26.05.2008
Semaine sociale: dépendance et insertion dans un climat tendu
PARIS (AFP) - La semaine sociale sera rythmée par la présentation d'un plan sur la dépendance des personnes âgées et handicapées et la clôture du Grenelle de l'Insertion, dans un climat social plutôt agité, notamment avec la grogne contre le prix du gazole.
Après les garanties apportées par le gouvernement et des appels à la reprise du travail, le mouvement des pêcheurs, confrontés à la hausse du prix du gazole, semble s'apaiser même si plusieurs ports de l'Atlantique ainsi que des dépôts de carburant étaient toujours bloqués samedi.
Plusieurs départements ont d'ailleurs pris des mesures pour favoriser l'approvisionnement en carburant ce week-end. Mais désormais, certains transporteurs routiers menacent à leur tour d'une action "dure".
L'agitation sociale persiste par ailleurs dans l'Education, après les manifestations de samedi, et alors que le ministre Xavier Darcos reçoit lundi des responsables de confédérations et fédérations syndicales sur l'instauration d'un service minimum dans les écoles.
Des syndicats qui, sur le plan interprofessionnel, sont toujours en attente de "réponses" sur les retraites et menacent de nouvelles actions à ce sujet, après une journée de mobilisation qui a réuni jeudi entre 296.000 et 700.000 personnes.
Les syndicats de fonctionnaires ont déjà prévu, eux, de se retrouver mardi pour décider d'une éventuelle mobilisation début juin contre un projet de loi sur la mobilité tandis que les huit syndicats de cheminots se réunissent vendredi, au lendemain d'une table-ronde sur la branche fret, envisageant une grève également début juin.
En matière de protection sociale, le temps fort de la semaine se situera mercredi, avec la présentation des premières orientations du gouvernement sur la couverture, début 2009, d'un "5ème risque" lié à la dépendance. Ce nouveau "risque", à côté de la maladie, des accidents du travail, de la retraite et de la famille, rendu nécessaire par l'augmentation prévisible du nombre de personnes âgées dépendantes (+1,5% par an en moyenne d'ici à 2040), pose la question du financement.
Les ministre et secrétaire d'Etat en charge de la Solidarité, Xavier Bertrand et Valérie Létard devraient présenter un dispositif impliquant la solidarité nationale, la prévoyance individuelle et collective et, selon le souhait de Nicolas Sarkozy, une prise en compte du patrimoine, ce qui divise l'opinion.
Mardi, le Grenelle de l'Insertion professionnelle, vaste processus de concertation décentralisée réunissant depuis le 22 novembre employeurs, collectivités locales, partenaires sociaux et associations, autour de l'emploi et de l'exclusion, s'achève sur une réunion ouverte par le Premier ministre François Fillon. Le rapport final du Grenelle conclut à la nécessité de simplifier les dispositifs d'insertion, notamment les contrats aidés, améliorer la formation professionnelle et intégrer les politiques d'insertion dans les politiques publiques de l'emploi.
Lundi, les membres du comité central d'entreprise (CCE) de Gaz de France se réunissent pour rendre leur avis sur la fusion GDF Suez, une étape indispensable à la poursuite du rapprochement et déjà repoussée à maintes reprises.
Le même jour, le comité supérieur de l'emploi examine un projet de loi sur les "droits et devoirs des demandeurs d'emploi" instaurant de nouvelles contraintes pour les chômeurs.
Et jeudi, le ministère de l'Emploi publie ses statistiques mensuelles sur le nombre de chômeurs inscrits en avril à l'ANPE.
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| Tags : solidaritÉ, social, retraites, franchises mÉdicales, Éducation, travail social |
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25.05.2008
CONFÉRENCE NATIONALE DU TRAVAIL SOCIAL À TORONTO
Du 22 au 25 mai 2008 se déroule la première Conférence nationale du travail social conjointe : Les droits de la personne dans une communauté plurielle.
Attention: Affectateur, Rédacteur municipal, Rédacteur de la santé, Directeur général et de l'information, Rédacteur aux affaires politiques et gouvernementales
TORONTO/ONTARIO/CONFÉRENCE DU TRAVAIL SOCIAL--(Marketwire - 22 mai 2008) - Cette conférence représente un partenariat entre l'Association canadienne des travailleuses et travailleurs sociaux et l'Association canadienne pour la formation en travail social, et a pour hôte l'Association des travailleuses et travailleurs sociaux de l'Ontario. La Conférence rassemble des praticiennes et praticiens de première ligne et des employeurs de tous les services sociaux et services de santé, des éducatrices et éducateurs, des chercheuses et chercheurs, des étudiantes et étudiants et des responsables de politiques.
La Conférence, qui se tient à Toronto, l'une des villes les plus multiculturelles du monde, va approfondir une vaste gamme de préoccupations en matière de droits de la personne qui sont endémiques à notre société en évolution rapide et dont les ressources sont souvent limitées, et dans laquelle l'écart entre les riches et les pauvres se creuse et les pressions pour trouver un équilibre entre les droits des individus et ceux de la communauté posent des défis croissants.
La protection des droits de la personne est une pierre angulaire de la pratique du travail social qui porte une attention spéciale aux besoins des marginalisés et des groupes minoritaires. Cette conférence rassemble les travailleuses et travailleurs sociaux de tout le Canada, des États-Unis et d'autres pays, et ceux-ci vont discuter du rôle qu'ils peuvent jouer en s'attaquant aux questions actuelles et émergentes qui ont un impact sur nos communautés plurielles.
Les principaux conférenciers comprennent :
Marc Kielburger, jeudi 22 mai, 19 h 30, cofondateur de Enfants Entraide (a remporté quatre nominations pour le Prix Nobel de la paix) et de Leaders Today, et coauteur avec son frère Craig du best-seller du New York Times, Me to We: Finding Meaning in the Material World.
Martha Kuwee Kumsa, vendredi 23 mai, 8 h 30, ancienne journaliste éthiopienne dissidente, libérée par PEN et Amnistie Internationale, et universitaire hautement reconnue dans le domaine du travail social, va prendre la parole sur l'incidence locale de la mondialisation.
Cindy Blackstock, samedi 24 mai, 8 h 15, chef de file national d'avenir, lauréate de nombreux prix, défend les droits des enfants et des familles des Premières nations. Elle parlera du code de déontologie en travail social en se rapportant aux expériences des autochtones et le système du bien-être des enfants.
Margaret Trudeau, samedi 24 mai, 19 h 00, éminente porte-parole de la santé mentale au Canada, parlera de son expérience des stigmates sociaux associés à la maladie mentale qui touchent tous les secteurs de la société.
Ariane Brunet, dimanche 25 mai, 8 h15, avocate aux Nations unies, va se pencher à titre d'activiste des droits de la femme à l'échelle internationale, sur la brutalité dont sont victimes les femmes et les jeunes filles dans les pays déchirés par la guerre.
/Renseignements: numéro contact à la conférence: 647-202-8053/
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| Tags : Éducation, santÉ, justice, travail, social |
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29.11.2007
Banlieue des solutions existent
Zohra BITAN Présidente/Fondatrice du Webdo ma6tvachanger
Banlieue : ET SI ON PARLAIT D'EDUCATION.
Au-delà des circonstances, du contexte, la perte d’un enfant est un drame pour tous les parents et la douleur ne s’éteint jamais.
Il convient donc d’avoir une pensée pour les parents de ces adolescents à qui j’adresse toutes mes condoléances.
Pourquoi la vérité est nécessaire ?
Quels que soient les faits, et quelles que soient leurs conséquences, la justice doit être égale et impartiale, partout et pour tous. C’est de cela qu’il s’agit lorsque je parle de vérité, pas plus et pas moins et toutes les parties ont un intérêt à savoir ce qui s’est réellement passé.
Il revient donc à la justice de faire son travail et d’assumer les résultats de l’enquête. Ce préalable, à rappeler, constitue un droit pour chaque citoyen. Que la justice soit donc faite dans le respect et les règles de notre démocratie.
Pourquoi revenir sur les évènements de 2005.
Des voix s’élèvent déjà, ou plutôt, des voix s’entendent enfin. Mais ne nous trompons pas, ce sont seulement des mots qui s’écrivent, s’expriment pour dire que depuis 2005, rien a changé en banlieue ou presque.
Voilà 6 mois que le gouvernement a nommé une Secrétaire d’État à la politique de la Ville. 6 Mois, c’est, certes, court pour être concret, et pourtant sur le sujet, c’est encore excessif.
Alors que des milliers d’acteurs locaux : enseignants, animateurs, psychologues, médecins, travailleurs sociaux, militants associatifs, mouvements de l’éducation populaires, ainsi que chercheurs, sociologues, spécialistes de la question connaissent l’état des lieux, il est tant de se servir de leurs travaux, et surtout de rappeler qu’ils sont aussi porteurs de solutions.
Était-il nécessaire d’engager un tour de France pour recueillir la parole des habitants, leurs attentes, leurs besoins sachant que les préconisations existent ?
Après la révélation d’un rapport accablant qui dénonce l’insuffisance des résultats au regard des sommes allouées, on est en doit de s’interroger sur la volonté de ceux qui nous gouvernent à sortir de l’impasse.
Pourquoi ne tirons-nous jamais les leçons de situations déplorables ? Pourquoi notre pays n’est-il pas rigoureux dans l’évaluation des mesures qu’il met en place ? Nous avons la fâcheuse habitude de préférer rajouter un dispositif plutôt que d’essayer de comprendre pourquoi celui en vigueur n’a pas produit les effets escomptés.
L’urgence : remettre l’éducation au centre de tout
La rigueur construit, l’affection épanouit, l’échange enrichit, le dialogue bâti, les moyens appuient.
Il est plus que pertinent, indispensable, urgent de mettre l’Education au centre de chaque action. Autour d’un enfant, d’un adolescent gravitent nombre d’adultes qui participent de son éducation. C’est toute cette chaîne éducative qu’il convient de mettre en cohérence, de doter de moyens, de reconnaître, de valoriser mais aussi de rassembler.
Nous savons tous, et en particulier ceux qui sont parents, qu’aucune recette n’existe pour arriver à une éducation parfaite. Cependant, des règles éducatives où la rigueur, le partage, l’échange, la communication, l’accompagnement, mais aussi l’affection dominent, garantissent l’épanouissement de chaque enfant.
Nous ne sommes pas tous égaux dans nos vies, mais cela ne veut pas dire que nous ne sommes pas tous capables de faire ce qu’il y a de mieux pour nos enfants.
C’est de ce point de vue que j’aimerais que l’on aborde les solutions pour les banlieues en ayant un projet éducatif ambitieux qui englobe chacun des maillons de la chaîne qui le compose.
L’école doit être respectée dans son rôle ainsi que dans son champ et ce sont de multitudes d’acteurs qui doivent venir renforcer sa mission (médecins scolaires, psychologues, travailleurs sociaux, animateurs d’aide aux devoirs, mouvements de l’éducation populaire, etc..…). Trop d’établissements sont encore dépourvus de ces moyens ou bien lorsqu’ils existent, demeurent insuffisants par leur nombre ou sont, irréguliers dans leur présence.
Enfin, il faut ouvrir des structures de soutien à la parentalité, pour écouter, soutenir, accompagner, et pourquoi pas, former les parents à leur difficile rôle d’éducateur.
Sans gêne et sans honte, chaque parent doit pouvoir pousser la porte d’un lieu où il pourra rencontrer des interlocuteurs attentifs, d’aide et porteurs de solutions.
Ce que nous construisons individuellement pour nos enfants, nous devons le construire collectivement pour tous les enfants de notre pays.
Et de l’état jusqu’aux parents, cette responsabilité, cette exigence est belle et bien collective et c’est là l’essentiel.
05:20 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : banlieue, violence, éducation |
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