22.01.2008
Act Up Logement, Panafieu et Delanoë se foutent des malades
Dimanche, lors de son passage dans l’émission Ripostes, Françoise de Panafieu n’a pas dit un mot sur le logement des personnes malades à Paris. Depuis une semaine les deux principaux candidats à la mairie de Paris s’expriment sur le logement. Act Up-Paris réclame aux deux candidat-e-s à l’élection municipale dans la capitale un plan d’urgence pour le relogement des personnes malades et handicapées.
Faute de disposer de revenus suffisants à cause de leur maladie, près de 20% des séropositif-ve-s sont dépourvu-e-s de logement individuel [1]. Si les deux principaux candidat-e-s à la mairie de Paris mettent en avant la question du logement dans leur programme, ils n’évoquent jamais la question de l’accès au logement des personnes malades, qui sont pourtant les plus direactement frappées par la crise du logement à Paris. Or, près de la moitié des 200 000 séropositif-ve-s françai-se-s vivent en Ile-de-France.
Plutôt que de concentrer l’effort sur les plus précaires, les programmes des deux candidat-e-s à la mairie de Paris préfèrent accorder leur priorité au logement des classes moyennes, pour de simples calculs électoraux. Peu leur importe que plusieurs milliers de malades dorment à la rue au mépris de leur santé.
Seulement 15% des 40 000 logements sociaux promis par Bertrand Delanoë seront accessibles aux plus précaires et notamment aux malades qui, du fait de leur maladie, n’ont pour seule ressource qu’une Allocation Adulte Handicapé (AAH) de 628 euros par mois. Il s’agit pourtant des logements les plus demandés et qui connaissent le taux de rotation le plus faible.
Françoise de Panafieu, qui prétend être pour nous «la candidate de l’essentiel», fait encore mieux : elle se permet d’insulter les malades et les handicapé-e-s en dénonçant le fait «que Paris devienne la ville des plus aisés et des plus aidés». Alors qu’elle annonce la construction de 40 000 nouveaux logements, elle ne s’engage que sur la construction de 24 000 nouveaux logements sociaux sur la mandature et annonce dans le même temps vouloir en vendre 2 500 par an.
Bertrand Delanoë et Françoise de Panafieu devraient finir par le comprendre, compte tenu de leur niveau de ressources, la moitié des séropositif-ve-s parisien-ne-s n’ont d’autre choix que de se tourner vers le logement social pour disposer d’un toit.LIRE LA SUITE publié en ligne : 20 janvier 2008 sur le site d'Act Up Paris
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| Tags : ACT-UP, LOGEMENTS POUR PERSONNES MALADES, LOYERS MODÉRÉS |
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05.01.2008
L'association Act-Up soutient les mouvements des sans-papiers dans les centres de rétention
L'association de lutte contre le sida Act-Up a apporté jeudi son soutien aux mouvements de protestation des sans-papiers dans les centres de rétention, alors que certains d'entre-eux observent notamment des grèves de la faim sporadiques.
Après le rassemblement de mardi dernier devant le centre de rétention de Vincennes, de nouvelles manifestations de soutien aux sans-papiers étaient prévues sur place jeudi en fin d'après-midi ainsi que samedi prochain.
"Depuis mi-décembre, dans les centres de rétention de Vincennes et du Mesnil-Amelot, les sans-papiers se révoltent. Aujourd'hui, à Vincennes, des sans-papiers sont en grève de la faim pour protester contre des conditions inhumaines de rétention et surtout pour demander la fermeture des centres de rétention et la régularisation de tous les sans-papiers", déclare Act-Up dans un communiqué diffusé jeudi.
"Nous nous insurgeons contre les conditions de rétention de ces personnes et notamment l'absence d'accès à un médecin. Nous demandons avant tout l'arrêt de la politique de chasse aux étrangers et la course aux chiffres menées par Nicolas Sarkozy et Brice Hortefeux", poursuit le communiqué.
Act-Up estime notamment que le fait d'assurer des soins aux malades du sida sans-papiers "n'a absolument pas été appliqué l'année passée", l'association expliquant avoir "recensé une dizaine de cas de personnes séropositives mises en rétention et/ou expulsées".
"Interpellés sur de telles situations, les différents ministères concernés ne veulent y voir que de 'simples bavures'. Nous qui nous confrontons quotidiennement aux logiques préfectorales actuelles, pouvons assurer qu'il s'agit bien des conséquences directes d'une politique du chiffre et du rendement aveugle", assure Act-Up.
Act-Up exige "la fermeture des centres de rétention, l'arrêt des rafles et des expulsions". AP
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| Tags : ACT-UP, IMMIGRATION |
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