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24.04.2012

Logement : c’est la crise, réveillons les !

Raffut* des  sans logis et précaires du logement
 Lundi 30 avril,  de 7h à 9h du matin,  

Prévoyez casseroles, cuillères et thermos de café
(Lieu surprise - faire circuler SVP)
Contre le logement cher, les expulsions, les taudis, les hébergement bidons, la crise du logement, la spéculation, les profits immobiliers et locatifs indécents;
Pour le respect et l’amélioration du droit au logement, du Droit de réquisition, du Droit à l’hébergement jusqu’au relogement, la baisse des loyers et des charges, la réalisation massive et partout de vrais HLM ...

Ce RAFFUT surprise avec de nombreux musiciens, fanfaristes, percussionistes et VOUS avec votre casserole ...

*
Le raffut est une  manifestation bruyante et matinale des mal-logés, lancée au début du XXe siècle par le syndicat des locataires, créé par le très populaire Georges Cochon.
Le raffut avait pour objectifs de réveiller les riches proprios et autres Mrs “Vautour” pour en dénoncer les abus et exiger des logements pour les familles ouvrières.
 

 

Un toit c’est un droit !


Droit au logement : http://www.droitaulogement.org/

 


 

DAL fédération participe au réseaux :

NOVOX : Réseau international des mouvements  de lutte des “sans” http://www.novox.org/
ATTTAC : Association altermondialiste contre la spéculation financière
La Plate forme logement des mouvement sociaux :  http://contrelelogementcher.org/
115juridique.org : http://115juridique.org/

11.04.2012

Les candidats et le logement : poudre aux yeux et de perlimpinpin

Dans "la France est morte. vive la France !", Planète terre et Globe vous proposent une série géographique dans le cadre de l'inventaire avant élections de France culture. D'ores et déjà, trois émissions et trois billets sont en ligne. Aujourd'hui, évocation du logement.

(...) 

Globe vous propose de confronter les programmes des prinicipaux candidats aux analyses spatiales et territoriales développées par les sciences humaines et sociales. L'entrée par l'espace pour penser logement fait cruellement défaut aux prétendants.

GLOBE

L’épargne au service du logement social

Un think thank libéral prend la défense de la CDC dans son rôle de financeur du logement social ...

Depuis le début des années 2000, la part du logement social dans la construction neuve s’est nettement accentuée, passant de 11 % en 2004 à 25 % en 2011. Aujourd’hui, plus d’un Français sur six est logé dans le parc locatif social.

Cet effort national en faveur du logement social repose, très majoritairement, sur les prêts sur fonds d’épargne de la Caisse des Dépôts. Cette dernière transforme une partie de l’épargne populaire en prêts de longue durée à taux privilégiés aux organismes de logement social. Un volume très conséquent de financements publics est ainsi dégagé sans avoir recours au budget de l’État.

Alors que les besoins de construction de logements sociaux vont rester élevés, l’assèchement des ressources budgétaires de l’Etat et des collectivités locales suscitent des interrogations sur l’avenir des financements publics. Dans ce contexte, le dispositif du fonds d’épargne apparaît plus que jamais indispensable. Cette note, intitulée L’épargne au service du logement social, publiée par un économiste sous pseudonyme traite de l’importance que joue l’épargne dans le financement du logement social en France.

FONDAPOL

http://www.fondapol.org/etude/collectivites-locales/lepargne-au-service-du-logement-social/

Quel avenir pour le 1 % Logement ?

Institution majeure de l’économie du logement depuis plus d’un demi-siècle, le « 1 % Logement », devenu récemment « Action Logement », a été profondément fragilisé par la loi « Molle » de 2009. Alors que les négociations sur son avenir sont en cours, Thomas Sigaud revient sur les enjeux de la réforme d’un mouvement qui pèse près de 4 milliards d’euros par an.
 
METROPOLITIQUES
 
 

Faire une France de bien-logés

Entretien avec Fanny Bugeja

Le logement est une cause majeure d’inégalité, en particulier entre les jeunes et les plus de 65 ans. Cette inégalité a été renforcée par des politiques qui ont négligé le locataire pour favoriser l’accès à la propriété. Pour la sociologue Fanny Bugeja, il est urgent de garantir un accès pour tous au logement, notamment en ciblant mieux les aides sur ceux qui en ont le plus besoin.

LA VIE DES IDEES

http://www.laviedesidees.fr/Faire-une-France-de-bien-loge...

 

09.04.2012

Logement, il est urgent d'attendre

Encore une tentative de réquisition qui se solde par une expulsion, au moins la troisième pour Jeudi-Noir depuis le début de l’année…

En pleine campagne, on peut parler du Hallal, du permis de conduire, du permis de conduire des bouchers Hallal, mais pour ce qui est de parler du logement, on repassera !

Cette ancienne clinique désaffectée, abandonnée depuis 3 ans, restera vide pour longtemps encore;

Le récit par Libération ici http://www.liberation.fr/societe/2012/04/08/les-mal-loges...

La vidéo et ci-dessous le communiqué de presse de Jeudi-Noir

Jeudi Noir et le DAL réquisitionnent un bâtiment vide à Montmartre.
Pâques au balcon, réquisition

Conférence de presse à Midi au 17 rue Duhesme, 75018 M° Lamarck Caulaincourt pour le brunch de Pâques.
Portes ouvertes toute la journée.

Depuis mercredi 4 avril, le collectif Jeudi Noir et le DAL occupent en toute discrétion un bâtiment de cinq étages, vides depuis trois en ans en plein cœur de Montmartre.

En cette printanière journée de Pâques, à 15 jours de la fin de la campagne présidentielle, une vingtaine de galériens du logement et de prioritaires DALO, ont déposé leurs bagages pour remettre le logement au cœur de la campagne.

Le débat de la campagne présidentielle sur le logement est aussi creux qu’un œuf de Pâques. Jeudi Noir et le DAL s’associent pour forcer les candidats à se positionner sur cette question essentielle.

Ces cinq dernières années, la spéculation immobilière à fait flamber les loyers aux dépens des mal-logés et des précaires, les classes populaires et même moyennes se voient expulsées des centres urbains.

-l’application de la loi : loi de réquisition, la loi DALO, loi de l’obligation d’accueil de tous les sans-abris.
-encadrement à la baisse des loyers.
-arrêt des expulsions locatives.
-production massive de logements sociaux, application et renforcement de la loi SRU, lutte contre la marchandisation du logement social

Un toit c’est un droit. Faisons péter la bulle immobilière.

Read the full story here.

 

PORTRAIT DE PHILIPPE WAHL, Homme "d'affaires" et Directeur général de la Banque postale

PORTRAIT DE PHILIPPE WAHL,

Homme "d'affaires" et

Directeur général de la Banque postale

 

Images intégrées 1 

Après avoir milité pour la fin du statut "à but non lucratif" des Caisses d'épargne,

Philippe Wahl a participé au démantèlement d'une partie de la Caisse des dépôts et consignations

par la prise de contrôle, par les Caisses d'épargne, de CDC IXIS qui disparaîtra avec la création de NATIXIS

(coût pour les épargnants : 25 milliards d'euros de pertes sur NATIXIS)

Puis Directeur général France, Belgique et Luxembourg de Royal Bank of Scotland, il a diffusé

 des emprunts toxiques, dans plusieurs pays d'Europe, avant de prendre la direction de la Banque postale.

(La déconfiture de Royal Bank of Scotland a coûté 54,4 milliards d'euros au contribuable britannique).

A la tête de la Banque postale, il projette, aujourd'hui :

  • de dégager de "la marge" sur le financement des collectivités locales et des établissements publics après la faillite de DEXIA

  • et de distribuer, prochainement,  auprès de la clientèle  la plus modeste et la plus fragile qui soit (celle de la Banque postale) du crédit renouvelable.

La prise de contrôle de CDC IXIS

(Par Laurent MAUDUIT)

 Dans un article en date du 19 novembre 2002, Le Monde raconte ainsi les dessous de la bataille : « M. Milhaud et M. Wahl ont toujours en tête deux scénarios pour prendre le contrôle d’Eulia, qu’ils ont élaborés avec l’aide du banquier conseil François Henrot, associé gérant chez Rothschild & Cie, sans toutefois lui confier de mandat en bonne et due forme.

Le premier vise à racheter une partie de la participation dans Eulia de la CDC, celle-ci conservant la minorité de blocage. Il permet à l’Ecureuil de prendre le pilotage de la banque d’investissement de son partenaire, CDC Ixis, filiale d’Eulia. L’autre option, maximaliste, consiste à reprendre tous les intérêts de la CDC dans Eulia et, en plus, à mettre la main sur le premier assureur- vie français, la CNP (dont elle détient déjà 18 %), en rachetant les parts de la CDC (37 %) et de la Poste (18 %). »

Sauf que, à l’époque, il y a un détail que personne ne connaît : pour mener cette bataille, financièrement périlleuse, et politiquement délicate, les Caisses d’épargne décident d’enrôler un conseiller très spécial qui a ses entrées partout ; un entremetteur qui reste dans l’ombre mais qui connaît très bien le nouveau ministre des Finances, Francis Mer – pour avoir travaillé avec lui à la fin des années 1970 et au début des années 1980 chez Saint-Gobain –, un homme capable de joindre quiconque compte et qui dispose d’une influence certaine dans un grand quotidien du soir. Alain Minc. Dans aucun entretien ultérieur, jamais Alain Minc n’avouera qu’il a travaillé secrètement pour l’Ecureuil. Quiconque cherche la liste de ses clients dans les milieux industriels et financiers peut facilement trouver une collection impressionnante de chefs d’entreprise très connus ; l’intéressé les livre avec fierté.

Mais le nom de Charles Milhaud n’a jamais été révélé. Dès la fin de 2001, c’est pourtant Alain Minc, dans l’ombre de Charles Milhaud, qui est à la manoeuvre pour tenter de bouter la CDC hors d’Eulia. Sans grande surprise, c’est d’ailleurs lui qui convie François Henrot (le patron de la branche française de la banque Rothschild) à se pencher sur le dossier. Et comme, entre amis proches, les choses n’ont pas besoin d’être formalisées, c’est la raison pour laquelle la banque Rothschild est saisie de l’affaire sans disposer d’un mandat en bonne et due forme.

La mission est donc peu glorieuse. Il s’agit pour le président du conseil de surveillance du Monde d’aider Charles Milhaud à s’affranchir de l’accord, pourtant fraîchement signé, qui le lie à la Caisse des dépôts.

(...)

Interrogé, Alain Minc finit par convenir de son rôle. « Oui, c’est exact, reconnaît-il, j’ai été le conseil de Charles Milhaud et de Philippe Wahl, aux Caisses d’épargne, mais pas pour une longue période. J’ai dû commencer vers l’été 2001 et j’ai souhaité mettre un terme à cette mission de mon propre chef quand Charles Milhaud après l’alternance de 2002 a voulu écarter son directeur général, Philippe Wahl, pour lequel j’ai beaucoup d’estime et d’amitié."

Comme Philippe Wahl est évincé des Caisses d’épargne en juillet 2003 (il sera embauché ultérieurement sur le conseil d’Alain Minc par Vincent Bolloré pour être le directeur général de Havas), cela veut donc dire qu’Alain Minc est secrètement rémunéré par cette entreprise pendant au moins deux ans.

Un groupe de travail est notamment constitué avec François Henrot, l’avocat François Sureau (un ancien partenaire d’Alain Minc), Philippe Wahl et Charles Milhaud.

Dans le même temps, Alain Minc fait en sorte que le travail de lobbying porte ses fruits également à Matignon, où , sous Jean-Pierre Raffarin, il n’a plus guère ses entrées. Il conseille donc à Charles Milhaud de confier une seconde mission à une grande spécialiste de la communication des chefs d’entreprise, Anne Méaux, qui est très proche du Premier ministre et peut donc le convaincre d’appuyer le projet des Caisses d’épargne.

Voilà donc le tandem Anne Méaux -Alain Minc à la manoeuvre. Charles Milhaud, de son côté, ne néglige rien. Sentant que Nicolas Sarkozy devient la figure montante de l’Union pour un mouvement populaire (UMP), il demande à le rencontrer à trois reprises, et embauche aux Caisses d’épargne plusieurs de ses collaborateurs.

Les embauches deviennent si nombreuses – des hauts fonctionnaires connus, dont Thierry Gobert, un ancien de la direction du budget, Didier Banqui, et jusqu’à l’épouse du principal conseiller du candidat à l’élection présidentielle, le très fidèle et très remuant Brice Hortefeux . C’est « Sarkoland », dit-on dans les couloirs de l’entreprise.

Les mauvaises manières de l'Ecureuil par Laurent MAUDUIT

http://www.senat.fr/evenement/rendez_vous_citoyen...

Philippe Wahl  débarqué par Charles Milhaud

Il songe à sa réélection en décembre. Pour cela, il vient de lâcher Philippe Wahl, énarque, ancien de Paribas, avec qui il formait un tandem redoutable. Les présidents de caisse régionale, oubliant la compétence de Wahl  pour ne voir que son assurance, voulaient sa peau. Ils l'ont eue. Milhaud a tranché pour ses électeurs. Rusé et obstiné, on vous le dit...

LE POINT

http://www.lepoint.fr/actualites-economie/2007-01...

 

CDC IXIS DISPARAITRA AVEC LA CREATION DE NATIXIS

 Comment les actionnaires de Natixis se sont fait rincer de 25 milliards

 La crise, aussi, a ses champions. Natixis, vedette française de la débâcle financière, peut prétendre aux plus hautes marches du podium. Ses actionnaires ont d’abord été appâtés, avec des méthodes commerciales plutôt vigoureuses. Puis, assurent-ils, enfumés par des informations trompeuses. Ensuite, rincés par le désastre des subprimes. Et – peut-être – achevés grâce à un délit d’initiés qui aurait permis à plusieurs grandes banques de spéculer sur la déconfiture.

Article extrait du Canard Enchaîné (sur Impotsutiles.com)

http://www.impots-utiles.com/comment-les-actionnaires-de-...

 Philippe WAHL : Un expert des emprunts toxiques à la tête de l’entité qui va reprendre les emprunts toxiques de Dexia

Ceux qui pouvaient avoir des inquiétudes vont très certainement être rassurés quand ils vont savoir que le patron de la Banque Postale, Philippe Wahl, exerçait auparavant ses responsabilités à la Royal Bank of Scotland, dont il fut Directeur général pour la France à partir de février 2007 avant, à partir d’avril 2008, d’occuper le poste de Special Advisor auprès du président de RBS Global Markets à Londres, puis d’être nommé en  décembre 2008 directeur général France, Belgique et Luxembourg de RBS Paris.

Si on regarde sur Wikipedia, on apprend un certain nombre de choses intéressantes sur cette banque

“La crise financière de 2008 a provoqué une chute de ses actions en bourse de 88,40 % l’an dernier en raison des actifs toxiques qu’elle détenait en ce qui concerne les credit default swaps. Depuis début 2009, l’action a perdu 80,38 % au 20 janvier portant ainsi la baisse à 97,58 % depuis le 1er janvier 2008.

ALTERNATIVES ECONOMIQUES

http://alternatives-economiques.fr/blogs/abherve/...

Londres va vendre sa participation dans Royal Bank of Scotland à Abou Dhabi

En 2008-2009, le gouvernement britannique avait injecté 45,5 milliards de livres (54,4 milliards d'euros) dans la RBS pour la sauver de la faillite. La vente d'une partie de la RBS se ferait aujourd'hui à perte, remarque la BBC, compte tenu des performances toujours médiocres de la banque. La participation du Trésor a été payée 50 pence par action alors que la RBS a fini à 28,5 pence lundi à la Bourse de Londres. Le Trésor a déclaré lundi qu'il ne privatiserait la RBS que lorsque l'opération assurerait une plus-value au contribuable.

La RBS est restée l'an dernier dans le rouge pour la quatrième année consécutive.

LE MONDE  avec AFP et REUTERS

http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/03/27/londres-v...

Prêts aux collectivités : la Banque Postale croit à un marché rentable (Philippe WAHL)

« Si nous y allons c'est parce que nous pensons qu'il va être rentable, qu'il va nous permettre de générer du PNB (produit net bancaire, équivalent du chiffre d'affaires), de la marge et du résultat », a indiqué le dirigeant (Philippe Wahl), en marge de la présentation des résultats. 

CBANQUE

http://www.cbanque.com/actu/29334/prets-aux-colle...

La Banque Postale va lancer une offre de crédit renouvelable en 2012 (Philippe Wahl)

La Banque Postale va proposer courant 2012 du crédit renouvelable, alors qu'elle l'avait jusqu'ici écarté de son offre de crédit à la consommation, a annoncé mardi le président du directoire, Philippe Wahl, en marge de la présentation des résultats.

"Nous pensons que le crédit renouvelable de la Banque Postale ne ressemblera à aucun autre", a affirmé M. Wahl, soulignant qu'il avait récemment défendu l'existence de cette forme de crédit lors de son audition devant des parlementaires.

Le crédit renouvelable est une réserve d'argent mobilisable à tout moment, mais le plus souvent assortie, en cas d'utilisation, d'un taux d'intérêt élevé.

AFP

http://www.ladepeche.fr/article/2012/03/13/130507...

Philippe Whal est également membre du Comité directeur de l'Institut Montaigne et y cotoie d'autres partisans de l'ultralibéralisme, de la casse des services publics et des sytèmes de protection sociale

http://www.institutmontaigne.org/biographie-philippe-wahl...

http://www.institutmontaigne.org/organisation-128.html

Philippe Wahl milite pour une réforme de la fiscalité au service de la social-compétitivité

Rapport de l'Institut Montaigne

Une fiscalité au service de la "social compétitivité"

 Président du groupe de travail : Philippe Wahl

RAPPORT - Mars 2012

 http://www.institutmontaigne.org/une-fiscalite-au...

 

Philippe Wahl milite pour le maintien des avantages fiscaux de l'assurance-vie et ne souhaite pas la création de nouveux produits d'épargne (Livrets réglementés)

 "Le sujet est moins d'inventer de nouveaux produits d'épargne --que les épargnants mettraient du temps à adopter-- que la stabilité fiscale" de ceux qui existent, notamment de l'assurance-vie, a déclaré le président du directoire de la Banque Postale, Philippe Wahl.

Selon lui, "la défiance vis-à-vis de l'assurance-vie trouve bien sûr sa source dans le rendement net d'inflation qui est bas" mais également dans l'instabilité de sa fiscalité.

"Si nous voulons favoriser l'épargne longue, il faut de la stabilité", a-t-il plaidé

AFP

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/03/27/97002...

07.04.2012

Incendie de l'hôtel Paris-Opéra : 7 ans après y'aura t-il un procès ?

Communiqué de l’Association des Victimes de l’Incendie de l’hôtel Paris Opéra (AVIPO)

Contact : Association des Victimes de l’Incendie de l’hôtel Paris Opéra (AVIPO)

5, impasse Pétin – Paris 19ème Tél : 06 82 97 42 73

e-mail : asso.paris.opera@gmail.com

Commémoration de l’incendie de l’hôtel Paris-Opéra

Samedi 14 avril 2012 à 15h

Rendez-vous devant l’hôtel, au 76 rue de Provence Paris 9e

Métro : Chaussée d’Antin ou La Fayette (ligne 9)

 

7 ans après l’incendie, Y aura-t-il enfin un procès ?

Un des incendies les plus meurtriers qu’ait connu Paris, dans lequel les principaux responsables directs et indirects sont parfaitement identifiés, n’est toujours pas jugé et la durée de l’instruction n’en finit pas de s’allonger au grand désespoir des familles qui ont perdu 25 des leurs dans ce drame et dont certains membres restent handicapés à vie.

Pourquoi nous impose-t-on cette attente inutile alors même que l’effet du temps est d’estomper voire de dénaturer les détails des témoignages tout en donnant la possibilité aux responsables présumés d’échapper à toute poursuite ?

Au regard du dossier, la durée de l’instruction (7 ans déjà !) nous apparaît techniquement injustifiée.

Alors pourquoi ces retards? A qui profitent ces retards ?

D’aucuns trouveront ces questions et ce jugement excessifs mais le procès inachevé pour ne pas dire bâclé de l’incendie du boulevard Vincent Auriol qui s’est déroulé en septembre 2011 après des ratés peu glorieux, nous incite à nous interroger sur les justifications d’un tel retard pour le procès de l’incendie de l’hôtel Paris Opéra.

Cherche-t-on, comme dans le dossier de l’incendie de boulevard Vincent Auriol, à trouver des justifications pour effacer la responsabilité de l’État et celle des organismes sociaux ?

Nous, les familles victimes de cet incendie, avons droit à un procès qui mettrait fin à notre souffrance toujours présente et exigeons que la justice se donne enfin les moyens de tenir rapidement ce procès.

Nous appelons les citoyens heurtés par ce traitement judiciaire peu respectueux de la douleur des victimes, à un rassemblement le samedi 14 avril 2012 à 15 heures devant l’hôtel, au 76 rue de Provence Paris 9ème.

Paris le 6 avril 2012

AVIPO

Association des Victimes de l’Incendie de l’hôtel Paris Opéra

Contact : Association des Victimes de l’Incendie de l’hôtel Paris Opéra (AVIPO)

5, impasse Pétin – Paris 19ème Tél : 06 82 97 42 73 e-mail : asso.paris.opera@gmail.com

 

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25.03.2012

Logements ? Quelques revendications. A vous de compléter

• Remettre sur le marché les logements vacants ... généraliser la Taxe sur les logements vacants ... conventionner les logements vacants, en accordant des aides aux propriétaires ... des processus longs qui ne représentent qu'une goutte d'eau.
Il ne s'agit pas d'être contre mais de ne pas en espérer plus qu'une goutte d'eau.


Il faut revenir à une politique du logement offensive.
• Construire en répondant à la demande : du vrai logement social (pas cher), du logement au coeur des villes et des quartiers, des tours, ... ;
• Encadrement des loyers ;
• Frapper la spéculation immobilière en réquisitionnant les biens. En priorité ceux de tous les organismes financiers : banques, assurances, mutuelles, ... Et les biens des collectivités.
• Plus d'expulsions locatives. C'est long, c'est couteux, c'est douloureux pour le locataire et pour le propriétaire privé. Renforcer les dispositifs de garantie locative, ...
• Présence de non-logés et de mal-logés dans toutes les commissions ayant trait au logement ;
• Veiller au respect des lois SRU, DALO et PARSA. Virer tous les incompétents hors la loi. De l'élu au Directeur de structures.

• Les marchands de sommeil. Un délit qui mérite des sanctions lourdes : mise en danger de la vie d'autrui, mise en danger de la collectivité. En effet, les taudis sont la source de maladies qui nous concernent tous. Et confiscation des biens qui iront dans le parc du logement social.

• Pendant qu'on y est ... que logement social ne soit plus un sac fourre-tout qui déguise la réalité. Et que part "social" on entende uniquement "logement pas cher".

Non-logés et mal-logés ensemble.

24.03.2012

27 mars : Journée de grèves et de mobilisations lancées par la Coordination Nationale des Professionnels de l’Urgence Sociale

MARDI 27 MARS :
Journée de grèves et de mobilisations lancées par la Coordination Nationale des Professionnels de l’Urgence Sociale, Sud Santé-Sociaux, CFDT Santé-Sociaux



À PARIS : Marche  du Conseil d’Etat au Ministère du Logement
Rendez-vous Mardi 27 Mars à 17h
Place du Palais Royal
(M° Palais  Royal)

31 mars : non à la fermeture des centres d’hébergement !!


« Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique et sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d'hébergement d'urgence ». Art. L 345-2-2 Code de l’Action Sociale et des Familles ;     
 «Toute personne accueillie dans une structure d'hébergement d'urgence doit pouvoir y bénéficier d'un accompagnement personnalisé et y demeurer, dès lors qu'elle le souhaite, jusqu'à ce qu'une orientation lui soit proposée.» Art. L 345-2-3 Code de l’Action Sociale et des Familles
   

Le Conseil d’Etat, saisi par le Dal, dans sa décision rendue le 10 février 2012, reconnaît le droit à l’hébergement comme une liberté fondamentale.

Malgré cela, ces derniers mois, dans de nombreuses villes de France plusieurs milliers de personnes ont été contraintes de dormir dehors bien qu’ayant sollicité le 115.

A la fin de l’hiver, à partir du 31 mars, lorsque les structures ouvertes pour la période de froid fermeront leurs portes, des milliers de personnes les rejoindront dans chacune des grandes agglomérations de notre pays.

Cette situation est hors la loi, inacceptable et contre productive en termes de dépenses publiques.
Ces remises à la rue contraires à la loi, condamnent les personnes à une dégradation sur le plan physique et psychique, et à recommencer fatalement le cycle infernal de la recherche d’un hébergement ou d’un logement.

Nous, sans abri, professionnels de l’urgence sociale, militants syndicaux ou associatifs pour le droit au logement, exigeons que le gouvernement respecte et applique la loi :
 
·    Hébergement de toute personne sans abri !
·    Aucune remise à la rue des personnes hébergées, notamment à partir du 31 mars !
·    Maintien jusqu’au relogement décent et pérenne !

Avec le soutien du collectif 115Juridique.org :
(ACDL , Advocacy, AC!,ATTAC  ,Bagagérue ,CAL  ,Cfdt Crédit Foncier IDF,CGT,CGT de l’IEDOM,CNAFAL,COPAF,Droit Au Logement,FASTI,Fondation Copernic, ,FSU,LDH,MRAP,RESF,Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature, SNP-FO Caisse d’Epargne,Snuclias-FSU,Spuce-CFDT,Sud Education,SUD Santé-Sociaux,Union Syndicale Solidaires, Union Syndicale de la Psychiatrie ...)

20.03.2012

Taisons-nous tous !

Je propose une minute de silence
pour les millions d'enfants du monde qui meurent sous les coups, dans les guerres, de faim ;
pour les environs 200 femmes battues qui meurent chaque année ;
pour les environs 400 Morts de la rue ;
pour les morts d'AZF, de Fukushima ;
pour tous les suicidés du libéralisme ;
...
Je propose une minute de silence pour la solidarité nationale.
Taisons-nous tous !

08:30 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | | |  Facebook

Crime d'état impuni

Alors que la liste des morts de la rue s'allonge et que partout en France des hébergements ferment malgré la pénurie de places.
Le préfet de Paris, Daniel Canepa, a annoncé hier que les centres d’hébergement d’urgence (CHU) ne fermeraient pas tous en même temps, comme prévu, le 31 mars, fin de la « trêve hivernale ».
Nous ne sommes pas dupe sur cette décision très opportune qui ne concerne que la capitale et quelques hébergements...

Liste des morts de la rue sur le site du Collectif des Morts de la Rue

18.03.2012

Martin Hirsch ... on t'aime pas

Avec l'annonce du durcissement de l'accès au Revenu de solidarité active (RSA) plus difficile pour les étrangers notamment, la vedette du RSA, soit disant expert de l'insertion, j'ai nommé Martin Hirsch est invité pour livrer ses réflexions. La presse ne va pas chercher plus loin, passive, elle imprime sans réflexion.

Sarkozy pour qui Hirsch a bossé ne s'attaque pas au "vrai" problème dit-il. Sans blague, il ne l'a jamais fait, ça ne l'intéresse pas. Ce qui intéresse Sarkozy c'est de garder le pouvoir et de continuer sur sa lancée : taper sur les pauvres en désignant des boucs émissaires, en dressant les uns contre les autres.

Hirsch ne s'attaque pas au vrai problème, ce type est un marchand de soupe qui comme son ex patron, nous balance ses chiffres. Chiffres contre chiffres, rapports contre rapports et une pincée d'enrobage social pour faire avaler la pillule.

Pour Hirsch il faut accompagner la recherche d'emploi. On pourrait dire, ouais on est d'accord.

L'accompagnement à l'emploi, mais quel emploi et quel accompagnement ???

Une majorité des personnes n'a même pas de formation, pas le plus petit diplôme, certains sont illetrés, d'autres vivent dans la misère depuis si longtemps que leur santé est déglinguée. Combien sont sans logement ?. Hirsch n'évoque même pas la coupure des budgets pour les cours de FLE (Français Langues Étrangères).

Ce serait l'occasion de poser la question des budgets réduits de la formation et de la diminution des Travailleurs sociaux pour accompagner, sans oublier leur noyade dans les papiers à remplir pour fabriquer du chiffre. Ce serait l'occasion d'élargir la vision de tous ces pompeux sur notre réalité, d'avoir une vision globale, d'approcher la vérité.

Mais hirsch qui a bossé pour ce gouvernement de droite dure, n'aura de cesse de "vendre" son bébé, sans jamais aborder le problème des précarités en profondeur.

Il a complètement accepté l'idée de l'emploi "obligatoire" même si c'est noyé dans des chiffres, des rapports, ... Il a beau dire que la fraude chère à Sarkozy ne représente rien, il nourrit la bête de la suspiscion.

Il dit qu'il faut contrôler chaque trimestre, oui il veut CONTRÔLER la situation des personnes, pour étudier leur évolution... Les travailleurs sociaux y verront-ils une évolution dans leur job ; 5 ans d'étude pour contrôler...

Tous droite comme gauche sont d'accord sur cette idée de l'emploi obligatoire, à ne pas refuser ; c'est scandaleux. Et ça conforte dans l'idée que les gens seraient heureux de survivre dans une misère noire.

Qui contrôle les conseils généraux, les pôle-emploi, les patrons, le cac40, et quel contrôle est réalisé sur l'évolution des ENTREPRISES d'insertion?.

Hirsch ne parle jamais de QUALITÉ, trop occupé à ses chiffres et à ses conférences. Qualité de l'accompagnement, qualité des formations par les entreprises qui décrochent les marchés, qualité des intervenants et Hirsch, le soit disant expert-spécialiste, ne parle surtout pas du TEMPS nécessaire à chaque personne "accompagnée".

C'est toute la chaîne formation/insertion/emploi qui est pourrie, car la misère est un gros marché ...

Être au RSA c'est être nié, manipulé, comptabilisé, quotarisé, stigmatisé.

Être au RSA n'est pas la garantie d'avoir le temps de se reconstruire, de trouver un emploi et surtout pas un emploi qui plaît.

Être au RSA n'est pas la garantie de trouver une formation qui convient, ni même d'y avoir accès.

Être au RSA c'est être coincé dans la précarité.

Hirsch est présenté comme un expert de l'insertion professionnelle, mais il n'est qu'un technocrate. Les experts sont sur le terrain pas dans les bureaux. Où est la place de l'humain dans tout ce blabla ?

11.03.2012

petition veille sociale toulouse

La veille sociale est toujours en grève pour protester contre le manque de place d'hébergement d'urgence en Haute Garonne. 

Une pétition est à signer en soutien:

Invitation à rencontrer la Veille Sociale le mardi 13 mars à 14h :

Communiqué des salariés de la Veille Sociale :

http://gps.midipy.over-blog.com/article-communique-des-sa...

10.03.2012

APPEL DU 115 JURIDIQUE ... à lire, à signer, à faire tourner

Bonsoir :
Ci joint un appel pour le respect de l’obligation d’accueil inconditionnel des sans abris, que nous présentons à votre signature.
Merci de confirmer à <sec@droitaulogement.org>.

LIRE : Appel 115 juridique .pdf

Cette initiative fait suite à l’arrêt du Conseil d’État du 10 février, et les décisions des TA qui ont suivi, obtenues par DAL, qui ouvrent accès au référé liberté, c’est à dire la procédure administrative la plus rapide, et gratuite.  

L’État a ainsi l’obligation d’héberger toute personne sans-abri quelques soit sa situation administrative, et de la maintenir jusqu’à une orientation vers une structure de soin, d’hébergement stabilisée, ou un relogement.

Le site <115juridique.org> sera un site ressources, permettant à des usagers du Droit, militants, professionnels de trouver la marche à suivre de la procédure, les recours type, les jurisprudences, afin de passer de la charité au Droit !  
Conférence de presse des signataires et mise en ligne du site 115juridique.org
Mercredi 14 mars à 11h,
138 rue Marcadet Paris 18e, à la Ligue des Droits de l’Homme

05.03.2012

LETTRE OUVERTE DES OCCUPANTS DU 4 RUE PAUL BERNIES A TOULOUSE

Monsieur le Préfet de Haute-Garonne,

Madame la Secrétaire générale de la Préfecture de Haute-Garonne,

Depuis de nombreuses années, vous n'assurez pas l'obligation qui vous incombe de nous procurer un hébergement d'urgence. Vous n'exercez notamment pas les pouvoirs que vous confère l'ordonnance de 1945, à savoir de procéder aux réquisitions nécessaires pour que les populations en situation de grande précarité puissent avoir accès à un logement décent leur permettant de se préserver et de se reconstruire.

Face à vos graves manquements aux obligations qui découlent de la protection de nos droits et libertés fondamentaux, nous n'avons eu d'autres choix que de nous organiser collectivement pour faire entendre notre voix et occuper des bâtiments vides afin d'assurer la conservation de notre intégrité physique, de notre dignité et de notre droit à une vie privée et familiale.
Ces réquisitions ont été soutenues par de nombreux collectifs et associations, médias et par une part importante de la population.

Face à cette réaction nécessaire à notre survie physique et sociale, vous ordonnez systématiquement et ce, bien souvent en toute illégalité, notre expulsion des lieux où nous avons trouvé refuge. Votre réaction disproportionnée est mal vécue par les populations touchées par la précarité du logement, les travailleurs sociaux qui sont chargées de les informer de l'absence d'hébergement d'urgence et les fonctionnaires de l'Etat qui reçoivent l'ordre de nous expulser.


Nous avons toujours souhaité que vous remplissiez vos obligations à l'égard de toute les personnes qui sont contraintes de vivre à la rue mais une fois de plus vous avez rompu le dialogue et préféré tenter de résoudre cette urgence sociale par la répression et le mépris.

Vous trouverez donc ci-joint une lettre dans laquelle nous vous informons que les interventions des forces de police ordonnées par votre cabinet depuis le 20 février pour nous expulser de lieux que nous occupions légalement sont illicites, notamment en ce qu'elles ne sont fondées sur aucune décision judiciaire préalable revêtue de la formule exécutoire et aucun élément matériel sérieux.

Si ces expulsions devaient se poursuivre, nous serions contraints de saisir les juridictions compétentes afin d'assurer la défense légitime de nos droits.

Nous tenions à vous en informer dès à présent.

Nous vous demandons donc de bien vouloir enjoindre aux forces de police de cesser de tenter de s'introduire par effraction chez nous, de nous arrêter arbitrairement, de procéder à des opérations de fichage, de nous placer en audition pour des motifs fallacieux et de nous empêcher d'accéder à nos droits et libertés fondamentaux dont le logement en est une composante essentielle.

Nous vous demandez également de cesser dès à présent d'ordonner ces expulsions illégales et de laisser la justice faire son travail en décidant de la conciliation des deux droits fondamentaux que constituent le droit de propriété et la dignité humaine. 

Bien entendu, nous restons à votre disposition pour commencer enfin un dialogue au terme duquel des solutions pérennes seront proposés à nous et à toutes les personnes qui n'ont d'autre choix que de dormir à la rue ou de réquisitionner des logements laissés vides pour vivre dignement

Nous vous prions de croire en l'assurance de nos sincères et respectueuses salutations.

Les occupants du 4 rue Paul BERNIES
31 200 TOULOUSE

DAL 67 Fin de la trêve hivernale : Manifestation contre les expulsions le samedi 10 mars à 14h30 heures

Comme toutes les années à cette date fatidique qui marque la fin de la trêve hivernale des expulsions locatives, nous appelons à la mobilisation
le samedi 10 mars à partir de 14 h 30 heures Place Kléber.


Pour des mesures concrètes et immédiates :
·     Arrêt des expulsions sans  relogement, des saisies, des coupures d'eau, d'énergie et de chauffage
·     Application de la loi de réquisition sur les logements vacants (10500 dans le privé à Strasbourg) et des Loi DALO et SRU·   

·     Pas plus de 20% de ses revenus pour se loger : baisse des loyers  et des charges! hausse des aides au logement social et aux locataires· 

BAISSE DES LOYERS ET DE L’ÉNERGIEEncadrement et baisse de 10 à 20%  des loyers privés, des charges, hausse des allocations logement, taxation de la spéculation, suppression des cadeaux fiscaux aux riches

Pour la défense du logement social :
·     Arrêt des ventes, des démolitions arbitraires, de la dérégulation des loyers, de la remise en cause du droit au maintien dans les lieux…
·     Réalisation massive de logements sociaux de qualité, dans les villes soumise à la loi SRU (Strasbourg, Haguenau) et dans les autres villes du département
·     Développement et réhabilitation (sans hausse des loyers) du logement des travailleurs migrants, des jeunes et des étudiants .

Pour la solidarité avec les plus fragiles :
·     Reconnaissance des droits des populations ROMS parquées dans des conditions indignes
·     Passer du plan hivernal à une organisation permanente pour aider les sans-abris tout au long de l'année.


Le comité droit au logement du Bas-Rhin
info@dal67.org

25.02.2012

115 du particulier ... du concret !

57 personnes sont mortes dans les rues de France parce que les pouvoirs publics ne respectent pas la législation française en vigueur et notamment l'article 25 de la déclaration universelle des droits de l'homme !

UN DENI de justice sociale qualifié comme une non assistance à personnes en danger !

Depuis trois semaines d'existence, le mouvement citoyen du 115 du Particulier a réussi à abriter plus du double de personnes avec la SEULE GÉNÉROSITE des 6878 membres qui le composent et ce, sans dépenser le MOINDRE SOU DU CONTRIBUABLE, c'est à dire TOI !

http://www.115duparticulier.fr/

Alsace : un père et sa fille de 6 ans logés chez un couple pour 6 mois ; 10 nuits d'hôtel offertes à un jeune ; quelques tentes mises à disposition ...

Des repas offerts, du café, le linge lavé, ...

Inscrivez-vous sur le site et mettez vos propositions en ligne. Vous pouvez nous signaler des personnes abandonnées que vous croisez ...

23.02.2012

Communiqué du GPS : République potagère ?

Lundi, à l'appel du GPS, membre d'Urgence un Toit, nous avons investi un des gymnases réquisitionnés par la Préfecture dans le cadre du plan grand froid. Informés par les travailleurs sociaux en lutte sur la fin de ce plan, nous avions pour objectif de permettre aux personnes sans logis de continuer à bénéficier d'une mise à l'abri qui même si elle reste indécente, vaut toujours mieux que de dormir à la rue.
Face aux températures toujours négatives, la Préfecture a décidé de continuer ce plan grand froid pour quelques jours encore. Mercredi, le plan grand froid est suspendu : ça y est, l'hiver est passé, alors on ferme les places d'hébergement comme si tout était réglé !
Nous continuons donc à exiger de l'Etat qu'il cesse cette « politique potagère » où la mise à l’abri des personnes se fait en fonction des températures. La gestion saisonnière du mal-logement est crimi- nelle, car les gens meurent à la rue toute l'année.
Nous exigeons que l'Etat mette tout en œuvre pour qu'enfin le Droit Au Logement Opposable (DALO) soit respecté, DAHO compris (droit à l’hébergement opposable).
Et ceci sans faire appel au plan hivernal qui permet à l'Etat d'avoir une gestion irrespectueuse de la problématique du logement en considérant qu’à partir de température supérieure à 0°, la vie est possible dans la rue.
Nous ne pouvons pas cautionner qu'en 2012, en France, on continue à parquer les personnes sans abri dans des gymnases, ou des algécos, où le manque d'intimité et de confort relève de la maltraitance institutionnelle.
Dès aujourd'hui nous demandons à l'Etat et aux collectivités locales de mettre à disposition des mal logés tous leurs logements vides, mais aussi de réquisitionner tous les logements vacants. Cette exi-
gence n'est ni extrémiste, ni utopique : c'est la Loi !
À Toulouse nous n'en manquons pas : selon l'INSEE 16000 logements sont vacants.
Nous demandons, qu'enfin, l'Etat mette le « logement pour tous » en application : le relogement doit être la norme et l'hébergement l'exception, réservée aux situations d'urgence. Même dans ce cas, nous demandons que l'hébergement respecte la dignité humaine et que nous cessions, dans notre Pays de séparer les familles (avec ou sans enfants), et de refuser l'accès à l'hébergement aux étran- gers et aux personnes avec des animaux.
Cela n'est pas digne de la cinquième puissance économique mondiale, même en temps de crise.
L'argent de nos impôts doit aller aux droit fondamentaux (santé, logement, éducation,,,) et non aux banques comme c'est le cas depuis de trop nombreuses années.
Ensemble, refusons les expulsions et les remises à la rue sans relogement.


Rejoignez nous ! Un toit c'est la loi !


Le collectif Urgence un Toit (06-83-31-88-00)
Les 1er Signataires : Act-Up, Droit Au Logement (DAL), les Enfants de Don Quichotte (EDQ), Groupement pour la défense du travail Social (GPS), Handi-Social, Les Robins des bois de l'énergie...
Avec les soutiens :Front de Gauche, Europe Ecologie Les Verts (EELV), FSU, Nouveau Parti Anti-capitaliste (NPA), Objecteurs de Croissance (MOC), SOLIDAIRES 31, Sud Santé sociaux 31, les Enfants du Canal Toulouse.

22.02.2012

Obligation d’accueil inconditionnel des sans abri : 1ère application de l’ordonnance du Conseil d’État, par le TA de Paris

Le Tribunal Administratif de Paris a rendu lundi 20 février en fin d’après midi, une ordonnance en référé liberté, donnant injonction à l’État d’héberger une jeune mère et son enfant, actuellement sans abri, conformément aux articles L 345-2 et suivants du Code de l’action sociale et des familles.

Il reste à la Préfecture de région Ile de France, compétente dans ce domaine, à trouver un hébergement stable, jusqu’à l’orientation de Anne Sofia S., jeune mère de 20 ans et son bébé, sans abri, ayant un petit emploi, et qui lutte pour s’en sortir.

Cette première application concrète de l’arrêt du Conseil d’Etat du 10 février http://www.droitaulogement.org/ ouvre un nouveau contentieux, qui s’éteindra lorsque toute personne sans abri aura accès à un hébergement d’urgence, et y sera maintenu jusqu’à une orientation vers une structure d’hébergement stable,  de soin, ou un relogement, comme l’a prévu la Loi depuis mars 2007.

Nicolas Sarkozy qui avait pris l’engagement qu’en 2 ans, plus personne ne serait contraint de dormir dans la rue  http://www.youtube.com/watch?v=7c0uV9nNaJE   a eu 5 ans pour le faire . La situation s’est même dégradée. Il reste désormais aux sans abris et à ceux qui les soutiennent à faire valoir devant la justice leur droit d’avoir un toit.

Saluons à cette occasion l’action à Toulouse des militants d’associations de défense des sans logis, dont DAL Toulouse, qui après avoir occupé un gymnase ouvert pour les sans abris, ont obtenu que le plan grand froid soit prolongé  http://midi-pyrenees.france3.fr/info/action-coup-de-poing...  Une centaine de sans abris devaient être mis à la rue en toute illégalité, à l’issue de “plan grand froid”.


Un toit c’est un droit !


SAMEDI 10 MARS : MANIFESTATIONS en France contre les expulsions, le logement cher, pour le Droit au logement -  Paris IdF : RV 14h30 à Bastille


31 Mars :  initiatives contre la mise à la rue des sans logis
(fin du plan hivernal)


Droit au logement : http://www.droitaulogement.org/


DAL fédération participe au réseaux :

NOVOX : Réseau international des mouvements  de lutte des “sans” http://www.novox.org/
ATTTAC : Association altermondialiste contre la spéculation financière
CUT Collectif Urgence un toit  
http://collectifurgenceuntoit.over-blog.com/
La Plate forme logement des mouvement sociaux :  http://contrelelogementcher.org/
  

18.02.2012

LETTRE OUVERTE DU 115 du Particulier aux maires de France.

Madame, Monsieur, Élus de France

En seulement 15 jours et grâce à Internet, le 115 du Particulier a su fédérer prés de 7000 membres actifs répartis sur l'ensemble du territoire Français et prouver qu'il existait encore une réelle volonté de solidarité citoyenne.

L'heure du rassemblement national a sonné ! Le moment est venu pour vous, élus, de prendre conscience de cet élan et de cette dynamique populaire et de vous engager aux côtés des Français.

Pourquoi ?

Pour redonner aux plus démunis la place de citoyen qui est la leur, soit la notre, en terme d'égalité et credo de la république.

Comment ?

En relayant, sur le terrain, au plus près de vos administrés, ce signal fort de citoyenneté envoyé depuis le début de cette aventure...

Chaque mairie de France est concernée de manière induite par l'exclusion et la misère et se doit de donner l'exemple. La précarité sous toutes ses formes est l'affaire de chacun, y compris des collectivités.

Il en va de votre responsabilité d'élus !

Une mairie étant la maison du citoyen, vous vous êtes engagé à être à l'écoute de chacun de vos administrés. Donc de celles et ceux qui, par leur engagement citoyen, sont devenus les porte-paroles légitimes de cette action populaire qu'est le 115 du Particulier.

A ce titre, nous vous demandons d'être à l'écoute de vos concitoyens qui feront la démarche de vous interpeller à ce sujet. Soyez attentif à celles et ceux qui ont encore confiance en l'autre et qui veulent faire en sorte que ENSEMBLE tout devienne possible MAINTENANT.

1. Nous, citoyens exigeons que chaque Maire de France lance un appel invitant chacun à aller s'inscrire en mairie sur des listes de bénévoles pour permettre de répondre, comme nous le faisons actuellement, aux appels d'hébergement d'urgence lorsque les services spécialisés eux mêmes ne sont plus en mesure d'en assurer la prise en charge. Ces listes de bénévoles devront être mises en permanence à la disposition des services d'urgences publics déjà existants sur le terrain. Objectif : offrir à chaque personne en situation d'exclusion une alternative à l'hébergement d'urgence.

2. Nous, citoyens exigeons un affichage obligatoire, extérieur et permanent en façade de chaque bâtiment administratif ou de service public. (Mairie, Poste, écoles, crèches, piscines municipales....) proposant l'inventaire de toutes les structures locales d'aide aux plus démunis, aux laissés pour compte, aux sans abri...

Un affichage municipal informant des coordonnées, numéros de téléphone accessibles gratuitement, adresses simplifiées sous forme de plan de toutes ces structures d'aides (centres d'hébergement, foyers d'accueil, Secours Populaire, Emmaüs et un recensement régulièrement mis à jour de toutes les bonnes volontés citoyennes...) aux fins de les mettre à la portée de ceux à qui ces renseignements s'adressent et de lutter efficacement contre la misère et l'exclusion, mais surtout mettre un terme à l'incommunicabilité.

Rappelons qu'en tant que premier fonctionnaire de police de la commune, le maire se doit de faire respecter la législation française et les dispositions de la Déclaration universelle des droits de l'homme. Notamment l'article 25, paragraphe 1 : -. Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d'invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.

Le maire étant le représentant légal de sa collectivité, il lui convient donc d'administrer sa commune dans cet esprit car si la loi était scrupuleusement respectée, il n'y aurait pas de sans abri.

Ne pas observer cette obligation citoyenne reviendrait à produire un déni de justice social en la forme d'une non assistance à personne en danger...

Madame, Monsieur, Élus de France

LES ADMINISTRÉS VOUS ONT ECOUTÉ ET VOUS ONT CHOISI...

A VOTRE TOUR D'ÊTRE A LEUR ÉCOUTE !

WWW.115duparticulier.fr

Groupe Facebook : 115 du particulier

Email : 115duparticulier@gmail.com

TEL : 06 67 12 61 81

Le 115 du particulier ; une action à soutenir

Depuis sa création le 3 février dernier, né de la rencontre et d'un échange sur facebook entre deux hommes qui connaissent la rue, le 115 du particulier a enregistré à ce jour 6662 amis.

Contact tout renseignement : 06 67 12 61 81
Contact mail : 115duparticulier@gmail.com
Site internet : http://115duparticulier.fr/

Le 115 du Particulier propose à chaque citoyen d'agir selon ses moyens, ses souhaits, son emploi du temps, tout simplement.

Il nous arrive d'avoir un pincement au coeur en voyant toutes ces personnes abandonnées à la rue, d'être abasourdi en lisant le décès d'un homme, d'apprendre que des enfants innocents subissent le froid, la faim, là, à côté de nous, ... Et nous sommes là, impuissants à nous demander que faire ?!

Le 115 du Particulier permet à chacun d'entre nous de donner; un café chaud, une soupe, un coup de mains pour remplir des dossiers, un accès à internet, un covoiturage, des vêtements, une tente, une douche, du linge lavé, mais aussi un toit pour quelques jours ou plus.

L'objectif est de réagir, d'agir rapidement, d'être réactif.

Cette action place le gouvernement devant son choix d'abandon et devant la défaillance (l'inertie), les défaillances de tout le système de prise en charge. Elle démontre que les gens ne sont pas eux, insensibles mais ils ont besoin d'une sorte de cadre, de porteurs, d'un élan pour que leur solidarité s'exprime.

Elle met en avant l'humain dans une société très violente pour les plus démunis et qui chaque jour frappe une personne, une famille.

Sans aucune prétention autre que de tendre la main, de se mettre en action, le 115 du Particulier est une action de résistance, non violente, qui tisse le lien du sensible.

C'est encore balbutiant, ça se cherche, ça fait peur comme toute nouveauté.
Il est de notre devoir de soutenir et de se lancer dans l'aventure humaine avec nos moyens
et c'est d'ailleurs ce que les gens entendent ; ils aident selon leur moyen, sans prétention, avec leurs limites et là, est sous entendu, un relai à prendre par ceux qui se désignent comme professionnels ...

Si vous pouvez donner, donnez ; si vous pouvez partager, partager ; si vous pouvez accueillir, accueillez. Si vous ne pouvez pas faire cela, vous pouvez faire connaître cette action, tant auprès de vos relations qu'auprès de personnes qui ont besoin d'aide. Vous pouvez aussi demander à afficher ce flyer chez vos commerçants, dans des lieux publics : 115-flyers.pdf

Une antenne solidaire Alsace est créée, elle sert de relais régional à l'action du 115 du Particulier : https://www.facebook.com/groups/310480065666656/

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MORATOIRE
Le 115 du Particulier est un groupe d'aides aux SDF.
Il recueille LES INTENTIONS de dons matériels comme : HEBERGEMENTS, couverture, vêtements, douche, nourriture... Il suffit de s'enregistrer sur le site http://115duparticulier.fr/.

Créant ainsi une plateforme où, en concertation avec toutes "les bonnes volontés", il propose, relais, coordonne et dispatche les dons vers leurs destinataires, soit, les SDF.

PAS D'ARGENT !
Que du concret !
Ainsi pas de doute sur la destination des dons !

ET TOUT DE PARTICULIERS A PARTICULIERS...

Le 115 du Particulier n'a pas la prétention de se substituer aux travailleurs sociaux, ni même aux associations, mais de proposer et de réfléchir à « un coup de main » supplémentaire.
Devant les inégalités sociales et les carences qui en découlent,  il y a beaucoup à faire sans que l'on se prenne la tête  pour chercher à savoir qui fait mieux que l'autre...
Si il y a une guerre à faire, c'est celle de faire reculer la misère, pas entre nous.
Et puis si quelqu'un détenait la solution miracle et universelle :
D'une cela se saurait !
Et de deux : Nous ne serions pas là à y réfléchir !

Le115 du Particulier n'est donc pas un exutoire et il y a certainement d'autre endroits pour vomir !
Aussi pour conserver un minimum d’efficacité et de convivialité, le 115 du Particulier veillera à ce que les échanges restent respectueux, sereins et apolitiques.
Car la misère N'A PAS d'étiquette quand elle frappe !

Toute volonté tendant à se démarquer de cet esprit sera banni !
Tout en sachant que ce ne sont pas les mots qui suscitent le plus souvent les actes, mais bien l'inverse !

11.02.2012

Sans-abri : Pour l’application de la loi : RASSEMBLEMENT MERCREDI 15 Février à partir de 14h Métro Rue du Bac

Droit au Logement  

Fédération Droit Au logement – 29 Avenue Ledru Rollin - 75012 Paris
tél : 01 40 27 92 98 • fax 01 42 97 40 18  • <http://www.droitaulogement.org/>

COMMUNIQUE
Paris le  10 02  2012

Par un arrêt historique rendu aujourd’hui, suite à une requête du DAL et communiqué en début d’après midi, le Conseil d’État a reconnu :
“ qu’il appartient aux autorités de l’État de mettre en œuvre le droit à l’hébergement d’urgence reconnu par la loi à toute personne sans abri qui se trouve en situation de détresse médicale, psychique et sociale; qu’une carence caractérisée dans l’accomplissement de cette tâche, peut, contrairement à ce qu’a estimé le juge de référé de première instance, faire apparaître pour l’application de l’article L 521-2 du code de la justice administrative,
une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale lorsqu’elle entraine des conséquences graves pour la personne intéressée”.

Cette décision permet à toute personne sans abri, quelque soit sa situation administrative, qui a saisi en vain le dispositif de veille social (115 ...) , de saisir le tribunal administratif en “référé liberté”, et d’obtenir une décision portant injonction à l’État de l’héberger.

Cette décision est historique car elle ouvre enfin un recours effectif pour faire respecter les droits de tous les sans abris. En effet, si la loi était appliquée et respectée, il n’y aurait plus de sans abri dans notre pays.
Cet Arrêt impose à l’État de mettre en œuvre tout les moyens nécessaires à leur accueil, et par ce fait, au maintien jusqu’à leur relogement.

L’importance du nombre sans abri, de personnes logées dans des conditions de grande précarité, et de logements vacants justifie d’appliquer également la loi de réquisition, en attendant de réaliser massivement des logements sociaux, et de faire baisser le prix des logements et des loyers.

DAL demande au Gouvernement de tirer immédiatement les conséquence de cette décision, ordonne aux Préfets de mobiliser et si nécessaire réquisitionner tout les locaux et logements permettant la mise en œuvre des droits des sans abri, l’accueil toute personne sans logis, et de ne plus en remettre un seul dans la rue contre sa volonté, et de suspendre les expulsions.

 

Pour l’application de la loi:
RASSEMBLEMENT MERCREDI 15 Février à partir de 14h
Métro Rue du Bac (proximité de Matignon)

 

La décision disponible  sur: http://www.droitaulogement.org/

10.02.2012

Un arrêt historique : Le Conseil d’État reconnaît que le droit à l’hébergement d’urgence est une liberté fondamentale

Par un arrêt historique rendu aujourd’hui, suite à une requête du DAL et communiqué en début d’après midi, le Conseil d’État a reconnu :
“ qu’il appartient aux autorités de l’État de mettre en œuvre le droit à l’hébergement d’urgence reconnu par la loi à toute personne sans abri qui se trouve en situation de détresse médicale, psychique et sociale; qu’une carence caractérisée dans l’accomplissement de cette tâche, peut, contrairement à ce qu’a estimé le juge de référé de première instance, faire apparaître pour l’application de l’article L 521-2 du code de la justice administrative, une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale lorsqu’elle entraine des conséquences graves pour la personne intéressée”.

Cette décision permet à toute personne sans abri, quelque soit sa situation administrative, qui a saisi en vain le dispositif de veille social (115 ...) , de saisir le tribunal administratif en “référé liberté”, et d’obtenir une décision portant injonction à l’État de l’héberger.

Cette décision est historique car elle ouvre enfin un recours effectif pour faire respecter les droits de tous les sans abris. En effet, si la loi était appliquée et respectée, il n’y aurait plus de sans abri dans notre pays.
Cet Arrêt impose à l’État de mettre en œuvre tout les moyens nécessaires à leur accueil, et par ce fait, au maintien jusqu’à leur relogement.

L’importance du nombre sans abri, de personnes logées dans des conditions de grande précarité, et de logements vacants justifie d’appliquer également la loi de réquisition, en attendant de réaliser massivement des logements sociaux, et de faire baisser le prix des logements et des loyers.

DAL demande au Gouvernement de tirer immédiatement les conséquence de cette décision, en ordonnant aux Préfets de mobiliser et si nécessaire réquisitionner tout les locaux et logements permettant la mise en œuvre des droits des sans abri, l’accueil toute personne sans logis, et de ne plus en remettre un seul dans la rue contre sa volonté, et de suspendre les expulsions.
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Textes de loi :
Accueil inconditionnel des sans abri :

 
Article L345-2-2  (code de l’action sociale)
« Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique et sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d'hébergement d'urgence.
Cet hébergement d'urgence doit lui permettre, dans des conditions d'accueil conformes à la dignité de la personne humaine, de bénéficier de prestations assurant le gîte, le couvert et l'hygiène, …»

Article L345-2-3 : «
Toute personne accueillie dans une structure d'hébergement d'urgence doit pouvoir y bénéficier d'un accompagnement personnalisé et y demeurer, dès lors qu'elle le souhaite, jusqu'à ce qu'une orientation lui soit proposée. Cette orientation est effectuée vers une structure d'hébergement stable ou de soins, ou vers un logement, adaptés à sa situation. »
 
 
Loi de réquisition des logements vacants:
Article L641-1 (code de la construction) : « Sur proposition du service municipal du logement et après avis du maire, le représentant de l'Etat dans le département peut procéder, par voie de réquisition, pour une durée maximum d'un an renouvelable, à la prise de possession partielle ou totale des locaux à usage d'habitation vacants, inoccupés ou insuffisamment occupés, en vue de les attribuer aux personnes mentionnées à l'article L. 641-2. »

Soumission : le secteur de l'hébergement du Bas-Rhin "fiche" les personnes précaires, en étant hors la loi

ci -dessous un tract d'information à l'attention des salariés oeuvrant dans le secteur de l'hébergement, tract concernant le logiciel 4D-CHRS dit "Paxtel" et sa mise en place dans le département du Bas-Rhin. Ce logiciel nous est imposé dans le cadre du SIAO.

 Aucun établissement du Bas-Rhin n'a d'autorisation de la CNIL. Il est à ce jour utilisé illégalement. 

 Le risque de "fichage" des personnes en difficulté sociale est réel et inhérent à la conception même de ce logiciel. Il est également un instrument de contrôle des salariés du secteur; contrôle aveugle au sens de nos métiers comme tout contrôle quantitatif.

Ensemble, exigeons le respect du droit et des libertés
Cordialement,

 SDAS-FO-67 secteur Précarité.

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SDAS-FO-67
SYNDICAT DÉPARTEMENTAL DE L’ACTION SOCIALE FORCE OUVRIÈRE DU BAS-RHIN
Secteur PRÉCARITÉ sdas67@free.fr / sdasfo67.precarite@gmail.com
Téléphone : 03 88 36 50 15    -    06 15 75 23 82 Adresse : Maison des syndicats - 1 rue Sédillot - BP 12 - Strasbourg cedex Permanences juridiques spécialisées : chaque 2ème mardi du mois, 14-17h, au 4ème étage

LE LOGICIEL 4D-SIAO-115, DIT PAXTEL, EST DE RETOUR !
Le logiciel devant permettre au SIAO de fonctionner est aujourd’hui de retour après qu’une autorisation de la CNIL a été délivrée : mais cette autorisation concerne uniquement un établissement situé à Meaux. Contrairement aux dires des représentants de la société Paxtel, aucune association du Bas-Rhin n’a à ce jour demandé d’autorisation à la CNIL. Plusieurs associations du département l’utilisent pourtant en toute illégalité.
Quelques précisions s’imposent donc sur les obligations des associations qui l’utilisent, ainsi que sur les droits des salariés comme ceux des personnes hébergées. Rappelons la loi, l’article 226-16 du code pénal dispose : « Le fait, y compris par négligence, de procéder ou de faire procéder à des traitements de données à caractère personnel sans qu'aient été respectées les formalités préalables à leur mise en œuvre prévues par la loi est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 300 000 Euros d'amende. »
A défaut de pouvoir s’opposer à sa mise en place effective, tâchons de le rendre inopérant. D’autres solutions sont possibles (nous ferons des propositions en ce sens dans les semaines qui viennent).
Pour les associations qui devront utiliser le logiciel : une autorisation préalable de la CNIL pour chaque association équipée de ce logiciel est légalement nécessaire avant toute utilisation
Pour les salariés qui devront renseigner cette base de données personnelles : l’accord verbal de chaque personne hébergée ou en demande d’hébergement est requis avant d’inscrire son nom dans ce fichier si les deux conditions précédentes ne sont pas réunies, nous sommes en droit (ou en devoir...) de refuser d’y inscrire le nom des personnes que nous accueillons1 aucun champ n’est obligatoire. L’opposition exprimée par une personne hébergée (ou en demande d’hébergement) à renseigner nominativement le fichier ne peut en aucun cas constituer un motif de refus d’orientation ou de non prise en compte de sa demande. Chaque travailleur social se doit d’informer et de sensibiliser les personnes sur leur droit d’accès et de rectification des données qui les concernent
Par ailleurs, malgré les recommandations de la CNIL, le risque de fichage demeure (la CNIL elle-même le souligne). Les données nominatives ne sont pas destinées aux services de l’Etat : ni la Préfecture, ni la DDCS (aux ordres du Préfet et donc du Ministère de l’intérieur, ce qui n’était pas de le cas de la DDASS) ne devraient avoir accès à ces données nominatives. Seules les statistiques leur seraient communiquées. Or, nous connaissons déjà les pratiques inquisitrices de ces institutions : le 115 notamment se plie aux directives (la plupart du temps verbales) de la Préfecture et de la DDCS, abolissant de facto les principes d’anonymat et d’inconditionnalité de l’accueil. Nous savons qu’en toute illégalité les services de l’Etat sont destinataires de l’ensemble des listes nominatives des personnes hébergées.

Exigeons le respect du droit !
1 Si vous ne vous sentez pas en mesure de refuser d’obéir à l’ordre (illégal) d’un supérieur hiérarchique, demandez un ordre écrit..
Paxtel, le retour !    janvier 2012   

08.02.2012

Réunion générale "Droit au logement"

Collectif pour un Pôle public financier au service des Droits

Cette réunion est ouverte à toutes et à tous sans restriction
(y compris naturellement aux organisations qui ne sont pas membres du Collectif)
 
 
 
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Le collectif s'est donné pour but de faire progresser le Droit au logement (particulièrement du point de vue de son financement) en débattant avec tous les intervenants qui le souhaitent et qui partagent cet objectif.
 
 
Une réunion "Droit au logement"
et "Pôle public financier au service des Droits !"
est programmée au siège du DAL
29 avenue Ledru-Rollin
le 14 février à 19 h 00
 
 
Jean-Philippe Gasparotto (CGT CDC) nous a informé qu'il pensait être en mesure (en lien avec Jean-Baptiste Eyraud- DAL) de présenter le 1er jet des propositions qui seront examinées par le groupe de travail "Logement" de notre collectif
 
 
Afin de rendre ce travail le plus productif possible et de l'enrichir, il a été décidé de rebondir sur une proposition de rencontre avec Manuel Domergue (Journaliste à Alternatives économique, militant EELV et Jeudi Noir) qui devrait venir accompagné d'autres militants de sa connaissance
 
 
Afin de confronter un maximum de points de vue, toutes les associations intéressées ainsi que tous les syndicats concernés (notamment sans que cela soit exclusif : les syndicats CDC,  Crédit Foncier, Banque postale et Caisses d'épargne ...) sont invités à participer à cette réunion
 
 
Patrick Mony, président de l'Association des familles victimes du saturnisme devrait être présent (sous réserve de disponibilité). Ces anciennes responsabilités au GISTI et à la CIMADE devraient permettre d'aborder un dossier toujours délicat : le logement pour les immigrés et les sans papiers
 
 
De même nos camarades de la CNL, du COPAF, de la Ligue des Droits de l'homme et d'autres organisations,  qui sont sur cette liste de diffusion (ou pas si ce message leur est transmis) sont vivement invités à participer à cette réunion débat qui est ouverte à toutes et à tous.

30.01.2012

Loi Camping : le député Léonard renonce

Le député J.Louis Léonard, s'engage à retirer l'article régressif sur les camping et à soutenir la levée à titre “transitoire” de l'interdiction de résider dans un camping

A l'issue d'une manifestation ayant réuni samedi après midi 300 personnes à Chatelaillon Plage (Charente maritime) contre l'interdiction de résider dans un camping plus de trois mois, le député maire Mr Jean Louis Léonard a reçu une nouvelle fois une délégation de DAL fédération, DAL 17, HALEM, soutenus par Mgr Gaillot et le LDH.

Il s'est engagé à retirer l'article du projet de loi qui menace les habitants de camping à l'année, et à autoriser à titre transitoire la domiciliation dans un camping. Il s'agit d'entériner une situation de fait qui concerne environ 70 000 personnes, et traduit l'aggravation de la crise du logement, provoquée par la cherté des loyers et de l'immobilier, ainsi que le climat spéculatif. Les habitants de camping qui y ont établi leur résidence faute de mieux, fréquement après un accident de la vie, sont trop souvent privés des droits civiques et sociaux élémentaires rattachés à la notion de domicile, ou ont des difficultés pour y accéder (Droit de vote, scolarisation, accès aux prestations sociales, ...)

Cette annonce du député maire, auteur de la Loi a été faite en présence de journalistes locaux  et par un communiqué publié sur le site du député. Elle lève l’opposition du DAL et HALEM à la poursuite de l’examen de ce projet de loi. L’AG des habitants de camping des environs de Toulouse , qui s’est tenue  samedi partage cette oritentation.

Nous restons vigilants  après cette première avancée : Nous poursuivons la lutte et militons pour encourager les habitants de camping et d’habitats précaires à se faire entendre, oubliés de la campagne électorale comme tant d’autres sans-droit. Nous demandons qu'un statut plus protecteur soit élaboré pour les habitants de camping, et d’habitations précaires ou de fortune, créant un droit au maintien dans les lieux et un droit au relogement, notamment dans le cadre d’améliorations indispensables de la procédure DALO.

DAL 17 Mehdi  06 58 56 54 16

HALEM Paulot : 06 18 94 75 16

DAL fédération : 06 09 59 19 74

Toulouse: nouvelle réquisition, besoin de monde pour occuper les lieux

Objet : nouvelle réquisition, besoin de monde pour occuper les lieux

Besoin de monde pour occuper de jour comme de nuit au 12 chemin de Bitet (en haut de l'avenue St Exupéry).

Un 4e batiment réquisitionné!
Alors que l'Etat joue à la roulette russe pour se décider à déclencher son « plan grand froid » ( 2°, -3°, 0° ? …) et préfère investir dans la guerre et le sauvetage des banquiers criminels, nous vous annonçons l'ouverture d'un quatrième bâtiment, 12 chemin de Bitet, dans l'avenue St Exupéry à Toulouse. Vides depuis plus d'un an, ces logements de fonction appartenant à la municipalité, ont été réquisitionnés le 23 janvier, pour y accueillir 6 familles forcées de vivre à la rue.
La mairie nous a souhaité « une année chaleureuse et solidaire ». Merci, on va s'en charger nous-mêmes, mais du coup ce serait sympa de ne pas nous envoyer les flics et de nous indiquer tous les bâtiments encore vides.

La misère n'est pas une fatalité, elle est organisée par les gouvernements et la bourgeoisie. Toulouse ne lutte pas seule, à Tours, à Nantes, à Grenoble, à Marseille, à Paris ou à Dijon mais aussi en Europe et partout dans le monde, des galérien-ne-s s'unissent pour reprendre la ville et la partager. Il en va de notre responsabilité à tou-te-s si nous voulons en finir avec l'injustice, l'autorité et l'inégalité. Le peuple n'a besoin ni de chefs, ni de partis, ni de sauveurs. Pour nous émanciper, organisons-nous par nous-mêmes et pour nous-mêmes, par l'entraide et l'autogestion.
Nous avons besoin de nouvelles initiatives et de forces pour continuer. Nous recherchons tous types de soutiens humains et matériels ( meubles, électroménager, ustensiles, chauffage, nourriture...) pour la nouvelle réquisition.

D'autre part, il est temps de faire le point sur la campagne « zéro enfants à la rue ! ». Il ne s'agissait pas de focaliser sur les enfants mais d'attaquer le problème par l'angle de l'urgence. Ce sont bien toutes les formes de misère qu'il faut combattre. C'est entre tou-te-s les galérien-ne-s qu'il faut s'allier. Ou en est-on, où va-ton, comment on s'organise pour la suite ? Retrouvons-nous vendredi 3 février à 18h au CREA, 70 allée des Demoiselles, pour en discuter.

Tout pour tou-te-s, pouvoir au peuple !

20:20 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : réquisition, sdf, sans-abri, autogestion | | |  Facebook

28.01.2012

Atelier d'écriture de la rue du 28 janvier

LA RUE
passer de la rue à la vie pour nous c'est rester dans le cauchemar, sauf qu'il y a une petite flamme

manger à sa faim certains jours c'est courir à sa fin car ton corps il a pas l'habitude et dans ta tête tu pleures

même l'humidité de mes larmes j'aime pas, parce que ça me rappelle les sillons que la misère à creuser dans mon visage

si on me ramène au pays je meurs alors je veux mourir ici pour essayer de vivre

je sais pas pourquoi je suis à la rue, j'en ai aucune idée, c'est comme ça

la vie je l'aime mais c'est notre vie qui est trop moche

les travailleurs sociaux ils savent pas faire vivre les discours alors ils parlent de plus en plus et on les ignorent plus les pauvres

j'ai 19 ans je suis des foyers, de l'école de la 2e chance, des éducateurs, alors la rue, le vol, la violence c'est normal

si t'as pas vécu pour de vrai un malheur tu sais pas donner au malheur un goût d'espoir

maintenant je sais que c'est pas ma faute c'est juste une maladie alors je peux me dire "t'es manioc dépressif" et je rie

moi je pense que le problème c'est qu'on a pas compris que si on meurt c'est parce que la confiance est morte

les gens nous aiment pas, ben moi j'aime pas les gens, mais moi je ne leur fait pas de mal, je suis neutre en quelque sorte

j'aime beaucoup imaginer la vie des gens quand je regarde les fenêtres éclairées, mais la mienne je peux pas encore

on a quelque chose que les logés n'ont jamais sauf les malades, quand on se réveille on est content d'être vivant

on encaisse trop, on accepte trop les injustices, l'humiliation, notre misère elle est aussi dans la tête

La violence c'est à chaque moment qu'elle peut arriver c'est juste comme ça, c'est ça la rue

j'ai 36 ans alors moi je verrais pas le changement pour nous, mais peut-être que les prochains dans 10 ou 20 ans oui

pour tenir à la rue faut pas penser plus loin que l'heure qui vient sinon tu vois pas le bout, mais le mieux c'est de ne plus penser

je me rappelle pas la vie d'avant parfois c'était comme ça parfois autrement, tout est embrouillé et c'est tant mieux

les souvenirs c'est juste bon à te foutre la tête en vrac

alors moi je suis homo et j'ai le sida mais le pire c'est que mes parents m'ont virés, ça je ne l'accepte pas

J'étais sous le porche de l'église depuis 5 ans, mais le nouveau curé a téléphoné à la police. Je regrette qu'il ne m'ait pas dit de partir en face.

LA MANCHE

avec la manche, je regarde défiler les gens tous les jours, ils me voient pas, mais moi je vois que je ne veux pas être comme eux

si je baisse les yeux c'est que je ne veux plus voir les yeux des autres

FEMMES DE LA RUE
on m'a volé mes enfants parce que je suis à la rue, mais on m'a pas proposé de logement ni l'assos ni le juge ni la mairie

mon mari il me frappait et on l'a condamné a pas recommencer, il souriait au juge et moi je puais

pour être tranquille je vais à la bibliothèque tous les jours alors du coup je lie, maintenant j'y vais aussi pour lire

je suis pas une putain, je suis obligée de me prostituer et quel choix j'ai puisque j'ai pas de papier ?

si tu deviens pas pire qu'un mec, soit t'es violée, soit tu te maques à un connard

PRISON
j'ai volé pour aller en prison mais le juge m'a donné une chance, alors je galère à la rue, c'est pas de chance 1/2
je voulais vraiment aller en prison pour être plus libre que SDF, tu as chaud, tu manges, tu es soigné et tu peux aller à l'école 2/2

tu voles pour manger tu vas en prison tu sors t'es à la rue tu voles et tu deviens un récidiviste et t'es foutu
la vie, la rue, la prison, c'est ça qui fait que je suis violent, mais la prison c'est le pire

LA NATURE
• moi je pense que la nature elle va tout foutre en l'air, y'aura un grand raz de marée qui nettoiera tout, mais pas les hommes 1/3
• c'est la nature qui peut faire comme une révolution et là les hommes ils seront égaux devant elle 2/3      • parce que les révolutions des hommes ce sont des appels à la guerre tu vois et au bout y'a des perdants et c'est nous 3/3

y'a que la nature qui te donne quelque chose de beau, c'est pour ça qu'il faut dire aux gens de pas nous chasser des parcs

la nature c'est le seul truc vivant que j'approche

POLITIQUE
ceux qui font de la religion ils sont comme les partis et les syndicats, ils sont incapables d'agir pour l'égalité

tu sais toutes ces lois, tous ces décrets, c'est juste une fabrique a paranoïa

Strasbourg elle se fabrique pas pour nous, c'est une ville qui calcule trop alors elle nous calcule pas

dans ma tête je m'en fiche de tout, je mange un truc, je bois mes coups, je suis avec les pots, alors je ne fais pas les démarches

quand je serais grand je ferais la révolution même si j'y crois pas

Il y a forcément une raison qui fait que chaque démarche est compliquée et une raison à t'obliger à beaucoup de démarches.

CHIEN ET CHAT
moi j'aime la vie, j'aime rire et même je chante et j'aime l'amour, c'est tout grâce à mon chien Rikiki, il est tout pour moi 1/2
depuis que je suis au collectif sdf, Rikiki il mange mieux, il a plus peur des gros chiens, il boit plus dans les mares polluées, alors moi aussi 2/2

maintenant que j'ai trouvé ce petit chat abandonné j'ai un ami pour de vrais alors je dois faire attention car je suis responsable de lui 1/2
je vais appeler mon chat sardine comme ça il sera heureux d'être toujours une gentille blague 2/2

Mon chien est un mastodonte, y'a pas plus gentil que lui, mais les gens préfèrent les peluches de taiwan les cons

EXPULSION
moi je suis tombée à la rue après que mon propriétaire m'a chassé pour mettre son fils et il m'a prit mes affaires mais le juge a rien fait et voilà

je suis pas un feignant, pas toxico, pas alcoolo, pas voleur, j'ai été expulsé de mon logement et ça ne plait pas que je le dise

y'a jamais d'appart pour les gens comme moi ou alors tu peux pas y accéder, mais mon fauteuil roulant c'est pas un caprice

COLLECTIF
Avec le collectif sdf on est entre nous et on vit en autonomie, c'est la vraie vie presque et du coup on peut aider les autres pour de vrai

LaMô, quand je serais grande je veux être comme toi, sauf que je voudrais rire quand même

Je suis très content de la tente que le collectif sdf m'a acheté, maintenant je n'ai plus besoin de stresser pour faire le 115

Avec le Collectif on peut accepter d'être comme ça, mais avec l'envie que ça change à son rythme parce qu'on est des humains

Le collectif sdf t'es avec des gens de la galère, t'es compris, t'es pas seul pour faire tes trucs et tu aides les autres, suffit d'être là

On a pas besoin de raconter sa vie, on est pas obligé d'en inventer une et qu'après tu sais plus ta vie.

Quand je regarde par la fenêtre du squat je vois rien, les images sont trop mélangées, c'est un grand brouillard

Le squat il t'enlève des peurs, mais il en reste toujours assez pour être mal

C'est sûr que de refuser la télé au squat ça parait n'importe quoi et puis tu te rends compte que ça te soulage

Faire les marchés, aller voir les commerçants, faire les achats en gros, stocker puis redistribuer, c'est mon premier travail et je suis fier

Moi je suis le Geek, c'est mon surnom et je l'ai mérité, je fais la revue de presse pour que personnes ne disent qu'il savait pas

Ben moi je serais cuisinier, j'ai appris au collectif, je vais rentrer dans un truc hôtelier pour apprendre et avoir le diplôme, mais d'abord je dois me sevrer

Alors je suis passé au squat2 parce que je suis à la fin de la méthadone et que j'ai rencontré une fille normale

ALCOOL - DROGUE
quand je suis très saoul, je crie fort, mais c'est que du bruit et les heures de silence avant pourquoi on s'en branle hein?

Faire la manche, c'est vraiment avilissant mais on a pas le choix, j'ai droit à rien et je suis toxicomane 1/2
je vois pas pourquoi on m'emmerde avec la drogue vu que je la prends sur ordonnance à espace & dépendance, je suis clean 2/2

tellement c'est compliqué une journée à la rue que ça te force à rester dans un coin tranquille et tu bois ou tu te drogues

la drogue c'est pour oublier, mais surtout c'est pour ne pas ressentir pourtant j'aime me réveiller alors je viens à l'atelier 1/2
je voudrais des crayons de couleur et un taille crayons pour écrire des maux joyeux 2/2

HÉBERGEMENT
au chrs on me gavait de mots, d'idées, d'ordres, de règles et le soir on se terminait devant la télé, alors je suis revenue à la rue

C'est de la merde les hébergements. Même le meilleur il ne sait pas te laisser tranquille, ça jacasse à ta place, ça pense pour toi

Quand on me considèrera plus comme un débile j'irais en hébergement, mais je serais mort avant

Je veux plus y aller, je veux pas être avec des gens que je connais pas, je veux être tranquille et me reposer

Dans les hébergements tu as toujours la menace d'être viré pour un rien, alors je préfère rien du tout et me démerder

J'ai fait une crise cardiaque, 5 jours après mon retour de l'hosto, l'assistante sociale m'a convoquée et m'a dit de penser à chercher un job

Les foyers c'est trop de stress.

je peux pas y aller, le directeur il allait mettre Rikiki à la spa, il disait que Rikiki était un encombrement


24.01.2012

Les Réquisition de logements vacants se multiplient : après Rennes et Angers, voici Rouen et Toulouse

Face à l’inaction de l’État en matière de lutte contre la crise du logement, les réquisitions se multiplient :

- ROUEN : le DAL a réquisitionné depuis le 17 janvier, un immeuble vacant depuis plusieurs années, situé 98 rue du Mont Riboudet, ancien foyer de marins du port de Rouen, afin d’y loger des familles prioritaires DALO à la rue, dont une a du se séparer de son enfants après avoir accouché faute d’hébergement, et des familles migrantes.
Contact DAL Rouen: Bernard 06 87 33 12 99

- TOULOUSE, le collectif « urgence un toit » (CREAI, DAL, Enfants de Don Quichotte …) a inauguré ce matin la réquisition de 16 logements sociaux vacants depuis 1 an, 4 rue Abel Autefage, appartenant à « Toulouse Habitat », pour y loger des prioritaires DALO et DAHO, et des familles sans abris.
Contact DAL Toulouse : Luc 06 83 31 88 00

La fédération Droit Au logement, salue ces réquisitions qui après celles de Renne, tout au long de l’année 2011, celle d’Angers en décembre dernier, montrent la gravité de la crise du logement après 10 ans de politiques tournée vers le renchérissement et le soutien à la rente, et rappellent la nécessité urgente d’appliquer les lois de la république (loi DALO, obligation d’accueil de toute personne sans abri, et loi de réquisition sur les logements vacants), de baisser les loyers, taxer la spéculation, suspendre les expulsions et réaliser massivement des logements sociaux… 

D’autres réquisitions pourraient être mises en œuvre dans les prochaines semaines, dans cette phase des Présidentielles, où la question du Droit au logement est marginale, voire inexistante, à une exception près.

Un  toit c’est un droit !!!



 

Droit au logement : http://www.droitaulogement.org/

Appel contre le logement cher, baisse des loyers, un toit c’est un droit :

http://contrelelogementcher.org/?page_id=261

23.01.2012

A Dax, La FRATERNITE est en deuil.

Egérie du mouvement « les Enfants de Don Quichotte », membre fondateur et Porte Parole du comité Droit au logement de Dax, NADIA ABBAZ s’en est allé samedi dans sa quarante quatrième année, à son domicile, entourée de sa famille et de ses proches. Ses années de rue l’ont rattrapé !

A Dax, elle avait participé aux premiers « tours de rue » pour les sdf avec l’association «A l’Exception Culturelle », puis s’était distinguée avec« Les Don Quichotte de l’Adour ». Membre fondateur en 2008 du Comité Droit Au Logement de Dax, elle a été le porte parole fidèle des sans abris auprès de différentes instances (Cabinet du Préfet, conseil général, mairie de Dax) qu’elle a défendus sans concessions, (ce qui  lui a valu deux mois en prison). Outre son investissement dans la maraude de l’association « la Source », elle est à l’origine d’un groupe de parole autour des violences faites aux  femmes de la rue.

Au sein de la fédération Droit au Logement sa personnalité n’était pas passé inaperçue, elle avait été soutenir les familles en lutte de la rue de la banque, a participé au projet de la première caravane des mal-logés et à presque toutes celles qui ont suivi. En 2011, Nadia a participé aux mobilisations contre la loi LOPPSI 2, a soutenu le Collectif Contre les Abus Policiers de Bordeaux (CLAP33), elle était au démarrage du campement des indignés de Bayonne et cet été, à Irun pour accueillir les marcheurs Espagnol du « 15M » sur le sol Français. Que de chemin parcouru !

Jeudi dernier Nadia n’a pas pu se rendre à la projection du film « Squat » organisé par la ligue des Droits de l’Homme et le Dal-Dax, c’était son dernier projet.

Elle n’aimait pas la politique qui la dépassait, ni les politiques qui la méprisaient, elle se battait avec la détermination des gens simples contre les discriminations et l’injustice, pour un Droit pour toutes et tous, point barre !

Celles et ceux qui ont pris la peine de la connaître, n’oublieront pas ce petit bout de Femme… une grande dame en fait.

Ses obsèques auront lieu mardi 24 janvier à 11h30 au cimetière de Dax, route de Tercis

Pour le Comité Dal de Dax, Emmanuel Klein, Porte Parole.

06:41 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | | |  Facebook

12.01.2012

Pétition contre le logement cher, et pour le droit au logement

Merci de signer et relayer cet appel :

APPEL
Contre le logement cher : baisse des loyers !Un toit c’est un droit !

 

Les chiffres sont formels, jamais les loyers et les prix de l’immobilier n’ont été aussi chers dans notre pays, rapportés aux revenus des locataires et des accédants.
 
Ereintés par l’érosion de leur revenus par la hausse des prix dans tous les domaines de la vie courante, l’énergie, le carburant, l’eau, l’alimentation, les soins… les fins de mois sont de plus en plus difficiles  pour les couches populaires et les classes moyennes, les jeunes, les salariés, les migrants…
Payer son loyer nécessite des sacrifices toujours plus élevés, tandis que les bailleurs privés, les milieux de l’immobilier s’enrichissent sans fin. En 2009, les profits locatifs se sont élevés à 65 milliards d’euros, dont plus de la moitié sont des « surprofits » tirés de la flambée spéculative.
Même dans les HLM, les loyers ont grimpé plus vite que les revenus, d’autant que chaque année de nouvelles économies sont faites sur les allocations logement.
 
A mesure que les réformes ont usé le droit et la stabilité des locataires, les bailleurs ont imposé leur joug. Aujourd’hui la majorité des Français a peur de se retrouver un jour à la rue. Pourtant, que seraient les bailleurs, sans les locataires qui chaque mois alimentent la rente ?

Nous locataires, accédants, ou citoyens solidaires, appelons à une mobilisation responsable, afin que notre personnel politique prenne toutes les mesures nécessaires à une baisse généralisée et rapide des loyers et des traites immobilières, pour mieux satisfaire les besoins fondamentaux plutôt que soutenir la rente, pour mieux créer des emplois plutôt que de spéculer.
 
Nous exigeons un encadrement des loyers, un plafonnement généralisé entrainant une baisse immédiate de 10% de tous les loyers et des traites y compris en HLM, jusqu’à 20% pour les loyers chers, renforcée par une revalorisation des allocations logement.
Nous exigeons, pour ceux qui dorment dans des taudis ou dans la rue, que soient respectées et appliquées les lois pour le droit au logement, pour le droit à un accueil inconditionnel,  et pour la mobilisation des logements vides.
 
Nous sommes décidés, après avoir signé cette pétition, à « révoquer » le prélèvement automatique du loyer et des traites, et à le remplacer par un autre mode de paiement (virement bancaire, mandat, chèque, … ).
 
Dans un deuxième temps, si les responsables politiques et les bailleurs refusent de prendre en compte notre indignation et d’agir, nous participerons à un mouvement concret de contestation des loyers chers et du logement inabordable, et nous soutiendrons ces initiatives.
 
Contrelelogementcher.org

Premiers signataires :
Albert jacquard (généticien)
Mgr Gaillot (Evêque de Parténia)
Yvan Lebolloc (Auteur Comédien)

 
Jean-Baptiste Eyraud (porte parole de Droit Au Logement)

Serge Incerti-Formentini (président de la Confédération National du Logement)

Margaux Leduc (Jeudi Noir)


Pierre  Khalfa (syndicaliste, coprésident de la Fondation Copernic)
Caroline Mécary (avocate, coprésidente de la Fondation Copernic)
Willy Pelletier (sociologue, coordinateur général de la Fondation Copernic)

Elisabeth Labaye (secrétaire nationale du SNES)

Annick Coupé (porte parole national de Solidaires)
Eric Beynel (porte parole national de Solidaires)
Thierry Lescant (porte parole national de Solidaires)

Annie Pourre (No-vox)
 
Pierre Laurent (secrétaire national du PCF)
Francis Parny (secrétaire aux relations extérieures du PCF)

Martine Billard (coprésidente du Parti de Gauche, députée)
Eric Coquerel (secrétaire national du Parti de Gauche)
Laurence Sauvage (secrétaire national du Parti de Gauche)
Alexis Corbière (secrétaire national du Parti de Gauche)

Philippe Poutou (candidat du NPA à l'élection présidentielle)

Sandra Demarcq (direction nationale du NPA)
Maxime Besselièvre (commission Logement du NPA)
Isabelle Guichard (conseillere municipal NPA)

Jacques Lerichomme (Gauche unitaire)

Henri Merme (Les Alternatifs)
Jean-Jacques Boislaroussie (Les Alternatifs)

Bernard Lacroix (professeur de science politique, Institut Universitaire de France)
Fréderic Lebaron (professeur de sociologie, université de Picardie-Jules Verne)
Louis Weber (ancien président de l'Institut de Recherche de la FSU)
Josiane Boutet (professeur de socio-linguistique, université Paris IV - Sorbonne)
Philippe Sultan (Inspecteur général de l'administration de l'éducation nationale)
Julien Bach (juriste)
Guillaume Etievant (économiste, Parti de Gauche)
Jean Malifaud (mathématicien)
Corinne Nativel (géographe, université de Besançon)
Charles Hoareau (syndicaliste CGT)
Pierre Cours- Salies (professeur de sociologie, université Paris VIII)
Roger Martelli (historien, mensuel Regards)
Violaine Roussel (professeure de sociologie, université Paris VIII)
Claire Le Strat (politiste, université Paris Ouest)
Olivier Michel (professeur d'informatique, université Paris Est)
Laurent Lévy (avocat)
Françoise Guillou (concierge)
Laurent Garrouste (juriste du travail)
Safia Lebdi (vice présidente de Ni Putes ni Soumises)
Ouarda Sadoudi (présidente de l'association d'hébergement d'urgence Home)
Gaelle Rougerie (cadre administratif territorial)
Marc Gicquel (expert-comptable)
Noute Pinlet (vigile)
Nicolas Benies (économiste)
Louis-Marie Barnier (sociologue)
Didier Gélot (économiste)
Patrick Silberstein (éditeur)
Ozgur Gun (économiste, université de Reims)
Gustave Massiah (économiste, Aitec)
Daniele Kergoat (directrice de recherche au CNRS)
Jérôme Valluy (professeur de sociologie politique, université Paris I - Sorbonne)
Michel Rousseau (Marches européennes contre le chômage)
Alain Accardo (sociologue)
Jean-Marie Harribey (économiste, Bordeaux IV)
Christophe Voillot (politiste, université Paris Ouest)
Guillaume Dautel (inspecteur du travail)
Jacques Rigaudiat (magistrat)
Serge Havet (président d'AC!)
Jacques Le Bohec (professeur de science de la communication, université Lyon II)
Roland Pfefferkorn (professeur de sociologie, université de Strasbourg)
Marc Mangenot (économiste)
Patrick Viveret (magistrat)
Claude Fossé-Poliak (sociologue CNRS)
Gérard Mauger (sociologue CNRS)
Michel Husson (économiste)
Alain Chevarin (agrégé de lettres, université Blaise Pascal, Clermont Ferrand)
Christian Picquet (Gauche unitaire)
Loïc Wacquant (sociologue – Université de Berkeley)

contrelelogementcher.org

17.12.2011

Plan Hivernal : une initiative de Strasbourg face au désengagement irresponsable de l'état (article parue dans les DNA)

« Pour pallier la défaillance de l’Etat », dixit l’adjoint au maire Philippe Bies, la municipalité ouvre aux sans-abri isolés le bâtiment A de l’ancienne auberge de jeunesse René-Cassin. Financés intégralement par la Ville et la CUS, 45 lits, gérés par l’association Antenne, devraient être opérationnels d’ici deux semaines.

Priorité aux familles, réduction du nombre de places ouvertes jusqu’au 31 mars, déclenchement tardif du plan hivernal : la préfecture a revu cette année sa doctrine en matière d’hébergement d’urgence des sans-abri (lire DNA du 1 er décembre). Au grand dam des associations — gestionnaires comme militantes — spécialisées dans le social.

La Ville n’avait pas goûté le changement de stratégie rendu public fin novembre. Philippe Bies, adjoint au maire en charge du Logement social, avait qualifié la politique préfectorale « d’inacceptable ». L’élu n’est pas resté les bras ballants.
« Nous avons décidé de renforcer le plan hivernal pour pallier la défaillance de l’Etat, assène Philippe Bies. Dès la semaine prochaine, nous ouvrons aux sans-abri isolés le bâtiment A de l’ancienne auberge de jeunesse René-Cassin. »


Un accueil « inconditionnel »
C’est l’association Antenne qui va gérer le lieu et porter l’opération, évaluée à près de 100 000 €, « financés intégralement sur le budget de la Ville et de la Communauté urbaine », insiste Christian Spiry, le conseiller municipal chargé du dossier.
« Pour l’instant, nous avons l’autorisation pour 45 lits. Nous devrions en ouvrir une vingtaine dès le 21 ou le 22 décembre. Nous monterons ensuite en charge dans les semaines suivantes. Et s’il le faut, nous ferons de la suroccupation dans les limites du raisonnable », détaille Philippe Burtscher, vice-président d’Antenne chargé de toutes les opérations relevant de l’urgence hivernale.
De fait, les travaux de remise en état sommaire se poursuivent dans les étages où l’on déplore vols de chauffage et de câbles en cuivre depuis la fermeture de l’auberge l’été dernier.
L’objectif est d’accueillir des personnes isolées de façon inconditionnelle, insistent en chœur Philippe Bies et Christian Spiry. En clair, pas question de refuser les déboutés du droit d’asile ou les personnes en état d’ébriété. Avec ce bémol, les places ont été reversées dans le dispositif hivernal : ce sont donc les équipes du 115 — le numéro de téléphone de l’urgence sociale — qui orienteront les appelants vers la structure. « Nous participons à la gestion du 115. Nous serons très attentifs à la suite des événements. Pas question de filtrer les publics en fonction de leur statut », assure Philippe Bies.


Antenne devrait mobiliser 7 personnes pour organiser un accueil à deux veilleurs, 24 heures sur 24, pérenne jusqu’au 31 mars. « Nous ne mettrons pas les personnes dehors au petit matin pour les reprendre trois jours plus tard », assure Philippe Burtscher.
La Ville prévoit enfin, en cas de grand froid, d’ouvrir 40 places destinées aux familles et aux isolés dans l’ancienne crèche relais de la rue d’Or. « C’est risqué de compenser le désengagement de l’Etat. Mais nous faisons cet effort au nom du devoir de solidarité. Et nous espérons que d’ici l’hiver prochain, une autre politique sera mise en œuvre », justifie Philippe Bies.
La préfecture n’a pas souhaité hier commenter l’initiative municipale.

SOURCE DNA - MANUEL PLANTIN : http://www.dna.fr/edition-de-strasbourg/2011/12/17/plan-h...