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22.01.2011

Communiqué : Plus de 130 000 nouveaux logements sociaux en 2010 : Info ou Intox ?

C’est avec un certain culot que Benoit APPARU, secrétaire d’Etat au logement, a annoncé hier à la presse le financement de plus de 130 000 nouveaux logements sociaux en 2010, soit un niveau inégalé depuis plus de 30 ans. Hélas, la réalité est tout autre et ce chiffrage nécessite quelques explications supplémentaires. Ce « bidonnage » pourrait être amusant s’il ne servait à masquer un sujet aussi grave que les difficultés croissantes d’accès au logement de la population ; qu’il s’agissent des ménages modestes, des jeunes et des personnes âgées, des travailleurs migrants et même des « classes moyennes » dans les métropoles !

Le chiffrage annoncé (131 509) provient en fait de la concaténation des volumes de prêts programmés par la Caisse des dépôts en 2010 sur la ressource des fonds d’épargne (c'est-à-dire les ressources d’épargne populaire (LA, LDD, LEP) qu’elle centralise partiellement). Il y a évidemment un décalage temporel important (3 à 4 ans) entre la programmation d’un financement de programme et la livraison effective de logements ; en outre, pour des raisons diverses, un certain nombre de programmes autorisés et financés (entre 5 et 10 %) n’aboutit jamais.
Selon les chiffres produits par la CDC, seuls 50,2 % des prêts consentis en 2010 concernent des Prêts locatifs à usage social (PLUS), c'est-à-dire de « vrais HLM ». Près de 30 % constituent des PLS qui en fait s’adressent  aux populations ayant des conditions de ressources 20 % supérieures au plafond exigé pour les HLM (qui couvre pourtant de 60 % des ménages). Les 20 % restant concernent les PLAI, c'est-à-dire essentiellement de petits logements (studios et 2 pièces) réservés aux personnes en difficulté et accompagnées d’un dispositif d’insertion et de suivi social.
A l’intérieur de ce volume global et en l’absence de tout fléchage ou traçabilité des financements, on ne peut discerner les programmes correspondants en fait à des reconstructions de logements sociaux démolis dans le cadre des opérations ANRU par exemple ou de ceux qui sont devenus obsolètes ou insalubres (rappelons qu’une bonne partie du parc social a plus de 50 ans). Il est en effet bon de souligner que chaque année des dizaines de milliers de logements sociaux disparaissent soit par suite de démolitions, soit par suite d’opérations d’accessions sociales (l’objectif fixé par le gouvernement est de 40 000 par an) soit par suite  de « déconventionnements »…
Enfin, il faut aussi noter que 2010 fut l’année de réalisation de la cession en bloc, par ICADE (ex-SCIC) de près de 30 000 logements à vocation sociale en région parisienne à un consortium d’OLS (organismes HLM) ; opération réalisée et financée sur fonds d’épargne (au bénéfice des actionnaires publics et privés d’ICADE, filiale de la CDC) mais ne changeant rien, dans les faits, à la situation des demandeurs de logements sociaux.  C’est également en 2010  que furent réalisées les opérations dites de rachat de VEFA (ventes en l’état futur d’achèvement) ; c’est à dire le rachat en bloc, moyennant une décote légère, à des promoteurs privés par des organismes HLM (OLS) de programmes de constructions de logements…ces opérations dont l’objectif réel était le « sauvetage » économique de certains promoteurs suite à crise financière de la fin 2008 devaient concerner globalement 30 00O logements, suivant les déclarations réitérées par  N.SARKOZY.


Conclusion :

S’il est incontestable que le volume de prêts consentis en 2010 par la CDC sur fonds d’épargne a très fortement progressé en 2010  pour atteindre un niveau inégalé depuis longtemps, il est tout aussi patent que ceci correspondra dans les faits , et hors éléments exceptionnels, au financement de la construction d’environ 30 à 40 000 logements sociaux réellement nouveaux , soit le rythme observé effectivement depuis une vingtaine d’années.

Ce alors, que le nombre de demandeurs de logements sociaux vient d’atteindre les 1,2 millions, que le nombre de sans logis et de mal logés atteint des niveaux records (plus de 3 millions) et que le poids des dépenses de logement dans le budget des ménages ne cesse de croitre dangereusement.

Dans ce contexte catastrophique, il y a fort à parier que les motivations du secrétaire d’état au logement à se dresser un tel satisfecit sont multiples ; nous en relèveront deux :

Masquer les effets du désengagement de l’Etat en matière d’aide à la pierre : la contribution de l’Etat au financement du logement social en 2011 ne devrait pas dépasser 500 millions d’euros (soit pour le coup, un record à la baisse inégalé).

Laisser croire, alors que la bataille sur le niveau de centralisation à la CDC des fonds d’épargne populaire fait rage entre les  banques  et  la Caisse des dépôts, que cette dernière dispose d’ores et déjà de ressources suffisantes pour répondre aux besoins actuels et futurs de logement sociaux.


Paris, le 21 janvier 2011

Contact : jean-philippe Gasparotto (06 07 94 11 20)

06:36 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : benoist apparu, logements sociaux, mal logement, plai, icade | | |  Facebook

15.01.2011

Vive le pessimisme

je ne supporte pas les gens aux discours culpabilisants, moralisateurs et compassionels. Ce n'est pas parce que tu t'intéresses ou milites pour une cause voire deux que tu es respectable.
Ceux qui voudraient ressentir ma douleur, se marquer de mes cicatrices m'emmerdent bien plus que l'indifférent.

Une conne d'extrême gauche que j'ai virée de mon profil facebook me hurlait régulièrement dessus en prêchant la révolte contre le vilain capitaliste qui a l'impudence d'avoir un appart, un boulot, une bagnole, une famille ; quel salop!
Quelle conne!!! Je te fiche un billet de 5 que cette pétasse ne lâcherait pas ses biens pour le mien. Ma névrose n'est pas identitaire, surtout avec le passé qui figure dans mon CV de vie.
C'est extraordinaire, depuis 5 ans je rencontre sans cesse des militants, tous coincés dans "leur" combat : les sans-abri, les sans-papier, les roms, les enfants, les chiens, et depuis peu, la neige et les crottes de chiens… Chacun ne s'intéressant qu'à "sa" cause, celle de son clan. Et peu importe son impact, sa force, sa véracité. Tous sont capable d'une extraordinaire violence et d'un mépris immense dès lors qu'on exprime un avis différent.
Je constate que pas un ne se remet en question, trop installé dans leur catégorie ; t'as une cause t'as tout bon, l'autre non. Pour eux le principal est d'avoir des trucs à revendiquer.
Forcément ils sont bien dans l'air du temps et le temps est pourri.

En ce moment l'autre sport à la mode est de taper sur son camps ou le plus approchant. Pas nouveau hein, déjà vu. Et du coup te voilà privé de la critique juste ; faut rester dans la ligne.
La situation n'est-elle pas assez mauvaise ou ils s'en foutent carrément des 15 millions de crèves-la-faim?

Je suis une pessimiste et je crois dur comme fer qu'il n'y a que le pessimisme qui me permet d'agir.
C'est sans doute pourquoi je crois dur comme fer que vos clivages partisans sont votre seule raison d'exister et que pour moi l'échéance de 2012 c'est le retour à Pôle Emploi. (MM)

à strasbourg, tous au hamman ; hamman du pauvre, hamman du riche

Strasbourg va nous permettre de mijoter, de suer, de dégager toutes les vilaines particules et d'avoir la peau douce, avec deux projets de hamman.

Qui n'a pas rêvé de s'enfermer dans un hamman, de se retrouver dans la chaleur qui y règne et d'oublier une heure ou deux le froid qu'il fait dehors. Qui ne rêve pas de se retrouver dans un cocon de bien-être et d'oublier un moment cette inquiétude permanente, née des incertitudes de ce monde fou, mensonger et hypocrite.

Une jeune femme dans un quartier de Strasbourg a obtenu un talent de cité et les trois clopinettes qui vont avec pour créer un hamman et ça lui suffit !!. Le projet a fait l'objet d'un mini article dans le 20 minutes, il y a un mois et est passé totalement inaperçu. La cité et tous ses magnifiques artistes, créateurs, tout le monde s'en branle. Et puis ça fait désordre dans la novlangue : cité = vols, arnaques, feu...

On a lu le projet, il est simplement rédigé, dans des termes clairs et précis, tout comme le budget. Un excellent projet porté par une jeune femme à l'hentousiasme formidable.

Je me dis que ce hamman de quartier est pour moi.

Par contre le palais des fêtes et son projet Babelle ça c'est du lourd bébé!!

Un super projet sorti de la pochette magique du conseil municipal tout entier : bravo!

Là, tu sens la différence de traitement. La ville a immédiatement offert le Palais des Fêtes, un lieu prestigieux, chargé d'histoire, puis une conférence de presse, une façon de dire "c'est acté", puis voté en conseil municipal "c'est voté"... Incroyable cette mobilisation de toute une ville sur ce projet là plutôt que l'autre.

