01.06.2008
Appel d'intellectuels Italiens
Nous sommes des personnes - historiens, juristes, anthropologues, sociologues et philosophes - qui s'occupent depuis longtemps de racisme. Notre vécu, nos études et notre expérience professionnelle nous ont conduit à analyser les processus de diffusion du préjugé raciste et les mécanismes d'activation du racisme de masse. Pour ces raisons les évènements de ces derniers jours suscitent chez nous une vive préoccupation : Les agressions contre les campements Rom, les déportations, les incendies dégénérant en de véritables pogroms et les graves mesures annoncées par le gouvernement sous prétexte de répondre à la demande de sécurité exprimée par une partie des citoyens. Nous ressentons le danger que quelque chose de vraiment terrible puisse arriver, quelque chose de nouveau mais pas d'inédit. La violence raciste ne naît pas aujourd'hui en Italie. Comme dans le reste de l'Europe, elle a été, entre le dix-neuvième et le vingtième siècle, un corollaire de la modernisation du pays. Au cours de ces dernières décennies elle a été alimentée par une instrumentalisation politique des effets sociaux de la globalisation, à partir de l'augmentation des flux migratoires et des conséquences des énormes écarts de salaires. De toute évidence, au cours des dernière vingt années, la gravité de certains phénomènes a été sous estimée. Malgré les nombreuses alarmes lancées, on a banalisé la diffusion de mythologies neo-ethniques et on a voulu ignorer le retour des idéologies racistes de matrice clairement nazi fasciste. Mais aujourd'hui on risque un saut qualitatif dans la mesure où tendent à sauter les dispositifs d'interdictions qui ont empêché, jusqu'à présent, la réaffirmation d'un sens commun raciste et de pratiques racistes de masse. Les événements de ces derniers jours, souvent amplifiées et déformes par la presse, risquent de réhabiliter le racisme comme réaction légitime à des comportements déviants et face à des menaces réelles ou présumées.
Mais si dans l'imaginaire collectif, le racisme cessait d'apparaître comme un pratiques répréhensible pour assumer les traits d'un "nouveau droit" ; alors vraiment nous dépasserions un seuil crucial au delà duquel pourraient se déclencher des mécanismes incontrôlables. Nous voudrions que ce signal d'alerte soit entendu par tous, à commencer par les plus hautes autorité de l'Etat, par les administrateurs locaux, par les enseignants et les responsables de l'information
La polémique politique ne nous intéresse pas. Le danger est trop grave au point qu'il peut mettre en danger les fondements même de toute cohabitation civile, comme déjà cela s'était passé au cours du siècle dernier - et alors déjà, les Roms furent parmi les victimes désignées par la violence raciste. Jamais comme aujourd'hui nous est apparu clairement à quel point Primo Levi avait raison de craindre que ce passé atroce puisse revenir.
*** Marco Aime, Etienne Balibar, Rita Bernardini, Alberto Burgio, Carlo Cartocci, Tullia Catalan, Enzo Collotti, Alessandro Dal Lago, Giuseppe Di Lello, Angelo d'Orsi, Giuseppe Faso, Mercedes Frias, Gianluca Gabrielli, Clara Gallini, Pupa Garribba, Francesco Germinario, Patrizio Gonnella, Gianfranco Laccone, Maria Immacolata Macioti, Brunello Mantelli, Giovanni Miccoli, Filippo Miraglia, Giuseppe Mosconi, Grazia Naletto, Michele Nani, Salvatore Palidda, Marco Perduca, Giovanni Pizza, Pier Paolo Poggio, Carlo Postiglione, Enrico Pugliese, Anna Maria Rivera, Rossella Ropa, Emilio Santoro, Katia Scannavini, Renate Siebert, Gianfranco Spadaccia, Elena Spinelli, Ciro Tarantino, Giacomo Todeschini, Nicola Tranfaglia, Alessandro Triulzi, Fulvio Vassallo Paleologo, Barbara Valmorin, Danilo Zolo.
Per adesioni: razzismodimassa@gmail.com
--
COLLECTIF JUSTICE ET LIBERTES C/O UNSA Educat°
Comité de vigilance contre l'extrême droite
Maison des Syndicats
1 rue Sédillot
67000 STRASBOURG
justiceetlibertes@gmail.com
http://justiceetlibertes.site
07:51 Publié dans Action | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : racisme, rom, dÉportation, immigration |
|
|
Facebook
28.05.2008
CERCLE DE SILENCE LE 30 MAI 18h place KLEBER
À Strasbourg comme dans les autres villes de France, des hommes, des femmes et des enfants vivent dans la peur constante d'être arrêtés par la police. Ils se cachent, sursautent dès qu'on frappe à la porte. Ils ont peur chaque fois qu'il leur faut se déplacer et sortir, pour accompagner leurs enfants à l'école ou chez le médecin, pour chercher leur courrier ou de quoi se nourrir…
Tout près de chez nous, à une dizaine de kilomètres de Strasbourg, se trouve le Centre de Rétention de
Geispolsheim où on les enferme en attendant d'exécuter leur renvoi vers leur pays d'origine. La loi prévoit
qu'on peut les enfermer durant 32 jours dans l'attente de leur expulsion.
Quel est donc leur crime ? Être démuni de papiers car ils n'ont pas pu obtenir d'autorisation de séjour (au titre du droit d'asile, de leurs liens familiaux en France, de la gravité de leur état de santé…) ou, alors qu'ils étaient entrés sur le territoire français en toute légalité, le renouvellement de leur titre de séjour a été interrompu, souvent après des années de séjour régulier.
Au plan national, l'objectif fixé par le gouvernement de 25 000 reconduites à la frontière en 2007 a été porté à 26 000 reconduites en 2008.
En 2007, 839 personnes ont été enfermées et 475 personnes ont été expulsées de Geispolsheim.
De véritables tragédies humaines ont lieu quotidiennement à Strasbourg et elles ne cessent de se multiplier et de s'aggraver. Nous avons la conviction qu'elles sont largement méconnues d'un très grand nombre.
Désormais, c'est en notre nom et arbitrairement que des personnes sont expulsées loin de leurs lieux d'asile, de leurs lieux de vie, de leurs lieux de travail, de leurs cercles d'amis.
C'est en notre nom et arbitrairement que des demandeurs d'asile sont renvoyés dans leur pays d'origine dont ils cherchaient à fuir les persécutions.
C'est en notre nom et arbitrairement qu'un père ou une mère est arraché à ses enfants.
C'est en notre nom et arbitrairement que des enfants, des personnes âgées, des personnes gravement malades sont enfermées dans des centres de rétention dans l'attente de leur expulsion.
L'objectif du chiffre opère une véritable entreprise de déshumanisation qui cache le drame des êtres humains frappés par son application aveugle. Les agents, administratifs, judiciaires, policiers, sont de plus en plus nombreux à exprimer leur malaise de devoir incarner un des maillons d'une chaîne d'exécution dont personne ne se tient vraiment pour responsable.
Nous croyons que nous sommes tous responsables.
Le respect de la Loi a pour finalité de nous permettre de vivre les uns avec les autres. Jamais la loi ne devrait être convoquée pour anéantir les plus faibles d'entre nous. Derrière le chiffre à atteindre disparaissent le visage et l'histoire réelle de ces autres qui voudraient tant être des nôtres.
Lorsqu'on les enferme et qu'on les expulse, c'est notre propre humanité qu'on détruit.
Parce que le cercle de silence est une action non-violente de protestation qui rassemble des hommes et des femmes de divers horizons et convictions philosophiques, politiques ou religieux, nous appelons toutes celles et ceux qui souhaitent s'associer à notre protestation non violente et silencieuse à nous rejoindre le 30 de chaque mois, de 18 à 19 heures, Place Kléber à Strasbourg
cercledesilence.strasbourg@gmail.com
CLAPEST
12:54 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : cercle de silence, immigration, solidaritÉ, sans-papier, sarkosy, france, hortefeux |
|
|
Facebook
26.05.2008
POUR AVOIR VOULU DÉFENDRE LE DROIT AUX SOINS ET À LA PROTECTION D’UN DE SES PATIENTS ÉTRANGER RÉFUGIÉ, UN MÉDECIN PSYCHIATRE EST DÉNONCÉ PAR LE CONSEIL DE L’ORDRE
Le Docteur Francis REMARK exerce en libéral et il est également Directeur Médical du Centre Médico Psycho Pédagogique de Périgueux. Dans son activité libérale, il reçoit des étrangers réfugiés souffrant de pathologies liées à des violences subies dans leurs pays d’origine. Un de ses patients réfugié s’est vu refuser par la préfecture la possibilité d’accès à un dossier pour que soit examiné son droit au statut d’étranger malade. Après avoir sollicité en vain la préfecture, la DDASS et le Conseil de l’Ordre des Médecins, le Dr F. REMARK a adressé à une cinquantaine de ses confrères, sous le couvert du secret médical et, bien sûr, avec l’accord de son patient, un compte-rendu clinique de façon à organiser par une pétition une pression sur les services de la préfecture.
Sur plainte du Conseil départemental de l’Ordre des Médecins de la Dordogne, la Chambre Régionale Disciplinaire d’Aquitaine a prononcé la peine du blâme contre le Dr F. REMARK, pour avoir par cette action de communication violé selon elle le secret médical, alors que l’article R.4127-4 du code de la santé publique est bien « institué dans l’intérêt des patients », et que ce patient a ensuite été reconnu comme « étranger malade ».
Aussi, nous estimons que la communication d’éléments médicaux, à des confrères soumis au secret médical, pour soutenir les droits aux soins et à la protection que les services de l’Etat ont voulu refuser à un sans papiers, n’est pas une violation du secret médical mais un moyen médical respectueux de la dignité d’un étranger malade, et nécessaire pour obtenir une protection et la garantie des soins nécessaires à une situation médicale reconnue.
Nous, militants de la cause des demandeurs d’asile, refusons le sort trop souvent réservé en France à celles et ceux qui ont fui leurs pays, abandonnant tout ce qu’ils possédaient, laissant leurs familles proches ou amis derrière eux, à cause de la violence, de la misère, ou de toutes autres causes propre aux pays qui n’ont aucun respect pour les droits de l’homme. Toutes les associations de soins pour les étrangers réfugiés expriment leurs profondes inquiétudes ou réprobations quand aux manques de moyens de soins psychiques nécessaires et aux manques de reconnaissance de ces souffrances profondes.
De trop nombreux étrangers sont expulsés, ce qui représente pur eux un risque de mort. De trop nombreux militants font aujourd’hui les frais d’une répression de la part d’un gouvernement qui n’a d’autres objectifs que le chiffre des expulsions et le silence de celles et ceux qui s’y opposent. Que le Conseil de l'Ordre des médecins participe à cette répression est encore plus insupportable.
C'est pourquoi nous vous proposons de signer la pétition ci-dessous qui sera remise au Conseil National de l'Ordre des médecins.
« Nous, soussignés, affirmons que :
La défense des droits aux soins et à la protection des étrangers réfugiés fait partie de la défense des droits de tous les étrangers. Elle fait aussi partie de la défense des droits de tous les sujets qui nécessitent des soins dans la solidarité, le respect et la prise en compte de toutes les situations.
Nous soutenons la démarche courageuse du Dr Francis Remark pour défendre le droit d’accès aux soins et la protection des étrangers demandeurs d’asile.
Nous vous demandons d'intervenir auprès de Monsieur le Ministre de l’Immigration et de l’Identité Nationale afin de protester pour qu'il mette un terme à l’obstruction à l’accès aux soins pour tous les demandeurs d’asile. »
Signer la pétition : http://www.lapetition.be/en-ligne/soutien-au-docteur-f-re...
12:37 Publié dans Pétition | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : demandeurs d'asile, droit À la santÉ, droits de l'homme, immigration, sans-papier |
|
|
Facebook
25.05.2008
L'émission RESF sur FPP de mercredi 21 mai est en ligne sur :
http://www.educationsansfrontieres.org/?article5205
Catherine Leger parlera de la grève des travailleurs "sans papier" en particulier celle des entreprises "Métal Color" et "Paris Store".
Jean-Jacques Meric parlera de RESF International et fera un point sur la situation en République Tchèque.
Et deux courtes interview avec Monsieur Méité, délégué des sinistrés de la rue Charles Michel, à Saint-Denis, et Monsieur Nvovi, dont la requête contre son Interdiction du Territoire Français a été rejetée.
Bonne écoute !
14:07 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : resf, sans papiers, immigration |
|
|
Facebook
23.05.2008
STRASBOURG : Forte mobilisation contre « l'inacceptable »
SOURCE DNA (DERNIÈRES NOUVELLES D'ALSACE
« Étrangers, pour un autre regard ! » La soirée proposée mercredi à Strasbourg par un collectif d'associations a réuni des centaines de personnes. Les orateurs - élus, associatifs, dirigeants d'Église - y ont plaidé contre « l'inacceptable » durcissement actuel de la politique migratoire. En France et en Europe.
Il a fallu ajouter des chaises dans l'église protestante Saint-Pierre-le-Vieux, à Strasbourg : la réunion proposée par un groupe d'associations soucieux de l'accueil de l'étranger a mobilisé au-delà des espérances des organisateurs. Avec un triple objectif, qu'a rappelé la déléguée régionale de la Cimade, Françoise Poujoulet : faire le constat d'une situation de plus en plus tendue, réfléchir aux phénomènes migratoires, mettre en lumière des cas de « bonnes pratiques ». Ceux qui sont au contact quotidien de l'étranger inquiet (demandeur d'asile, sans-papier, etc) ont dit la « souffrance », les injustices, les incohérences qu'ils ressentent. Le médecin psychiatre Bertrand Piret (Paroles sans frontières) a décrit « la suspicion généralisée » à l'égard de l'étranger. Pascale Adam, directrice du collectif d'accueil des solliciteurs d'asile à Strasbourg (Casas) et Marie-Odile Wiederkehr, présidente régionale de la Cimade, ont dénoncé les textes qui permettent d'écarter certains demandeurs d'asile avant même de leur avoir donné réponse. Raphaël Nisand, maire (PS) de Schiltigheim et président bas-rhinois de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra), s'est insurgé contre cette « politique du chiffre » (de reconduites à la frontière) qui bafoue la devise nationale « Liberté, égalité, fraternité ». Mark Neville (commission Migration du Conseil de l'Europe) et Catherine Trautmann, députée européenne (PS), ont souligné l'écart entre la générosité affichée des grands principes européens et la dureté accrue des dispositifs nationaux. Pour les Églises, Étienne Uberall, vicaire épiscopal catholique, et Geoffroy Goetz, vice-président de l'union des Églises protestantes d'Alsace et de Lorraine (ÉPAL), ont rappelé leur souci de voir respectée la dignité de l'étranger.
Des cas de « bonnes pratiques » à Sélestat et Ropentzwiller
Au chapitre des « bonnes pratiques », Christophe Zander a décrit les actions du réseau Éducation sans frontières (RESF). Nathalie Jacquel et Isabelle Paul ont expliqué comment la mobilisation, à Sélestat, avait permis de faire régulariser deux familles, arménienne et tchétchène. Maurice Misslin, adjoint au maire de Ferrette, a fait de même pour une famille bosniaque à Ropentzwiller (Sundgau). Patricia Garcia de Poillerat, présidente de la coordination des associations de résidents étrangers de Strasbourg (Cares), s'est étonné de « toutes ces barrières » que l'humanité, née de migrations, oppose aujourd'hui aux migrants. Pierre Greib (ClapEst) a rêvé qu'on « consacre toute cette énergie plutôt à développer le vivre ensemble qu'à expulser des étrangers ». En fin de soirée, ponctuée de musique (Arkadi et Gegam Karakasov et le groupe Rytmax) et d'un sketch (Vladimir), rendez-vous a été pris pour le prochain « Cercle de silence » le 30 mai à 18 h à Strasbourg, place Kléber.
J.F.
Édition du Ven 23 mai 2008
15:04 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : strasbourg, immigration, resf 67 |
|
|
Facebook
20.05.2008
Une politique de chiffres et quotas
Les principales mesures de la loi sur la maîtrise de l’immigration (votée le 23 octobre 2007)
Le logement. Tout candidat au regroupement doit pouvoir garantir un logement « décent » à sa famille. Le minimum requis est de 25 m² pour un ménage sans enfant, auquels s’ajoutent 10 m² pour chaque personne supplémentaire.
Les ressources. Depuis la loi du 26 juillet 2006, il était exigé un revenu égal à la valeur du SMIC (APL intégrée, mais pas les autres allocations). Aujourd’hui, un ménage sans enfant doit pouvoir justifier d’un revenu égal à 1,2 fois le SMIC, et jusque 1,33 fois pour une famille de six personnes.
