27.05.2010
Citoyens sans logement, citoyens exclus
Des familles du collectif « les oubliés de la loi Dalo » sont descendues dans la rue pour obtenir le logement pour lequel elles ont été reconnues prioritaires par la loi dite du droit au logement opposable. Elles manifestent au pied de l’immeuble, situé au 180 de la rue de la Croix-Nivert à Paris, dont les trente logements rénovés en 2005 sont sans occupants depuis vingt-six ans. Alors même que le besoin de loger des familles n’a jamais été aussi pressant, cette situation symbolise bien le scandale des logements vides.
A l’instar des 25 000 demandeurs en Ile-de-France reconnus prioritaires par la loi Dalo et non-relogés, ces familles dont les membres travaillent, vivent des situations de grande précarité dans des taudis, des hôtels, des foyers, ou encore menacées d’expulsion sans relogement. Alors qu’elles ont été reconnues prioritaires, ou sont en voie de l’être, elles ne sont toujours pas logées. L’Etat reste dans l’illégalité.
La crise du logement frappe des millions de personnes à cause du prix des loyers, du manque de logements locatifs sociaux, d’une politique orientée par les besoins du marché immobilier et non par la demande sociale. Or se loger dans un habitat digne est une nécessité vitale et un droit fondamental pour tous. C’est un préalable indispensable à l’accès à une citoyenneté effective, combat permanent de la Ligue des droits de l’Homme. Spéculer sur cette nécessité et faire du logement une marchandise rentable est particulièrement scandaleux.
La Ligue des doits de l’Homme dénonce le désengagement de l’Etat qui ne prévoit aucune mesure de relance de la construction de logement social accessible aux ménages les plus modestes et l’absence de volonté politique de rendre effectif le droit au logement. Cela constitue un grave manquement au pacte républicain qui assigne à l’Etat le devoir de satisfaire les besoins sociaux du plus grand nombre, et notamment des plus fragiles. La LDH appelle à tout faire pour que s’impose une vraie politique du logement portée par la puissance publique, avec la volonté d’aborder ces problématiques dans une perspective globale de satisfaction des besoins sociaux. Elle soutient l’appel à manifester dimanche 30 mai, lancé par le Dal et le collectif des prioritaires Dalo, et se rassembler à 15h rue du Bac.
Communiqué LDH 26 mai 2010
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26.05.2010
Les stages des étudiants en travail social ne seront plus payés !
C’est bien connu, les travailleurs sociaux ne rapportent rien, ils ne sont pas des commerciaux ou des chimistes qui permettent aux entreprises pharmaceutiques de réaliser des milliards de bénéfices, ils travaillent dans l’humain. Alors inutile de préciser que s’ils sont jeunes, étudiants et stagiaires… Ils n’ont pas intérêt à la ramener. Et voilà qu’une proposition de loi a été déposée pour qu’on leur retire carrément les gratifications de stages. Tous les autres stagiaires seront gratifiés sauf les étudiants en travail social. On croit rêver ! On voudrait leur dire qu’ils ne servent à rien qu’on ne s’y prendrait pas autrement. Aujourd’hui, ils s’organisent et ils ont choisi StreetGeneration pour publier une lettre ouverte au sénateur à l’origine de cette loi.
Explication de Clément Chappe, étudiant en travail social :
Alors que la question de l’identité nationale fait débat dans notre pays, que le lien social se détériore, que le communautarisme fait des ravages, les travailleurs sociaux sont les garants de la cohésion sociale qui fait la valeur de notre pays. Or le gouvernement envenime la situation. Nicolas Sarkozy n’a rien trouvé de mieux que d’attaquer de front les acquis sociaux des futurs professionnels et de saper, au passage, les fondements de leur formation. Car les étudiants en travail social ont particulièrement besoin de l’alternance (entre théorie et pratique, dispensée sur le terrain). Mais aujourd’hui, celle-ci est remise en question par le projet de loi visant à ne plus gratifier les stages. On notera, au passage, l’élégance qui consiste à précariser des animateurs chargés de lutter contre la précarité. Il se trouve pourtant que le principe d’alternance est le garant de la qualité de ces futurs intervenants dont l’efficacité est plus que nécessaire. Et par le refus politique d’une quelconque rémunération, c’est le fondement de la profession qui est menacé.
C’est pourquoi nous tentons aujourd’hui de nous faire entendre par le biais de cette lettre ouverte au sénateur Nicolas About, (qui est à l’origine de cette loi) pour que les citoyens de ce pays prennent conscience de la situation actuelle. Pour que nos choix politiques d’aujourd’hui, construisent le monde social de demain.
LETTRE OUVERTE À MONSIEUR LE SENATEUR NICOLAS ABOUT
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Toulouse : 30 à 50 SDF de plus chaque semaine
D'ici le mois de septembre, 30 à 50 marginaux par semaine vont débarquer. La ville applique une politique d'accueil et d'accompagnement. Mais les crédits de l'État diminuent. La veille sociale s'inquiète.
Jusqu'au mois de septembre, entre 30 et 50 nouveaux marginaux vont investir, chaque semaine, les rues de Toulouse « l'accueillante ». Sans-domicile fixe, jeunes « travellers » en recherche d'identité, travailleurs précaires à la recherche d'un emploi saisonnier, ils seront logés dans des foyers, trouveront un squat, ou se poseront sous un pont.
« Avec les beaux jours, il en arrive de partout : du Grand Sud, de Bretagne, du Nord, de l'étranger », souligne Jean-Marc Legagneux, du collectif SDF et du Groupe amitié fraternité (GAF). Le chiffre de 4 000 personnes en situation précaire en Haute-Garonne (SDF, vivant en caravane, dans une voiture ou dans un centre d'hébergement) est avancé par la mairie et la préfecture. « Ce chiffre n'a pas baissé depuis très longtemps à Toulouse. », indique-t-on.
Et pour cause : selon le responsable associatif, la ville est l'une des plus accueillantes du Grand Sud, loin devant Montpellier, par exemple. « Là-bas, la mairie a choisi la voie du harcèlement, et du zéro accueil. »
À Toulouse, mairie et associations travaillent main dans la main pour accompagner les projets de réinsertion des grands précaires, selon Jean-Marc Legagneux. Le relogement des « campeurs » du Canal au Raisin (boulevard de l'Embouchure), puis dans six appartements et une maison appartenant à la ville (Matabiau, Minimes et Pradettes) en est l'exemple le plus marquant. Citons la boutique Solidarité et le petit-déjeuner du Secours catholique, le vestiaire du collectif Restos du Cœur-Emmaüs (Saint-Aubin). Sans oublier les trois accueils de jour du GAF.
Sur la voie publique, les marginaux sont plus voyants l'été, mais ils ne bénéficient pas de davantage d'hébergements d'urgence. C'est même le contraire.
« La mortalité des SDF est plus élevée l'été que l'hiver », relève-t-on au 115, qui gère les appels d'urgence. « Les effets de la déshydratation sont aussi ravageurs que ceux de l'hypothermie l'hiver. Et l'été, il y a des travaux dans les centres d'accueil, les personnels sont en vacances. Et il y a donc moins de places d'hébergement ».
Autre souci pour la veille sociale : la baisse des crédits. « C'est très inquiétant. Le gouvernement prévoit 30 % de financement en moins. Comment allons-nous continuer à proposer des places d'hébergement ? » « Cette baisse des crédits va avoir un impact sur le centre d'action sociale de la ville, qui emploie les salariés de la veille sociale », s'alarme Claude Touchefeu, adjointe à la solidarité. La Ville maintient en 2010, les crédits alloués à la solidarité, qui ont augmenté de 100 000 € en 2009.
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| Tags : sdf, sdf sans frontières, sdf alsace, hébergements d'urgence |
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La loi DALO a-t-elle réduit le nombre de mal-logés ?
INEFFICACE
- mars 2007 : le Parlement vote en urgence une loi qui crée un “droit au logement opposable” ; la France compte 3,2 millions de mal-logés
- mai 2010 : le nombre de mal-logés a augmenté de 10 % ; la loi DALO est inefficace
L’EFFET :
Toujours autant de mal-logés
Selon les rapports sur le mal-logement de la fondation Abbé Pierre, le nombre de mal-logés n’a pas diminué depuis la création de la loi, au contraire. Entre 2006 et 2010, ce chiffre a augmenté de près de 10 %. En 2010 (.pdf), un peu plus de 3,5 millions de personnes étaient mal-logés.
Christophe Robert, délégué général adjoint de la Fondation Abbé Pierre regrette notamment que la loi n’ai pas eu l’effet levier escompté, c’est à dire : inciter les communes à agrandir leur parc de logements sociaux, mettre à contribution le parc privé, limiter les expulsions de personnes pouvant bénéficier du DALO. « La politique mise en œuvre n’a pas du tout été à la hauteur de la crise du logement que nous traversons », conclut-il.
L’ORIGINE :
L’impulsion des “Enfants de Don Quichotte”
L’idée du droit au logement opposable a pris corps en 2000.Mais il a fallu attendre les incendies mortels dans des immeubles insalubres de l’été 2005, puis les promesses du candidat Sarkozy en octobre 2006 et, surtout, l’installation des “Enfants de Don Quichotte” sur les berges du Canal Saint-Martin à l’hiver 2006/2007 pour qu’une loi instituant un « droit au logement opposable » soit créee. Elle sera votée en urgence au Parlement le 5 mars 2007. Une des dernières actions de Jacques Chirac.
L’OBJECTIF :
Un logement décent pour tous
L’objectif de la loi est simpe : elle prévoit que toute personne ayant droit à un logement social et n’arrivant pas à l’obtenir pourra attaquer l’Etat en justice qui sera dans l’obligation juridique de trouver une solution.
LA METHODE :
Des recours longs et compliqués
03:23 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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24.05.2010
La mort rode dans les rues de Strasbourg
La mort rôde chaque jour, dans les rues de Strasbourg
La semaine dernière un homme de 27 ans mourait de la rue à Strasbourg, dans une indifférence quasi générale. En dehors de quelques relations et du Travailleur Social qui tissait petit-à-petit un lien avec lui, personne n'a bronché.
Nous avons mis cette information en ligne sur Facebook sans obtenir un petit clic solidaire de toutes les personnalités politiques présentes sur ce réseau social. À l'évidence un commentaire du style "il fait beau" à plus de chance de les faire réagir.
Depuis le 31 mars tous les hébergements d'urgence ont fermé comme chaque année, alors que c'est connu de tous, "La rue tue toute l'année".
C'est plus de 400 places qui sont concernées sur Strasbourg. Une partie de ces places accueillaient des familles avec enfants. Un petit nombre d'entre elles, a été relogé dans des hôtels (lire l'unique et discret article à ce sujet).
Strasbourg ! peine Capitale, peine maximale !
Une municipalité, une Communauté Urbaine, extrêmement ambitieuse. Il n'y a pas une semaine sans l'annonce de son grand projet à coup de millions d'euros : golf, rallye automobile, foot, maison de l'Europe, etc. Tout pour le bien-être de quelques catégories, tout pour les touristes.
Tous ces projets sont accompagnés de la sempiternelle justification des "retombées". Mais quel Alsacien peut encore douter que lorsqu'il y a des retombées financières elles ne vont pas dans des poches déjà pleines ? (info1)
Strasbourg et la CUS refusent de trouver une solution pérenne et stable pour seulement 400 personnes. Usant des mêmes artifices que la précédente municipalité, la municipalité PS/Verts pratiquent un mépris teinté de bons sentiments.
L'État ne remplie plus son rôle protecteur ? N’est ce pas le rôle de tous les élus ?
Toujours ces mêmes jeux de pase-passe politique ou, au final, tout le monde s'entend à ne rien faire, et pire pour certains à laisser faire.
Les associations
• Depuis deux ans chaque hiver des associations ont accepté de "proposer" des chaises pour que les personnes y passent la nuit.
Si elles refusaient, que se passerait-il ? Si elles se réunissaient pour refuser que se passerait-il ?
Mais il est de bons tons de se tirer dans les pattes et de se désigner ; celle là fait de la chaise !
• Nous avons enfin pu prouver, démontrer avec un exemple concret, que le 115 de Strasbourg et des associations pratiquent la liste noire. Cette liste est un moyen de repérer les personnes qui ont fait du grabuge ou qui seraient susceptibles d'en faire.
Il y a une marge entre se protéger, blâmer une personne pour des problèmes de comportements et condamner arbitrairement.
Car la liste noire est bien une condamnation sans limite dans le temps à se voir refuser tout hébergement, toute aide.
Les associations ont depuis longtemps cédées, pliées à ce que ce vilain état demandait : des chiffres. Depuis longtemps elles sélectionnent à l'entrée, avec une nette préférence pour les "moins abîmés".
Nous vous conseillons de lire le rapport Michalot sur les pratiques d'hébergement, qui, au passage questionne aussi sur les pratiques des travailleurs sociaux.
Quotas, chiffres, fric, charges ... Et ceux qui devraient mettre l'humain en avant, l'étouffent, le piétinent. Ceux dont le "métier" est d'ouvrir des portes aux plus fragiles, les leurs claquent au nez.
Le marché de la misère à de beaux jours devant lui ... mais nos jours sont comptés ... À moins que nous décidions de prendre notre destin en main loin de toute cette hypocrisie assassine.
Le droit au logement ? Les droits de l'homme ?
Pas de doute c'est bien aux pouvoirs politiques, à tous les niveaux, État, Régions, Départements, Villes, qu'incombent la défense des droits de l'Homme.
Nous tous, citoyens de tous bords les élisons pour cela.
C'est pourquoi tous les citoyens et toutes les associations civiles devraient faire pression sur tous les élus sans exception et leur réclamer des comptes.
Quelle association "militante" n'a pas son élu, ou des militants qui affichent clairement leur appartenance à un parti politique?.
Il ne s'agit pas de leur refuser le droit, comme tout citoyen à s'impliquer activement. La question est : Sont-ils intègrent ? Oeuvrent-ils au sein de ces associations pour le bien des gens uniquement ? Sans propagande ? Sans prosélytisme ?
La réponse se trouve dans les choix d'actions, les cibles et les résultats de ces associations.
Qui sommes-nous ?
• Elle a 26 ans. Violée depuis l'âge de 14 ans, successivement par son père, son beau-père. Puis battue par son mari pendant six ans. Elle s'est vue proposer un hébergement collectif dans lequel, elle n'a jamais pu s'intégrer. Renvoyée à la rue sans proposition de rechange.
• Il a 36 ans. Après le décès de sa femme, il a plongé dans la douleur et dans l'alcool. Renvoyé du boulot. À la fin des assedics ... Rien. Il a dû attendre quatre mois pour obtenir le RSA ... Il a perdu son appartement. Son assistante sociale lui dit sans cesse "je ne peux rien faire" ... Il est à la rue
• Elle a 46 ans, veuve, handicapée physique. Elle est douce, généreuse, pleine d'amour pour la vie, pour les gens. Jamais d'emploi pour elle, même pas les pires. Et les formations lui sont refusées ... À cause de son âge pense-t-elle... Elle touche 660 euros au titre de l'AAH. Sa tutelle sensée la "protéger" lui retire chaque mois 550 euros pour les frais de loyer, charges, etc.
• Elle est EVS pour l'éducation nationale, c'est sa 2e année. 611 euros net parmois. Tout s'est bien passé, elle est félicitée par les gentils profs tous les jours. La semaine dernière, ils lui ont dit "tu nous manqueras, on espère que tu trouveras quelque chose l'année prochaine". Alors qu'on annonce des fermetures de Classes d'Inclusion Scolaire ;
• Elle vit dans un 2 pièces avec ses 3 enfants. Aucune proposition de HLM depuis 7 ans. Aucun logement du privé dans ses moyens. Elle fait un 3/4 de temps en tant qu'agent de caisse. Ses gosses, dit-elle, lui échappe et elle a peur pour eux.
• Elle est femme de ménage dans une gentille entreprise de ré-insertion ... Des horaires de dingues, prévenue au dernier moment pour 2 heures de ménage à l'autre bout de la ville, contrôle, surveillance, brimades ...
Annexes et Infos
(info 1) à quoi servent les impôts ?
1/ Marché de Noël : Ville 1 Million d'euros et autres bricoles. On nous parle des retombées financières estimées à 160 Millions d'euros pour les hôteliers, les commerçants, sncf, navettes, autocaristes... les Strasbourgeois se sont vus proposés quelques petits boulots très mal payés. Vendeur de bougies par moins dix degrés !
2/ le sommet de l'Otan : 16 Millions d'euros, un coût dévoilé à minima. 1.500.000 d'euros pour Strasbourg et CUS. À cela s'ajoutent la mise à disposition du Palais des congrès et ses dîners fastueux. Les lieux d'accueil des sans-abri étaient fermés ! Ajoutez aussi la fermeture des gymnases, d'infrastructures, des lycées et d'entreprises !!!
3/ Golf de la Sommereau : Environ 5 Millions d'euros, dans un premier temps. Les impôts des pauvres pour les loisirs des riches.
4/ Rallye automobiles 2010 : pour le moment 1,3 Million d'euros sont prévus. Région : 360.000, Cus : 300.000, Strasbourg : 300.000, CG67: 300.000, CG 68 : 200.000, Mulhouse : 100.000 ... pour le moment !! Certaines villes n'osent dévoilées leur participation. Et bien sûr on ajoute : mise à disposition d'infrastructures, aménagements divers, gros salaires des coureurs, des organisateurs ...
Anecdote
Les associations qui distribuent des repas sont submergées par toujours plus de demandes. La population qui fréquente les lieux de distribution a augmentée : chômeurs, emplois précaires, femmes isolées, étudiants, retraités...
La SOCIÉTÉ "Strasbourg événement" qui organise la foire de Strasbourg en septembre, a prévenu qu'elle n'offrirait pas, comme les précédentes années, le déjeuner aux maires après leur sympathique AG... Qu'à cela ne tienne ! Le maire de Strasbourg s'est spontanément proposé de payer, aux frais des contribuables Alsaciens.
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Point services particuliers et entreprises : lutter contre l'exclusion au quotidien
SOURCE LA VOIX DU NORD : Lutter contre l'exclusion, on peut se contenter d'en parler, pétri de bonnes intentions, à l'occasion de débats et de grand-messes. On peut aussi agir au quotidien, être utile, avec des solutions simples, pleines de bon sens, en faveur des plus démunis, ce que fait, depuis 1997, le PSPE Lille Métropole, Point services aux particuliers et aux entreprises. Quand c'est bien, faut le dire !
Comme le nom l'indique, être « plus démuni » implique un dénuement financier, mais aussi pratique, culturel, parfois intellectuel qui empêche de comprendre, de connaître et de savoir faire des choses, anodines à d'autres. Comme rédiger un courrier, ne pas boucher des ventilations ou vérifier la validité du flexible de cuisson gaz pour éviter tout risque d'explosion. C'est sur ce constat que s'est bâti en 1997 le projet du PSPE par la fondation Agir contre l'exclusion de Martine Aubry pour « accompagner au quotidien les habitants des quartiers en difficulté dans leurs démarches administratives et financières », mais aussi pratiques. Pour restaurer aussi souvent du lien social, « notre devise, c'est faire avec plutôt qu'à la place de », explique Dominique Dams, président du PSPE Lille Métropole, soulignant les rôles de médiateur, d'interface et d'écrivain public de cette structure innovante qui s'est donné comme objectif de lutter contre l'exclusion, les discriminations et la pauvreté avec le soutien des entreprises, des partenaires des territoires, notamment les bailleurs sociaux.
Le but, rendre les habitants plus autonomes, alléger leurs problèmes, parfois simples à résoudre, responsabiliser et valoriser aussi l'ensemble des acteurs.
L'accompagnement proposé aux habitants est individualisé, avec une approche globale de leurs problèmes : énergie, logement, administratif, budget... Les 14 médiateurs sociaux (17 à terme) apportent leur aide pour expliquer des courriers, des factures, constituer des dossiers administratifs, résoudre des litiges et trouver des solutions en cas de dettes, favoriser l'accès aux droits et aux services. Cet accompagnement ciblé répond à une vraie demande. À l'occasion des permanences dans les quartiers en difficulté de Lille mais aussi Roubaix, Wattrelos et Armentières en 2009, 7 médiateurs ont accompagné 4 500 familles au cours de 6 500 demandes. Et 8 médiateurs sociaux ont mis en place 5 200 médiations à domicile (ISIGAZ, défi énergie, veille sociale...). Des interventions collectives (actions de quartier, ateliers collectifs) ont aussi été mises en place. Pour les trois ans à venir,le PSPE veut innover avec des services spécifiques aux personnes âgées isolées, aux étudiants, aux salariés pauvres, en luttant contre l'exclusion numérique, en intégrant de nouveaux modes d'intervention (en collectif, permanences itinérantes), en jumelant médiation sociale et lieux de services, en développant son ancrage territorial, en consolidant l'équipe. •
PAR BRIGITTE LEMERY
blemery@lavoixdunord.fr
06:51 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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23.05.2010
Concert de soutien à Abribus 27 mai 20 heures au Molodoï
L'ASSOCIATION ABRIBUS DISTRIBUE DES REPAS AUX PAUVRES QUI SONT DE PLUS EN PLUS NOMBREUX !
LA MAIRIE DE STRASBOURG EST VISIBLEMENT SENSIBLE À CE QUE PERSONNE N'AIT FAIM ... ENFIN PAS TOUTES LES PERSONNES !!
La SOCIÉTÉ "Strasbourg événement" qui organise la foire de strasbourg en septembre, a prévenu qu'elle n'offrirait pas la bonne bouffe aux maires après leur sympathique AG... Qu'à cela ne tienne ! Le maire de Strasbourg s'est spontanément proposé de payer... La rigueur de ces élus de tous bords est immorale ...
11:38 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Association Bas-Rhinoise des Chômeurs et Demandeurs d'Emploi : Mobilisation le 27 Mai
- Augmenter le montant des minima sociaux (RSA, ASS, etc.) au moins égale au seuil de pauvreté.
- Un revenu décent
- Un emploi décent
- Elargir les conditions d'accès à l'A.S.S et le rallongement des périodes d'indemnisation (A.R.E.)
11:26 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : association bas-rhinoise des chômeurs et demandeurs d'emploi, précaires, rsa, ass, sdf alsace, mobilisation le 27 mai |
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ça fait longtemps que nous sommes enfermés dans tous les mépris de l'homme; nous sommes les rois de la survie et de la débrouille, et vous?
10:09 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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28 & 29 mai 2010 Le Planning Familial ouvre ses portes
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| 28 & 29 mai 2010 En 2009, vous étiez à nos côtés ! En 2010 qu'allons nous faire ensemble ? | ||
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| Vous recevez ce mail car vous avez signé la pétition pour soutenir le Planning Familial et vous avez souhaité être informé de son actualité. | ||
10:03 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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