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30.01.2008

Les galères des « choisis » de l’immigration

SANS-PAPIERS . Malgré les promesses de Brice Hortefeux, les élèves ingénieurs étrangers peinent à obtenir des titres de séjour. Témoignages.

«Accueillir davantage d’étudiants étrangers en scolarité payante», voilà la proposition 221 du rapport Attali. Le ministre de l’Immigration, Brice Hortefeux, approuve : «Ce que propose ce rapport, c’est la relance de la croissance et l’augmentation de la main-d’oeuvre qualifiée.» Soit. Ce n’est pas ce que vit Bayrem, Tunisien, élève ingénieur en mathématiques. Il a subi les mois d’attente, les rendez-vous multiples, pour sa demande de titre de séjour auprès du CROUS (Centre régional des oeuvres universitaires et scolaires).

La mécanique est fastidieuse : d’abord demander un entretien, mais impossible d’en obtenir par téléphone. Il faut y aller. Puis, une fois l’entretien accordé, l’étudiant doit apporter une montagne de documents : «Pas juste ta carte d’étudiant, il te faut tout !» en rigole Bayrem. Seulement après, ils reçoivent le récépissé. Presque un sésame, puisqu’il tiendra lieu de « papiers » jusqu’à l’obtention du titre. L’avoir en poche peut être considéré comme un exploit. Une machine en panne et il faut tout reprendre à zéro. Olfa, elle aussi élève ingénieur, en a fait l’amère expérience. Recommencent alors les heures d’attente dans

les locaux surchargés du CROUS. De retards en rendez-vous manqués, la procédure s’enlise au point d’annuler plusieurs mois d’études prévus à l’étranger. Étudiante marocaine, Najoua n’a pu compléter sa formation au Canada comme elle le souhaitait, faute de carte de séjour.

Il faut toujours attendre. Attendre que la préfecture se manifeste, quand elle ne vous oublie pas… C’est le cas de Zineb qui, voulant rentrer chez elle pour Noël, a découvert que la préfecture avait sa carte de séjour « depuis un bail ». Sans cette carte, les étudiants n’ont plus droit aux aides au logement et loupent des journées de cours. Chaque année, il faut tout recommencer. Pis, les procédures changent d’une année à l’autre. «Il faut connaître toutes les combines», s’amuse Bayrem.

Mais avoir ces papiers n’est pas toujours suffisant. La situation se corse pour les stages, obligatoires en école d’ingénieurs, puis pour l’emploi. Pour recruter un immigré, les entreprises doivent justifier qu’aucun Français n’a pu pourvoir au poste. C’est la préférence nationale. Alors les entreprises truquent, profitent de la durée du stage pour affirmer qu’aucun Français n’a pu prendre le poste.

Tel est, à contre-courant des propos de Brice Hortefeux, le quotidien de ces élèves ingénieurs archétypes de l’immigration choisie. Tous, entreprises et étudiants, s’interrogent sur les raisons de ces méandres bureaucratiques.
Source l'Humanité - click - y'a plein d'autre chose à lire

05:55 Publié dans Témoignage | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Immigration, Expulsions, Europe | | |  Facebook

Commentaires

C'est vrais que les étudiants étrangers galèrent, pour obtenir leur titre de séjour, pour étudier et pour trouver un travail à l’issu de leurs études, mais dans votre article vous exagérez trop et vous n'apporter pas une bonne information.
Il ne suffit pas de rester chez sois et fabriquer un article avec des noms inventé (Bayrem, Zineb, Najoua ...) et raconté des expériences bidons qui n'ont jamais existé.
Vous avez écris cet article selon la façon dont vous imaginez les choses et non ce qui existe dans la réalité.

Si vos chefs vous demande d’écrire une vingtaine d’article par jour c’est normal que vous racontiez des SALADES.

Sortez de votre bureau et aller sur le terrain !

Écrit par : brabro | 30.01.2008

N'importe quoi, l'humanité on aime ou pas mais les témoignages ne sont malheureusement pas bidon
c'est du journalisme d'investigation

Écrit par : zob la mouche | 30.01.2008

Je suis ingénieur informaticien. J'ai une trentaine de promesses d'embauche de la part des entreprises reconnues en France. Mon dossier est bloqué dans les services d'une préfecture du 92 depuis 18 mois. Effectivement il y a beaucoup de compétences de nationalité étrangères qui peinent à obtenir un permis de travail en France. Tout le monde a compris que l'administration ne veut rien faire pour ces gens. Mais personne ne comprend pourquoi elle ne le fait pas pour les entreprises françaises, le trésor public, ...etc.

Écrit par : toto | 30.01.2008

Il n'y a pas une réalité : il y a des réalités et il faut bien admettre qu'il s'agit d'exemples vraiment bidons. Lorsque l'on voyage dans un pays, on cherche tout de suite le Guide Vert pour savoir qu'est-ce qu'on visite. Ainsi, lorsque l'on s'installe en France, on doit pouvoir manier la loi (se renseigner un minimum sur le système) pour pouvoir mieux le supporter. Personnellement, je suis ingénier informaticien et étranger : je n'ai pas eu du mal à faire valoir mes droits lorsque j'ai pointé mes droits, les obligations des autorités et les devoirs des deux "parties" - tout ça avec le code civil à la main.

Conclusion : il n'y a pas d'immigrés "choisis" ou "refusés" - il y a seulement ceux qui s'adaptent (voire s'intègrent dans) au système. Et l'intégration est un processus qui ne supporte pas la passivité et l'assistance...

Écrit par : Charlie | 31.01.2008

Les commentaires sont fermés.

 
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