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31.08.2008

Bancs publics, chevalets de torture, dispositifs anti sdf

Un reportage photos de schlomoh incontournable

Strasbourg : le match Démolition/Construction continue son bobo de chemin

Strasbourg : le match Démolition/Construction continue son bobo de chemin

Démolitions 195 / Construction 0

Par Collectif SDF Alsace

Le match des sans-abri et mal logés de Strasbourg contre les bobos est-il perdu ?
Nous apprenons grâce à ADL Info, que la première annonce légale d’un important bailleur “social” de Strasbourg et CUS (Communauté Urbaine) à savoir, Cus Habitat, vient de paraître.

L’opposition-Keller qui pourtant est réapparue depuis peu sur l’affaire TGV, le Plafond qui nous tombe sur la tête, et qui se promène détendue et souriante sur les marchés, reste silencieuse lorsqu'il s'agit d'une certaine "catégorie" de Strasbourgeois.
Rien de surprenant me direz-vous, car dans ce genre d’affaire à Strasbourg, tout le petit monde politique semble s’entendre parfaitement depuis longtemps.

En effet, Cus-habitat annonce pas moins de 195 démolitions de logements, de 27 pavillons et d’1 maison avec annexes, dans un silence fracassant.

Rien de neuf dans le paysage Strasbobo, on démolie toujours avant de construire, et les constructions prévues ne sont pas accessibles aux personnes les “plus modestes”; les "salauds de pauvres" quoi.
Nous n’oublions pas que des chalets pour sans-abri, sont prévus d’ici la fin de l’année sur un terrain inondable, et bien excentré.

À quand l’algéco à la campagne ?
En fait la “délocalisation” des pauvres a commencé. Certains bailleurs “sociaux” n’hésitent pas à faire pression sur les associations “sociales”.
La méthode est sournoise et ne fonctionne que grâce au silence coupable de tous.

Il s’agit tout simplement d’obliger l’association X, à prendre en “chrs” une famille, sinon il n'y aura plus de logement pour les "usagers" de l’association X.
Cette famille qui a rencontré un “incident” de parcours avec quelques impayés de loyers se voit “prit en charge” afin de “l’aider” à faire face.
Bref, la voilà obligée de déménager, vers un de nos chouettes bleds, loin de Strasbourg.
Les allers-retours pour bosser, la scolarité des gosses, le déracinement ?
On s’en fou, z’avez qu’à pas être pauvres.

Et tout notre petit monde politique est content, car “aider” ne coûte pas grand chose puisque la famille paye son loyer, et ses charges.
La DASS donne juste trois francs, six sous pour justifier la “prise en charge” et le tour est joué.

Strasbourg : Un centre ville transformé en centre commercial
Pour plaire aux zeuros députés, aux touristes et à ses bobos, Strasbourg n’hésite pas à utiliser tous les moyens : mobilier anti-citoyens, bancs anti-clochards, vidéo-surveillance, délocalisation des pauvres, démolitions des immeubles à loyer modéré…

Jusqu’où peut aller l’inacceptable ?

RSA : la naissance d’un régime de précarité assistée

Par Serge Paugam

[Serge Paugam est directeur d’études à l’EHESS, l'Ecole des hautes études en sciences sociales, Ndlr]

En 1988, la première mesure sociale du second septennat de François Mitterrand fut le vote de la loi sur le RMI. Vingt plus tard, Nicolas Sarkozy propose l’instauration d’une contribution de 1,1 % sur les revenus de placement et de patrimoine pour financer la mesure phare de la politique sociale du gouvernement : le RSA. Si le RMI avait été salué comme une grande avancée sociale et voté à la quasi-unanimité à l’Assemblée Nationale, le RSA risque d’apparaître nettement moins consensuel. A droite, des voix commencent à s’élever pour protester contre l’instauration de cette nouvelle taxe sociale, à gauche des interrogations subsistent sur le bien fondé d’une mesure dont les effets sur la reprise d’emploi ne sont pas démontrés et qui risque de modifier en profondeur le fonctionnement du marché du travail en institutionnalisant ce que l’on peut déjà appeler le RPA, le «régime de précarité assistée ».

LIRE LA SUITE SUR MEDIAPART

30.08.2008

TOULOUSE : Les SDF du canal sommés de lever le camp par la municipalité PS

Des SDF qui campent le long du canal du midi et devant la gare matabiau sont sommés par la mairie socialiste de vider les lieux avant le 8 Septembre. Comme solution, la municipalité PS propose aux sans-abri de téléphoner au 115 !!!

