30.01.2012
Loi Camping : le député Léonard renonce
Le député J.Louis Léonard, s'engage à retirer l'article régressif sur les camping et à soutenir la levée à titre “transitoire” de l'interdiction de résider dans un camping
A l'issue d'une manifestation ayant réuni samedi après midi 300 personnes à Chatelaillon Plage (Charente maritime) contre l'interdiction de résider dans un camping plus de trois mois, le député maire Mr Jean Louis Léonard a reçu une nouvelle fois une délégation de DAL fédération, DAL 17, HALEM, soutenus par Mgr Gaillot et le LDH.
Il s'est engagé à retirer l'article du projet de loi qui menace les habitants de camping à l'année, et à autoriser à titre transitoire la domiciliation dans un camping. Il s'agit d'entériner une situation de fait qui concerne environ 70 000 personnes, et traduit l'aggravation de la crise du logement, provoquée par la cherté des loyers et de l'immobilier, ainsi que le climat spéculatif. Les habitants de camping qui y ont établi leur résidence faute de mieux, fréquement après un accident de la vie, sont trop souvent privés des droits civiques et sociaux élémentaires rattachés à la notion de domicile, ou ont des difficultés pour y accéder (Droit de vote, scolarisation, accès aux prestations sociales, ...)
Cette annonce du député maire, auteur de la Loi a été faite en présence de journalistes locaux et par un communiqué publié sur le site du député. Elle lève l’opposition du DAL et HALEM à la poursuite de l’examen de ce projet de loi. L’AG des habitants de camping des environs de Toulouse , qui s’est tenue samedi partage cette oritentation.
Nous restons vigilants après cette première avancée : Nous poursuivons la lutte et militons pour encourager les habitants de camping et d’habitats précaires à se faire entendre, oubliés de la campagne électorale comme tant d’autres sans-droit. Nous demandons qu'un statut plus protecteur soit élaboré pour les habitants de camping, et d’habitations précaires ou de fortune, créant un droit au maintien dans les lieux et un droit au relogement, notamment dans le cadre d’améliorations indispensables de la procédure DALO.
DAL 17 Mehdi 06 58 56 54 16
HALEM Paulot : 06 18 94 75 16
DAL fédération : 06 09 59 19 74
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| Tags : loi camping, député léonard, sdf, sans-abri, précarité, loyers, logement social, retraité, chômeurs, rsa, précaires |
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Toulouse: nouvelle réquisition, besoin de monde pour occuper les lieux
Objet : nouvelle réquisition, besoin de monde pour occuper les lieux
Besoin de monde pour occuper de jour comme de nuit au 12 chemin de Bitet (en haut de l'avenue St Exupéry).
Un 4e batiment réquisitionné!
Alors que l'Etat joue à la roulette russe pour se décider à déclencher son « plan grand froid » ( 2°, -3°, 0° ? …) et préfère investir dans la guerre et le sauvetage des banquiers criminels, nous vous annonçons l'ouverture d'un quatrième bâtiment, 12 chemin de Bitet, dans l'avenue St Exupéry à Toulouse. Vides depuis plus d'un an, ces logements de fonction appartenant à la municipalité, ont été réquisitionnés le 23 janvier, pour y accueillir 6 familles forcées de vivre à la rue.
La mairie nous a souhaité « une année chaleureuse et solidaire ». Merci, on va s'en charger nous-mêmes, mais du coup ce serait sympa de ne pas nous envoyer les flics et de nous indiquer tous les bâtiments encore vides.
La misère n'est pas une fatalité, elle est organisée par les gouvernements et la bourgeoisie. Toulouse ne lutte pas seule, à Tours, à Nantes, à Grenoble, à Marseille, à Paris ou à Dijon mais aussi en Europe et partout dans le monde, des galérien-ne-s s'unissent pour reprendre la ville et la partager. Il en va de notre responsabilité à tou-te-s si nous voulons en finir avec l'injustice, l'autorité et l'inégalité. Le peuple n'a besoin ni de chefs, ni de partis, ni de sauveurs. Pour nous émanciper, organisons-nous par nous-mêmes et pour nous-mêmes, par l'entraide et l'autogestion.
Nous avons besoin de nouvelles initiatives et de forces pour continuer. Nous recherchons tous types de soutiens humains et matériels ( meubles, électroménager, ustensiles, chauffage, nourriture...) pour la nouvelle réquisition.
