17.12.2011
Plan Hivernal : une initiative de Strasbourg face au désengagement irresponsable de l'état (article parue dans les DNA)
« Pour pallier la défaillance de l’Etat », dixit l’adjoint au maire Philippe Bies, la municipalité ouvre aux sans-abri isolés le bâtiment A de l’ancienne auberge de jeunesse René-Cassin. Financés intégralement par la Ville et la CUS, 45 lits, gérés par l’association Antenne, devraient être opérationnels d’ici deux semaines.
Priorité aux familles, réduction du nombre de places ouvertes jusqu’au 31 mars, déclenchement tardif du plan hivernal : la préfecture a revu cette année sa doctrine en matière d’hébergement d’urgence des sans-abri (lire DNA du 1 er décembre). Au grand dam des associations — gestionnaires comme militantes — spécialisées dans le social.
La Ville n’avait pas goûté le changement de stratégie rendu public fin novembre. Philippe Bies, adjoint au maire en charge du Logement social, avait qualifié la politique préfectorale « d’inacceptable ». L’élu n’est pas resté les bras ballants.
« Nous avons décidé de renforcer le plan hivernal pour pallier la défaillance de l’Etat, assène Philippe Bies. Dès la semaine prochaine, nous ouvrons aux sans-abri isolés le bâtiment A de l’ancienne auberge de jeunesse René-Cassin. »
Un accueil « inconditionnel »
C’est l’association Antenne qui va gérer le lieu et porter l’opération, évaluée à près de 100 000 €, « financés intégralement sur le budget de la Ville et de la Communauté urbaine », insiste Christian Spiry, le conseiller municipal chargé du dossier.
« Pour l’instant, nous avons l’autorisation pour 45 lits. Nous devrions en ouvrir une vingtaine dès le 21 ou le 22 décembre. Nous monterons ensuite en charge dans les semaines suivantes. Et s’il le faut, nous ferons de la suroccupation dans les limites du raisonnable », détaille Philippe Burtscher, vice-président d’Antenne chargé de toutes les opérations relevant de l’urgence hivernale.
De fait, les travaux de remise en état sommaire se poursuivent dans les étages où l’on déplore vols de chauffage et de câbles en cuivre depuis la fermeture de l’auberge l’été dernier.
L’objectif est d’accueillir des personnes isolées de façon inconditionnelle, insistent en chœur Philippe Bies et Christian Spiry. En clair, pas question de refuser les déboutés du droit d’asile ou les personnes en état d’ébriété. Avec ce bémol, les places ont été reversées dans le dispositif hivernal : ce sont donc les équipes du 115 — le numéro de téléphone de l’urgence sociale — qui orienteront les appelants vers la structure. « Nous participons à la gestion du 115. Nous serons très attentifs à la suite des événements. Pas question de filtrer les publics en fonction de leur statut », assure Philippe Bies.
Antenne devrait mobiliser 7 personnes pour organiser un accueil à deux veilleurs, 24 heures sur 24, pérenne jusqu’au 31 mars. « Nous ne mettrons pas les personnes dehors au petit matin pour les reprendre trois jours plus tard », assure Philippe Burtscher.
La Ville prévoit enfin, en cas de grand froid, d’ouvrir 40 places destinées aux familles et aux isolés dans l’ancienne crèche relais de la rue d’Or. « C’est risqué de compenser le désengagement de l’Etat. Mais nous faisons cet effort au nom du devoir de solidarité. Et nous espérons que d’ici l’hiver prochain, une autre politique sera mise en œuvre », justifie Philippe Bies.
La préfecture n’a pas souhaité hier commenter l’initiative municipale.
SOURCE DNA - MANUEL PLANTIN : http://www.dna.fr/edition-de-strasbourg/2011/12/17/plan-h...
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24.04.2011
Nouveau paysage ? Le travail "social" est mort
Hier je lisais un article sur l'estes dans notre journal local, le DNA. Article signé de trois initiales, j-f-c. Une sacrée pub pour l'école des travailleurs sociaux ou l'on apprend cash en introduction "il n'y a pas de chômage pour nos étudiants" par le directeur des études. Un secteur d'avenir continue l'article, en pleine expansion. Le cynisme continue "nos étudiants seront moins au contact quotidiens des usagers...".
Ce qui m'a frappé est qu'un article des Actualités sociales hebdomaires venait de paraître et révélant ce que nous constatons sur le terrain, celui où les TS de demain n'iront jamais : la proportion de jeunes sans domicile qui font appel au 115 est de 1 pour 5.
Ce phénomène ne se limite pas aux villes, toute la France est touchée. Voici quelques extraits de cette étude : 62 % des jeunes de 18 à 24 ans ayant participé à cette étude qui font appel au 115 sont des hommes, dont 51 % des hommes seuls.
| Composition du ménage | Effectif Jeunes (18-24 ans) | % |
| Homme seul | 3 237 | 51 |
| Femme seule | 1 313 | 21 |
| Couple avec enfant(s) | 374 | 6 |
| Femme seule avec enfant(s) | 391 | 6 |
| Homme seul avec enfant(s) | 19 | 0 |
| Groupe avec enfant(s) | 27 | 0 |
| Couple sans enfant | 680 | 11 |
| Groupe d’adultes sans enfant | 285 | 5 |
| Total | 6 326 | 100 |
Voici les types d’hébergement proposés :
| Effectif | % | |
| Hébergement d’urgence | 40 880 | 53 |
| Hôtels | 29 476 | 38 |
| Autre | 2 551 | 4 |
| Hébergement d’urgence places hivernales | 1 869 | 2 |
| Hébergement de stabilisation | 1 652 | 2 |
| Hébergement d’insertion | 606 | 1 |
| Lits halte soins santé | 36 | 0 |
| Résidence sociale | 12 | 0 |
| Maisons relais | 0 | 0 |
| Total | 77 082 | 100 |
Parmi les motifs de non-attribution d'un hébergement, le principal est toujours le même, le manque de places disponibles au moment de l'appel soit 42 % de refus.
Pendant ce temps là, l'estes dit "que la société évolue" !! et "veut suivre cette évolution" ... en formant des mandataires judiciaires.
Quinze Morts de la Rue à Strasbourg depuis Octobre, soit deux par mois... Pour les pauvres et les jeunes qui ne votent pas, le monde ne change pas.
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12.01.2011
à l'eau le 115 ? tu m'as tué
Strasbourg. Lorsqu'une "personne isolée" téléphone au 115 sa demande est-elle traitée de la même façon qu'un appel émanant d'une association?
Nous en doutons. Comme chaque année nous demandons aux citoyens strasbourgeois d'essayer le 115 dont les médias leur rabâche les oreilles sur un ton optimiste.
Tous on fait le même constat :
• inutile de téléphoner avant 18 heures à un standard qui annonce du 24H/24 ;
• temps d'attente de 45 minutes minimum ;
• il est souvent demandé de rappeller plus tard, vers 20H/20H30. A cette heure là, il est trop tard! Par les températures de -18° les gens cherchent rapidement un coin où se mettre à l'abri. Une fois installé il devient difficile de demander une place, d'autant plus que si le 115 en propose une, elle peut être éloignée géographiquement ou dans le temps.
Que feriez-vous à leur place? Tout est fait pour décourager les gens... Pour le 115 lorsqu'une personne ne rappelle pas alors qu'on lui a bien demandé de le faire, elle est considérée comme casée... Voilà en partie d'ou viennent les "bons" résultats.
Par moins 18 degrés faut-il se poser la question de la nationalité, alors que l'état a obligation de protéger tout le monde?
• questionnaire plus que dirigé sur la nationalité et contrairement à ce qui a été claironné via les médias complaisants, refus d'hébergement pour beaucoup d'étrangers.
Dans le même temps nous savons qu'environ 150 personnes étrangères sont à l'abri jusqu'au 31 mars. Les pouvoirs de notre Préfet sont finalement bien limités lorsqu'un ordre tombe d'un ministère. Un quota d'étrangers serait-il imposé?
Nous avons constaté de nombreux refus "faute de places" alors que nous savons que des appartements d'urgence restent vides !! Est-ce du à une mauvaise organisation ? Que devient le SIAO auquel participe le sempiternel même groupe d'associations? Pourquoi la présence des personnes concernées dans ce truc n'est-elle pas appliquée à Strasbourg, malgré la volonté de Benoist Apparu? On nous dit que ce sont les associations qui freinent et refusent notre venue...
Sans la mise à disposition d'appartements voués à la démolition par la Ville de Strasbourg, et les bailleurs sociaux gagnés par la rencontre entre notre collectif et Philippe Bies, les conditions d'accueil auraient continuées avec des solutions indignes.
Nous avons eut a déplorer le "plan chaises". Face à cela les associations remplacèrent la chaise en jetant des matelas au sol, dans des lieux pas du tout conçus pour accueillir des gens la nuit. Que faut-il en penser? Est-ce là leur mission que d'accepter tout et n'importe quoi "parce que c'est mieux que rien"?. Et de vouloir nous faire avaler la couleuvre de leur bonne conscience en posant des matelas au sol est indigne et insultant.
Ces appartements ont-ils changés la donne?
Cette expérience reconduite pour la 2e année montre bien que si la volonté politique s'exprime, des solutions sont possibles. Malheureusement ça reste temporaire, il faudrait transformer l'essai en pérenne et stable.
Ces appartements permettent aux gens de se poser dans d'excellentes conditions et d'entamer plus sereinement toutes les démarches administratiques, de se soigner, d'apprendre à vivre en collectivité et non en collectif... Ces appartements ont sauvé des vies et permettent d'envisager un avenir...
L’attitude de la Ville a également changé vis à vis des squatts. Un dialogue est installé et débouche vers d'autres expériences (Projet Mimir). Nous espérons que tous jouerons le jeu du dialogue et de l'écoute car la LOPPSI2 nous porte à tous un coup fatal.
Face à ces situations dramatiques créées par l'absence d'emplois, par les emplois très précaires, par le désengagement de la Région Alsace (UMP) dans des formations adaptées aux besoins, par le manque de logements accessibles par les plus pauvres, nous constatons amèrement qu'autorités et "acteurs" se renvoient la balle de la responsabilité.
Tous "s'accordent" à dire que c'est le manque de moyens financiers qui serait seul responsable. Une manière de refuser le dialogue constructif, d'envisager des solutions alternatives et même de péréniser des expériences qui donnent d'excellents résultats.
Pour faire court, à nos yeux, ils sont tous coupables.
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10.11.2009
Les principales mesures du plan gouvernemental d'aide aux sans-abri
EXCLUSIF - 20 Minutes dévoile les principales mesures du plan gouvernemental d'aide aux sans-abri...
Un référent unique pour chaque SDF
C’est le point phare du plan de Benoist Apparu. «On doit avoir un suivi personnalisé de tous les sans-abri.» Dès aujourd’hui, le secrétaire d’Etat commencera à installer des «référents personnels» auprès des SDF. Leur rôle sera de connaître leur situation et de suivre leur évolution. Il faudra toutefois six mois pour que cette mesure soit pleinement opérationnelle. «Mais on va passer d’un problème hivernal à une situation durable», promet-il.
Un outil pour recenser les places
Aujourd’hui à Paris, quand on appelle le 115, on tombe sur le Samu social, qui ne gère que 30% des places d’hébergement d'urgence. «Certains soirs, les 30% de places sont remplies, mais pas les autres», confie Benoist Apparu. Le 1er décembre, un outil informatique recensant l‘ensemble des places disponibles dans la capitale sera fourni.
Un planning pour les associations
En quatre mois au ministère, c’est l'une des soirées dont Benoist Apparu se souvient le plus. «J’ai suivi une maraude. Il y avait deux associations qui travaillaient dans la même rue. Le lendemain, j’ai appris que personne n’était passé dans le quartier d’à côté.» Le plan prévoit donc de mutualiser le travail des associations à l’aide d’un planning pour que tout le territoire soit couvert par les maraudes et que certains SDF ne soient pas réveillés par différentes associations.
Logement plutôt qu’hébergement
«Les personnes en capacité d’accéder au logement doivent être immédiatement orientées vers cette solution», prévoit le plan gouvernemental. Aujourd’hui, on propose toujours dans un premier temps une place dans un foyer d’urgence. Pour faciliter la démarche, le secrétaire d’Etat compte «généraliser les partenariats entre les associations et les bailleurs sociaux».
Pour venir en aide aux plus exclus, 92 équipes «psychiatrie précarité» et 451 permanences de soins seront mises en place prochainement. Le plan de Benoist Apparu prévoit aussi le renfort de 2.000 jeunes volontaires du service civique, placés auprès des associations de solidarité.
07:00 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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03.11.2009
APRES LES CHAISES POUR LES SANS-ABRI, LA VILLE DE STRASBOURG PROPOSE L'ENTASSEMENT DES SANS-ABRI
LE PLAN HIVERNAL À STRASBOURG CAPITALE DE LA HONTE
L'hiver dernier la Ville de Strasbourg ne voyait aucun inconvénient à laisser les sans-abri passer les nuits des 5 mois d'hiver sur des chaises
Cet hiver, elle met 15 appartements vacants et situés au Neuhof à leur disposition... On avait de quoi se réjouir, sauf que ces 15 appartements serviront le temps de l'hiver à y entasser 50 personnes sans oublier les animaux qui sont admis... Après l'hiver tous retourneront à la rue !!!
D'après nos sources forts mécontentes, deux associations étaient prêtes à relever le défi.
une première association pour 10.000 euros de plus que l'autre nous dit-on, proposait des travailleurs sociaux, et de faire une sélection pour que la "co-habitation" se passe au mieux ...
une deuxième association pour 10.000 euros de moins y allait de l'entassement sans scrupule et à la place des travailleurs sociaux, embauche des surveillants (voir l'annonce anpe diffusée)
LA VILLE DE STRASBOURG a bien sur choisit le projet le moins cher !
Cette attitude montre bien la place et le soutien que l'exécutif donne aux plus précaires d'entre nous
04:50 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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22.10.2009
Orléans : enfants, femmes et hommes dorment dans la rue faute de place
Journal La République du Centre - Le dispositif d'hébergement d'extrême urgence n'arrive plus à absorber la demande. Dans l'agglomération orléanaise, le mois dernier, des personnes, parmi lesquelles des enfants, ont été laissées dehors chaque nuit.
« J'ai appelé le 115 hier soir, il n'y avait pas de places. On m'a dit de rappeler. On a encore dormi sous le pont et on verra ce soir... » Au-delà des familles Ogelé et Sali, qui ont fait l'objet d'une campagne de soutien relayée par les médias, des dizaines de personnes - hommes, femmes, et enfants ; français et étrangers - sont régulièrement obligées de dormir sous les ponts, dans les parcs, à la gare, dans leur voiture, ou autre abri de fortune.
C'était encore, il y a quelques jours, le cas de Nicolae, installé avec sa femme et leurs trois enfants âgés de 7 mois, 7 et 8 ans, sous un pont au nord de la ville. Pétition à l'appui, un collectif d'associations et de syndicats, dont le Réseau éducation sans frontière (RESF 45) et la Cimade, réclame à la préfecture « l'augmentation des moyens pour garantir l'hébergement de tous », qualifiant la situation de « désastreuse » et dénonçant le non-respect « du droit au logement pour tous et de la loi Dalo de mars 2007 » ainsi que « du droit des enfants à une aide et une assistance spéciale » fixé dans la déclaration universelle des Droits de l'homme.
04:25 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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04.10.2009
Strasbourg : MERCI MONSIEUR LE MAIRE
Régionales de mars 2010, les Verts qui se foutent clairement du pouvoir que Ries leur a donné, disent non au rapprochement PS-Verts dès le 1er tour ... Bref, rien de nouveau, dans la manière de "faire de la politique".
Ce qui serait une surprise, serait de voir les Verts s'impliquer dans l'action sociale que "gère" une des leurs ! Rien de neuf sur le plan hivernal à venir, rien de neuf pour le 115 qui ne répond plus, rien de neuf du côté des associations qui saturent ...
Pour une ville "ouverte et solidaire" on repassera. Pour un lien entre les réalités locales et l'avenir de la planète aussi.
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29.08.2009
PARTOUT EN FRANCE, DIRE "LE 115 EST SATURÉ" EST UN PLÉONASME
Depuis des années, nous l'avons tous fait ce numéro 115. Et nous avons tous entendu, plus d'une fois, "pas de place" ... Rappellez demain.
Aujourd'hui la situation est pire ! Des petits projets voient le jour par ci par là, les villages de l'espoir, la maison ceci, le château là-bas. Ces projets concernent 10 à 30 places à chaque fois, alors que dans les villes, les personnes à la rue se comptent par centaines, par milliers en région parisienne.
L'afflut de demandeurs d'asile n'a, bien évidemment, rien arrangé. Des familles, avec des enfants, sont laissées à la rue. Parfois, l'une d'elle va se voir proposer l'hôtel pour 1 ou 3 jours, après quoi elle devra refaire le numéro : 115.
À partir de là il arrive que plus rien ne lui soit proposé, l'hôtel ça coûte cher vous comprennez.
Dans la plupart des villes, de tous bords politiques, confrontées à la venue de demandeurs d'asile, la solution trouvée est simple : on ne fait plus rien, pour personne, comme ça on évite "l'appel d'air".
Les jeunes en errance sont de plus en plus nombreux ? Tant pis. Il y à des travailleurs pauvres à la rue ? Ils doivent faire une demande de logement. Il y à de plus en plus de retraités dans la misère ? ... Bref, vous l'avez compris, chacun se renvoit la responsabilité, chacun accuse l'autre, et rien ne se fait ... En France, des gens ont faim, des gens meurent à la rue.
Le droit d'asile, le droit au logement sont chaque jour, un peu plus, bafoués. Et tous ceux qui sont aujourd'hui aux manettes du pouvoir, qui manifestaient, manifestent encore, contre la politique d'immigration du gouvernement, devraient se poser des questions sur leur politique d'hébergement et d'accueil.
L'hiver va être très difficile pour les sans-abri.
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16.04.2009
PLÉONASME : LE 115 EST SATURÉ, LES HÉBERGEMENTS SONT SATURÉS ...
Depuis la fin de la trêve hivernale, les foyers d'accueil d'urgence affichent complet.
Depuis la semaine dernière, de nombreuses personnes se sont retrouvées sans solution d'hébergement. La personne de permanence au 115, contactée, nous a déclaré que plusieurs lieux d'hébergement d'urgence avaient fermé à la suite de l'hiver. De plus, nous apprenons avec stupéfaction, que la venue d'un "nouveau" préfet à strasbourg, semble avoir paralysé certaines structures, qui en attendant, on ne sait quoi, on demandé à leurs "salariés" de ne plus recevoir personne !
L'attitude qui consiste à ouvrir des places d'hébergement en fonction du thermomètre ne nous paraît ni digne, ni respectable. Un lit dans un centre d'accueil d'urgence n'est déjà pas un logement digne de ce nom. Il ne suffit pas d'ouvrir des places supplémentaires durant l'hiver. C'est tous les jours que chacun a besoin d'un toit et quoi qu'on en pense, il meurt plus de sans abris l'été de déshydratation, que de froid l'hiver. Seulement l'hiver c'est la période de Noël, et il ne serait pas concevable de laisser quelqu'un dehors à cette période ...
Mais que penser de l'attitude de certains "gestionnaires" qui : n'accueillent pas, qui sélectionnent à l'entrée laissant sur le carreau les plus fragiles, et ceux qui pratiquent la remise à la rue, etc ?
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08.12.2008
Décès d'un SDF à Marseille et MENSONGES D'ÉTAT
L'homme de 31 ans a été retrouvé mort dimanche, probablement de froid, dans le parc de l'école d'horticulture, dans le 8e arrondissement de Marseille.
Une enquête commandée il y a quelques mois par le ministère du logement, et que le Collectif SDF Alsace a largement distribuée, montre que la moitié des demandes d'hébergement en France ne sont pas satisfaites, et ces refus s'expliquent dans 73% des cas par le manque de places disponibles.
Christine Boutin ment donc, lorsque pour lancer une opération de sauvetage parquage des sans-abris elle affirme que la raison "vient de leur refus des places proposées" et le gouvernement ment lorsqu'il affirme ouvrir suffisament de places.
Le 115 et cette "veille sociale" dont on nous rabâche les oreilles sa fonction principale est devenue la distribution de places, "ils" appelent ça le dispatching. Une fois les quelques places distribuées en pratiquant le "turn over", c'est à dire après 1 à 3 jours dans des lieux inomables, la remise à la rue, personne n'est capable de dire ce que deviennent les personnes qui devraient être suivies... La responsabilité implique aussi les municipalités.
Quel est le rôle des associations d'aide dans ces dysfonctionnements ?
Peut-on à la fois être subventionné et protester ? Non. La condamnation du DAL Paris montre que le gouvernement, lui, a compris que seuls les collectifs et les réseaux sont la force d'opposition et, de propositions
06:24 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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28.04.2008
« Je ne veux plus que mes enfants dorment avec les clochards »
SOCIÉTÉ – Ils ne rendront pas leurs clés aujourd’hui, comme cela leur a été demandé. Le foyer des Acacias, à Vénissieux, accueillait cet hiver une dizaine de familles sans logement. Mais l’hiver est terminé, et le foyer doit fermer ses portes ce lundi. Les sept familles restantes, soutenues par le réseau d’associations « Personne Dehors ! », ont décidé de rester. L’endroit n’a rien d’un paradis. Mais, pour ces familles, dont la plupart ont de jeunes enfants, c’est « une chance ». Tous n’ont qu’une peur, « retourner au 115 », c’est à la dire à la rue, téléphonant tous les trois jours en espérant qu’une place de quelques jours se libère dans un foyer d’hébergement d’urgence…
Victorine a vécu des mois avec le 115. Elle ne veut plus. « Ici, mes enfants sont bien. Il n’y a que des familles, pas de clochards violents. Je peux faire à manger. Les enfants rentrent tous les soirs au même endroit. Ils peuvent faire leurs devoirs ». Peu importe que ses deux enfants traversent chaque matin et chaque soir l’agglomération lyonnaise pour se rendre au collège de la Duchère (Lyon 9è) où ils sont scolarisés. « Ici, ils dorment tous les soirs au même endroit. Ils n’ont pas peur. C’est comme une maison. Je ne veux plus que mes enfants dorment avec les clochards », explique Victorine. Cette mère célibataire s’est retrouvée à la rue au mois d’août dernier, après une séparation. Sans-papiers depuis 2004, cette gabonaise n’a droit à aucune aide et ne peut pas solliciter de demande de logement. La semaine dernière, un responsable du foyer lui a dit qu’il était dangereux pour elle de rester là car la police aux frontières risquait de débarquer pour l’emmener au centre de rétention et l’expulser. « On nous fait peur. Comme on fait peur aux animaux pour qu'ils s'en aillent. Nous sommes des riens », dit-elle.
Ces familles passent entre les mailles du filet de la loi sur le logement opposable entrée en vigueur cet hiver (dite Loi DALO) car la plupart sont sans-papiers. Le droit au logement opposable ne concerne en effet que les personnes en situation régulière. Cependant, cette loi prévoit aussi dans son article 4 que toute personne accueillie dans un hébergement d’urgence (le foyer des Acacias relèvent de ce statut) ne peut en être délogée tant qu’elle ne dispose d’une solution de logement pérenne, sans-papiers ou pas. Sauf que problème : pour bénéficier d’un logement pérenne, il faut être en situation régulière. C’est dans cette situation inextricable que se retrouvent aujourd’hui les familles sur le point d’être expulsées du foyer des Acacias. Certains sont en situations régulières car ressortissants de l’union européenne. C’est le cas de deux familles Roms. « Ils ont des papiers mais les Ddass et les préfectures les traitent souvent comme des cas à part et refusent généralement de leur proposer autre chose que de l’urgence », explique une travailleuse sociale.
Le foyer des Acacias aurait dû fermer il y a déjà quinze jours. La Ddass avait accordé un délai supplémentaire. Qui prend fin ce lundi. Aujourd’hui, des militants associatifs resteront au foyer pour s’opposer à l’expulsion des familles.
A.Gd. LIBÉ LYON
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20.01.2008
Nantes : Un collectif de 45 associations d'aide aux sans-abri de l'agglomération pousse un coup de gueule
Un collectif de 45 associations d'aide aux sans-abri de l'agglomération pousse un coup de gueule. «Il n'y a pas assez de place pour les personnes à la rue.»
Sortir de l'urgence. Les associations d'aide aux sans-abri sont unanimes : «Il faut construire des solutions durables», soulignent Jean-Yves Le Moign et Loïc Bouteloup, du collectif Casa (1). En ce début d'année, elles dressent le même constat que les années précédentes : il manque 80 places d'hébergement d'urgence dans l'agglomération nantaise. «Rien n'a changé depuis 2007.» Certes, suite au mouvement de Don Quichotte l'an dernier, 80 places ont été transformées en «places d'insertion ou de stabilisation ». «Ce sont autant de places d'urgence en moins», constatent les militants. Et pourtant, la loi Dalo du 5 mars 2007 indique que «toute personne accueillie dans une structure d'hébergement d'urgence doit pouvoir y demeurer, dès lors qu'elle le souhaite, jusqu'à ce qu'une orientation lui soit proposée». «La loi n'est pas appliquée». Ce n'est évidemment pas le cas.
Les personnes à la rue doivent composer le 115 chaque jour dès 10 h du matin pour espérer trouver un toit pour la nuit. Le samu social n'a pas toujours une place à lui proposer. La personne est priée de rappeler vers 18 h ou se voit fixer un rendez-vous le soir même, sans être sûr d'obtenir une solution. Les appels se poursuivent toute la journée, et en soirée. Et le lendemain, il faut recommencer. «Un soir, une famille avec quatre enfants a appelé à minuit. Ils étaient à la rue. Le 115 s'est échiné à trouver une place, jusqu'à 2 h du matin», rapporte Loïc Bouteloup. «Souvent, les personnes se découragent, s'alcoolisent. Ou finissent par ne plus appeler.» C'est ce danger que les associations dénoncent. «La loi n'est pas appliquée», déplorent les représentants du Casa. Ils préconisent la mise en oeuvre d'un véritable plan d'urgence pour les personnes à la rue. Ils proposent l'ouverture de foyers d'hébergement d'urgence, avec des moyens humains pour l'accompagnement social des personnes. Autre solution : la construction de maisons relais, ces petites structures d'une quinzaine de personnes, avec cuisine collective et chambres individuelles.
Le collectif a adressé un courrier aux autorités locales (préfecture, conseil général, député-maire...) pour les alerter sur le sujet. Ils ont bien l'intention de planter le sujet dans le décor des élections municipales. Avec une question centrale : «Ces nouveaux élus sont-ils prêts à insérer dans leurs programmes le choix de la solidarité active envers nos frères de la rue en leur assurant au plus vite un toit ?» Vanessa RIPOCHE.(1) Collectif des associations d'aide aux sans-abri 44 regroupant des foyers d'hébergement d'urgence, des associations comme l'écoute de la rue, Brin de causette mais aussi la Ddass, le CHU, médecins du monde, etc.
Ouest-France
Nous rappelons aux associations de Strasbourg et du Bas-Rhin que se tiendra le 23 LA TABLE RONDE DES TRAVAILLEURS SOCIAUX ET ACTEURS SOCIAUX...
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23.12.2007
LE 115 A STRASBOURG CE JOUR JUSQU'À 18 H 28
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LE 115 A STRASBOURG HIER SOIR
La mô nous héberge; 2 mecs chez notre solitaire. Mais je n'en peux plus de ce froid.
Elle nous a fait une bonne bouffe pendant qu'on était sous la douche. Son chat est planqué.
SMS à 19 h 04 : 1 mec bd de la .....
SMS à 19 h 22 : 2 nanas jeunes et 1 chien
SMS à 19 h 33 : 3 mecs à la cathédrale, ils cherchaient le campement, n'ont pas tel au 115
SMS à 20 h 12 : 1 groupe de 5 du pont .... après avoir constaté le vol de leurs couvertures
Appel citoyen d'un couple à 21 h 09 : 2 hommes dont 1 mal en point (faim et froid) en plein centre ville
Appel citoyen à 21 h 20 : 1 homme et son chat
il y à eut d'autres SMS, j'ai envoyé la mô se coucher, nous avons besoin d'elle reposée
Nous avons téléphoné au 115 à :
19 h 30 une nana a répondu "pas de place"
20 h : pas de place, retéléphonez plus tard
20 h 30 : pas de réponse
21 h : pas de réponse
22 h : mis en attente, trop long, j'ai raccroché
je suis allé me coucher. La mô dort avec son chat qui me guette, je décide de me lever et de vider le cendrier, elle le verra et sera contente.
ha oui j'oubliais. Nous n'avions pas grand chose à proposer à tous ces gens en dehors de la solidarité ! Ils ont tous dormi au chaud, chez des gens. Le Collectif refuse de cautionner l'urgence du coffee bar. Envoyer des mecs passer la nuit sur une chaise c'est dégueulasse.
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| Tags : 115, strasbourg |
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22.12.2007
Humeurs : La ville de PARIS critique le samu social
Dans un article paru vendredi 21 Décembre dans "Le Parisien" et dans l'édition nationale "Aujourd'Hui en France" intitulé "SDF : PARIS CRITIQUE LE SAMU SOCIAL",il est rappelé que l'adjointe (verte) de la capitale en charge de la lutte contre l'exclusion n'a pas participé au dernier conseil d'administration du SAMU SOCIAL. Le Conseil d'administration de cet organisme, qui est un groupement d'interêt public a eu lieu jeudi dernier et à notamment réélu à sa tête le président fondateur M. XAvier EMMANUELLI.
La ville de PARIS souhaite que soit discosiée la gestion du 115 et la gestion de certains centres d'hébergement qui dépendent directement de la structure SAMU-SOCIAL.
Au delà des attitudes qui peuvent être discutables car elles arrivent à moins de trois mois des échéances municipales et tout en reconnaissant le bien fondées de doléances et d'initiatives de la Ville de PARIS, l'heure n'est t'elle pas venue de s'interroger sur :
- Les disparités existantes entre la ville-Département de PARIS et les autres villes et départements de la région ILe de FRance.
- La création de structures durables à l'échelon de la région parisienne
- La parole des premiers concernés : celle des SDF qui pourraient sans doute être sollicitées, écoutées et qui pourraient établir des propositions,suggestions et êtres représentées y compris au sein du SAMU SOCIAL.
Daniel DERIOT
Travailleur Social
75010 PARIS.
13:44 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : SAMU SOCIAL, 115, SDF, SANS-DOMICILE |
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21.12.2007
Les élus locaux du Calaisis veulent mettre les réfugiés à l'abri du froid
Concrètement, le plan grand froid permet d'ouvrir cinq places supplémentaires qui viennent s'ajouter aux 19 déjà disponibles la nuit dans le centre d'hébergement d'urgence Le Toit à Calais.
Insuffisant, pour le maire communiste de la ville, qui s'en est ouvert au préfet, lundi 17 décembre, dans un courrier où il lui demande "de réquisitionner l'ancien bureau central de la main-d'oeuvre (BCMO) des dockers, appartenant aux SMBC" (services maritimes des ports de Boulogne-sur-Mer et de Calais).
Ce local, actuellement inoccupé rue de Moscou à Calais, présente l'avantage de se situer à mi-chemin du quai de la Moselle, où sont servis les repas le midi, et du hangar Paul-devot, lieu des repas du soir, a précisé la municipalité, selon l'édition locale de La Voix du Nord.
Les migrants sous des bâches
De plus, si "le plan grand froid fonctionne bien pour les personnes sans abri", admet pour sa part le député socialiste Gilles Cocquempot, il ne peut pas, en revanche, répondre aux besoins des réfugiés qui, "par centaines, vivent dans des conditions d'hygiène plus que déplorables", à Calais et sur la Côte d'Opale.
Et l'élu de la 7e circonscription d'évoquer la présence de 400 hommes, 13 femmes et quelques enfants dormant sous des bâches, et seulement aidés par des militants associatifs.
"Si l'une des ces pauvres âmes venait à mourir de froid, nous, représentants de l'Etat comme élus de la Nation, aurons bien du mal à nous regarder dans un miroir à l'approche des fêtes de fin d'année", conclut Gilles Cocquempot, en s'associant à la demande du maire de Calais "de bien vouloir nous laisser ouvrir le hangar Moscou dans les plus brefs délais".
Pour le préfet du Pas-de-Calais, le sous-préfet de Calais, Gérard Gavory, a rappelé, mercredi 19 décembre, dans les colonnes de La Voix du Nord, que le plan grand froid actuellement en cours dans le département bénéficiait "à tout le monde, y compris aux migrants". Le service d'accueil propose 120 places au total, "pas toutes à Calais évidemment mais le dispositif est en place", assurait-il enfin, en renvoyant les personnes concernées sur le 115.
04:50 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : plan grand froid, 115 |
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15.12.2007
Hébergement : toujours insuffisant
Il y à plusieurs mois de cela, nous tentions d'attirer l'attention de la préfecture du bas-rhin sur un Parsa inexistant à Strasbourg et au-delà. Aujourd'hui, alors que l'hiver est là c'est toujours 300 places qui auraient dû être créées. Rien ne semble avancer malgrè les annonces faites dans la presse en novembre dernier...
État des lieux par T.S. sur Libération
Où en est l’application du Parsa (Plan d’action renforcé en direction des personnes sans abri) signé le 8 janvier 2007 par le ministre de la Cohésion sociale de l’époque, Jean-Louis Borloo pour sortir de la crise des tentes du Canal Saint-Martin ? Presqu’un an plus tard le décalage est énorme entre les objectifs inscrits dans ce document, et les réalisations promises pour 2007.
Stabilisation des SDF
Constatant l’échec de l’hébergement d’urgence où les SDF étaient baladés de centre en centre, et remis à la rue tous les trois jours, le Parsa prévoyait la transformation de 6000 places d’urgence en places de stabilisation. Il s’agit de centres dans lesquels les sans-abri peuvent séjourner plusieurs semaines avant d’être orientés vers des structures plus pérennes. «Au niveau quantitatif les objectifs ont été tenus», admettent les Don Quichotte, ce que confirment les autres associations. Mais du coup, le système est saturé. La stabilisation révèle un manque de places au regard du nombre de personnes se trouvant à la rue. «Avant, avec le turn over dans les centres d’hébergement d’urgence, les gens se retrouvaient dehors à tour de rôle», affirme un travailleur social. «Maintenant il y a ceux qui sont dehors et ceux qui sont dedans.» Les Don Quichotte ne réclament pas davantage de places en urgence, pour masquer cette réalité. Ils veulent que «le gouvernement fasse les efforts nécessaires pour monter en gamme dans tout le dispositif d’accueil des SDF».
Sorties au compte-gouttes des CHRS
Les centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) sont des structures d’accueil au long cours. «Les gens peuvent y rester pendant plusieurs années le temps de se réinsérer, notamment par l’emploi», affirme Hervé de Ruggiero, directeur général de la Fnars (Fédération nationale des associations de réinsertion sociale). Problème: nombre de personnes y séjournant ont accompli leur parcours de réinsertion. Ils sont prêts à quitter ces CHRS pour accéder à un logement autonome. Mais faute d’une offre de logements, les sorties de ces structures se font au compte-gouttes. Peu de places se libèrent pour les SDF se trouvant dans les hébergements de stabilisation et aspirant à intégrer un CHRS. Du coup toute la chaîne de l’hébergement-réinsertion est ankylosée. Dans le Parsa, Borloo promettait 7 000 logements pour les sortants de CHRS (3 000 en HLM et 4 000 dans le privé). Bilan: moins de 1 000 logements ont été offerts.
Maisons-relais, promesses et réalités
Les maisons-relais sont des structures originales et adaptées aux sans-abri fragilisés par des années de rue, ayant besoin d’une vie dans une structure collective. Ce sont des bâtiments avec des logements ordinaires tout équipés. Mais l’immeuble comprend aussi des espaces collectifs pour les repas, les activités, les loisirs… La maison-relais est tenue par un hôte qui assure une sorte de veille sociale et le maintien d’une convivialité. Début 2007, il existait seulement 3 100 places dans les maisons-relais. Le Parsa prévoyait d’en créer 9 000 de plus pour fin 2007. «En étant optimiste, on aura au mieux entre 2 500 et 3 000 places», affirme Martin Choutet, membre des Don Quichotte.
Logis-relais: zéro pointé
Le Parsa prévoyait l’attribution de 1 600 places en logis-relais à d’anciens SDF. Les logis-relais sont des sortes de résidences hôtelières à vocation sociale réservés à des travailleurs saisonniers ou à des personnes en attente d’un HLM. Au mieux 200 places iront à d’anciens sans-abri dans ces structures.
10:07 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : hébergement, maison-relais, logis-relais, 115, strasbourg, SDF |
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03.12.2007
Le 115 : l'éternel recommencement
L'éternel recommencement
Joindre le 115 et obtenir une réponse positive ce n'est pas gagné d’avance.
Déjà ce qui est sûr c'est qu'il faut téléphoner tôt le matin si tu veux vraiment dormir le soir dans un hébergement. Soit t'as un portable soit là où tu vas t'as une cabine pas loin.
Lorsque, enfin, un interlocuteur décroche, toutes les places sont peut-être déjà prises. Alors faut recommencer et recommencer.
Mais de plus en plus souvent tu restes marron, y'a pas de place. Alors reste plus qu'a chopper la maraude de la nuit. Mais bon pour que ça marche faut que quelqu'un ait craqué ou raté son rencart.
Et chaque jour faut recommencer. Ce système est sans pitié, c'est pour ça que beaucoup craquent.
Une journée c'est : joindre le 115 tous les matins sans garantie, trouver un petit-déjeuner, trouver une douche si t'as le ticket, si t'as pas le ticket tu vas le chercher où tu laisses tomber, ensuite tu cherches où bouffer le midi et ça continu comme ça...
Le plus dingue c'est quand on t'accuse d'être un glandeur mais comment je cherche du boulot dans ces conditions ? Les travailleurs sociaux du coup ils peuvent rien pour moi. En fait eux et moi on est coincé dans le 115.
05:15 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : 115, hébergement d'urgence, travailleurs sociaux, strasbourg, sdf |
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