La maîtrise du français. Après le contrat d’accueil et d’intégration instauré en 2003, des tests (non obligatoires mais recommandés) sont mis en place, dans les pays d’origine. Ils portent sur la maîtrise de la langue française (ou, à défaut, l’engagement de prendre des cours) et sur la connaissance des valeurs de la République.
« L’immigration choisie ». Slogan emblématique de la campagne sarkozyste. Elle est traduite par les fameux quotas de reconduites à la frontière : 23 000 reconduites ont eu lieu en 2007 contre 25 000 prévues. Le chiffre de 26 000 annoncé pour cette année devrait être atteint.
Enfin, des « accords de critères professionnels » ont été signés avec plusieurs pays (Sénégal, Tunisie), en échange d’aide au développement. • É. D. LA VOIX DU NORD http://www.lavoixdunord.fr/
18:12 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : immigration, logement, quota, smic, contrat d'accueil |
|
|
Facebook
07.05.2008
amara et hortefeux : l'entente parfaite
Fadela Amara, la secrétaire d'Etat à la Ville, est en faveur d'une régularisation au cas par cas des salariés sans-papiers, installés depuis 5 ans au moins en france et dit s'inscrire «exactement» dans la ligne de Brice Hortefeux, ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale.
11:41 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : immigration, travailleurs sans papier |
|
|
Facebook
06.05.2008
CERCLE DE SILENCE EXCEPTIONNEL
CERCLE DE SILENCE EXCEPTIONNEL
On était 400 mercredi dernier, et si on était 800 cette fois-ci ? Merci de relayer
avec l'ensemble des cercles de silence de France et de Belgique
MERCREDI 7 MAI 2008
STRASBOURG
Place Kléber de 18 à 19 h
afin d'appeler les parlementaires européens
à rejeter la directive de la honte
Au mois de mai 2008, un projet de directive sur la rétention et l'expulsion des personnes étrangères sera soumis au Parlement Européen. Depuis 1990, la politique européenne conduite par les gouvernements en matière d'immigration et d'asile s'est traduite par une réduction continue des garanties et des protections fondamentales des personnes. L'Europe se transforme en une forteresse cadenassée et met en oeuvre des moyens démesurés pour empêcher l'accès à son territoire et expulser les sans-papiers.
Le projet de directive, s'il était adopté, constituerait une nouvelle régression. En prévoyant une rétention pouvant atteindre 18 mois pour des personnes dont le seul délit est de vouloir vivre en Europe, il porte en lui une logique inhumaine : la généralisation d'une politique d'enfermement des personnes étrangères qui pourrait ainsi devenir le mode normal de gestion des populations migrantes.
En instaurant une interdiction pour 5 ans de revenir en Europe pour toutes les personnes renvoyées, ce projet de directive stigmatise les sans-papiers et les transforme en délinquants à exclure.
Le projet de directive qui sera présenté au Parlement est le premier dans ce domaine qui fasse l'objet d'une procédure de co-décision avec le Conseil des ministres. Le Parlement a donc enfin la possibilité de mettre un terme à cette politique régressive qui va à l'encontre des valeurs humanistes qui sont à la base du projet européen et qui lui donnent sens. Les parlementaires européens ont aujourd'hui une responsabilité historique : réagir pour ne pas laisser retomber l'Europe dans les heures sombres de la ségrégation entre nationaux et indésirables par la systématisation des camps et de l'éloignement forcé.
Rappel : Le cercle de silence de Strasbourg se tient le 30 de chaque mois de 18 à 19 heures, Place Kléber.
cercledesilence.strasbourg@gmail.com
06:10 Publié dans Action | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : cercle de silence strasbourg, immigration, quota |
|
|
Facebook
30.04.2008
Cercle de silence à Strasbourg, en solidarité avec les étrangers menacés d'expulsion
Premier Cercle de silence
Ce soir 30 avril à 18 heures
Le cercle de silence est une action non-violente de protestation qui rassemble des femmes et des hommes de divers horizons et convictions philosophiques, politiques ou religieux, nous appelons toutes celles et tous ceux qui souhaitent s’associer à notre protestation de façon non-violente et silencieuse à nous rejoindre le 30 de chaque mois
07:36 Publié dans Action | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : cercle de silence strasbourg, immigration, quota |
|
|
Facebook
28.04.2008
Le Collectif SDF Alsace s'associe et soutient "Le Cercle de silence"
"Le cercle du silence"
Rassemblement silencieux en solidarité avec les étrangers menacés d’expulsion
Le cercle de silence se tiendra Mercredi 30 avril, de 18h à 19h, place Kléber
La politique actuelle d’immigration se donne pour objectif de procéder chaque année à un quota d’expulsions déterminé à l’avance. Une telle démarche opère une véritable entreprise de déshumanisation qui cache le drame des êtres humains frappés par son application aveugle.
Désormais, c’est en notre nom et arbitrairement que des personnes, en majorité rentrées légalement sur le territoire français, sont expulsées loin de leurs lieux d’asile, de leurs lieux de vie, de leurs lieux de travail, de leurs cercles d’amis.
C’est en notre nom et arbitrairement que des demandeurs d’asile sont renvoyés dans leur pays d’origine dont ils cherchaient à fuir les persécutions.
C’est en notre nom et arbitrairement qu’un père ou une mère est arraché à ses enfants.
C’est en notre nom et arbitrairement que des enfants, des personnes âgées, des personnes gravement malades sont enfermées dans des centres de rétention dans l’attente de leur expulsion.
De véritables tragédies humaines ont lieu quotidiennement à Strasbourg et elles ne cessent de se multiplier et de s’aggraver. Nous avons la conviction qu’elles sont largement méconnues d’un très grand nombre.
Une politique peut-elle consister à atteindre un quota, au mépris de la vie, de la famille, de la dignité d’hommes et de femmes qui vivent pacifiquement avec nous ?
Parce que le cercle de silence est une action non-violente de protestation qui rassemble des femmes et des hommes de divers horizons et convictions philosophiques, politiques ou religieux, nous appelons toutes celles et tous ceux qui souhaitent s’associer à notre protestation de façon non-violente et silencieuse à nous rejoindre le 30 de chaque mois.
13:16 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : CERCLE DE SILENCE STRASBOURG, IMMIGRATION, QUOTA |
|
|
Facebook
25.04.2008
Rappel : Cercle de silence à Strasbourg, en solidarité avec les étrangers menacés d'expulsion
Le 30 avril
de 18 heures à 19 heures Place Kléber
Le cercle de silence est une action non-violente de protestation qui rassemble des femmes et des hommes de divers horizons et convictions philosophiques, politiques ou religieux, nous appelons toutes celles et tous ceux qui souhaitent s’associer à notre protestation de façon non-violente et silencieuse à nous rejoindre le 30 de chaque mois
06:45 Publié dans Action | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : CERCLE DE SILENCE STRASBOURG, IMMIGRATION, QUOTA |
|
|
Facebook
19.04.2008
L'ENTR'AIDE OUVRIERE S'ACHARNE, MAIS LA FAMILLE EST TOUJOURS HEBERGEE !
LA FAMILLE TCHETCHENE EST HEBERGEE POUR UN MOIS !
DAL 37 06 33 09 69 66
Collectif de Soutien aux Demandeurs d'Asile et aux Sans Papiers 0634196498 csdasp37@no-log.org
voir articles sur : http://www.dalfr.org/spip/
05:50 Publié dans Action | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : tours, dal tours, csdasp37, immigration, sans papier |
|
|
Facebook
05.04.2008
CIMADE ALSACE : Chasse à la misère
A quelques jours d’intervalles deux personnes, une de nationalité marocaine, l’autre de nationalité guinéenne, ont été arrêtées et placées en rétention.
A chaque fois le scénario est identique : tôt le matin la police interpelle les personnes à leur domicile. Ces dernières n’ont pas le temps de rassembler leurs affaires elles sont placées en garde à vue et amenées au centre de rétention administrative de Geispolsheim ou au local de rétention de Saint Louis.
Ces deux personnes ont en commun d’être sur le territoire français depuis 18 ans. Elles avaient toutes les deux introduit en 2005 une demande de régularisation comme la loi le permettait alors pour présence régulière en France depuis 10 ans auprès des services préfectoraux. Ils ont eu un rejet de leur demande en 2007 pour manque de preuves, soit deux ans après l’introduction de leurdemande.
Depuis, ces hommes vivaient traqués : peur de sortir, de se montrer et d’être interpellés. Peur qu’on leur enlève la vie qu’ils ont construite ici, malgré les difficultés matérielles et psychologiques pour les renvoyer dans des pays qu’ils ont oubliés et qui les a oubliés.
Mr Kobo envoyait régulièrement de l’argent gagné avec des petits boulots pour sa mère malade au Maroc dont les soins sont coûteux.
Mr Konate a toutes ses attaches en France. Il a été placé hier au local de rétention(LRA) à Saint-Louis, alors que le centre de rétention administrative de Geispolsheim, plus proche disposait de places en nombre suffisant. Son frère qui vit régulièrement en France, est venu aujourd’hui spécialement de région parisienne pour lui rendre visite à Saint-Louis en compagnie d’une amiefrançaise de Mr Konate. Tous deux souhaitaient lui remettre les affaires personnelles qu’il n’avait pu emporter lors de son arrestation et l’assister dans sa demande de réexamen auprès des services de l’OFPRA (asile). Contrairement au droit, les autorités du LRA ont jusqu’à présent et devant eux, refusé de remettre à Mr Konate le formulaire nécessaire à cette demande d’asile. Alors que ses proches leur avaient signalé que Mr Konate ne sait ni lire, ni écrire, lesautorités lui auraient fait signer un document par lequel il renonce à son droit d’être représenté par un avocat devant le Juge des Libertés le cas échéant. Depuis son arrestation, le bureau de Strasbourg de la Cimade a reçu de nombreuses marques de soutien et d’inquiétude de la part d’amis, de proches qui ne comprennent pas qu’il soit l’objet d’un tel traitement.
Pour une histoire de quotas, c’est une véritable chasse à la misère qui s’organise. C’est sans gloire qu’on traque l’étranger sans histoire, qui se fait discret pour se faire oublier, qui subsiste grâce à des petits boulots mal payés.
Il est indispensable de rechercher les passeurs qui se payent sur l’exploitation de la misère et le désespoir des migrants et de les condamner, mais c’est évidemment une entreprise plus difficile et plus risquée.
Nous ne gagnerons rien à humilier les gens et à briser leur vie.
Françoise Poujoulet
Déléguée Régionale Cimade Alsace et Lorraine
08:25 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : CIMADE, IMMIGRATION, CENTRE DE RÉTENTION |
|
|
Facebook
26.03.2008
resf_67 : RAPPEL IMPORTANT RASSEMBLEMENT FAMILLE ABAZI
IMPORTANT : En réaction à la réadmission de la famille Abazi vers l'Autriche à peine quelques heures après qu'une délégation de parents d'élèves, d'enseignants, d'habitants et de membres de resf soit reçue à la préfecture et en réaction à la probable expulsion de la famille aujourd'hui même vers le Kosovo, rassemblement aujourd'hui mercredi 26 mars 2008 à 14 heures devant l'hotel du préfet place du Petit Broglie à Strasbourg (à côté de l'opéra).
Venez nombreux - resf67
11:48 Publié dans Action | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : RESF 67, IMMIGRATION, STRASBOURG, DROITS DE L'HOMME, EUROPE |
|
|
Facebook
20.03.2008
Discussions à flux tendu entre le Mali et la France
Migrations. Paris demande à Bamako d’assouplir ses procédures de réadmission d’expulsés.
CATHERINE COROLLER et CÉLIAN MACÉ (à Bamako) -QUOTIDIEN : jeudi 20 mars 2008
Tu réadmets sur ton territoire tous les sans-papiers que je souhaite expulser, et, en échange, je t’ouvre mon marché du travail.» Tels sont, dits crûment, les termes de la délicate négociation en cours entre la France et le Mali. Hier s’est ouverte à Paris la 8e session du comité franco-malien sur les migrations. «Son originalité est que nous avons soumis à la partie malienne un avant-projet d’accord de gestion concertée des flux migratoires», explique Patrick Stefanini, secrétaire général du ministère français de l’Immigration. Badara Aliou Macalou, ministre des Maliens de l’extérieur, a fait spécialement le déplacement à Paris.
Au cœur de cet accord, la question de la réadmission par le Mali de ses ressortissants en situation irrégulière en France, et celle, non moins brûlante, de l’accès des Maliens au marché du travail français. Bilan de la rencontre d’hier ? «Je suis optimiste, il existe entre la France et le Mali un partenariat que je qualifierais de "fécond" car il tient compte des intérêts de l’autre», répond l’officiel malien dans la plus pure langue de bois diplomatique. Un membre de la délégation africaine, moins poli, parle de «flop». «Les Français voulaient qu’on réadmette tous les gens qu’ils nous présentent», explique-t-il. En échange, la France proposait une ouverture a minima de son marché du travail. En février, le gouvernement de Nicolas Sarkozy avait publié une liste de 30 métiers ouverts aux ressortissants des pays non-membres de l’Union européenne, dont le Mali. «Nous leur avons fait une proposition de 55 métiers», précise Patrick Stefanini. L’accord signé en février entre la France et le Sénégal porte sur 104 métiers. La délégation malienne ne pouvait pas accepter moins. «On a dit non», résume le négociateur malien.
Manne. Dans un pays où quasiment tous les habitants ont un parent en Europe, et où la manne de la diaspora (120 milliards de francs CFA par an, soit 182 millions d’euros) dépasse l’aide publique au développement, le sujet est ultrasensible. On estime à 120 000 le nombre de Maliens vivant en France, dont 50 000 en situation régulière. En 2007, la France aurait adressé au consulat du Mali à Paris 1 000 demandes d’expulsion, concernant des Maliens arrêtés sans document d’identité. Pour que la France puisse les reconduire à la frontière, le Mali doit les reconnaître au nombre de ses ressortissants et leur délivrer un laissez-passer. Les étrangers en possession de leur passeport peuvent être en revanche expulsés sans l’accord de leur pays d’origine. Ils ne figurent donc pas dans les statistiques du consulat. L’association malienne des expulsés a recensé 576 éloignements effectifs en 2007.
«Couteaux tirés». Depuis plusieurs mois, la France demande au Mali d’assouplir ses procédures de réadmission. «La partie française met une pression énorme sur les Maliens pour la signature de ces accords, révèle un haut fonctionnaire malien. A tel point que lors d’un rencontre précédente [à Bamako, ndlr], devant l’arrogance des Français, le ton est vraiment monté, la réunion a failli capoter. Les deux parties sont à couteaux tirés.» Hier, à Paris, les Maliens ont tenu bon. «Nous sommes convenus de nous revoir pour un deuxième round d’ici deux, trois mois à Bamako», précise Patrick Stefanini.
Les deux parties jouent gros. La délégation malienne sait son opinion publique très remontée sur le sujet. Nicolas Sarkozy, qui a basé sa politique sur la «fermeté» envers les étrangers en situation irrégulière, ne peut pas avoir l’air de céder. D’autant que des négociations sont à venir avec d’autres pays africains. Pour l’heure, ils sont quatre - Sénégal, Bénin, république démocratique du Congo et Gabon - à avoir signé avec la France des accords concertés de gestion des flux migratoires. Se profilent deux gros exportateurs de main-d’œuvre : la Côte d’Ivoire et le Cameroun. Les Africains n’ont pas établi de front commun face à la France, qui a choisi de mener des négociations bilatérales avec chacun d’entre eux. Mais tour à tour, chaque pays fait monter les enchères pour ne pas perdre la face vis-à-vis de son opinion publique et de ses voisins.
06:55 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : France, Mali, Immigration, Sans papier |
|
|
Facebook
16.02.2008
Un militant de RESF condamné pour outrage à Sarkozy
Romain Dunant, militant de RESF a été condamné jeudi à payer 800 euros d'amende pour avoir comparé, en 2006, la politique du ministre de l'intérieur à celle du régime de Vichy.
AFP - LIBERATION.FR
Outrage à Sarkozy est passible d'amende. Un militant du Réseau éducation sans frontières (RESF) a été condamné jeudi par le tribunal correctionnel de Paris à 800 euros d’amende pour avoir comparé, en 2006, sa politique en tant que ministre de l’Intérieur à celle de l’Etat français sous Vichy.
