votre responsabilité, Monsieur le Préfet, ne correspond pas aux besoins de l’accueil des personnes sans abri.
Nous venons d'apprendre que les logements vacants voués à la démolition mis à la disposition par la ville de Strasbourg pour les personnes privées de logement ne seraient pas financés dans le cadre du plan hivernal.
Si on en croit les professionnels du secteur de l'hébergement, ce sont 200 places en moins alors que les besoins n'ont jamais été comblés et que le nombre des personnes privées d'un toit augmente.
De plus, vous auriez donné aux associations un mot d'ordre qui serait de favoriser les familles en priorité et donc de laisser sans solution les nombreux citoyens sans-abri "isolés".
C'est de la non-assistance à personne en danger.
Nous tenons à rappeler que c’est l’État qui est garant du droit au logement et qu’en qualité de représentant de l’État sur notre département, vous avez la responsabilité de prendre les initiatives fortes pour la mise en œuvre concrète de cette garantie.
Vos rôles, vos responsabilités respectives sont importantes sur notre département dans le cadre des moyens dont vous disposez, votre devoir est également de faire remonter les besoins de la population et d’agir pour y répondre.
Les personnes privées d'un toit ne sont pas des sous-citoyens.
Le droit au logement est un droit fondamental au même titre que les autres droits de l'Homme et du citoyen. C'est dans ce sens que nous entendons nous rapprocher des collectivités publiques afin d'envisager des solutions immédiates et, si c'est nécessaire, à la veille de l'hiver, de pratiquer des réquisitions citoyennes afin d'aider nos concitoyens.
Veuillez agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de nos sentiments dévoués aux principes de Liberté, d’Égalité et de Fraternité qui fondent notre République.
Le Collectif SDF Alsace "Indigné"
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04.11.2011
LOGEMENT : Le Sénat à l'offensive (Proposition de loi visant à faire du logement une priorité nationale)
Produire massivement du logement adapté
Article 21
Le deuxième alinéa de l'article L. 221-5 du code monétaire et financier est ainsi rédigé :
« Le taux de centralisation des dépôts collectés au titre du livret A et du livret de développement durable est fixé à au moins 70 %. »
«L’enlisement de la crise du logement et son aggravation imposent la prise de mesures urgentes pour l’endiguer», indique l’exposé des motifs. «La crise du logement pèse aujourd’hui lourdement sur la vie quotidienne de nos concitoyens au point de constituer, avec la perte de leur emploi, l’une de leurs plus fortes craintes.»
Dans ce texte, il est rappelé que la France compte 1,4 million de demandeurs de logements sociaux. Etranglés par des loyers élevés, de plus en plus de locataires du privé remplissent des dossiers dans l’espoir d’obtenir un logement HLM. Les ménages consacrent en moyenne 25% de leurs ressources au logement qui est devenu leur premier poste de dépense. Mais chez les jeunes ou les familles très modestes, la charge du loyer peut représenter jusqu’à 50% du budget.
Le texte retient l’estimation de plusieurs économistes, selon lesquels la France a un déficit de 900 000 logements dans les grands pôles urbains. La proposition de loi comprend plusieurs mesures visant à stimuler la construction et abonder l’offre qui manque cruellement, ce qui pousse les prix à la hausse.
Accès à l'ensemble du dossier sur le site du Sénat :
05:39 Publié dans Actualité | Lien permanent | Envoyer cette note
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02.11.2011
Camp de sans logis à Paris/seine Saint Denis ... la situation s'aggrave
Des nouvelles, entre autre, des expulsés de la rue des Sorins de Montreuil, du conseil général P.S. demandant l'expulsion du campement alors que la mairie les soutient...
Droit Au logement Paris et environs – 29 Av Ledru Rollin - 75002 Paris
tél : 01 42 78 22 00 • fax 01 42 78 22 11 •
<http://www.droitaulogement.org/>
COMMUNIQUE Paris le 26 octobre 2011
Expulsés de Balzac, de la rue des Sorins, et sans logis de Boucicaut : la situation se dégrade
Application de la loi d’accueil inconditionnel des san logis, de la loi DALO et de la loi de réquisition !
