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21.04.2008

Prenons notre avenir en main ! Appel d’une génération engagée

Écrit par Pierre-Marie MAUXION
communiqué de la confédération étudiante, Paris avril 2008

La mobilisation des lycéens s’amplifie. Deux ans après le CPE, c’est pour un véritable droit à l’avenir que les jeunes sont dans la rue aujourd’hui. Certains n’y voient qu’une énième manifestation sans lendemain. Mais face à la mauvaise situation du pays et aux incertitudes qui pèse sur l’avenir, nous refusons de nous complaire dans la résignation ou la complainte et nous préférons la combativité nécessaire pour avancer.

Nous prenons notre vie et donc notre avenir en main !
Beaucoup de choses nous révoltent, pourtant nous avons la conviction que ça peut aller mieux demain. Et face aux situations révoltantes, nous n’acceptons pas qu’on nous dise qu’il n’y a rien à faire de plus ou de différent de ce qui a déjà été fait…le système d’orientation est en faillite, notre école est à réinventer, le chômage touche 25% des jeunes, le logement est une galère…pourtant ce constat ne nous conduit pas à la résignation bien au contraire !

Nous voulons retrouver le goût de l’avenir sans vivre dans l’attente exaltée d’un grand soir au nom duquel le présent est toujours sacrifié, sans non plus être prostrés dans l’attente de l’homme ou de la femme providentiel. C’est dans le combat que nous relevons la tête, et nous n’y allons pas en traînant des pieds mais plutôt en disant « ah enfin ! Je respire parce que je vais me battre pour avoir ce que je veux et j’ai plus de chance de l’avoir comme ça ».

Les vacances arrivent certes, mais notre engagement n’est pas un feu de paille, c’est un véritable mouvement de fond. L’engagement ce n’est pas tout un jour et la léthargie le lendemain. Alors, continuons l’action, donnons nous rendez-vous le 1er mai pour donner à cette fête symbolique les couleurs de notre génération !

Nous, lycéens, étudiants, jeunes, moins jeunes, dans les quartiers, dans les villes, dans les campagnes, dans les entreprises, nous nous engageons et nous nous donnons rendez vous le 1er mai

POUR PRENDRE NOTRE AVENIR EN MAIN!

contact : http://www.confederation-etudiante.org/

06:35 Publié dans Action | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : confédération étudiante, étudiants, lycéens | | |  Facebook

23.12.2007

Etudiants : ce n'est jamais assez pire

Pour permettre aux étudiants de faire face aux dépenses de rentrée, les premiers versements des bourses d'enseignement supérieur ont été faits dès le mois de septembre. Mais en raison de l'étalement pratiqué ensuite, et de la complexité des procédures de paiement, nombre d'étudiants attendent toujours leur troisième versement.
J'ai reçu la première mensualité de ma bourse fin septembre, la seconde fin octobre, et... rien en novembre. Imaginez la panique devant ce trou dans le budget, car nous n'avons pas été prévenus de ce retard", se plaint une lectrice de l'académie de Rennes. L'attribution des bourses sur critères sociaux étant nationale, constate-t-on les mêmes retards dans toute la France ? demande-t-elle.

Traditionnellement, les bourses étaient versées chaque trimestre. Six académies (Aix-Marseille, Corse, Créteil, Lille, Toulouse et Versailles) le font encore. Les autres ont opté pour neuf versements, d'octobre à juin. Mais l'avancement de la date de la rentrée universitaire à septembre a eu pour effet d'allonger le premier trimestre d'un mois.
Pour accompagner cette mesure et permettre aux étudiants de faire face aux frais de rentrée, Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur, a demandé aux centres régionaux des oeuvres universitaires et scolaires (Crous) d'effectuer le premier versement, dès septembre, pour au moins 50 % des étudiants et d'étaler ensuite les deux derniers paiements sur les trois autres mois.
C'est l'inscription de l'étudiant dans un établissement d'enseignement supérieur qui déclenche le premier versement. "Les premiers inscrits ont été les premiers servis. Les autres, dont l'inscription est plus tardive - notamment dans certaines filières comme les masters 2 -, ont dû attendre la fin septembre ou même le début d'octobre", explique-t-on au Crous de Rennes, où les premiers paiements ont été ainsi été échelonnés, du 7 septembre au 12 octobre. Puis la deuxième vague a eu lieu entre le 15 et le 25 octobre. Quant à la troisième, elle n'a démarré que début décembre.

Il s'écoule de dix à vingt jours entre le traitement du dossier par le Crous et l'arrivée des fonds dans le compte bancaire de l'étudiant. Les dossiers instruits par le Crous sont transmis au rectorat, qui édite les mandats collectifs correspondant à ces paiements. Ceux-ci sont validés par la Trésorerie générale, puis effectués par la Banque de France.
Il faut encore compter avec la date de valeur (délai pour créditer le montant sur le compte du bénéficiaire) variable selon les banques. "C'est pourquoi 93 % des bourses seront versées avant le 31 décembre, tandis que 7 % des boursiers ne verront l'argent arriver qu'en janvier", explique Michaël Zemmour, de l'Union nationale des étudiants de France (UNEF).
Pour améliorer le délai, l'UNEF demande le transfert de la responsabilité de la gestion des bourses au Cnous (Centre national des oeuvres universitaires et scolaires), l'organisme qui chapeaute les Crous. Denis Lambert, président de l'association des directeurs de Crous, réfléchit actuellement à l'évolution du système. "L'idée serait de réduire le nombre d'intermédiaires et de donner plus de souplesse et de réactivité aux Crous", explique-t-on au cabinet de Valérie Pécresse.

PAS DE DIXIÈME MENSUALITÉ
Il n'en reste pas moins qu'avec la rentrée universitaire, fixée début septembre, l'étudiant boursier doit vivre quatre mois avec seulement trois versements. "L'année universitaire comporte désormais dix mois, et nous devons faire face avec neuf mensualités. C'est pourquoi l'UNEF réclame l'attribution d'un dixième mois de bourse", explique M. Zemmour.
Le ministère de l'enseignement supérieur refuse d'intégrer la session de rattrapage - organisée, selon les universités, en juin, juillet ou septembre - dans l'année universitaire et considère que celle-ci s'arrête fin mai. Il n'y aura donc pas de dixième mensualité.
Pourtant, beaucoup d'étudiants conservent leur chambre, en juin, pour réviser la deuxième session, parce qu'ils font des stages ou travaillent en bibliothèque pour préparer un mémoire ou un concours.
En revanche, pour réduire les dépenses trop importantes à la rentrée 2008, les frais d'inscription et les droits de sécurité sociale seront fractionnés en trois versements.
En outre, la caution pour le logement pourrait être réduite à un mois, et la "garantie du risque locatif" (mécanisme garantissant les impayés) ouverte aux étudiants.
Michaëla Bobasch
Article paru dans l'édition du 23.12.07. Le Monde

04:40 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : étudiants, lru, sarkosy, pécresse | | |  Facebook

 
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