18.03.2012
Martin Hirsch ... on t'aime pas
Avec l'annonce du durcissement de l'accès au Revenu de solidarité active (RSA) plus difficile pour les étrangers notamment, la vedette du RSA, soit disant expert de l'insertion, j'ai nommé Martin Hirsch est invité pour livrer ses réflexions. La presse ne va pas chercher plus loin, passive, elle imprime sans réflexion.
Sarkozy pour qui Hirsch a bossé ne s'attaque pas au "vrai" problème dit-il. Sans blague, il ne l'a jamais fait, ça ne l'intéresse pas. Ce qui intéresse Sarkozy c'est de garder le pouvoir et de continuer sur sa lancée : taper sur les pauvres en désignant des boucs émissaires, en dressant les uns contre les autres.
Hirsch ne s'attaque pas au vrai problème, ce type est un marchand de soupe qui comme son ex patron, nous balance ses chiffres. Chiffres contre chiffres, rapports contre rapports et une pincée d'enrobage social pour faire avaler la pillule.
Pour Hirsch il faut accompagner la recherche d'emploi. On pourrait dire, ouais on est d'accord.
L'accompagnement à l'emploi, mais quel emploi et quel accompagnement ???
Une majorité des personnes n'a même pas de formation, pas le plus petit diplôme, certains sont illetrés, d'autres vivent dans la misère depuis si longtemps que leur santé est déglinguée. Combien sont sans logement ?. Hirsch n'évoque même pas la coupure des budgets pour les cours de FLE (Français Langues Étrangères).
Ce serait l'occasion de poser la question des budgets réduits de la formation et de la diminution des Travailleurs sociaux pour accompagner, sans oublier leur noyade dans les papiers à remplir pour fabriquer du chiffre. Ce serait l'occasion d'élargir la vision de tous ces pompeux sur notre réalité, d'avoir une vision globale, d'approcher la vérité.
Mais hirsch qui a bossé pour ce gouvernement de droite dure, n'aura de cesse de "vendre" son bébé, sans jamais aborder le problème des précarités en profondeur.
Il a complètement accepté l'idée de l'emploi "obligatoire" même si c'est noyé dans des chiffres, des rapports, ... Il a beau dire que la fraude chère à Sarkozy ne représente rien, il nourrit la bête de la suspiscion.
Il dit qu'il faut contrôler chaque trimestre, oui il veut CONTRÔLER la situation des personnes, pour étudier leur évolution... Les travailleurs sociaux y verront-ils une évolution dans leur job ; 5 ans d'étude pour contrôler...
Tous droite comme gauche sont d'accord sur cette idée de l'emploi obligatoire, à ne pas refuser ; c'est scandaleux. Et ça conforte dans l'idée que les gens seraient heureux de survivre dans une misère noire.
Qui contrôle les conseils généraux, les pôle-emploi, les patrons, le cac40, et quel contrôle est réalisé sur l'évolution des ENTREPRISES d'insertion?.
Hirsch ne parle jamais de QUALITÉ, trop occupé à ses chiffres et à ses conférences. Qualité de l'accompagnement, qualité des formations par les entreprises qui décrochent les marchés, qualité des intervenants et Hirsch, le soit disant expert-spécialiste, ne parle surtout pas du TEMPS nécessaire à chaque personne "accompagnée".
C'est toute la chaîne formation/insertion/emploi qui est pourrie, car la misère est un gros marché ...
Être au RSA c'est être nié, manipulé, comptabilisé, quotarisé, stigmatisé.
Être au RSA n'est pas la garantie d'avoir le temps de se reconstruire, de trouver un emploi et surtout pas un emploi qui plaît.
Être au RSA n'est pas la garantie de trouver une formation qui convient, ni même d'y avoir accès.
Être au RSA c'est être coincé dans la précarité.
Hirsch est présenté comme un expert de l'insertion professionnelle, mais il n'est qu'un technocrate. Les experts sont sur le terrain pas dans les bureaux. Où est la place de l'humain dans tout ce blabla ?
