La une des lecteursTous les blogsles top listes
Envoyer ce blog à un amiAvertir le modérateur

18.07.2009

Une DSU plus dynamique pour les 150 communes les plus en difficulté ?

Le Comité des finances locales (CFL), chargé de réfléchir à l'évolution de la dotation de solidarité urbaine (DSU), a un nouveau rendez-vous le 24 juillet. Puis il présentera ses propositions finales à la fin du mois. A la demande de François Pupponi, député-maire de Sarcelles et membre du CFL, la direction générale des collectivités locales (DGCL) concocte de nouvelles simulations plus favorable aux 150 communes les plus défavorisées pour lesquelles la DSU représente "la ressource la plus dynamique", explique-t-on dans l'entourage de l'élu. Les propositions du groupe de travail ne seraient donc pas complètement arrêtées, mais certaines des "pistes de travail" présentées lors de la séance du CFL du 7 juillet auraient déjà été "validées".

>> Lire la suite

30.09.2008

"Lettre ouverte au Président de la République" par cinq maires de banlieue

La situation de quelques 200 communes de banlieue en France est, vous le savez, très préoccupante et le bilan de 30 ans de la politique de la ville est contrasté. Elle a sans doute permis d’éviter la dégradation inéluctable du tissu social et une ségrégation urbaine définitive. Mais cette politique n’a réussi ni à améliorer sensiblement les conditions de vie des habitants des villes concernées, ni à permettre un fonctionnement digne des municipalités, impuissantes face à des demandes élémentaires : logement, emploi, éducation, santé… La crise de ces banlieues est profonde et les émeutes, que l’on ne saurait justifier, y trouvent à l’évidence leurs racines. Hélas, même ces évènements dramatiques trouvent finalement peu d'écho : la France amnésique se réveille à chaque fois en sursaut, s’inquiétant de la remise en cause de son modèle républicain, puis se rendort finalement dans une confortable indifférence. Malgré cela, la volonté des habitants de ces territoires de s’en sortir, de travailler, de permettre à leurs enfants de faire des études et de vivre mieux, ensemble, reste intacte.

Vous avez vous-même admis l’existence dans notre pays de quartiers « où il est plus difficile que partout ailleurs de s’en sortir, de réussir », où « tous les handicaps, toutes les difficultés (…) sont
concentrés », « où l’on a moins de droits, moins de chances que les autres ». Vous avez fait de ces banlieues l’une des priorités de votre quinquennat et avez promis un véritable « plan Marshall » pour répondre à l’exigence de solidarité nécessaire à des territoires depuis trop longtemps marginalisés. Aujourd’hui, qu’en est-il ?

Des ambitions, pas de moyens
Les annonces faites lors de la présentation du Plan Espoir Banlieues le 13 juin dernier vont dans le bon sens avec la mobilisation du droit commun et l’implication de l’ensemble des ministères ; mais elles suscitent de vraies interrogations quant à leurs modes de financement. Il ne suffit pas de reconnaître que la politique de la ville s’est peu à peu substituée aux crédits de droit commun dans ces territoires ; il ne suffit pas de constater l’impuissance de cette même politique à compenser seule l’absence structurelle de recettes pérennes des communes concernées; il ne suffit pas de constater que cette politique s’épuise à vouloir corriger à la marge des problèmes qui sont ceux de
toute la société urbaine. Encore faut-il lui donner les moyens des ambitions qu’on lui prête. Ces problèmes relèvent autant d’une politique globale d’aménagement du territoire que d’une claire vision de ce que le vivre ensemble, en France, impose à tous.
De plus, le gouvernement est sur le point de pervertir l’un des symboles de la solidarité financière que, comme vous l’avez souligné, « nous devons aux communes les plus pauvres. Car s’il y a des villes avec des pauvres, il y a aussi des villes pauvres qui n’ont tout simplement pas les moyens de s’occuper de leur population ». Vous avez souhaité un projet de réforme de la Dotation de Solidarité Urbaine et de Cohésion Sociale (DSU-CS) au profit des villes les plus en difficulté.
Rappelons que l’action de l’Etat, par ses concours financiers, devrait cibler la correction des inégalités territoriales, sociales et démographiques. Les études du commissariat au Plan ont démontré l’insuffisance notoire de l’effet péréquateur de ces dotations de l’Etat. Pour être efficace, la solidarité doit considérer à la fois la faiblesse des ressources et l’importance des charges.