Le comité Dal a rencontré hier soir ces personnes  et ont entamé une discusson. Au final, est décidé :

Manifestation mardi 02 septembre à 18h départ du campement vers la place du capitole

Une demande de rendez-vous sera faite au Maire Mr Cohen

Un appel est lancé à toutes et tous pour venir les soutenir le 8 septembre date de l'expulsion


La dépêche - Paul Cazalbou : Les SDF du canal sommés de lever le camp
Pierre Cohen (PS) veut démanteler le village de tentes installé près de la gare.

C'est à la difficile situation qui perdure depuis des mois que la municipalité a décidé de mettre un terme. Hier matin Pierre Cohen s'est rendu sur les bords du canal au niveau de la gare routière pour délivrer son message aux occupants des lieux. Un message en forme d'ultimatum et un feuillet remis aux personnes présentes (dont certaines ne comprennent pas le français) qui les invite à quitter les lieux avant le 8 septembre. Trois options leur sont proposées dans le document pour ne pas retourner dans la rue : appeler le 115, discuter avec les agents de l'équipe mobile sociale et de santé qui va se rendre sur place cette semaine et enfin prendre contact avec le pôle d'accueil, d'information et d'orientation.

Et sinon ?
Le maire, qui a donné une conférence de presse hier à 14 h 30 au Capitole avec son adjointe a la solidarité et a la politique de la ville, Claude Touchefeu, entend rétablir « le droit républicain ». Il parle d'une situation « complexe et préoccupante qui est devenue inacceptable suite au meurtre d'une jeune fille jetée dans le canal début août, à l'instauration de rapports de type dominant dominés à l'intérieur du groupe et à la présence d'enfants en bas âge. » À la question : « Y aura-t-il oui ou non usage de la force publique pour faire évacuer le campement ? », Pierre Cohen répond : « Il en va de ma responsabilité et de celle de l'État, et si cela s'avère nécessaire nous procéderons à l'évacuation des lieux. » Claude Touchefeu complète en précisant qu'une solution est notamment en train d'être trouvée pour une famille qui vit là-bas avec des enfants. Sur place, les occupants des tentes sont plutôt pessimistes sur leur sort. « On nous propose d'appeler des numéros que nous connaissons bien. À chaque fois les centres d'accueils sont complets ou nous refusent à cause des chiens. » s'exclament-ils avant d'achever en prévenant qu'ils seront toujours la dans huit jours. « Faute de véritable solution on va simplement nous déplacer ».

Entre compréhension et soutien, les riverains réagissent à l'ultimatum
Après plusieurs mois de cohabitation forcée avec les campeurs du Canal, les habitants du quartier vont sans doute accueillir la décision municipale avec soulagement.
Mère de deux enfants qui courent autour d'elle, Christine, une riveraine, souligne toutefois que « les SDF ne m'ont jamais posé aucun problème ». À la lecture de la lettre de la mairie, elle réagit spontanément : « On leur propose encore des structures d'accueil qui ne correspondent pas à leur mode de vie ». Et quand à l'expulsion programmée elle se dit désolée de vivre dans une société où tout se règle par le « flic ».

Tayeb qui travaille non loin de là expose un point de vue différent : « ça me gène qu'on soit obligé d'en arriver là. La mairie doit bien sûr les aider à se réinsérer mais elle ne peut pas tout résoudre. Il faut que les marginaux acceptent par exemple de faire une croix sur certaines choses comme leurs chiens. »


D'autres articles sont disponibles
journal 20mn
Toulouse7News

700 organisations et 90 000 personnes à ce jour dénoncent EDVIGE, un fichier liberticide et annoncent une conférence de presse le 9 septembre

Communiqué de presse
Paris le 29 août 2008
Contact presse Bas-Rhin : Kébir JBIL 06 76 47 62 57

700 organisations et 90 000 personnes à ce jour
dénoncent EDVIGE, un fichier liberticide
et annoncent une conférence de presse le 9 septembre


12 associations et organisations syndicales (AIDES, la CFDT, la CGT, le Collectif contre l'Homophobie et pour l'égalitédes droits, la Fédération nationale de l'Autre Cercle, la FSU, l'Inter-LGBT, IRIS, la Ligue des Droits de l'Homme, le Syndicat des Avocats de France, le Syndicat de la Magistrature, l'Union Syndicale Solidaires) déposent ce jour un recours au Conseil d'Etat contre le décret du 27 juin 2008 portant création d'un traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé « EDVIGE ».

