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09.04.2012

PORTRAIT DE PHILIPPE WAHL, Homme "d'affaires" et Directeur général de la Banque postale

PORTRAIT DE PHILIPPE WAHL,

Homme "d'affaires" et

Directeur général de la Banque postale

 

Images intégrées 1 

Après avoir milité pour la fin du statut "à but non lucratif" des Caisses d'épargne,

Philippe Wahl a participé au démantèlement d'une partie de la Caisse des dépôts et consignations

par la prise de contrôle, par les Caisses d'épargne, de CDC IXIS qui disparaîtra avec la création de NATIXIS

(coût pour les épargnants : 25 milliards d'euros de pertes sur NATIXIS)

Puis Directeur général France, Belgique et Luxembourg de Royal Bank of Scotland, il a diffusé

 des emprunts toxiques, dans plusieurs pays d'Europe, avant de prendre la direction de la Banque postale.

(La déconfiture de Royal Bank of Scotland a coûté 54,4 milliards d'euros au contribuable britannique).

A la tête de la Banque postale, il projette, aujourd'hui :

  • de dégager de "la marge" sur le financement des collectivités locales et des établissements publics après la faillite de DEXIA

  • et de distribuer, prochainement,  auprès de la clientèle  la plus modeste et la plus fragile qui soit (celle de la Banque postale) du crédit renouvelable.

La prise de contrôle de CDC IXIS

(Par Laurent MAUDUIT)

 Dans un article en date du 19 novembre 2002, Le Monde raconte ainsi les dessous de la bataille : « M. Milhaud et M. Wahl ont toujours en tête deux scénarios pour prendre le contrôle d’Eulia, qu’ils ont élaborés avec l’aide du banquier conseil François Henrot, associé gérant chez Rothschild & Cie, sans toutefois lui confier de mandat en bonne et due forme.

Le premier vise à racheter une partie de la participation dans Eulia de la CDC, celle-ci conservant la minorité de blocage. Il permet à l’Ecureuil de prendre le pilotage de la banque d’investissement de son partenaire, CDC Ixis, filiale d’Eulia. L’autre option, maximaliste, consiste à reprendre tous les intérêts de la CDC dans Eulia et, en plus, à mettre la main sur le premier assureur- vie français, la CNP (dont elle détient déjà 18 %), en rachetant les parts de la CDC (37 %) et de la Poste (18 %). »

Sauf que, à l’époque, il y a un détail que personne ne connaît : pour mener cette bataille, financièrement périlleuse, et politiquement délicate, les Caisses d’épargne décident d’enrôler un conseiller très spécial qui a ses entrées partout ; un entremetteur qui reste dans l’ombre mais qui connaît très bien le nouveau ministre des Finances, Francis Mer – pour avoir travaillé avec lui à la fin des années 1970 et au début des années 1980 chez Saint-Gobain –, un homme capable de joindre quiconque compte et qui dispose d’une influence certaine dans un grand quotidien du soir. Alain Minc. Dans aucun entretien ultérieur, jamais Alain Minc n’avouera qu’il a travaillé secrètement pour l’Ecureuil. Quiconque cherche la liste de ses clients dans les milieux industriels et financiers peut facilement trouver une collection impressionnante de chefs d’entreprise très connus ; l’intéressé les livre avec fierté.

Mais le nom de Charles Milhaud n’a jamais été révélé. Dès la fin de 2001, c’est pourtant Alain Minc, dans l’ombre de Charles Milhaud, qui est à la manoeuvre pour tenter de bouter la CDC hors d’Eulia. Sans grande surprise, c’est d’ailleurs lui qui convie François Henrot (le patron de la branche française de la banque Rothschild) à se pencher sur le dossier. Et comme, entre amis proches, les choses n’ont pas besoin d’être formalisées, c’est la raison pour laquelle la banque Rothschild est saisie de l’affaire sans disposer d’un mandat en bonne et due forme.

La mission est donc peu glorieuse. Il s’agit pour le président du conseil de surveillance du Monde d’aider Charles Milhaud à s’affranchir de l’accord, pourtant fraîchement signé, qui le lie à la Caisse des dépôts.

(...)

Interrogé, Alain Minc finit par convenir de son rôle. « Oui, c’est exact, reconnaît-il, j’ai été le conseil de Charles Milhaud et de Philippe Wahl, aux Caisses d’épargne, mais pas pour une longue période. J’ai dû commencer vers l’été 2001 et j’ai souhaité mettre un terme à cette mission de mon propre chef quand Charles Milhaud après l’alternance de 2002 a voulu écarter son directeur général, Philippe Wahl, pour lequel j’ai beaucoup d’estime et d’amitié."

Comme Philippe Wahl est évincé des Caisses d’épargne en juillet 2003 (il sera embauché ultérieurement sur le conseil d’Alain Minc par Vincent Bolloré pour être le directeur général de Havas), cela veut donc dire qu’Alain Minc est secrètement rémunéré par cette entreprise pendant au moins deux ans.

