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30.05.2009

CIMADE 67 CONFÉRENCE DE PRESSE LE 02 JUIN

Comme vous savez, à partir du 2 juin 2009, le « marché » de la rétention sera découpé en 8 lots et attribué à différentes associations. Depuis le jour où cela a été annoncé par décret et appel d’'offres, la Cimade n'’a cessé d'’alerter l’'opinion sur les conséquences que cela aurait : perte de la vision nationale de ce qui se passe en rétention, traitement inégal des dossiers des personnes retenues, changement de la nature de la mission d’accès aux droits en simple mission d’information.

Elle s’est opposée au ministère par le biais de procédures juridiques et de campagne de pétitions et de lettres. Dans ce travail d’information et dans ce combat juridique la Cimade n’a jamais été seule, de nombreuses associations ont été et sont toujours à ses côtés : le GISTI, la LDH, l’ACAT, le SAF, Amnesty, RESF, le secours catholique pour en citer quelques unes. Même si le 2 juin nous ne serons plus présents dans les centres de rétention de Geispolsheim et de Metz puisqu’ils font partis du lot attribué à l’'Ordre de Malte cela n’est pas le point final de notre action. Nous serons plus que jamais, avec les autres associations, vigilants sur ce qui se passera en rétention et dénoncerons toutes situations contraires aux droits de l’'homme. Nous vous invitons à une conférence de presse :

Le mardi 2 juin à 13h place Kléber

Cela durera ½ heure et il y aura l’'exposition sur les centres de rétention (les panneaux seront distribués et tenus par chacun) Merci de nous dire si vous pouvez venir par retour de mail avant vendredi 29 mai. Il serait important qu’il y ait des représentants d’'autres associations et des prises de paroles au titre de ces associations (merci de nous le faire savoir).

Pour la Cimade,

Françoise Poujoulet, Déléguée Nationale en Région.

07:21 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cimade, strasbourg, bas-rhin, cra, sans-papiers | | |  Facebook

Polémique à Morlaix autour des grilles anti-marginaux

Depuis quelques jours les clôtures qui entourent deux lieux emblématiques où se retrouvaient les marginaux de la ville font pour le moins débat à Morlaix. Mardi, Albert Jacquard lui-même, de passage dans la ville, s’est ému d’une initiative jugée discriminante vis à vis des plus démunis. Des militants d’associations de défense des droits de l’homme et des élus ont dénoncé également une initiative qui "ajoute de l’exclusion à l’exclusion”.

“C’est ridicule, du grand n’importe quoi, s’indigne Michel Le Saint, élu vert de Morlaix. On a mis des clôtures autour d’un arbre où les marginaux venaient s’installer pour se protéger de la pluie. On les traite comme si c’était des animaux nuisibles. C’est scandaleux. On ne traite pas les problèmes d’intégration sociale avec des grilles”.

De son côté, la maire divers droite de Morlaix Agnès Le Brun dénonce  “l’instrumentalisation d’un non-évènement” et une polémique qui ressemble à de la pure “démagogie dans un contexte préélectoral”. Evoquant le second endroit entouré de clôtures et flanqué d’un panneau “accès interdit au public” où se retrouvaient les marginaux - un abord de rivière près du centre-ville dénommé “Morlaix-Plage” - elle met en avant un phénomène de “ghettoïsation” auquel selon elle ces lieux participaient.

Donner un endroit à l’abri des regards où des personnes désocialisés, en grande souffrance s’alcoolisent du matin au soir en jouant au boules, c’est le contraire d’une politique qui réinsère, qui accompagne et prend en charge”, s’insurge-t-elle défendant une politique sociale municipale volontariste, avec un CCAS (1) et des travailleurs sociaux “extrêmement actifs”.
“L’espace public est pour tout le monde, il faut que les gens se mélangent et les marginaux doivent aussi accepter de se mélanger avec les autres”, insiste-t-elle, rappelant également que ces grillages avaient été érigés après les travaux d’un groupe de réflexion associant travailleurs sociaux, riverains, commerçants et direction générale des services.

