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29.12.2009

M Guy Lemée : au Congrès des maires Pas de place pour le logement

Logement : tous concernés

Le constat est unanime : en matière de logements, non seulement les besoins sont immenses, c'est la première préoccupation des Français, mais il y a dans ce secteur de vrais moteurs de croissance et de développement durable. Pourquoi alors, ce thème a-t-il été absent du Congrès des maires ?

La Lettre du Cadre Territorial numéro 392 (15 décembre 2009)

Un article de M Guy Lemée

Guy Lemée - contact@inventaires.fr - http://hcl.inventaires.fr

Tout le monde le sait : l'une des principales préoccupations des Français est bien le logement et celui de leurs proches (« puis-je continuer à payer de tels loyers ou mensualités ? mes enfants trouveront-ils à se loger comme moi j'ai pu le faire ? où installer mes parents qui seront bientôt dépendants ? » etc.).

Un vrai consensus : la pénurie

Même si le chiffrage prête à controverse, nul ne conteste que les besoins sont immenses, à quelque bout de la chaîne que l'on se place, du logement étudiant aux résidences pour personnes âgées. D'ailleurs, qui n'est pas profondément choqué que l'une des premières puissances économiques mondiales laisse sans abri tant de ses citoyens ?
L'activité économique directe et indirecte liée à la construction de logements compte et crée des emplois, surtout en ces temps de crise. Qui, d'ailleurs, ne rêve de profiter de ces chantiers pour verdir les matériaux, rendre plus doux les modes de consommation, limiter les factures énergétiques, améliorer la vie de chacun en devenant respectueux de ce que l'on désigne aujourd'hui par « développement durable » ?
Enfin, qu'on le déplore ou non, chacun a pu voir que la donne avait changé : le centre de gravité de la politique du logement s'est bel et bien déplacé de l'État vers les collectivités locales !
Voilà... et on pourrait additionner les constats de ce type pour dessiner avec quelque justesse les contours d'un vrai consensus : la France manque de logements abordables pour la plupart des catégories de ses citoyens.

Pas de place pour le logement

Et pourtant, les maires et autres élus locaux croisés au Congrès des maires ne sont pas ­mobilisés sur ce sujet. Bien sûr, on généralise, mais qui pourrait affirmer le contraire à la simple lecture des thèmes et sujets des réunions, tables rondes et ateliers divers qui ont constitué une part importante de ce 92e congrès ? D'ailleurs, le monde du logement ne s'y trompe pas qui en fut presque totalement absent : un promoteur privé avait un stand au salon, le monde HLM avait bien le sien à côté, mais pas d'action significative alors que le président de leur union est lui-même sénateur !
Donc oui, ce Congrès des maires de France est un événement important de notre vie publique et il est désolant de faire ce constat, cette année encore alors que le besoin (immense, l'ordre de grandeur est du million de logements en retard) ne fait que croître, et pas que « là où on aurait assez construit » pour paraphraser notre jeune et récent ­secrétaire d'État Benoist Apparu.
Prenons l'exemple des territoires peu denses, voire vraiment ruraux, qu'on présente à tort comme des zones où ces problèmes ne se posent guère : il suffit d'un ­rapide examen des situations de vieillissement des habitants, des consommations foncières, des difficultés liées aux coûts des déplacements individuels, à l'augmentation de la facture énergétique... pour juger que cette question du logement ne concerne pas que les zones urbaines.
Oui, rats des villes bien sûr - mais rats des champs aussi, cousins comme on sait, n'ont certes pas exactement les mêmes besoins mais manquent bien « tous » de logements !

27.12.2009

France - Les chalets d'Emmaüs attendent encore le succès

SAINT-SEURIN-SUR-L'ISLE, Gironde, 27 décembre (Reuters) - Les chalets construits par Emmaüs Gironde pour loger les personnes démunies peinent à rencontrer le succès malgré leur faible coût, près d'un an après leur présentation.

Alors que l'usine de Saint-Seurin-sur-l'Isle peut en produire une centaine chaque année, seuls 30 ont été fabriqués, déplore le président d'Emmaüs Gironde, Pascal Lafargue.

"C'est long mais je ne désespère pas", explique le responsable humanitaire. "C'est la solution pour la très grande exclusion".

Un chalet en bois de 16 m2 coûte 15.000 euros, montage compris, et un de 20 m2 20.000, contre 17.000 pour une place en Centre d'hébergement et de réinsertion sociale, souligne-t-il.

La semaine dernière, le maire de Saint-Genès-de-Lombaud a remis la clé d'un de ces chalets à Antoine, le seul sans domicile fixe de ce village de moins de 300 habitants.

Le chalet de 24 m2, d'un coût de 20.000 euros, a été cofinancé par le Conseil général, l'Etat et la mairie.

Ce n'est que le septième chalet implanté en Gironde, une déception pour le directeur de l'usine, Jean-Paul Florès, qui pensait enregistrer des dizaines de commandes avant l'hiver.

"Nous avons peut-être mal communiqué. Peut-être que nos urgences ne sont pas partagées par le reste de nos concitoyens", regrette-t-il.

Des bailleurs sociaux de Gironde se sont intéressés aux plus grands chalets, l'usine pouvant construire un quatre-cinq pièces de 120 m2 adapté aux familles.

"Tous les décideurs que nous rencontrons trouvent que ces chalets sont très bien", poursuit Pascal Lafargue.

Parmi les premiers acheteurs, une association de Clermont-Ferrand a installé 20 chalets et le service pénitentiaire d'insertion et de probation à Bordeaux en a commandé six.

Fabriqués en pin des Landes, ces chalets sont conformes aux normes Haute qualité environnementale. Isolés et climatisés, ils sont équipés d'une kitchenette et d'une salle de bain.

Leur durée de vie est de 25 ans.

Pour les construire, Emmaüs Gironde a repris en 2006 un atelier de réinsertion qui fabriquait des box à chevaux en bois.

L'usine emploie aujourd'hui 15 salariés, dont 14 handicapés.

"Ce qui est également important, c'est de faire la démonstration que l'économie sociale et solidaire peut créer une véritable activité économique entièrement tournée vers l'homme", estime Pascal Lafargue.

(Claude Canellas, édité par Jean-Baptiste Vey)

((Service Informations générales. Tel 01 49 49 53 68. paris.newsroom@reuters.com. Reuters Messaging : jean-baptiste.vey.reuters.com@reuters.net))

Evaluation des besoins liés au droit au logement opposable (DALO)

La loi du 5 mars 2007 a instauré un droit au logement opposable (DALO). Celui-ci confère aux ménages répondant à certains critères de mal logement et en recherche de logement ou d'hébergement un droit de priorité. Ce droit est mis en œuvre par le préfet dès lors que la commission départementale de médiation saisie d'un recours reconnaît la demande comme prioritaire et urgente.

Les requérants peuvent saisir la justice pour faire valoir leur droit, voire obtenir la condamnation de l'Etat pour ne pas leur avoir proposé de logement ou hébergement dans le délai fixé. Ce rapport analyse les diverses statistiques publiques sur le dénombrement des publics potentiels et juge perfectible l'appareil statistique. Il constate la difficulté à gérer le marché local du logement dans le cadre du DALO. Il formule des propositions pour faire évoluer et développer les logiciels utilisés pour la mise en œuvre du DALO et en faire un système de prévision et de gestion de l'offre et de la demande d'hébergement.

Documentation Française - 93 p.

http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/0...

Source : http://www.tessolidaire.com

26.12.2009

Le Carré Curieux : un nouveau lieu autogéré à Chambéry

Communiqué des occupants du «Carré Curieux»

Nous sommes les habitantEs de l’hôtel Morand. Ce bâtiment appartenant à la mairie est abandonné depuis 2002.

Le jeudi 10 décembre, vers 18h30, la police municipale et un conseiller municipal arrivent et constatent qu’ils n’ont plus accès aux lieux. Ils décident alors de convoquer la police nationale pour nous expulser, celle-ci invoque le flagrant délit pour intervenir. Cependant, le flagrant délit ne pouvait pas s’appliquer, car occupant les lieux depuis plusieurs semaines, nous sommes résidents de l’immeuble et, en tant que tels, nous sommes protégés par la loi ; nous leur avons donc précisé qu’ils agissaient hors des cadres prévus par celle-ci, et qu’ils s’apprêtaient à enfreindre le principe d’inviolabilité du domicile. Mais cela n’avait pas l’air de les arrêter, jusqu’à ce qu’un juriste vienne constater notre justificatif de domicile.

Au delà du fait qu’il est scandaleux qu’une municipalité qui se revendique socialiste puisse expulser des gens en hiver pour laisser un bâtiment vide, la mairie a été naïve de croire qu’il suffisait de nous déloger des Pilos avec l’aide de la police pour se «débarrasser de nous». Nous ne voulons dormir ni dans la rue, ni dans les accueils d’urgence (plan «grand froid») mis en place par l’État pour cacher la misère.

Nous avons donc décidé d’occuper un des nombreux lieux laissés vides par la mairie pour en faire notre logement et reconstruire l’espace autogéré alternatif que nous avions mis en place aux Pilos : un infokiosque (centre de ressources politiques), une bibliothèque alternative, un bar et resto prix libre, une salle de projection, des salles de création artistique…

Encore une fois, la mairie n’ayant aucun argument politique, elle use de l’argument de la sécurité pour justifier notre expulsion. Mais cela nous interroge, la mairie n’est-elle pas inconsciente de laisser à l’abandon un bâtiment qui risque de s’écrouler dans le centre piéton, avec la porte ouverte ? N’importe qui pouvait y accéder depuis des années. Ou ils usent de démagogie, car on peut s’interroger de la dangerosité réelle. Il n’est pas question de nier l’existence d’une poutre fragilisée (cela concerne quelques pièces que nous n’utilisons pas), mais de là à laisser entendre que le bâtiment va s’effondrer, il y a de la marge ! Les services de la mairie ont eux-mêmes mis plusieurs mois à déménager, une association y avait un local jusqu’en 2004 et le rez-de-chaussée est encore occupé par des boutiques.

Nous voulons donner vie à la ville de Chambéry et créer un nouveau lieu de rencontre entre les individus, dans des temps où cela est plus que nécessaire. Nous prenons la liberté de créer un espace réellement humain, d’entraide, de solidarité et de lutte sociale.
Le Carré Curieux, 11 décembre 2009.

Mal logement, mon cul !

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Le temps ou les journalistes vérifiaient leurs informations est révolu...

Dans chacune des six cages d'escaliers de notre immeuble HLM,
12, 14, 16, rue Saint-Michel et 14, 16, 18, rue du Manège à Mulhouse,
1 à 5 logements sont vides,
dont certains depuis des mois et même plusieurs années !

[Ce qui semble courant dans le parc locatif de Mulhouse-habitat : http://www.nspm.fr/index.php?]

Hormis que quelqu'un ne fait pas son travail, vous en dites quoi ?

L'INSEE propose quelques données chiffrées sur la réussite scolaire des enfants de mal-logés : c'est plus du tiers des enfants qui ne disposent pas d'une pièce pour faire leurs devoirs à l'âge de 11 ans qui sortent sans diplôme du système éducatif. Source : http://www.collectif-logement.org/#reproduction



“Bouge la Fonderie” est une association de locataires HLM qu’on ne peut acheter car elle n’est pas à vendre.

07:13 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mal logement, mal logés, sans abri, bailleurs sociaux | | |  Facebook

22.12.2009

Les associations de mal-logés interdites d'élysee

SOURCE L'EXPRESS - PARIS - Les forces de l'ordre ont interdit l'accès à l'Elysée à une délégation d'associations d'aide aux mal logés venues réclamer des réquisitions de logements par l'Etat.