L'opposition s'oppose nous dit-on, sur le lieu offert à Babelle, sinon le projet plaît. Celui là hein, car l'autre ils s'en foutent eux aussi.

Nous y voilà Hamman de cité et Hamman de riches.

Vous allez comprendre pourquoi toute une municipalité se reconnaît dans CE projet là : partage, solidarité, circuit court, écologie, bien-être, retour à la terre, formation, accompagnement social ... Tout y est.

Et comme c'est très con un pauvre, cet enrobage est ce qui nous inquiète le plus, ce qui nous rend méfiant.

Tout cela pour dire, que finalement, le paraître, le médiatique, va l'emporter sans souci, sans dialogue, sans cette démocratie participative, qui fonctionne par ailleurs, aux frais du contribuable.

Pourquoi le contribuable doit-il payé pour un projet commercial ? Que va t-il apporter à l'intérêt général ?

Qui s'interroge sur le fait que ce projet est commercial et rien d'autre et que sous couvert de "solidarité" il va faire mal-bosser une dizaine de pauvres pour faire suer les riches?. Car il est prévu pour vendre les produits de beauté, pour tendre les serviettes, faire le nettoyage, le ménage, servir la petite restauration, la création de 10 emplois précaires, équivalent à 6 temps pleins...

L'emploi des pauvres à la sauce des nantis-élus c'est des jobs précaires, c'est alimenter ce système dégueulasse qui nous maintient dans la précarité.

Les porteurs de ce projet parlent de 300.000 euros, de soutiens financiers ; alors pourquoi des boulots au rabais ? Et bien parce que le pauvre rapporte du fric. Ces emplois de merde seront à la charge des collectivités et le tour est joué. Vive la solidarité des riches pour les riches.

Et la démocratie participative se prend un sacré coup de ridicule, encore une fois.

Les cantonales se rapprochent, retenez le nom de celui qui "porte" ce projet pour la municipalité : Robert Hermann.

L'UMP et le Panier du pauvre

je découvre avec stupeur la nouvelle idée de Frédéric Lefebvre UMP "le panier du pauvre". Personne pour réagir à cela? Personne pour y voir un désaveu, un aveu d'échec?

"je souhaite obtenir des distributeurs la mise en place d'un panier de première nécessité, avec une viande, un poisson, un fruit, un légume, un laitage, pour que les consommateurs les plus modestes puissent manger équilibré et à un coût raisonnable".

‎3 millions de paniers au minimum ! à quelle cadence? un pauvre est-ce que ça doit manger "équilibré à un cout raisonnable" tous les jours, une fois par semaine? Et les distributeurs qui sont-ils, que disent-ils?

et tous ceux qui tentent de survivre à la rue comment feront-ils ?

ce panier est une insulte de plus, l'acceptation d'une régression sociale supplémentaire ; le travailleur pauvre et son panier utopique...

Réveillez-vous, exprimez-vous... (MM)

Pierre Méhaignerie et les allocations chômage : voici venue l'ère des "Rantanplan" de la politique

Source: actuchomage.org

Exister, en politique, c'est aligner les polémiques : des déclarations fracassantes truffées de contre-vérités. Après Manuel Valls et son "déverrouillage" des 35 heures, Christian Jacob et sa défense des députés tricheurs puis sa saillie sur "l’emploi à vie" des fonctionnaires, voici Pierre Méhaignerie et l'indemnisation du chômage, qu'il juge excessive.

Ils nous fatiguent !!!
Une chose est sûre : la campagne électorale des présidentielles a déjà commencé et colonisera toute l'année 2011, en dépit des préoccupations des Français. La bataille idéologique est engagée et, d'ici mai 2012, chacun défendra son bout de gras… comprenez : son emploi, ses privilèges et sa protection sociale à vie.

Pour l'instant, on assiste au spectacle affligeant d'imposteurs qui, en mal de visibilité, l'ouvrent pour se distinguer, quitte à dire n'importe quoi et passer doublement pour des cons : 1) en révélant leur profond dilettantisme quant aux sujets qu'ils abordent; 2) en s'imaginant que les Français sont, eux aussi, des imbéciles toujours prêts à tomber dans les panneaux qu'on leur tend. C'est négliger l'aspect positif du règne de Nicolas Sarkozy, qui leur a tant menti et les a tant de fois désavoués : grâce à lui, de la ratification du traité de Lisbonne à la réforme des retraites en passant par la "valeur travail" puis la crise, nombre de Français ont ouvert les yeux et se sont réappropriés le champ politique.