Une chose est sure, la confiscation d’espaces publics jugés un peu trop accaparés par les marginaux n’est pas l’apanage de la municipalité actuelle à Morlaix. Déjà, la majorité du maire socialiste précédent Michel Le Goff avait condamné l’accès à un bord de rivière fréquenté par des marginaux et amputé des lavoirs couverts où ces mêmes personnes pouvaient s’abriter. Le centre d’accueil situé en centre-ville avait également été transféré à la périphérie de Morlaix.

Cette politique s’est accentuée avec l’actuelle majorité, estime Michel Le Saint. Mais supprimer des lieux où ces gens, considérés comme indésirables, se retrouvent, ne fait que déplacer le problème. Si on pousse celle logique parfaitement discriminatoire jusqu’au bout, il faudra bientôt mettre des grilles à l’entrée de la ville et seulement laisser passer les gens bien comme il faut”.

Pour l’heure, un collectif de "défense des espaces publics" s’est constitué et espère faire tomber les grilles de Morlaix. A commencer par celles qui interdisent l’accès à l’If de la rue de Brest, dont le principal défaut serait d’être situé sous les fenêtres d’une nouvelle résidence de standing, mais aussi celles de “Morlaix-plage”.

“Contrairement à ce que dit madame le maire, il n’y a jamais eu de problèmes à Morlaix-Plage, assure Claire Bihan, du collectif. Ces marginaux ont certes des chiens qui peuvent faire du bruit et faire peur à certaines personnes mais ils sont bien connus à Morlaix et ne sont absolument pas agressifs. Dès 20h, tous les soirs, ils ont rejoint les lieux où ils sont logés. N’ont-ils pas le droit eux aussi de profiter de l’espace public? J’ai honte d'habiter une ville qui a fait ça”.

05:49 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : morlaix, sdf, sans-abri | | |  Facebook

Pôle emploi veut que les départements financent le suivi renforcé des allocataires du RSA

LE MONDE - La généralisation du RSA ne tombe pas bien pour Pôle emploi. La très forte augmentation du chômage rend plus difficiles les missions du service public, qui devra, en plus, à partir du 1er juin, accueillir les demandeurs de cette nouvelle prestation.

Vendredi 29 mai, le ministère de l'économie devrait confirmer l'augmentation du chômage au mois d'avril, une hausse continue depuis un an. Mardi, l'Unedic annonçait 639 000 chômeurs de plus en 2009 et, jeudi, le Bureau international du travail a dit ses craintes d'un "record absolu avec 210 à 239 millions de chômeurs dans le monde et une augmentation de 39 à 59 millions en 2009".

Christian Charpy, directeur général de Pôle emploi, se veut rassurant sur l'arrivée des bénéficiaires du RSA. "Nous avons déjà 45 000 agents et nous pourrons dégager des moyens, d'autant que la montée en charge va être progressive, tous ne vont pas s'inscrire le 1er juin", a-t-il expliqué.

L'inquiétude règne pourtant au sein du personnel. Régis Dauxois (FO) critique une direction "incapable d'évaluer la charge de travail supplémentaire".

Sur le 1,2 million de bénéficiaires du RMI, un petit tiers était pris en charge par l'ANPE. La proportion, avec le RSA, devrait être inverse. Soit un afflux de près de 400 000 personnes. "Avant, explique Martin Hirsch, le haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, même quand l'ANPE allait bien, les RMistes étaient laissés de côté. Là, les bénéficiaires du RSA seront traités comme tous les demandeurs d'emploi qui auront affaire à un service public surchargé."

Pour faire face, Pôle emploi a soumis une convention cadre à l'Association des départements de France (ADF) proposant un accompagnement renforcé des bénéficiaires du RSA, à la charge financière des départements. Comme en 2005, quand une convention avait été signée pour la prise en charge des RMistes.

