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17.04.2010

Crise mondiale de l'emploi : Le FMI nous propose de partager ... le chômage !

Doit-on partager le travail ou le chômage ?

La question, loin d'être anodine, pourrait être en ces temps de chômage de masse à la base d'un choix de société pour le futur !

Dans le cas du FMI, on a une solution : Mettre fin rapidement aux "privilèges scandaleux" des salariés en CDI !

Quelle est l'analyse du FMI sur la situation du chômage ?

Le FMI s'inquiète de la situation et écrit dans un chapitre des "Prévisions économiques mondiales" semestrielles :

" ... / ... Le FMI a basé ces prévisions sur un examen des tendances de l'emploi lors des phases qui ont suivi les précédentes récessions mondiales. Pour plusieurs économies développées, la possibilité d'une reprise lente de l'activité et la nature de la récession récente présage de taux de chômages élevés à court terme", a prévenu le Fonds ... / ... Comme un chômage élevé peut rapidement devenir un problème structurel, cela pourrait entraîner des difficultés politiques et sociales graves ... / ... La profondeur et la durée de la Grande récession dans plusieurs économies développées a créé la nécessité de certains ajustements structurelles pour leurs marchés du travail ... / ... La tâche des responsables politiques est de faire en sorte que cet ajustement se fasse le plus en douceur possible et de minimiser les conséquences économiques et sociales de long terme d'un taux de chômage obstinément élevé .. / ... "

Et quelle sont ses suggestions proposées dans son rapport ?

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10:57 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chômage, emploi, cdd, cdi, fmi, dsk | | |  Facebook

07.03.2009

AGENDA DE L'ASSOCIATION ABCDE

L'Association ABCDE (Association Bas-Rhinoise des Chômeurs et Demandeurs d'Emploi) s'adresse à toutes les personnes en situation de chômage ou de précarité (CDD, contrats aidés, Rmistes, jeunes à la recherche d'emploi) et vous propose de venir vous informer et échanger sur votre situation, vos droits et sur les nouveaux dispositifs concernant l'Offre Raisonnable d'Emploi (O.R.E.), le nouveau Projet Personnalisé d'Accés à l'Emploi (P.P.A.E.), la nouvelle convention UNEDIC, le RSA, etc.

INVITATIONS mars 2009 Groupe ILLKIRCH
MARDI 10 Mars à 18h30
au Pôle Associatif de l'Illiade,
11, allée François Mitterand

Groupe HAGUENAU
MERCREDI 11 Mars à 18h30
6, place Robert Schuman (derrière la M.L.C,dans la cour)

Groupe STRASBOURG
LUNDI 16 Mars à 18h30
à l'A.R.E.S,centre socio-culturel de l'Esplanade 10, rue d'Ankara(tram esplanade, ligne C et E)

Groupe BISCHWILLER
MARDI 17 Mars de 14h à 16h
au CASF 7, rue des Casernes

Groupe SCHILTIGHEIM
Mardi 17 Mars à 18h30
au centre socio-culturel du marais 8, rue de Touraine
(tram marais ligne B)

LE SITE : http://abcde67.monsite.orange.fr/index.jhtml

12.05.2008

Nouvelles règles chômage : la paupérisation possible ?

Source Betapolitique / Grace aux echos.fr on connaît le projet du gouvernement en terme de "réforme" de l'indemnisation des chômeurs. On croyait que c'était aux partenaires sociaux de négocier, mais il semble qu'ils ne doivent pas sortir du cadre fixé par Fillon et ses amis. Je rappelle que Sarkozy avait promis de porter l'indemnité à 90% du dernier salaire pendant la campagne : Un mensonge de plus !

      Imaginons un chômeur qui enchaîne des CDD. Il fait partie du lot de précaires destinés à permettre à l'économie de fonctionner. C'est sur lui que se porte la charge de la flexibilité dont on nous vante les mérites depuis des années. Mais cela peut aussi être le cas d'un CDI qui peut être interrompu sans trop de problèmes comme l'a rappelé Maxime Pisano: Non le licenciement n'est pas impossible en France.

      Première année: il est rémunéré 1500 euros net, c'est le salaire médian dans ce pays. Fin de son CDD. Il se retrouve au chômage plus de 6 mois, l'ANPE lui propose deux offres en CDD ( 75% des offres d'emplois sont en CDD ou intérim) à 80% du dernier salaire soit 1200 euros net.

      En fait ils pourront proposer 1€ de plus pour être dans la règle, soit 1201€ nets. Notre salarié doit aussi accepter de faire 30 Km de transports par jour, prenons par exemple un abonnement de transport de 150 euros mensuel , dont seuls 50% sont remboursés par l'employeur. Cela fait un NET qui basse de 75 €... Ce CDD prend fin au bout de quelques mois. Chaque mois il avait donc un net de 1126 euros. Cela fait une perte de pouvoir d'achat de 25%.

      Il se retrouve donc de nouveau au chômage. L'indemnité chômage sera d'environ 60% du dernier net, soit environ 800 euros (en fait c'est 57% du dernier brut en net) . Nous sommes déjà dans la 2e année de notre exemple, ou la 3e année, tout dépend de la durée du CDD. Il a de la chance, on ne lui a pas sorti de fin de contrat à l'amiable par ce qu'un candidat se proposait de se faire payer moins cher , ou on ne lui à pas collé un contrat de mission pour cadres. Il a donc pu prévoir et anticiper la fin du contrat: un luxe dans un monde de précarité! Ca permet de savoir quand les vrais problèmes vont commencer.

      Notre pauvre chômeur reste au chômage 12 mois et un jour. Et oui, il n'a pas de chance : il a plus de 45 dans. C'est déjà un vieux pour les RH à la con, et en plus comme il avait sympathisé avec les syndicalistes la RH de l'entreprise précédente répondait de travers aux demandes d'informations des recruteurs. Ils ont le droit de mentir, ça reste des conversations privées. Moi on m'a accusé d'avoir provoqué une grève illégale, ce qui est totalement faux.

      Notre candide va donc devoir accepter une offre qui correspond à sa qualification et qui soit rémunérée au moins 800+1 = 801 euros Net. Soit un peu plus de 50% de sa rémunération nette initiale au début de notre "expérience" dans ce nouveau modèle social. Et cela est possible quelque soit le niveau de salaire initial. Maintenant posez vous la question suivante : pourquoi certains tapent ils en même temps sur le smic ? On peut aussi se demander ce que nos libéraux pensent de ça: le salaire et le métier ne sera plus tout à fait du libre choix du salarié. Etonnant non ?

      Vous voyez en quelques calculs, on montre comment paupériser encore plus les salariés de plus en plus précaires. Est cela la valeur travail dont les néo-cons nous parlent ? Est-ce que libérer la France du carcan des 35 heures comme couine Fillon changera quelque chose ? Bien sûr que non. Avec ces règles, les entreprises pourront puiser dans le stock de précaires et de chômeurs pour réduire de manière importante leurs coûts de production. Au final, n'est ce pas cela le but de tout ça ?

17.03.2008

Les syndicats européens dénoncent la montée des emplois "précaires"

Plus d'emplois mais de "moins bonne qualité" : "more but not better jobs". Tel est le constat, et l'inquiétude, de la Confédération européenne des syndicats (CES), qui a étudié l'emploi dans les vingt-sept pays de l'Union européenne, à travers les observations de ses membres - 82 syndicats nationaux et "60 millions de syndicalistes".

A l'occasion de la rencontre des chefs d'Etat et de gouvernement européens des 13 et 14 mars à Bruxelles, qui ont abordé les objectifs sociaux et économiques de la stratégie définie à Lisbonne pour accroître la compétitivité de l'Europe, la CES a publié un rapport qui souligne la montée de la précarité.

Plusieurs millions d'emplois nouveaux sont créés chaque année (4 millions en 2006 dans l'Union ; plus de 300 000 en 2007 en France). Mais de plus en plus de salariés se voient proposer des contrats à durée déterminée, à temps partiel, bien souvent non choisis.

Trente-deux millions de personnes, soit 14,5 % des travailleurs européens, ont un contrat à durée déterminée, alors qu'ils n'étaient que 22 millions en 1997 (11,5 %). De plus, 40 millions sont à temps partiel (18 %), contre 32 millions il y a dix ans. Et sur ce nombre, la proportion de ceux qui se voient contraints de travailler à temps partiel "parce qu'ils n'ont pas trouvé de temps plein" est aussi en augmentation, 20 % contre 15 % en 2002.

Enfin, note la CES, le problème des travailleurs "pauvres", qui reçoivent un salaire faible, c'est-à-dire inférieur aux deux tiers du salaire médian de leur pays, concernerait 31 millions de salariés. L'augmentation des salaires sera la revendication centrale de l'"euro-manifestation" qui se doit se dérouler dans la capitale slovène, Ljubljana, le 5 avril, à l'occasion de la réunion des ministres de l'économie et des finances.

Selon Ronald Janssen, conseiller économique de la CES et auteur de l'étude, "les patrons usent et abusent de l'argument de la mondialisation pour justifier d'embaucher sur des durées courtes". Bien souvent, ajoute M. Janssen, "cela permet de transformer des postes à durée indéterminée en une succession de contrats à durée déterminée".

DE PLUS EN PLUS DE CDD
Pour chaque problème identifié, M. Janssen cite des exemples. L'"explosion" des contrats à durée déterminée ? "Ils représentent 30 % du total en Espagne et concernent 6 millions de salariés", avance-t-il, en citant aussi la Pologne. La France n'est pas en reste puisque 75 % des embauches s'y font sous la forme de contrats temporaires. "Surtout, argumente M. Janssen, ce sont les jeunes qui, partout en Europe, sont les plus touchés par ce type de contrats, avec des taux de 40 %, 50 % chez les 16-25 ans ; en Suède, 68 % des jeunes sont en CDD."

Pour l'augmentation des temps partiels, le syndicaliste cite des abus dans tous les pays. Il évoque la Grèce, l'Italie, la Pologne sur le problème des "faux indépendants", ces salariés travaillant pour un employeur avec le statut d'"indépendant", ce qui évite à celui-ci de payer des charges et des cotisations sociales. Ce phénomène touchait 40,7 % des salariés en Grèce en 2006, selon des chiffres de la Commission européenne.

Les mobilisations en Allemagne soulignent l'importance qu'a pris le problème des bas salaires dans le pays : 6 millions de salariés, soit 22 % du total, touchent des "salaires pauvres". Une situation qui s'explique, note M. Janssen, par l'absence de salaire plancher de référence. L'instauration d'un tel minimum est une revendication de la CES.
Rémi Barroux - LE MONDE

 
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