Dans le cas de Monsieur Valls, candidat aux primaires du PS, il s'agissait de tirer son épingle du jeu (c'est loupé). Chez quelques éminences grises de droite désireuses de justifier leur existence au sein de l'UMP, il s'agit d'enfoncer (grossièrement) le clou des multiples réformes particulièrement injustes et régressives adoptées depuis 2007. Deux stratégies de com’ vouées à l'échec. Car, d'un côté comme de l'autre, la confusion règne et nous assistons à un véritable sabordage. Tandis que le Parti socialiste montre son vrai visage — celui d'une fausse gauche qui ne cesse de se discréditer —, l'UMP sortante entonne un chant du cygne disgracieux, truffé de couacs. Mais nous y reviendrons en temps utile...

L'épouvantail des allocations chômage

Pas besoin de radoter : vous trouverez ici et là tous les éléments de la dernière polémique qui agite le Landerneau et à laquelle nous nous sentons, hélas, obligés de réagir...

• D'abord, nous vous invitons à prendre connaissance de l'interview vidéo de Monsieur Méhaignerie sur le blog de Marc Landré, du Figaro, à l'origine du "buzz"... "Décapante" et "instructive" ? De biens grands mots. Si certains n'ont pas "la langue dans leur poche", ils feraient mieux de la tourner sept fois dans la bouche avant de l'ouvrir.
Côté technique, notez le magnifique contre-jour digne d'un professionnel. Et n'oubliez pas de lire les commentaires qui suivent (car les lecteurs des “Dessous du social” ne sont visiblement pas dupes, ce qui est plutôt rassurant).

• Ensuite, lisez ce recadrage de Samuel Laurent pour Le Monde...

• Puis celui de L'Expansion, tout aussi bien envoyé.

Ce à quoi nous rajoutons :

• Depuis plus de dix ans, la plupart des pays membres de l'OCDE n'ont cessé de rogner sur leur système d'indemnisation en montant et en durée sous prétexte que, s'il y a des chômeurs, c'est de la faute… aux allocations. Le chômage a-t-il baissé pour autant ? Non, bien au contraire. Depuis trente ans, le chômage s'est massifié malgré les restrictions successives. Il n'y a donc aucune corrélation entre le taux de chômage et son niveau d'indemnisation.

Constat récemment confirmé par la DARES : en France, convention Unedic après convention Unedic, les exclus de l'emploi — qui n'ont même pas voix au chapitre, puisque les associations qui les défendent ne sont pas consultées et sont, au contraire, priées de rester sur le trottoir d'en face — demeurent les dindons de la farce... La prochaine révision de l'assurance chômage doit débuter le 24 janvier : en cela, Monsieur Méhaignerie joue les opportunistes et s'imagine, à tort, qu'il va pouvoir empiéter sur le champ de négociation des "partenaires sociaux"… qui lui ont adressé une fin de non-recevoir.

La norme, c'est le Smic

Il est prouvé que, plus les allocations chômage sont généreuses, moindre est l'intensité de la recherche, mais supérieure est la qualité de l'emploi retrouvé : ce sont les trois heureux gagnants du «prix [2010] de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel», les dénommés Diamond, Mortensen et Pissarides, qui l'ont dit. Or, pas question de faire du qualitatif, l'objectif est purement quantitatif : il faut que les chômeurs se remettent le plus vite possible au boulot, non seulement pour réduire les statistiques mais, surtout, accélérer la baisse du coût du travail. En les acculant financièrement, ils finissent par accepter des postes, des salaires et des conditions d'emploi dégradées, à la grande joie du patronat et de l'actionnariat.

Actuellement, 80% des chômeurs indemnisés perçoivent entre 1.000 et 1.200 € par mois, tandis que plus de 80% des emplois disponibles sont précaires et rémunérés au Smic. Pour Monsieur Méhaignerie, qui estime que c'est encore trop et que ça les dissuade d'accepter tous ces jobs de merde — ce qui est faux, puisque la moitié des 2,6 millions de chômeurs indemnisés par l'assurance chômage exerce une activité réduite ou occasionnelle (1,3 million d'inscrits en catégories B et C de Pôle Emploi) contre 20% des privés d'emploi non indemnisés par le régime —, il serait salvateur de les "inciter" davantage en abaissant cette moyenne sous le niveau du Smic : ainsi seraient-ils totalement disposés à ne pas faire la fine bouche. De création d'emplois dignes de ce nom, il n'est nullement question.

Monsieur Méhaignerie prétend viser les cadres, alors qu'ils sont moins touchés par le chômage que les autres : en réalité, il vise tout le monde. Monsieur Méhaignerie veut mettre le paquet sur l'emploi des jeunes… en encensant les stages. Augmenter le nombre de travailleurs pauvres, jeunes ou vieux, qualifiés ou non, tel est son rêve.

Monsieur Méhaignerie a fait carrière sous les ors de la République. Bien qu'il ait 71 ans, il s'accroche au pouvoir tel un vigoureux pthirus à un poil pubien. A l'image de cette oligarchie qui, de sa tour d'ivoire, décide de nos vies, il adopte le dangereux comportement d'une noblesse d'ancien régime, contribuant ainsi à creuser un peu plus la tombe de son parti. Qui en profitera en 2012 ? Telle est la question. (SH)

14.01.2011

2012 : un pacte contre l’insécurité sociale ?

Source : Marc Vasseur

Je relaie cette appel du site ActuChômage… sur le thème des petits ruisseaux voire des tous petits ruisseaux… je le relaie d’autant plus facilement que j’estime que ces thématiques de l’emploi, du travail sont des enjeux majeurs de la prochaine présidentielle – non ce débat n’est pas derrière nous mais bien devant pour peu qu’on veuille bien sortir des anathèmes au sein de l’opposition- .

Actuchomage appelle les Chômeurs, Précaires et Salariés Solidaires à rejoindre le PACTE contre l’insécurité sociale. Ce mouvement autonome 100% indépendant a pour objet de placer l’Emploi, le Travail, le Chômage et la Précarité professionnelle au cœur des débats électoraux de 2012. Notre mot d’ordre : Ne laissons pas à d’autres le soin de décider de notre avenir.

Le Travail et l’Emploi sont la première préoccupation de nos Concitoyennes et Concitoyens.

La perte d’un emploi est aujourd’hui la principale source d’insécurité sociale. Elle concerne 2,7 millions de personnes dans la seule catégorie A de Pôle Emploi, et près de 5 millions dans toutes les catégories de Chômeurs et Précaires.

Sans compter les centaines de milliers d’autres qui ne sont pas inscrits sur les listes des demandeurs d’emploi car trop jeunes, trop vieux ou parce qu’ils n’ont droit à aucune allocation.

L’insécurité de l’Emploi conditionne directement ou indirectement tous les Droits : à la santé, à l’éducation, à la formation, à la retraite, aux vacances, à la sécurité des personnes et des biens…

Le Travail et l’Emploi sont donc au cœur des questions sociales, économiques et politiques, et animent les grands enjeux de société. Ils constituent le principal thème des échéances électorales de 2012, voire même le SEUL.

Mais nous ne pouvons pas nous permettre de confier, une fois de plus, ce débat à celles et ceux qui, de Gauche comme de Droite, dirigent notre pays depuis des décennies.

Depuis 30 ans, ils n’ont su garantir un Emploi pour chacun et un revenu décent. Et on assiste actuellement à la casse du Droit du Travail et des Protections sociales.

Les inégalités s’accroissent sur fond de bipolarisation du monde du travail. Une petite minorité voit ses revenus augmenter quand une grande majorité constate que ses conditions d’existence – de subsistance souvent même – se dégradent.

Nous ne pouvons attendre les bras croisés que d’autres nous imposent leurs dogmes et modèles inégalitaires, et plus encoreleur refus d’envisager les choses différemment par un partage équitable des richesses.

Smicards, Travailleurs précaires, Chômeurs intermittents, Exclus du travail… représentent entre 7 et 8 millions de personnes, entre un quart et un tiers de la Population active française, tous unis par une même préoccupation : des salaires au rabais, des conditions de travail précaires, des allocations chômage réduites, des minima sociaux dérisoires et, pour un nombre croissant, aucune source de revenu.

Si cette France des sous-sols de la République représente entre 25 à 33% des Forces vives de notre pays, elle reste invisible dans les hautes sphères politiques (Assemblée nationale, Sénat…), sociales (Unédic…) et économiques.

Pourtant, si 10% de ces Actifs unissaient leur force, ils pèseraient plus lourd que tous les «encartés» des grandes formations politiques.

Et si 1% d’entre eux (entre 70.000 et 80.000) se mobilisaient, ils pourraient peser sur les orientations qui concernent tous les «sans grades» de la République.

Sur le papier, le constat est irréfutable.

Mais nous savons aussi, depuis longtemps, que ces calculs ne trouvent pas à s’enraciner sur le terrain.

