16.07.2008
Rencontres Nationales de l'habitat choisi
Rencontres Nationales de l'habitat choisi
du 1 au 4 août 2008
à St Jean du Gard, en Cévennes
L'association Halem (dont le membre fondateur Joe Sacco est décédé en mars 2008 -voir site web) oeuvre à mettre en réseau le tissu important d'habitants volontaires de logements éphémères ou mobiles, ou « habitats choisis ». (voir le site http://www.halemfrance.org/)
Ce que nous appelons communément des « habitats choisis » sont issus d'un spectre large d'habitats allant du logement fixe (cabanes, structure de toile aménagées, mobiles-home en camping à l'année…), au mobile (caravane, véhicule motorisé aménagé, roulotte, tipi, yourte…).
Les gens qui y vivent font un choix délibéré qui correspond a minima à leurs philosophie de l'habitat.
C'est un droit que nous pensons être fondamental…
Hors ce droit apparaît aujourd'hui très difficile, voire impossible à faire valoir au regard de l'accumulation de réglementation sur l'occupation des sols, la réglementation liée au nomadisme, diverses chartes régionales et d'autres textes que nous ne pourront pas détailler ici…
C'est pourquoi Halem cherche aussi à faire reconnaître ce droit auprès des institutions en travaillant avec tous les interlocuteurs possibles afin de faire évoluer à l'aide de propositions concrètes cette réglementation trop imparfaite…
Ce propos nous l'avions déjà évoqué à St Jean du Gard en 2006, pendant le débat des rencontres du film documentaire, événement qui a pu permettre la création de la coordination des réseaux, dont l'animation fut confié à Halem.
Dès lors, Joe Sacco a continué son tour de France pour tisser les liens entre nous et les institutionnels, dont plusieurs rencontres avec les ministères chargés de la cohésion sociale, à travers un projet intitulés « terrains de vie », qui visait à modifier la circulaire sur les « terrains familiaux » en un texte plus ouvert au projets émanant des habitants eux mêmes, et permettant de vivre leur choix légalement sur des terrains privés…
Le dernier exploit d'Halem pour lequel Joe fut un vaillant défenseur, a été d'organiser un forum sur la place de la Bourse à Paris, en collaboration avec les élus locaux. Pendant un week-end, les passants et les élus ont pu découvrir un village de yourtes en exposition.
Inutile de préciser que cet événement a eu un excellent retour de la part du public, des médias et quelques bons soutiens des élus (dont un parlementaire).
Nous voulons avec ces rencontres estivales, organiser un événement aux objectifs identiques en Cévennes… J'insiste sur le fait que notre démarche principale vise à rencontrer lors d'ateliers débats des élus locaux, des représentants d'institutions gestionnaires des territoires (Parcs, Etats), et tous ceux qui sont désireux de faire avancer le débat.
Le Lieu : les Cévennes Parce qu'il existe depuis longtemps de nombreuses expériences « d'habitats choisis », certaines plus légales que d'autres, mais qui ont toujours fait l'objet d'une douce clémence liée à un contexte local particulier.
Ces expériences, pour la plupart heureuses, sauraient être des exemples de réussite d'intégration à la société civile si elles n'étaient pas aujourd'hui menacées elles aussi par la réglementation évoquée plus avant.
Ces rencontres se dérouleront sur plusieurs sites des Cévennes Gardoises dont :
L'écosite de la Borie , St Jean du Gard, qui nous semble être l'emplacement idéal pour réaliser ce type d'évènement.
Il est le symbole d'une lutte locale qui a permis la rencontre de diverses populations pour converger vers un objectif commun. Nous souhaitons que cette rencontre ai aussi ce visage.
Une partie de son espace seulement servirait à accueillir un « village expo » composé de tipis et de yourtes qui accueillerait les débats, les ateliers et diverses expositions « grand public » sur l'habitat choisi.
Les véhicules légers des visiteurs resteront sur le parking près de la route, des toilettes sèches seront construites pour les besoins du public.
Les véhicules lourds iront sur un autre site à Thoiras, destiné à cet accueil…
Nous garantissons la réversibilité totale de notre séjour (on rend le lieu d'accueil comme nous l'avons trouvé).
Pour trouver l'écosite de la Borie cliquez sur ce lien La Borie, 30270 Saint-Jean-du-Gard
(inscription plus que souhaitable).
La maison Mazel, St Jean du Gard, autre symbole de résistance, voisine du site de la Borie, pourra probablement accueillir elle aussi des ateliers débats et des projections vidéo. (en attente de programmation).
L'espace d'accueil temporaire « la mine », à Thoiras, accueillera les représentants de la coordinations des réseaux et les participants qui seront venus avec des gros véhicules… (inscription obligatoire).
Ceux et celles qui souhaitent participer à cet événement, tant dans l'organisation qu'au cours des interventions sont les bienvenus et peuvent dès à présent s'inscrire sur la page “inscription“
En cas d'urgence ou plus de détails :
Clem 06 30 94 85 71 (Ariège)
Wilhem 06 73 98 77 27 (Cévennes)
Halem 06 18 94 75 16 (National)
sur le web :
http://habitatchoisi.unblog.fr/
Bienvenue à tous !
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| Tags : cabanes, structure de toile aménagées, mobiles-home en camping à l'année…), au mobile (caravane, véhicule motorisé aménagé, roulotte, tipi |
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06.03.2008
LE SITE À VISITER
Pourquoi avoir imaginé de vous créer ce petit site avec des plans de cabanons. Parce que l’homme habite de plus en plus en client «consommateur », sans autre poésie, sur une terre de plus en plus ravagée par l’asphalte et le béton! Désormais, il ne bâtit plus dans l’intention que l’habitat soit réellement habité, mais dans l’unique intention qu’il soit habile à produire des plus-values. Devant la flambée des prix de la construction, construire devient une chose de plus en plus difficile, voire quasi impossible pour une frange croissante de la population. On constate qu’en s’infiltrant dans la nature, un peu partout germe une sorte de « cabanisation spontanée », sous forme de cabanes, mais aussi de yourtes, caravanes ou autres abris de fortune. Bien qu’il soit difficile d’évaluer le phénomène, c’est une réponse évidente aux difficultés de logement. Habiter devient un luxe réservé à une élite, dont vous ne faites peut-être pas partie. Nous sommes donc face à deux solutions, soit être riche, ce qui n’est peut-être pas votre cas, soit habiter ces cages à lapins que notre société nous impose. Mais vous méritez mieux que les lapins. Tout le monde est en droit d’espérer mieux que de croupir dans des refuges de misère plus ou moins délabrés. Faites donc face au système inflationniste du marché immobilier et envisagez l’alternative selon l’approche «simplicité-volontaire » en cultivant cet art de vivre dans des espaces condensés réduits à l’essentiel. Pourquoi ne pas imaginer habiter dans un petit cabanon astucieusement agencé. C’est une manière d’aller dans le sens de la décroissance, d’apprendre à consommer moins en habitant volontairement plus simplement. L’idée même d’habiter un cabanon exclut toute notion de richesse, parce qu’il n’y a pas de place pour y accumuler des objets. C’est s’offrir un style de vie plus proche de la nature et donner libre cours à son « imagination poétique". L’auto-construction est en quelque sorte le moteur de l’expérience, un moyen de se prendre en main, de se construire dans tous les sens du terme. Le logement doit rester l'affaire de tous et pas seulement des spécialistes, c’est à vous de le construire. Autoconstruire son habitat c’est faire l’économie de la main d’œuvre, soit 60% du budget de sa maison ou passer quelques mois à se construire sa maison plutôt que de passer toute une vie à se la payer. Plutôt que de construire votre cabanon isolé, envisagez l’idée d’habiter à plusieurs en vous regroupant en écohameaux, en vous partageant le terrain, les sanitaires et les infrastructures communes. Rassemblez-vous à plusieurs, en quartiers paysagés et construisez de manière compacte de manière mitoyenne, en vous regroupant à nouveau en rues, comme les vaches dans un pré, de manière à vous réchauffer les uns les autres. Cela permettra de mieux rentabiliser la surface du terrain, d’économiser le parement et les châssis d’une ou deux façades. Pensez «bioclimatique» ou solaire passif, aménagez votre cabanon en privilégiant les ouvertures au sud et en les réduisant au nord pour réduire les déperditions. Toutes les communes disposent de terrains, il suffit de négocier et concrétiser un statut juridique. C’est une alternative qui me semble aller de soi, un concept largement concrétisé au «Quartier de la Baraque» à Louvain la Neuve en Belgique. Il suffit d’inciter votre commune, à l’instar de Louvain-la-Neuve, à mettre un terrain communal à disposition via un bail emphytéotique ou toute autre forme de location. Ce choix politique permettrait de construire de petits ensembles de cabanons regroupés en quartiers paysagés et contourner ou anticiper ainsi la floraison sauvage de bidonvilles. La combinaison de toutes ces idées germe en moi déjà depuis pas mal d’années, elle n’est pas si utopique que ça, puisque, comme nous venons de le voir, elle existe déjà au «Quartier de la Baraque». Il va de soi que cette idée nécessite un encadrement comprenant divers coordinateurs, comme un urbaniste, un architecte, un assistant social et j’en passe. Pour plus de facilités, ces éco-cabanons seraient équipés des sanitaires et infrastructures communes. Pour le reste c’est comme pour tout autre habitat collectif, une manière nouvelle d’envisager la vie, une piste que je vous invite à creuser. Si vous êtes motivés, contactez donc votre commune et proposez-leur le projet. Contactez-moi, c’est avec plaisir que je vous imaginarais votre petit ensemble de cabanons groupés. Mais peut-être sommes-nous obligés d’attendre une onde de saturation ou un événement de choc pour que de telles initiatives se développent ? Christian La Grange christian_lagrange@skynet.be
06:30 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : ALTERNATIVE CABANON, CABANES |
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