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18.02.2012
LETTRE OUVERTE DU 115 du Particulier aux maires de France.
Madame, Monsieur, Élus de France
En seulement 15 jours et grâce à Internet, le 115 du Particulier a su fédérer prés de 7000 membres actifs répartis sur l'ensemble du territoire Français et prouver qu'il existait encore une réelle volonté de solidarité citoyenne.
L'heure du rassemblement national a sonné ! Le moment est venu pour vous, élus, de prendre conscience de cet élan et de cette dynamique populaire et de vous engager aux côtés des Français.
Pourquoi ?
Pour redonner aux plus démunis la place de citoyen qui est la leur, soit la notre, en terme d'égalité et credo de la république.
Comment ?
En relayant, sur le terrain, au plus près de vos administrés, ce signal fort de citoyenneté envoyé depuis le début de cette aventure...
Chaque mairie de France est concernée de manière induite par l'exclusion et la misère et se doit de donner l'exemple. La précarité sous toutes ses formes est l'affaire de chacun, y compris des collectivités.
Il en va de votre responsabilité d'élus !
Une mairie étant la maison du citoyen, vous vous êtes engagé à être à l'écoute de chacun de vos administrés. Donc de celles et ceux qui, par leur engagement citoyen, sont devenus les porte-paroles légitimes de cette action populaire qu'est le 115 du Particulier.
A ce titre, nous vous demandons d'être à l'écoute de vos concitoyens qui feront la démarche de vous interpeller à ce sujet. Soyez attentif à celles et ceux qui ont encore confiance en l'autre et qui veulent faire en sorte que ENSEMBLE tout devienne possible MAINTENANT.
1. Nous, citoyens exigeons que chaque Maire de France lance un appel invitant chacun à aller s'inscrire en mairie sur des listes de bénévoles pour permettre de répondre, comme nous le faisons actuellement, aux appels d'hébergement d'urgence lorsque les services spécialisés eux mêmes ne sont plus en mesure d'en assurer la prise en charge. Ces listes de bénévoles devront être mises en permanence à la disposition des services d'urgences publics déjà existants sur le terrain. Objectif : offrir à chaque personne en situation d'exclusion une alternative à l'hébergement d'urgence.
2. Nous, citoyens exigeons un affichage obligatoire, extérieur et permanent en façade de chaque bâtiment administratif ou de service public. (Mairie, Poste, écoles, crèches, piscines municipales....) proposant l'inventaire de toutes les structures locales d'aide aux plus démunis, aux laissés pour compte, aux sans abri...
Un affichage municipal informant des coordonnées, numéros de téléphone accessibles gratuitement, adresses simplifiées sous forme de plan de toutes ces structures d'aides (centres d'hébergement, foyers d'accueil, Secours Populaire, Emmaüs et un recensement régulièrement mis à jour de toutes les bonnes volontés citoyennes...) aux fins de les mettre à la portée de ceux à qui ces renseignements s'adressent et de lutter efficacement contre la misère et l'exclusion, mais surtout mettre un terme à l'incommunicabilité.
Rappelons qu'en tant que premier fonctionnaire de police de la commune, le maire se doit de faire respecter la législation française et les dispositions de la Déclaration universelle des droits de l'homme. Notamment l'article 25, paragraphe 1 : -. Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d'invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.
Le maire étant le représentant légal de sa collectivité, il lui convient donc d'administrer sa commune dans cet esprit car si la loi était scrupuleusement respectée, il n'y aurait pas de sans abri.
Ne pas observer cette obligation citoyenne reviendrait à produire un déni de justice social en la forme d'une non assistance à personne en danger...
Madame, Monsieur, Élus de France
LES ADMINISTRÉS VOUS ONT ECOUTÉ ET VOUS ONT CHOISI...
A VOTRE TOUR D'ÊTRE A LEUR ÉCOUTE !
WWW.115duparticulier.fr
Groupe Facebook : 115 du particulier
Email : 115duparticulier@gmail.com
TEL : 06 67 12 61 81
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17.11.2009
Une loi qui embarrasse l'État
Source SUD OUEST - Se retrouver à la rue peut arriver à tout le monde. Ainsi cet homme d'une quarantaine d'années, ouvrier du bâtiment, victime d'une grave blessure au dos qui l'a conduit successivement au chômage, au divorce, dans un CHRS (1) et enfin au siège d'Emmaüs - cours de la Somme à Bordeaux - un dossier sous le bras. L'homme n'est ni un cas social, ni un inadapté. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il n'est pas considéré comme prioritaire par les bailleurs de HLM, ce qui lui vaut d'être hébergé dans un foyer. « Je savais qu'une loi impose à l'État de loger les gens à la rue et l'assistante sociale de mon quartier m'a envoyé ici », explique-t-il.
Le demandeur devient acteur
Dans ce bureau, l'homme rencontre Aude Boyer, responsable de la cellule permanente Dalo à Emmaüs. Cette jeune juriste bordelaise a été embauchée par le président régional Pascal Lafargue pour accueillir, informer et aider les personnes concernées par la loi sur le Droit au logement opposable (Dalo). « C'est une loi assez compliquée qui a modifié complètement l'accès à l'habitat d'urgence, explique-t-elle. Auparavant, un travailleur social recevait un demandeur et envoyait le dossier à une commission de médiation du contingent préfectoral de logements qui répondait ou non, positivement ou pas, et aucun recours n'était possible. Avec la loi Dalo, la personne devient actrice, c'est elle qui fait la demande, elle ne passe plus par le travailleur social, et c'est encore elle qui va pouvoir bénéficier d'un éventuel recours contre l'État. Si celui-ci ne la loge pas, il sera condamné par le tribunal administratif à une astreinte financière versée à un fonds public d'aménagement urbain. »
« Les Ddass freinent »
Dans les faits, c'est évidemment plus compliqué. Rares sont les personnes qui peuvent se débrouiller seules dans ce maquis juridique, sachant qu'il faut six mois pour que la commission de médiation enregistre un dossier et encore six mois pour qu'elle l'examine : « Les Ddass freinent l'information et découragent même les travailleurs sociaux de recourir à cette loi alors qu'ils devraient en être les agents », affirme Aude Boyer.
247 accords en 15 mois
Celle-ci est donc en charge des dossiers qui transitent ensuite à la commission de médiation installée à la direction de l'équipement. Laquelle a reçu délégation du préfet pour traiter les cas, un à un : « Je mets en garde les demandeurs contre toute tentation de faire des faux lorsqu'ils constituent leur dossier. S'ils sont logés par des amis ou de la famille, ils ne sont plus prioritaires. Il faut qu'ils soient de bonne foi. »
Emmaüs a traité 100 dossiers Dalo en un an et demeure de loin la structure associative la plus concernée par la loi pour des raisons historiques (lire par ailleurs). En Gironde, 1 016 sollicitations de logements ont été déposées entre le 1er janvier 2008 (date d'application de la loi) et mai 2009. Sur l'ensemble des ménages, 247 demandes d'appartements ont été acceptées, ce qui donne un taux de 20 % légèrement supérieur aux 12 % annuels de la moyenne nationale. « Et pourtant, 99 % des demandes sont justifiées », assure Aude Boyer, qui précise avoir accompagné avec succès une famille lancée dans une procédure contre l'État devant le tribunal administratif.
À Emmaüs, on sait que les logements « Dalo » ont été pris en fait sur le contingent préfectoral habituel : « D'ailleurs, l'État demande avant toute chose aux assistantes sociales d'activer ce contingent prioritaire et j'en connais qui ont été sermonnées pour avoir fait du Dalo », glisse Aude Boyer. On comprend dès lors pourquoi Pascal Lafargue susurre : « Chirac a offert un cadeau empoisonné à son successeur. »
(1) Centre d'hébergement et de réinsertion sociale.