L'ADF n'en a pas voulu, trouvant l'addition trop salée. Pour Claudy Lebreton, président de l'ADF et du conseil général (PS) des Côtes d'Armor, "la loi précise que Pôle emploi doit assurer une prestation normale à destination des titulaires du RSA, sans que les départements n'aient à payer en plus". Selon lui, beaucoup de conseils généraux considèrent de plus que ce n'est pas obligatoirement Pôle emploi qui doit assurer cette mission. "Je me pose la question, confie M. Lebreton, de créer un service public pour faire cet accompagnement, au vu des tarifs proposés par Pôle emploi."

Pour M. Hirsch, la démarche de Pôle emploi reste normale. "Si les départements estiment que les allocataires du RSA nécessitent un accompagnement renforcé, il est normal que Pôle emploi leur dise ne pas en avoir les moyens et les mettent à contribution", explique-t-il. A contrario, dit M. Hirsch, "si certains départements ont été déçus par Pôle emploi ces dernières années et qu'ils veulent travailler avec un autre partenaire, c'est de leur responsabilité, on leur laisse la liberté."

Le directeur de Pôle emploi relativise le problème. "Nous allons signer des conventions avec la grande majorité des départements, dit M. Charpy, comme nous venons de le faire dans le Rhône où le conseil général finance 50 postes à Pôle emploi".

Rémi Barroux

05:44 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rsa, caf, rmi, cnaf | | |  Facebook

29.05.2009

Icade : scandale d’État

Par Philippe Laurent, maire (DVD) de Sceaux.

C’est une histoire triste et insupportable d’injustice. Une histoire dont les victimes seront, comme toujours, des familles modestes, identifiées, impuissantes. Une histoire dont profiteront des épargnants ou des spéculateurs, anonymes, dont la plupart ne savent même pas où elle se déroule. Une histoire banale. Sauf qu’en l’occurrence, l’État (gouvernement et Parlement) est complice, et donc coupable. Coupable de duplicité et de lâcheté. Coupable d’irresponsabilité politique, malgré les appels à la raison des élus locaux concernés. Un scandale d’État.

Dans les années cinquante et soixante, la SCIC, filiale de Caisse des dépôts et consignations, elle-même bras armé de l’État - qui en est l’unique « actionnaire » et en perçoit les dividendes - dans les domaines économiques et du logement, engage de vastes programmes de construction de logements accessibles aux familles modestes. Bien entendu, les aides à la construction de l’époque et les fonds d’épargne sont sollicités. Certaines communes mettent tout ou partie des terrains à disposition. À Sceaux, dans les Hauts-de-Seine, est ainsi édifiée dans le quartier des Blagis la résidence des Bas-Coudrais, conçue par les architectes Eugène Beaudoin et Challier, Fournier, Andrault. Près de huit cents logements, avec une école et un centre commercial, dans lesquels les familles s’installent avec enthousiasme en 1956. Depuis plus de cinquante ans, la résidence n’a pas changé. Modèle d’équilibre urbain, d’une rare qualité architecturale pour l’époque, elle est protégée par les documents d’urbanisme et figure dans le projet de zone de patrimoine architectural, urbain et paysager en cours d’élaboration par l’équipe municipale, avec le soutien des locataires.

Les bâtiments et les espaces publics n’ont pas changé… sauf qu’ils sont fort mal entretenus (10 % des logements font l’objet d’un constat d’insalubrité) et que les loyers ont flambé, avec des augmentations à la relocation qui ont parfois atteint 150 % en quelques années. Sceaux, son domaine, ses équipements, ses écoles et ses lycées, est attractif… Icade, nouveau nom de la SCIC, en profite. L’État aussi, qui voit ses dividendes augmenter. Le maire proteste et souhaite, au nom de l’équilibre, qu’au moins une partie significative des logements, financés par l’argent public, soient conventionnés. Rien n’y fait. La volonté politique municipale est tenue en échec par la stratégie financière de l’État, qui, à travers ses filiales, veut engranger le maximum de dividendes. Le même État qui vient faire la leçon à la Ville qui voit son taux de logements sociaux chuter de 23 à 11 % ! Fin 2005, le conseil municipal vote, à l’unanimité, une demande au préfet de déclaration d’utilité publique de l’acquisition de cette résidence en vue de son conventionnement. Le préfet refuse. La Ville porte l’affaire devant le tribunal administratif. Le recours est rejeté, sous prétexte d’une atteinte intolérable à la propriété privée. Des logements construits avec l’argent public que les élus souhaitaient voir rejoindre le parc social !

Mais il faut dire qu’entre-temps l’ancien directeur général de la Caisse des dépôts avait laissé sa filiale Icade s’introduire en Bourse, tout ceci discrètement et avec l’aval du gouvernement et de la commission de surveillance de la Caisse, dans laquelle siègent des parlementaires de tous bords, qu’on n’a pas entendus. Si bien que la politique d’Icade, ancien bras armé de la Caisse, et donc de l’État, dans le logement social, est aujourd’hui sous la surveillance de quelques fonds de pension étrangers, qui veillent au grain… et aux plus-values, en se moquant éperdument du sort des familles logées. Les dits fonds de pension ont exigé la vente du parc de logements. La vaillante Caisse des dépôts elle-même, bien que majoritaire à plus de 60 %, vit dans la crainte permanente d’une accusation d’abus de position dominante par les « gnomes irlandais » des fonds de pension. Résultat : elle ne dit plus rien et laisse faire. L’État lui-même n’en est pas mécontent : la vente annoncée des quelque trente mille logements lui rapportera (en impôts et plus-values) autour de 1,5 milliard d’euros. Qui va acheter ces fameux logements ? Les bailleurs sociaux sont intéressés. Ils ont formé un consortium. Mais ils ne paient pas assez cher. Discussion. Manipulation. Secret. Les logements de Sceaux sont exclus du consortium. Le prix qu’en demande Icade est supérieur au coût de la construction neuve ! Impossible à financer, sauf subventions publiques à hauteur de 80 %, sans compter le coût, énorme, de la rénovation. L’État refuse de participer, au motif que cela ne crée pas de logements nouveaux ! Résultat : il faudrait que les collectivités locales apportent au bas mot cent cinquante millions d’euros pour re-conventionner sept cents logements, les rendre habitables et disponibles pour des familles à revenu modeste. Des logements déjà financés par de l’argent public il y a cinquante ans, totalement amortis. Des millions qui iront aux fonds de pension, aux dirigeants d’Icade (qui détiennent quelques stock-options) et… à l’État lui-même. Scandale d’État, on vous dit. Et un dossier emblématique du mélange des genres, proprement insupportable pour un libéral sincère.

Tribune libre - L'HUMANITÉ

06:19 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : icade, caisse des dÉpÔts, sni, vente de logements sociaux, hlm | | |  Facebook

BANQUE CENTRALE EUROPEENNE : un débat politiquement incorrect!

A l'heure où nos peuples sont à nouveau sollicités pour élire leurs représentants au sein du Parlement Européen, mais pas à la Commission  ni à sa tête, il y a de nouveau une absence totale de débat sur le  rôle de la BCE et de l'EUROSYSTEME dans son ensemble.
Pire, la crise bancaire et financière européenne serait due à Alan GREENSPAN... que l'on cloue au pilori après l'avoir encensé pendant  près de vingt ans....
En vérité, la BCE et tout l'EUROSYSTEME sont les responsables de cette  situation dramatique qui nous arrive en ZONE EURO!
Nous en avons assez de cet ENFUMAGE MEDIATIQUE!
Alors, de grâce, Mesdames et Messieurs les journalistes, traitez les bons sujets, avec plus d'acuité, et ouvrez les yeux sur les faits et les évènements car nous sommes déjà dans la ZONE ROUGE!
Cordialement
JUNON MONETA
Cliquez sur http://groups.google.fr/group/alter-europa/web/banque-centrale-europeenne-un-dbat-politiquement-incorrect
ou copiez et collez le lien dans la barre d'adresses du navigateur si
cela ne fonctionne pas.
http://www.alter-europa.com/

