25.12.2007
Démolir et reloger
Comment le gouvernement peut à la fois, en apparente contradiction, mener une politique de démolition de logements sociaux et promouvoir le droit au logement opposable.
Les récents débats sur l’instauration d’un droit au logement opposable (DALO) ont curieusement laissé de côté la question des démolitions de logements sociaux dans les quartiers populaires, opérées sous la houlette de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU). Cette politique, amorcée en 1999 par le gouvernement de la gauche plurielle et accélérée par Jean-Louis Borloo, fait l’objet d’un rare consensus. Elle est massivement soutenue par les élus locaux de toutes tendances, qui en attendent des subventions, mais aussi par les partenaires sociaux réunis au sein des structures paritaires qui gèrent le 1 % logement. Les quelques voix discordantes, émanant de chercheurs, d’élus marginalisés ou de collectifs d’habitants esseulés et dépourvus de ressources militantes suffisantes, ne parviennent pas à ébranler la perception de ce programme de démolitions, qui tourne à l’autocongratulation : «Un succès qui nous oblige» [1]] annoncent ainsi les sénateurs Philippe Dallier et Roger Karoutchi ; tandis que pour le député Philippe Pemezec, au vu de ce «succès incontestable» «il conviendrait même d’aller plus loin» dans «la destruction d’immeubles» [2]] .
Source - Manuel Domergue - Revue Mouvements - LIRE L'ARTICLE EN ENTIER
Les récents débats sur l’instauration d’un droit au logement opposable (DALO) ont curieusement laissé de côté la question des démolitions de logements sociaux dans les quartiers populaires, opérées sous la houlette de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU). Cette politique, amorcée en 1999 par le gouvernement de la gauche plurielle et accélérée par Jean-Louis Borloo, fait l’objet d’un rare consensus. Elle est massivement soutenue par les élus locaux de toutes tendances, qui en attendent des subventions, mais aussi par les partenaires sociaux réunis au sein des structures paritaires qui gèrent le 1 % logement. Les quelques voix discordantes, émanant de chercheurs, d’élus marginalisés ou de collectifs d’habitants esseulés et dépourvus de ressources militantes suffisantes, ne parviennent pas à ébranler la perception de ce programme de démolitions, qui tourne à l’autocongratulation : «Un succès qui nous oblige» [1]] annoncent ainsi les sénateurs Philippe Dallier et Roger Karoutchi ; tandis que pour le député Philippe Pemezec, au vu de ce «succès incontestable» «il conviendrait même d’aller plus loin» dans «la destruction d’immeubles» [2]] .
Source - Manuel Domergue - Revue Mouvements - LIRE L'ARTICLE EN ENTIER
11:15 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : LOI DALO, DÉMOLITION DE LOGEMENTS SOCIAUX, HLM |
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