29.07.2009
LA POSTE : CONSEIL DES MINISTRES - Le gouvernement annonce aujourd'hui le changement de statut, une vaste mobilisation s'engage
Le comité national contre la privatisation de La Poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal, a interpellé le Président de la République en février 2009 sur la mise en oeuvre des conditions d’un référendum, afin que la population se prononce sur l’avenir de La Poste, premier service public de proximité. A ce jour la réponse du Président se résume à la transformation en société anonyme de l’établissement public postal, en vue de sa privatisation. Chaque fois que l’on a transformé un établissement public en société anonyme (France Telecom, GDF, etc.), cette transformation a été suivie de la vente des actions de l’Etat pour la privatisation de la société. L’avenir d’un service public postal répondant aux besoins de la collectivité ne peut se régler entre Matignon, l’Elysée et le Parlement. Fort de sa détermination, le comité réuni en assemblée plénière ce 24 juin 2009 a réaffirmé son opposition totale à toute forme de privatisation de La Poste. Il entend porter le débat sur la place publique. La population a son mot à dire ! Pour en créer les conditions, le comité national décide de mettre tout en oeuvre, à travers les réseaux des comités locaux, qui rassemblent militants associatifs et syndicaux et membres des conseils régionaux, généraux, et municipaux, pour une large consultation nationale, dans la transparence et la démocratie, dès les premières semaines de l’Automne.
Changement de statut de La Poste: postiers et syndicats restent inquiets
De Cécile AZZARO (AFP) – Il y a 8 heures
PARIS — L'inquiétude demeure chez les salariés et les syndicats de la Poste de voir se dégrader leurs conditions de travail et le service public rendu aux usagers, avec le projet de changement de statut de l'établissement public, qui sera présenté mercredi en Conseil des ministres.
Le texte prévoyant l'ouverture du capital sera examiné mercredi, lors du dernier Conseil des ministres avant les vacances, pour un débat parlementaire à la rentrée, afin que La Poste devienne au 1er janvier 2010 une société anonyme à capitaux publics.
La plupart des syndicats de postiers s'y opposent, malgré les tentatives du ministre de l'Industrie Christian Estrosi de les rassurer, affirmant que les capitaux seront 100% publics et que les missions publiques de La Poste (service universel du courrier, aménagement du territoire, accessibilité bancaire et distribution de la presse) "seront confortées par la loi et dotées d'un financement pérenne et transparent".
Mardi, plusieurs dizaines de postiers d'Ile-de-France, à l'appel de la CGT, FO et Sud-PTT, se sont rassemblés devant Bercy pour rappeler leur opposition au texte qui, selon eux, conduira à terme à la "privatisation".
Ils s'inquiètent notamment pour les effectifs, comme Benoît Martin (CGT) qui dit "craindre que les réductions d'effectifs s'intensifient, car actuellement 70% des dépenses concernent la masse salariale".
Depuis 2002, déjà 50.000 emplois ont été supprimés, affirme Régis Blanchot (Sud-PTT), rappelant que La Poste a décidé en avril du non-remplacement de quatre postiers sur cinq quittant La Poste (au lieu d'un sur deux) au service courrier.
"Il suffit de voir ce qui se passe ailleurs. La poste hollandaise, qui est une société anonyme, a annoncé 11.500 suppressions d'emplois, après avoir imposé une baisse des salaires de 15%", ajoute Jean-François Lascoux (FO).
Or, "La Poste n'est pas une entreprise comme les autres, elle a un rôle de lien social", juge Maryse Dumas (CGT).
C'est aussi l'avis d'Annick Boscher, factrice à Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne): "On a un lien très fort avec les usagers, on les connaît, on discute avec eux". Si La Poste se transforme, elle craint de voir ses conditions de travail se détériorer et les tournées devenir plus anonymes.
Gisèle Nouvian, au guichet d'une poste à Ivry (Val-de-Marne), regrette que le service public se transforme en "service commercial". "On a déjà un chiffre de vente à faire chaque jour", souligne-t-elle.
Selon elle, le texte entraînera aussi une "remise en cause de la distribution du courrier six jours sur sept" et "la disparition d'un prix du timbre unique sur tout le territoire".
CGT, Sud, FO et CFTC prévoient déjà "une journée nationale unitaire de grèves et de manifestations en septembre".
La CGC et l'Unsa, bien que "favorables à une évolution du statut", ne soutiennent pas la réforme non plus, demandant une "inscription dans la loi du caractère pérenne du recours à des capitaux publics", et une "prise en charge effective par l'Etat du financement des activités et missions de services public".
Le Comité national contre la privatisation de La Poste, regroupant 80 organisations, syndicats, associations et partis (dont PS, PCF et Verts), a, lui, prévu d'organiser le 3 octobre un référendum à bulletins secrets dans les mairies et devant les bureaux de poste pour permettre à chacun de se prononcer.
Mardi, le PS a d'ailleurs jugé que le texte n'était pas "justifié" et a réitéré "sa demande d'un référendum"
Le texte entérine le passage en 2010 du statut d'établissement public à celui de société anonyme. Ce changement est le préalable à une augmentation de capital , avec la Caisse des Dépôts (à hauteur de 1,5 milliard d'euros) et l'Etat (1,2 milliard) comme bailleurs de fonds. Le projet de loi va également aborder la question du financement des missions de service public . Parmi elles, le service universel (la distribution du courrier six jours sur sept), dont le coût avoisinerait les 950 millions. La Poste doit aussi maintenir un réseau étendu (17.000 points de contact) sur tout le territoire , pour un coût (380 millions) très partiellement couvert pour le moment par un abattement fiscal (137 millions).
13:03 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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Commentaires
la vrai qestion est de savoir suii une entreprise privée eut assurer efficacement un service public
le service public est-il ou peut-il être rentable?
Écrit par : tedyxxx | 30.07.2009
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