19.03.2008
Plus de la moitié des ménages français endettés en 2007
AFP - 52% des ménages étaient endettés en 2007
PARIS (AFP) - Un peu plus de la moitié (52%) des ménages français étaient endettés à la fin de l'année 2007, l'un des taux les plus élevés depuis vingt ans, selon le rapport annuel de l'Observatoire des crédits aux ménages, publié mardi.
Près de 14 millions de ménages français détenaient un crédit en 2007, pour un montant total représentant 63,7% de leur revenu disponible. C'est le niveau le plus élevé recensé par l'Observatoire des Crédits aux ménages depuis 1989 (l'encours représentait alors 44,2% du revenu des ménages).
L'année dernière, plus de 10 millions de crédits ont été accordés aux ménages, soit une progression de 5,2% en un an.
Les seniors (plus de 65 ans) ont notamment de plus en plus recours au crédit "pour pallier les insuffisances de leur budget habituel", puisqu'ils étaient 25,7% à détenir un crédit en 2007 contre 15,9% en 1989, remarque le rapport.
"Peu de secteurs de l'activité économique peuvent se prévaloir d'une telle évolution en un an", a souligné Michel Mouillart, professeur d'économie à l'Université de Paris X Nanterre.
Cette évolution est d'autant plus remarquable qu'elle a eu lieu essentiellement en fin d'année, soit après le déclenchement de la crise des crédits hypothécaires à risque américains (subprime), selon M. Mouillart. Cela tendrait donc à indiquer que la crise financière n'a pas pour le moment provoqué d'assèchement du crédit aux particuliers.
Concernant la progression de l'endettement chez les ménages de plus de 65 ans, M. Mouillart explique le phénomène par le fait que les seniors "ont conservé des habitudes de consommation" alors que leur situation financière s'est détériorée plus vite que celle des autres ménages.
La proportion de "ménages fragiles" ayant plus de 65 ans est ainsi deux fois plus élevé qu'en 1997 (13,1% contre 6,6%).
Chez les moins de 30 ans, la situation est inverse: leur part dans les "ménages fragiles" a plutôt tendance à régresser. Ces derniers ont de plus en plus tendance à privilégier les crédits immobiliers au détriment des crédits à la consommation.
Or "l'endettement immobilier n'est pas un producteur de risque", a souligné M. Mouillart.
L'Observatoire note cependant que de plus en plus de ménages considèrent le poids de leurs charges de remboursement "élevé ou beaucoup trop élevé" (51,2%). Mais, selon les auteurs de l'étude, cette appréciation illustre en fait une surréaction des ménages à la détérioration de leur environnement économique, les charges de remboursement ayant plutôt tendance à se stabiliser voire à régresser
--------------------------------------------------
PARIS (AFP) - Un peu plus de la moitié (52%) des ménages français étaient endettés à la fin de l'année 2007, l'un des taux les plus élevés depuis vingt ans, selon le rapport annuel de l'Observatoire des crédits aux ménages, publié mardi.
Près de 14 millions de ménages français détenaient un crédit en 2007, pour un montant total représentant 63,7% de leur revenu disponible. C'est le niveau le plus élevé recensé par l'Observatoire des Crédits aux ménages depuis 1989 (l'encours représentait alors 44,2% du revenu des ménages).
L'année dernière, plus de 10 millions de crédits ont été accordés aux ménages, soit une progression de 5,2% en un an.
Les seniors (plus de 65 ans) ont notamment de plus en plus recours au crédit "pour pallier les insuffisances de leur budget habituel", puisqu'ils étaient 25,7% à détenir un crédit en 2007 contre 15,9% en 1989, remarque le rapport.
"Peu de secteurs de l'activité économique peuvent se prévaloir d'une telle évolution en un an", a souligné Michel Mouillart, professeur d'économie à l'Université de Paris X Nanterre.
Cette évolution est d'autant plus remarquable qu'elle a eu lieu essentiellement en fin d'année, soit après le déclenchement de la crise des crédits hypothécaires à risque américains (subprime), selon M. Mouillart. Cela tendrait donc à indiquer que la crise financière n'a pas pour le moment provoqué d'assèchement du crédit aux particuliers.
Concernant la progression de l'endettement chez les ménages de plus de 65 ans, M. Mouillart explique le phénomène par le fait que les seniors "ont conservé des habitudes de consommation" alors que leur situation financière s'est détériorée plus vite que celle des autres ménages.
La proportion de "ménages fragiles" ayant plus de 65 ans est ainsi deux fois plus élevé qu'en 1997 (13,1% contre 6,6%).
Chez les moins de 30 ans, la situation est inverse: leur part dans les "ménages fragiles" a plutôt tendance à régresser. Ces derniers ont de plus en plus tendance à privilégier les crédits immobiliers au détriment des crédits à la consommation.
Or "l'endettement immobilier n'est pas un producteur de risque", a souligné M. Mouillart.
L'Observatoire note cependant que de plus en plus de ménages considèrent le poids de leurs charges de remboursement "élevé ou beaucoup trop élevé" (51,2%). Mais, selon les auteurs de l'étude, cette appréciation illustre en fait une surréaction des ménages à la détérioration de leur environnement économique, les charges de remboursement ayant plutôt tendance à se stabiliser voire à régresser
--------------------------------------------------
Par La Tribune : Plus de la moitié des ménages français étaient endettés en 2007
L'année dernière, plus de 10 millions de crédits ont été accordés aux ménages, soit une progression de 5,2% en un an.
La crise financière n'aurait pas encore eu d'effet notable sur les émissions de crédit, du moins en 2007. Un peu plus de la moitié (52%) des ménages français étaient endettés à la fin de l'année 2007, l'un des taux les plus élevés depuis vingt ans. Près de 14 millions de ménages détenaient un crédit en 2007, pour un encours total représentant 63,7% de leur revenu disponible. C'est le niveau le plus élevé recensé par l'Observatoire des Crédits aux ménages depuis 1989 (l'encours représentait alors 44,2% du revenu des ménages).
L'année dernière, plus de 10 millions de crédits ont été accordés aux ménages, soit une progression de 5,2% en un an. L'encours des crédits détenus par les ménages a même progressé de 10,9% pour atteindre 780,7 milliards d'euros.
"Peu de secteurs de l'activité économique peuvent se prévaloir d'une telle évolution en un an", a remarqué Michel Mouillart, professeur d'économie à l'Université de Paris X Nanterre.
Cette évolution est d'autant plus remarquable qu'elle a eu lieu essentiellement en fin d'année, soit après le déclenchement de la crise des crédits hypothécaires à risque américains ("subprime"), poursuit le spécialiste des crédits et de l'immobilier.
L'Observatoire note cependant que de plus en plus de ménages considèrent le poids de leurs charges de remboursement "élevé ou beaucoup trop élevé" (51,2%). Mais, selon les auteurs de l'étude, cette appréciation illustre en fait une surréaction des ménages à la détérioration de leur environnement économique, les charges de remboursement ayant plutôt tendance à se stabiliser voire à régresser.
06:40 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : Endettement des Français, crise immobilière, crédit à la consommation, pouvoir d'achat |
|
|
Facebook