Cet énorme potentiel de mobilisation reste donc virtuel. Il est dispersé sur toutes les cases de l’échiquier politique, syndical, associatif… et plus encore sur celui de l’abstention et de la résignation.

Pour autant, devons-nous attendre passivement que les urnes désignent le prochain candidat UMP ou PS à la Présience de la République, sans rien tenter, sans rien entreprendre ?

Nous avons le devoir de nous opposer aux scénarii qui se dessinent. C’est dans ce but que nous lançons le PACTE.

Le PACTE - Protections Actives du Chômage, du Travail et de l’Emploi – est un mouvement autonome initié par Actuchomage.org, une association qui se bat depuis maintenant près de 7 ans pour la Défense des Droits des Actifs avec ou sans Emploi (Chômeurs, Précaires et Salariés Solidaires).

Le PACTE n’est pas un parti, pas une fédération ni même une association.

Le PACTE est l’expression d’une Dynamique Collective portée par plusieurs centaines de personnes issues de tous les horizons, qui militent depuis des années au travers et autour du site Actuchomage.org.

Ce travail collectif initié en 2004 a été suivi par des milliers de sympathisants qui, à un moment ou un autre, ont adhéré à nos engagements (en faveur des Recalculés de l’Assédic en 2003/2004, de l’Emploi des Seniors en 2005/2006, de la Rénovation de notre Démocratie en 2006/2009…).

Mais le PACTE ne se résume pas à une intention virtuelle de peser dans les débats à venir.

C’est un engagement citoyen que nous prenons avec le ferme espoir de nous faire voir et entendre pendant les élections de 2012 en vue d’obtenir des résultats tangibles.

Nous appuierons notre démarche sur une plateforme de propositions qui est en cours d’élaboration. Le débat est ouvert sur notre forum «Exprimez-vous», sujet «Chômage, emploi : Des propositions pour 2012».

Il s’agit – dans un premier temps – d’évaluer notre capacité à mobiliser le premier cercle de nos Ami-E-s : nos Adhérentes et Adhérents, et les 4.500 personnes qui nous suivent régulièrement ou épisodiquement.

Pour l’instant, nous n’attendons rien d’autre qu’une manifestation de votre intention à rejoindre le PACTE contre l’insécurité sociale.

Pour cela, rien de plus simple : Un seul mail suffit.

Quand nous aurons compté nos premières forces, il sera alors temps de poser les bases de notre représentation par des porte-parole qui se distingueront par leur volonté d’incarner notre dynamique collective.

Depuis 7 ans, plusieurs d’entre nous se sont déjà exprimés sur des chaînes et des radios nationales, dans des quotidiens et dans la presse magazine. Nous n’en sommes plus à notre coup d’essai.

Notre projet est clair : Réunir autour du PACTE, d’ici 12 mois, un nombre significatif de Chômeurs, Précaires et Salariés Solidaires.

Mais, sans Vous, cette initiative est sans avenir !

Il vous faudra relayer partout ce message auprès de vos réseaux familiaux, amicaux, militants, associatifs, professionnels… et les inviter à se témoigner par mail tout simplement à l’adresse suivante : contact@actuchomage.org avec pour objet : PACTE, en y adjoignant vos nom et prénom (facultatif).

Ensemble, tentons d’initier un grand mouvement Citoyen et Solidaire qui donnera une voix à celles et ceux qui en sont privés !

Le PACTE – Actuchomage.org

Et si vous habitiez un conteneur ?

JOINVILLE-LE-PONT - Kab’in : Adapter des conteneurs maritimes à l’habitat.

Le Parisien jeudi 13 janvier 2011 ANNE-LAURE ABRAHAM

conteneur

Et si vous habitiez un conteneur ?

Une entreprise de Joinville met en vente ses Kab’in, des conteneurs maritimes transformés en studios. Une idée pour agrandir la maison…ou loger des personnes en urgence.

Adapter des conteneurs maritimes à l’habitat. Le concept existe dans le nord de l’Europe depuis plus de dix ans, il s’étend désormais de plus en plus en France. Une société joinvillaise, Stratègéco Enéovia, spécialisée dans le photovoltaïque et le conseil en efficacité énergétique, vient de se lancer dans la vente de ce produit.

