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30.07.2011

Manifestation contre les expulsions: dimanche 31 juillet à 11h à Montreuil

LA VILLE N'EST NI AUX SPECULATEURS,
NI À LA POLICE,
ELLE EST A CEUX QUI L'HABITENT.

Le 74 rue des Caillots est une maison occupée depuis 2007. Jamais les occupants n'avait été inquiétés jusqu'à ce que le nouveau propriétaire Hafid Hafed et son collègue Mehdi Ibanez, agents immobiliers chez IAD France, viennent avec des hommes de main pour tenter de les déloger très violemment les 23 et 24 juillet dernier. À chacun de leur passage, la police les protège alors qu'ils saccagent la maison. D'ailleurs, les flics ont essayé de faire porter la responsabilité des troubles aux occupants, par exemple en tentant d'arrêter l'une des personnes blessées lors de l'attaque ou en transformant une plainte contre Hafid Hafed en interrogatoire accusatoire. Néanmoins grâce à la solidarité du voisinage, des amis et soutiens du 74 rue des Caillots, la maison est défendue et les assaillants repoussés. L'information se diffuse et les pouvoirs publics sont obligés de réagir. Hafid Hafed se voit obligé de déclarer qu'il va passer par les voies légales pour !
 récupérer son bien.

Il y a un enjeu à agir contre ces pratiques de harcèlement et de terreur, dont les squatteurs ne sont pas la seule cible. L’histoire récente est remplie d’exemples où les hommes de main des promoteurs et des marchands de biens s’en prennent à tous ceux qui ne peuvent payer leur loyer ou rembourser leur crédit, ou encore à ceux qui ont le malheur de gêner des projets immobiliers en refusant de quitter leur logement volontairement. 

VIVE LA LUTTE DU 94 RUE DES SORINS !

Le 94 rue des Sorins est une usine occupée par plus de 300 personnes dont la plupart sont sans papiers. Il y a des jeunes travailleurs, des familles avec des enfants... Menacés d'expulsion et harcelés par la police, les occupants de la rue des Sorins exigent que les autorités les entendent afin d'être régularisés et relogés.

Certains habitants sont venus soutenir les occupants du 74 rue des Caillots: c'est d'ailleurs à leur arrivée que les assaillants ont fini par partir. Suite à leur venue, 5 d'entre eux ont été arrêtés dans la cour même de chez eux. 4 ont été placés en centre de rétention. Puis le commissaire de Montreuil et des agents de la préfecture sont passés pour annoncer l'imminence de leur expulsion.

Ces actions concomitantes des vigiles et de la police contre les squats s'inscrivent au coeur d’enjeux urbanistiques majeurs (prolongements des lignes de transports, écoquartiers, grand Paris...). Il s’agit de se débarrasser de tout ce qui peut gêner ou entraver l’action des promoteurs et des spéculateurs. L’enjeu dépasse donc de beaucoup la seule question de l’occupation des maisons vides.

Ce que nous refusons c'est votre enfer, et vous ne parviendrez pas à nous faire cesser de croire à la beauté et à la puissance de la solidarité.


MANIFESTATION CONTRE TOUTES LES EXPULSIONS :
Dimanche 31 Juillet, 11h, rue piétonne Croix de Chavaux, Montreuil. M. Croix de Chavaux.

29.07.2011

Le camp des sans-logis, square Boucicaut chassé par les CRS

 “camp des sans-logis”,  square Boucicaut
Ils envoient les CRS contre les familles sans logis!


Les familles sans-logis installées cette nuit sur le trottoir de la rue de Sèvre, faute d’un hébergement durable, ont été cernées et chassées par les CRS à 6h ce matin, avec leurs enfants dans le métro, obligées de se lever en plein sommeil, avec les enfants et les nourrissons. 8 familles sont rentrées dans le square avec 5 enfants, et n’ont pas été atteintes par la police, car le square est propriété de la Mairie de Paris.
Chasser les familles sans abris, pour tenter de les faire disparaître, de les rendre « invisibles » est ce la réponse du ministre du Logement B. Apparu et du Gouvernement à la crise du logement et de l’hébergement ?

Nous demandons leur relogement, l’application des lois et un plan d’urgence. Est ce trop demander pour des familles avec enfants  et des personnes vulnérables sans logis ?

Les familles sont décidées à trouver un logement pour élever leurs enfants et vivre dignement.
Malgré la répression LA LUTTE CONTINUE ! 

 

Rassemblement ce soir à 18h au square Boucicaut

           
Depuis le 16 juillet, nous campons chaque jour dans le square Boucicaut, car nous sommes à la rue, dans des hébergements précaires, menacés d’expulsion sans relogement, et/ou prioritaires DALO. L’2tat aurait du nous reloger depuis longtemps. Nous travaillons, nous sommes français ou en situation régulière. Il n’y a plus aucune place d’hébergement par le 115 car le Gouvernement a décidé de supprimer 4000 place d’urgence en Ile de France.

L’été commence très mal pour les familles avec enfants, les personnes vulnérables, le plus souvent à bas revenus, et celles qui sont déjà dans la rue et comment à mourir à petit feu.
La crise du logement s’est aggravée, le nombre d’expulsions a augmenté, les loyers, les charges dans le parc privé sont devenus inaccessibles aux ménages modestes.



Nous demandons un plan d’urgence, le respect et l’application des lois :



- L’hébergement inconditionnel décent, adapté et durable de toute personne à la rue (article L 375, du code de l’action sociale et des familles
- Le relogement des prioritaires DALO, dans les délais, et un programme de rattrapage sur 6 mois
pour les 20 000 prioritaires DALO non relogés en Île de France, laissés pour compte par l’État et le Gouvernement, dont les 300 familles du square Boucicaut
- Un grand plan de mise à disposition ou de réquisition de logements et bureaux vacants appartenant aux grands propriétaires publics et privés, gâtés par le pouvoir, pour tenir ces objectif à moindre coût et dans des délais rapides.
- L’arrêt des expulsions sans relogement, la réalisation massive de logements sociaux accessibles, la baisse des loyers et des charges, stop à la marchandisation des HLM...
                                                                            

Marche SAMEDI 30 juillet, RV à 14H 
Passerelle Léopold Senghor
(métro Solférino)
A l’appel d’associations et organisations et du collectif  “URGENCE, UN TOIT ”


15:22 Publié dans Action, Communiqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | | |  Facebook

15.07.2011

atelier de poésie de la rue 2

Ma cavale n'a pas de fin,

Même si je suis dans un chemin,

Ce qui est tapi en moi,

Ne sera jamais effacé.

J'avance dans des impostures,

Qui cachent mes blessures.

 

atelier de poésie de la rue

Empilés, entassés jusque dans les cages d'escalier.
Je rêvai seulement d'espace.
Quand d'autres se réveillent au chant des oiseaux,
Pour moi c'est le son des chasses d'eau qui noient tous les rêves
Et des portes qui claquent ; seuls soubresauts de mon coeur
Pour aller à l'école je traversai un champ de poubelles puantes,
Flâner le nez en l'air était bien trop dangereux.
Il vaut mieux voir où tu poses les pieds, et qui tu vas croiser,
En évitant de croiser les regards.
Jusqu'à tes 10 ans, t'es relativement peinard, mais après?
Te voici une mule, un cadi, un guetteur
Ton enfance est déjà celle d'un prisonnier
Alors la prison qu'on t'a déjà raconté
Devient un moment de repos, de vacances du silence.
Jusqu'à ce que quelqu'un te montre un autre chemin
Et te donnes les moyens de voir les émotions, de les reconnaître
Et d'en faire des alliées pour construire ta vie

14.07.2011

APPEL AU RASSEMBLEMENT SOLIDAIRE. UN TOIT C’EST UN DROIT !