Auteur : HERVÉ MATHURIN
07:24 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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02.03.2009
Pétition : Le 17 février dernier, un compagnon d'Emmaüs en situation irrégulière a été arrêté suite à une intervention des services de police dans les locaux de la communauté de la Pointe Rouge à Marseille.
Nous aussi....
Le 17 février dernier, un compagnon d'Emmaüs en situation irrégulière a été arrêté suite à une intervention des services de police dans les locaux de la communauté de la Pointe Rouge à Marseille.
Une telle arrestation va à l'encontre du principe d'accueil et de secours inconditionnel des personnes démunies quelle que soit leur situation.
Après avoir pris connaissance des investigations diligentées par la police au sein de la communauté d'Emmaüs de Marseille, nous, soussignés, reconnaissons avoir nous-mêmes priviligié l'accueil et le secours de personnes, fragilisées ou démunies, rencontrées à l'occasion de notre engagement professionnel, associatif ou militant, sans nous préoccuper au préalable de leur situation au regard de la loi.
Signer la pétition
Premiers signataires Louis Bartolomei, Magistrat honoraire, ancien avocat général près la cour d'appel de Lyon, Chevalier dans l'ordre national du mérite
Alain Badiou, Philosophe
Christian Bruschi, agrégé des facultés de droit, avocat au barreau de Marseille
Nicole Lorant, ancienne présidente de chambre de la cour administrative d'appel de Lyon
Jacques Bonnadier, journaliste honoraire
François Berger, magistrat honoraire, ancien président de chambre au tribunal de grande instance de Lyon
Gérard Périer, professeur de lettres honoraire, fondateur de l'université populaire
Jean Lorant, professeur des universités
Florence Pazzottu, auteur
Christine Francou, ép.Bartolomei, juge des enfants, vice présidente au tribunal de grande instance de Marseille
Myrtho Bruschi, Avocate au barreau de Marseille
Contact : nousaussi@placeauxdroits.net
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13.07.2008
La polémique enfle sur l'assouplissement de la loi SRU
Le projet de loi de Christine Boutin, qui prévoit de comptabiliser les "accession aidée à la propriété" dans les 20% de logements sociaux obligatoires, suscite les protestations des associations et de l'opposition. Pour le PS, ce dispositif "trahit l'abbé Pierre".
La polémique enfle sur l'assouplissement de la loi SRU
AP La polémique enfle sur l'assouplissement de la loi SRU
Le projet de loi SRU de la ministre du Logement Christine Boutin a suscité une fois de plus les critiques, vendredi 11 juillet, cette fois-ci de la part de l'association de consommateurs et d'usagers CLCV. Présenté jeudi par la ministre, ce projet de loi, qui prévoit d'assouplir l'obligation de construire 20% de logement social par commune d'une certaine taille (loi SRU), a déjà suscité des désapprobations de la part du Parti socialiste, de la région Ile-de-France mais aussi de la Confédération nationale du logement et l'Union sociale pour l'habitat (qui regroupe les organismes HLM).
Quotas pas respectés
Dans un communiqué, la Confédération de la consommation, du logement et du cadre de vie (CLCV) affirme que "l'actuelle crise de l'offre de logements nécessite d'atteindre les objectifs fixés par la loi, et non d'assouplir celle-ci pour satisfaire la réalité de certains". L'association fait allusion au fait que certaines communes ne respectent pas le quota de 20% de logements sociaux.
CLCV demande le "maintien des objectifs" de la loi SRU (Solidarité et renouvellement urbain) ainsi que le renforcement des "mesures de coercition et les sanctions à l'encontre des communes qui ne respectent pas leurs obligations".
Garanties
L'association a aussi réclamé la mise en place d'une "garantie du risque locatif" qui soit "universel et solidaire" et non pas sous forme d'assurance comme le prévoit le gouvernement.
Jeudi, le Parti socialiste, la région Ile-de-France mais aussi la Confédération nationale du logement et l'Union sociale pour l'habitat (qui regroupe les organismes HLM) ont eux aussi critiqué la modification de la loi SRU.
"Madame la ministre feint d'ignorer que l'accession à la propriété, dans notre pays, n'est malheureusement plus sociale, même lorsqu'elle est aidée!" écrivent les sénateurs PS dans un communiqué intitulé "L'abbé Pierre trahi par Christine Boutin". "L'Abbé Pierre a disparu, pas le devoir de vigilance", écrivent les sénateurs PS à propos du fondateur du Mouvement d'Emmaüs, mort en 2007.
Favoriser "l'accès au logement"
Jeudi, la ministre du Logement et de la Ville, Christine Boutin, avait présenté les principaux points de son projet de loi qui doit, selon ses termes, favoriser "l'accès au logement".
"Nous sommes dans une situation où, paradoxalement, on ne construit pas suffisamment de logements en France", a déclaré Christine Boutin lors d'un point de presse.
Le texte, qui doit encore être présenté en Conseil des ministres le 28 juillet puis passer devant le Parlement mi-octobre, compte "quatre grandes priorités : construire plus de logements, favoriser l'accession populaire à la propriété, permettre l'accès au parc de logements HLM à plus de personnes et lutter contre l'habitat indigne", a expliqué la ministre.
Polémique sur la SRU
Alors que la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU) prévoyait jusqu'à présent l'obligation pour les communes d'avoir 20% de logements sociaux, le nouveau texte envisage de comptabiliser désormais dans ces 20% les habitations en "accession aidée à la propriété" (comme la maison à 15 euros) et non plus seulement le logement social proprement dit.
Le texte prévoit aussi que les communes créent une place d'hébergement social par tranche de 2.000 habitants ou que les locataires de logements sociaux dont les revenus dépassent les plafonds légaux soient obligés de quitter les lieux dans les trois ans.
La "maison à 15 euros" coûtera 18 ou 19 euros par jour
Parmi les autres mesures prévues figurent : aider les copropriétés en difficultés, rénover des quartiers anciens dégradés, ou encore réduire à un an au lieu de trois le délai pour expulser un locataire qui ne paye pas ses loyers. Le projet de loi prévoit également un principe de "maison à 15 euros par jour", déjà lancé en avril. Il sera par ailleurs étendu aux appartements. Son prix sera toutefois plutôt de "18 ou 19 euros" par jour, du fait du prix de revient plus élevé de l'habitat collectif, selon Christine Boutin. Source challenge.fr
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09.06.2008
La France condamnée pour violation du Droit au Logement par le Conseil de l'Europe, le Mouvement Emmaüs satisfait
Suite à une réclamation collective déposée par la FEANTSA « Fédération Européenne des Associations Nationales de Travail avec les Sans Abri », la France s'est vue condamnée aux violations de l'article 31 de la Charte sociale révisée par le Conseil de l'Europe.
Le Mouvement Emmaüs souhaite que le Gouvernement tire toutes les conséquences de cette condamnation et mette en place, d'une manière volontaire et déterminée les actions correctives prévues. Cette décision vient en effet conforter la dénonciation faite par le Mouvement depuis des mois, d'une prise en compte très insatisfaisante de la crise du logement et de ses conséquences pour les plus démunis.
L'article 31 de la Charte sociale révisée indique que :
« En vue d'assurer l'exercice effectif du droit au logement, les parties (les états) s'engagent à prendre des mesures destinées :
1. à favoriser l'accès au logement d'un niveau suffisant ;
2. à prévenir et à réduire l'état de sans-abri en vue de son élimination progressive ;
3. à rendre le coût du logement accessible aux personnes qui ne disposent pas de ressources suffisantes. »
Parmi les attendus de la décision le mouvement Emmaüs relève que « le gouvernement ne donne pas d'informations statistiques pertinentes ou ne procède pas à une confrontation entre besoins constatés, moyens dégagés et résultats obtenus.»
Le Comité des Droits Sociaux, juridiction du Conseil de l'Europe, qui a rédigé les conclusions de cette condamnation, relève l'absence, depuis très longtemps, de plan d'ensemble pour résorber l'habitat indigne ; il pointe également l'absence de garantie donnée aux personnes susceptibles d'être expulsées d'obtenir un relogement stable et plus globalement une forte déficience des politiques de prévention des expulsions.
Enfin, dans le débat qui a opposé le gouvernement aux associations au cours de l'hiver dernier concernant l'ouverture de places supplémentaires pour les sans abri, « le comité estime que les mesures qui sont actuellement en place pour réduire le nombre de sans-abri sont insuffisantes, d'un point de vue tant quantitatif que qualitatif, et constituent une violation de l'article 32.1 de la Charte révisée ».
Le Mouvement Emmaüs demande au gouvernement de tirer toutes les conséquences de cette condamnation qui fera jurisprudence. Il est grand temps de mettre en place les actions correctives prévues d'une manière volontaire et déterminée. A cet égard, bien que le gouvernement ait mis en place un chantier national prioritaire sur le sujet, celui-ci n'a quasiment pas démarré. Les treize engagements demandés par le Collectif des associations unies pour une nouvelle politique publique du logement des personnes sans abri et mal logées doivent trouver des réponses de toute urgence.
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31.05.2008
Emmaüs - Un baromètre évalue l’action du gouvernement pour les mal lotis
Margot Cascarre, le samedi 31 mai 2008 à 04:00
La première édition d’un baromètre évaluant la mise en œuvre du plan d’action du gouvernement en faveur des mal-logés a été publiée par l’association Emmaüs.
Le 29 janvier 2008, le Premier ministre avait reçu les présidents d’associations pour annoncer les engagements du gouvernement en faveur des sans-abri et des personnes mal logées. A cette occasion, il s’était engagé à prendre des mesures immédiates dans le cadre d’un plan d’actions pluriannuel 2008-2012.
Pour suivre la mise en place de ce « chantier national prioritaire », le collectif des associations unies a élaboré un tableau de bord de 100 mesures, qui paraîtra tous les trimestres, portant sur quatre domaines : la gouvernance du chantier, les actions de prévention, l’humanisation et la création de nouvelles places d’hébergement, et la mobilisation du parc de logements publics et privés.
Un démarrage de chantier difficile
Seulement deux des 16 mesures répertoriées par le collectif pour améliorer la gouvernance de la politique du logement et de l’hébergement ont été mises en œuvre par le gouvernement dès le début de l’année 2008. Il a fallu cinq mois pour nommer le haut fonctionnaire en charge de piloter ce programme pourtant décrété comme prioritaire et il n’a pas été possible d’attribuer les 250 millions d’euros de crédits débloqués en urgence pour l’année 2008.
Alors que les associations proposent une garantie mutuelle et universelle, le rapport remis le 9 avril aux ministres du Logement et de l’Economie défend un système à double vitesse en limitant la garantie des risques locatifs (GRL) aux populations les plus fragiles. Alors que pour être efficace économiquement et juste socialement, le collectif préconise que la GRL doit s’appliquer à tous les bailleurs et à tous les publics.
Pour tenter de répondre à l’urgence, le gouvernement s’était engagé à mener sans attendre des opérations « coup de poing » pour mobiliser immédiatement du foncier public et construire des places d’hébergement manquantes.
Dans le même temps, des diagnostics départementaux devaient être conduits sous l’autorité des préfets. Sur le premier point, aucun moyen extraordinaire n’a été mobilisé pour mener ces opérations avant l’hiver prochain et sur le deuxième, il semble que des réunions de consultation aient été organisées… pas de quoi prendre en compte efficacement les besoins identifiés sur le terrain.
Enfin, deux tiers des communes soumises à l’obligation de construire 20 % de logements sociaux n’ont pas atteint les objectifs qui leur ont été fixés par la loi et, parmi elles, une sur dix n’a pas financé un seul logement social. En juin 2008, le gouvernement s’est engagé à publier tous les constats de carence dressés systématiquement dans toutes les communes « hors la loi ». En plus de l’amende prévue en cas de carence, les associations proposent également que le préfet se substitue au maire pour délivrer les permis de construire et favoriser ainsi la construction de logement social.
Edition France Soir du samedi 31 mai 2008
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30.03.2008
EMMAUS : CONFERENCE EUROPE DES SANS-ABRI à PARIS LE 2 AVRIL
Cette conférence se déroulera à l'Ecole Normale Supérieure ( Paris 5éme),amphithéâtre Jules Ferry.Métro R.E.R Luxembourg.
Elle sera animée par Free SPINNWIJN,directeur de la Fédération Européenne des Associations nationale travaillant avec les sans-abri ( F.E.A.T.S.A)
Daniel DERIOT - Travailleur Social - 7501O PARIS
06:45 Publié dans Action | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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24.01.2008
Emmaüs lance ses chalets en bois dans la lutte contre le mal-logement
A l'occasion de la commémoration du premier anniversaire de la mort de l'Abbé Pierre, la branche girondine d'Emmaüs a réalisé le défi de construire en quelques heures à Bordeaux un chalet en pin des Landes de 24m2.
"Au-delà de l'opération symbolique, nous pensons apporter une réponse aux problèmes du logement d'urgence et du logement temporaire", a assuré mercredi à l'Associated Press Pascal Lafargue, président d'Emmaüs Gironde.
Ces chalets sont fabriqués à Saint-Seurin-sur-l'Isle (Gironde), dans une entreprise adaptée rachetée en septembre 2006 par Emmaüs Gironde et qui emploie une vingtaine de salariés handicapés. Cette entreprise travaillait dans la transformation de bois. "Confronté tous les ans au problème du logement d'urgence d'hiver, l'idée m'est venue que cette entreprise qui construisait des boxes pour chevaux devait pouvoir construire des chalets", a confié Pascal Lafargue.
Ces chalets de différentes tailles (de 16 à 80m2) sont équipés d'une kitchenette et d'une salle de bain. Les plus grands peuvent convenir pour une famille de quatre personnes. "Devant le fiasco des maisons Borloo à 100.000 euros, on peut faire cette maison pour moins cher", a assuré le président d'Emmaüs Gironde.
"Avec la construction de ce chalet dans la journée face à la mairie de Bordeaux, nous pensons avoir fait la démonstration que des solutions alternatives existent dans la lutte contre le mal-logement, qu'elles sont réalistes et peu coûteuses. Nous espérons trouver un écho favorable à la fois auprès des pouvoirs publics et du public afin de trouver des terrains disponibles où pourraient être implantées ces maisons dont la gamme de modèles est de nature à répondre aux besoins en terme d'accueil d'urgence, de logement transitoire et même de logement autonome durable", selon lui.
Alors qu'elle vient juste de rendre publique cette initiative, l'association a déjà reçu une cinquantaine de demandes, dont l'une d'un collectif de Clermont-Ferrand qui envisage l'installation d'une quinzaine de chalets de 16m2 d'ici l'hiver prochain. La Fédération nationale des sociétés coopératives d'HLM présidée par Marie-Noëlle Lienemann s'est également déclarée intéressée. AP
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23.01.2008
Emmaüs : Le travail au noir : une fraude parfois vitale ?
Emmaüs 30 janvier 2008, Florence Weber : « Le travail au noir : une fraude parfois vitale ? »
Conférence-débat avec Florence Weber, Professeur de sociologie à l’Ecole normale supérieure
Mercredi 30 janvier 2008 à 14 h 30
Ecole normale Supérieure, amphithéâtre Jules Ferry
Entrée au 29 rue d’Ulm, 75005 Paris, RER B Luxembourg
Cette conférence-débat s’inscrit dans le cycle des conférences débats de l’Association Emmaüs et de Normale Sup’ « La rue ? Parlons-en ! ». Une fois par trimestre, l’association invite des personnalités issues de la recherche en sociologie, psychiatrie, philosophie, anthropologie, histoire, etc. afin de rapprocher la réflexion de type universitaire des réflexions relatives à l’action sociale menée sur le terrain.
Ces conférences-débats sont gratuites, ouvertes à tous et sans inscription préalable : grand public, travailleurs sociaux, bénévoles, militants…
Chaque conférence-débat fait l’objet d’une publication aux Editions Rue d’Ulm sous la forme d’un petit livre vendu 5€ en librairie.
Contact presse : Virginie Le Torrec tél. 01 44 82 77 08
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23.11.2007
la DDASS du Bas-Rhin frileuse à loger les sans-abris
Emmaüs à sorti un nouveau rapport accompagné d'un sondage qui fait couler beaucoup d'encre...
L'association Emmaüs a souligné jeudi la persistance des "problèmes de fond" en matière d'hébergement d'urgence et de logement malgré une amélioration de l'accueil, insistant sur la "faiblesse" des réponses politiques.
Pour autant, cette évolution "n'a pas résolu les problèmes de fond que sont l'hébergement d'urgence et le relogement durable".
De fait, 60% des SDF interrogés dans les centres Emmaüs estiment que leur situation n'a pas changé par rapport à l'hiver dernier.
Surtout, deux SDF sur trois déclarent ne pas arriver à trouver un hébergement pour la nuit, "une source grave d'inquiétude pour l'hiver qui arrive", selon Didier Cusserne.
Selon Emmaüs, ce manque de lits s'explique notamment par une diminution de la rotation depuis que les centres d'hébergement sont ouverts nuit et jour réduisant gravement le nombre de places pour les urgences.
Concernant la question du relogement durable, Emmaüs a souligné la difficulté de "sortir par le haut", des centres d'hébergement, dénonçant "la faiblesse des réponses des politiques".
Selon Emmaüs, 30% des personnes installées dans les centres d'hébergement seraient pourtant "aptes" à vivre dans un logement durable.
À Strasbourg.
Ce constat est malheureusement identique. Nous n'avons pas les moyens d'Emmaus ni Bva près de nous mais c'est bien inutile car la misère est notre réalité, notre lot quotidien. Nous la connaissons car nous la pratiquons.
Depuis le mois d'avril le Collectif SDF Alsace dénonce le bilan zéro de l'opération Don Quichotte.
Pendant des mois, nous avons réclamé le bilan chiffré que nous avons obtenu en septembre! Plus de 4 millions d'euros étaient dans les limbes ddassiennes; sans contrôle et surtout sans projets nouveaux, concrets et durables.
Quelques hébergements sont passés en horaire élargi diminuant le nombre de places d'urgence. Notre estimation de 300 places manquantes datant du mois de mai est juste et toujours d'actualité. Strasbourg est dans le froid, la neige n'est pas loin et pourtant rien ou presque n'a été fait pour ceux qui vivent à la rue alors que l'argent est là, alors que les moyens sont là grâce aux associations présentes sur le terrain depuis des années.
Depuis le mois de juin nous réclamons que les logements vacants situés dans un immeuble ou quatre personnes ont pu s'installer soient mis à la disposition d'une association strasbourgeoise compétente, en vain.
Six mois. Cela fait 6 mois que nous subissons l'indifférence de la DDASS Bas-Rhin. Il aura fallut l'intervention de Monique Alba Sous-préfète en charge de la politique de la ville pour qu'enfin notre demande soit entendue!
Mais nous sommes loin du compte. Ce n'est pas une poignée d'appartements qui va résoudre le mal-logement à Strasbourg.
Déjà nous sommes submergés d'appels. Alors nous allons faire notre liste... Mais après ?
Devrons nous la remettre sans garanties ? À qui ? Ou serons obligés d'entrer en résistance ?
06:29 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : SANS-ABRIS, MAL LOGÉS, LOGEMENT SOCIAL, STRASBOURG, EMMAUS, BVA |
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