Romain Dunant, un habitant du Jura âgé de 35 ans, également militant de la Confédération nationale du travail (CNT, anarchiste), avait adressé le 19 décembre 2006 un courriel au ministère de l’Intérieur dans lequel il demandait la libération d’un militant marseillais de RESF, Florimond Guimard, placé en garde à vue pour s’être opposé à l’expulsion d’un parent d’élève sans papiers.
Dans ce courriel adressé au ministre Nicolas Sarkozy, Dunant écrivait: «voilà donc Vichy qui revient. Pétain a donc oublié ses chiens (…)». Il critiquait aussi une «politique qu’il faut bien qualifier de raciste» avant d’adresser ses «salutations antifascistes» au ministre.
La 10e chambre correctionnelle a reconnu ce militant coupable d’outrage à personne dépositaire d’une autorité publique et l’a condamné à 800 euros d’amende ainsi qu’à un euro de dommages et intérêts à verser à Sarkozy, qui s’était constitué partie civile.
Lors de l’audience du 17 janvier, le parquet avait requis une amende de 750 euros au motif que «la liberté d’expression a des limites: c’est l’outrage».
Le prévenu, animateur dans un collège, n’avait pas contesté son message, qu’il avait jugé «légitime», mais son caractère outrageant, estimant qu’il y avait «similitude entre la politique actuelle d’expulsions massives de sans-papiers et celle de Vichy».
Son avocate avait expliqué que son client avait voulu faire «un parallèle politique». «C’était une politique qui était visée, pas une personne», avait-elle insisté en plaidant la relaxe.
06:45 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : RESF, IMMIGRATION, STRASBOURG, EUROPE |
|
|
Facebook
Strasbourg:les arrestations dénoncées
Une trentaine de personnes des associations Casas et Cimade d'aide aux étrangers en situation irrégulière et demandeurs d'asile ont dénoncé vendredi à Strasbourg la multiplication des arrestations dans le périmètre proche de leurs locaux.
Les militants des deux associations, soutenues par RESF (Réseau éducation sans frontières), se sont rassemblés dans le froid devant leurs bureaux pour déployer deux banderoles sur la façade de leur immeuble.
Sur une première banderole figurent le prénom et la nationalité de 19 personnes arrêtées, parmi lesquelles des Tamouls, des Bosniaques, des Tchétchènes. Sur une seconde banderole les associations ont écrit les noms de sept expulsés.
Les associations qualifient la zone de "dangereuse" pour les étrangers qui viennent pour se faire aider dans leurs démarches ou pour chercher leur courrier. Selon elles, une voiture banalisée avec des agents de police en civil "planque" quotidiennement des heures autour de leur immeuble. Source : AFP
06:10 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : CASAS, CIMADE, STRASBOURG, IMMIGRATION |
|
|
Facebook
REFI : Chasse aux étrangers, ni acteurs ni complices !
Chasse aux étrangers, ni acteurs ni complices !
En cette nouvelle année 2008, nous aimerions nous souhaiter la fin de
chasse aux étrangers.
Malheureusement, si nous avons créé le Réseau Emploi formation Insertion
le 13 décembre 2007, c'est bien parce que nous savons que sans résistance,
sans mobilisation, cette chasse à l'homme "restera ouverte toute lannée
2008" et même s'amplifiera.
Conscients de cette réalité, des militants de la LDH, de la CIMADE, de
RESF, d'organisations syndicales nous ont demandé décrire un texte de
présentation du REFI à l'attention de leurs instances régionales et
nationales afin d'accompagner : le développement du Réseau Emploi
Formation Insertion dans d'autres villes, d'autres départements, partout
où cela est possible.
Nous profitons de cette nouvelle année pour vous adresser ce texte, qui
nous l'espérons, participera au développement de la résistance, et à une
mobilisation de grande ampleur contre la chasse à létranger.
CHASSE AUX ETRANGERS : NI ACTEURS, NI COMPLICES
Nous travaillons dans des organismes recevant du public : ANPE, DDTEFP,
ASSEDIC, MISSIONS LOCALES, Associations, Organismes de formation... Sous
couvert de lutte contre la fraude, contre le travail illégal, nos
ministères respectifs reçoivent des directives émanant directement du
Ministère de la Honte, celui de Brice Hortefeux.
Nos missions c'est lemploi, la formation, l'insertion, ce n'est pas le
contrôle des papiers des étrangers, et encore moins la délation. Nous
persisterons dans la défense des droits de tous les travailleurs, de tous
les chômeurs, quelque soit leur nationalité.
Nous refusons de participer à la chasse à l'étranger qui s'est instauré
dans ce pays.
Pour lutter contre ces dérives teintées de xénophobie détat, nous avons
décidé de nous organiser pour mieux résister collectivement en créant le
Réseau Emploi Formation Insertion : le REFI.
REJOIGNEZ LE REFI
SOUTENEZ LE REFI
DEVELOPPEZ LE REFI
Vous pouvez nous envoyer des informations à cette adresse (lutte, soutien,
création dun REFI dans votre ville, département...etc) :
reseau_emploi.insertion@yahoo.fr,
Nous les relaierons sur le site :
http://refi.over-blog.org/
06:05 Publié dans Action | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : REFI, IMMIGRATION, CIMADE, RESF, LDH |
|
|
Facebook
Traque des étrangers : l’instrumentalisation des juges d’instruction
L’affaire du foyer associatif du XIIIe arrondissement de Paris est l’illustration d’une politique, manifestement décidée au niveau central, visant à multiplier les opérations d’expulsions massives de sans papiers par l’instrumentalisation de la justice, et en particulier des juges d’instruction.
Il semblerait ainsi qu’en région parisienne, des services de police présentent aux magistrats des procédures visant à poursuivre, soit des conditions d’hébergement contraires à la dignité, soit des petits réseaux agissant dans le métro, dans l’unique dessein de faire procéder à l’ouverture d’une information avec les pouvoirs d’enquêtes élargis d’un juge d’instruction.
Sur commission rogatoire, les enquêteurs peuvent donc mener des opérations d’envergure dans des hôtels, foyers ou campements et, dans le cadre des perquisitions et contrôles d’identité menés, ouvrir des procédures « incidentes » à l’encontre d’étrangers en situation irrégulière.
Il est manifeste que l’objet initial de l’enquête - dont les investigations cessent en général immédiatement après de spectaculaires interventions policières - sert de prétexte à l’interpellation d’étrangers.
A Paris, aucune charge n’a, semble-t-il, été retenue contre les neuf personnes soupçonnées d’avoir organisé un hébergement contraire à la dignité, alors que pas moins de 90 personnes ont été immédiatement placées au centre de rétention administrative de Versailles.
Le Syndicat de la magistrature dénonce vigoureusement ce détournement de procédure qui vise à instrumentaliser la justice pour permettre au gouvernement de remplir ses quotas d’expulsion.
05:50 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : IMMIGRATION, SYNDICAT DE LA MAGISTRATURE |
|
|
Facebook
08.02.2008
ENVOYE SPECIAL: L'émission "pédagogique" de Brice HORTEFEUX
Source "la vie comme elle vient"
http://laviecommeellevient.20minutes-blogs.fr/
Ce soir (une fois n'est pas coutume) voici un billet d'humeur que je rédige en regardant le reportage tout simplement hallucinant diffusé sur FRANCE 2, dans l'émission ENVOYE SPECIAL. Le journal de Françoise LABORDE avait été alléchant: une caméra de la rédaction a suivi le quotidien des policiers chargés de réaliser les expulsions de clandestins, précisant tout de même que cette enquête avait pu être réalisée avec l'aval de Brice HORTEFEUX (interview à l'appui). Le résultat est édifiant.
Nous entrons donc de plein pieds dans le monde merveilleux des services du Ministre de l'Immigration et de l'Identité Nationale. Des policiers toujours courtois, prévenants, face à des immigrés vindicatifs, violents et menteurs (pour preuve, ce camerounais qui demande l'asile avec pour seul document, "un certificat médical"). Pour les officers interrogés, "il n'y a pas de pression", "pas d'objectifs d'expulsion". Mes ces derniers doivent faire face au stress quotidien provoqué...par les expulsés eux-mêmes!!!
Le Ministre Brice HORTEFEUX intervient lui même pour indiquer qu'il est le Ministre "de l'immigration et de l'intégration". Pour preuve, les services français offrent maintenant une "prime au retour"....que les immigrés refusent ou détournent allègrement (évidemment).
Le service publique vient donc d'offrir son créneau de grande écoute pour faire la comm' de Brice HORTEFEUX et ses services. Un monde parfait ou n'existent ni racisme, ni brutalité policière, ni aucune politique barbare de quotas d'expulsions. Un monde où la politique "humaine" du Ministre HORTEFEUX est enfin reconnue à sa juste valeur. Jusqu'à présent, seule TF1 avait le monopole de production de ce type de reportage honteusement complaisant envers toute politique gouvernementale (notamment envers les politiques migratoires ), mais FRANCE 2 semble aujourd'hui contester sérieusement ce "leadership" au nom, bien sûr, de la "pédagogie".
Publique ou privée, la "télé-SARKOZY" ne connait plus de frontière. Bienvenue dans la FRANCE d'avant d'après.
-------------------
Le Collectif SDF Alsace lance un APPEL / BOYCOTTEZ CETTE ÉMISSION
SIGNALEZ VOTRE MÉCONTENTEMENT à mediateurinfo@france2.fr
12:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : Immigration, Expulsions, Hortefeux, Sarkosy |
|
|
Facebook
07.02.2008
RESF 67 : Manifeste des innombrables
Chers citoyens
Alors que partout en France la politique du chiffre conduit à multiplier les expulsions sans considération des dégâts humains qu’elles entraînent, le gouvernement accélère la répression des citoyens qui ont osé contester, par leurs propos ou par leurs mobilisations pacifiques, cette logique inhumaine et xénophobe.
A travers ces citoyens qu’on veut bâillonner, c’est l’immense élan de solidarité qui se manifeste autour des étrangers privés du droit au séjour et victimes d’une traque indigne qu’on veut briser ! C’est un climat totalitaire et répressif qu’on installe dans la société française.
C’est le sens des menaces ou pressions contre les élus, les membres du corps enseignants, les personnels des services sociaux et tous ceux qui sont aujourd’hui en contact avec les étrangers. C’est le but du fichage généralisé et des appels à la délation dans les ANPE ou certaines mairies.
RESF appelle nationalement à se mobiliser pour soutenir chaque personne menacée. Et pour manifester concrètement partout en France cet engagement solidaire et citoyen, il lance le
« Manifeste des Innombrables ».
Le Réseau Education Sans Frontières du Bas-Rhin a décidé de relayer cette initiative et vous demande aujourd'hui de signer ce manifeste, manifeste que nous rendrons public par voie de presse.
En le signant, vous affirmerez un soutien actif à ceux qui sont poursuivis, vous prendrez un engagement personnel qui va bien au-delà d’une simple pétition, vous affirmerez que s’en prendre aux étrangers, c’est s’en prendre à nous mêmes ; que défendre leurs droits, c’est défendre les nôtres !
Vous pouvez diffuser ce manifeste largement autour de vous. Téléchargez le
Merci d'envoyer le manifeste joint rempli et signé avant mi mars à
RESF67 c/o FCPE67 27 Rue Lavoisier 67200 STRASBOURG
Manifeste_des_innombrables[1].pdf
Solidairement resf67
06:30 Publié dans Action | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : RESF 67, IMMIGRATION, STRASBOURG, DROITS DE L'HOMME, EUROPE |
|
|
Facebook
30.01.2008
Les galères des « choisis » de l’immigration
SANS-PAPIERS . Malgré les promesses de Brice Hortefeux, les élèves ingénieurs étrangers peinent à obtenir des titres de séjour. Témoignages.
«Accueillir davantage d’étudiants étrangers en scolarité payante», voilà la proposition 221 du rapport Attali. Le ministre de l’Immigration, Brice Hortefeux, approuve : «Ce que propose ce rapport, c’est la relance de la croissance et l’augmentation de la main-d’oeuvre qualifiée.» Soit. Ce n’est pas ce que vit Bayrem, Tunisien, élève ingénieur en mathématiques. Il a subi les mois d’attente, les rendez-vous multiples, pour sa demande de titre de séjour auprès du CROUS (Centre régional des oeuvres universitaires et scolaires).
La mécanique est fastidieuse : d’abord demander un entretien, mais impossible d’en obtenir par téléphone. Il faut y aller. Puis, une fois l’entretien accordé, l’étudiant doit apporter une montagne de documents : «Pas juste ta carte d’étudiant, il te faut tout !» en rigole Bayrem. Seulement après, ils reçoivent le récépissé. Presque un sésame, puisqu’il tiendra lieu de « papiers » jusqu’à l’obtention du titre. L’avoir en poche peut être considéré comme un exploit. Une machine en panne et il faut tout reprendre à zéro. Olfa, elle aussi élève ingénieur, en a fait l’amère expérience. Recommencent alors les heures d’attente dans
les locaux surchargés du CROUS. De retards en rendez-vous manqués, la procédure s’enlise au point d’annuler plusieurs mois d’études prévus à l’étranger. Étudiante marocaine, Najoua n’a pu compléter sa formation au Canada comme elle le souhaitait, faute de carte de séjour.
Il faut toujours attendre. Attendre que la préfecture se manifeste, quand elle ne vous oublie pas… C’est le cas de Zineb qui, voulant rentrer chez elle pour Noël, a découvert que la préfecture avait sa carte de séjour « depuis un bail ». Sans cette carte, les étudiants n’ont plus droit aux aides au logement et loupent des journées de cours. Chaque année, il faut tout recommencer. Pis, les procédures changent d’une année à l’autre. «Il faut connaître toutes les combines», s’amuse Bayrem.
Mais avoir ces papiers n’est pas toujours suffisant. La situation se corse pour les stages, obligatoires en école d’ingénieurs, puis pour l’emploi. Pour recruter un immigré, les entreprises doivent justifier qu’aucun Français n’a pu pourvoir au poste. C’est la préférence nationale. Alors les entreprises truquent, profitent de la durée du stage pour affirmer qu’aucun Français n’a pu prendre le poste.
Tel est, à contre-courant des propos de Brice Hortefeux, le quotidien de ces élèves ingénieurs archétypes de l’immigration choisie. Tous, entreprises et étudiants, s’interrogent sur les raisons de ces méandres bureaucratiques.
Source l'Humanité - click - y'a plein d'autre chose à lire
05:55 Publié dans Témoignage | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
| Tags : Immigration, Expulsions, Europe |
|
|
Facebook
20.01.2008
Du plombier polonais au géomètre malien
Il y a eu d’abord l’étape du décret d’application sur les autorisations de travail du 13 mai 2007. On mesure à sa lecture les difficultés techniques que son élaboration a suscitées. Il décline les différents statuts, en prenant soin de ne laisser aucune brèche permettant de passer d’un statut à un autre et, pire, de demeurer en France alors que la personne est devenue sans utilité économique. On prévoit avec soin les mentions à écrire sur les titres, afin que l’étranger soit dans la plupart des cas confiné à un métier et à une zone géographique. Tout est calibré ; tout doit marcher comme sur des roulettes pour répondre aux besoins exprimés des entreprises.
Il ne manquait donc que la liste des métiers pour lesquels il existe des difficultés de recrutement, comme l’annonçait vaguement la loi précitée. Du côté des organisations syndicales, on ne sait rien sur la fabrication de ladite liste. La consultation prévue par la loi se fera sans doute plus tard, quand tout sera bouclé. Et puis un beau matin, on découvre le scoop de Libération, l’existence de deux listes, une pour les ressortissants de l’Union européenne, une seconde pour les étrangers issus de pays tiers. Certes, à l’heure où nous écrivons ces lignes, rien ne serait définitif et les listes susceptibles encore d’évoluer, mais le tempo est donné. (...)
La suite de l'aticle est à l'adresse http://www.gisti.org/spip.php?article1050
04:40 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : Immigration, Expulsions, Europe |
|
|
Facebook
12.01.2008
Fermeture des Centres de rétention administrative !
Réseau des militants, collectifs d’établissements, syndicats et associations pour l’information et le soutien aux jeunes scolarisés étrangers sans papiers
Collectif pour la Défense des Libertés Fondamentales
Sous ces termes anodins se dissimulent de fait des prisons pour étrangers. Alors que ces centres n’étaient que 7 ou 8 dans les années 80, ils sont aujourd’hui plus de 27 répartis sur tout le territoire.
Dans ces centres, des hommes et des femmes avec des enfants - certains en bas âge - et même des nourrissons, sont retenus contre leur gré dans des conditions de promiscuité inacceptables, sans aucun respect pour leur dignité ni pour leurs droits.
C’est là que, dans des conditions dénoncées régulièrement par le Comité européen pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants (CPT), les étrangers interpellés par la police et leur famille sont entassés et attendent, dans l’angoisse du lendemain, qu’on décide de leur sort.
Pour nombre d’entre eux, la décision finale est hélas simple et terrible : c’est l’expulsion ! Ce qui préside, en effet, aux décisions n’est pas l’examen humain des cas mais la volonté de faire du « chiffre » en matière d’expulsions d’étrangers sans papiers. Il faut atteindre l’objectif fixé par le gouvernement et particulièrement par Sarkozy : 25 000 expulsions pour 2007 ! C’est ainsi que, au cours des dix premiers mois de l'année, 18 600 sans-papiers ont été expulsés après être passés par ces centres !
Résultat de cette logique : la nette aggravation des conditions d’interpellation et l’enfermement de personnes particulièrement vulnérables, dont des nourrissons, montre que certains responsables administratifs ou policiers mettent sciemment en danger l’intégrité physique d’hommes, de femmes, d’enfants.
Pour faire face à l’augmentation du nombre de dossiers, le délai de rétention avait déjà triplé, passant à 32 jours en 2003 ! Une directive européenne envisage d’augmenter encore cette durée d’internement jusqu’à 18 (dix-huit) mois ! Une interdiction du territoire européen - pour 5 ans au maximum - pourrait compléter toutes les mesures d’éloignement. On s’achemine ainsi, peu à peu, vers une véritable politique européenne de détention des migrants.
Nous refusons de voir fleurir en Europe cette nouvelle forme de camp d’internement !
Nous exigeons la fermeture de tous les centres de rétention et la régularisation de tous les exilés sans-papiers qui souhaitent vivre parmi nous !
Samedi 19 janvier 2007
4 heures contre les Centres de Rétention
Rassemblement à 15 h 00 devant le Palais de Justice de Rouen
Débats, films, animations salle Ste Croix des Pelletiers de 15 h 30 à 19 h 00
05:20 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : cra, immigration, sans-papiers |
|
|
Facebook
10.01.2008
Rencontre de l'ORIV : L’immigration : une réponse au défi démographique de demain ?
Vendredi 18 janvier 2008 à 18h15 à Strasbourg - Au Ciarus, 7 Rue Finkmatt
L’immigration : une réponse au défi démographique de demain ?
Avec François HERAN - Démographe, Directeur de l’INED – Institut National des Etudes Démographiques
Auteur du « Le temps des Immigrés. Essai sur le destin de la population française » paru aux Editions du Seuil, en 2007.
Dans cet essai, François HERAN bouscule un certain nombre d’idées reçues relatif à l’immigration, dans un contexte de récurrence de ce thème dans le discours publique, à travers les enjeux de gestion des flux migratoires ou encore d’immigration «choisie».
Son écrit s’appuie sur les données élaborées en France et en Europe par les organes de la statistique publique et les instituts de recherche. Elles lui ont permis de réaliser un travail de comparaison dans le temps et dans l’espace. Il se propose ainsi de «replacer le temps court du politique dans la longue durée de l’évolution sociale».
Ainsi, il considère que la population française ne surmontera son vieillissement que grâce à l’immigration. «Les projections démographiques annoncent que l’immigration sera, d’ici une génération, le principal, voire l’unique facteur de croissance de la population». Il souligne également, loin des représentations quotidiennes des Français, que «l’immigration ne prend pas la forme d’une intrusion massive mais d’une infusion durable». «L’avenir de l’immigration est notre avenir».
Ces éléments de réflexion éclaire d’un œil neuf les discussions et les politiques en terme de flux migratoire et plus globalement d’immigration.
A partir des arguments développés dans son livre «Le temps des Immigrés. Essai sur le destin de la population française», François HERAN, abordera ces questions complexes afin d’en débattre collectivement.
1 rue de la course, - 67000 Strasbourg
tél : 03 88 14 35 89
fax : 03 88 21 98 31
mel : oriv.alsace@wanadoo.fr
site : www.oriv-alsace.org
Invitation, … Entrée Libre… Invitation … Entrée Libre
05:56 Publié dans Action | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : ORIV, IMMIGRATION |
|
|
Facebook
Sarkozy envisage des expulsions collectives avec Madrid et Rome
ARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a défendu sa politique d'immigration et indiqué que les gouvernements italien et espagnol avaient récemment demandé à la France d'organiser des expulsions collectives. Il a confirmé, lors de la première grande conférence de presse de son quinquennat, son souhait d'aller "jusqu'au bout d'une politique fondée sur les quotas" et de poursuivre son action pour expulser du territoire les immigrés illégaux.
| |
En réponse aux critiques des défenseurs des droits de l'homme, Nicolas Sarkozy a ajouté : "Je ne permets pas que l'on dise de la France que nous traitons comme des criminels des gens qui n'ont pas de papier. Ce n'est pas vrai."
Bien que le ministre de l'Immigration, Brice Hortefeux, n'ait pas atteint l'objectif de 25.000 expulsions en 2007, il a estimé que ses idées progressaient.
Il a ainsi souligné que le président du gouvernement espagnol, Jose Luis Rodriguez Zapatero, avait "déclaré il y a un mois qu'il n'y aurait plus de régularisations massives", de même que Romano Prodi, qui dirige le gouvernement italien.
"Ils m'ont demandé tous les deux que la France, l'Italie et l'Espagne procèdent à des expulsions collectives. Ce que les socialistes italiens, les socialistes espagnols font, vous ne croyez pas que la France doit le faire?", a-t-il demandé.
Laure Bretton - Le Monde
Voilà que tout devient "justifiable". Pas un mot sur les drames humains, rien sur ceux qui une fois expulsés furent assassinés. Rien sur les bavures, les disparitions... Si on le fait là-bas, on peut le faire aussi. Il s'agit bien d'inhumanité et de droits de l'homme bafoués.
05:05 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : droits de l'homme, immigration, sans-papiers |
|
|
Facebook
05.01.2008
«Une aggravation de la politique engagée depuis 2003»
Damien Nantes est responsable à la Cimade de la défense des «étrangers reconduits». Il dresse le bilan (et les perspectives) de neuf mois de ministère de l’Immigration.
Avec la création du ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale, avez-vous enregistré des modifications dans la politique gouvernementale vis-à-vis des étrangers ?
Damien Nantes. Il y n’a pas de rupture, mais une aggravation de la politique engagée depuis 2003. L’année dernière, nous avons eu un nouveau durcissement législatif sur le regroupement familial, sur les conjoints de Français, sur l’apprentissage de la langue, dans le droit fil de la politique menée depuis 2003. Dans la politique d’expulsion, comme les objectifs augmentent, nous sommes aussi dans un durcissement, parce qu’il est de plus en plus difficile de trouver des étrangers à expulser. D’où les interpellations à domicile, le placement de près de trois cents mineurs en centre de rétention, les convocations piégées dans les commissariats, les arrestations massives au faciès, qu’on a bien du mal à ne pas qualifier de rafles…
L’an dernier, la police avait pour ordre d’arrêter six personnes conduites en rétention avec l’espoir de réussir à en expulser une. Visiblement, les objectifs n’ont pas été atteints. Ils sont donc - aggravés pour cette année. Qu’en pensez-vous ?
Damien Nantes. Fixer des quotas arbitrairement est - absurde, d’autant que ces chiffres ne correspondent à rien : ils n’obéissent à aucune logique politique, si ce n’est celle de l’affichage. C’est absurde mais aussi dangereux, parce qu’on assiste à un glissement vers des arrestations de plus en plus contestables et à une application de plus en plus mécanique de la loi par des fonctionnaires qui subissent des pressions pour obtenir les résultats demandés. Il y a de plus en plus de dossiers et de moins en moins de temps pour les étudier sereinement. Les situations individuelles des gens sont oubliées au profit d’un dossier de papier. Les «25 000», ce ne sont pas 25 000 sans-papiers, mais 25 000 histoires humaines différentes, des personnes qui ont construit leur vie ici, une vie de famille, une vie de couple, une vie de travail, même difficile. Des gens qui sont menacés dans leur pays, d’autres qui sont ici depuis plus d’une dizaine d’années, qui paient des impôts, qui ne demandent qu’à vivre en paix et n’ont rien de délinquants, un homme ou une femme dont le conjoint est français, un enfant ou un adolescent qui ne connaît rien du pays où on veut le renvoyer. C’est cela la réalité. Et ce sont leurs droits fondamentaux que bafoue cette politique. N’oublions pas enfin qu’en outremer, nous sommes devant un droit dérogatoire, avec des conditions de rétention et de reconduite dramatiques, alors que l’on revendique ces territoires comme étant la France. Mais l’outremer, c’est loin, et la dénonciation de ce qui s’y passe est nettement moins aisée qu’en métropole.
Vous avez fait allusion aux pressions sur les fonctionnaires. Cela aussi est le signe d’une aggravation du système…
Damien Nantes. Nous sommes en face d’une politique de délation d’un côté, et de répression de la solidarité de l’autre. C’est la même logique politique qui aboutit à menacer les travailleurs sociaux. C’est une situation que nous vivons, alors que nous, bénévoles ou salariés, faisons un travail d’accompagnement social et que ceux qui le font au sein d’institutions publiques subissent encore plus que nous. On nous demande de jouer un rôle d’auxiliaire de police et ce n’est pas acceptable. C’est la première fois cette année que l’on a vu la police et un procureur poursuivre deux responsables d’une association dont la mission d’accompagnement a été définie par l’État. Nous avons d’ailleurs signé la pétition lancée par France Terre d’asile. Nous sommes, depuis plusieurs années, dans un dévoiement de la loi contre l’aide à l’entrée et au séjour irréguliers, laquelle devait lutter contre les filières, ce qui peut s’entendre. Mais quand la loi est utilisée contre des personnes qui, à titre individuel ou associatif, aident sincèrement des gens en difficulté, c’est une criminalisation inacceptable.
En ce mois de janvier, le Parlement européen doit se prononcer sur un texte portant à 18 mois la durée légale de la rétention, texte que vous qualifiez de « directive de la honte ». Pensez-vous qu’une fois adopté, ce texte sera transposé dans le droit français ?
Damien Nantes. Tout d’abord nous avons l’espoir de réussir à alerter suffisamment les députés européens pour qu’ils prennent conscience de la gravité des dispositions qui leur sont proposées. Aujourd’hui, en droit français, l’enfermement en centre de rétention est défini comme préparatoire à une expulsion. Avec ce texte et ses dix-huit mois d’enfermement, on passerait à une tout autre conception : enfermer pour enfermer, du demandeur d’asile à l’émigré économique. Cela devient un mode de gestion des phénomènes migratoires. De même, imaginez ce que peuvent être cinq ans d’interdiction du territoire pour un conjoint de Français. Où est le droit de vivre en famille ? Tout cela est pour nous insupportable. Ces gens ne sont pas des criminels, ce sont des victimes, des gens déjà très fragilisés, à qui on va faire vivre une situation pathogène après une autre tout aussi traumatisante. On sera en totale violation des droits les plus élémentaires et on ne règlera absolument pas le problème des flux migratoires.
Entretien réalisé par Émilie Rive à lire encore sur l'humanité (qui n'en manque pas dailleurs)
05:00 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : CIMADE, IMMIGRATION, CENTRE DE RÉTENTION, RESF |
|
|
Facebook
L'association Act-Up soutient les mouvements des sans-papiers dans les centres de rétention
L'association de lutte contre le sida Act-Up a apporté jeudi son soutien aux mouvements de protestation des sans-papiers dans les centres de rétention, alors que certains d'entre-eux observent notamment des grèves de la faim sporadiques.
Après le rassemblement de mardi dernier devant le centre de rétention de Vincennes, de nouvelles manifestations de soutien aux sans-papiers étaient prévues sur place jeudi en fin d'après-midi ainsi que samedi prochain.
"Depuis mi-décembre, dans les centres de rétention de Vincennes et du Mesnil-Amelot, les sans-papiers se révoltent. Aujourd'hui, à Vincennes, des sans-papiers sont en grève de la faim pour protester contre des conditions inhumaines de rétention et surtout pour demander la fermeture des centres de rétention et la régularisation de tous les sans-papiers", déclare Act-Up dans un communiqué diffusé jeudi.
"Nous nous insurgeons contre les conditions de rétention de ces personnes et notamment l'absence d'accès à un médecin. Nous demandons avant tout l'arrêt de la politique de chasse aux étrangers et la course aux chiffres menées par Nicolas Sarkozy et Brice Hortefeux", poursuit le communiqué.
Act-Up estime notamment que le fait d'assurer des soins aux malades du sida sans-papiers "n'a absolument pas été appliqué l'année passée", l'association expliquant avoir "recensé une dizaine de cas de personnes séropositives mises en rétention et/ou expulsées".
"Interpellés sur de telles situations, les différents ministères concernés ne veulent y voir que de 'simples bavures'. Nous qui nous confrontons quotidiennement aux logiques préfectorales actuelles, pouvons assurer qu'il s'agit bien des conséquences directes d'une politique du chiffre et du rendement aveugle", assure Act-Up.
Act-Up exige "la fermeture des centres de rétention, l'arrêt des rafles et des expulsions". AP
04:05 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : ACT-UP, IMMIGRATION |
|
|
Facebook
04.01.2008
COMMUNIQUE DE PRESSE DU RESEAU EDUCATION SANS FRONTIERE DU BAS-RHIN (RESF 67)
Nous venons d'apprendre que Zaccariae MEDDAH sera expulsé samedi 5 janvier début d'après-midi vers le Maroc.
Agé de vingt-trois ans, en France depuis presque 9 ans, il se trouve actuellement en rétention administrative à Geispolsheim (Bas-Rhin) sur décision de la préfecture de Moselle après son arrestation début décembre alors qu'il rendait visite à sa famille dans la région de Metz.
Zaccariae MEDDAH réside dans le 17ème arrondissement de Paris, où il est hébergé par son père, Monsieur Mohammed MEDDAH, titulaire d'un titre de séjour de 10 ans.
Monsieur Mohammed MEDDAH est malade, atteint de troubles psychiques, qui se caractérisent par des absences occasionnelles, des trous de mémoire et des pertes d'orientation. Suite à sa maladie, Mohammed MEDDAH se trouve dans l'incapacité d'assumer un travail. Zaccariae est le seul soutien de son père. Nous ne pouvons pas concevoir, que père et fils soit séparés l'un de l'autre.
Monsieur MEDDAH père, réside en France depuis 1974, Zaccariae est entré en France légalement en 1999 . Il a un demi-frère français, trois oncles et de nombreux cousins, qui vivent tous de façon régulière sur le sol français. C'est d'ailleurs à l'occasion d'une visite à sa famille que Zaccariae s'est fait arrêter à Metz. Lui seul n'a pas de titre de séjour. Sa demande de régularisation a été rejetée en 2003, refus qui l'a par ailleurs empêché de poursuivre une formation en alternance et qui a ainsi mis fin à sa scolarité.
Le Réseau Education Sans Frontières du Bas-Rhin demande à Monsieur le Préfet de Moselle de relâcher Zaccariae MEDDAH afin de lui permettre de rejoindre son père à Paris.
Contact resf 67 : 06 66 95 18 70
04:52 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : RESF 67, IMMIGRATION, STRASBOURG, DROITS DE L'HOMME, EUROPE |
|
|
Facebook
22.12.2007
Calais:ouverture de force d'un local par le maire de Calais
Assistance à personnes en danger !
Après une nuit offerte par CSUR(organisation de défense des réfugiés) dans les locaux de l'église, le maire de Calais a ouvert lui-même de force les portes d'une grande salle appartenant à l'Etat, ce vendredi soir.
En très peu de temps pour courcircuiter les réactions d'opposition de l'Etat, des toilettes, le chauffage et l'apport par le conseil régional de plusieurs centaines de duvets, ont permis l'installation de ce camp d'hiver, à deux pas du terrain du repas de deux heures. L'Etat avait dit que les réfugiés doivent appeler le 115. Mais le 115 ne prend pas en charge les réfugiés sans papier.
A la radio ce matin, on apprenait que l'abbé boutoille de CSUR, menaçait d'user d'une solution radicale aujourd'hui si aucune solution de l'Etat n'était mise en oeuvre.
Encore faudrait-il savoir quel est le véritable problème pour trouver une véritable solution.
Comme pour les français, le problème n'est pas qu'ils se retrouvent sans logement.
Ne pas avoir de logement ou ne pas avoir assez d'argent pour s'en payer est la conséquence de choix politiques.
09:02 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : Immigration, Expulsions, Europe |
|
|
Facebook