APPEL AU RASSEMBLEMENT SOLIDAIRE
UN TOIT C’EST UN DROIT !


Les salariés du Samusocial de Paris, soutenus par de nombreuses associations, fondations et institutions d’Ile de France et de Province, des élus et des personnalités, se sont mis en grève du 6 au 10 juillet 2011 pour crier leur indignation face aux mesures concernant la prise en charge des usagers et leurs conséquences immédiates sur les personnes les plus vulnérables.
A ce jour, ce sont des travailleurs sociaux indignés et en colère, touchés par la crise du secteur social, qui se mobilisent contre le désengagement de l’Etat en matière d’hébergement d’urgence mettant en danger de nombreuses femmes seules et de familles.
Le 1er juillet 2011, le DERNIER Centre d'Hébergement d'Urgence pour femmes à Paris ferme ses portes mettant à la rue des femmes déjà victimes d'un manque de places chroniques.
Aujourd'hui, 100% des femmes rencontrées la nuit sont laissées à la rue.


L’ETAT EN DIMINUANT DE MANIERE DRASTIQUE LES MOYENS ALLOUES à la prise en charge des familles à la rue, met, les travailleurs sociaux dans une position inacceptable : leur éthique professionnelle est mise à mal car aucune solution d’hébergement ne peut leur être apportée à part une mise à l’abri sommaire et inadaptée dans les commissariats et les urgences pédiatriques.
Aujourd'hui, 90 à 100% des familles restent sur le trottoir.


NOUS EXIGEONS DES POUVOIRS PUBLICS :

 Leur mise en conformité avec les obligations prévues par la loi : l'accueil inconditionnel de toutes les personnes à la rue,
 Le déblocage en urgence des budgets permettant la prise en charge des familles demandant de l’aide au Samusocial de Paris et aux partenaires associatifs en Ile-de-France ainsi que dans les autres régions,
 Les moyens nécessaires pour accueillir et héberger décemment toute personne sans logis ou en difficulté de logement,
 Le respect et l’application des lois contribuant à faciliter l’accès à un logement aux usagers (loi D.A.L.O, loi S.R.U, loi GAYSSOT...).


Tout le secteur du social est en crise (augmentation d’appel à l’aide des usagers, manque de place en centre d’hébergement, saturation des structures de stabilisation et de réinsertion, étouffement des services d'aides d'urgences ...) et nombreux sont les travailleurs sociaux, élus et conseillers généraux de France qui interpellent l’Etat sur les effets néfastes de leurs nouvelles directives concernant la gestion du dispositif d’urgence ayant pour conséquence la réduction du volume de prise en charge des personnes. Cette situation n’a d’autres raisons que le désengagement financier de l’Etat dans les missions qui lui incombe.
Ce système d'urgence sociale coûteux et inadapté maintient les personnes en détresses dans un mode de vie qui les fragilise encore davantage.
« Le gouvernement ne comprend pas ce qu'est l'Urgence Sociale ». Dr Xavier Emmanuelli, fondateur du Samusocial de Paris.
Pour ne pas laisser cette situation dramatique perdurer et pour que le principe d’inconditionnalité du droit à l’hébergement et au logement soient respectés :
Rappelons TOUS ENSEMBLE à l’Etat qu’il n’a pas seulement des droits mais également des devoirs envers toutes les personnes qui sont sur le territoire français.
Sans réponse rapide à ces revendications, nous ne lâcherons pas !!!!


RASSEMBLEMENT SOLIDAIRE SAMEDI 16 JUILLET 2011 A 14H00
PASSERELLE LEOPOLD SEDAR SENGHOR (Anciennement Passerelle Solferino) (Adresse : 26 Port de Solferino – Paris 7ème, Métro 12 - Assemblée Nationale)

URGENCE , 1 TOIT !

 

Droit au Logement

Fédération Droit Au logement – 24 rue de la Banque - 75002 Paris
tél : 01 40 27 92 98 • fax 01 42 97 40 18  • <http://www.droitaulogement.org/>

COMMUNIQUE
Paris le 13 juillet 2011


URGENCE , 1 TOIT !

Rassemblement samedi 16 juillet à 14h
Pont piéton “Léopold Senghor” - Métro Solférino


Le mouvement contre la réduction drastique, par l’État,  des places d’hébergement d’urgence pour les familles et les personnes sans logis se poursuit et s’étend. Après la grève des salariés du SAMUsocial Paris, des initiatives ont été prises en provinces  à Lille,  et à Toulouse.
A Paris, les salariés du SAMU social solidaires, les sans logis et de nombreuses associations et organisations, appellent à une action collective et spectaculaire samedi, sur le pont Léopold Senghor, pour exiger que le gouvernement applique les lois  :

  • L’obligation d’accueil inconditionnel de toute personnes sans logis, conformément aux articles L 345-2 à L 345-3-3 du code de l’action sociale et des familles ..
  • Le relogement de toutes les familles et personnes reconnues prioritaires DALO, qui incombe à l’État selon la Loi du 5 mares 2007
  • L’obligation pour chaque commune de réaliser 20% de logements sociaux, conformément à l’article 55 de loi SRU
  • La réquisition des logements vacants de grands propriétaires, selon les procédures prévues dans les article L 641 et L 642 du Code de la Construction et de l’Habitation...

Tous ensemble !
Un toit un droit !


Communiqué de presse du mouvement solidaire des acteurs de l'urgence sociale
(Usagers, bénévoles, professionnels, citoyens)


Les salariés du Samu Social de Paris (ssp), soutenus par de nombreux professionnels de l'ile de france, des élus et des personnalités, se sont mis en grève du 6 au 10 juillet pour crier leur indignation face à différents problèmes récurrents, qui depuis peu s'amplifient dramatiquement.

En effet :

- La fermeture du DERNIER centre d'hébergement d'urgence (CHU) pour femmes de Paris le matin du 1er juillet dernier a jeté à la rue ces personnes, déjà victimes d'un manque de places chronique. Aujourd'hui, 100% des femmes rencontrées la nuit sont laissées à la rue.

- La diminution drastique des moyens alloués par l'Etat pour la prise en charge en urgence des familles à la rue qui conduit aujourd'hui le pôle famille du ssp et de toutes les régions de France a ne pas avoir de solutions pour mettre à l'abris les personnes avec enfants qui appellent. Aujourd'hui 90 à 100% des familles restent sur le trottoir.

Nous appelons les pouvoirs publics :

- A se mettre en confirmité avec les obligations prévues par la loi, c'est à dire l'accueil inconditionnel de toute personne à la rue.

- A débloquer en urgence le budget qui permettrait la prise en charge des familles du samu social de Paris et des autres départements de France.

- A mettre en oeuvre les moyens nécessaires pour accueillir et héberger décemment toute personne sans logis ou en difficulté de logement.

- A l'arrêt les expulsions

- A respecter et appliquer les lois qui contribuent à cet objectif (loi D.A.L.O, loi S.R.U, la loi de mobilisation des logements vides...)

Le problème dans le monde du social est global, la saturation des structures de réinsertion contribue à étouffer les services d'aides d'urgences et à gonfler le nombre de ses usagers. Usagers que l'on maintient dans un système d'urgence couteux et inadapté qui participe à les fragiliser encore davantage.

Le Dr Xavier EMMANUELLI, fondateur du Samu Social de Paris ainsi que les membres du Haut comité pour le logement des personnes défavorisées et le comité de suivit Dalo ont exprimé leur mécontentement face a ce désengagement de l'Etat.
lien pour lire la lettre du comité : http://federationsamusociaux.typepad.com/files/lettre-du-... <http://federationsamusociaux.typepad.com/files/lettre-du-...>

La mairie de Paris, dans une lettre ouverte du 10 juillet dénonce les manquements de l’Etat, en prévenant que 15 000 personnes (uniquement des familles) se retrouveront à la rue dans la région de Paris à la fin du mois d’aout, et viendront grossir le nombre des personnes sans toit.
La semaine dernière, nous avons eu 2 rassemblements :

-
Le 6 juillet, une manifestation devant l'hotel de ville a rassemblée 400 personnes. (une délégation a été reçue à la Mairie de Paris qui nous soutiens)
-
Le 9 juillet une manifestation de l'hotel de ville de Paris au ministère du logement a rassemblée 350 personnes. (RDV la semaine prochaine)
-
Le nombre d'associations présentes témoigne du problème partagé par tous les travailleurs et usagers.

Mgr Jacques GAILLOT, Mr Albert JACQUARD, des adjoints et des conseillers municipaux
étaient présents le 9 juillet.

Au delà du Samu Social de Paris, le mouvement intègre maintenant de nombreuses associations ainsi que des salariés d'institutions publiques de la région parisienne, et de province.

Ce mouvement des acteurs de l'urgence sociale vous invite à venir les rejoindres
SAMEDI 16 JUILLET à 14h sur le pont Léopold Senghor
.

Soutiens : la fondation Abbé Pierre, le comité des sans logis, les enfants de don quichotte, les enfants du canal, le collectif des morts de la rue, le D.A.L, l'association Primo Lévi, l'Amicale du nid Paris, Baggagérue, MSH Paris, Advocacy, Jeudi noir, Association halte aides aux femmes battues (HAFB), collectif SDF alsace, la coordination des professionnels de l'urgence sociale, les collectifs des travailleurs de l’urgence sociale des départements de la région paris, SUD santé sociaux, l'union syndicale de la psychiatrie, le syndicat de la médecine générale, l'union syndicale solidaires, la Mairie de Paris, de nombreux élus de tous les partis de gauche (ELV, le front de gauche, le PC, le Ps, le NPA).....

CONTACTS :
Mairie de Paris : Mr GUEGUEN Florent (conseiller technique en charge de la lutte contre l'exclusion et la protection de l'enfance)
Ministère du logement : Mr METAYER fabien (chef de cabinet auprès du secrétaire d'Etat, benoist APPARU)
Ministère de l'écologie : Mr CHOUTET Martin (conseiller technique au cabinet de la ministre de l'écologie - Mme Kosciusko-Morizet Nathalie)
Directrice générale S.S.P : Stéfania PARIGI
Médecin coordi au S.S.P et médecin du SAMU75 : (elle fait le lien AP-HP / SSP) Suzanne TARTIERE

Pour toutes informations : sspsolidaires@gmail.com <http://fr.mc256.mail.yahoo.com/mc/compose?to=sspsolidaire...>
ou Laurent : laurentdakar@yahoo.fr <http://fr.mc256.mail.yahoo.com/mc/compose?to=laurentdakar...>  / 06.28.84.61.7

10.07.2011

La guerre aux pauvres s’intensifie : nous ne crèverons pas de la rue !

Une marche de 300 personnes à l’appel des salariés du SAMUsocial de Paris, soutenue par de nombreuses associations, avec la participation d’Albert Jacquard et Mgr Jacques Gaillot, Présidents d’honneur du DAL et de nombreuses familles sans logis ou à l’hôtel s’est déroulée cet après midi. Le mouvement va continuer sans doute dans les prochaines jours

La guerre aux pauvres s’intensifie : nous ne crèverons pas de la rue !


L’Etat vient de décider de réduire les hébergements hôteliers pour plusieurs milliers de sans logis, familles avec enfants, femmes, malades, handicapés, jeunes, personnes âgées, migrantEs, avec ou sans papiers, françaisE, chômeurs, salariés pauvres, personnes expulsées de leur logement, tous et toutes, à commencer par les plus vulnérables sont frappés par cette décision  qui fera économiser quelques dizaines de millions d’Euros à l’Etat.

Laisser une personne dans la rue c’est le condamner à mort :
Ainsi, vivre dans la rue, face au stress, la violence, la dureté des conditions de vie ou du climat, l’abaissement moral, l’addiction à l’alcool, c’est  vivre deux fois moins longtemps que les humains logés. L’âge moyen de décès d’unE sans abris est de 45 ans, alors que les hommes vivent jusqu’à 84 ans en moyenne en France et les femmes 90 ans.

L’État hors la loi :
Une circulaire du préfet vient expliquer au SAMU social qu’ils ne doivent plus porter assistance à la plupart des sans logis, y compris les plus vulnérable. Or cette décision est illégale, et contredit le Code de l’action sociale. C’est la raison pour laquelle nous avons saisi le conseil d’Etat et que nous demandons le retrait de cette circulaire et la mise en œuvre de l’obligation d’accueil inconditionnel qui pèse sur l’État.

Sur fond de campagne électorale, la guerre aux pauvres s’intensifie :
Sur fond de conflit de compétences sur l’hébergement , qui incombe d’abord à l’État mais aussi, en ce qui concerne les familles avec enfants, aux Conseils généraux (au titre de l’Aide Sociale à l’Enfance), cette décision justifiée par des économies de « bouts de chandelle », est sans commune mesure avec les conséquences dramatiques sur des humains vulnérables, frappés par la crise et les mauvaises politiques du logement , a peut être d’autres objectifs : stigmatiser et criminaliser les plus précaires, encourager les raisonnements xénophobes, à des fin électorales.

Résistons tous ensemble, …
La grève des salariés du SAMU social,  en solidarité avec les « sans » est un acte créateur. Des sans logis, des hébergés dans les hôtels, des mal-logés, des DALOs laissés pour compte sont solidaires et participeront à cette marche et aux initiatives  à venir.
Des associations et des organisations soutiennent le mouvement.
Même si c’est l’été, il y a encore de la force et de l’énergie pour lutter et résister à la guerre aux pauvres engagée par le Gouvernement, les riches, les banques et les spéculateurs qui le soutiennent. Tous ensemble nous avons gagné contre l’article 32 ter A, qui autorisait les Préfets à expulser, en 48h et sans jugement, les occupants d’habitats non conformes au code de l’urbanisme, et de les détruire. Sans abri, camps de mal logés en lutte, Roms, Voyageurs, habitants de quartiers auto construits dans les DOM TOM ou habitant de yourtes ou tipis étaient menacés. Le Conseil constitutionnel l’a censuré. C’est une victoire qui a de nombreuses conséquences.


… Pour que l’État applique et respecte les lois:
- Retrait immédiat de la circulaire SAMU social
- Rétablissement des crédits suffisants pour héberger toute personne à la rue, dans des logements plutôt que des hôtels de marchands de sommeil
- Application et respect de la loi DALO et de la Loi de réquisition
- Arrêt des expulsions sans relogement
- Baisse immédiat des loyers, des charges et sanction contre les spéculateurs

Un toit c’est un droit !


DAL est un syndicat des mal logés et des sans logis, qui lutte depuis 20 ans pour que le logement devienne un droit concret et appliqué.
Des dizaines de milliers de familles et de ménages ont été relogés grâce aux action de l’association : campement, manifestations, occupation, réquisitions …de nombreuses personnalités ont apporté leur soutien à ce combat vital. Des avancées ont été obtenues, mais la cupidité des milieux de l’immobilier et du logement soutenus par les politiques publiques freine considérablement la réalisation de cet objectif.


CONTACT : Droitaulogement.org – 01 40 27 92 98 – 01 42 78 28 00 – 24 rue de la Banque Paris 2e

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