D'autre part, il est temps de faire le point sur la campagne « zéro enfants à la rue ! ». Il ne s'agissait pas de focaliser sur les enfants mais d'attaquer le problème par l'angle de l'urgence. Ce sont bien toutes les formes de misère qu'il faut combattre. C'est entre tou-te-s les galérien-ne-s qu'il faut s'allier. Ou en est-on, où va-ton, comment on s'organise pour la suite ? Retrouvons-nous vendredi 3 février à 18h au CREA, 70 allée des Demoiselles, pour en discuter.
Tout pour tou-te-s, pouvoir au peuple !
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28.01.2012
Atelier d'écriture de la rue du 28 janvier
LA RUE
passer de la rue à la vie pour nous c'est rester dans le cauchemar, sauf qu'il y a une petite flamme
manger à sa faim certains jours c'est courir à sa fin car ton corps il a pas l'habitude et dans ta tête tu pleures
même l'humidité de mes larmes j'aime pas, parce que ça me rappelle les sillons que la misère à creuser dans mon visage
si on me ramène au pays je meurs alors je veux mourir ici pour essayer de vivre
je sais pas pourquoi je suis à la rue, j'en ai aucune idée, c'est comme ça
la vie je l'aime mais c'est notre vie qui est trop moche
les travailleurs sociaux ils savent pas faire vivre les discours alors ils parlent de plus en plus et on les ignorent plus les pauvres
j'ai 19 ans je suis des foyers, de l'école de la 2e chance, des éducateurs, alors la rue, le vol, la violence c'est normal
si t'as pas vécu pour de vrai un malheur tu sais pas donner au malheur un goût d'espoir
maintenant je sais que c'est pas ma faute c'est juste une maladie alors je peux me dire "t'es manioc dépressif" et je rie
moi je pense que le problème c'est qu'on a pas compris que si on meurt c'est parce que la confiance est morte
les gens nous aiment pas, ben moi j'aime pas les gens, mais moi je ne leur fait pas de mal, je suis neutre en quelque sorte
j'aime beaucoup imaginer la vie des gens quand je regarde les fenêtres éclairées, mais la mienne je peux pas encore
on a quelque chose que les logés n'ont jamais sauf les malades, quand on se réveille on est content d'être vivant
on encaisse trop, on accepte trop les injustices, l'humiliation, notre misère elle est aussi dans la tête
La violence c'est à chaque moment qu'elle peut arriver c'est juste comme ça, c'est ça la rue
j'ai 36 ans alors moi je verrais pas le changement pour nous, mais peut-être que les prochains dans 10 ou 20 ans oui
pour tenir à la rue faut pas penser plus loin que l'heure qui vient sinon tu vois pas le bout, mais le mieux c'est de ne plus penser
je me rappelle pas la vie d'avant parfois c'était comme ça parfois autrement, tout est embrouillé et c'est tant mieux
les souvenirs c'est juste bon à te foutre la tête en vrac
alors moi je suis homo et j'ai le sida mais le pire c'est que mes parents m'ont virés, ça je ne l'accepte pas
J'étais sous le porche de l'église depuis 5 ans, mais le nouveau curé a téléphoné à la police. Je regrette qu'il ne m'ait pas dit de partir en face.
LA MANCHE
avec la manche, je regarde défiler les gens tous les jours, ils me voient pas, mais moi je vois que je ne veux pas être comme eux
si je baisse les yeux c'est que je ne veux plus voir les yeux des autres
FEMMES DE LA RUE
on m'a volé mes enfants parce que je suis à la rue, mais on m'a pas proposé de logement ni l'assos ni le juge ni la mairie
mon mari il me frappait et on l'a condamné a pas recommencer, il souriait au juge et moi je puais
pour être tranquille je vais à la bibliothèque tous les jours alors du coup je lie, maintenant j'y vais aussi pour lire
je suis pas une putain, je suis obligée de me prostituer et quel choix j'ai puisque j'ai pas de papier ?
si tu deviens pas pire qu'un mec, soit t'es violée, soit tu te maques à un connard
PRISON
j'ai volé pour aller en prison mais le juge m'a donné une chance, alors je galère à la rue, c'est pas de chance 1/2
je voulais vraiment aller en prison pour être plus libre que SDF, tu as chaud, tu manges, tu es soigné et tu peux aller à l'école 2/2
tu voles pour manger tu vas en prison tu sors t'es à la rue tu voles et tu deviens un récidiviste et t'es foutu
la vie, la rue, la prison, c'est ça qui fait que je suis violent, mais la prison c'est le pire
LA NATURE
• moi je pense que la nature elle va tout foutre en l'air, y'aura un grand raz de marée qui nettoiera tout, mais pas les hommes 1/3
• c'est la nature qui peut faire comme une révolution et là les hommes ils seront égaux devant elle 2/3 • parce que les révolutions des hommes ce sont des appels à la guerre tu vois et au bout y'a des perdants et c'est nous 3/3
y'a que la nature qui te donne quelque chose de beau, c'est pour ça qu'il faut dire aux gens de pas nous chasser des parcs
la nature c'est le seul truc vivant que j'approche
POLITIQUE
ceux qui font de la religion ils sont comme les partis et les syndicats, ils sont incapables d'agir pour l'égalité
tu sais toutes ces lois, tous ces décrets, c'est juste une fabrique a paranoïa
Strasbourg elle se fabrique pas pour nous, c'est une ville qui calcule trop alors elle nous calcule pas
dans ma tête je m'en fiche de tout, je mange un truc, je bois mes coups, je suis avec les pots, alors je ne fais pas les démarches
quand je serais grand je ferais la révolution même si j'y crois pas
Il y a forcément une raison qui fait que chaque démarche est compliquée et une raison à t'obliger à beaucoup de démarches.
CHIEN ET CHAT
moi j'aime la vie, j'aime rire et même je chante et j'aime l'amour, c'est tout grâce à mon chien Rikiki, il est tout pour moi 1/2
depuis que je suis au collectif sdf, Rikiki il mange mieux, il a plus peur des gros chiens, il boit plus dans les mares polluées, alors moi aussi 2/2
maintenant que j'ai trouvé ce petit chat abandonné j'ai un ami pour de vrais alors je dois faire attention car je suis responsable de lui 1/2
je vais appeler mon chat sardine comme ça il sera heureux d'être toujours une gentille blague 2/2
Mon chien est un mastodonte, y'a pas plus gentil que lui, mais les gens préfèrent les peluches de taiwan les cons
EXPULSION
moi je suis tombée à la rue après que mon propriétaire m'a chassé pour mettre son fils et il m'a prit mes affaires mais le juge a rien fait et voilà
je suis pas un feignant, pas toxico, pas alcoolo, pas voleur, j'ai été expulsé de mon logement et ça ne plait pas que je le dise
y'a jamais d'appart pour les gens comme moi ou alors tu peux pas y accéder, mais mon fauteuil roulant c'est pas un caprice
COLLECTIF
Avec le collectif sdf on est entre nous et on vit en autonomie, c'est la vraie vie presque et du coup on peut aider les autres pour de vrai
LaMô, quand je serais grande je veux être comme toi, sauf que je voudrais rire quand même
Je suis très content de la tente que le collectif sdf m'a acheté, maintenant je n'ai plus besoin de stresser pour faire le 115
Avec le Collectif on peut accepter d'être comme ça, mais avec l'envie que ça change à son rythme parce qu'on est des humains
Le collectif sdf t'es avec des gens de la galère, t'es compris, t'es pas seul pour faire tes trucs et tu aides les autres, suffit d'être là
On a pas besoin de raconter sa vie, on est pas obligé d'en inventer une et qu'après tu sais plus ta vie.
Quand je regarde par la fenêtre du squat je vois rien, les images sont trop mélangées, c'est un grand brouillard
Le squat il t'enlève des peurs, mais il en reste toujours assez pour être mal
C'est sûr que de refuser la télé au squat ça parait n'importe quoi et puis tu te rends compte que ça te soulage
Faire les marchés, aller voir les commerçants, faire les achats en gros, stocker puis redistribuer, c'est mon premier travail et je suis fier
Moi je suis le Geek, c'est mon surnom et je l'ai mérité, je fais la revue de presse pour que personnes ne disent qu'il savait pas
Ben moi je serais cuisinier, j'ai appris au collectif, je vais rentrer dans un truc hôtelier pour apprendre et avoir le diplôme, mais d'abord je dois me sevrer
Alors je suis passé au squat2 parce que je suis à la fin de la méthadone et que j'ai rencontré une fille normale
ALCOOL - DROGUE
quand je suis très saoul, je crie fort, mais c'est que du bruit et les heures de silence avant pourquoi on s'en branle hein?
Faire la manche, c'est vraiment avilissant mais on a pas le choix, j'ai droit à rien et je suis toxicomane 1/2
je vois pas pourquoi on m'emmerde avec la drogue vu que je la prends sur ordonnance à espace & dépendance, je suis clean 2/2
tellement c'est compliqué une journée à la rue que ça te force à rester dans un coin tranquille et tu bois ou tu te drogues
la drogue c'est pour oublier, mais surtout c'est pour ne pas ressentir pourtant j'aime me réveiller alors je viens à l'atelier 1/2
je voudrais des crayons de couleur et un taille crayons pour écrire des maux joyeux 2/2
HÉBERGEMENT
au chrs on me gavait de mots, d'idées, d'ordres, de règles et le soir on se terminait devant la télé, alors je suis revenue à la rue
C'est de la merde les hébergements. Même le meilleur il ne sait pas te laisser tranquille, ça jacasse à ta place, ça pense pour toi
Quand on me considèrera plus comme un débile j'irais en hébergement, mais je serais mort avant
Je veux plus y aller, je veux pas être avec des gens que je connais pas, je veux être tranquille et me reposer
Dans les hébergements tu as toujours la menace d'être viré pour un rien, alors je préfère rien du tout et me démerder
J'ai fait une crise cardiaque, 5 jours après mon retour de l'hosto, l'assistante sociale m'a convoquée et m'a dit de penser à chercher un job
Les foyers c'est trop de stress.
je peux pas y aller, le directeur il allait mettre Rikiki à la spa, il disait que Rikiki était un encombrement
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24.01.2012
Les Réquisition de logements vacants se multiplient : après Rennes et Angers, voici Rouen et Toulouse
Face à l’inaction de l’État en matière de lutte contre la crise du logement, les réquisitions se multiplient :
- ROUEN : le DAL a réquisitionné depuis le 17 janvier, un immeuble vacant depuis plusieurs années, situé 98 rue du Mont Riboudet, ancien foyer de marins du port de Rouen, afin d’y loger des familles prioritaires DALO à la rue, dont une a du se séparer de son enfants après avoir accouché faute d’hébergement, et des familles migrantes.
Contact DAL Rouen: Bernard 06 87 33 12 99
- TOULOUSE, le collectif « urgence un toit » (CREAI, DAL, Enfants de Don Quichotte …) a inauguré ce matin la réquisition de 16 logements sociaux vacants depuis 1 an, 4 rue Abel Autefage, appartenant à « Toulouse Habitat », pour y loger des prioritaires DALO et DAHO, et des familles sans abris.
Contact DAL Toulouse : Luc 06 83 31 88 00
La fédération Droit Au logement, salue ces réquisitions qui après celles de Renne, tout au long de l’année 2011, celle d’Angers en décembre dernier, montrent la gravité de la crise du logement après 10 ans de politiques tournée vers le renchérissement et le soutien à la rente, et rappellent la nécessité urgente d’appliquer les lois de la république (loi DALO, obligation d’accueil de toute personne sans abri, et loi de réquisition sur les logements vacants), de baisser les loyers, taxer la spéculation, suspendre les expulsions et réaliser massivement des logements sociaux…
D’autres réquisitions pourraient être mises en œuvre dans les prochaines semaines, dans cette phase des Présidentielles, où la question du Droit au logement est marginale, voire inexistante, à une exception près.
Un toit c’est un droit !!!
Droit au logement : http://www.droitaulogement.org/
Appel contre le logement cher, baisse des loyers, un toit c’est un droit :
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23.01.2012
A Dax, La FRATERNITE est en deuil.
Egérie du mouvement « les Enfants de Don Quichotte », membre fondateur et Porte Parole du comité Droit au logement de Dax, NADIA ABBAZ s’en est allé samedi dans sa quarante quatrième année, à son domicile, entourée de sa famille et de ses proches. Ses années de rue l’ont rattrapé !
A Dax, elle avait participé aux premiers « tours de rue » pour les sdf avec l’association «A l’Exception Culturelle », puis s’était distinguée avec« Les Don Quichotte de l’Adour ». Membre fondateur en 2008 du Comité Droit Au Logement de Dax, elle a été le porte parole fidèle des sans abris auprès de différentes instances (Cabinet du Préfet, conseil général, mairie de Dax) qu’elle a défendus sans concessions, (ce qui lui a valu deux mois en prison). Outre son investissement dans la maraude de l’association « la Source », elle est à l’origine d’un groupe de parole autour des violences faites aux femmes de la rue.
Au sein de la fédération Droit au Logement sa personnalité n’était pas passé inaperçue, elle avait été soutenir les familles en lutte de la rue de la banque, a participé au projet de la première caravane des mal-logés et à presque toutes celles qui ont suivi. En 2011, Nadia a participé aux mobilisations contre la loi LOPPSI 2, a soutenu le Collectif Contre les Abus Policiers de Bordeaux (CLAP33), elle était au démarrage du campement des indignés de Bayonne et cet été, à Irun pour accueillir les marcheurs Espagnol du « 15M » sur le sol Français. Que de chemin parcouru !
Jeudi dernier Nadia n’a pas pu se rendre à la projection du film « Squat » organisé par la ligue des Droits de l’Homme et le Dal-Dax, c’était son dernier projet.
Elle n’aimait pas la politique qui la dépassait, ni les politiques qui la méprisaient, elle se battait avec la détermination des gens simples contre les discriminations et l’injustice, pour un Droit pour toutes et tous, point barre !
Celles et ceux qui ont pris la peine de la connaître, n’oublieront pas ce petit bout de Femme… une grande dame en fait.
Ses obsèques auront lieu mardi 24 janvier à 11h30 au cimetière de Dax, route de Tercis
Pour le Comité Dal de Dax, Emmanuel Klein, Porte Parole.
06:41 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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12.01.2012
Pétition contre le logement cher, et pour le droit au logement

Merci de signer et relayer cet appel :
APPEL
Contre le logement cher : baisse des loyers !Un toit c’est un droit !
Les chiffres sont formels, jamais les loyers et les prix de l’immobilier n’ont été aussi chers dans notre pays, rapportés aux revenus des locataires et des accédants.
Ereintés par l’érosion de leur revenus par la hausse des prix dans tous les domaines de la vie courante, l’énergie, le carburant, l’eau, l’alimentation, les soins… les fins de mois sont de plus en plus difficiles pour les couches populaires et les classes moyennes, les jeunes, les salariés, les migrants…
Payer son loyer nécessite des sacrifices toujours plus élevés, tandis que les bailleurs privés, les milieux de l’immobilier s’enrichissent sans fin. En 2009, les profits locatifs se sont élevés à 65 milliards d’euros, dont plus de la moitié sont des « surprofits » tirés de la flambée spéculative.
Même dans les HLM, les loyers ont grimpé plus vite que les revenus, d’autant que chaque année de nouvelles économies sont faites sur les allocations logement.
A mesure que les réformes ont usé le droit et la stabilité des locataires, les bailleurs ont imposé leur joug. Aujourd’hui la majorité des Français a peur de se retrouver un jour à la rue. Pourtant, que seraient les bailleurs, sans les locataires qui chaque mois alimentent la rente ?
Nous locataires, accédants, ou citoyens solidaires, appelons à une mobilisation responsable, afin que notre personnel politique prenne toutes les mesures nécessaires à une baisse généralisée et rapide des loyers et des traites immobilières, pour mieux satisfaire les besoins fondamentaux plutôt que soutenir la rente, pour mieux créer des emplois plutôt que de spéculer.
Nous exigeons un encadrement des loyers, un plafonnement généralisé entrainant une baisse immédiate de 10% de tous les loyers et des traites y compris en HLM, jusqu’à 20% pour les loyers chers, renforcée par une revalorisation des allocations logement.
Nous exigeons, pour ceux qui dorment dans des taudis ou dans la rue, que soient respectées et appliquées les lois pour le droit au logement, pour le droit à un accueil inconditionnel, et pour la mobilisation des logements vides.
Nous sommes décidés, après avoir signé cette pétition, à « révoquer » le prélèvement automatique du loyer et des traites, et à le remplacer par un autre mode de paiement (virement bancaire, mandat, chèque, … ).
Dans un deuxième temps, si les responsables politiques et les bailleurs refusent de prendre en compte notre indignation et d’agir, nous participerons à un mouvement concret de contestation des loyers chers et du logement inabordable, et nous soutiendrons ces initiatives.
Contrelelogementcher.org
Premiers signataires :
Albert jacquard (généticien)
Mgr Gaillot (Evêque de Parténia)
Yvan Lebolloc (Auteur Comédien)
…
Jean-Baptiste Eyraud (porte parole de Droit Au Logement)
Serge Incerti-Formentini (président de la Confédération National du Logement)
Margaux Leduc (Jeudi Noir)
Pierre Khalfa (syndicaliste, coprésident de la Fondation Copernic)
Caroline Mécary (avocate, coprésidente de la Fondation Copernic)
Willy Pelletier (sociologue, coordinateur général de la Fondation Copernic)
Elisabeth Labaye (secrétaire nationale du SNES)
Annick Coupé (porte parole national de Solidaires)
Eric Beynel (porte parole national de Solidaires)
Thierry Lescant (porte parole national de Solidaires)
Annie Pourre (No-vox)
Pierre Laurent (secrétaire national du PCF)
Francis Parny (secrétaire aux relations extérieures du PCF)
Martine Billard (coprésidente du Parti de Gauche, députée)
Eric Coquerel (secrétaire national du Parti de Gauche)
Laurence Sauvage (secrétaire national du Parti de Gauche)
Alexis Corbière (secrétaire national du Parti de Gauche)
Philippe Poutou (candidat du NPA à l'élection présidentielle)
Sandra Demarcq (direction nationale du NPA)
Maxime Besselièvre (commission Logement du NPA)
Isabelle Guichard (conseillere municipal NPA)
Jacques Lerichomme (Gauche unitaire)
Henri Merme (Les Alternatifs)
Jean-Jacques Boislaroussie (Les Alternatifs)
Bernard Lacroix (professeur de science politique, Institut Universitaire de France)
Fréderic Lebaron (professeur de sociologie, université de Picardie-Jules Verne)
Louis Weber (ancien président de l'Institut de Recherche de la FSU)
Josiane Boutet (professeur de socio-linguistique, université Paris IV - Sorbonne)
Philippe Sultan (Inspecteur général de l'administration de l'éducation nationale)
Julien Bach (juriste)
Guillaume Etievant (économiste, Parti de Gauche)
Jean Malifaud (mathématicien)
Corinne Nativel (géographe, université de Besançon)
Charles Hoareau (syndicaliste CGT)
Pierre Cours- Salies (professeur de sociologie, université Paris VIII)
Roger Martelli (historien, mensuel Regards)
Violaine Roussel (professeure de sociologie, université Paris VIII)
Claire Le Strat (politiste, université Paris Ouest)
Olivier Michel (professeur d'informatique, université Paris Est)
Laurent Lévy (avocat)
Françoise Guillou (concierge)
Laurent Garrouste (juriste du travail)
Safia Lebdi (vice présidente de Ni Putes ni Soumises)
Ouarda Sadoudi (présidente de l'association d'hébergement d'urgence Home)
Gaelle Rougerie (cadre administratif territorial)
Marc Gicquel (expert-comptable)
Noute Pinlet (vigile)
Nicolas Benies (économiste)
Louis-Marie Barnier (sociologue)
Didier Gélot (économiste)
Patrick Silberstein (éditeur)
Ozgur Gun (économiste, université de Reims)
Gustave Massiah (économiste, Aitec)
Daniele Kergoat (directrice de recherche au CNRS)
Jérôme Valluy (professeur de sociologie politique, université Paris I - Sorbonne)
Michel Rousseau (Marches européennes contre le chômage)
Alain Accardo (sociologue)
Jean-Marie Harribey (économiste, Bordeaux IV)
Christophe Voillot (politiste, université Paris Ouest)
Guillaume Dautel (inspecteur du travail)
Jacques Rigaudiat (magistrat)
Serge Havet (président d'AC!)
Jacques Le Bohec (professeur de science de la communication, université Lyon II)
Roland Pfefferkorn (professeur de sociologie, université de Strasbourg)
Marc Mangenot (économiste)
Patrick Viveret (magistrat)
Claude Fossé-Poliak (sociologue CNRS)
Gérard Mauger (sociologue CNRS)
Michel Husson (économiste)
Alain Chevarin (agrégé de lettres, université Blaise Pascal, Clermont Ferrand)
Christian Picquet (Gauche unitaire)
Loïc Wacquant (sociologue – Université de Berkeley)
contrelelogementcher.org
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