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21.05.2009

Jackpot pour Johnny Hallyday !

L'histoire en fera probablement sourire plus d'un. Et d'autres grinceront des dents !

Pour le traditionnel concert du 14 juillet, Nicolas Sarkozy a choisi d'offrir aux Français un spectacle gratuit de Johnny Hallyday. Jusque-là, rien d'anormal. Surtout lorsqu'on sait que les deux hommes entretiennent une amitié de longue date.

Sauf que cette récréation coûtera 1 million d'euros à l'État français et que la moitié de cette somme est destinée à la rémunération du chanteur. Johnny Hallyday devrait ainsi toucher 500.000 euros. (soit 327.950.000 anciens francs !) pour 3h de spectacle ! ...

Smicards, chômeurs soyez cons ... allez l'applaudir ... il s'en tape de vos misères !

09:58 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkosy, france, crise financière, hallyday, chômeurs, smicards | | |  Facebook

23.04.2009

Laurent MAUDUIT (Médiapart) lance un débat ouvert à tous et à toutes sur les CAISSES D'EPARGNE, les BANQUES POPULAIRES et NATIXIS

Si vous souhaitez participer à ce débat participatif, rendez vous sur ce lien
Puis suivre les recommandations de Laurent Mauduit pour faire apparaître votre contribution sur le site Médiapart :
Quiconque veut poster des billets dans cette «édition participative » et avoir les droits pour le faire peut m'en faire la demande en passant par l'onglet «devenir rédacteur», en haut à gauche de cette page : plus nous serons, plus le débat sera fécond.
22 Avril 2009 Par Laurent Mauduit

 

Ce projet d'une «édition participative» autour des Caisses d'épargne, des Banques populaires et de leur filiale commune, Natixis, est une idée qui chemine depuis plusieurs mois. Et, à quelques uns, nous avons finalement décidé de passer à l'acte. Et donner naissance à notre projet. Je voudrais ici rapidement en exposer les raisons en même temps que l'ambition.

Les raisons en sont multiples, car ce projet est en fait le produit d'une rencontre. Il y a d'abord les raisons propres de Mediapart. Voici plus d'un an, avant que notre journal en ligne ne voit le jour dans sa formule définitive, nous avons présenté sur le pré-site de Mediapart ce que serait notre ambition. Et pour donner une illustration de la priorité que nous donnerions au journalisme d'enquête, au journalisme indépendant de tous les pouvoirs, nous avons mis en ligne fin janvier et début février 2008 une très longue enquête, en six feuillets (qui nous a valu dix mises en examen), racontant les dysfonctionnements dans lesquels étaient prises les Caisses d'épargne. Une longue enquête qui a donc eu une fonction d'alerte, car elle a mis à jour, bien avant que la crise financière ne se creuse, les turbulences dans lesquelles a été emporté cet établissement, en rompant son pacte d'actionnaires avec la Caisse des dépôts, et en s'éloignant de ses missions d'intérêt général, pour mimer le fonctionnement des marchés financiers américains.

Puis, dans la foulée, tissant de nombreux liens de confiance avec de très nombreux acteurs des Caisses d'épargne, -cadres dirigeants, membres de comités de direction régionaux, syndicalistes de toutes sensibilités, sociétaires, salariés...-, nous avons continué, les mois suivant, à tenir la chronique de l'actualité mouvementée des Caisses d'épargne, des Banques populaires et de Natixis. Une chronique, grâce à tous ces liens de confiance tissés au fil des mois, très informée puisque nous avons été, pour ne parler que de la période récente, les premiers à annoncer le départ de François Pérol de l'Elysée ou encore les problèmes de légalité que cela posait. Participant à l'aventure de Mediapart, c'est l'une des grandes satisfactions que j'ai éprouvées: dans mes recherches d'informations, j'ai toujours été aidé, épaulé, conforté par de nombreuses personnes travaillant dans ces établissements, dont j'ai le plus souvent caché l'identité pour des raisons d'évidentes confidentialité. Mais le journalisme participatif a souvent pris cette forme-là: depuis plus d'un an, je profite d'aides dévouées et précieuses, même si elles ont souvent été discrètes. Des aides formidables, dans le souci d'informer le mieux possible les salariés concernés de ces entreprises, et au-delà les citoyens.

Mais, en retour, nous avons aussi senti que nombre d'acteurs avec lesquels nous étions fréquemment en contact, ou tout simplement des salariés de ces différents établissements, au premier chef concernés, ressentaient le besoin d'un lieu de dialogues ou d'échanges, pour aller au-delà de la lecture des article mis en ligne par Mediapart. Lors des journées portes ouvertes que nous avons organisée à Mediapart, le 21 mars dernier, des syndicalistes et des salariés des Caisses d'épaargne et de Natixis sont ainsi venus engager ces échanges.

C'est donc ce cheminement qui a conduit à ce projet : en plus des informations que nous publions, créer ici, sur Mediapart, un lieu de débat collectif. Pour parler de tout. Parler du bilan d'abord : de la fuite en avant dans laquelle les Caisses d'épargne se sont lancées à partir de 2006 avec l'assentiment de la puissance publique ; des dangers qui pèsent maintenant sur les missions d'intérêt général que sont la rémunération de l'épargne populaire et le financement du logement social ; de la crise financière et de son onde de choc. Pour parler aussi de l'actualité, de l'affaire Pérol jusqu'au projet de fusion, et ses conséquences notamment sur l'emploi. Et pour parler aussi de l'avenir : d'une refondation du mouvement mutualiste et coopératif, attaché d'abord à l'intérêt de ses sociétaires en même temps et à l'intérêt général.

A tous ceux qui juge ce débat important, je voudrais donc lancer une invitation : venez débattre ici. Faites connaître autour de vous ce lieu de débat. Cadres, syndicalistes de toutes sensibilités, salariés de tous les établissements, vous êtes tous les bienvenus. Quiconque veut poster des billets dans cette «édition participative » et avoir les droits pour le faire peut m'en faire la demande en passant par l'onglet «devenir rédacteur», en haut à gauche de cette page : plus nous serons, plus le débat sera fécond.

11.03.2009

La crise économique et financière sape les bénéfices de La Poste

LE MONDE | Les bénéfices de La Poste, le plus gros employeur après l'Etat, ont fondu sous l'effet de la crise. Ils devraient s'établir autour de 530 millions d'euros pour l'année 2008, ce qui représente une baisse de plus de 40 % par rapport à 2007 (943 millions) et de 47 % par rapport au résultat escompté dans le budget (près d'1 milliard d'euros). Ces chiffres, examinés lors d'un comité d'audit, lundi 9 mars, seront soumis jeudi au conseil d'administration. Ils reflètent l'extrême sensibilité de l'opérateur public postal à la conjoncture économique.

Les flux de courrier - qui baissent de manière continue d'environ 3 % l'an un peu partout en Europe à cause de la concurrence d'Internet - varient en fonction de l'activité économique. Fin novembre 2008, alors que la crise financière se transmettait à l'économie réelle, que les entreprises commençaient à restreindre leurs échanges, l'entreprise publique avait averti que les résultats ne seraient pas conformes aux prévisions. Elle anticipait cependant encore un bénéfice net part du groupe de 600 millions à 700 millions d'euros

Pour l'Etat, les résultats de La Poste, qui reste bénéficiaire dans un environnement économique déprimé, constituent malgré tout une bonne nouvelle. Ils devraient lui permettre d'empocher un dividende d'environ 106 millions d'euros au titre de 2008. La Poste s'est, en effet, engagée à reverser à son actionnaire public 20 % de ses bénéfices en 2008, une contribution bienvenue pour les finances publiques, mises à mal par l'effort de relance.

Ce pourcentage sera porté à 25 % en 2009, une année qui, au vu des résultats commerciaux des deux premiers mois, s'annonce tendue. La baisse du trafic postal (- 13 % en janvier) devrait s'accentuer, du fait de la chute de la publicité, de même que l'activité colis

Dans les services financiers, l'octroi de crédits immobiliers tourne au ralenti, en raison d'une moindre demande. Or, La Banque postale doit compenser, depuis le 1er janvier, la perte du monopole du Livret A, qu'elle partageait avec les Caisses d'épargne. Un partenariat est en cours de finalisation avec la Société générale, pour développer le crédit à la consommation. Il doit aboutir à la création d'une filiale commune, dont la majorité du capital appartiendra au groupe public

A La Poste, où l'on admet un second semestre 2008 difficile coïncidant avec l'aggravation de la crise, le ton se veut serein. "Nous souffrons comme les autres mais résistons plutôt mieux que les autres", estime un dirigeant.

L'attention de l'état-major est captée par la préparation du passage au statut de Société anonyme (SA), dont le chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, a avalisé le principe, en décembre 2008. Ce statut doit permettre à La Poste de toucher le chèque de 2,7 milliards d'euros promis par l'Etat, pour financer son développement.

Le texte de loi est quasiment terminé. Il n'attend plus que l'Etat
"le bleuisse", souligne un proche du dossier, qui mise sur le passage du texte au Parlement après les élections européennes de juin et l'adoption du statut de SA au 1er janvier 2010. Sans surprise, comme l'avait dit M. Sarkozy, le texte stipule que la future SA sera à capitaux 100 % publics. Quelques points restent à organiser, comme l'affiliation des postiers, fonctionnaires et salariés de droit privé, aux caisses de retraite et, comme le veut La Poste, la possibilité de procéder à une augmentation de capital réservée aux salariés.

Anne Michel - le Monde

05.01.2009

la crise ? 3,9% de rendement en 2009 !

crise financière,

baisse de la rémunération du livret A,

crise immobilière,

crise des hôpitaux,

crise de l'emploi,

pas pour tous ...

Les contrats d'assurance vie placés sur des fonds en euro restent particulièrement attractifs pour leurs investisseurs.

Selon André Babeau, professeur à Paris Dauphine et conseiller scientifique associé au Bipe (société d'études économiques et de conseil en stratégie), le rendement moyen pourrait encore atteindre 3,9% en 2009 contre un peu plus de 4% en moyenne en 2008.

"Un meilleur marché boursier devrait permettre aux assureurs de réaliser des plus-values en 2009, qui viendront doper le rendement du fonds euros par l'intermédiaire de la provision pour participation aux bénéfices.

Beaucoup d'assureurs possèdent encore un stock important d'obligations achetées il y a longtemps, ce qui leur permet de dégager des rendements plus substantiels. Enfin, dans les remplois actuels, certaines émissions d'entreprises se font à des niveaux intéressants pour les investisseurs." explique l'économiste - à lire là Capital.fr

chômage en hausse et pourtant

30 000 postes de fonctionnaires vont être supprimés

licenciements partout

chômage partiel voté...

Le chômage partiel étendu : travailler moins et gagner moins

http://eco.rue89.com/2009/01/04/le-chomage-partiel-etendu-travailler-moins-et-gagner-moins

Le chômage partiel étendu : travailler moins et gagner moins
Par David Servenay | Rue89
Nicolas Sarkozy l'avait promis, le gouvernement l'a fait: imposer l'activité partielle dans l'industrie. En clair, doubler les possibilités de recours au chômage partiel, de 600 à 800 heures par an. Voire 1 000 heures dans le textile, l'habillement et l'automobile. Qui paiera l'addition? Les ouvriers et les contribuables.

Le décret a été publié en catimini (samedi 3 janvier) au Journal officiel. Signé par les ministres compétents Christine Lagarde (économie), Eric Woerth (budget) et Laurent Waucquiez (emploi), il institue de nouveaux seuils pour le recours au chômage partiel.
Article 1:
« A compter du 1er janvier 2009, le contingent annuel d'heures indemnisables au titre de l'allocation spécifique de chômage partiel prévu à l'article R. 5122-6 du code du travail est fixé à 800 heures pour l'ensemble des branches professionnelles.
Toutefois, ce contingent annuel est fixé à 1 000 heures pour les industries du textile, de l'habillement et du cuir, pour l'industrie automobile et ses sous-traitants, qui réalisent avec elle au minimum 50% de leur chiffre d'affaires ainsi que pour le commerce de véhicules automobiles.
Or, depuis 2003, le seuil maximal fixé par la loi était de 600 heures par salarié et par an. L'augmentation est donc de 25% pour tout le monde et de 66% pour les secteurs industriels visés. Pourquoi?
Nicolas Sarkozy préfère "l'activité partielle au chômage total"
L'argument politique fut énoncé le 25 novembre dernier lors d'un déplacement du président de la République à Valenciennes, puis répété lors de l'annonce du plan de relance à Douai, début décembre. Rue89 le relevait ainsi
12h44 Encouragement au travail partiel. "L'Etat engagera 500 millions d'euros" pour venir en aide aux salariés licenciés économiquement. Nicolas Sarkozy "préfère l'activité partielle au chômage total", l'Etat aidera donc "les entreprises à avoir un travail partiel pour leurs salariés plutôt qu'un plan social".

Les salariés bénéficieront pendant un an de leur salaire antérieur.
"Activité partielle", pour ne pas dire chômage tout court. Dans la réalité, les choses sont (un peu) différentes. Le champ d'application du chômage technique est large. Dans le contexte actuel, les entreprises n'auront aucun mal à obtenir l'autorisation de la direction du travail, vue la liste des critères retenus pour justifier une telle mesure :

1. La conjoncture économique
2. Des difficultés d'approvisionnement en matières premières ou en énergie
3. Un sinistre ou des intempéries de caractère exceptionnel
4. La transformation, restructuration ou modernisation de l'entreprise
5. Toute autre circonstance de caractère exceptionnel
Les travailleurs touchent 60% de leur salaire

Qui paie ce chômage partiel?
Le mécanisme en vigueur revient à faire payer à l'Etat et aux travailleurs une bonne partie de la compensation versée aux salariés placés en arrêt d'activité.
En effet, une fois l'autorisation obtenue, l'employeur verse une partie de la rémunération brute (aujourd'hui 60%, alors qu'elle n'était que de 50%), puis il se fait rembourser par l'Etat l'allocation spécifique.
Le régime d'indemnisation limite la part de l'entreprise à 60% de la rémunération brute (contre 50% jusqu'en décembre 2008), mais également à un quart de Smic la part de l'Etat (de 2,44 euros pour les entreprises de moins de 250 salariés à 2,13 euros pour les autres). Détail: ces allocations ne sont pas soumises à cotisations sociales.
Les augmenter revient donc à appauvrir l'Etat et les salariés.

Comme le raconte l'Usine nouvelle, Renault vient tout juste de ranimer un accord de 1986 qui instaure un prélèvement obligatoire de 0,15% sur tous les salaires de novembre et décembre pour améliorer le régime d'indemnisation:
"Au total, ces mesures devraient permettre d'indemniser le chômage partiel à hauteur de 75% environ du salaire net, contre 60% pour le minimum légal."
Dans tous les cas, les salariés sont les premiers financeurs de "l'activité partielle". Si trois syndicats (CFDT, CFTC et CGC) ont signé l'accord proposé par Renault, la CGT et FO crient au scandale, estimant que le milliard d'euros reversés en dividende pour l'année 2008 aurait pu servir à financer cette solidarité. La CGT souligne aussi qu'en terme d'organisation du travail, il faudrait revoir certains modèles, car les salariés de Renault, en dehors de ces périodes d'arrêt, travaillent de plus en plus longtemps.

Le chômage partiel, nouvel outil de flexibilité
C'est donc un grand retournement qu'anticipe le gouvernement pour 2009.
Selon les Echos, ces trois dernières années, le nombre de salariés passés par le chômage partiel est resté faible (données OCDE) :

• En 2005, 171 500 salariés
• En 2006, 105 600 salariés
• En 2007, 117 800 salariés

Mais, en y regardant de plus près, la Dares a constaté dans une étude comparative (1995-2005) que les secteurs industriels concentrent l'essentiel de ces mesures de chômage partiel:
"Au cours de ces onze années, les cinq secteurs industriels bénéficiant du plus grand nombre de jours autorisés de chômage partiel sont, par ordre décroissant:
1. Le textile
2. L’habillement-cuir
3. La métallurgie et la transformation des métaux
4. L’automobile et les équipements mécaniques."

Or, le nombre de journées indemnisées est loin d'être négligeable, puisqu'il atteint parfois l'équivalent de la durée des congés payés:
"Le textile se distingue par un nombre de jours par salarié particulièrement élevé (31 jours). L’industrie automobile (12 jours )et la métallurgie (17 jours) se situent en dessous de la moyenne."

Sachant que la durée moyenne du travail, dans les secteurs de l'habillement et de l'automobile, est déjà parmi les plus basses (1 610 heures par an pour l'automobile), cette réforme des seuils vient entériner la possibilité pour les sociétés de "flexibiliser" les deux tiers du temps de travail annuel de leurs salariés.
Paradoxe: alors que les 35 heures, explique la Dares, avaient considérablement réduit le chômage partiel en donnant de la souplesse aux entreprises, le gouvernement réintroduit cette souplesse, mais en la défiscalisant. 2009 marque donc le début de l'ère du "travailler moins pour gagner moins".

12.11.2008

Pour en finir avec les crises financière

Les Amis du Monde Diplomatique

En partenariat avec JUSTICE et LIBERTES et ATTAC

V o u s i n v i t e n t à l a c o n f é r e n c e d e FREDERIC LORDON

Professeur à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris

Chercheur au CNRS et au CEPREMAP

Economiste -- Ecrivain

Thème :

Jusqu'à quand ?

Pour en finir avec les crises financière

Mardi, 18 novembre 2008 à 19h3

Patio de l'Université Marc Bloc

Amphithéâtre n°

22, rue René Descartes

Strasbourg

Entrée libre dans la limite des places disponibles

 

11.11.2008

La crise financière ne s'arrêtera pas à Wall Street, mais descendra aussi dans la rue

La crise devient sociale

La crise financière ne s'arrêtera pas à Wall Street, mais descendra aussi dans la rue, alerte le Bureau international du travail (BIT).
Le BIT considère que le nombre de chômeurs dans le monde où l'on peut le mesurer ..  risque d'augmenter de 20 millions, passant  à 210 millions fin 2009.
Ce record du nombre de chômeurs, calculé à partir de données de l'ONU et du Fonds monétaire international , pourrait ensuite s'aggraver en fonction de l'impact de la crise sur l'économie réelle.
Le directeur général du BIT prédit une crise sociale sévère, longue et globale et réclame un plan de sauvetage concentré sur l' économie réelle et les questions sociales.
Les plus vulnérables seront les plus affectés par la crise. Le nombre de «travailleurs pauvres» qui vivent avec moins de un dollar par jour pourrait croître de 40 millions tandis que celui des personnes gagnant moins de deux dollars pourrait augmenter de 100 millions entre 2007 et 2009.
Redonner sa place à l'économie réelle
Il estime que «l'impact» de la crise financière sera de toute façon «mondial». Parmi les secteurs les plus touchés : le bâtiment, la finance, les services, la construction et le tourisme. Seuls «les pays qui exportent peu» devraient moins souffrir.
Le directeur du BIT, Juan Somavia, souhaite que la question du travail décent, promue par son organisation, soit au coeur des discussions sur la refonte du système financier international. 
La crise doit être saisie comme une «opportunité» de rééquilibrer la mondialisation demande Juan Somavia. Selon lui, le «niveau des profits notamment du secteur financier était devenu si élevé que les banques préféraient la finance au soutien des entreprises créatrices d'emploi et il faut que le système financier revienne à sa vocation initiale ..
Encore des voeux pieux ....

source le blog : modèle antisocial français

09.11.2008

Qu'est ce que l'argent ?

Vous vous demandez comment il est possible de trouver 2000 milliards d'euros pour soutenir le système bancaire et pourquoi ?
Alors regardez cette vidéo : http://vimeo.com/1711304
Vous regarderez votre banquier différemment la prochaine fois que vous rentrerez dans son agence.

Cette vidéo a fait l'objet de critiques :
http://www.rue89.com/mon-oeil/2008/10/13/largent-dette-video-star-du-net-a-une-sale-petite-odeur
http://aurelien.bompard.org/site/+L-Argent-Dette-de-Paul-Grignon+
http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_multiplicateur_du_crédit
http://fr.wikipedia.org/wiki/Réserves_obligatoires

Toujours à propos de la crise financière, les entretiens avec Frédéric Lordon :
http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1510

et
http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1555

24.10.2008

Une vingtaine d'organismes HLM, sur un total de 600, sont affectés par des produits financiers complexes

Une vingtaine d'organismes HLM, sur un total de 600, sont affectés par des produits financiers complexes qui ont fait augmenter les intérêts de leurs dettes, ont reconnu les dirigeants de l'Union sociale pour l'habitat (USH), jeudi lors d'une conférence de presse.

"Je crois que cet impact est limité pour les HLM parce que nous avons appelé les gens à la prudence" a déclaré Jean-Pierre Caroff, président des Offices publics de l'habitat (OPH, ex-Offices publics HLM).

"Quand vous parliez du Livret A on disait que vous étiez ringards", a ironisé Maurice Carraz, directeur général des OPH.

La quasi-totalité des emprunts (environ 90%) des quelque 90 milliards d'euros d'encours des organismes HLM sont souscrits auprès de la Caisse des dépôts (CDC), ont souligné les dirigeants du mouvement HLM qui gère 4,5 millions de logements.

Pour les organismes concernés - une dizaine d'offices publics et une dizaine d'entreprises Sociales pour l'habitat (ESH, ex-sociétés anonymes d'HLM) - ces produits financiers, devenus "toxiques" car basés sur des taux variables ou des indices "exotiques", représentent environ 20% à 30% de leurs dettes, ont reconnu les responsables du mouvement HLM. Le montant total des sommes en jeu n'est pas connu.

La renégociation avec les banques, notamment Dexia et les Caisses d'Epargne, qui avaient proposé ces produits financiers complexes, ont débuté.

"On peut renégocier la dette en cours", a souligné M. Caroff.

Le président de l'USH, Michel Delebarre, a même cité le cas d'un procès gagné, en première instance, par un organisme de Toulouse contre une banque, dont le nom n'a pas été révélé, pour "mauvais conseil".

23.10.2008

Le rapport qui accable la direction de la Caisse d'Epargne

NOUVELOBS.COM | 22.10.2008 | 09:36

Exclusif Il ne s'agit pas du tout d' "un incident de marché" comme l'a d'abord qualifié la Caisse nationale des Caisses d'Epargne. La perte de 695 millions d'euros de l'Ecureuil est le fruit d'une véritable "dérive" dans la gestion des risques de la banque selon un rapport dont le Nouvel Observateur s'est procuré une copie.

Il ne s'agit pas du tout d' "un incident de marché" comme l'a d'abord qualifié la Caisse nationale des Caisses d'Epargne (CNCE). La perte de 695 millions d'euros de l'Ecureuil est le fruit d'une véritable "dérive" dans la gestion des risques de la banque. Le rapport de l'inspection générale des Caisses d'Epargne, qui a été remis aux membres du Conseil de surveillance de la CNCE, et dont le Nouvel Observateur s'est procuré une copie, est totalement accablant. Non seulement pour le jeune trader, qui a totalement déraillé, mais aussi pour sa hiérarchie directe et le directeur financier de la banque qui l'ont laissé dans une solitude totale, et n'ont pas été capables de donner l'alerte assez tôt. Il y a eu "un nombre important de défaillances de contrôle interne", des "alertes ignorées " et "cette dérive dans la gestion n' (a pas été) perçue à temps " peut-on lire à la quatrième page de ce rapport de treize pages.

Des fonds propres pour gagner de l'argent

Voilà donc comment les choses se sont vraiment passées. Comme toutes les banques du monde, les Caisses d'épargne font ce qu'on appelle de la gestion pour compte propre, c'est-à-dire qu'elles utilisent leurs fonds propres pour gagner de l'argent sur les marchés.
Le 3 avril 2008, Nicolas Mérindol, le directeur général de la CNCE, à la demande de Julien Carmona, membre du directoire chargé des finances et des risques, décide l'arrêt de ces activités de trading sur compte propre.
Décision entérinée par le directoire de la banque le 23 juin 2008, et notifiée à la Banque de France le 8 août. Théoriquement, la petite équipe de huit personnes qui compose la salle de marché de l'Ecureuil (rien de comparable avec les salles de marchés des grandes banques) est donc censée gérer l'extinction progressive de ce compte jusqu'à la fin de l'année 2008.
Jusqu'à fin août, rien d'anormal.

Propre initiative

Tout dérape à partir du 15 septembre. L'un des trois traders, chargé des dérivés actions, enfreint l'interdiction de poursuivre des activités de trading. Il s'engage de sa propre initiative et pour des montants très importants dans une stratégie risquée qui expose fortement sa banque. Il commence à prendre des positions sur des indices de volatilité (un produit dérivé qui consiste à jouer sur l'évaluation de l'amplitude des cours). Il parie sur une réduction de la volatilité et une hausse des marchés. Or, les marchés s'effondrent et deviennent hyper volatils. Les positions prises par le jeune trader à plusieurs reprises au cours du mois de septembre « l'exposent de manière croissante aux chocs extrêmes ».

Défaillance de toute la chaîne hiérarchique

Le 2 octobre, le comité des risques de marché de la CNCE constate une forte dégradation de la situation. Mais ne réagit pas. Toute la chaîne hiérarchique est défaillante. La direction des Caisses d'Epargne, occupée par les problèmes de Natixis, la banque de financement et d'investissement, détenue conjointement par les Caisses d'Epargne et les Banques populaires, ne surveille pas étroitement sa salle de marché. Elle aurait du mettre en place un système de contrôle transitoire. Elle ne le fait pas. Elle se repose entièrement sur la hiérarchie des traders. C'est un peu comme si les pilotes de l'avion allaient faire un petit tour, en comptant sur le personnel de cabine en cas de problème. Malheureusement, le responsable du compte propre, chef direct du trader qui a négocié son départ avec la CNCE pour la fin septembre, n'est pas très présent en cette fin septembre. L'ambiance de la salle de marché est d'ailleurs assez morose puisque tous savent qu'à la fin de l'année, elle aura disparue. Abandonné à cette solitude, le jeune trader a-t-il eu un coup de déprime? Un coup de fatigue ? S'ennuie-t-il au point de jouer les apprentis sorciers ?

"Le risque est désormais limité à la prime investie"

Le 7 octobre, en raison des volumes inhabituels de trading. Une première alerte est envoyée auprès du responsable de la gestion financière. Convoqué le trader prétend "accompagner au mieux les positions de décembre à leur échéance". Deuxième alerte le 9 octobre.
A 12H17, le trader précise que "des positions à échéance novembre ont été coupées, qu'il n'y a plus de risque sur les positions optionnelles à la baisse et que le risque est désormais limité à la prime investie". Deux déclarations que le rapport déclarera à posteriori l'inspection qualifie de "mensongères" dans son rapport. A ce moment là, il serait encore possible de couper les positions et de limiter les dégâts. Mais l'engrenage infernal se poursuit. Le vendredi 10 octobre, à 13H30, le directeur financier est averti de la situation. Les pertes sont alors estimées à 100 millions d'euros. Et lui non plus ne bouge pas…Au lieu de demander au trader de quitter immédiatement son desk, ses supérieurs continuent à lui faire confiance ! Ils le laissent gérer tout seul son portefeuille toute la journée sans regarder la nature exacte de ses positions et des pertes qu'elles peuvent engendrer.

Le jeune trader se montre particulièrement abattu

Selon le rapport, le jeune trader se montre particulièrement abattu ce vendredi soir. Ses responsables lui suggèrent d'aller se reposer sans lui demander d'autres explications et sans chercher à analyser son portefeuille. Pire, ils ne mettent pas non plus à profit le week-end pour recenser les positions du trader et imaginer des scénarii de sortie de crise. Ce manque de réactivité paraît proprement hallucinant. Surtout en pleine crise financière, et après le choc Kerviel, qui a coûté 5 milliards d'euros à la Société Générale. En tout cas ces deux jours perdus vont augmenter l'addition de 150 millions d'euros supplémentaires aux Caisses d'épargne, selon les estimations des inspecteurs. En effet, le 13 octobre, les indicateurs de volatilité actions sont retombés. Pas pour longtemps. Ils recommencent à grimper les jours suivants. Pas de chance pour les Caisses d'Epargne.

Le jeune homme leur remet sa démission

Ce n'est que le 13 octobre à 11H55 que les supérieurs hiérarchiques du trader fautif comprennent la gravité de la situation. Le jeune homme leur remet sa démission. Il vient de calculer ses pertes : 120 millions d'euros. Branle-bas de combat dans les étages de direction. Les positions n'ont pas été coupées. Il faut d'urgence déboucler les opérations. L'écureuil pourrait le faire avec les équipes de sa banque d'investissement Natixis, mais il redoute que la moindre rumeur sur le marché ne pousse les opérateurs à fondre sur eux comme une proie. Il n'y a aucune pitié sur les marchés. La CNCE décide donc de prendre ses contreparties à l'extérieur de la maison. Le débouclage des opérations débute le 15 octobre et s'achève le 17 octobre. Comme l'avait annoncé le site du Nouvel Observateur dès lundi matin, les pertes finales se rapprochent de 700 millions d'euros. Elles atteignent 695 millions d'euros très exactement.
Toute la hiérarchie directe du trader a démissionné.

Lâché par l'Elysée

Lâché par l'Elysée, et les patrons de caisses régionales, Charles Milhaud, le président de la CNCE, a du lui aussi abandonner son fauteuil après 44 années passées dans les Caisses. En revanche, son directeur général, Nicolas Mérindol, a réussi à se maintenir à l'intérieur de la maison, et vise même la direction du Crédit foncier. Assez étonnant quand on sait à quel point il siégeait peu au comité de risque. Directement chargé des risques, Julien Carmona a immédiatement proposé sa démission, qui a été refusée. Il restera également dans la banque.
Il faudra encore attendre les conclusions des enquêteurs de la Commission bancaire pour avoir une vue complète de la chaîne des responsabilités. Par ailleurs, d'après nos informations, toutes les banques de financement et d'investissement françaises, ont perdu beaucoup l'argent dans leurs activités de trading depuis quinze jours en raison de la forte volatilité des marchés. Et c'est d'ailleurs la vraie raison qui aurait poussé Christine Lagarde, la ministre de l'économie, à débloquer 10,5 milliards d'euros en catastrophe pour les banques françaises.

Odile Benyahia-Kouider

22.10.2008

"Quelques réflexions sur la crise financière et celle du logement" par Vincent Belly, architecte

La crise financière de ces dernières semaines a mobilisé beaucoup d’énergie et des milliards d’euros pour préserver le système bancaire. Faut-il rappeler que cette crise née aux Etats-Unis a laissé de nombreux sans-abri devant abandonner leurs logements faute de pouvoir les payer.

En France, alors que le congrès des HLM s’est achevé dernièrement dans un contexte difficile, il semble que la politique financière mobilise tous les esprits au détriment d’autres politiques, à commencer par celle du Logement.
Et pourtant, jamais notre pays n’a connu tant de difficultés pour loger correctement ses habitants et nous connaissons désormais ce paradoxe d’avoir construit des logements inaccessibles au plus grand nombre car trop chers, ou réalisés en surnombre dans des villes où la demande s’essouffle.
Et pourtant, nous disposons d’un acquis culturel, technique et social incontestable pour imaginer, produire et gérer un habitat social de qualité.
Mais, on ne saurait produire ce type d’habitat, sans moyens financiers publics dignes de ce nom et sans la forte volonté de l’Etat, seul garant de l’aménagement du territoire et de la juste répartition des aides pour compenser les déséquilibres entre les régions. Dans ce domaine comme dans d’autres, le désengagement de la nation accentue les inégalités d’accès au logement notamment dans les territoires en difficulté économique où les collectivités locales ne peuvent abonder au financement de l’habitat, faute de ressources suffisantes.

Il est regrettable que l’Etat, qui a su sauver grâce à des fonds publics certaines banques privées d’un désastre annoncé, ne puisse se saisir de cette grande question du Logement en apportant les solutions techniques et financières réellement adaptées pour répondre aux enjeux démographiques, sociaux, environnementaux et économiques actuels . La fièvre immobilière de ces dernières années, portée par les investisseurs privés a montré ses limites et n’a pas répondu aux attentes de la population en terme d’habitat. Soutenir la filière de la construction a toujours été indirectement un des rôles du logement social.
Cette crise nous montre que tout est lié et rappelle qu’effectivement l’argent (public) reste le nerf de la guerre... notamment pour produire ou améliorer des logements accessibles à tous, plus que jamais «écrins de la vie».

Source LE MONITEUR

20.10.2008

Qu'est ce que l'argent ?

Une vidéopédagogique, longue mais très instructive  http://vimeo.com/1711304

06:17 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crise financière, récession, taux bancaires, bce, inflation | | |  Facebook

17.10.2008

La BCE fait des affaires en or

J.-P. R. - LE FIGARO

On s'arrache ses billets et les banques s'y refinancent de plus en plus. L'hyperactivité est payante.

 Est-il une autre entreprise au monde qui ait vu ses actifs augmenter de moitié en douze mois ? Tel est le sort enviable de la Banque centrale européenne. « Nous vivons traditionnellement du malheur des autres. Plus l'inflation est élevée et plus nous devons avoir des taux chers. Les banques se refinancent d'autant à nos guichets qu'elles ne trouvent pas d'argent ailleurs », ironise un expert à Francfort.

Le bilan « consolidé de l'Eurosystème » - toutes les banques centrales nationales, dont la Banque de France - est éloquent. À la date du 14 octobre, l'actif représentait 1 881 milliards d'euros, contre 1 289 milliards un an plus tôt. Cette explosion s'explique principalement par les refinancements des banques, qui ont bondi de 483 à 783 milliards d'euros. Or, ils se font à un prix d'autant plus cher que la demande est forte. Comme le souligne Éric Vergnaud, économiste de BNP Paribas, le 8 octobre la BCE a distribué, par un système d'enchères, quelque 250 milliards d'euros, pour une durée de huit jours, à un taux moyen de 4,99 %, alors que son taux directeur officiel était théoriquement de 4,25 % !

Depuis lors, la BCE, en concertation avec la Fed américaine et par souci de l'intérêt général, a décidé d'abaisser de 0,5 point ses taux directeurs et de distribuer l'argent à un taux fixe de 3,75 %, pour des quantités illimitées, afin de faciliter la vie des banques. Cela revient de facto à une baisse du prix de pratiquement 1,25 %, mais le volume des demandes de refinancement n'est pas près de se tarir.

Le comble de l'absurde

Toujours à l'actif de la BCE, on retrouve une autre ligne en expansion de 150 milliards d'euros : elle correspond à la fourniture de dollars à des opérateurs résidents dans la zone euro (les fameux accords de swaps passés avec la Fed).

Tout aussi instructive est la lecture du passif de la banque centrale, qui énumère les moyens lui permettant de financer ses opérations (inscrites à l'actif). Y figurent en premier lieu les billets émis dans le public (une ressource gratuite pour la BCE) : leur total est passé de 640 à 712 milliards d'euros en un an. Cette progression de 11,5 % est anormale compte tenu de la faiblesse de la consommation en Europe. Comme le note un expert public, cela traduit les retraits exceptionnels aux guichets des banques, de l'ordre de 18,9 milliards d'euros du 3 au 10 octobre 2008, direction les lessiveuses. Autre ligne du passif qui reflète la situation de crise, les liquidités excédentaires que les banques déposent à la BCE : quasiment nulles en temps habituel, elles atteignent aujourd'hui 154,6 milliards d'euros (rémunérés à 3,25 %). Voilà le comble de l'absurde : l'argent est emprunté à la BCE pour y être replacé…

Au total, celle-ci profite pleinement de son hyperactivité. Certains observateurs chiffrent jusqu'à 10 milliards d'euros les bénéfices supplémentaires qu'elle pourrait engranger en 2008. Actionnaire à 21 % du capital, par le truchement de la Banque de France, l'État français pourrait ainsi financer le coût du RSA (revenu de solidarité active).