La mairie a autorisé l’entreprise à installer un show-room place Mozart, à partir d’aujourd’hui et pendant trois mois. Pascal Benveniste, le PDG, a un discours commercial bien rodé pour vanter les atouts de ses Kab’in, nom de baptême maison, également marque déposée : « C’est rapide, la livraison se fait en vingt-quatre heures. Il n’y a pas de nuisance de chantier. Comme tout est assemblé en usine, c’est très bien isolé, et en plus c’est moins cher qu’une habitation en parpaings… »

Faciles à installer, résistants et bien isolés

1000 € le mètre carré de la cabine vide vide contre 1500 € à 2000 € pour une maison en parpaings, selon le responsable. L’idée est la suivante : permettre aux propriétaires de s’équiper d’une pièce supplémentaire de 13 m2 ou 25 m2 pour y créer un bureau ou une chambre, ou bien carrément installer un mini- studio tout équipé afin, par exemple, d’y loger l’ado de la famille, pour qu’il ait son indépendance, ou bien le louer à un étudiant…

« Le Kab’in studio de 13 m2 coûte 26300 € TTC (NDLR : pour la coque vide, comptez 19000 € environ). Quand on sait qu’on peut le louer 400 € par mois environ, c’est vraiment intéressant », estime Pascal Benveniste, tout en remarquant que les surfaces inférieures à 20 m2 sont généralement dispensées de demande de permis de construire à la mairie.

Habiter dans des conteneurs, l’image peut freiner, mais le PDG défend son idée et la qualité de son produit : « Les conteneurs sont extrêmement résistants. Ils ont une durée de vie de cinquante ans minimum, quand les mobile homes et les bungalows durent dix ans environ. Notre isolation thermique et phonique est très performante, avec de la laine minérale du sol au plafond, du double vitrage… Nous anticipons les futures normes en les appliquant aux bâtiments basse consommation. En plus, on propose quelque chose de joli, avec du bois à l’extérieur et un style paquebot à l’intérieur… »

Pour David Rodrigues, juriste à la Confédération de la consommation, du logement et du cadre de vie (CLCV), la location de ce type de logement ne pose pas de problème à partir du moment où il respecte toutes les caractéristiques légales en termes d’isolation, de superficie, de présence d’un point d’eau, de sanitaires… « S’il fait froid quand on rentre, ça n’est pas bon. On peut également vérifier l’étanchéité des fenêtres en passant la main… » Autre conseil du juriste, cette fois aux propriétaires : « Il faut bien qu’ils prennent en compte les coûts supplémentaires que représentent le raccordement à l’eau, le tout-à-l’égoût… »

12.01.2011

Publication du 4e rapport du comité de suivi du droit au logement opposable (Dalo)

[11 janvier 2011] Chargé par la loi de remettre un rapport annuel au Président de la République, au Premier ministre et au Parlement, le Comité de suivi du Dalo a souhaité leur adresser un message d’alerte.

Dans ce rapport, le Comité souligne que, même si le Dalo a un rôle non négligeable pour permettre à des ménages en difficulté d’être relogés et que les pouvoirs publics ont redoublé d’effort en faveur du droit au logement, ce droit n’est pas encore pleinement assumé.

Le Comité rappelle ainsi que l’on ne peut se satisfaire d’un droit respecté dans trois départements sur quatre : il doit être effectif partout. L’Etat, qui en est le garant, se trouve aujourd’hui condamné par les tribunaux administratifs. Le non respect de l’obligation de résultat est d’autant moins acceptable qu’il s’aggrave : chaque mois, le stock des ménages non relogés augmente.

Le Comité précise qu’il n’ignore rien du contexte de manque de logements abordables sur certains territoires. Dès 2007, il avait pointé les difficultés et formulé des propositions. Il les complète et les enrichit encore dans le présent rapport.

Cette année, le Conseil économique, social et environnemental a lui aussi remis un rapport. Peu de lois font l’objet d’un tel suivi, appuyé sur des données précises et des propositions partagées par les acteurs.

Les 26 propositions avancées par le Comité de suivi se répartissent en 4 grands axes :

- les chiffres du Dalo ;

- de la procédure aux pratiques : le droit est un levier ;

- un révélateur qui exige la mise en adéquation des moyens ;

- un droit pour tous : le délai anormalement long et l’échéance du 1er janvier 2012.

* Pour en savoir plus, lire l’intégralité du rapport :

Rapport du comité de suivi Dalo (PDF - 1.2 Mo)

16:56 Publié dans À télécharger | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : droit au logement opposable (dalo) | | |  Facebook

à l'eau le 115 ? tu m'as tué

Strasbourg. Lorsqu'une "personne isolée" téléphone au 115 sa demande est-elle traitée de la même façon qu'un appel émanant d'une association?

Nous en doutons. Comme chaque année nous demandons aux citoyens strasbourgeois d'essayer le 115 dont les médias leur rabâche les oreilles sur un ton optimiste.

Tous on fait le même constat :

• inutile de téléphoner avant 18 heures à un standard qui annonce du 24H/24 ;

• temps d'attente de 45 minutes minimum ;

• il est souvent demandé de rappeller plus tard, vers 20H/20H30. A cette heure là, il est trop tard! Par les températures de -18° les gens cherchent rapidement un coin où se mettre à l'abri. Une fois installé il devient difficile de demander une place, d'autant plus que si le 115 en propose une, elle peut être éloignée géographiquement ou dans le temps.

Que feriez-vous à leur place? Tout est fait pour décourager les gens... Pour le 115 lorsqu'une personne ne rappelle pas alors qu'on lui a bien demandé de le faire, elle est considérée comme casée... Voilà en partie d'ou viennent les "bons" résultats.

Par moins 18 degrés faut-il se poser la question de la nationalité, alors que l'état a obligation de protéger tout le monde?

• questionnaire plus que dirigé sur la nationalité et contrairement à ce qui a été claironné via les médias complaisants, refus d'hébergement pour beaucoup d'étrangers.

Dans le même temps nous savons qu'environ 150 personnes étrangères sont à l'abri jusqu'au 31 mars. Les pouvoirs de notre Préfet sont finalement bien limités lorsqu'un ordre tombe d'un ministère. Un quota d'étrangers serait-il imposé?

Nous avons constaté de nombreux refus "faute de places" alors que nous savons que des appartements d'urgence restent vides !! Est-ce du à une mauvaise organisation ? Que devient le SIAO auquel participe le sempiternel même groupe d'associations? Pourquoi la présence des personnes concernées dans ce truc n'est-elle pas appliquée à Strasbourg, malgré la volonté de Benoist Apparu? On nous dit que ce sont les associations qui freinent et refusent notre venue...

Sans la mise à disposition d'appartements voués à la démolition par la Ville de Strasbourg, et les bailleurs sociaux gagnés par la rencontre entre notre collectif et Philippe Bies, les conditions d'accueil auraient continuées avec des solutions indignes.

Nous avons eut a déplorer le "plan chaises". Face à cela les associations remplacèrent la chaise en jetant des matelas au sol, dans des lieux pas du tout conçus pour accueillir des gens la nuit. Que faut-il en penser? Est-ce là leur mission que d'accepter tout et n'importe quoi "parce que c'est mieux que rien"?. Et de vouloir nous faire avaler la couleuvre de leur bonne conscience en posant des matelas au sol est indigne et insultant.

Ces appartements ont-ils changés la donne?

Cette expérience reconduite pour la 2e année montre bien que si la volonté politique s'exprime, des solutions sont possibles. Malheureusement ça reste temporaire, il faudrait transformer l'essai en pérenne et stable.

Ces appartements permettent aux gens de se poser dans d'excellentes conditions et d'entamer plus sereinement toutes les démarches administratiques, de se soigner, d'apprendre à vivre en collectivité et non en collectif... Ces appartements ont sauvé des vies et permettent d'envisager un avenir...

L’attitude de la Ville a également changé vis à vis des squatts. Un dialogue est installé et débouche vers d'autres expériences (Projet Mimir). Nous espérons que tous jouerons le jeu du dialogue et de l'écoute car la LOPPSI2 nous porte à tous un coup fatal.

Face à ces situations dramatiques créées par l'absence d'emplois, par les emplois très précaires, par le désengagement de la Région Alsace (UMP) dans des formations adaptées aux besoins, par le manque de logements accessibles par les plus pauvres, nous constatons amèrement qu'autorités et "acteurs" se renvoient la balle de la responsabilité.

Tous "s'accordent" à dire que c'est le manque de moyens financiers qui serait seul responsable. Une manière de refuser le dialogue constructif, d'envisager des solutions alternatives et même de péréniser des expériences qui donnent d'excellents résultats.

Pour faire court, à nos yeux, ils sont tous coupables.

Amiens. drame familial sur fond d'endettement

Un sexagénaire aurait tué sa mère, sa femme et sa fille, avant de se pendre hier dans un quartier pavillonnaire de Pont-de-Metz, près d'Amiens. Les trois victimes auraient été égorgées, selon le procureur d'Amiens. Cet artisan, retraité de 62 ans, aurait laissé un courrier pour expliquer son geste dû à des dettes issues de prêts à la consommation pour un montant de «plusieurs milliers d'euros», a-t-il expliqué.

06:44 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : endettement, banques | | |  Facebook

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