L'actrice Josiane Balasko, le porte-parole de Droit au logement (DAL), Jean-Baptiste Eyraud, l'acteur Augustin Legrand, des Enfants de Don Quichotte et le professeur Albert Jacquard, membres d'une délégation venue réclamer des réquisitions de logements au chef de l'Etat. Ces représentants d'associations d'aide aux mal logés se sont vus interdire l'accès à l'Elysée par les forces de l'ordre. (Reuters/Benoît Tessier)

L'actrice Josiane Balasko, le porte-parole de Droit au logement (DAL), Jean-Baptiste Eyraud, l'acteur Augustin Legrand, des Enfants de Don Quichotte et le professeur Albert Jacquard, membres d'une délégation venue réclamer des réquisitions de logements au chef de l'Etat. Ces représentants d'associations d'aide aux mal logés se sont vus interdire l'accès à l'Elysée par les forces de l'ordre. (Reuters/Benoît Tessier)

"C'est de la censure, on proteste énergiquement contre cette méthode", a déclaré Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole de Droit au logement (DAL), en précisant que la présidence de la République avait renvoyé la délégation vers les services du secrétaire d'Etat au Logement.

Augustin Legrand, des Enfants de Don Quichotte, a déploré que Nicolas Sarkozy trouve du temps pour recevoir le président d'Eurostar afin de parler du blocage des liaisons TGV transmanche mais pas pour les associations d'aide aux mal logés.

"Nous, ça fait trois ans qu'on se bat collectivement pour faire avancer le dossier du logement. On n'est pas entendu, on se fait matraquer, on n'a même pas le droit d'aller déposer une lettre à l'Elysée. C'est ça la réalité, c'est scandaleux !", a-t-il dit.

Le professeur Albert Jacquard et l'actrice Josiane Balasko étaient de la délégation d'une quinzaine de personnes qui a été bloquée rue de Miromesnil, à une centaine de mètres de l'Elysée.

Elle était porteuse d'une liste de vingt immeubles parisiens vides, certains depuis plusieurs dizaines d'années, dont les associations réclament la réquisition par l'Etat.

L'EXEMPLE DE JACQUES CHIRAC

Jean-Baptiste Eyraud a estimé que la loi Dalo (droit au logement opposable) n'était pas appliquée "parce l'Etat ne loge pas les gens, ne s'est pas donné les moyens de le faire".

"Il a la possibilité de réquisitionner. N'oubliez pas qu'en 1995-1996, (Jacques) Chirac l'avait fait. A la suite de l'occupation de la rue du Dragon, Chirac avait réquisitionné un millier de logements, c'était déjà pas mal à Paris. Il y a 10.000 familles qui sont reconnues prioritaires à Paris, même avec 1.000, 1.500 on avancerait", a-t-il ajouté.

Le président du Dal a indiqué que la liste serait envoyée par courrier à la présidence de la République.

"Nous voulons que tous les Français sachent qu'à l'Elysée il y a quelqu'un qui est bien claquemuré, qui est enfermé, qui ne veut pas savoir quel est le réel", a dit Albert Jacquard.

Nicolas Sarkozy avait reçu en début de matinée Xavier Emmanuelli et Stefania Parigi, respectivement président fondateur et directrice du Samu social de Paris, pour évoquer les projets de développement de l'association, notamment à l'international.

Xavier Emmanuelli a salué les efforts du gouvernement pour la prise en charge des sans-abri dans le cadre notamment du plan grand froid.

"On lui a dit que cette année, il y a, avec le ministre Benoist Apparu (secrétaire d'Etat au Logement-NDLR) un effort de régulation qui a été fait et, depuis quatre ou cinq jours, on a des bonnes performances", a-t-il dit.

"Personne qui a demandé n'est resté sans réponse. Ce qu'il faudrait c'est que ça reste comme ça toute l'année (...) sur Paris ça s'est bien passé", a ajouté le président du Samu social.