- LA COURNEUVE, expulsés de la barre Balzac : la Mairie de la Courneuve demande l’expulsion
La Mairie de la Courneuve (PC) a lancé une procédure d’expulsion devant le Tribunal administratif de Montreuil, à l’encontre des 72 adultes et 20 enfants sans logis, qui campent depuis le 18 avril place de la Fraternité, faute d’hébergement. Audience vendredi. Quel crédit apporter à l’arrêté anti expulsion pris par la Mairie en mars dernier ?
La procédure d’expulsion pourrait s’accélérer. Les expulsés demandent un hébergement décent, en attendant leur relogement et la régularisation de ceux et celles qui sont sans papier.
DAL demande l’arrêt de la procédure d’expulsion lancée par la Mairie.
Rappel des faits : Expulsés de la barre Balzac, alors qu’ils s’acquittaient des indemnités d’occupation, en Juillet 2010, les familles avaient ensuite subit un assaut brutal des forces de police et avaient été interpellées, alors qu’elles avaient installé un premier campement sous la barre. Devant la vague d’indignation, la Préfecture avait mis en place des hébergements, et des relogements pour une petite moitiés des expulsés. Le 18 avril, une centaine de personnes, dont des familles avec enfants, sont mis à nouveau à la rue. Depuis elles campent place de la fraternité, à proximité de la barre, démolie depuis. L’État refuse de reprendre les hébergements et “Plaine Commune”, pour le compte de la Mairie a saisi la justice pou expulser les familles, mais a échoué à deux reprises.
MONTREUIL : La Mairie soutient les 240 expulsés de la rue des Sorins
A l’inverse de l’attitude hostile de la Mairie de la Courneuve, la mairie de Montreuil (EELV) appui les 270 expulsés du 94 rue des Sorins. A la baisse de température,, la mairie a mis un gymnase à disposition des expulsés, depuis samedi jusqu’à la fin des vacances scolaires., et recherche activement des solutions pour les sans logis, qui depuis leur expulsion le 30 juillet dernier, ont installé un campement de tentes et de bâches sur un terrain de foot, Bd de Chanzy, dans le bas Montreuil.
La mairie scolarise les enfants, délivre des domiciliations administratives si nécessaire, et appui les expulsés dans leurs démarches.
Cette attitude, est respectueuse des droits humain et sensible à la détresse des personnes à la rue.
A l’inverse, le Conseil Général (PS), propriétaire du terrain de foot, a dépêché mardi 25 octobre un huissier muni d’une ordonnance sur requête, l’autorisant à relever l’identité des expulsés, et faire un état des lieux. Ce constat précède la procédure d’expulsion. DAL demande au Conseil Général l’arrêt immédiat de la procédure.
Afin de mettre les familles avec enfants à l’abris du froid, les expulsés ont réquisitionné une maison vide du bas Montreuil depuis une semaine avec notamment l’appui de DAL.
Nuit blanche des sans logis et des mal logés, mercredi 2 novembre,
à partir de 16h, devant la Préfecture de Bobigny
à l’appel de plusieurs collectifs du 93, Sorins, Balzac, Épinay ..., associations, syndicats ...
pour l’hébergement, le relogement et la régularisation de ceux et celles sans papier
PARIS 15e : les sans Logis de Boucicaut campent depuis lundi :
Les familles sans logis après trois mois de campement de jour dans le square Boucicaut, et la fermeture du 24 rue de la banque, ont passé une deuxième nuit sous les bâches, face à la Préfecture de Paris/Ile de France, Place Albert Cohen Paris 15e, à proximité du RER Bd Victor.
Pour seule réponse à une demande de rendez-vous et de solutions d’hébergement, le Directeur de cabinet du Préfet de région, a renvoyé sur le 115. Tout les appels depuis lundi sont restés infructueux , sauf deux :
- Une mère de famille a été orientée vers un foyer, qui a refusé de l’accueillir, car elle n’était pas avec ses enfants, (mis à l’abri chez des amis d’école).