10:16 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bce, banques, taux bancaires, crise financière | | |  Facebook

14.10.2008

la fourmi râle : 360 Milliards d'euros !

http://afp.google.com/article/ALeqM5hr5SJuuijwudU8n7f4-yKVAD53WA

360 milliards...
Le trou de la sécu, rappelez moi, c'est de l'ordre de 15 milliards, non ?
Mais ça n'est pas pour sauver les banques, non, c'est pour les français qu'il fait ça le petit Nicolas.
D'ailleurs la bourse ne s'y est pas trompée qui clôture avec plus de 11% de hausse, un record !
De l'argent pour l'école, pour les services publics, la santé ? Vous n'y pensez pas, l'état est "au bord de la faillite", c'est Fillon qui disait ça, non ? Par contre pour le bouclier fiscal, 15 milliards, pas de problème. Le système financier est menacé, 360 milliards...
Mais on va chercher qui a réalisé ces dernières années des plus values fabuleuses et on va les faire particper à l'effort... Non ? Ah oui, mais il y aura des contreparties... "Ainsi, cette garantie ne se fera pas "sans contrepartie" et sera donc "payante à un prix normal du marché", a insisté le président. Ses bénéficiaires devront aussi respecter des "obligations" notamment en matière d'éthique, allusion aux "parachutes dorés" accordés aux dirigeants." Les banquiers sont morts de trouille !

Rassurez-vous, l'état s'en sortira... en continuant les réformes ! C'est à dire en demandant au plus grand nombre de se serrer encore plus la ceinture.
L'indécence de ce mec et de ses sbires n'a aucune limite !
C'est à gerber !
Bon j'aurai une bonne raison de plus d'aller manifester dimanche à Paris pour l'Ecole.
On pourrait bien lui trouver quelques milliards qui trainent, non ?
Voir l'appel qu'on peut aussi signer : http://www.uneecole-votreavenir.org/
Peut-être à dimanche ;-)
La fourmi Michel

11.10.2008

Avis de tempête sur le climat social

Avis de tempête sur le climat social

Sur : http://www.actuchomage.org/modules.php?op=modload&nam...

A l’occasion de la publication de sa traditionnelle note annuelle de conjoncture sociale, l’association Entreprise & Personnel (E&P), qui réunit plus de 150 DRH et experts sociaux, tire la sonnette d’alarme.

Intitulé « La Déchirure », le baromètre, élaboré par E&P en collaboration avec Jean-Marie Pernot, chercheur à l’IRES, estime que « dans les prochains mois, toutes les composantes d’une crise sociale risquent d’être présentes », et invite l’exécutif et les entreprises à une extrême prudence.

Pour arriver à cette conclusion, il pointe l’addition d’éléments dont le mélange peut s’avérer explosif : la « faible adhésion » de l’opinion au pouvoir en place et « l’absence d’alternative politique crédible », la multiplication des situations personnelles difficiles, la montée de la conflictualité dans des entreprises contraintes à la rigueur et, enfin, la « contestation rampante » dans le secteur public.

« Canaliser la colère des salariés »

Cette situation est d’autant plus problématique que la crise financière va à la fois « dramatiser le climat social » et « restreindre fortement les marges d’action du gouvernement ». E&P appelle dès lors l’exécutif à « savamment doser » ses efforts pour trouver le juste milieu entre poursuite des réformes et protection des salariés. « Un durcissement des politiques d’indemnisation du chômage, de l’assurance-maladie ou des retraites complémentaires pourraient servir de détonateur », préviennent les experts. Selon eux, « l’exécutif doit renouer coûte que coûte la relation de confiance qui commençait à s’établir avec les syndicats », dont la coopération sera « décisive en cas de crise ouverte », aussi bien pour élaborer des réponses communes que pour canaliser la colère des salariés.

« Désengagement silencieux »

L’appel général à la « prudence » est aussi destiné aux entreprises. Prudence, tout d’abord, avant d’éventuelles renégociations des 35 heures, qui nécessiteront de « réfléchir attentivement aux contreparties [...] en termes de qualité des conditions de travail ». Prudence, ensuite, face à la montée de la grogne : les employeurs doivent « prendre au sérieux la remontée de la conflictualité » tant l’exaspération est perceptible chez « toutes les catégories de salariés ».

Certes, ces mouvements d’humeur n’entraîneront pas forcément une multiplication des grèves, mais « ils pourront prendre la forme plus pernicieuse d’un désengagement silencieux, voire d’autres formes de grève froide ».

07:29 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : conjoncture sociale, crise financière, actuchomage | | |  Facebook

La crise financière, immorale jusqu’au bout !

Source / auteur : http://www.solidaires.org/

La crise financière, immorale jusqu’au bout !

Les images de petits traders, le regard rivé sur la descente vertigineuse des indices boursiers de la planète et de leurs collègues, petits banquiers chassés la corbeille sous le bras du siège de leur banque sont devenues le spectacle favori des médias ces jours ci. Il est aisé pour certains politiques et économistes de faire porter la crise du capitalisme sur des financiers véreux ou des patrons bénéficiaires de parachutes dorés. Que de tels personnages existent, c’est vrai. Qu’ils soient écoeurants, c’est vrai. Mais cela ne disculpent d’aucune manière les politiques qui les ont soutenus et même encouragés. Monsieur Sarkozy a beau jeu de dénoncer le scandale des subprimes. Il oublie que c’est lui qui voulait, il y a un an, développer le crédit hypothécaire (c’est la même chose) en France. Un bal des faux-culs dont nous risquons bien d’être les dindons de la farce !

 

Une perte de 3 milliards nationalisée !

Comment accepter qu’en une journée, le gouvernement Français toujours prompt à pointer les déficits publics trouve 3 milliards d’€ pour participer au renflouement de la banque DEXIA ? Rappelons que cette institution bancaire au service du financement des collectivités locales était publique avant d’être privatisée, pour acquérir plus d’autonomie, être libre de se lancer à l’international. Ca nous rappelle un certain discours ! La somme destinée à sauver les impécunieux banquiers correspond curieusement à celle que cherchent les patrons de La Poste pour se développer... à l’international !
DEXIA était ainsi libre de se payer FSA (Financial Security Assurance Inc.), un réassureur de crédit américain dans une relation « gagnant gagnant ». C’est perdu ou plutôt c’est la collectivité qui y perd sur sa feuille d’impôt !

Les capitalistes, ça ose tout, c’est à ça qu’on les reconnaît... !

Le 1er octobre, le premier ministre Fillon proposait une solution miracle pour sauver ses amis banquiers : puisque ses concitoyens n’ont plus confiance dans les banques et jouent la carte de la prudence en épargnant massivement sur le Livret A (près de 20 milliards d’€ supplémentaires prévus fin 2008 sur les comptes de la Caisse des Dépôts, Livret A + Livret bleu capitaliseront près de 160 milliards d’€), il allait rééquilibrer tout cela et refaire descendre les « excédents d’épargne » vers le bilan des banques aux abois.
Après une levée de boucliers, c’est le Président de La République qui a tranché en offrant les fonds du Livret Développement Durable en pâture, près de 60 Milliards dont les banques disposent déjà en grande partie. Belle arnaque quand on sait que le 1er janvier 2009 Livret A, Livret Bleu et LDD seront « fusionnés », bien malin qui pourra distinguer les fonds « sécurisés » de ceux engouffrés dans le bilan des banques.

Plus de fondations, les travaux continuent !

C’est dans ce contexte que se joue l’avenir de La Poste, avec un gouvernement aveugle et sourd aux réels besoins de la société. Plus que jamais la volonté de privatiser La Poste apparaît comme un verrou idéologique à faire sauter pour les tenants du libéralisme le plus forcené. Les privatiseurs sont parfaitement conscients des conséquences directes de leur stratégie sur l’emploi, sur la cohésion sociale, sur les territoires. Ils savent comme ils savaient parfaitement que la bulle spéculative des subprimes américaines allait tôt ou tard éclater. Ce sont les mêmes qui croient encore aux vertus salutaires du marché. Facile avec un salaire annuel de 500 000€ !
La crise actuelle est un exemple plus parlant que tous les longs discours : le changement de statut de La Poste est un non-sens absolu ! La mobilisation contre sa privatisation est toujours plus d’actualité.

Le samedi 22 novembre, grande journée de manifestations !

Postiers, usagers, tous ensemble !

06.10.2008

INSEE : la conjonture

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28.08.2008

La crise a atteint "le coeur du capitalisme" (Sarkozy)

Dans un discours virulent, le chef de l'Etat a dénoncé "le scandale des subprimes" et les excès de "dizaines de spéculateurs".

"Le coeur du capitalisme est atteint". C'est le verdict qu'a exprimé Nicolas Sarkozy, mercredi 27 août, devant la conférence des ambassadeurs de France. A l'origine de cette situation selon lui, "le scandale des 'subprimes'", les crédits hypothécaires à risques américains qui ont causé une crise financière majeure depuis un an.

"Fautes graves des agences de notation"
Dans un discours offensif, le chef de l'Etat a dénoncé "les fautes graves -toujours impunies- des agences de notation" et "les excès d'un capitalisme financier qui a connu des dérives scandaleuses", notamment de la part de "quelques dizaines de spéculateurs". Selon lui, le coût de cette crise pour l'économie réelle sera "bien plus élevé" que celui avancé pour le système bancaire international par le FMI (1.000 milliards de dollars): il craint notamment "une déconnexion durable de la croissance des pays de l'OCDE avec celle des pays émergents, pour l'instant moins touchés".
Président du Conseil européen jusqu'à fin décembre, Nicolas Sarkozy a appelé à "continuer à tout faire au niveau de l'Union pour favoriser la croissance de l'économie européenne". "Rétablir la confiance passe par la consolidation du secteur financier européen et une action résolue pour renforcer la transparence, la responsabilité et la supervision des acteurs", a-t-il estimé.

source challenges.fr

27.08.2008

La construction de logements recule

En cette rentrée 2008, les résultats de la construction de logements marquent le pas. Comme dans le secteur des travaux publics, le rythme baisse mais toujours dans un volume d'activité soutenu.

A la lecture des chiffres transmis par le Meeddat sur l'ensemble des douze derniers mois (août 2007-juillet 2008), près de 494 000 logements ont été autorisés en France. Comparée à la même période un an auparavant _un millésime record_, cela représente une baisse sensible de 12,6%. Une baisse homogène puisqu'elle affecte dans les mêmes proportions le logement collectif (-13,5%) et le logement individuel (-12,7% au global ; -14,1% en individuel pur ; -8,8 en individuel groupé).
S'agissant des mises en chantiers sur la même période, leur nombre s’élève à 401 623, en repli de 6,6 % par rapport au chiffre constaté au cours des douze mois précédents. L'individuel pur souffre particulièrement (-10,1%) mais le ministère rappelle que des perturbations imputables à la mise en place de la réforme du droit des sols intervenue au 1er octobre 2007 peuvent encore affecter les statistiques sur les ouvertures de chantier. Reste que la Capeb, dans son bulletin de conjoncture publié en juillet, estime pour sa part que "les perturbations statistiques […] sont aujourd'hui largement résolues et que le recul des mises en chantier est bien réel." Si le coup de frein observé sur le marché du neuf était prévu, il vient s'ajouter à celui, plus surprenant, du marché de l'entretien-amélioration. Conclusion laconique de la Capeb : "le bilan 2008 sera moins satisfaisant que prévu."

Julien Beideler - lemoniteur.fr

25.08.2008

Crise des subprimes, un désastre engendré par l'état (bis repetitam)

La crise des subprimes, cette grande inconnue...

Il est fréquent de lire ou d'entendre dans les médias que la très préoccupante crise financière que nous vivons, qui restera à jamais dans les livres d'histoire comme "la grande crise des subprime", est le produit de "la folie des marchés", la preuve que le capitalisme financier a atteint ses limites, et autres pseudo-analyses tendant à faire porter sur le grand méchant marché la responsabilité de la mise en faillite de grandes banques, de ménages innombrables, et que sais-je encore.

Les voix qui challengent cette bien pensance anti libérale de bon aloi sont rares, et peu audibles. Je m'y suis moi même essayé il y a déjà un an (lien 1, lien 2, lien 3). Aujourd'hui, de nouveaux éléments mis au jour par quelques organes de presse moins superficiels que la moyenne apportent de nouvelles preuves que non seulement la crise des subprimes n'est en rien la fille de l'ultra-libéralisme triomphant, mais que ce sont des lois et des régulations à finalité exclusivement politiciennes, absolument déconnectées des réalités économiques, qui ont créé les conditions du marasme que nous connaissons. ...

La suite de cette analyse - ici : http://www.objectifliberte.fr/2008/08/subprimes.html

12.08.2008

Effet domino

La Tribune - éditorial par Olivier Provost

Qui a dit que la crise financière touchait à sa fin ? Chaque semaine, on en découvre de nouveaux aspects inquiétants via le naufrage d'innovations bancaires coulées les unes après les autres par la crise des subprimes. Depuis quelques jours, ce sont les obligations ARS (" auction-rate securities ", obligations à taux variable fixé par enchères) qui font parler d'elles. Les clients qui les ont achetées croyaient qu'elles offraient une liquidité élevée. Celle-ci a disparu avec la crise. Du coup, voilà les UBS, Citigroup et Merrill Lynch obligés de rembourser des dizaines de milliards de dollars (!) pour éviter le scandale.

Cette crise finit par ressembler à un voyage au pays des produits financiers complexes, autrefois paradis des apprentis sorciers bancaires, des petits génies des mathématiques convertis au monde de l'argent, et aujourd'hui rattrapé par l'aléa des marchés. Tout ça parce que de pauvres Américains n'ont pu rembourser les intérêts des prêts à risque de biens immobiliers, les fameux subprimes, trop chers pour leur bourse, contrairement à ce que des banquiers peu scrupuleux leur avaient fait croire.

La chute de l'immobilier et le ralentissement économique ont constitué la toile de fond de ce sombre tableau. Et pas seulement aux États-Unis. Le Royaume-Uni, avec la quasi-faillite de la Northern Rock hier, les pertes historiques de Royal Bank of Scotland aujourd'hui (voir ci-contre), a lui aussi été touché.

La chute de ce premier domino en a rapidement entraîné d'autres. Car ces prêts subprimes avaient été regroupés et placés dans des véhicules financiers vendus sur toute la planète. Les agences de notation leur ayant accordé avec une légèreté coupable leur meilleure note, le prestigieux triple A, les plus grands établissements financiers du monde, toujours à la recherche de placements lucratifs, en ont acheté massivement. Le serpent, qui avait voulu vendre ses prêts à risque, s'est mordu la queue.

Ces dominos, baptisés CDO (" collateralized debt obligations ") et autres ABS (" asset backed securities "), sont donc tombés à leur tour. Puis est venu celui des SIV (" structured investment vehicles ") et des " conduits ", inventés par les banques pour placer une partie de leurs créances en hors bilan. Une fois que la crise a éclaté, il leur a fallu les refinancer dans l'urgence.

Le jeu de massacre des dominos du subprime a ainsi continué. Aujourd'hui, il frappe les obligations ARS. Dès lors, la question se pose : quel sera le prochain ?
Lien permanent vers cet article : http://www.latribune.fr/info/20080811U7HDQ5K

06.08.2008

BANQUES FRANçAISES L'ARNAQUE VA S'AMPLIFIER

Les banques vont mal, elles sont dans le rouge, c'est la crise financière... Les médias y vont fort. Bref on va vous résumez ce qui vous attend à la rentrée

Forcément, les clients des banques vont trinquer :
• si vous n'avez pas un apport au minimum égal à 10% de l'emprunt espérer, il faut proposer une caution (un ami, les parents) en plus de l'hypothèque
• les taux vont augmenter
: voilà la pilule que l'on veut nous faire avaler !

Les banques ont joué AVEC VOTRE ARGENT, elles ont perdues... VOUS PAYEREZ ! Malgré le paquet de fric piqué aux pauvres (livret A, etc) et les kados du gouvernement.
Le conseil du Collectif SDF : RÉCLAMONS LE REMBOURSEMENT DE TOUS LES PROFITS RÉALISÉS AVANT QUE çA LEUR PÈTE À LA TÊTE ! NOUS SOMMES LES VICTIMES et non les banques !

09:19 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : banques, crise bancaire, crise financière, subprimes | | |  Facebook

22.07.2008

SUBPRIMES : LA MAGOUILLE PAYE

Les anciens dirigeants d'IKB ont empoché 1 million !
La banque a été la première "victime" allemande de la crise des "subprimes", et a évité la faillite grâce à l'aide de l'Etat. En effet, ces banques qui ont proposés des emprunts à des familles fragiles financièrement, ces banques sans scrupules touchent des subventions !
Les banquiers, les traders, les commerciaux qui se sont enrichis ne seront pas inquiétés.
Les familles qui dans ce désastre sont les seules victimes ne toucheront rien ! Elles resteront à la rue et rembourseront les crédits ! C'est pas beau ça ?

06:46 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : subprimes, crise des subprimes, crise financière | | |  Facebook

23.06.2008

La crise des subprimes plombe les bons élèves de la finance

Par-dessous le marché. Chaque lundi, le capital décrypté
NICOLAS CORI - QUOTIDIEN : lundi 23 juin 2008

A la mi-mai, beaucoup d’économistes ou de responsables financiers pensaient la crise des subprimes passée. A l’image du directeur général d’UBS, Marcel Rohner, qui déclarait : «Je pense que le pire est derrière nous.» Ces optimistes ont dû déchanter : les marchés sont repartis sur une tendance baissière. Le CAC 40 est en chute de 10 % par rapport à début juin, le Dow Jones de 7 %. Certes, le cours du pétrole fait plonger les marchés, mais la principale explication, c’est le retour des inquiétudes sur le bilan des banques.

Quasi-faillite. Le 9 juin, Lehman Brothers a annoncé 2,7 milliards de dollars (1,72 milliard d’euros) de pertes sur le second trimestre 2008. Mais ce qui inquiète le plus les analystes, c’est le sort des rehausseurs de crédit (monoliners, en anglais). La menace sur ces entreprises, peu connues, court depuis le début de l’année (Libération du 21 janvier) mais, maintenant, le désastre est bien là. MBIA, Ambac, FSA et FGIC, les quatre principaux monoliners, sont en situation de quasi-faillite. Un monoliner, c’est une sorte d’assureur qui a été conçu pour garantir les crédits contractés par des collectivités locales américaines, ce qui permettait à ces dernières de pouvoir emprunter à moindre prix. Un peu comme un locataire désargenté obtient d’un garant un soutien financier qui lui permet d’avoir la confiance de son propriétaire. Pour donner confiance, les monoliners se doivent d’avoir un bilan irréprochable, d’avoir la meilleure note attribuée par les agences de notation financière (AAA pour Standard & Poor’s ou Moody’s). Mais, par appât du gain, ils se sont mis à garantir les banques qui avaient acheté des collateral debt obligations (CDO) : ces produits financiers issus de prêts - dont les crédits subprimes - et qui ont vu leur valorisation s’écrouler. Du coup, ils se sont retrouvés dans l’incapacité de faire face aux demandes de remboursement. Et les agences de notation financière, tout en prenant leur temps, n’ont pu que constater cet état de fait.

Contagion. Vendredi, Moody’s (après S&P) a ainsi retiré à MBIA et Ambac leur AAA. L’agence a abaissé de cinq crans la note de MBIA, à A2, et de trois celle d’Ambac, à A3. Par ricochet, les bilans des banques qui s’étaient assurées auprès des monoliners vont être touchés. Et, cette fois, même les établissements restés à l’écart des subprimes sont concernés. Puisque les garants ne sont plus aussi sûrs, il faut déprécier tous les actifs qu’ils garantissaient : CDO hors subprimes et crédits des collectivités locales américaines. Réponse sur l’importance du phénomène lors des prochaines publications de résultats trimestriels. Un indice : les monoliners garantissent dans le monde 2 400 milliards de dollars d’actifs.

07:34 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : subprimes, crise des subprimes, crise financière | | |  Facebook

08.06.2008

Spéculation et crises : ça suffit ! Premier séminaire européen à Paris, le 21 juin 2008

La pétition européenne "Spéculation et crises : ça suffit !" a atteint 36 000 signatures en ligne et sa version papier a été signée par 2 500 personnes.
Pétition à signer

Pour poursuivre sur cette lancée, le collectif initiateur vous invite à un premier séminaire européen qui se tiendra à l'Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, de 9h30 à 17h le 21 juin 2008 (Présentation ci-dessous).

Des informations plus détaillées sur le programme et les intervenants vous seront envoyées en début de semaine prochaine.

Pour vous inscrire, il suffit d'envoyer un mail à l'adresse suivante : caroline.robert@attac.org avant le mardi 17 juin en indiquant vos nom, prénom ainsi que votre pays.

Pour le collectif initiateur "Stop-finance",
- Jean-Marie Harribey (Université Bordeaux IV) +336 85 71 25 82
- Frédéric Lordon (CNRS) +336 83 89 12 81

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Présentation du séminaire européen "Spéculation et crises : ça suffit !"

La crise financière confirme les analyses et les pronostics les plus pessimistes. C'est la plus grave crise depuis la seconde guerre mondiale. Elle est l'aboutissement de l'évolution du capitalisme vers sa logique la plus pure et en même temps la plus sauvage : rendre de la valeur aux actionnaires, finalité suprême de la libéralisation du mouvement des capitaux, de la déréglementation, de la prolifération des produits financiers, de la titrisation et de la dépolitisation des banques centrales pour qu'elles servent mieux les marchés financiers.

La pétition européenne initiée par une cinquantaine d'économistes pour demander :
- l'abrogation de l'article 56 du Traité de Lisbonne, qui, interdisant toute restriction à ses mouvements, offre au capital financier les conditions de son emprise écrasante sur la société ;
- la restriction de la « liberté d'établissement » (art. 48) qui laisse l'opportunité au capital de se rendre là où les conditions lui sont le plus favorables, et permettrait ici aux institutions financières de trouver asile à la City de Londres ou ailleurs.
... a recueilli à ce jour plus de 38 500 signatures.

Pour élargir la prise de conscience de la gravité de la situation et de la nécessité d'élaborer de toute urgence des propositions propres à juguler les méfaits de la finance, le collectif « Stop-finance », initiateur de la pétition, organise à Paris le 21 juin un séminaire européen, le lendemain du Conseil européen et à la veille du G8 au Japon où se rendront les chefs d'Etat et de gouvernement européens.

Ce séminaire portera sur quatre thèmes. Chacun d 'eux sera introduit par deux intervenants et sera suivi d'un débat avec la salle.

1. L'origine de la crise
Isaac Joshua (Université Paris XI)
Michel Husson (IRES)

2. Les mécanismes de la crise
Gérard Duménil (CNRS)

Intervenant à confirmer

3. Les conséquences de la crise
Jacques Sapir (EHESS)
Peter Wahl (World Economy, Ecology & development)

4. Propositions alternatives
Dominique Plihon (Université Paris XIII)
Frédéric Lordon (CNRS)

16.05.2008

Europe 2020 : Laboratoire européen d'Anticipation Politique

Juin/Juillet 2008 - Nouveau point d’inflexion de la crise systémique globale : Quand le mirage de la crise maîtrisée s’évanouit...
- Communiqué public GEAB N°25

Les apprentis sorciers sont condamnés à répéter les mêmes erreurs. Ainsi, en 2007, la tentative des autorités et des grands établissements financiers de camoufler la crise des subprimes [1] qui avait pourtant commencé à frapper durement les marchés en Février/Mars 2007 a abouti au choc brutal et durable de l’été 2007. Et nous allons vivre dans les prochaines semaines, un «remake» de ce scénario, avec l’aggravation de la crise financière des mois de Janvier-Mars 2008, dès le début de l’été 2008.

Dans ce numéro 25 du Global Europe Anticipation Bulletin, notre équipe a donc choisi d’analyser cinq des sept tendances en cours qui vont générer ce point d’inflexion de la crise systémique globale (les deux dernières tendances – Europe et Asie - seront analysées dans le GEAB N°26) :
Immobilier : Le plancher toujours plus bas
Bulle financière mondiale : Seule l’inflation progresse
Economie US : La récession s’installe
Déficits publics US : Le grand retour
Dollar : Le rebond qui n’existe pas
Europe : Découplage confirmé - Le coeur de l’Euroland résiste / Royaume-Uni en récession
Asie : Le ralentissement brutal en perspective

Par ailleurs, nous formulons également une série complète de recommandations stratégiques et opérationnelles pour se préparer au choc du début de l’été 2008 (sur abonnement).

Dans ce communiqué public, nous souhaitons expliquer comment la nouvelle période actuelle d’« euphorisation » des acteurs contribue à aggraver le choc à venir.
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13.05.2008

Les Caisses d’Épargne vont supprimer 4500 emplois

LES FAITS. D’ici à 2012, 10 % des agences, soit environ 500, seront définitivement fermées. Les suppressions de postes seront réalisées sans licenciements, et concerneront 1.000 commerciaux et 3.500 administratifs

30.04.2008

Fraises espagnoles, un bilan écologique et social catastrophique

• bon quoi ? Un article sur les fraises espagnoles ! Que fabrique sdf Alsace ? En fait nos fidèles lecteurs le savent bien, l'Espagne, notre voisine va mal : crise financière, crise immobilière, sans abri, pauvreté, culture intensive, travail au noir... Cette situation n'est pas sans conséquences pour nous ; les fraises en sont une illustration ! Et puis, avouez que les articles de POLITIS sont vraiment excellents.> Ne soyez pas des touristes passifs ni des consommateurs idiots !

PAR Claude-Marie Vadrot, Politis.fr
Devant le succès de l’article de Claude-Marie Vadrot sur les fraises espagnoles publié le 12 avril 2007, Politis.fr vous en propose une version actualisée en accès libre.

Non seulement les fraises importées d’Espagne n’ont aucun goût, mais elles représentent une catastrophe environnementale et sanitaire. Voici de quoi vous en dégoûter à tout jamais…

D’ici à la mi-juin, la France aura importé d’Espagne plus de 90 000 tonnes de fraises [1]. Enfin, si on peut appeler fraise ces gros trucs rouges, encore verts autour de la queue parce que cueillis avant d’être murs, et ressemblant à des tomates ; avec d’ailleurs à peu prés le goût des tomates. Si le seul reproche envers ces « fruits » était leur fadeur, après tout, seuls les consommateurs piégés pourraient se plaindre d’avoir acheté un produit qui se brade actuellement entre 2 et 3 euros le kilo dans les marchés et les grandes surfaces, après avoir parcouru 1 500 kilomètres en camion. A dix tonnes en moyenne par véhicule, ils sont 10 000 par an à faire un parcours valant son pesant de fraises en CO2 et autres gaz d’échappement. Car la quasi-totalité de ces fruits poussent dans le sud de l’Andalousie, sur les limites du parc national de Doñana, près du delta du Guadalquivir, l’une des plus fabuleuses réserves d’oiseaux, migrateurs et nicheurs d’Europe.

Il aura fallu qu’une équipe d’enquêteurs du WWF s’intéresse à la marée montante de cette fraise hors-saison, pour que commence à être révélée l’aberration écologique de cette production qui étouffe la fraise française dont une partie, d’ailleurs, ne pousse pas dans de meilleures conditions écologiques quand elle provient également de serres chauffées. Ce qu’on découvert les envoyés spéciaux du WWF et ce que confirment les écologistes espagnols illustre la mondialisation bon marché.

Cette « agriculture » couvre près de 6 000 hectares dont une bonne centaine empiète déjà en toute illégalité (tolérée) sur le parc national. Officiellement, 60 % seulement de ces cultures sont autorisées ; les autres sont des extensions « sauvages » sur lesquelles le pouvoir régional ferme les yeux en dépit des protestations des écologistes. Les fraisiers destinés à cette production, bien qu’il s’agisse d’une plante vivace productive plusieurs années, sont détruits chaque année. Pour donner des fraises hors saison, les plants produits in vitro sont enfournés en plein été dans des frigos qui simulent l’hiver pour avancer leur production. A l’automne, la terre sableuse est nettoyée, stérilisée, la microfaune détruite, avec du bromure de méthyl et de la chloropicrine. Le premier est un poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la couche d’ozone signée en 1987 (dernier délai en 2005) ; le second, composé de chlore et d’ammoniaque est aussi un poison : il bloque les alvéoles pulmonaires en entraînant de violentes douleurs. Il a longtemps servi de gaz de combat et a été utilisé pour la dernière fois par Ali Hassan Al-Madjid dit Ali le Chimique, au Kurdistan, contre les Chiites et contre les Iraniens pour le régime de Saddam Hussein, ce qui lui a valu l’année dernière une condamnation à la peine de mort…

Qui s’en soucie ? La plupart des producteurs de fraises andalouses emploient une main d’œuvre marocaine ou roumaine, des saisonniers ou des sans-papiers sous-payés et logés dans des conditions précaires, se réchauffant le soir en brûlant les résidus des serres en plastique qui recouvrent les fraisiers au cœur de l’hiver. Un écolo de la région raconte l’explosion des maladies pulmonaires et de affections de la peau. Les plants poussent sur un autre plastique noir et reçoivent une irrigation goutte à goutte qui transporte les engrais, des pesticides et des fongicides. Pour le lecteur dont l’appétit ne serait pas encore coupé, continuons.

Les cultures sont alimentées en eau par des forages dont la moitié a été installés de façon illégale et dont 80 % tirent plus d’eau qu’ils ne sont autorisés à le faire : en moyenne 4500 m3 par hectare. Ce qui transforme en savane sèche une partie de cette région d’Andalousie, entraîne l’exode des oiseaux migrateurs et la disparition des derniers lynx pardel, petits carnivores dont il ne reste plus qu’une trentaine d’individus dans la région. Leur seule nourriture, les lapins, sont en voie de disparition. Comme la forêt, dont 2 000 hectares ont été rasés pour faire place aux fraisiers. La saison est terminée au début du mois de juin. Les cinq mille tonnes de plastiques, le noir et le blanc, sont soit emportés par le vent, soit enfouies n’importe où, soit brûlées sur place. Et les ouvriers agricoles sont priés soit de retourner chez eux, soit de s’exiler ailleurs en Espagne. Pour se faire soigner à leurs frais après avoir respiré les produits nocifs.

La production et l’exportation de la fraise espagnole -l’essentiel étant vendu avant la fin de l’hiver et en avril- représente ce qu’il y a de moins durable comme agriculture et bouleverse ce qui reste dans le public comme notion de saison. Quand la région sera ravagée et la production trop onéreuse, elle sera transférée au Maroc où les industriels espagnols de la « fraise » commencent à s’installer. Avant de venir de Chine d’où sont déjà importés des pommes encore plus traités que les pommes françaises.

Dommage que les consommateurs se laissent prendre, comme ils se laissent prendre aux asperges « primeur » en provenance de la même région et bénéficiant des mêmes soins chimiques. Au lieu d’attendre quelques semaines que les producteurs de proximité offrent les mêmes produits sur des marchés de proximité.
Notes

[1] Pour une consommation française marchande annuelle de 130 000 tonnes

PAR Claude-Marie Vadrot, Politis.fr

29.03.2008

Pour la première fois, La Poste va verser un dividende à l'Etat

C'est une bonne nouvelle pour La Poste et pour son actionnaire, l'Etat. En 2007, l'année de la crise financière, l'entreprise publique dirigée par Jean-Paul Bailly a réalisé des bénéfices de 943 millions d'euros, en hausse de 16,1 % par rapport à 2006.

Le conseil d'administration devait se réunir, jeudi 27 mars, pour avaliser le versement à l'Etat, pour la première fois de son histoire, d'un dividende de 141 millions d'euros. Une contribution bienvenue pour les finances publiques.

LES OBJECTIFS 2008-2012
Rentabilité. Le plan «performance et confiance» vise à atteindre la rentabilité des «meilleurs groupes postaux européens» et «retrouver une solidité financière». La Poste vise une marge d'exploitation de 8,5 % en 2012 et un résultat d'exploitation de 2 milliards d'euros.

Investissements. En 2008, 1,3 milliard d'euros d'investissements internes sera engagé. La Poste veut aussi «saisir de nouvelles opportunités d'acquisition dans le respect de ses équilibres financiers».

Pour la première fois également, La Poste, en réorganisation permanente depuis dix ans, est aussi rentable que la Deutsche Post allemande, présentée depuis toujours comme "le modèle". Sa marge d'exploitation (résultat d'exploitation rapporté au chiffre d'affaires) passe de 4,2 % en 2006 à 6,2% en 2007. Sa dette s'est allégée d'un peu plus d'1 milliard d'euros, à 6,2 milliards.
Avec un chiffre d'affaires en hausse de 3,4 % en 2007, à 20,8 milliards d'euros, La Poste a profité de tous ses métiers : malgré la baisse du trafic postal liée à Internet (– 1 %, hors effet de l'élection présidentielle), les revenus du courrier ont augmenté de 2,2 % (11,5 milliards d'euros), notamment grâce au marché des entreprises. Les revenus de l'activité colis et des envois en express progressent de 8 % (4,5 milliards d'euros) et ceux des services financiers de 2,2 % (4,7 milliards).

Créée il y a deux ans, La Banque postale, qui doit se cantonner, jusqu'à la fin 2009, à la collecte d'épargne et à la distribution de crédits immobiliers, s'est bien tenue dans un paysage financier très chahuté. Elle gère désormais plus de 250 milliards d'euros d'épargne (+ 4,5 %) et 23 milliards d'euros d'encours de crédits.

Fait notable, La Banque postale n'a pas investi dans des produits adossés aux fameux crédits immobiliers américains à risques, les subprimes, mais a, au contraire, profité de la crise financière pour prêter de l'argent aux banques en mal de liquidités. Cette activité de prêts interbancaires lui aurait rapporté près de 100 millions d'euros.

"Recours acccru à l'intérim"
Ces bons résultats de 2007, toutefois, n'enlèvent rien à l'ampleur des défis qui attendent La Poste dans les années à venir : d'abord, la perte du monopole du Livret A au 1er octobre 2008; ensuite, l'ouverture totale du marché du courrier, à compter du 1er janvier 2011. Les réformes seront accélérées, afin de moderniser une entreprise dont la man½uvrabilité reste insuffisante, aux yeux de ses dirigeants, dans le contexte de mise en concurrence de toutes ses activités.

Pour faire face, les dirigeants de l'entreprise publique entendent accélérer les réformes. Dans l'activité courrier, de nouvelles "plate-formes industrielles" seront installées pour moderniser les circuits de traitement : 6 sont déjà opérationnelles, 10 autres sont annoncées en 2008, dont une à la Roche-sur-Yon capable de traiterjusqu'à 30 millions de plis par an pour les entreprises.

Le réseau de bureaux de poste aussi poursuivra sa mue. La Poste veut continuer à en transférer la gestion à des partenaires, communes ou commerçants. Sur les 17 000 points de vente que maintient aujourd'hui La Poste sur le territoire, il ne reste plus aujourd'hui que 12 000 "vrais" bureaux de poste, dont 4 500 de plein exercice, distribuant toute la palette des services postaux et financiers. En 2008, plusieurs centaines de bureaux seront rénovés, pour améliorer le service aux clients, encore souvent critiqué.

L'accélération des réformes à La Poste ne va pas sans déstabiliser le personnel. Les guichetiers se disent un peu perdus face à la nouvelle politique "d'enseigne", qui les conduit à vendre, en même temps que les timbres, des services à la personne, la carterie et des gadgets. Les facteurs se plaignent de tournées à rallonge, avec des salaires souvent proches du SMIC. Pour 2007, l'intéressement des postiers n'excédera pas 102 euros bruts quand celui des salariés de La Banque postale atteint 2 800 euros en moyenne.

"La Poste se banalise, augmente ses tarifs, s'éloigne des usagers. L'incompréhension est d'autant plus forte que la précarité de l'emploi augmente, avec un recours accru à l'intérim", commente Régis Blanchot, du syndicat SUD-PTT. En 2007, La Poste maison mère a supprimé 7 000 postes, ramenant ses effectifs de 271 937 à 264 781 personnes.
Anne Michel - LE MONDE

 
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