Un groupe de travail est notamment constitué avec François Henrot, l’avocat François Sureau (un ancien partenaire d’Alain Minc), Philippe Wahl et Charles Milhaud.

Dans le même temps, Alain Minc fait en sorte que le travail de lobbying porte ses fruits également à Matignon, où , sous Jean-Pierre Raffarin, il n’a plus guère ses entrées. Il conseille donc à Charles Milhaud de confier une seconde mission à une grande spécialiste de la communication des chefs d’entreprise, Anne Méaux, qui est très proche du Premier ministre et peut donc le convaincre d’appuyer le projet des Caisses d’épargne.

Voilà donc le tandem Anne Méaux -Alain Minc à la manoeuvre. Charles Milhaud, de son côté, ne néglige rien. Sentant que Nicolas Sarkozy devient la figure montante de l’Union pour un mouvement populaire (UMP), il demande à le rencontrer à trois reprises, et embauche aux Caisses d’épargne plusieurs de ses collaborateurs.

Les embauches deviennent si nombreuses – des hauts fonctionnaires connus, dont Thierry Gobert, un ancien de la direction du budget, Didier Banqui, et jusqu’à l’épouse du principal conseiller du candidat à l’élection présidentielle, le très fidèle et très remuant Brice Hortefeux . C’est « Sarkoland », dit-on dans les couloirs de l’entreprise.

Les mauvaises manières de l'Ecureuil par Laurent MAUDUIT

http://www.senat.fr/evenement/rendez_vous_citoyen...

Philippe Wahl  débarqué par Charles Milhaud

Il songe à sa réélection en décembre. Pour cela, il vient de lâcher Philippe Wahl, énarque, ancien de Paribas, avec qui il formait un tandem redoutable. Les présidents de caisse régionale, oubliant la compétence de Wahl  pour ne voir que son assurance, voulaient sa peau. Ils l'ont eue. Milhaud a tranché pour ses électeurs. Rusé et obstiné, on vous le dit...

LE POINT

http://www.lepoint.fr/actualites-economie/2007-01...

 

CDC IXIS DISPARAITRA AVEC LA CREATION DE NATIXIS

 Comment les actionnaires de Natixis se sont fait rincer de 25 milliards

 La crise, aussi, a ses champions. Natixis, vedette française de la débâcle financière, peut prétendre aux plus hautes marches du podium. Ses actionnaires ont d’abord été appâtés, avec des méthodes commerciales plutôt vigoureuses. Puis, assurent-ils, enfumés par des informations trompeuses. Ensuite, rincés par le désastre des subprimes. Et – peut-être – achevés grâce à un délit d’initiés qui aurait permis à plusieurs grandes banques de spéculer sur la déconfiture.

Article extrait du Canard Enchaîné (sur Impotsutiles.com)

http://www.impots-utiles.com/comment-les-actionnaires-de-...

 Philippe WAHL : Un expert des emprunts toxiques à la tête de l’entité qui va reprendre les emprunts toxiques de Dexia

Ceux qui pouvaient avoir des inquiétudes vont très certainement être rassurés quand ils vont savoir que le patron de la Banque Postale, Philippe Wahl, exerçait auparavant ses responsabilités à la Royal Bank of Scotland, dont il fut Directeur général pour la France à partir de février 2007 avant, à partir d’avril 2008, d’occuper le poste de Special Advisor auprès du président de RBS Global Markets à Londres, puis d’être nommé en  décembre 2008 directeur général France, Belgique et Luxembourg de RBS Paris.

Si on regarde sur Wikipedia, on apprend un certain nombre de choses intéressantes sur cette banque

“La crise financière de 2008 a provoqué une chute de ses actions en bourse de 88,40 % l’an dernier en raison des actifs toxiques qu’elle détenait en ce qui concerne les credit default swaps. Depuis début 2009, l’action a perdu 80,38 % au 20 janvier portant ainsi la baisse à 97,58 % depuis le 1er janvier 2008.

ALTERNATIVES ECONOMIQUES

http://alternatives-economiques.fr/blogs/abherve/...

Londres va vendre sa participation dans Royal Bank of Scotland à Abou Dhabi

En 2008-2009, le gouvernement britannique avait injecté 45,5 milliards de livres (54,4 milliards d'euros) dans la RBS pour la sauver de la faillite. La vente d'une partie de la RBS se ferait aujourd'hui à perte, remarque la BBC, compte tenu des performances toujours médiocres de la banque. La participation du Trésor a été payée 50 pence par action alors que la RBS a fini à 28,5 pence lundi à la Bourse de Londres. Le Trésor a déclaré lundi qu'il ne privatiserait la RBS que lorsque l'opération assurerait une plus-value au contribuable.

La RBS est restée l'an dernier dans le rouge pour la quatrième année consécutive.

LE MONDE  avec AFP et REUTERS

http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/03/27/londres-v...

Prêts aux collectivités : la Banque Postale croit à un marché rentable (Philippe WAHL)

« Si nous y allons c'est parce que nous pensons qu'il va être rentable, qu'il va nous permettre de générer du PNB (produit net bancaire, équivalent du chiffre d'affaires), de la marge et du résultat », a indiqué le dirigeant (Philippe Wahl), en marge de la présentation des résultats. 

CBANQUE

http://www.cbanque.com/actu/29334/prets-aux-colle...

La Banque Postale va lancer une offre de crédit renouvelable en 2012 (Philippe Wahl)

La Banque Postale va proposer courant 2012 du crédit renouvelable, alors qu'elle l'avait jusqu'ici écarté de son offre de crédit à la consommation, a annoncé mardi le président du directoire, Philippe Wahl, en marge de la présentation des résultats.

"Nous pensons que le crédit renouvelable de la Banque Postale ne ressemblera à aucun autre", a affirmé M. Wahl, soulignant qu'il avait récemment défendu l'existence de cette forme de crédit lors de son audition devant des parlementaires.

Le crédit renouvelable est une réserve d'argent mobilisable à tout moment, mais le plus souvent assortie, en cas d'utilisation, d'un taux d'intérêt élevé.

AFP

http://www.ladepeche.fr/article/2012/03/13/130507...

Philippe Whal est également membre du Comité directeur de l'Institut Montaigne et y cotoie d'autres partisans de l'ultralibéralisme, de la casse des services publics et des sytèmes de protection sociale

http://www.institutmontaigne.org/biographie-philippe-wahl...

http://www.institutmontaigne.org/organisation-128.html

Philippe Wahl milite pour une réforme de la fiscalité au service de la social-compétitivité

Rapport de l'Institut Montaigne

Une fiscalité au service de la "social compétitivité"

 Président du groupe de travail : Philippe Wahl

RAPPORT - Mars 2012

 http://www.institutmontaigne.org/une-fiscalite-au...

 

Philippe Wahl milite pour le maintien des avantages fiscaux de l'assurance-vie et ne souhaite pas la création de nouveux produits d'épargne (Livrets réglementés)

 "Le sujet est moins d'inventer de nouveaux produits d'épargne --que les épargnants mettraient du temps à adopter-- que la stabilité fiscale" de ceux qui existent, notamment de l'assurance-vie, a déclaré le président du directoire de la Banque Postale, Philippe Wahl.

Selon lui, "la défiance vis-à-vis de l'assurance-vie trouve bien sûr sa source dans le rendement net d'inflation qui est bas" mais également dans l'instabilité de sa fiscalité.

"Si nous voulons favoriser l'épargne longue, il faut de la stabilité", a-t-il plaidé

AFP

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/03/27/97002...

06.05.2008

La Confédération CGT saisit les parlementaires - Banalisation du Livret A

Banalisation du Livret A
La CGT saisit les parlementaires

Le Conseil des ministres a adopté le lundi 28 avril un projet de loi dit de « modernisation économique » contestable sur de nombreux points. Il intègre en particulier les dispositions visant à organiser la distribution du livret A par l'ensemble des réseaux bancaires. Cette banalisation dangereuse va au-delà des demandes formulées par la Commission européenne.

# Elle va avoir 4 conséquences : la fragilisation du financement du logement social puisque la CDC ne centraliserait plus 100% des fonds collectés du livret A et que les banques se serviraient de ce produit d'appel pour promouvoir leurs propres placements,
# le risque de disparition du circuit de financement des PME par le livret de développement durable (LDD ex CODEVI),
# l'enfermement de la banque postale dans un rôle de « banque du pauvre »,
# le risque de démantèlement de la Caisse des dépôts et consignations, Institution de la République, actuellement sous l'unique contrôle du Parlement, principal financeur du logement social sur des prêts à long terme.
La CGT adresse à chaque parlementaire un mémorandum analysant les menaces contenues dans le projet de loi mais faisant de nombreuses propositions :
# augmentation immédiate du plafond du livret A à 20.000€ ce qui augmente d'autant les fonds pour financer le logement social;
# la CGT revendique la création de 240.000 logements sociaux par an,
# renforcement des missions de service public de la Poste sur tout le territoire
# création de fonds régionaux pour le développement solidaire des territoires par les ressources des livrets A et LDD,
# création par voie légale et réglementaire d'un service bancaire de base gratuit pour tous. La Cgt demande au gouvernement de retirer son projet et de réunir une table ronde rassemblant, outre les organisations syndicales, les associations de défense des consommateurs, les associations d'insertion, les associations d'élus et le mouvement HLM.

Montreuil, le 5 mai 2008

16.04.2008

Ne pas livrer le Livret A aux banques

L'HUMANITE - 15 avril 2008

Épargne populaire . La réforme du Livret A contraire au droit européen suscite la colère des associations.

Quelque peu déçu par la modestie des réactions politiques en France face à la réforme du Livret A voulue par le gouvernement, le collectif d'associations et de syndicats français Pas touche au Livret A a adressé hier une lettre à Neelie Kroes, commissaire européenne à la Concurrence, dans laquelle il explique combien le projet gouvernemental de réforme de ce livret est « contestable », au regard du droit européen, et il lui demande donc, à l'occasion de son passage à Paris, le 29 avril prochain, à être reçu.