Elles entendent ainsi dénoncer un fichier qui, loin de n'être que la réactualisation du décret du 14 octobre 1991 relatif aux fichiers gérés par les services des renseignements généraux, aggrave considérablement l'atteintes aux libertés en permettant le fichage des individus dès 13 ans, la mise en fiche de données dites sensibles comme les origines « raciales » ou ethniques ou qui sont relatives à la santé ou à la vie sexuelle des personnes. De manière plus générale, le fichier EDVIGE confond les missions des renseignements généraux et celles des services de police en amalgamant des finalités fort différentes.

Réunies en Collectif « Non à EDVIGE », près de 700 organisations et associations et près de 90 000 personnes ont signé la pétition en ligne « Pour obtenir l'abandon d'EDVIGE » http://www.nonaedvige.ras.eu.org et, pour certaines d'entre-elles, se sont engagées dans des actions de signatures de la pétition par les citoyens sur la voie publique.

Après la réunion du Collectif le 28 août, il a été décidé d'organiser une conférence de presse publique le 9 septembre prochain à 11 heures à la Bourse du travail salle Croizat. Y sera développé le point de vue des associations de défense des droits humains et des libertés, des associations LGBT, des organisations de défense des droits des mineurs, des associations de défense des malades, des organisations syndicales et des citoyens mobilisés contre un tel projet.

Les différentes actions envisagées contre ce fichier liberticide seront dévoilées à cette occasion.

Contact presse Bas-Rhin : Kébir JBIL 06 76 47 62 57

07:39 Publié dans Action | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : non a edvige, fichier de police, répression, france, sarkosy | | |  Facebook

Denis Clerc : "Le RSA risque d'augmenter le travail à temps partiel"

Denis Clerc, membre, en 2005, de la commission présidée par Martin Hirsch
LE MONDE - Nicolas Sarkozy a détaillé, jeudi 28 août, le dispositif du revenu de solidarité active (RSA). Cette prestation a un double objectif : inciter les allocataires de minima sociaux à reprendre un emploi et améliorer le pouvoir d'achat des travailleurs pauvres. Sans condamner la réforme, Denis Clerc en souligne de possibles effets pervers. Ce conseiller de la rédaction d'Alternatives économiques fut membre, en 2005, de la commission présidée par Martin Hirsch qui a promu l'idée du RSA. Il publiera, le 23 septembre, La France des travailleurs pauvres (Grasset).


Quel jugement portez-vous sur le RSA?
Un jugement nuancé : cela réduira (un peu) la pauvreté laborieuse, mais avec le risque d'augmenter les miettes d'emploi.

Pensez-vous que le RSA encouragera les employeurs à proposer des emplois à temps partiel ?

Le risque existe. Certains emplois à temps très partiel qui ne trouvent pas preneurs aujourd'hui pourraient bien, demain, être pourvus, car un complément de revenu social sera versé à ceux qui les occuperont. Non seulement les salariés seront plus enclins à les accepter, mais, probablement, ils seront contraints de le faire. Dans la nouvelle logique de droits et de devoirs, il y aura davantage de pression sur les candidats pour qu'ils acceptent ces emplois, qui sont paupérisants. L'Etat est déjà complice de cela puisqu'il incite, par des déductions fiscales et des baisses de cotisations sociales, les particuliers à multiplier ces emplois. Deux secteurs d'activité sont très exposés : les services à domicile (où la durée de travail hebdomadaire moyenne est de huit heures) et l'hôtellerie restauration. La France compte déjà 1,75 million de travailleurs pauvres.


Craignez-vous un blocage des salaires ?

Non, mais le RSA pourrait avoir un effet indirect. La plupart des emplois qui seront occupés par les bénéficiaires du RSA seront à des niveaux proches du smic. Or les salariés au smic bénéficient de forts allégements de cotisations. Cela incite les employeurs à ne pas augmenter les salaires pour ne pas perdre ces avantages. Ce mécanisme pervers risque donc de s'accentuer.

L'Etat doit-il subventionner des emplois paupérisants? Faut-il plutôt sanctionner les entreprises qui les proposent?

Il faut subventionner l'emploi au bénéfice des personnes qui n'arrivent pas à en trouver car l'employeur les soupçonne d'une productivité faible. Mais il faut aussi sanctionner les employeurs qui profiteraient du RSA pour multiplier les emplois indignes. On doit manier à la fois la carotte et le bâton.

Pour l'heure, on crée la carotte mais pas le bâton…

L'absence, dans le projet de loi RSA, d'obligations pour les employeurs est une lacune. Il faut obliger les branches à ouvrir des négociations sur les bas salaires et la réduction des emplois à temps partiel. Il faut aussi imposer une évaluation annuelle de la réforme pour vérifier que les emplois précaires ne se multiplient pas.

Pourrait-on limiter les effets pervers potentiels du RSA ?

Oui, en commençant à verser le RSA à partir d'un tiers-temps et non dès la première heure de travail, comme prévu. Verser le RSA à partir de onze heures trente de travail hebdomadaire moraliserait le marché du travail et permettrait d'allouer un complément de revenu plus élevé. Les salariés incités à occuper des emplois d'une durée inférieure pourraient légitimement les refuser puisqu'ils ne seraient pas éligibles au RSA.

Pour ne pas pénaliser les plus en difficulté, ceux qui ne sont pas en mesure de reprendre tout de suite un emploi à temps plein – ou même à mi-temps –, on pourrait imaginer que des associations spécialisées ou des chantiers d'insertion les aident dans leurs premiers pas sur le marché du travail.

Le RSA va-t-il faire baisser le taux de pauvreté?

Ce n'est pas une arme telle qu'elle permette à plus de 1 million de personnes de sortir de la pauvreté. Si on arrive à 500000, ce sera bien. La mesure que je propose (réserver le RSA aux gens qui travaillent au moins un tiers-temps) permettrait, avec la même somme dépensée, de sortir 800 000 à 900 000 personnes de la pauvreté.

Ces chiffres paraissent faibles au regard de l'ambition du gouvernement de faire baisser la pauvreté d'un tiers d'ici à 2012.

C'est peu, sauf qu'il peut y avoir une dynamique. Aujourd'hui stagnent dans la pauvreté des gens qui n'ont pas accès à l'emploi. Le RSA peut avoir un rôle incitatif. Néanmoins, les freins au retour à l'emploi sont très peu monétaires. Ils sont bien davantage liés aux problèmes de mobilité, de santé ou de garde d'enfant. La dynamique ne sera enclenchée que si l'Etat et les partenaires sociaux font un très gros effort de formation et de soutien envers les personnes les plus en difficulté, qui sont aujourd'hui complètement laissées à l'abandon.

Propos recueillis par Emmanuelle Chevallereau - LE MONDE

Jeudi Noir chez Christine Boutin: bilan affligé d’une heure de dialogue de sourds

C’est dans la plus républicaine des cordialités que Christine Boutin a reçu mardi après-midi une délégation du collectif Jeudi Noir. Ambiance charmante. Si Mme Boutin était ministre de la Politesse, nous serions comblés. Hélas, il paraît qu’elle est ministre du Logement.

Le collectif des galériens du logement était entré plein de bonnes intentions et de fols espoirs. Nous avions même proposé «10 mesures gratuites pour ministre sans le sou ni imagination»[1]. Mais force est de constater que ce n’est pas l’argent ou l’imagination qui font le plus défaut, mais la volonté politique de s’attaquer vraiment à la crise du logement. Petit bilan affligé d’une heure de dialogue de sourds…

Tout d’abord, le plus choquant : le projet de loi Boutin entend détricoter l’article 55 de la loi SRU qui impose 20 % de logements sociaux aux communes, en y incluant l’accession à la propriété. Mme Boutin justifie ainsi cette attaque à la mémoire de l’abbé Pierre, qui avait contré in extremis une tentative semblable en 2006 : «Je n’ai pas envie de mettre les élus en accusation. De toute façon, tous les maires de France veulent loger leurs habitants.» Evidemment, comme la loi SRU était basée sur le constat irréfutable que certains édiles locaux ne voulaient pas loger les pauvres, il est assez logique de détricoter cette loi embarrassante… Et surtout, le but est de parvenir aux sacro-saints 70 % de propriétaires imposés par la promesse électorale de Nicolas Sarkozy. Même si la ministre murmure benoîtement qu’elle est opposée à cet objectif trop élevé : «Je ne veux pas dépasser ces 70 %. Je pense même que c’est un peu trop.» Le portrait de Nicolas Sarkozy a semblé vaciller un instant…

Ensuite, Jeudi Noir pensait organiser une collecte pour le budget de Christine Boutin, qui va diminuer cette année de 7 %. Mais il ne s’agit là que d’une «apparence» nous a rassurés cette dernière, qui nous a murmuré son astuce : «Ce qui me manque sur mon budget, je vais le récupérer sur le 1 % logement» (sic). Il suffisait d’y penser…

En parlant des abus du 1 % logement (frais de fonctionnement considérables, dépenses somptuaires, copinage etc etc.), nous nous demandions pourquoi elle s’est opposée à notre demande de création d’une commission d’enquête parlementaire : «Mais parce que le projet de loi va régler cette question. On a eu un accord avec le 1 %, c’est classé, c’est du passé.» Les patrons de l’UIMM qui gèrent le 1 % peuvent respirer, Christine Boutin veille sur eux. Mais est-ce que quelques parlementaires courageux s’attaqueront à cette forteresse ?

Enfin, Jeudi Noir était venu avec un cadeau pour sa ministre préférée : un bidon d’essence d’une valeur de 15 euros, symbole des coûts cachés de la maison à 15 euros (déplacements pour se rendre à son travail à cause de l’étalement urbain de ces demeures loin des centres-ville et chauffage pour ces maisons trop bon marché pour être bien isolées). Résultat : quatre cars de CRS et un labo anti-terroriste qui ont intercepté le colis piégé à base d’eau du robinet et une réplique mémorable de la ministre, confrontée au constat que de telles maisons sont bien peu écolos : «On n’est pas obligé d’être écologiste !» (re-sic).

En effet, on n’est même pas obligé d’être une ministre compétente. Inutile de dire que les mouvements de mal-logés vont se rencontrer la semaine prochaine pour préparer les mobilisations contre le projet de loi Boutin, et que la ministre de la Politesse aura intérêt à être un peu plus convaincante !

[1] Et en bonus l’abrogation du crédit d’impôt sur les emprunts immobiliers voté dans le paquet fiscal rapporterait même 4 milliards d’euros !

• Manuel Domergue • http://ministeredelacrise.blogs.liberation.fr/

La version officielle de CriCri, sur le site du ministère... Il y à même une petite vidéo...

Présidence Française de l'UE : L'accès au logement à l'agenda

  • Présidence Française de l'UE > L'accès au logement à l'agenda : L'accès au logement dans l'UE constituera le fil conducteur du volet logement de la Présidence française de l'UE. Cette problématique commune aux Etats-membres est non seulement d'actualité compte tenu de la situation de tension sur les marchés du logement et de retour de cycle consécutif à la crise des sub-primes mais également au coeur des réflexions communautaires engagées sur la cohésion territoriale, la révision de l'agenda social, la réforme de la politique de cohésion ou encore la politique énergétique. 5 grands évènements vont rythmer les travaux de la Présidence française autour de la question de l'accès au logement:
    • 15-16 octobre Marseille : Septième table ronde sur la pauvreté et l'exclusion sociale, PFUE
    • 28-29 octobre Paris : Deuxième forum sur les services sociaux d'intérêt général (SSIG), PFUE
    • 5 novembre Paris : Accès au logement : nouveaux défis sociaux, nouveaux enjeux territoriaux, CECODHAS-USH
    • 20 novembre Strasbourg : Accès au logement des personnes défavorisées : Intergroupe Urban-Logement du Parlement européen- Forum européen du Logement
    • 24 novembre Marseille : Accès au logement des personnes ayant des difficultés à se loger sur le marché, réunion des ministres européens du logement, PFUE
  • En savoir plus : site de la Présidence française de l'UE - Programme de travail Logement - Développement urbain - Cohésion territoriale

Sans domicile fixe à Dax

Petit rappel : Depuis 4 ans Emmanuel Klein "anime" une association La Fraternité qui sans aucune aide va à la rencontre des sans-abri et leur procure un minimum vital...
En 4 ans il a obtenu : harcèlements par la police (sous forme de pv, contrôle, etc), Des procés, des convocations....
Lorsque le mouvement edq a vu le jour, un campement "visible" a été monté. Les demandes portaient sur un accueil de jour, un hébergement pérenne... Bref le PARSA. Ils ont obtennus encore plus de répression.
Le Collectif SDF Alsace est solidaire des copains de DAX qui n'ont jamais "lâchés"... merci les amis

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Sans domicile fixe à Dax.

L’association « Droit au logement » a été reçu par les élus pour évoquer le dossier de l’accueil de jour. Celui-ci avance avec des fonds et des locaux en vue. Vidéo interview : Emmanuel Klein porte parole du DAL de Dax et Jean Batiste Eyraud, président du DAL : http://www.p2rprod.com/Dax-Droit-Au-Logement.html

06:18 Publié dans Action | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sans-abri, sans domicile fixe, dax, parsa, mal logement | | |  Facebook

Evolution de La Poste en Société Anonyme

Communiqué de La Poste

Jean-Paul Bailly, Président du groupe La Poste a informé ce matin (28 août 2008) son conseil d'administration de sa décision d'adresser dans les prochains jours au gouvernement un dossier sur la transformation de l'entreprise publique en Société Anonyme en vue d'une augmentation de capital.

Alors que La Poste sera confrontée à l'ouverture totale à la concurrence sur l'ensemble de ses activités au 1er janvier 2011, celle-ci doit pouvoir jouer à armes égales avec ses concurrents en France comme à l'étranger. La Poste doit poursuivre sa politique d'investissements industriels en faveur de la modernisation et de l'amélioration de l'efficacité de ses métiers (courrier, colis, banque, enseigne) pour être un grand groupe européen leader dans ses activités. En dépit du bilan très positif de ces dernières années, La Poste ne dispose que d'une enveloppe très limitée de croissance externe qui ne lui donne pas les moyens d'assurer la politique de développement ambitieuse et nécessaire de ses métiers et de saisir les opportunités.

En effet, La Poste souhaite assurer le développement de toutes ses activités et en particulier :

. compléter la gamme de services du Courrier en France et se mettre en position d'acquérir ou de développer des opérateurs alternatifs de courrier en Europe ;
. compléter le dispositif Express européen (Allemagne, Espagne, Italie notamment) et procéder à quelques acquisitions ciblées hors d'Europe ;
. compléter certains des pôles de compétence de la Banque ;
. poursuivre la modernisation de son réseau de points de contacts.

En tant qu'établissement public, La Poste ne dispose pas aujourd'hui des moyens de financement dont disposent ses concurrents dont la quasi-totalité opèrent sous statut de société commerciale et qui pour beaucoup d'entre eux ont d'ores et déjà ouvert leur capital.

Une ouverture du capital de La Poste par augmentation, c'est-à-dire en donnant au Groupe de nouvelles ressources financières, se fera dans le cadre suivant :

. les missions de service public, telles que définies dans les lois de 2005 et 2008 et réaffirmées par la signature le 22 juillet dernier entre l'Etat et La Poste du contrat de service public 2008-2012, seront maintenues et développées : le service universel du courrier, la présence territoriale, l'accessibilité bancaire et la distribution de la presse ;
. la situation des personnels restera inchangée, fonctionnaires comme salariés ;
. La Poste restera une entreprise publique, l'Etat conservant une majorité de son capital.

Jean-Paul Bailly a confirmé son objectif de faire du groupe La Poste, un groupe de services de proximité, multi-métier, multicanal et leader européen. Il a réaffirmé sa volonté de conserver l'unité et la cohésion du groupe La Poste, et de poursuivre le développement de chacune de ses activités (courrier, colis, banque et enseigne), car le portefeuille d'activités actuel, cohérent et équilibré, fait la force et la vraie stabilité du Groupe.

A propos du groupe La Poste

Entreprise publique depuis 1991, La Poste exerce de nombreuses activités, structurées en quatre métiers : le courrier, le colis express, La Banque Postale et l'Enseigne La Poste. En 2007, 71 % de l'activité du Groupe ont été réalisés sur des marchés en totale concurrence. Avec plus de 280 000 collaborateurs, La Poste est la première entreprise employeur de France et contribue à près de 1 % du PIB national. Chaque année, les plus de 17 000 points de contacts de La Poste accueillent 45 millions de clients particuliers et 3,5 millions de clients entreprises. L'appareil industriel de La Poste lui permet de traiter et d'acheminer 30 milliards d'objets par an. En 2007, La Poste a réalisé un chiffre d'affaires de 20,8 milliards d'euros, en croissance de 3,8 %, dont 16,1 % à l'international.
Au coeur des échanges depuis toujours, La Poste est une entreprise proche de chacun, accessible à tous et un acteur incontournable du développement de la société. A l'horizon 2012, La Poste a pour ambition de devenir un groupe européen de services qui fait du développement responsable sa finalité profonde.

05:54 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : la poste, france, privatisation | | |  Facebook

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