La une des lecteursTous les blogsles top listes
Envoyer ce blog à un amiAvertir le modérateur

22.11.2008

US / Eco : pas de saisies immobilières avant Noël

(Boursier.com) -- Fannie Mae et Freddie Mac, les deux frêles géants américains du refinancement mortgage, ont annoncé une trêve qui devrait soulager quelque peu les emprunteurs Américains risquant prochainement une saisie immobilière. Ainsi, les saisies / ventes seront suspendues du 26 novembre 2008, veille de Thanksgiving, jusqu'au 9 janvier 2009. Dans le même esprit, le Président George W. Bush devrait signer ce jour une loi étendant les allocations chômage (de trois mois pour ceux dont les allocations expirent), ce qui permettra aussi à des millions de citoyens US de passer les fêtes avec moins d'appréhension.

08:34 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : trêve de noël, états-unis, fannie mae, freddie mac | | |  Facebook

24.07.2008

Victimes de la crise, les sans-abri américains entendent voter

Reuters - Mary White, une mère célibataire américaine de 42 ans, travaillait comme vendeuse jusqu'à ce que sa banque saisisse la maison qu'elle louait.

Après la perte de son bien hypothéqué et son emploi, elle s'est retrouvée à la rue avec ses six garçons.

Elle est aujourd'hui plus que jamais résolue à voter à l'élection présidentielle du 4 novembre.

"Ma situation va m'y inciter encore plus. Je veux dire que ça ne devrait arriver à personne en Amérique. Je suis très en colère", déclare-t-elle.

Comme elle, de nombreux Américains sans abri sont déterminés à exprimer par les urnes leur inquiétude face aux difficultés de l'économie et à la crise de l'immobilier.

Le gouvernement fédéral évalue à plus de 400.000 le nombre d'habitants du pays qui dorment chaque nuit dans des abris de fortune, sous des ponts ou dans des voitures en stationnement.

Les associations militantes prédisent que cette année, quelque 3,5 millions d'Américains se retrouveront un jour ou l'autre dans cette situation.

Alors que le nombre des saisies immobilières a franchi l'an dernier le cap des deux millions, les organisations d'aide aux sans-logis disent recevoir de plus en plus d'appels de familles privées de toit par leurs difficultés à payer emprunts, loyers ou factures.

Aucun chiffre précis n'est disponible, mais les électeurs à faible revenus ou sans logement sont plus motivés que jamais. "La volonté de voter est forte en raison de la situation", déclare Michael Stoops, de la Coalition nationale des sans-abri.
ESPOIR DE CHANGEMENT

Les deux candidats à la Maison blanche, le démocrate Barack Obama et le républicain John McCain, se sont engagés à aider, s'ils sont élus, les foyers les plus touchés par la crise.

Obama a promis un train de mesures pour les quelque 37 millions d'Américains vivant sous le seuil de pauvreté, dont l'indexation du salaire minimum sur l'inflation, des exemptions fiscales et un accès renforcé aux logements à loyer modéré.

McCain a fait campagne en avril dans les "endroits oubliés" du Sud des Etats-Unis en promettant des politiques d'aide à l'emploi ou d'allocations logement pour les sans-abri.

Les Américains sans domicile, plus d'un tiers étant constitués de familles avec enfants, dépendent du gouvernement et des organisations d'aide. Le résultat de l'élection du 4 novembre revêt d'autant plus d'importance pour eux.

"Quand vous êtes sans-abri, c'est probablement encore un peu plus important: toute aide que vous touchez provient du secteur public", explique Louisa Stark, présidente du Consortium Phoenix pour les sans-logis.

Parmi ceux qui suivent la campagne, Shera Greenwich, une mère de deux enfants hébergée dans un foyer à New York, espère "beaucoup de changement si Obama est élu président". "Je pense qu'il peut remettre l'Amérique sur les rails", dit-elle.

En attente d'un appartement subventionné, elle souligne que les questions de sécurité économique ou de santé constituent ses principales préoccupations.

Les associations de défense rappellent toutefois que les sans-abri doivent surmonter de nombreux obstacles avant de déposer leur bulletin dans l'urne.

Beaucoup n'ont pas d'adresse fixe pour s'inscrire sur les listes électorales, d'autres ont perdu les documents nécessaires - certificats de naissance, cartes de sécurité sociale - pour obtenir leur carte d'électeur.

Leur poids démographique ne fera pas à lui seul basculer le résultat de l'élection mais les sans-logis américains placent leurs plus grands espoirs dans le scrutin de novembre.

"Je voudrais la sécurité pour ma famille, pour la retraite, la santé, toutes ces choses, et essayer d'avoir un peu l'esprit tranquille", déclare Mendy Harris, une mère de cinq enfants âgée de 40 ans.

Employée d'une entreprise de transports, elle n'a plus la maison qu'elle louait à Phoenix depuis que son mari a perdu son emploi. "Mon mari n'a pas voté depuis l'âge de 18 ans, mais cette fois, il est très motivé", ajoute cette électrice, qui déposera dans l'urne un bulletin démocrate.

Avec Tim Gaynor à Phoenix, Nancy Leinfuss à New York, version française Jean-Stéphane Brosse

10.06.2008

Les Etats-Unis quittent le Conseil des droits de l'homme

Consternation générale vendredi après-midi au Palais des Nations à Genève: les Etats-Unis se retirent totalement du Conseil des droits de l’homme des Nations unies. Un pas en arrière pour les droits de l’homme dans le monde, dénonce Human Rights Watch.

Contactée par téléphone, la mission américaine à Genève n’a pas voulu commenter mais n’a pas nié non plus. Cette décision, encore officieuse, s’inscrit dans une longue opposition de l’administration Bush à la réforme qui a créé le Conseil des droits de l’homme en juin 2006. On se souvient que Washington avait annoncé d’emblée que son pays ne serait pas membre actif, mais son statut d’observateur lui permettait d’intervenir durant les sessions. A présent, même cette possibilité passe à la trappe. Sébastien Gillioz, de Human Rights Watch (HRW), déclare:

"Nous ne comprenons ni les raisons ni le timing d’une telle décision. Il y avait pourtant des signes positifs dans ce Conseil. Par exemple, la Biélorussie n’a pas été réélue comme membre en 2007, ni le Sri Lanka cette année."
... (Article complet... Rue89)

06:15 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : etats-unis, conseil des droits de l'homme | | |  Facebook

08.01.2008

L'Amérique, Terre de 371 Milliardaires et de 3,5 Millions de sans-abris

Écrit par Stephen FLEISCHMAN / merci à Vincent pour l'info
L'Amérique le rêve de sarkosy ! un cauchemard
Aux États-Unis d'Amérique, le plus grand pays du monde, près de trois millions et demi de personnes par an vivent sans abris (1% de la population totale ou 10% de ses pauvres), et parmi eux, 1,37 million (ou 39%) sont des enfants de moins de 18 ans.
Le nombre total de milliardaires dans le monde est de 793 dont 371 d'entre eux vivent aux États-Unis d'Amérique, c'est-à-dire près de 322 de plus qu'il y a 20 ans.

Si l'on peut dire que les gens qui ont de l'argent et du pouvoir gouvernent le monde, alors 1% des plus riches et plus puissants étasuniens gouvernent les États-Unis d'Amérique derrière une façade de démocratie. La façade est en train de tomber en morceaux et la véritable nature de son gouvernement est évidente.
Après quatre années d'une guerre inutile, qui coûte aux Étasuniens leur vie et leur trésorerie, et qui enrichit la multitude des entités corporatives qui se gavent de milliards à l'auge des Iraquiens, nous avons autorisé les nouveaux barons du vol, Bush et ses petits copains capitalistes, à continuer à escroquer nos maisons, nos foyers et notre pays.
Notre constitution est en lambeaux et notre économie est sur le point de s'écrouler. Ne laissez aucun des fanatiques de Wall Street essayer de vous avoir. Ils sont aussi effrayés que nous le sommes.
Qu'arrive-t-il lorsqu'un système économique atteint ses derniers jours ; lorsque le pouvoir d’achat se tarit et que les travailleurs ne peuvent plus acheter les produits qu'ils fabriquent ?

Quand le capitalisme avait toujours une certaine vigueur, Henry Ford disait qu'il fixerait le prix de ses voitures de telle façon que ses ouvriers puissent les acheter.
Trouvez-vous ce genre d’idée dans l'Amérique corporative d'aujourd'hui ? Jamais de la vie ! En premier, ils brisent les syndicats et ensuite ils achètent à l'étranger leurs emplois industriels bien payés. C'est une course vers le bas. Aller partout où l'on peut trouver les plus bas salaires. Tout ce que nous entendons, c'est ce gigantesque bruit d'aspiration dont parlait Ross Perot pendant les élections, ce bruit que produit la fuite des emplois rémunérateurs et des industries manufacturières loin des États-Unis.
Appelons-le «globalisation». Quelques économistes, tel que Milton Friedman, semblent penser que c'est une bonne chose.
Je déteste avoir l'air d'un vieux trotskiste, mais à présent je commence à croire que notre système politique et économique devra empirer, avant de pouvoir aller mieux. Nous allons avoir besoin de quelques «shock and awe[1]» dans ce pays avant de mettre à mal une partie de la léthargie de nos citoyens, qui ont subit un lavage de cerveaux de la part des médias corporatifs. Et pas seulement des médias. L'acte pratiquement délibéré de rendre muette la population a été construit dans la fabrique de la société depuis l'éducation publique jusqu'à l’université, aux jeux vidéos, à la radio et aux talk- shows télévisés. Pour garder les moutons complaisants, je suppose.

C'était quand la dernière fois où vous avez entendu les théories travaillistes de la valeur ou la théorie de la valeur excédentaire discutées quelque part dans les médias publiques ? Ils nous donnent plutôt Brittany Spears et O.J.Simpson.
Vous ne pouvez pas ignorer, de ce que vous avez appris à l'école ou lu dans les journaux, que Franklin D Roosevelt, lorsqu'il est devenu président au beau milieu de la dépression de 1933, a sauvé le capitalisme en fournissant un «filet de sécurité» aux millions d'Américains indigents. Il le fit avec le NRA, WPA, TWA, CCC, AAA[2], la Sécurité Sociale et autres programmes à tendance socialiste comme l'Aide aux Familles d'Enfants Dépendants.
Alors où sont donc partis tous ces sigles avec les fleurs de la «nouvelle gauche» des années 60 ? Nous pensions qu'ils reviendraient dans les années 90, mais ils ne se sont toujours pas montrés.

Donc je pense qu'il s'agit de prendre nous-mêmes les choses en main. Nous avons une rangée de candidats pour les présidentielles, républicains et démocrates, dont la plupart d'entre eux sont dans la poche des intérêts corporatifs, qui vont nous ramener dans la même vieille position, excepté, peut-être pour le républicain Ron Paul et le démocrate Dennis Kucinich. Mais ils ont déjà été mis hors course parce qu'ils avaient quelque chose d'utile à dire au peuple américain. Interdit.
À présent, le candidat démocrate, Joe Biden, vient juste d'annoncer qu'il proposera la destitution du président Bush s'il bombarde l'Iran.
N'est-ce pas courageux ! Joe n'a-t-il pas maintenant suffisamment de preuves des hauts crimes et délits et ne les a-t-il pas eu depuis les trois ou quatre dernières années ; assez pour entamer ces procédures par le Sénat, ce qu'il ne peut pas faire, puisque la destitution doit provenir de la chambre des Représentants ? Joe doit savoir cela. Mais il a besoin de faire le mariolle pendant la course à la présidence. C'est très typique du genre de tactique que les candidats aiment utiliser pour occuper l'esprit des électeurs avec des frivolités.
Il semble que notre système fonce tout droit dans la plus parfaite tempête. Avec le désastre des hypothèques à haut risque, un lugubre pronostic dans les dépenses du consommateur, le plafonnement de la limite de crédit des cartes de crédit et la Fed[3] luttant contre le «credit crunch[4]», est-ce qu'une récession peut être loin derrière ? Nous aurons de la chance s'il s'agit seulement d'une récession. Nous pourrions avoir le type d'effondrement économique qui ferait passer la dernière dépression pour un pique-nique. Avec des amis comme la Chine, qui a besoin d'ennemis ? La guerre que nous avons menée à l’improviste en Iraq (et que nous continuons de mener) équivaut à deux mille milliards de dollars. La Chine, un «prime creditor[5]», pourrait demander le remboursement d'une partie de sa dette si elle voulait être méchante.
Bush aimerait détourner nos esprits de l'Iraq en attaquant l'Iran. De cette façon, il pourrait avoir une guerre de plus à son actif. Vas-y attrape le, Joe Biden !

Pendant ce temps, nous errons sans but, sans logis au paradis, attendant que l'autre chaussure tombe.
Stephen Fleischman, auteur-directeur-producteur de télévision, a passé trente ans aux Network News sur CBS et ABC, débutant en 1953. En 1959, il participa au développement des séries renommées Murrow-Friendly «CBS reports». En 1983, Fleischman gagna le prestigieux Columbia-University Dupont Television Journalism Award. En 2004, il écrivit ses mémoires. Voir : http://www.ARedintheHouse.com/.

Traduction française: Caroline V.

05:25 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : États-Unis, Amérique | | |  Facebook

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu