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13.06.2008

Boutin-Goasguen : ça flingue dans le XVIe

Prise de bec entre le député-maire UMP et la ministre du Logement autour d’un projet d’hébergement de SDF dans les quartiers chics de la capitale.

TONINO SERAFINI - QUOTIDIEN : vendredi 13 juin 2008

La ministre était pile à l’heure mercredi pour sa visite rue Varize, dans le chic XVIe arrondissement de Paris. Plus tard, on comprendra pourquoi Christine Boutin était impatiente d’inaugurer les lieux, un centre d’hébergement et de stabilisation pour sans-abri qui vient d’ouvrir ses portes. En coulisses, la création de cette structure de 69 places a en effet donné lieu à un véritable bras de fer entre la ministre et les élus UMP du secteur.

Perfidie. L’affaire a manifestement laissé quelques rancœurs. Et ce mercredi, dès le début, la visite commence mal. Quand Christine Boutin arrive, le député-maire du XVIe arrondissement, Claude Goasguen (UMP) n’est pas là. Il est «en retard», alors qu’il est censé accueillir la ministre, conformément à des usages républicains bien établis. «La mairie est toute proche», glisse perfidement un membre du cabinet de Boutin. Pour s’occuper, la ministre discute avec les responsables de l’association Adoma, chargés de la gestion du centre et de l’accompagnement social des personnes qui y sont accueillies. Ce foyer a été créé dans les locaux d’un ancien hospice de la congrégation des petites sœurs des pauvres, désaffecté depuis une dizaine d’années. Les lieux sont constitués d’un bâtiment magnifique en pierre meulière édifié au XIXe siècle au milieu d’un parc d’un hectare. L e centre ne s’installe là que pour un an, jusqu’en avril 2009, car la parcelle a été achetée par la Cogedim, un promoteur qui veut y réaliser une opération immobilière. Mais des riverains ont attaqué le permis de construire. En attendant que la justice tranche, le ministère du Logement a donc décidé d’utiliser les lieux pour accueillir des sans-abri. C’est toujours ça de pris…

Christine Boutin patiente depuis dix minutes quand arrive Claude Goasguen. Aussitôt, il déclare qu’il «souhaite que le centre dure plus longtemps» que l’année prévue. Que «les associations de riverains sont assez favorables» à l’idée que le bâtiment, «qui était attribué à une œuvre sociale, demeure à une œuvre sociale».

Christine Boutin, qui a dû batailler pour imposer ce projet pourtant provisoire, écartèle les yeux. Elle répond qu’elle est «ravie de voir que dans le XVIe, on accueille à grand cœur les personnes en grande difficulté». Elle dit que «trouver des places d’hébergement» est pour elle «une préoccupation constante». Une allusion à peine voilée aux riverains et aux élus locaux qui s’opposent à la création de centres d’accueil pour SDF dans leurs communes ou leurs quartiers et qui provoque l’ire de Claude Goasguen. «Il faut arrêter de caricaturer le XVIe arrondissement», s’emporte-t-il. La ministre réplique en lui rappelant son hostilité passée au projet de la rue Varize, exprimée dans une lettre qu’il lui a envoyé en avril, sitôt élu maire de l’arrondissement. Nouvel énervement de Goasguen. «C’est une méconnaissance du sujet. Rappelle-toi quand, tu étais élue locale.» Une bonne cinquantaine de personnes (élus, membres de cabinets ministériels, travailleurs sociaux, hébergés …) assistent médusés à la dispute. Boutin tente de couper court : «Allons visiter le centre maintenant.» Mais Goasguen, que ses proches décrivent comme un sanguin, lui lance : «Tu m’emmerdes !» Hier, il prétendait avoir dit: «ça m’emmerde.»

«Hooligans». Ce qui est sûr, c’est que l’un et l’autre étaient remontés à bloc avant même que la visite ne commence. Pourquoi ? La fameuse lettre envoyée en avril par Claude Goasguen à Christine Boutin est restée entre la gorge de la ministre. Dans ce courrier, auquel Libération a eu accès, le député-maire du XVIe explique qu’«il n’est pas opportun d’ajouter un problème supplémentaire à un quartier déjà enclin à des difficultés». Lesquelles ?«Les hooligans […] du Parc des Princes.» Pas très convaincant.

Au bas de sa lettre dactylographié, l’élu ajoute de sa main que «la méthode employée pour ce projet est délirante et dangereuse !» Ce qui rend Christine Boutin furieuse. Elle lui répond aussitôt pour lui dire qu’elle est tenue de mettre en œuvre le Parsa (Plan d’action renforcé en faveur des sans-abri) décidé après les campements des Don Quichotte. Or, les bâtiments manquent et les projets se heurtent à l’hostilité récurrente du voisinage. Pour elle, la création d’un centre de stabilisation dans un ancien hospice «prend tout son sens» et demande à Claude Goasguen d’apporter son «entier soutien» au projet. Et pour signifier qu’elle ne lâchera pas, elle ajoute au bas de sa lettre un mot à la main : «Je compte venir prochainement inaugurer cet établissement.» Ce qui fut fait mercredi.

Mais la ministre ne s’attendait pas à un revirement du député-maire du XVIe désormais favorable au centre. Pourquoi a-t-il changé d’avis ? Entre-temps, les riverains ont examiné le projet de la Cogedim. Elle prévoit de réaliser 250 logements, des parkings en sous-sol et un établissement pour personnes âgées dépendantes. Trop de béton, estiment les voisins pour lesquels le centre d’accueil pour SDF est devenu un moyen d’empêcher la réalisation du projet immobilier du promoteur.

26.05.2008

DOTRED : le premier jeu en ligne à caractère social et humanitaire.



David Guez présente son nouveau projet artistique, DotRed, au Centre Pompidou à l’occasion du Web flash festival

du 24 au 25 mai 2008 et vous invite à acheter un Paris virtuel au profit des associations humanitaires qui œuvrent contre le mal-logement, telle Habitat et Humanisme.
Le projet DotRed est un jeu en ligne massivement multi-joueurs qui permet de fédérer des utilisateurs autour d'actions humanitaires et sociales en jouant sur l'effet de masse des réseaux sociaux et en pointant les questions de passage du virtuel au réel.
« Pourquoi, interroge David Guez, le concepteur du projet, la masse d'internautes qui utilise de façon de plus en plus importante des applications de type Web 2.0 en se connectant grâce à des outils comme myspace ou facebook autour de thématiques aussi diverses que la famille, le travail, les jeux, la rencontre, ne pourrait-elle pas s'unir sur des valeurs différentes et agir dans la société civile de façon massive et efficace autour de projets de type humanitaire, social ou environnemental ? »

Dans le cadre de son exposition et de sa diffusion dans un centre d'art, une galerie ou un espace public, il est prévu une installation composée d'un écran ou d'un mur d'écrans reliés à un ou plusieurs ordinateurs connectés à Internet où serait diffusé en temps réel le site Internet et l'interface montrant la ville en 3D en train d'être rachetée par les internautes.
Ce dispositif fera partie d'une construction imaginé pour l'occasion en brique de type LEGO inscrite dans un carré de 9M2 dont le construction se réalisera en temps réel pendant la durée de l'exposition en fonction du nombres de cubes achetés dan le monde virtuel.

UNE CONFERENCE
Lors de la présentation du projet DotRed, le samedi 24 mai 2008 à 16H15 à l’occasion du Web flash festival au Centre Pompidou, une conférence publique de David Guez présentera les enjeux et les perspectives du projet.

18.05.2008

L’ association Habitat et humanisme va réaliser 21 appartements à Ostwald pour des personnes à faible revenu.

D’ici janvier prochain, Ostwald comptera 21 nouveaux logements sociaux. La société foncière d'Habitat et humanisme a racheté l’ancien séminaire des pères rédemptoristes pour le louer à des personnes en difficulté financière. Implantée depuis 1998 dans la région Alsace, l'association réalise ici sa première œuvre bas-rhinoise.
Son président, Claude Marchal, rappelle la démarche : la mixité sociale et l’intégration.
« Il ne faut pas confondre logements sociaux et cas sociaux. » La majorité des logements sont destinés à des personnes modestes.
Dans un joli cadre, avec un patio aménagé en jardin, des étudiants, des retraités et des familles monoparentales pourront s’installer sereinement dans une nouvelle vie. La qualité de l’environnement est importante pour l’association.
A Ostwald, le défi était de taille : transformer des rangées de cellules et de salles de cours qui abritaient les séminaristes de la congrégation en un ensemble immobilier capable d’accueillir 21 foyers.
Un vrai casse-tête pour Bernard Rinterkrecht, architecte et membre de l’association qui dirige les travaux. « On tient à une bonne qualité de confort, parce que donner un beau logement à une personne, c’est montrer qu’on lui fait confiance. » Le montant du chantier, débuté le 10 décembre dernier, s’élèvera à 2 millions d’euros à réception des travaux.

Habitat et humanisme offre aussi un accompagnement, par le biais de bénévoles. Ces derniers ne remplacent pas les travailleurs sociaux, mais travaillent en complément. Ils ont pour mission d’aider à la recherche d’un emploi ou à tenir un budget. « On ne fait pas à la place de la personne, on soutient », explique Claude Marchal. Une fois qu’ils auront pu prendre un nouveau départ, les locataires déménageront et laisseront la place.
Huit logements accueilleront tout de même une population plus fragile qui sera épaulée par des travailleurs sociaux professionnels.
C’est l’association Gala de Strasbourg, spécialisée dans le suivi de personnes en grande difficulté, qui louera ces appartements dits très sociaux. Gala sous-louera ces logements avec une réduction de loyer de 20% et assurera le suivi des ménages.
Une démarche d’insertion que son responsable, Claude Hassman, souhaite étendre : « Nous sommes en cours de discussion avec Habitat et humanisme. Nous avons d'ores et déjà décidé que nos travailleurs sociaux assureront la formation de leurs bénévoles.»
Marion Soullie & Stéphanie Goutte / MCSinfo http://mcsinfo.u-strasbg.fr/index.php

11.05.2008

Conférence de presse, le 3 juin 2008, organisée par France terre d'Asile et ses partenaires, concernant le logement des réfugiés

A l’heure où les réfugiés peuvent se prévaloir du droit au logement opposable, le parc public ne suffira pas à répondre à l’ensemble des besoins. Il est urgent de mobiliser les acteurs du logement, l'opinion publique et les propriétaires du parc privé afin de permettre à ces populations d’intégrer un logement de droit commun dans des délais raisonnables.


Pour ce faire, France Terre d’Asile, qui présente des garanties en matière d’accompagnement social des ménages qu’elle héberge, porte, depuis 2004, un projet national visant notamment à développer l’accès aux logements du parc privé pour les personnes réfugiées, le projet Reloref. 


Entre 2005 et 2007, le projet Reloref a permis de mobiliser 467 logements, dont 80 % en bail direct et 33% dans le parc privé en faveur des ménages réfugiés et régularisés.
Ainsi, près de 1800 personnes ont bénéficié du projet en trois ans.


Par ailleurs, ce projet a permis de rapprocher les professionnels de l'asile et du logement par l'intermédiaire de partenariat nationaux, avec la Fapil, la Fédération nationale des centres Pact-Arim, l'UNPI et la Fnaim et de former 169 personnes aux problématiques de l'accès au logement des réfugiés.


France Terre d’Asile, en collaboration avec l’UNPI et l’ensemble de ses partenaires,  présentera donc l’importance de la mobilisation du parc privé pour l’intégration des réfugiés lors d’une conférence de presse le 3 juin 2008 à 9h30 (Siège de France Terre d’Asile, 24, rue Marc Seguin, 75018, Paris).

06:40 Publié dans Action | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : accompagnement social, logement social, reloref, fapil, pact-arim, unpi, fnaim | | |  Facebook

21.01.2008

Ivry-sur-seine : Malaise grandissant au Village de l'espoir

Christine Mateus | Le Parisien
Le torchon brûle entre l'association gestionnaire du Village de l'espoir et son ancien directeur, Jacques Deroo, qui s'accusent mutuellement de saborder le projet.
«ON REPART de zéro au Village de l'espoir. L'important aujourd'hui est de calmer et de rassurer les résidants ainsi que les conduire à ne pas fiche en l'air leur avenir », clame un travailleur social. Deux mois après le licenciement de Jacques Deroo, ancien directeur « grande gueule » du site, par son gestionnaire, l'association Coeur des haltes, quel est le climat à Ivry-sur-Seine ?

Une trentaine de mobile homes
Les lieux accueillent toujours une trentaine de mobile homes chargés de servir de relais vers un logement pérenne pour une soixantaine de sans-abri, via un accompagnement social.

Dans les allées, certains occupants parlent de « perte de repères » voire même d'« abandon » depuis le licenciement de Jacques Deroo. Que lui était-il reproché par Coeur des haltes ? Plusieurs « admissions sauvages », un « refus de gestion administrative de l'équipe », un « alcoolisme notoire » et « un comportement violent » à l'égard d'un pensionnaire. « Je me moque de ne plus être directeur. Ce qui me met en colère, c'est de voir que l'on est en train de saborder le Village. L'équipe ne peut plus travailler normalement. Des gens entrent comme dans un moulin, on ne respecte plus le règlement et, en quelques jours, j'ai vu sortir un couteau par trois fois », s'alarme Jacques Deroo, par ailleurs président de l'association Salauds de pauvres.

Actuellement, le Village de l'espoir - créé il y a dix mois - n'a toujours pas de pilote « officiel ». Un directeur intérimaire est bien chargé de suivre les dossiers mais tout comme ceux de plusieurs autres structures. « Le processus de recrutement est lancé, explique-t-on au siège de Coeur des haltes. Le problème de Jacques Deroo est de voir que la structure peut vivre sans lui. Il avait établi une relation familiale mais chaotique avec les résidants, pas celle d'un travailleur social en tout cas. Nous allons revenir à un système plus classique, mais aussi plus efficace. Si quelqu'un met de l'huile sur le feu aujourd'hui, c'est bien lui. » Et de dénoncer un véritable « travail de sape mené auprès des résidants » pour prouver que Coeur des haltes ne peut gérer la structure sans Jacques Deroo , fort de l'aura dont il bénéficie auprès de « personnes fragiles et vulnérables ». Problème pour l'association : malgré les promesses de relogement des préfets de Paris et du Val-de-Marne, l'ancien directeur occupe toujours un mobile home sur le site. « On ne pourra rien faire tant que cette situation perdurera », conclut Coeur des haltes.

De son côté, Jacques Deroo dit n'attendre qu'une chose : un appartement, pour ne plus avoir à gérer les conflits sur les lieux alors qu'il n'en a plus la fonction.

06.01.2008

789 L’ACCOMPAGNEMENT : UNE FONCTION DU TRAVAIL SOCIAL

Le terme « accompagnement social », parfois « accompagnement » tout court, a acquis droit de cité dans le vocabulaire professionnel depuis quelques années. Peu à peu il se substitue à d’autres termes tels que : méthode, méthodologie, suivi, aide... Ce changement de vocabulaire ne va pas sans poser des questions. En effet, quelle est la spécificité de l’accompagnement d’un travailleur social par rapport à celui d’un bénévole ou d’une personne non travailleur social ? Qu’entendons nous par ce terme ? Quel sens lui est-il attribué par les professionnels, les institutions, les dispositifs d’action sociale ? L’accompagnement des usagers et celui des étudiants en travail social est-il de même nature, participe t-il de la même fonction ? Cet article tentera d’apporter une clarification conceptuelle sur ce sujet. Il développera deux parties : la première centrée sur l’accompagnement social des usagers dans l’intervention sociale d’aide à la personne (ISAP), la seconde sur l’accompagnement pédagogique des étudiants en stage. Dans la première partie, partant d’une définition de termes et de l’évolution de la terminologie, nous verrons l’apparition récente du terme accompagnement et ses conséquences. Nous situerons l’accompagnement social comme une fonction professionnelle faisant partie du processus d’intervention... par Cristina de Robertis sur 789 RadioSociale

05:45 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 789 RADIO SOCIALE, ACCOMPAGNEMENT SOCIAL | | |  Facebook

 
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