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28.07.2010

DNA - Strasbourg / Sans domicile fixe : Les oubliés de l'été -

La misère ne prend pas de vacances. Pourtant, en été, de nombreuses structures d'aide aux sans-abris ferment leurs portes. Les SDF doivent alors affronter les difficultés du quotidien, avec un secours réduit. Malgré le manque de moyens, à Strasbourg, certaines associations continuent de soutenir les plus démunis. Ce fut longtemps le cas de Vac'Assocs.

Même en été, une soupe chaude reste indispensable. (Photo DNA - Christian Lutz-Sorg)

Même en été, une soupe chaude reste indispensable. (Photo DNA - Christian Lutz-Sorg)

Les membres de l'association Vac'Assocs se sont efforcés, pendant près de sept ans, de pallier le manque de moyens humains en période estivale. Cette année, Vac'Assocs n'a pu reconduire son opération, faute d'un nombre suffisant de bénévoles encadrants.

Chaque année au mois d'août, à la fermeture des restaurants sociaux, Vac'Assocs prenait le relais. Les bénévoles distribuaient des repas chauds quatre fois par semaine à bord du bus de l'association Abribus. Mais cet été, le manque de cadres ne permet pas à l'association de poursuivre son action.

Les associations les portent à bout de bras

Les associations et restaurants sociaux encore présents risquent de ne pas pouvoir faire face à la demande croissante. La population des SDF ne cesse d'augmenter, tandis que les moyens mis en œuvre par les pouvoirs publics stagnent. 
En période estivale, les personnes en transit viennent grossir le nombre des sans-abris présents le reste de l'année. Ces dernières années, des familles extrêmement pauvres originaires des pays d'Europe centrale ont fait leur apparition dans les rues de Strasbourg. De plus, avec la crise, une nouvelle catégorie de SDF a vu le jour : les travailleurs pauvres, souvent mal-logés, parfois sans-logis.
Autant de personnes en situation d'extrême précarité qui nécessiteraient une prise en charge par l'État. Ce sont pourtant les associations qui les portent à bout de bras. « Cette situation est le résultat d'un système qui fait trop appel au tissu associatif, souligne Marc Hofsess, président de l'association Abribus et vice-président de Vac'Assocs. En été, les structures associatives qui restent sont submergées ». 
L'été dernier, les bénévoles de Vac'Assocs servaient 250 à 300 repas par jour. Des personnes démunies qui, cette année, devront se rendre à La Fringale, rue du Rempart. Dans quelques jours en effet, les restaurants sociaux les Sept pains et le Club de Jeunes l'Étage vont fermer. Seuls les Restos du Cœur et Médecins du Monde seront encore présents pour leur venir en aide. 
La Fringale leur proposera du lundi au samedi un petit-déjeuner. Un repas chaud leur sera également servi les lundis, mercredis et vendredis midi. Tous les samedis du mois d'août, les bénévoles de Vac'Assocs serviront le déjeuner dans les locaux de La Fringale. 
Tout l'été, la maraude des Restos du Cœur sillonne la ville le lundi soir pour distribuer soupe et sachets repas. Le vendredi, Médecins du Monde fait sa tournée pour dispenser des soins médicaux et donner des sandwichs. Le dimanche midi, un repas chaud est servi au centre d'hébergement d'urgence de la Ville situé rue Fritz-Kiener.

« On a faim toute l'année »

« C'est plus compliqué de trouver à manger en été. On reçoit moins d'aide parce que les gens s'imaginent qu'on galère moins. Pourtant on a faim toute l'année ». Michel, a déjà dix ans de rue derrière lui. Il a cinquante ans mais en paraît soixante-dix. Il vit dehors par tous les temps et pour lui, la misère n'est pas moins pénible au soleil.

AMIRA KHEMIRI

Article complet des DNA réservé aux abonnés, que nous éditons exceptionnellement (le lien ici : http://www.dna.fr/fr/strasbourg/info/3550760-Strasbourg-S...)

 

07:53 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sdf, sdf strasbourg, vac'assos, abribus, ÉtÉ des sans-abri | | |  Facebook

23.07.2010

Les Tsiganes, « éternels étrangers de l’intérieur » ?

Reconnaissant les difficultés d’accès aux droits sociaux des Tsiganes en France, la direction générale de l’action sociale a publié un rapport sur le sujet. Entretien avec Christophe Robert, l’un des auteurs, sociologue, directeur des études à la Fondation Abbé-Pierre. Extrait de Actualités sociales hebdomadaires.

Article publié initialement le 17 septembre 2008.

Christophe Robert brosse la situation d’une population dont la spécificité traverse les siècles, mais dont la prise en compte passe d’abord par un accès au droit commun.

Tout en travaillant sur le mal-logement à la Fondation Abbé-Pierre, vous avez soutenu, en 2006, une thèse sur les groupes tsiganes en France [1]. Qu’est-ce qui vous a conduit à vous intéresser plus particulièrement à cette population ?

Au début, le hasard. J’étais lycéen, je voulais me rendre utile, j’ai été orienté vers des familles de Gitans sédentarisés dans la Seine-Saint-Denis qui souhaitaient que leurs enfants bénéficient d’un soutien scolaire. Et de fil en aiguille, je me suis interrogé sur ces groupes qui vivent en France depuis longtemps, au milieu de la population mais sans se fondre en elle, avec des modes de vie et des pratiques culturelles singulières. On sait que les populations qui subissent les discriminations de plein fouet sont majoritairement celles issues des dernières vagues de migration. Or pour eux, qui sont souvent là depuis des siècles, qui sont français et se reconnaissent comme tels, pas de baisse de tension. Tout se passe comme s’ils restaient d’éternels étrangers de l’intérieur. Cette spécificité entraîne aussi, de leur côté, une culture particulière, faite de détachement, de résistance, de protection, avec une forte dimension communautaire, du moins dans certains groupes. Leur différence est moins liée à leur origine ethnique qu’à l’hostilité qu’ils ont rencontrée de tout temps et aux mécanismes de défense développés en retour.

Vous insistez sur la violence qu’ils subissent...

LIRE LA SUITE SUR : Observatoire des inégalités

13:44 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : droits sociaux, action sociale | | |  Facebook

AVIGNON Une manifestation en faveur de l'augmentation des logements sociaux

Les membres de la confédération nationale du logement ont décidé de manifester aujourd'hui même à Avignon, sur la place de l'Horloge. Motif de leur mécontentement : ces familles qui, en Vaucluse, sont en attente d'un logement.

Ils veulent dans le même temps dénoncer le désengagement de l'état dans ce domaine. Rendez-vous à 11 heures.

Nous sommes les SANS ! Sans parti, sans syndicat, sans logement, sans emploi, sans santé, sans écoute MAIS PAS SANS VOIX. LE 07 SEPTEMBRE TOUS DANS LES RUES

LA TARTUFFERIE UMP DU JOUR : Wauquiez : Pôle emploi va consulter les chômeurs

10:44 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ump, pôle emploi, wauquiez, chômage, retraites, chômeurs | | |  Facebook

Quel été pour les sans-abri à Dijon?

L'été est la période de l'année pendant laquelle Dijon enregistre un pic de fréquentation des sans-abri, en raison notamment d'une proportion plus importante de "passagers", qui restent quelques jours seulement dans la commune. En parallèle, la saison estivale est réputée difficile à vivre pour ces personnes, qui subissent au quotidien chaleur et déshydratation. Pour faire face à ces besoins, la Société dijonnaise d'assistance par le travail (Sdat), renforce ses effectifs et propose un accueil de jour jusqu'au 30 septembre 2010, dans le cadre du dispositif d'écoute et d'accompagnement "Acor centre-ville". Rencontre avec Françoise Truchot, directrice pédagogique à la Sdat, Isabelle et Julien, deux techniciens socio-éducatifs qui évoquent leur quotidien aux côtés des SDF...

La rue, lieu du premier contact

LIRE LA SUITE : MEDIAPART

Le cas GM de Strasbourg : travailler plus pour gagner moins

Voici un exemple flagrant d’abus en période de crise. Mais avant tout pour bien comprendre faisons le point sur l’état des négociations.

D’un coté, nous avons une société américaine, détenue pour plus de 60% par l’état américain, qui essaie de négocier une remise en route de son site (en le rachetant à une de ses anciennes filiales), de l’autre 1150 employés qui veulent garder leur travail, au milieu des syndicats qui essaient de faire leur « job ».

Lundi, les employés étaient convoqués pour voter le rabotage d’acquis sociaux (35H et gel des salaires pendant 2 ans), qui était une condition sine qua none pour la reprise du site par GM, après vote positif (plus de 70% pour le oui), tout le monde s’attendait à la bonne nouvelle i.e la reprise du site.

Stupeur et consternation avant-hier lorsque le négociateur a annoncé que c’était un premier pas et qu’il y avait de nouvelles conditions pour que la reprise soit effective (sur la partie des paiements des heures majorées et heures supplémentaires au-delà des 1607 heures).

Résumons rapidement : GM veut comprimer les coûts salariaux, les employés veulent garder leur travail.

Le sujet, qui avance masqué ici, est bien celui de la déflation salariale du coût du travail. Un des arguments qu’avait avancé GM en contrepoint de la « négociation » était le fait qu’un ouvrier mexicain travaillant dans une de leurs usines leur coûtait beaucoup moins qu’un ouvrier français

LIRE LA SUITE : http://www.pauljorion.com/blog/?p=14131

10:29 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gm strasbourg, général motors, cgt, pénibilité, retraites | | |  Facebook

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