Après avoir rappelé son opposition à la banalisation de ce produit d'épargne défiscalisé à taux réglementé (3,50 %), actuellement commercialisé par les caisses d'épargne, la Banque postale et le Crédit mutuel, le collectif s'insurge contre le dévoiement de la volonté européenne par le gouvernement français. La Commission avait demandé la généralisation de la distribution à toutes les banques au 1er janvier 2009, sans que cela n'affecte le financement du logement social, mais le gouvernement a décidé d'en rajouter en mettant fin à la centralisation des fonds par la Caisse des dépôts (CDC), source financière majeure du logement social.

« Il est désormais certain que le projet du gouvernement français visant le Livret A s'écarte notablement de la décision de la Commission européenne et apparaît contestable quant à l'application du droit européen », dénonce le collectif dans sa lettre. Pour Loïc Daguzan, du collectif, le besoin en liquidités des banques, après la crise bancaire, est si grand que le ministère des Finances a décidé de lui offrir cette manne. Ce faisant, il prive le logement social d'un apport essentiel de fonds.

D'autre part, le collectif pointe le fait que le projet prévoit que «seule la Banque postale aurait l'obligation d'ouvrir un Livret A à toute personne en faisant la demande» et il interroge : «Une obligation exclusive pesant sur ce seul établissement est-elle conforme au principe de "concurrence libre et non faussée" mis en avant par les banques pour obtenir la banalisation du Livret A ? »

Au total, le projet « ne rencontre en France aucun assentiment, si ce n'est celui des banques », s'indigne le collectif, qui reproche au gouvernement d'avoir ignoré les associations de consommateurs et la demande du mouvement HLM de garantir « l'avenir du financement du logement social ». Sourd, le gouvernement français prévoit le passage de ce texte en Conseil des ministres le 28 avril prochain. La commissaire européenne aura-t-elle l'oreille moins sélective ?

Dany Stive

09.04.2008

LIVRET A : DERNIERES INFOS RAPIDES

Dernières infos rapides :
 
- Après l'AGEFI, les Échos confirment ce matin le passage en conseil des ministres du projet de loi de modernisation le lundi 28 avril
 
- Peyrelevade, l'ancien banquier,  a demandé à être auditionné devant le groupe de travail sénatorial qui prépare le débat sur le projet de loi de modernisation de l'économie.
 
Date prévue d'audition : 17 avril.
 
Vraisemblablement, il va reprendre la ligne qu'il a déjà exposé dans le journal LE MONDE : pas question de toucher à la centralisation des fonds collectés sur Livret A auprès de la CDC sous peine d'engager le démantèlement de tout le système de financement du logement social.
 
- Les associations d'élus locaux que nous avons rencontré la semaine dernière (Maires Ruraux, Petites Villes, Villes Moyennes, Grandes Villes, Communautés urbaines et Villes et Banlieue) réfléchissent - avec le mouvement HLM - à une expression publqiue commune sur le dossier Livret A
 
Ci-dessous synthèse du débat sur le financement du logement social qui a eu lieu le 4 avril
entre le mouvement HLM et plusieurs associations d'élus locaux (source : site Localtis financé par la CDC)
 

 
Logement social

Des pistes pour optimiser un financement qui s'essouffle !

publié le 07 avril 2008 - Localtis

"Les acteurs de l'habitat", réseau de l'Union sociale pour l'habitat (USH), de l'Acuf, de l'ADCF et de l'AMGVF qui réunit les délégataires des aides à la pierre, avaient choisi pour leur troisième rencontre nationale du 4 avril, comme sujet d'actualité : le financement du logement social. Le même jour, les membres du gouvernement se réunissaient pour la révision générale des politiques (RPPP) donnant une place de choix à cette problématique. 

Tous les intervenants, comme les nombreux professionnels réunis à Paris dans les locaux de la Caisse des Dépôts, ont rappelé leur difficulté croissante à boucler les montages financiers des opérations. Non seulement ils ont constaté des coûts de production en augmentation perpétuelle, mais ils ont aussi mis en avant la part élevée d'opérations de mixité sociale plus chères (implantations foncières urbaines), le développement de plus petites opérations et donc plus coûteuses, ou encore l'importance de la production en Vefa (vente en l'état futur d'achèvement) estimée de 8 à 10% plus chère qu'en construction neuve.


Illustration avec le Grand Besançon : "Sur la base d'une opération réalisée en 2004, nous avons élaboré des simulations si cette opération était bouclée en 2008 et si elle prenait en compte les nouvelles normes techniques", a relaté Loïc Leroy, responsable du service habitat et politique de la ville de la communauté d'agglomération du Doubs. "En augmentant au maximum la participation des fonds propres des organismes HLM, avec un soutien de l'Etat en stagnation, la participation de la collectivité territoriale devrait doubler. La seule variable d'ajustement pour permettre l'équilibre de l'opération serait donc la participation financière de l'EPCI." Les collectivités vont dépasser en 2009 le milliard d'euros pour financer le logement : "Elles sont au taquet !", a rajouté Dominique Braye, sénateur et président de la communauté d'agglomération de Mantes-en-Yvelines.

 

Optimisation des financements

Face à des annonces nationales particulièrement fortes et déstabilisantes comme l'abaissement des plafonds de ressources pour accéder au logement HLM, la mise en place d'une politique de surloyers, le bouclage pour 2012 du conventionnement global assorti de sanctions, la rénovation en profondeur du 1% logement ou encore la réforme du livret A, les praticiens de terrain - techniciens et élus locaux - opposent des solutions pour réduire les coûts et surtout optimiser l'intervention des collectivités territoriales. "Avec l'aide de l'observatoire de l'économie de la production, nous avons eu les arguments pour que les communes renforcent leur politique sur le foncier, facteur déterminant dans le coût des opérations", explique Frédéric Jullian, directeur du développement urbain de la communauté d'agglomération "Tours plus".

A Nantes Métropole, la mise en place de tableaux de bord des coûts des opérations a permis de formaliser une politique de modulation des aides en fonction des secteurs territoriaux et de la configuration des opérations. "La fourchette de notre soutien est de zéro à 12.000 euros par logement", a expliqué Anne Berty, directrice du service de l'habitat et des solidarités de Nantes Métropole. "Notre responsabilité sur les surcoûts concerne les questions d'optimisation des parcelles à construire et les coûts d'aménagement parfois supérieurs aux droits à construire. Il ne faut pas non plus provoquer des surcoûts en développant de nouvelles normes locales."  Autre point d'action, les majorations locales de loyers, sujet particulièrement sensible mais qui selon les territoires peuvent encore dégager certaines marges de manoeuvre. "Une mutualisation des expériences serait dans ce domaine bienvenue", selon Anne Berty.
 

Un nouvelle péréquation financière entre collectivités ?


Pour les délégataires à la pierre présents à la journée du réseau des acteurs du logement, il est difficile d'envisager de lancer des opérations équilibrées financièrement. Les projets de réforme annoncés au niveau national ne font que conforter cette analyse assez pessimiste sur l'avenir. "La hausse attendue des plafonds de loyers ne risque-t-elle pas de fermer l'accès des HLM aux classes moyennes ? La recherche d'une meilleure péréquation pourrait-elle passer par des nouveaux outils de solidarité entre collectivités ? (voir article de Localtis : "Proposition en faveur d'une dotation logement social pour les communes", 28 mars 2008).

N'est-il pas possible de trouver des dispositifs pour que le secteur d'intérêt général participe à la maîtrise du marché ?", a lancé Dominique Dujols, directrice des relations institutionnelles et du partenariat de l'USH. Pour le Livret A, Benjamin Dubertret , le nouveau directeur des prêts et de l'habitat de la Caisse des Dépôts, a rappelé les enjeux de la réforme : "On sait que le taux de centralisation va être défini par décret mais que la loi va définir un plancher législatif. Si la baisse du commissionnement des banques est élevée et si elle impacte sur les taux des prêts de la CDC, alors la gamme des produits pourra être revisitée et les taux de sortie des prêts pourraient  baisser." 

 Face aux annonces gouvernementales d'une prochaine réforme du 1% logement, Bertrand Goujon, directeur général de l'UESL, a estimé que les efforts devaient porter sur la contribution au financement des logements économiquement accessibles (dont le Pass-foncier) et sur les dispositifs de sécurisation des parcours résidentiels (GRL).
Les opérateurs, enfin, se demandent notamment si l'Etat envisage de prolonger l'exonération de taxe foncière sur les propriétés bâties (article 23 de la loi ENL) au-delà de 2009.  

Clémence Villedieu

06:35 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : LIVRET A, BANQUE POSTALE, COUR DES COMPTES | | |  Facebook

29.03.2008

Livret A : Un compte bancaire pour tous, car tous y ont droit !

« Toute personne physique ou morale domiciliée en France, dépourvue d'un compte de dépôt, a droit à l'ouverture d'un tel compte dans l'établissement de crédit de son choix ou auprès des services. »

Ce droit au compte n'est pas une revendication nouvelle mais tout simplement l'article L.312-1 du Code monétaire et financier qui devrait permettre à TOUTE PERSONNE de pouvoir ouvrir un compte comportant les 12 services bancaires de base gratuits.

Or, nous constatons que nombreux sont ceux qui se voient exclus de cette possibilité et notamment les étrangers, en situation régulière ou non.

Les associations signataires s'élèvent contre les trop nombreux freins rencontrés dans l'application de la procédure d'accès au droit au compte :

Les banques refusent les passeports et cartes d'identité émis par les pays d'origine et exigent des titres de séjour en cours de validité.

Certains titres de séjour sont refusés par les banques au motif qu'ils sont précaires (autorisations provisoires de séjour, récépissés de demande de titre...)

Les récépissés constatant le dépôt d'une demande d'asile ne sont pas considérés comme des documents officiels, alors qu'ils sont émis par les préfectures.

Les attestations de domiciliation administrative ou associative sont tantôt refusées, tantôt exigées (la Banque Postale à Paris exige ainsi de demandeurs d'asile hébergés chez des particuliers qu'ils produisent une attestation de domiciliation associative).

La Banque Postale, qui est souvent sollicitée, n'ouvre pas de compte courant aux étrangers mais des Livret A, qui ne comportent pas d'autres services que le dépôt et le retrait d'argent. Il n'est pas proposé de moyens de paiements. Les demandeurs d'asile, SDF, apatrides et gens du voyage se voient même refuser l'accès à une carte de retrait.

Toute décision bancaire doit faire l'objet d'une notification écrite, en particulier si elle est négative. Faute de quoi il s'agit d'une violation de l'article L.312-1 du Code monétaire et financier, qui prévoit la saisine de la Banque de France en cas de refus.

Or, il apparaît que les banques opposent des refus verbaux aux guichets et ne délivrent pas d'écrits aux populations étrangères, ce qui les empêche de faire exercer leurs droits auprès de la Banque de France. Par ailleurs, même lorsqu'il y a un refus écrit, la Banque de France, qui désigne alors l'établissement, ne contraint pas celui-ci à ouvrir effectivement un compte courant.

La liste de ces dysfonctionnements est longue, trop longue et forcément injuste. D'autant plus injuste que cette non application touche plus durement les personnes démunies.

L'exclusion financière est alors profonde et l'on sait que celle-ci renforce durablement l'exclusion sociale.

Nous, associations signataires, demandons que les débats actuels autour de la nouvelle organisation des services bancaires et de l'avenir du Livret A s'attachent à interdire ces pratiques discriminatoires et illégales, et à rendre enfin effectif l'accès au droit au compte.

Nos associations demandent que la loi soit respectée :
un compte bancaire pour tous, car tous y ont droit !

Signataires:
Association de solidarité aux familles roumaines. ATMF. Autremonde. CIMADE. COMEDE. COPAF. CATRED. Collectif national droits de l'Homme Romeurope. CLASSES. Dom'Asile. Emmaüs-France. FAPIL. GISTI. Hors la Rue. LDH. MRAP. PROCOM.Réseau solidarités Roms. RESF. RomsAction. SOLIDAIRES. Une famille un toit 44.

Pour la première fois, La Poste va verser un dividende à l'Etat

C'est une bonne nouvelle pour La Poste et pour son actionnaire, l'Etat. En 2007, l'année de la crise financière, l'entreprise publique dirigée par Jean-Paul Bailly a réalisé des bénéfices de 943 millions d'euros, en hausse de 16,1 % par rapport à 2006.

Le conseil d'administration devait se réunir, jeudi 27 mars, pour avaliser le versement à l'Etat, pour la première fois de son histoire, d'un dividende de 141 millions d'euros. Une contribution bienvenue pour les finances publiques.

LES OBJECTIFS 2008-2012
Rentabilité. Le plan «performance et confiance» vise à atteindre la rentabilité des «meilleurs groupes postaux européens» et «retrouver une solidité financière». La Poste vise une marge d'exploitation de 8,5 % en 2012 et un résultat d'exploitation de 2 milliards d'euros.

Investissements. En 2008, 1,3 milliard d'euros d'investissements internes sera engagé. La Poste veut aussi «saisir de nouvelles opportunités d'acquisition dans le respect de ses équilibres financiers».

Pour la première fois également, La Poste, en réorganisation permanente depuis dix ans, est aussi rentable que la Deutsche Post allemande, présentée depuis toujours comme "le modèle". Sa marge d'exploitation (résultat d'exploitation rapporté au chiffre d'affaires) passe de 4,2 % en 2006 à 6,2% en 2007. Sa dette s'est allégée d'un peu plus d'1 milliard d'euros, à 6,2 milliards.
Avec un chiffre d'affaires en hausse de 3,4 % en 2007, à 20,8 milliards d'euros, La Poste a profité de tous ses métiers : malgré la baisse du trafic postal liée à Internet (– 1 %, hors effet de l'élection présidentielle), les revenus du courrier ont augmenté de 2,2 % (11,5 milliards d'euros), notamment grâce au marché des entreprises. Les revenus de l'activité colis et des envois en express progressent de 8 % (4,5 milliards d'euros) et ceux des services financiers de 2,2 % (4,7 milliards).

Créée il y a deux ans, La Banque postale, qui doit se cantonner, jusqu'à la fin 2009, à la collecte d'épargne et à la distribution de crédits immobiliers, s'est bien tenue dans un paysage financier très chahuté. Elle gère désormais plus de 250 milliards d'euros d'épargne (+ 4,5 %) et 23 milliards d'euros d'encours de crédits.

Fait notable, La Banque postale n'a pas investi dans des produits adossés aux fameux crédits immobiliers américains à risques, les subprimes, mais a, au contraire, profité de la crise financière pour prêter de l'argent aux banques en mal de liquidités. Cette activité de prêts interbancaires lui aurait rapporté près de 100 millions d'euros.

"Recours acccru à l'intérim"
Ces bons résultats de 2007, toutefois, n'enlèvent rien à l'ampleur des défis qui attendent La Poste dans les années à venir : d'abord, la perte du monopole du Livret A au 1er octobre 2008; ensuite, l'ouverture totale du marché du courrier, à compter du 1er janvier 2011. Les réformes seront accélérées, afin de moderniser une entreprise dont la man½uvrabilité reste insuffisante, aux yeux de ses dirigeants, dans le contexte de mise en concurrence de toutes ses activités.

Pour faire face, les dirigeants de l'entreprise publique entendent accélérer les réformes. Dans l'activité courrier, de nouvelles "plate-formes industrielles" seront installées pour moderniser les circuits de traitement : 6 sont déjà opérationnelles, 10 autres sont annoncées en 2008, dont une à la Roche-sur-Yon capable de traiterjusqu'à 30 millions de plis par an pour les entreprises.

Le réseau de bureaux de poste aussi poursuivra sa mue. La Poste veut continuer à en transférer la gestion à des partenaires, communes ou commerçants. Sur les 17 000 points de vente que maintient aujourd'hui La Poste sur le territoire, il ne reste plus aujourd'hui que 12 000 "vrais" bureaux de poste, dont 4 500 de plein exercice, distribuant toute la palette des services postaux et financiers. En 2008, plusieurs centaines de bureaux seront rénovés, pour améliorer le service aux clients, encore souvent critiqué.

L'accélération des réformes à La Poste ne va pas sans déstabiliser le personnel. Les guichetiers se disent un peu perdus face à la nouvelle politique "d'enseigne", qui les conduit à vendre, en même temps que les timbres, des services à la personne, la carterie et des gadgets. Les facteurs se plaignent de tournées à rallonge, avec des salaires souvent proches du SMIC. Pour 2007, l'intéressement des postiers n'excédera pas 102 euros bruts quand celui des salariés de La Banque postale atteint 2 800 euros en moyenne.

"La Poste se banalise, augmente ses tarifs, s'éloigne des usagers. L'incompréhension est d'autant plus forte que la précarité de l'emploi augmente, avec un recours accru à l'intérim", commente Régis Blanchot, du syndicat SUD-PTT. En 2007, La Poste maison mère a supprimé 7 000 postes, ramenant ses effectifs de 271 937 à 264 781 personnes.
Anne Michel - LE MONDE

18.03.2008

La généralisation du Livret A, inconnue de taille pour La Banque Postale

Source Les Échos

Le Livret A représente 14,3% du produit net bancaire de la filiale de La Poste. Mais la direction de la banque, qui prépare l'avenir avec notamment les crédits à la consommation, n'est pas inquiète de la réforme envisagée

La généralisation annoncée de la distribution du Livret A à toutes les banques françaises fait peser une inconnue sur l'avenir de La Banque Postale, même si ses dirigeants tentent d'en relativiser l'impact et semblent satisfaits de la tournure prise par la réforme. "C'est évidemment un enjeu important mais nous ne nous sentons pas du tout assiégés", a assuré Patrick Werner, président de la filiale bancaire de La Poste, lors d'un séminaire avec des journalistes.

Produit d'épargne réglementé, le Livret A représente pourtant 14,3% du produit net bancaire (PNB, équivalent du chiffre d'affaires) et plus de 20% des encours de la banque, l'un des trois établissements à pouvoir le distribuer avec la Caisse d'Epargne et le Crédit Mutuel.

La Banque Postale "exposée" selon la Cour des Comptes
Dans un rapport publié la semaine dernière, l'agence Standard and Poor's a prévenu que sa banalisation faisait peser un risque accru sur la rentabilité des banques distributrices et que, parmi elles, La Banque Postale était "la plus exposée".

La Banque Postale affirme qu'elle perd déjà 88 millions d'euros chaque année sur la collecte du Livret A, en raison d'un grand nombre d'opérations de guichet effectuées par un public fragile, qui s'en sert comme compte courant. Avec la banalisation, la crainte est que les gros livrets partent vers la concurrence et ne compensent plus les coûts générés par les petits livrets.

Telle qu'elle se présente actuellement, la réforme semble pourtant avoir les faveurs des dirigeants de La Poste qui estiment "avoir fait passer nombre de messages". "C'est une décision qui nous dérange car elle met fin à un monopole partagé mais qui nous arrange puisqu'elle reconnaît notre mission d'intérêt général", assure Patrick Werner.
28% des livrets seraient rentables

Le ministère des Finances a indiqué qu'une rémunération spéciale serait prévue pour financer la mission d'accessibilité bancaire exercée par La Poste. Cette dernière estime le coût de cette mission à entre 400 et 500 millions d'euros.

Alors que les autres banques haussent le ton, la filiale de La Poste va même jusqu'à défendre la proposition gouvernementale d'une baisse de rémunération sur la collecte du Livret à 0,4% des encours (contre 1,3% aujourd'hui pour La Banque Postale). "Si on a la rémunération pour l'accessibilité bancaire, un taux à 0,4% nous suffit", a ainsi déclaré Jean-Paul Bailly, président du groupe La Poste.