- Une deuxième famille avec enfants a été hébergée pour une nuit,
- Une troisième famille de Boucicaut, hébergée par le 115, 3 nuits dans un hôtel de Clichy sous bois (93) depuis samedi est à nouveau à la rue depuis mardi midi, et a rejoint le campement.
Enfin, une grande partie des familles que la Ville de Paris s’était engagée à héberger sont toujours sans solution.
Point de solidarité vendredi 16h, sur place
Place Albert Cohen – Paris 15e
RER Bd Victor - métro Ballard
Marche et nuit blanche unitaire jeudi 10 novembre
à Paris, départ devant le Sénat, 14h
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19.09.2011
LA SALAMANE – APPEL A OCCUPATION
La communauté de communes du Clermontais projette d’implanter une Zone Commerciale
de 70Ha, sur les terres agricoles de la Salamane à Clermont l’Hérault (à 40 min de Montpellier).
Une trentaine d'hectares est déjà concédée à Système U pour une gigantesque plate-forme de
stockage classé SEVESO seuil bas.
Cette zone contient quelques masets inoccupés, des vignes et des arbres fruitiers. Les
expropriations des propriétaire qui n'ont pas déjà vendu leurs terres sont en route, et les bulldozers
commencent à raser les vignes. L'association Salamane, opposée au projet, a déposé des recours
devant le tribunal. Malheureusement, ces recours ne sont pas suspensifs et Système U a déjà
obtenus le permis de construire, ce qui lui permet de commencer les travaux.
Le système libéral poursuit son bétonnage, favorise les entreprises et détruis
l'environnement, sous prétexte de création d'emploi et de croissance. Nous n'avons pas confiance
en ce système agonisant et préférons nous organiser par nous-même avant que celui-ci nous
laisse dans encore plus de misère. A l'approche des travaux, il est nécessaire d'amplifier la lutte.
Nous appelons donc à occuper cette nouvelle Zone A Défendre de la Salamane , a créer un
espace autogéré sur ces terres qui représente la surface agricole utile de 150 personnes environ
(≈5000m² par personne). Nous vous invitons à y expérimenter des alternatives, à utiliser ces
terres agricoles, à habiter et rénover ces masets abandonnés, à planter tipis et yourte.
Nous appelons tous les artistes, résistant-e-s, nomades, saltimbanques, activistes
troubadours, poètes, pirates ou citoyen-ne-s qui pensent que notre terre n'est pas à vendre à
venir la défendre et à faire connaître cette lutte.
Alors que la rentrée laisse place à la grisaille et la morosité de la crise ambiante, nous vous
invitons sous le soleil du sud de la France à venir le 24 septembre pour la fête de la Salamane.
Cette journée sera l'occasion de visiter les lieux, prendre contact avec les habitants et discuter
d'une occupation à long terme.
Nous avons le pouvoir de dire non :
Non au bétonnage des terres agricoles .
Non à l'esclavage économique auquel chaque personne est soumise.
Non à ce système économique destructeur de vies.
Non au pillage des ressources naturelles.
Des personnes opposées au projet d'aménagement de la Salamane
contact : zad.salamane@gmail.com
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16.09.2011
Meeting/débat unitaire "SE LOGER, ON FAIT COMMENT ?"
Meeting/débat unitaire "SE LOGER, ON FAIT COMMENT ?"
MERCREDI 21 SEPTEMBRE , 19h à 21h
Salle Jean Dame
17 rue Léopold Bellan, - 75002 PARIS - M° Sentier
Les expulsions atteignent des niveaux records.
Les allocations logement ont diminué de 240 millions d’euros l’an passé. Les impayés se multiplient. L’hébergement d’urgence est sinistré.
Jamais les loyers n’ont été si chers. Et pourtant, il existe en France 2,12 millions de logement vides.
Cette situation n’est plus tolérable. Il faut en finir avec le scandale du logement cher, qui finit par devenir, aux yeux de beaucoup, comme une irrémédiable fatalité, alors qu’il s’agit, chaque fois, de drames humains. Des solutions existent, qui n’attendent que d’être appliquées.