14:46 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sdf, sans abri, mal logés, dal, edq, balasko | | |  Facebook

Alain, Pascal, Moussa, Sarah...: 12 décès de personnes SDF appris en 7 jours

(EXCELLENTE) SOURCE MEDIAPART - Nous avons appris en une semaine 12 décès de personnes SDF, portant à 338 les décès appris en 2009. Nous sommes de tout coeur avec leurs proches, familles, amis, travailleurs sociaux, bénévoles.

En période de froid, on parle davantage de ces décès. Mais toute l'année, jour après jour, vivre à la rue tue. Les centres d'urgence ouverts par grand froid ne répondent pas aux besoins de stabilité, de durée, de sécurité et d'intimité dont ont besoin les personnes vivant à la rue.

  • Alain, 50 ans, est mort le 9 décembre 2009 à Reims. Alain est mort dans un bloc d'immeuble.
  • un homme, 37 ans, est mort le 11 décembre 2009 à Vannes. Cet homme est mort dans des sanitaires publics en face de la gare. il était bien connu des assos et du quartier.
  • Pascal, 50 ans, est mort le 12 décembre 2009 à Lorient. Pascal vivait à la rue depuis plus de 10 ans. souvent devant la Poste. Pascal aimait rendre service. Pascal était bien connu des habitants de Ploemer et Lorient.
  • Moussa, 60 ans environ, est mort le 12 décembre 2009 à Nanterre. Moussa s'est battu pour la France. Moussa ne voulait plus aller au gros centre d'hébergement à proximité. Il préférait s'abriter dans un petit coin à l'abri des regards.
  • Sarah, 36 ans, est morte le 14 décembre 2009 à Paris 10. Sarah a été emmenée par les pompiers et est morte à l'hôpital. Sarah a vécu des années à la rue et y a des amis.
  • Frédérique, dit Frédo, 35 ans, est mort le 15 décembre 2009 à Bordeaux. Frédo est mort sous le porche de l'Athénée municipale. Frédo n'avait pas de place en foyers avec son chien. Frédo est peut-être mort de froid.
  • Un homme, 60 ans, est mort le 15 décembre 2009 à Avignon. Cet homme est mort dans un local à proximité de la voie ferrée. Cethomme est peut-être mort de froid.
  • Un homme, 32 ans, est mort le 18 décembre 2009 à Villeneuve St Georges. Cet homme est mort dans les parties communes d'un immeuble.
  • Un homme, 50 ans, est mort le 18 décembre 2009 à Chateauroux. Cet homme est mort dans un garage. Il avait refusé l'offre d'hébergement faite par le samu social.
  • Un homme, 28 ans, est mort le 19 décembre 2009 à Marseille. Cet homme, Polonais ou Hongrois, est mort sous une porte cochère, rue François Bazin, dans le quartier Belzunce à Marseille.
  • Deux personnes, un homme 46 ans et sa compagne 58 ans, sont morts le 19 décembre 2009 à Grand Champ dans le Morbihan. Cet homme, cette femme, qui vivaient dans une caravane, sont morts intoxiqués au dioxyde de carbone.

De plus d'autres personnes sont mortes du mal logement. Nous ne les ajoutons pas au nombre des décès, mais dénonçons également leur mort due à la misère.

  • Un homme, 36 ans, est mort le 19 décembre 2009 à Buaige St Vaast, Pas de Calais. Cet homme au chômage vivait dans une caravane dépendant du logement de sa mère. Le froid est la cause de sa mort.
  • Un homme, 57 ans, est mort le 20 décembre 2009 à Corbeil-Essonne. Cet homme est mort brûlé dans l'appartement qu'il squatait. L'origine du feu est apparemment un branchement électrique bricolé

Ces décès sont ceux que nous apprenons, et en aucun cas la totalité des décès. N'hésitez pas à nous communiquer ceux que vous apprendriez.

Collectif Les Morts de la Rue
72 rue Orfila
75020 PARIS
01 42 45 08 01
06 82 86 28 94
mortsdelarue@free.fr

et sur facebook
en honorant ces morts, nous agissons aussi pour les vivants

09:40 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sdf, mort de la rue, sans abri, mort de froid | | |  Facebook

20.12.2009

Paris : Quand la Préfecture organise une expulsion

A une semaine de Noel, vendredi 18 décembre 18h, la préfecture a décidé l'évacuation de 22 personnes d'un bâtiment réquisitionné, 6 rue de Saintonge à Paris dans le 3ème arrondissement; "Un certain nombre d'éléments incitent à croire que ces personnes seraient là depuis plus de 10 jours" explique Gauthier Caron-Thibaut, conseiller de Paris et adjoint au logement du 3ème arrondissement, qui rajoute "A l'heure où la ville de Paris ouvre ses gymnases et des salles pour les SDF, la préfecture décide elle de mettre à la rue une vingtaine de jeunes en difficultés".

Selon Robert Bianco de la mission Squat de Médecins du monde, "les dispositifs d'hébergement sont dès le matin saturés pour le soir, le 115 est débordé par les appels et on manque terriblement de places !".

"22 personnes ont donc été embarquées par la police pour avoir voulu se loger et éviter le froid glacial" conclut Julien Bayou de l’Association Jeudi-Noir. Ce bâtiment de plus de 1500 m² est inoccupé depuis plus de 10 ans. Son propriétaire se sert du rez-de-chaussée comme d'un entrepôt et laisse les étages vides ! Cette évacuation semble aussi illégale que celle opérée en mai 2008 contre le bâtiment réquisitionné par Jeudi-Noir impasse St Claude toujours dans le 3eme. Evacuation condamnée en justice quelques mois plus tard...

11:01 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : expulsions locatives, sans-abri, sans domicile fixe | | |  Facebook

Paris: défilé pour les réquisitions

Le Figaro - Quelques centaines de personnes ont manifesté à Paris à l'appel de plusieurs associations pour réclamer l'application de la loi des réquisitions des immeubles vides, a constaté un journaliste de l'AFP. Après un bref rassemblement devant l'église Notre-Dame de Lorette (IXe), le cortège regroupant des militants notamment du Collectif Jeudi Noir, de l'association Droit au Logement (Dal), d'ATD Quart Monde et du Comité des Sans Logis est passé devant plusieurs immeubles vides.

Marchant derrière une banderole proclamant "Urgence, réquisitions", ils ont scandé des slogans appelant à la "solidarité avec les mal logés" ou dénonçant "des expulsions sans relogement". Devant un immeuble de six étages propriété de la Banque de Chine, rue Laffitte (IXe), vide depuis deux ans, Jean-Baptiste Eyraud a interpellé "l'Etat (qui) ne reloge pas les demandeurs de logement, les sans-abri et tous les jeunes qui galèrent tous les jours" à la recherche d'un toit.

Ces immeubles, comme celui de la rue Saint-Marc (IIe) et de la rue Montmartre (IIe) appartiennent à des organismes de crédit ou d'assurance et sont tous vacants depuis plusieurs années. Selon Julien Bayou du Collectif Jeudi Noir, certains bâtiments sont inoccupées depuis 10 ans comme celui de la rue Saint-Marc que le porte-parole de Dal a montré aux personnalités politiques et du spectacle, comme les comédiennes Josiane Balasko ou Miou-Miou.

19.12.2009

À Nantes, le collectif logement au château

À 16 h, le collectif, qui milite pour le droit au logement des plus démunis en Loire-Atlantique, a investi (pacifiquement) le château des Ducs de Bretagne à Nantes. Un petit groupe a réussi à déployer une banderole sur les remparts, en bordure de la ligne du tram. Un autre groupe continue de manifester le long du boulevard. Objectif : réclamer l’application de la loi de réquisition sur les logements vides. Les manifestants estiment qu’on pourrait aujourd’hui loger un millier de personnes démunies, rien que dans les bâtiments libres (publics ou maisons privées) de l’agglomération nantaise. OUEST FRANCE

19:34 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : droit au logement, collectif logement au château | | |  Facebook

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