Dans un rapport récent, la Cour des Comptes écrit pourtant qu'avec le taux actuel de 1,3%, les livrets dont l'encours est inférieur à 800 euros ne sont pas rentables pour La Banque Postale, même si aucune opération n'est effectuée sur le compte. Or, seuls 28% des livrets de La Banque Postale dépassent ce seuil de rentabilité.
Poids du réseau de La Poste

La banalisation du Livret A n'est pas le seul défi posé à La Banque Postale. Née il y a un peu plus de deux ans, la filiale bancaire de La Poste, qui se revendique comme une "banque pas comme les autres", doit faire face à plusieurs handicaps de taille par rapport à ses principales concurrentes.

Tout d'abord, elle doit assumer "une base de coûts fixes extrêmement importante" liée notamment à sa participation à l'entretien du réseau de La Poste, a souligné Patrick Werner. Ce réseau, qui compte 17.000 points de vente, est jugé "surdimensionné" par rapport "aux besoins propres" de la banque, selon un rapport de la Cour des Comptes publié vendredi.

Qui plus est, la banque n'en a pas la maîtrise et ne bénéficie donc pas des gains de productivité qu'elle réalise. Ainsi, si les opérations bancaires au guichet ont reculé de 11,9% entre 2004 et 2006, notamment grâce à une incitation des clients à utiliser le guichet automatique, le coût supporté par La Banque Postale a dans le même temps progressé de 14,1%, selon la Cour des Comptes.

Pour y faire face, Patrick Werner a présenté vendredi une stratégie basée sur la montée en puissance du chiffre d'affaires de la banque, grâce à une diversification de ses produits et une multiplication des partenariats et des modes de distribution. L'idée est simple : à défaut de réductions de coûts, la rentabilité passe par l'augmentation des volumes. Car "plus le volume est grand, moins c'est cher", selon l'expression de Patrick Werner.

La banque espère ainsi beaucoup de son lancement dans le crédit à la consommation, autorisé fin 2007 par le ministère des Finances. "Notre envie est féroce d'être en marché le plus vite possible", assure Patrick Werner. La commercialisation de ces crédits devrait avoir lieu fin 2009 au plus tôt, et la banque en attend une amélioration sensible de son coefficient d'exploitation (indicateur de bonne gestion d'une banque).
Cherche partenaire

La filiale de La Poste recherche activement un partenaire pour développer le crédit à la consommation. Patrick Werner a précisé que le processus de sélection du partenaire, auquel les principaux organismes français de crédit à la consommation participent, était en cours et qu'il devrait être achevé d'ici à la fin 2008. "Je sais que parfois ça défie le sens commun de dire qu'il faut deux ans pour la totalité du processus. Moi, je vous dis que si on arrive à le faire en deux ans, c'est une performance remarquable sur un dispositif de cette taille", a indiqué le dirigeant vendredi.

Ce nouveau produit ne devrait toutefois pas permettre à lui seul d'atteindre les objectifs 2010 de la banque, surtout si la réforme du Livret A venait à affecter sensiblement son équilibre financier. C'est pourquoi Patrick Werner milite d'ores et déjà pour que son établissement puisse distribuer des contrats d'assurance dommage. "A l'heure de l'ouverture du Livret A, qu'est-ce qui justifie que nous ayons encore des boulets au pied ?", demande-t-il.

Comme pour le crédit à la consommation, le développement de l'assurance dommage devrait passer par un partenariat. La politique d'alliance est en effet centrale dans la stratégie de la banque, à la fois pour financer le développement de nouvelles activités et diversifier les modes de distribution. Elle l'a déjà testé, avec la Société Générale pour la monétique ou avec Oddo pour la banque privée.

Elle pourrait demain l'appliquer au crédit aux entreprises et collectivités locales. Si Patrick Werner admet n'avoir pas à ce jour le "savoir-faire" nécessaire en la matière, il a fait savoir à la Cour des Comptes que cette activité faisait "partie des hypothèses de développement stratégique".

Produit net bancaire en hausse
Pour le passé, La Banque Postale devrait faire état d'un produit net bancaire (chiffre d'affaires) en hausse sur 2007. Selon des prévisions révélées par la Cour des Comptes dans un rapport récent, le produit net bancaire devrait augmenter de 4%, à 4,8 milliards d'euros, pour un résultat de 500 millions d'euros. Le résultat progresserait nettement, indique la Cour des Comptes qui précise que le chiffre de 500 millions d'euros n'inclut pas une reprise de provision pour l'épargne logement de 117 millions d'euros. Le coefficient d'exploitation (indicateur de bonne gestion d'une banque) devrait avoir poursuivi son amélioration, à 89,8% contre 91,8% en 2006. (source AFP)

05:45 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : LIVRET A, BANQUE POSTALE, COUR DES COMPTES | | |  Facebook