03.11.2009
Si tu trouves plus écolo qu'un sans-abri, on te rembourse l'indifférence
Le sans-abri il survit dans du carton issu de la récupération ;
le sans-abri il se planque sous un pont, derrière un pilier d'autoroute, sur un terrain vague, il ne démollie pas ;
le sans-abri se passe d'eau et d'électricité ;
le sans-abri recycle les restes de vos poubelles ;
le sans-abri porte les vêtements dont vous souhaitez vous débarasser ;
bref plus écolo que lui, on voit pas !
Et comme l'exécutif strasbourgeois aime tant l'écologie, et ne lésine pas à subventionner les gentils propriétaires écolos, on va nous aussi réclamer notre part, car plus écolo que le sans-abri, on trouve pas !
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| Tags : strasbourg, sdf, sans-abri, écologie, sans domicile fixe |
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04.09.2009
COMPRENDRE LA TAXE CARBONE
Taxe carbone : la redistribution ne doit pas être sacrifiée sous couvert d’écologie
le 9 juillet 2009 - OBSERVATOIRE DES INÉGALITÉS
La création d’une "contribution climat-énergie" pour taxer les gaz à effet de serre a été annoncée dans la droite ligne du Grenelle de l’environnement. Elle devrait voir le jour en 2011. Les pistes privilégiées conduiraient à taxer davantage les ménages modestes. Le point de vue de Noam Leandri de l’Observatoire des inégalités.
"Je souhaite que nous allions le plus loin possible sur la taxe carbone. Plus nous taxerons la pollution et plus nous pourrons alléger les charges qui pèsent sur le travail. C’est un enjeu immense". Il existe au moins un domaine sur lequel le chef de l’Etat Nicolas Sarkozy se dit prêt à augmenter les impôts, c’est celui de la fiscalité environnementale, comme il l’a indiqué lundi 22 juin, devant le Congrès à Versailles.
Pour lutter contre le réchauffement climatique, l’une des pistes est en effet de taxer les produits qui contiennent du carbone. Mais cette proposition risque de frapper d’abord les foyers les plus démunis.
En quoi consiste la taxe carbone ?
Cette taxe vise à rendre plus chers les produits qui ont nécessité davantage de gaz à effet de serre pour être produits, afin d’en détourner les consommateurs. Par exemple, la consommation de carburants, la coupe des arbres émettent du dioxyde de carbone (CO2) qui est le gaz à effet de serre le plus important. Ceci dit, d’autres gaz ont un effet sur le réchauffement climatique plus élevé, à l’instar du méthane qui se dégage des ordures en décomposition, dont le potentiel de réchauffement équivaut à 25 fois celui du CO2, ou du protoxyde d’azote (N2O), 300 fois plus puissant, qui se dégage des procédés chimiques de fabrication des fibres polyamides qu’on retrouve dans les habitacles des voitures et les filtres de cigarettes, ou encore des hydrofluorocarbures (HFC), 2 800 fois plus puissants, et qui servent à la réfrigération et aux aérosols.
Concrètement, parmi les pistes évoquées par les ministères de l’économie et de l’écologie dans un livre blanc (lire en ligne), figure une augmentation de la taxe sur l’essence, ou un supplément de TVA sur les produits qui participent au rejet de gaz à effet de serre tout au long de leur cycle de vie, c’est-à-dire depuis leur extraction ou leur fabrication jusqu’à leur recyclage.
Qui va payer ?
Les ménages les plus modestes consacrent une part plus importante de leurs revenus à la consommation, et notamment à l’achat, d’énergie (voir notre article). Toutes les taxes sur la consommation, comme la TVA, les frappent donc davantage si l’on rapporte le niveau de la taxe aux revenus. En effet, les ménages les plus aisés, qui épargnent plus d’un tiers de leur revenu, ne seront taxés que sur les deux tiers restants. Les ménages les plus pauvres consomment, quant à eux, tout leur revenu, qui est ainsi intégralement taxé.
En outre, une taxe supplémentaire sur le carburant est elle aussi inéquitable. Les ménages modestes consacrent à la consommation d’énergie une part de leur budget 2,5 fois plus importante que les ménages les plus aisés (voir notre article). Rappelons qu’en France, le taux d’imposition du carburant est déjà un des plus élevés d’Europe.
Les personnes qui vivent dans des milieux ruraux sans transports en commun ni de réseau de distribution du gaz de ville (moins polluant que le fioul) subiront aussi de plein fouet une hausse de ces taxes car ils ne seront pas en mesure de réduire leur consommation d’essence ou d’énergie.
Paradoxalement, le ministère des Finances vient de décider, le 11 juin 2009, d’exonérer de TVA les permis d’émission de carbone que s’échangent les industriels soumis à des quotas annuels. Ceux-ci diminuent tous les ans pour atteindre les objectifs du protocole de Kyoto, c’est-à-dire la réduction de 5 % des émissions de gaz à effet de serre entre 2008 et 2012.
Quelles alternatives ?
Personne ne discute la nécessité de préserver la planète dans le temps. C’est d’ailleurs une question d’égalité entre les générations. Consommer toute la planète de façon égalitaire à un moment donné et ne rien laisser aux suivants n’aurait pas grand sens.
La question est donc de savoir si l’on peut concilier la préservation de l’environnement et la réduction des inégalités de niveaux de vie. Une taxe sur la consommation en produits carbonés pourrait s’avérer redistributive selon une proposition de trois économistes du Centre International de Recherche sur l’Environnement et le Développement (CIRED) citée par le Centre d’analyse stratégique (lire en ligne). Emmanuel Combet, Frédéric Ghersi et Jean-Charles Hourcade démontrent qu’une taxe sur le carbone augmenterait avec le niveau des revenus si l’on déduisait pour chaque ménage un montant fixe équivalent à la contribution moyenne. Ainsi un ménage modeste qui payerait par exemple 10 euros en recevrait 50, tandis qu’un ménage aisé payerait 100 euros et recevrait lui aussi 50. Dans le premier cas, l’opération est bénéfique, le ménage modeste reçoit 40 euros. Dans l’autre, le coût est de 60 euros. Toutefois, le produit de cette taxe serait nul pour l’Etat puisqu’il redistribue tout ce qu’il perçoit.
D’autres solutions existent. Plutôt que de taxer davantage l’essence, on pourrait supprimer les niches fiscales sur d’autres carburants : la taxe intérieure sur les produits pétroliers est plus basse sur le diesel (42,84 €/hl) que sur l’essence sans plomb (60,69 €/hl), sans compter que les transporteurs routiers bénéficient d’une ristourne sur le diesel et que le diesel qu’on appelle fioul domestique est très faiblement taxé (5,66 € /hl). Enfin, comble de l’ironie pour un secteur éminemment polluant, le kérosène des avions est exonéré...
Plus généralement, les entreprises doivent, elles aussi, être mises à contribution. Les politiques fiscales des dernières années ont pour l’essentiel contribué à alléger la charge des entreprises au détriment des ménages. Par exemple, la CSG payée par les salariés a servi à financer les allègements de cotisations sociales des employeurs. Le dernier exemple annoncé pour 2010 est la suppression de la taxe professionnelle jusqu’à présent payée par les entreprises aux collectivités locales.
De nombreuses options différentes seraient disponibles. On peut citer la taxation des bâtiments professionnels peu économes en énergie dans le cadre d’une nouvelle taxe professionnelle, la transformation de la vignette automobile des professionnels en contribution carbone indexée sur les émissions des véhicules, la pénalisation des entreprises qui n’ont pas de plan de déplacement d’entreprise ou qui ne prennent pas en charge une partie des abonnements aux transports en commun de leurs salariés (le chèque transport est facultatif en province).
Rappelons aussi que les producteurs d’énergies carbonées (gaz, pétrole) affichent des bénéfices records à l’instar de Total qui a enregistré 14 milliards d’euros de résultat en 2008. On pourrait légitimement les taxer davantage pour qu’ils internalisent le coût pour la planète de la consommation de leurs produits.
Au niveau européen, agir pour l’environnement pourrait consister à rétablir les droits de douane sur certains produits ce qui réduirait d’une part le transport des marchandises, grand consommateur d’énergie, d’autre part la production dans les pays qui ne se sont pas engagés à diminuer leurs émissions de gaz à effet de serre.
En conclusion, le système fiscal français a d’ores et déjà suffisamment perdu de ses effets redistributifs sans qu’il soit nécessaire d’y ajouter une taxe sur le carbone dégressive du revenu. Plusieurs alternatives concilient la nécessité de cette contribution et le principe d’égalité devant l’impôt. L’idée d’abattement forfaitaire par foyer la rendrait plus juste. Bref, la « taxe carbone » ressemble bien à un impôt sur la consommation des ménages, destiné à compenser la baisse de la taxe professionnelle des entreprises, dissimulé sous un verni écologique.
| Est-il juste de taxer la consommation ? Pour une partie des spécialistes de la fiscalité, les taxes sur la consommation, comme la TVA ou la taxe intérieure sur les produits pétroliers ne sont pas aussi « injustes » qu’on le dit. Elles constituent des impôts proportionnels à la consommation. Si l’on pense que seule la consommation produit de l’utilité, du bien-être pour le citoyen, c’est bien l’assiette qu’il faut taxer. Tant pis pour celui qui met de l’argent de côté et qui n’en profite pas. Cette position, défendue à gauche [1], est cohérente avec une certaine idée de la vie : ce qui procure le bien-être, c’est la dépense. Ce qui est juste pour une grande part et l’argument mérite d’être pris en compte. Mais il n’est pas tout à fait suffisant. L’épargne constituée joue aussi un rôle : elle fonctionne exactement comme une assurance. Entre deux personnes de même niveau de revenu, celui qui dispose de millions d’euros de côté a assurément une meilleure situation. En outre, la taxation du revenu permet d’éviter l’accumulation d’épargne et la reproduction dans le temps des inégalités. L’épargne étant aussi une assurance au profit des générations suivantes. LM |
[1] La TVA est-elle de droite ? par Alain Lipietz dans Alternatives économiques n° 139, juin 1996
05:50 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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14.05.2009
Strasbourg : Environnement Expliquer ce que le Grenelle va changer
Chantal Jouanno est secrétaire d’État à l’Écologie et entame aujourd’hui à 17 h 30, à l’auditorium de France 3 Alsace à Strasbourg, une série de réunions publiques sur le Grenelle de l’environnement. Interview.
Pourquoi ces réunions ?
« J’ai l’impression que les Français ne savent pas ce que le Grenelle va vraiment changer pour eux, or il touche à tous les aspects de la vie : logement, agriculture, transports… Nous voulons l’expliquer de façon concrète, via un débat interactif. La plupart des moyens ayant été votés lors de la loi de finances 2009, beaucoup de dispositifs sont déjà opérationnels : l’écoprêt à taux zéro pour la rénovation thermique des logements, les fonds pour développer la chaleur d’origine renouvelable ou réduire les déchets… Certaines sont inspirées de ce qui se fait en Alsace. »
D’autres projets pourraient être lancés par la loi Grenelle II, dont peut-être le canal Rhin-Saône. Où en est ce texte ?
« Ses 103 articles sont examinés par la commission des lois du Sénat pour une discussion à partir du 27 mai. Les sénateurs font part d’idées, et le gouvernement est favorable à ce que le projet soit amendé au maximum. Il sera ensuite voté en urgence, à l’automne. Quant au canal Rhin-Saône, il sera inclus dans les évaluations du schéma national des infrastructures de transports, qui seront rendues avant la fin de l’année. Mais le développement du transport fluvial est un objectif majeur. »
La relance de projets autoroutiers, comme le grand contournement ouest de Strasbourg, n’est-elle pas contraire aux objectifs du Grenelle ?
« Dans le plan de relance, les routes ne représentent que 200 millions d’euros sur 26 milliards. Et le consensus du Grenelle ne s’est pas fait sur un moratoire des constructions d’autoroutes, mais sur l’achèvement de projets nécessaires au désenclavement des territoires ou à la sécurité. Mais contrairement à ce qui se passait avant, ceux-ci feront l’objet de véritables évaluations environnementales, menées par une nouvelle Haute autorité qui fera des expertises en toute indépendance. Y compris sur le GCO, car la préservation du grand hamster d’Alsace, qui est dans une situation critique, est prioritaire. La réintroduction de grands hamsters d’élevage est envisagée. »
06:22 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : écologie, environnement, logement, route, gco, alsace, strasbourg |
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21.04.2008
Européennes 2009 Rassembler les écologistes
www.rassemblerlesecologistes.eu
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Rassembler les écologistes
Après plus de 20 ans de luttes, les enjeux écologistes sont devenus une évidence en France. Le processus du Grenelle de l’environnement a de nouveau démontré les attentes immenses de la population et soulevé un espoir parmi les associations; celui-ci est déjà déçu. La volonté politique n’est pas au rendez-vous pour financer les mesures indispensables et affronter les lobbies comme en témoigne les reculs du gouvernement sur les OGM.
Ce n’est pas surprenant. Car les contraintes posées par un système économique qui fonctionne à partir d’une idéologie – le libéralisme – et non d’objectifs – le développement durable – sont incompatibles avec la prise en compte des intérêts à long terme de la planète et de l’humanité.
Les citoyens, les associations, sont pourtant de plus en plus nombreux à agir pour que l’écologie fonde les décisions publiques et nos actes quotidiens. Souvent en avance sur le temps politique.
Cette écologie vivante, par la pensée et par l’action, nous devons l’amplifier et lui donner la force politique qui lui manque encore. Au niveau français bien sur, mais aussi dans le cadre européen, fondamental pour impulser les politiques publiques.
Les Verts sont pleinement partie prenante de ce combat. Par l’action de leurs militants, leurs élus locaux, leurs parlementaires, inlassablement ils tentent d’apporter les réponses aux défis de l’écologie plus que d’autres ils se sentent investis de la responsabilité de développer la force de l’écologie politique.
Leur analyse juste des impasses du libéralisme et des dégâts irréversibles qu’il inflige à la planète leur donne le devoir de se rassembler avec tous ceux qui partagent cette analyse.
S’exprimant le 30 Mars 2008 dans Le Journal du dimanche, Nicolas Hulot déclare «C’en est fini du libéralisme». Cette clairvoyance doit être saluée. Ancrée dans un constat objectif et argumenté, elle est fondatrice d’un large rassemblement des écologistes dénué d’ambiguïté.
Nicolas Hulot affirme ainsi une ligne politique qui est celle du combat mené, quelles que puissent être leurs différences de sensibilité, par Dany Cohn Bendit et José Bové.
Aussi,
Nous appelons tous ceux qui militent pour les valeurs de l’écologie à participer et soutenir une démarche de rassemblement des écologistes dans la clarté, pour qu’enfin des politiques écologiques ambitieuses permettent de lutter efficacement contre les ravages environnementaux et sociaux du libéralisme.
Nous appelons José Bové, Dany Cohn Bendit et Nicolas Hulot à assumer leurs responsabilités en lançant avec les Verts une dynamique de regroupement des écologistes pour les prochaines élections européennes.
Nous appelons les adhérents Verts français à soutenir cette démarche en signant cet appel et en le relayant largement auprès de tous les citoyens et associations prêts à participer à ce nouvel élan écologiste.
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28.02.2008
L'écologie, génératrice d'emplois
Alain Lipietz, dirigeant des Verts et député européen est venu soutenir Djamila Sonzogni, candidate des Verts aux municipales à Mulhouse. Une réunion s'est tenue mercredi soir, à l'AFSCO, aux Coteaux. Thème de la soirée : l'emploi.
D'entrée, Alain Lipietz a évoqué la loi Aubry sur les 35 heures : « Lors de l'examen de la loi, la ministre m'avait confié un travail sur les entreprises et l'économie sociale et solidaire ». L'économie sociale et solidaire, voici le maître mot ou en quelle mesure l'écologie peut-elle être génératrice d'emplois ? Et le député européen de prendre un exemple concret. « Prenez le problème des bâtiments mal isolés : cela représente un énorme gaspillage énergétique. Alors que si le problème était pris à bras le corps, premièrement des emplois seraient créés et deuxièmement, l'environnement serait protégé ».
« On a l'impression que les employeurs alsaciens n'ont pas su rebondir »
En évoquant Mulhouse, le dirigeant des Verts a parlé d'une ville encrée dans un territoire très industrialisé, notamment dans le domaine des machines à produire de l'énergie. « Il est dommage que ces machines n'est pas été recyclées au service du développement durable », a regretté M. Lipietz. Et celui-ci de s'étonner : « L'Alsace est une région qui avait tous les atouts dans les années 70 et aujourd'hui, elle est rattrapée par le chômage », « dont 11 % à Mulhouse, ce qui en fait le taux le plus élevé de la région », complète Djamila Sonzogni. Et son voisin de poursuivre : « On a l'impression que les employeurs alsaciens n'ont pas su rebondir ».
Le député a insisté sur « les emplois typiquement écologiques » : « La société évolue, elle est de plus en plus vieillissante. Qui va prendre en charge les personnes âgées ? Qui va s'occuper des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer ? Développer les services à la personne, voilà qui pourrait pallier les problèmes d'emploi, y compris au niveau de la prise en charge des jeunes et des enfants. »
Alain Lipietz a enfin montré du doigt l'attitude de certains maires : « La cour de justice des communautés européennes insiste bien sur le fait que les subventions dont bénéficient les municipalités doivent profiter à l'ensemble des habitants. Les maires ont le moyen de peser sur l'emploi en aidant uniquement les entreprises qui travaillent pour le territoire, si ce n'est pas le cas, il s'agit de choix politiques. »
C.C.R. - Édition du Mar 26 fév. 2008
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| Tags : écologie, emploi, strasbourg, chômage |
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25.02.2008
Les Eco-quartiers, beaucoup en parlent
Le 1° décembre dernier, les Verts ont présenté le cadre pour un éco-quartier sur la ZAC Danube.
Plusieurs personnes (urbaniste, architecte, technicien mais également citoyens intéressés par cette démarche) ont travaillé afin d’élaborer un projet concret.
Nous avons le plaisir de vous inviter à une Présentation au cours d’un débat-apéro de l’ECO-QUARTIER DANUBE
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| Tags : Les Verts de Strasbourg, Écologie, Éco quartier |
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21.02.2008
Collectif 85 contre la Délation et la Répression Sociale
<strong>ACTIF, Association Nationale des Assistants de Service social, ATTAC, CGT, Collectif contre la précarité, Collectif de Résistance Sociale de Fontenay-le-Comte, Ecologie Sociale, FCPE, FSU, ICEM Pédagogie Freinet, LCR, Ligue des Droits de l’Homme, No pasaran, PCF, élu(e)s la Roche Claire, Syndicat de la Médecine Générale, Union syndicale Solidaires, les Verts, et des citoyen(ne)s attaché(e)s à la démocratie.</strong>
NON AU FICHAGE !
Renate Ruck, apicultrice, faucheuse volontaire, a été condamnée en juin 2006 au tribunal d'Orléans pour “dégradation grave de bien d'autrui commise en réunion“ (article 706-55 du Code de Procédure Pénale).
Autrement dit, pour le fauchage d'une parcelle d'expérimentation de maïs OGM Monsanto.
Les faits ont eu lieu le 14 août 2004 à Greneville en Beauce, dans le Loiret. 150 personnes ont participé au fauchage, 44 ont été convoquées devant le tribunal, 44 autres se sont portées “ comparants volontaires “.
La condamnation de Renate est postérieure au 1er janvier 2004 et tombe sous le coup de la Loi de Sécurité Intérieure.
Le fichage ADN, instauré en 1998 uniquement pour les délinquants sexuels condamnés, a été étendu en 2001 aux condamnés pour des crimes graves, homicides volontaires, actes de terrorisme et attaques à main armée, et enfin, en 2003, à pratiquement tous les délits (sauf financiers !) par la Loi de Sécurité Intérieure de Nicolas Sarkozy.
En décembre 2007, Rénate est convoquée à la gendarmerie pour se soumettre à un prélèvement biologique destiné à permettre l'analyse et l'identification de son empreinte génétique.
Elle refuse le test ADN, qu'elle considère comme une “double peine”, voire une “peine infinie” car les poursuites judiciaires ne s'arrêteront qu'à l'obtention de son ADN...
Pour ce refus, elle est à nouveau appelée à comparaître devant la justice.
En fauchant une parcelle de maïs OGM Monsanto, Renate a agi selon les principes de la désobéissance civile, à visage découvert, en assumant pleinement ses actes. Elle considère qu'une démocratie n'est vivante que si elle accepte la contestation.
Elle constate qu'il n'y a pas eu de débat de fond, ni sur les OGM en plein champ, ni sur le fichage ADN, ni sur la loi dite de “prévention de la délinquance”...
Ce procès est pour elle un nouveau combat lors duquel elle compte bien s'exprimer. Elle invite toutes les personnes qui se sentent concernées par la question du fichage généralisé à venir manifester leur opposition :
Lundi 3 mars 2008 à 14 heures,
devant le Tribunal de Grande Instance de la Roche-sur-Yon
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08.02.2008
Monique Maitte (Collectif SDF Alsace) et les Verts de Strasbourg
• Nous recevons pas mal de mails sur ton engagement avec les Verts, tu nous racontes ?
La question du logement ne concerne pas seulement les mal-logés, les étudiants, les familles mais également les sans-domicile-fixe.
Personne ne peut vivre dignement sans un logement digne. Pour les SDF "un logement à tout prix" ne suffisait pas, il y avait même un risque de les envoyer au casse-pipe. Passer de la rue à l'appartement; quelle connerie. il fallait balayer toutes les hypocrisie, les regards compatissants, méprisants et les idées toutes faites. Notre parole devait être entendue. Car si beaucoup de gens parlent des SDF, pour les SDF, qui entend les SDF ?
Les victimes de l'exclusion ne sont considérées que si elles se regroupent en association, en collectif.
Pourtant, les sans-abri ne sont pas "une population à part" ni une "population à risque"; ce sont des gens fragiles que des conditions de vie intolérables et intolérantes ont encore plus fragilisés.
Micha A. qui est sur la liste des Verts, est la première personne à avoir compris que nous réclamions notre droit au logement en ayant conscience de notre fragilité, de nos impossibilités. Il a été le premier à agir concrètement pour notre droit à avoir un logement. Micha a placé ce droit avant tout, les devoirs sont rappelés, expliqués ensuite grâce à un accompagnement social personnalisé qui a été fait par l'association Horizon Amitié avec qui il s'est acharné à nous décrocher un rendez-vous. Il a porté NOTRE demande, écouter NOS besoins : l'articulation entre logement et accompagnement était essentielle. Et comme vous le savez, les résultats sont très positifs.
Le Collectif est né dans ce mouvement, à la suite de cette impulsion formidable.
Son but est d’apporter un éclairage sur tous les mécanismes qui alimentent la crise du logement, et sur toutes les "populations" concernées par la crise du logement. C'est sciemment qu'on nous tient à l'écart les uns des autres, c'est sciemment qu'on nous saucissonne et pire, qu'on nous dresse les uns contre les autres.
Mais nous sommes tous dans la même galère : les SDF abandonnés, les étudiants, les vieux à la retraite, les familles, les expulsés, les locataires surendettés auxquels s'ajoutent les propriétaires surendettés, et tous ceux dont on démolis les cités.
La crise du logement c'est tous ces gens qu'elle touche, qu'elle détruit, qu'elle broie, c'est aussi tous les gens qui mettent la moitié de leur salaire dans le loyer, qui voient toutes les charges augmenter. Mais le pire n'est jamais seul, la crise du logement entraîne la mal-bouffe, l'exclusion de la santé, l'exclusion du travail. Tout est lié. L'exclusion est partout.
C'est pourquoi nous avons tenté de créer un front uni avec pour but d’empêcher la municipalité de monter les victimes les unes contre les autres. Le Collectif a été soutenu par Abribus, Vac'Assos, ATD Quart-Monde et Horizon Amitié. Nous avons obtenu le soutien du CDSL à Paris et de la Fédération Dal mais localement ça n'a eut que peu d'impact.
C'est d'ailleurs ce qui nous a emmené à comprendre qu'ici, localement il nous fallait travailler autrement, voir si autour de nous d'autres soutiens, autres qu'associatifs, n'étaient pas envisageables.
Alors nous avons levé le nez un peu plus, regardé un peu plus loin... Et les Verts de Strasbourg n'étaient pas très loin!
L'écologie c’est le cadre de vie. C'est là, maintenant, c'est tout de suite. L'écologie c'est tous ensemble, c'est avec l'autre. L'écologie c'est la solidarité
L'écologie ce sont des immeubles construits avec de bons matériaux et dans un environnement sain.
Un logement digne voilà ce qu'est l'écologie, face au logement indigne qui signifie gaspillage énergétique, et des factures d'électricité insupportables et que dire de tous ces mômes qui souffrent de saturnisme, d'asthme etc.
L’écologie, c’est le mieux vivre pour tous. L'écologie c'est le manger mieux, L'écologie c'est la santé pas loin, L'écologie c'est une meilleure gestion, la chasse au gaspillage à l'argent fichu par les fenêtres dilapidé dans des opérations sparadrap, et des projets mégalos. L'écologie c'est penser tout de suite, là maintenant en regardant demain, un possible demain...
L'écologie, les Verts de Strasbourg ce choix que j'ai fait, c'est l'évidence tout simplement.
Les Verts c'est la seule assurance que j'ai, que ma voie servira à ce que ma parole soit entendue par ceux qui veulent gérer cette ville.
07:00 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
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