À l'appel du collectif "Urgence, un Toit !", de la “Plateforme des mouvements sociaux pour le logement”, du “Réseau Stop aux Expulsions”, et à l'initiative de la Fondation Copernic et de Droit Au Logement, nous vous invitons à ce meeting de rentrée, pour débattre ensemble et préparer les mobilisations à venir ...
Avec, notamment : Jean-Baptiste EYRAUD (Droit Au Logement), Marie-Noelle LIENEMANN (ancienne ministre du logement, Parti Socialiste), Augustin LEGRAND (Europe-Ecologie/Les Verts), Eric COQUEREL (secrétaire national du Parti de Gauche), Ian BROSSAT (président du groupe communiste au Conseil de Paris), Maxime BESSELIÈVRE (Direction nationale du NPA), Margaux LEDUC (Jeudi Noir), Jacqueline CREMIEUX (Confédération syndicale des familles), Willy PELLETIER (coordinateur général de la Fondation Copernic), Fabienne BINOT (Solidaires), Benoît FILIPPI (ACDL), Jean-Pierre MARTIN (Union syndicale de la psychiatrie), Clémence FRICHOT Collectif des salariée du Samu social, Issa CISSE (collectif 94 rue des Sorins, Montreuil), Djamila (Square Boucicaut), Mohamed (collectif des oublié-e-s du DALO), Aminata (sans logis en lutte) Albert JACQUARD (généticien).
18:30 Publié dans Action, Communiqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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02.09.2011
Le 3 septembre à 14 H, Place Kléber pour soutenir les non logés et les mal logés
Le DAL 67 appelle à manifester contre la politique de logement et d'hébergement du gouvernement le samedi 3 septembre 2011 à 14 heures Place Kléber
En pleine période estivale le Gouvernement a décidé de mettre en place une réduction de 30% du budget dédié à l’hébergement d’urgence, et ce en continuant de restreindre l’accès aux logements. Cette réduction conduit à la rue des milliers de personnes supplémentaires, dont de nombreuses familles.
Dans le même temps, l’état réduit de 10 à 25 % les budgets des Centres d’Hébergement et de Réinsertion Sociale (CHRS). Ce désengagement entraine la fermeture de CHRS et en prive d’autres des moyens d’accompagner les personnes hébergées vers la réinsertion.
Déjà aujourd’hui, près de 700 000 personnes sont sans domicile personnel dont plus de 100 000 personnes à la rue. Aux sans abris de longue date, s’ajoute un nombre croissant de travailleurs pauvres.
Or, la rue, c’est le bannissement social et une condamnation à une mort lente en moyenne à l’âge de 45 ans, comme le démontrent de multiples rapports.
Le Gouvernement, contrairement à ses obligations, refuse d’appliquer les lois sur l’accueil inconditionnel de toute personne sans abri et sur le relogement de toute famille reconnue prioritaire en vertu de la loi DALO. Il refuse d’appliquer les autres dispositions qui permettraient de répondre aux urgences, notamment la mobilisation des locaux et logements vacants dans le contexte actuel de grave crise du logement, de cherté des loyers, et de spéculation immobilière.
Depuis le début de l’été, des salariés de l’urgence sociale, révoltés par l’impossibilité d’assurer leur mission, se sont mis en grève à deux reprises. Les familles sans abri, expulsées, ou prioritaires DALOs, ont installé des campements à Paris et en région parisienne cet été. A Strasbourg les SDF continuent à mourir dans la rue, 25 d'entre eux sont morts en 2010 et 9 entre janvier et mai de cette année (chiffres de l'association "les morts de la rue"), la situation des familles Roms dans les campements est également plus que préoccupante.
Malgré la répression policière, l’indifférence, le cynisme et le double langage du Gouvernement, la détermination des laissé(e)s pour compte du droit au logement reste entière, et l’indignation des salarié(e)s de l’urgence sociale, du secteur social, de ceux et celles solidaires et des associations et organisations engagées, reste intacte.
La promesse du Chef de l’État de ne plus laisser une seule personne à la rue est restée lettre morte. Pire, l’État ignore délibérément les lois protégeant les plus vulnérables, piétine et démantèle le travail social et ses missions d’intérêt général.
Nous, organisations solidaires et signataires, mal-logés et sans abri laissés pour compte, simples citoyens exaspérés par la duplicité des discours gouvernementaux, appelons à nous mobiliser, pour exiger :
- La mise en œuvre du droit à un accueil inconditionnel de toute personne sans abri, le déblocage des moyens budgétaires suffisant pour atteindre cet objectif, comprenant l’accueil, l’hébergement, si besoin l’accompagnement (notamment pour l’urgence et les CHRS), en attendant le relogement,
- Le respect de la loi DALO avec le relogement dans les délais de tout les mal- logés et les sans logis reconnus prioritaires,
- L’application de la loi SRU (et son obligation de création de 20% de logements sociaux dans chaque commune),
- La mobilisation/réquisition de plusieurs milliers de logements et locaux vacants appartenant à de grands propriétaires publics et privés,
- un moratoire sur les expulsions locatives,
- l’ouverture de négociations pour le relogement de toutes les personnes et
familles en lutte installées dans différents campements
05:04 Publié dans Action, Communiqué | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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Strasbourg : Forum Social Local
Abri-Bus, les Amis de la Confédération Paysanne, Attac Strasbourg, la Confédération Paysanne et Survie Bas-Rhin vous invitent au
Forum Social Local
Entrée libre
Jeudi 15 septembre 2011 à 20 h à la Maison des Associations (1a, place des orphelins – Strasbourg)
Conférence-débat avec Gus Massiah, Membre du Conseil Scientifique d’Attac France et membre du conseil international du Forum Social Mondial, « Une nouvelle phase de la décolonisation et de l’organisation du monde : les révolutions arabes et en Europe du Sud ; les migrations mondiales ; le pari écologique »
Samedi 17 septembre 2011 au « 23 », rue du Lazaret, Neudorf – Strasbourg
A partir de 9 h 30 : accueil des participants (café et gâteaux) et durant toute la journée des stands des acteurs locaux (Abri-Bus, Attac Strasbourg, Casas, la NEF, Petits à Petits, RESF Strasbourg, Survie Bas-Rhin, …)
10h - 12h : ateliers
- Réappropriation des ressources à partir d’un film-documentaire
- Accueil et immigration avec Maître F. ZIND, avocat au barreau de Strasbourg, spécialisé dans le droit des étrangers et demandeurs d’asile
- Françafrique hier et aujourd’hui avec un membre de Survie Bas-Rhin
- Préparation du contre-sommet du G20
12h30 - 14h30 : repas avec des produits de la Confédération Paysanne préparé par les Amis de la Confédération Paysanne (tartines, jus de pomme, Licorne, galettes de soja faites maison !…)
15h - 17h30 : Conférence-débat avec Henri Vieille-Grosjean(professeur à l’Université de Strasbourg, ayant enseigné pendant 8 ans sur le continent africain) sur des problématiques de l’éducation
18h - 20h30 : Apéro et repas préparé par Abri-Bus, avec un accompagnement musical de laBande Organisée(musique non électriquement modifiée)
A partir de 21h : Bal Pygmée(dialecte elsassich, chansons réalistes, comptines engagées et transes du Maghreb)
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31.08.2011
Urgence, un toit !
Manifestations/grève nationale samedi 3 septembre
à Paris : RV 14h sortie métro Sèvre Babylone (square Boucicaut)
Appel national :
En pleine période estivale le Gouvernement a décidé de mettre en place une réduction de 30% du budget dédié à l’hébergement d’urgence, et ce en continuant de restreindre l’accès aux logements. Cette réduction conduit à la rue des milliers de personnes supplémentaires, dont de nombreuses familles.
Dans le même temps, l’état réduit de 10 à 25 % les budgets des Centres d’Hébergement et de Réinsertion Sociale (CHRS). Ce désengagement entraine la fermeture de CHRS et en prive d’autres des moyens d’accompagner les personnes hébergées vers la réinsertion.
Déjà aujourd’hui, près de 700 000 personnes sont sans domicile personnel dont plus de 100 000 personnes à la rue. Aux sans abris de longue date, s’ajoute un nombre croissant de travailleurs pauvres.
Or, la rue, c’est le bannissement social et une condamnation à une mort lente en moyenne à l’âge de 45 ans, comme le démontrent de multiples rapports.
Le Gouvernement, contrairement à ses obligations, refuse d’appliquer les lois sur l’accueil inconditionnel de toute personne sans abri et sur le relogement de toute famille reconnue prioritaire en vertu de la loi DALO. Il refuse d’appliquer les autres dispositions qui permettraient de répondre aux urgences, notamment la mobilisation des locaux et logements vacants dans le contexte actuel de grave crise du logement, de cherté des loyers, et de spéculation immobilière.
Depuis le début de l’été, des salariés de l’urgence sociale, révoltés par l’impossibilité d’assurer leur mission, se sont mis en grève à deux reprises. Les familles sans abri, expulsées, ou prioritaires DALOs, ont installé des campements à Paris et en région parisienne cet été.
Malgré la répression policière, l’indifférence, le cynisme et le double langage du Gouvernement, la détermination des laisséEs pour compte du droit au logement reste entière, et l’indignation des salariéEs de l’urgence sociale, du secteur social, de ceux et celles solidaires et des associations et organisations engagées, reste intacte.
La promesse du Chef de l’État de ne plus laisser une seule personne à la rue est restée lettre morte. Pire, l’État ignore délibérément les lois protégeant les plus vulnérables, piétine et démantèle le travail social et ses missions d’intérêt général.
Nous, organisations solidaires et signataires, mal-logés et sans abri laissés pour compte, simples citoyens exaspérés par la duplicité des discours gouvernementaux, appelons à nous mobiliser, pour exiger :
- La mise en œuvre du droit à un accueil inconditionnel de toute personne sans abri, le déblocage des moyens budgétaires suffisant pour atteindre cet objectif, comprenant l’accueil, l’hébergement, si besoin l’accompagnement (notamment pour l’urgence et les CHRS), en attendant le relogement,
- Le respect de la loi DALO avec le relogement dans les délais de tout les mal- logés et les sans logis reconnus prioritaires,
- L’application de la loi SRU (et son obligation de création de 20% de logements sociaux dans chaque commune),
- La mobilisation/réquisition de plusieurs milliers de logements et locaux vacants appartenant à de grands propriétaires publics et privés,
- un moratoire sur les expulsions locatives,
- l’ouverture de négociations pour le relogement de toutes les personnes et
familles en lutte installées dans différents campements en ile de France,
Nous appelons à la mobilisation la plus large possible partout en France le 3 septembre pour que le gouvernement réponde à ces exigences
Les 1er Signataires :
Le D.A.L, le Collectif Des Sans Logis, la coordination nationale de l’urgence sociale, le mouvement solidaire des salariés du SamuSocial de Paris, Bagagérue, la Ligue des Droits de l’Homme, SUD santé-sociaux, Solidaires, l’Union Syndicale de la Psychiatrie, SNUclias – FSU, réelengagement 95, CGT, ATTAC, Aitec/IPAM, Jeudi noirs, les morts de la rue, collectif sdf alsace,
Avec le soutien de :
Contact pour signature d’associations, syndicat, collectif, parti politique, personnalités :
Samusocial 75 salariés 7/11 <sspsolidaires@gmail.com>
<http://collectifurgenceuntoit.over-blog.com/>
17:39 Publié dans Action, Communiqué | Lien permanent | Envoyer cette note
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30.08.2011
Parce que vous êtes de plus en plus nombreux à le demander. Dalo mode d'emploi
Droit au logement opposable - Comment procéder ?
Le droit au logement opposable, permet à ceux qui ne peuvent accéder à un logement décent et autonome par leurs propres moyens d'effectuer un recours amiable devant une commission de médiation qui est chargée de se prononcer sur le caractère prioritaire des demandes de logement et d'hébergement.
La commission de médiation compétente pour le département du Bas-Rhin a été instituée par arrêté préfectoral du 28 décembre 2007.
Comment saisir la commission de médiation ?
Le formulaire de saisine de la commission de médiation est téléchargeable sur les sites Internet suivants :
http://www.bas-rhin.pref.gouv.fr
http://www.bas-rhin.equipement.gouv.fr
http://www.alsace.sante.gouv.fr
Les formulaires peuvent également être retirés :
• à l'accueil de la Direction Départementale de l'Equipement du Bas-Rhin – 2 route d'Oberhausbergen à Strasbourg, de 8 h à 12 h et 14 h à 16 h,
• à l'accueil de la Préfecture du Bas-Rhin – 5 place de la République à Strasbourg de 8 h à 16 h,
• à l'accueil de la Caisse d'Allocations Familiales (CAF) – 18 rue de Berne à Strasbourg, de 8 h à 16 h,
• auprès de votre assistante sociale de secteur,
• auprès de votre mairie,
• par courrier à l'adresse suivante :
Direction Départementale du Bas-Rhin - commission de médiation BP 81005 / F - 67070 STRASBOURG CEDEX
Le formulaire complété, accompagné des pièces justificatives peut : - soit être déposé à un guichet unique auprès de la Direction Départementale de
l’Equipement du Bas-Rhin - 2 route d'Oberhausbergen à Strasbourg,
- soit être transmis à l'adresse postale suivante : Direction Départementale de l’Equipement du Bas-Rhin - Commission de médiation BP 81005 / F - 67070 STRASBOURG CEDEX
Pour tout renseignement : Secrétariat de la commission de 8h00 à 12h00 et de 14h00 à 16h00 Tél. : 03 88 13 06 90
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29.08.2011
journée nationale de mobilisation pour le droit au logement, du samedi 3 septembre
Ci joint l'appel à une journée nationale de mobilisation du samedi 3 septembre, pour marquer la rentrée et continuer plus que jamais de défendre les droits des personnes sans-abris, mal logées, en situation de grande précarité, délaissés par les pouvoirs publics qui bafouent ouvertement leurs droits au mépris des lois. Un préavis de grève national a été déposé par SUD Santé Sociaux et Solidaires, concernant l'ensemble des professionnels du secteur social travaillant au contact des personnes sans-abris ou en difficulté de logement.
C’est en septembre que va être décidée l’orientation prise pour la fin d‘année et l’année prochaine, et que les budgets vont être attribués. C’est donc dès le 3 septembre que nous devons manifester notre volonté d’aller au bout de cette lutte et d’obtenir des réponses concrètes aux revendications que nous portons depuis bientôt deux mois.
Pour préparer cet évènement, une nouvelle réunion du Collectif Urgence un toit se tiendra à la Bourse du travail (M° République) lundi 29 août à 18h.
NB : veuillez ajouter Jeudi noir et l’AFVS (asso des familles victimes de saturnisme) dans la liste des signataires
Contactez-nous au plus vite pour SIGNER CET APPEL, et faites-le circuler dans votre réseau pour une manifestation d'envergure le 3 septembre...
RENDEZ-VOUS LE SAMEDI 3 SEPTEMBRE A 14 H AU SQUARE BOUCICAUT
(M° Sèvres-Babylone, Paris 7è)
En comptant sur votre participation,
Solidairement,
Le Mouvement Solidaire des Salariés du Samusocial de Paris pour le Collectif Urgence un Toit
http://collectifurgenceuntoit.over-blog.com
Contacts :
Maëva : 06 66 73 84 01 / Laurent : 06 28 84 610 72
SUD CRC santé sociaux : Thierry 06 62 09 31 83 ou Jean 06 58 58 96 067
DAL : Micheline 06 13 40 19 44 ou JBE 06 09 59 19 74
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| Tags : sdf, sans-logis, sans abri, droit au logement, dal, dalo |
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14.08.2011
La police lâche des gaz lacrymogène sur des familles
Les mères de famille qui manifestaient sur le trottoir du 24 rue de la banque depuis 23h30, ont été aspergées de gaz lacrymogène, lors d’une intervention des CRS vers 4h30 du matin, pour arracher une bâche sortie pour abriter les mères de famille de la pluie.
Projeté devant l’entrée de l’immeuble, du gaz est monté dans le local où sont hébergées 13 familles avec 24 enfants, souvent des nourrissons, ainsi que les femmes enceintes, et a incommodé des bébés.
5 femmes ont été conduites à l’hôpital, dont deux femmes enceintes, un femme âgée, et deux femmes asthmatiques. Elles sont actuellement en examen.
Cet acte est disproportionné par rapport aux manifestantes non violentes, contre de femmes souvent vulnérables , à la santé fragile, aggravée par leurs mauvaises conditions de vie .
Nous demandons l’ouverture d’un enquête sur cette agression policière.
Un toit c’est un droit !
Communiqué du 13 aout 23h50
Réinstallation sur le trottoir du 24 rue de la banque rue de la banque – 13 août 23h45
Pour la quatrième fois depuis fin juillet, les familles sans abri et DALO prioritaires s’installent sur le trottoir, afin de demander aux pouvoirs publics de les reloger.
Après les marches de la journée (ce matin à Montreuil avec les expulsés de la rue des Sorins, et cet après midi de la passerelle Senghor, avec les DALos et les sans abris), les familles et personnes sans abris qui dorment chaque nuit dans les bureaux du DAL, 24 rue de la banque avec des familles prioritaires DALO s’installent dans la rue pour se faire enfin entendre des pouvoirs publics.
34 ménages dorment actuellement toute les nuits dans les locaux de Droit Au Logement”, faute d’un hébergement décent et durable, soit 68 personnes dont 24 enfants, 13 familles avec enfants, 3 femmes seules, et 18 évacués du 19 rue Caillés (Paris 18e) à la suite d’un arrêté de péril, se sont retrouvés à la rue après quelques nuitées quelques semaines ou quelques mois d’hôtel, ou à la suite de leur expulsion, ou après des difficultés familiales .... Benoist Apparu a prétendu qu’il n’y aurait pas de familles à la rue : encore un engagement non tenu.
Les démarches entreprises auprès du SAMU social depuis le début du mouvement le 16 juillet, soit 4 semaines, n’ont donné aucun résultat, hormis quelques nuits d’hôtel puis une remise à la rue pour les plus chanceuses.
Les différentes installations de nuit depuis le 16 juillet, début du mouvement :
- Nuit du 28/29 juillet, rue de Sèvre, à la sortie du square Boucicaut , installation la veille : intervention de police à 7h du matin, les familles sont chassées dans le métro
- Nuit du 4/5 août, 24 rue de la Banque : la police déloge les familles et les enfants qui dorment, à 3h du matin, détruisent les tentes et les bâches, et chassent les familles dans le métro .
- Nuit du 9/10 août, installation sur le trottoir du 24 rue de la banque, intervention de police à 1h du matin. 50 personnes sont interpellées, conduites dans trois commissariats parisiens et libérées entre 3 et 5h du matin après un contrôle d’identité.
Plan d’urgence, respect et application des lois :
- L’hébergement immédiat, sans condition, décent,et durable de toute personne à la rue, conformément à l’article L345-2 et suites du code de l’action sociale et des familles,
- Le relogement des prioritaires DALO, dans les délais, et un programme de rattrapage sur 6 mois pour les 20 000 prioritaire DALO non relogés en ile de France, laissés pour compte par l’Etat et le Gouvernement, dont les 300 familles du square Boucicaut /rue de la Banque
- Un grand plan de mise à disposition ou réquisition de logements et bureaux vacants appartenant aux grands propriétaires publics et privés, pour tenir ces objectif à moindre coût et dans des délais rapides.
- L’arrêt immédiat des expulsions sans relogement, la réalisation massive de logements sociaux accessibles, la baise des loyers et des charges, l’abrogation des mesures de marchandisation du logement social...
Agenda :
- Prochaine marche, samedi 20 août, 14h passerelle Léopold Senghor (Solférino) :
- Samedi 3 septembre : journée de grève dans l’urgence sociale et manifestation pour le Droit au logement et des moyens pour l’hébergement – 14h Sèvre Babylone
14:59 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : sdf, sans-logis, sans abri, droit au logement, dal, dalo |
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