Le projet élaboré en secret par le gouvernement alors même que s’engageaient les discussions au sein du Comité des Finances Locales (CFL) ne correspond pas à cet objectif. Si la méthode est contestable, le fond l’est encore plus.
La loi Borloo de programmation pour la cohésion sociale du 18 janvier 2005 avait marqué une réelle avancée. Le mode de calcul de la DSU-CS a intégré les critères de zones urbaines sensibles (ZUS) et de zones franches urbaines (ZFU) ; critères légitimes et cohérents avec la politique de l’Etat qui a déterminé lui-même ces périmètres et les a confortés dans le Plan Banlieues : ZUS et ZFU définissent des territoires à faibles ressources où se concentrent conjointement de lourdes charges socio-urbaines. Cette loi a été portée et promulguée par votre actuel ministre de l’Environnement et de l’Aménagement du territoire, alors ministre de l'Emploi, du Travail et de la Cohésion sociale. Or le gouvernement opère un retour en arrière en optant pour l'abandon progressif de ces critères dans le projet de réforme de 2009. Avec quel résultat ?

Les perdants
Voici quelques exemples de villes qui vont, par rapport à ce qu'elles auraient perçu dans le système actuel, perdre de la DSU dans ce projet: Clichy-sous-Bois, Sarcelles, Villiers-le-Bel, Epinay-sur-Seine, Argenteuil, Bobigny, Vénissieux, Creil, Stains, Melun, Bondy, Gonesse, Chanteloup-les- Vignes, Garges-les-Gonesse...
Bien entendu, une énième subvention sera en même temps créée pour les banlieues afin de compenser ce manque à gagner. Mais son montant est insuffisant, son statut de subvention ne la rend pas pérenne, elle devra être quémandée par les communes nécessiteuses auprès des préfets ; surtout, elle marginalise et déprécie une nouvelle fois les communes dites de « la politique de la ville ».

Monsieur le Président, nous vous demandons de revenir sur cette réforme et de réaffirmer, dans les principes, la République solidaire que vous appelez de vos voeux. Ceci afin que votre déclaration du 8 février dernier, porteuse d’espoir, se concrétise aussi par des mesures de solidarité au profit des villes de banlieue.
Il serait grave de considérer que le combat des élus de banlieue ne concerne qu’eux. Il en appelle à la solidarité et interroge directement la cohésion nationale ; parce qu'il est une promesse non encore tenue de la République, il est le combat de l'ensemble des Français.

Claude Dilain, maire de Clichy-sous-Bois, président de Ville et Banlieue
Pierre Cardo, député, maire de Chanteloup-les-Vignes, 1er vice-président de Ville et Banlieue
Maurice Charrier, maire de Vaulx-en-Velin, vice-président du Grand Lyon
Xavier Lemoine, maire de Montfermeil, membre du CA de Ville et Banlieue
François Pupponi, député, maire de Sarcelles

Une réaction, une suggestion... Ecrivez-nous !
Créée en 1991, la DSU a pour objectif de « contribuer à l’amélioration des conditions de vie dans les communes urbaines confrontées à une insuffisance de leurs ressources et supportant des charges élevées ».
Le CFL est l’organe consultatif du gouvernement en charge de répartir chaque année les dotations et subventions de l’Etat aux collectivités.

06:24 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dsu | | |  Facebook

30.03.2008

1er avril : de nouvelles propositions pour alimenter le débat et le futur projet de loi

1er avril : de nouvelles propositions pour alimenter le débat et le futur projet de loi
Source Localtis

Les membres du groupe socialiste de l'Assemblée nationale viennent de déposer une proposition de loi visant à donner un logement adapté à chacun et abordable à tous alors que l'on attend un texte gouvernemental dont l'objectif devrait être assez proche. Le texte des députés, qui devrait être examiné en séance publique le 1er avril, se divise en trois titres : le premier vise à redonner du pouvoir d'achat aux ménages modestes et à mieux protéger les locataires, le second est axé sur les outils de financement (livret A, TVA, PTZ) et le troisième titre est consacré au soutien à la construction de logements sociaux. Le texte est ambitieux  (40 articles) : la première disposition consiste à limiter des hausses de loyers à la relocation durant trois ans. Les députés proposent aussi une revalorisation des aides au logement ainsi que la suppression du mois de carence et du plancher (15 euros).  Autre proposition, le rétablissement du financement des FSL (fonds de solidarité pour le logement) par l'Etat et le département à parité car "l'Etat garant de la solidarité nationale, ne peut se désengager des FSL". L'article 8 de la proposition de loi prévoit la création d'un fonds de garantie universel et mutualiste contre les risques locatifs. Cette généralisation de la garantie des risques locatifs (GRL) est actuellement à l'étude au ministère du Logement (voir article de Localtis: "Les trois mesures de la loi pouvoir d'achat seront complétées par une loi sur la généralisation de la GRL", 28 janvier 2008). Il en découlerait, pour les députés, la suppression de la caution solidaire d'un tiers. Une proposition pourrait trouver preneur : la possibilité pour le propriétaire bailleur modeste de récupérer partiellement l'amortissement  de l'investissement (travaux d'isolation, de performance énergétique...) ayant eu pour effet une réduction des charges.