05:58 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, bce, eurosystème, junon moneta, alter-europa | | |  Facebook

28.05.2009

La cour d’Appel de Paris prononce la relaxe de l’association Droit Au Logement

COMMUNIQUE
Paris le 28 mai 2009

La cour d’Appel de Paris prononce la relaxe de l’association Droit Au Logement
La 13e cour d’Appel de Paris a relaxé  aujourd’hui l’association Droit Au logement qui avait été condamnée en novembre 2008, par le tribunal de police , à une amende de 12 000 euros,  et à la confiscation de 318 tentes et de matériel de couchage, lors du campement des 374 familles sans logis de la rue de la banque, entre octobre et décembre 2007.
En outre, la  cours ordonne la restitution des tentes et du matériel de couchage saisi.
Cette décision est motivée par “l’état de nécessité” des  familles qui campaient , et le fait que l’article  de loi qui a justifié la condamnation du DAL n’a pas été prévu pour « réprimer les manifestations telles que celle organisée par l’association DAL pour lutter en faveur du droit au logement ».

Droit Au Logement remercie les avocats et juristes, Henri LECLERC Dominique HILSUM, Pascal LEVY, Ludivine LUBAKI, Marys FOURQUAGLIA et Dalila ABAR, Josiane BALASKO, Mgr GAILLOT et Mr FOFANA qui sont venus témoigner et tout les militantEs, familles, ciroyenEs solidaires, et organisations qui ont soutenu le DAL dans ce combat.

Nous demandons au gouvernement en particulier à Madame Boutin qui avait approuvé la condamnation du DAL,  de cesser de réprimer les sans logis campeurs et de tirer les leçons de cette décision symbolique :  
-       donner des instructions pour que les  sans abris qui se protègent sous une tente ne soient plus verbalisés, et réprimés pour être déplacés loin des regards
-       mettre en œuvre une politique pour reloger les sans logis décemment et durablement, arrêter les expulsions et mettre en œuvre la loi de réquisition.

Un toit c’est un droit !!!


+ d’infos : <http://www.droitaulogement.org/>

20:29 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | | |  Facebook

Wolschheim : la famille sera relogée

Dans une précédente note, nous vous relations les mésaventures d'un couple habitant Wolsccheim

Aujourd'hui les interventions du bailleur social LOGIS DE L'EST, de l'adjoint Philippe Bies, du sous-préfet M. Boisson, du sous-préfet de Saverne que nous remercions, ont permis, de retarder d'un mois leur expulsion, afin de leur permettre d'emménager dans un appartement 3 pièces ...

Merci aussi au TS qui sur son temps libre s'occupe du dossier FSL ...

DAX : L'OPAH lancée il y a sept mois a permis d'aider une soixantaine de rénovations

Le coup de pouce à la rénovation bienvenu

En quoi consiste une OPAH (une Opération programmée d'amélioration de l'habitat) ? C'est tout simplement une incitation pour les propriétaires à rénover les logements en vue de les louer ou de les habiter. Une incitation financière qui est loin d'être négligeable et qui permet de remettre sur le marché locatif des logements qui étaient hors normes ou insalubres. Il permet également à des propriétaires âgés aux revenus modestes d'améliorer sensiblement leur habitat pour qu'ils puissent en profiter eux -mêmes. La Communauté d'agglomération du Grand Dax (CAGD) et le Pact des Landes ont lancé il y a sept mois avec l'État, la Région Aquitaine, l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) une OPAH-RU (comme renouvellement urbain) pour une durée de 5 ans avec l'espoir de réhabiliter quelque 450 logements dans les 20 communes de l'agglomération. Pour cela, on dispose d'une enveloppe de 5 millions d'euros. En fonction du dossier retenu, chaque organisme (CAGD, Région, ANAH, communes) contribue à la subvention.

Des aides allant jusqu'à 70 % du montant total des travaux peuvent être accordées... Voire plus dans certains cas exceptionnels. Ça aide à la réflexion ! Bien entendu, ces coups de pouce ne sont accordés que sous certaines conditions et notamment des conditions de revenus et de nature des travaux. Par ailleurs, le propriétaire bailleur s'engage à louer son appartement ou sa maison pendant 9 ans au moins ou l'habiter pendant 9 ans s'il s'agit de travaux pour un logement qu'il occupe personnellement.

Pas pour la piscine !

« Il s'agit de travaux courants, explique Anne Serre, directrice adjointe du Pact des Landes. On ne va pas au-delà d'une rénovation classique », précise-t-elle. « Autrement-dit, ne comptez pas sur l'OPAH pour faire creuser une piscine dans votre jardin... », plaisante Henri Bedat, vice- président de la CAGD en charge du logement.

Premier bilan sept mois après le lancement de l'opération : 200 propriétaires ont pris contact avec le Pact des Landes et 67 dossiers ont été acceptés, instruits ou sur le point de l'être (1).

Antoinette et Ange sont retraités et vivent dans une petite villa au milieu des arbres à Saint-Vincent-de-Paul. Ange est handicapé et ne se déplace qu'en fauteuil roulant, mais avec l'âge, la toilette était devenue une véritable épreuve. La salle de bain inadaptée rendait l'opération périlleuse pour lui comme pour son épouse obligée de l'aider. Le réaménagement complet d'une douche et des toilettes était devenu indispensable, mais la dépense - plus de 2 400 euros - ne pouvait être supportée par le couple aux revenus très modestes. « Exceptionnellement, puisqu'il s'agit de handicapés, la prise en charge a été de 100 % » explique Bénédicte Brousse, chargée d'étude de l'habitat à la CAGD.

« Il a fallu mettre une douche de plain-pied, enlever une porte, mettre des barres de maintien. Maintenant, c'est formidable et surtout très confortable ! », s'enthousiasme Antoinette.

À Dax, à deux pas du stade dans cet immeuble signé par l'architecte Prunetti, ce sont quatre appartements destinés à la location et propriété d'une SCI qui ont été entièrement refaits. « Ils n'étaient pas insalubres, mais l'électricité et le sanitaire n'étaient plus aux normes pas plus que l'isolation... », commente Bénédicte Brousse. Montant des travaux 145 700 euros et une subvention de 102 400 euros. Ces appartements à loyers maîtrisés (350 euros pour un T3) ont notamment permis de reloger une femme seule en cours d'expulsion de son précédent appartement et une maman et son petit garçon.

À Saint-Pandelon, une SCI a réhabilité une maison vacante très inconfortable pour créer deux logements qui seront mis sur le marché locatif d'ici à quelques semaines dès que les travaux seront achevés. L'OPAH a permis d'obtenir 102 400 euros d'aides pour une facture totale de 110 100 euros.

(1) Le Pact tient des permanences les mardis dans les différentes communes de l'agglomération du Grand Dax.

Renseignements au 05 58 90 90 51. 46 rue Baffert à Dax. www.pactdeslandes.org

Auteur : Didier Piganeau
d.piganeau@sudouest.com

06:41 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : opah, rénovation de logement, réhabilitation, anru | | |  Facebook

La hausse des aides au logement plombe les comptes de la sécurité sociale

Dans sa note de conjoncture de mai 2009, le secrétariat général de la commission des comptes de la sécurité sociale présente les résultats du régime général pour 2008. Ceux-ci reflètent la situation des quatre branches (maladie-maternité, famille, vieillesse, accidents du travail) à la clôture des comptes, le 15 avril 2009. Ces chiffres devront être confirmés par la Cour des comptes, dans son rapport sur les comptes du régime général, qu'elle doit remettre à la fin du mois de juin.
Si le déficit du régime général enregistré en 2008 (-10,2 milliards d'euros) reste assez proche de celui constaté en 2007 (-9,5 milliards d'euros), cette relative stabilité recouvre toutefois des évolutions très contrastées. Ainsi, au sein de la branche famille, les dépenses d'aide au logement connaissent une brusque poussée : de 1,6% en 2007, leur taux de progression passe en effet à 7,6% en 2008. Les aides au logement versées par la branche famille comprennent l'allocation de logement, l'aide personnalisée au logement (APL), la prime de déménagement et le prêt à l'amélioration de l'habitat. Cette augmentation des aides au logement contribue - avec celle des prestations légales pour la petite enfance (+6%) et des aides aux personnes handicapées (+5,2%) - à une progression des dépenses de la branche famille nettement plus rapide qu'en 2007 (+5% au lieu de +2%).

Cette soudaine envolée des aides au logement a une double origine. La première est conjoncturelle et résulte du report de la révision des ressources des allocataires du 1er juillet 2008 au 1er janvier 2009. Un certain nombre de bénéficiaires ont donc pu continuer de bénéficier d'aides au logement durant six mois supplémentaires, alors que leurs revenus avaient dépassé les plafonds d'accès. Ce phénomène - qui ne peut expliquer à lui seul l'ampleur de l'écart entre 2007 et 2008 - ne se renouvellera pas en 2009. La seconde raison résulte du retournement du marché de l'emploi. Sous l'effet de la montée du chômage et des difficultés d'insertion professionnelle des jeunes, un plus grand nombre de personnes deviennent ou demeurent éligibles aux aides au logement des CAF. L'augmentation du nombre de salariés payés au Smic, mise en valeur par une récente étude du ministère du Travail, va dans le même sens. Sous l'effet d'une augmentation du Smic de 3,2% en 2008 (contre 2,1% en 2007), le nombre de personnes payées au Smic est passé en effet de 12,9% des effectifs salariés du privé en 2007 à 14,1% en 2008. Avec les effets de la crise économique et la précarisation de certains emplois, cette tendance pourrait bien se poursuivre en 2009, contribuant ainsi à une nouvelle hausse des aides au logement versées par les CAF.
Jean-Noël Escudié / PCA

La note de conjoncture de la Commission des comptes de la sécurité sociale (mai 2009).

06:17 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sécurité sociale, aides au logement, apl, smic | | |  Facebook

27.05.2009

Strasbourg / CUS : Logements par ci par là

• Strasbourg et l'autopromotion

L'objectif est d'expérimenter, sur des terrains vides, la réalisation de logements en autopromotion. Des familles conçoivent et réalisent leur logement au sein d'un bâtiment collectif sans passer par un promoteur.
Une première phase de consultation, permettra de désigner un projet lauréat et des projets nominés.
Puis, la deuxième phase servira à la mise au point technique, jusqu'à l'avant-projet détaillé. Au total, ce projet "10 terrains pour 10 projets" devrait permettre la création de 73 logements.

• Mundolsheim et le PLH

Heureusement que des municipalités "jouent le jeu" des gens, en laissant de côté leur connerie polititicienne.

Trois opérations sont envisagées à Mundolsheim : 11 logements à l'extrémité sud-ouest pour 2009-2011, 36 logements au sud du cimetière catholique pour 2012-2014 et 230 dans le nouveau lotissement projeté, au sud du lotissement du Haldenbourg.

• Quartier de Hautepierre le calme enfin

Après des années de frustations, des années à attendre un projet humain ... le calme semble être de retour. Mais le désengagement de l'état complique les choses.

La première tranche du projet (2009-2013), dont le principe et l'enveloppe n'ont été validés en février dernier par l'Anru, ne le sont qu'à hauteur de 30 millions d'euros, soit 25%...

Les mailles Eléonore et Brigitte dont les transformations sont prévues dans un plan Anru 2 devront attendre.

• Et les sans-abri ?

Rien, en dehors du fric public accordé pour la rue de l'ain ! lamentable. A se demander ce que fiche le service social de la ville ...

14:45 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, cus, logements, anru, plh, plu, hébergement d'urgence | | |  Facebook

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