Le PTZ pourrait être à nouveau réformé

Le prêt à taux zéro qui selon les dernières déclarations de Christine Boutin devrait trouver une place dans le futur projet de loi (voir article de Localtis: "La Fédération nationale des sociétés coopératives HLM, une jeune fille de 100 ans", 27 mars 2008) devrait, selon la proposition de loi, être mieux réorienté vers les foyers modestes (revoir à la baisse les plafonds et doubler le montant de l'avance non-remboursable). La proposition visant à majorer le prêt à taux zéro en cas d'acquisition d'un logement répondant aux critères de haute performance s'inspire de dispositifs mis en place par les collectivités territoriales (voir article Localtis: "Prêt à taux zéro : et une, et deux et trois régions", 4 juillet 2006).  L'ADF, dans ses propositions de septembre dernier, préconisait dans le cadre du Grenelle de l'environnement  la mobilisation au niveau national d'un prêt à taux zéro pour financer les travaux de réhabilitation du parc existant (voir article de Localtis: "Grenelle de l'environnement : les départements présentent leurs propositions", 24 septembre 2007). Sur le livret A, alors que le débat actuel porte plutôt sur la centralisation ou non de la ressource par la Caisse des Dépôts, les parlementaires proposent d'augmenter le plafond afin d'accroître sensiblement les encours destinés au logement social. Autre sujet d'actualité, l'élargissement de la TVA à taux réduit :  les députés veulent qu'il bénéficie aux primo-accédants modestes. Une disposition s'inspire clairement de la position du président de l'Anah, Philippe Pelletier : une déduction fiscale à 100% sur les revenus locatifs des propriétaires privés pour les logements occupés suite à une décision Dalo (voir article Localtis: "Doit-on imaginer un nouveau logement très social pour le privé?", 10 octobre 2007).

L'article 55 de la loi SRU :  ne pas toucher ?

Le titre III consacré à la construction de logements sociaux remet au goût du jour, l'incontournable article 55 de la loi SRU. Les députés admettent une exception à son application (réduction de 20% à 15% du nombre des logements sociaux) pour les communes qui perçoivent peu de DSU (dotation de solidarité urbaine) et qui ont sur leur territoire une zone urbaine sensible. Mais en contrepartie, ils proposent de durcir le dispositif avec, pour les communes en constat de carence, un doublement du prélèvement. De plus, pour limiter le nombre de logements en prêt locatif social (PLS) qui ne s'adressent pas aux personnes les plus en difficulté, le texte prévoit de limiter à un tiers le nombre des logements PLS comptabilisés pour l'application de l'article 55. Et l'on retrouve le droit de préemption urbain prioritaire pour l'Etat dans les communes "mauvaises élèves". Une position qui depuis plusieurs mois circule notamment dans les associations en charge du logement très social et au comité Dalo (voir article Localtis: "Le compte à rebours pour le logement social", 15 octobre 2007) . Pour le moment, la ministre du Logement s'est limitée à chaque fois qu'elle était interrogée à réaffirmer sa volonté de faire appliquer avec rigueur la loi SRU sans envisager aucune réforme de l'article 55 (voir article Localtis: "Les communes récalcitrantes seront prises dans un étau", 18 décembre 2007). Parmi les autres propositions, la mise en place d'un système de partage de plus-value engendrée par l'urbanisation d'un terrain. Or, la loi portant engagement national pour le logement a créé de la taxe forfaitaire sur les terrains devenus constructibles dont c'est justement la vocation (voir article de Localtis: "De nouvelles marges de manoeuvre fiscales", 4 octobre 2006).

Clémence Villedieu

06:45 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : MAL LOGEMENT, FSL, LOGEMENTS SOCIAUX, DSU, PLS, SRU, DALO | | |  Facebook

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu