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24.04.2011

Nouveau paysage ? Le travail "social" est mort

Hier je lisais un article sur l'estes dans notre journal local, le DNA. Article signé de trois initiales, j-f-c. Une sacrée pub pour l'école des travailleurs sociaux ou l'on apprend cash en introduction "il n'y a pas de chômage pour nos étudiants" par le directeur des études. Un secteur d'avenir continue l'article, en pleine expansion. Le cynisme continue "nos étudiants seront moins au contact quotidiens des usagers...".

Ce qui m'a frappé est qu'un  article des Actualités sociales hebdomaires venait de paraître et révélant ce que nous constatons sur le terrain, celui où les TS de demain n'iront jamais : la proportion de jeunes sans domicile qui font appel au 115 est de 1 pour 5.

Ce phénomène ne se limite pas aux villes, toute la France est touchée. Voici quelques extraits de cette étude : 62 % des jeunes de 18 à 24 ans ayant participé à cette étude qui font appel au 115 sont des hommes, dont 51 % des hommes seuls.

Composition du ménage

Effectif Jeunes (18-24 ans)

%

Homme seul

3 237

51

Femme seule

1 313

21

Couple avec enfant(s)

374

6

Femme seule avec enfant(s)

391

6

Homme seul avec enfant(s)

19

0

Groupe avec enfant(s)

27

0

Couple sans enfant

680

11

Groupe d’adultes sans enfant

285

5

Total

6 326

100

Voici les types d’hébergement proposés :

Effectif

%

Hébergement d’urgence

40 880

53

Hôtels

29 476

38

Autre

2 551

4

Hébergement d’urgence places hivernales

1 869

2

Hébergement de stabilisation

1 652

2

Hébergement d’insertion

606

1

Lits halte soins santé

36

0

Résidence sociale

12

0

Maisons relais

0

0

Total

77 082

100

 

Parmi les motifs de non-attribution d'un hébergement, le principal est toujours le même, le manque de places disponibles au moment de l'appel soit 42 % de refus.

Pendant ce temps là, l'estes dit "que la société évolue" !! et "veut suivre cette évolution" ... en formant des mandataires judiciaires.

Quinze Morts de la Rue à Strasbourg depuis Octobre, soit deux par mois... Pour les pauvres et les jeunes qui ne votent pas, le monde ne change pas.

22.11.2009

Faits d’hiver !

Source DAL Nord-Pas-De-Calais - A Lambersart, une personne refuse de quitter son logement. La démolition de l’immeuble attendra.

Grâce à de nouvelles dispositions légales, les locataires vont devoir aider les propriétaires  pour le financement des travaux visant à réduire la consommation d’énergie. Pour montrer que Borloo et Apparu ont une fibre sociale, ils s’engagent à généraliser l’implantation de compteurs individuels pour le chauffage qui ne représentent que 10% du parc des immeubles. Dans ce domaine, les délais n’ont pas été indiqués ! « un coup à droite, un coup à gauche » ! NON : « un coup à droite, peut-être un coup de l’autre côté ! C’est cela la justice. Tout le monde sait que les locataires sont riches.

A Lambersart, un monsieur de 98 ans avait  des problèmes de chaudière qui a été changée en décembre 07 mais n’a jamais fonctionné correctement. Intervention de huissier, d’avocat ; le tribunal botte en touche. L’expert vient six mois après ; la chaudière est remise en route ; le locataire doit payer 2000 € ; la chaudière ne fonctionne toujours pas bien (il faut remettre de l’eau tous les deux jours !!!). La propriétaire fait la morte. Il faut dire qu’elle habite Paris. Le Monsieur locataire est assez jeune pour attendre et supporter le froid !

A Hénin, un monsieur a une amie ; cet amie a un fils ; ce fils est marié, a une femme une enfant et une qui vient d’arriver ce mois-ci. Je résume : 6 personnes pour un logement de 2 personnes !! Bien sûr, comme le fils a eu un mot trop haut avec un employé de bailleur social, il est perçu comme dangereux. Il est rayé en rouge pour une attribution de logement social. La demande date d’au moins deux ans. La jeune famille n’a pas de raison de se plaindre : elle a un toit !!!!

A Waziers, une dame a un logement trop grand. Son loyer est trop élevé. Elle demande un logement plus petit. Comme elle a un impayé  de loyer, on lui dit qu’on s’occupera de sa demande de mutation de logement lorsqu’elle aura remboursé sa dette ! La quadrature du cercle ! Cela dure depuis plus de 2 ans. Il y a de quoi déprimer.

A Hénin, une dame a comme ressource 400 €. Quand on retire l’eau, l’électricité, le gaz, le loyer, il lui reste 50 € pour manger !  Elle fait ses demandes de mutation depuis trop longtemps et en vain. Elle connaît pourtant une maison vide rue Portenart. Elle sait qu’il y a des possibilités du côté de Bois Bernard … Cette dame est déjà passée par des périodes de dépression.

En conclusion très partielle :

- Les élus font leur boulot

- Les employés de bailleurs font leur boulot

- Les propriétaires sont tous corrects

- Les locataires sont trop exigeants.

Tout va bien. L’hiver va bien se passer.

13.11.2009

Solidarité. 50 ans au secours des autres

julien laaupretre.jpg

À 83 ans, JulienLauprêtre, qui dirige le Secours populaire depuis plus d'un demi-siècle, reste un gavroche révolté et la dernière grande figure de la solidarité en France depuis la disparition de l'abbé Pierre.

Fils unique d'un cheminot communiste et syndicaliste, le président du Secours populaire, Julien Lauprêtre, né le 26janvier 1926 à Paris, raconte que «l'injustice» a été le «moteur» de son engagement. À 10 ans, JulienLauprêtre part pour la première fois en colonie de vacances à l'Ile de Ré (Charente-Maritime) où il fait la connaissance de sa future femme, Jeannette, mais aussi d'enfants ayant fui l'Allemagne hitlérienne ou l'Espagne de Franco. «Plus tard, je me suis souvenu de ces gosses-là, notamment quand j'ai créé les journées des oubliés des vacances», explique-t-il, avant le32econgrès du Secours populaire français qui s'ouvre aujourd'hui à Nantes.

suite sur : http://www.letelegramme.com

09:09 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sdf, sans-abri, secours populaire, pauvretés, précarité, france | | |  Facebook

22.09.2009

Les racistes en politique, ça va quand il n'y en a qu'un...

Ne revenons pas sur Brice l'ami des auvergnats qui boivent de la bière et mangent du cochon. Allons... un homme qui déclarait il y a quelques temps auparavant que Fadela Amara était une "compatriote même si ce n'est pas forcément évident, je le précise".

Laissons la vermine dans sa fange ... je veux parler bien sûr des cochons auvergnats. N'y revenons pas, mais regardons autour, les mouches qui volent (en l'espèce -croyez l'entomologiste qui sommeille en moi - des scatophages de fumier, plus connues sous le nom de mouche à m...) qui se prétendent représentant du peuple.

Il fallait entendre Jean-François Copé, ton lénifiant, donner des leçons aux journalistes : « je crois que nous devons mener une réflexion sur l'usage des vidéos sur Internet ». Copé n'en a pas le temps, cumulant trop de fonction politique, en plus de ses piges à plusieurs milliers d'€ depuis 2007 dans un cabinet d'avocats d'affaires.Copé donneur de leçons !!L'auteur en 2006 de l'inintéressantbouquin « Promis, j'arrête la langue de bois » (si si ne riez pas), publié l'année qui suivit la polémique sur son petit logement de fonction (5500 € mensuel, oui mais pour 230 ). Un monstre d'éthique ce charmant insecte, représentant du peuple.

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05:02 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : racisme, france, hortefeux, copé | | |  Facebook

04.09.2009

Première depuis 1998 : les loyers « atterrissent »

Logement : L’heure est à l’attentisme.

L'HUMANITÉ - En cette période de crise, l’inquiétude exacerbée des ménages rejaillit nettement sur le marché de l’immobilier. Ainsi, pour la première fois depuis quinze ans, l’activité du locatif privé marque un net recul.

Premier signe : la mobilité des familles se réduit : à 25,7 % en 2009, elle atteint son taux le plus bas depuis 1998. De 2006 à 2009, l’activité du marché a reculé de 12 points et, cette année, « ce sont donc plus de 180 000 candidats à un logement locatif privé qui n’auront pas réalisé leur projet », explique l’observatoire des loyers CLAMEUR (Connaître les loyers et analyser les marchés sur les espaces urbains et ruraux).

Désormais, en France, les locations nouvelles se font à 40 % à un niveau de loyer inférieur ou égal au plafond de loyer du PLS, c’est-à-dire en programme de logements sociaux intermédiaires. « Ce qui influe sur le marché locatif ce ne sont pas les taux d’intérêt et l’évolution des crédits mais l’emploi et la montée du chômage », décrit Michel Mouillart, professeur d’économie à l’université de Nanterre et directeur scientifique de CLAMEUR. En cette période de morosité, les loyers baissent de 0,8 % sur un an. Une première depuis la crise du début des années 1990.

Seuls les studios et les appartements d’une pièce se maintiennent à la hausse

- même timide - avec + 0,1 % depuis début 2009 (contre + 3,5 % en moyenne entre 1998 et 2009). La baisse est surtout conséquente lorsque la surface augmente : - 0,5 % pour les deux-pièces et - 2,3 % pour les quatre-pièces. « Le marché se bloque surtout sur

les beaux produits car les projets de mobilité sont remisés », note Michel Mouillart. Les ménages sont également plus exigeants. « Si le bien présente des défauts ou des dégradations, la demande se fera plus hésitante. »

Par conséquent, « l’effort d’amélioration se relève alors à haut niveau » afin également de réduire les risques de vacance. Pourtant, les propriétaires ne sont pas assurés du retour sur investissement, et ce d’autant plus que les loyers baissent. Au final, « les niveaux de loyers ne permettent plus, dans la plupart des villes petites ou moyennes, d’entretenir ou d’améliorer le parc privé ». Les bailleurs devraient donc se réjouir des décrets issus du Grenelle de l’environnement qui prévoient désormais que locataires et propriétaires partagent les travaux d’économies d’énergie via une augmentation des charges.

Lina Sankari

http://www.humanite.fr/2009-09-03_Societe_Premiere-depuis-1998-les-loyers-atterrissent

12.08.2009

Quand le travail rend pauvre

Source - OBSERVATOIRE DES INÉGALITÉS - Alors que le revenu de solidarité active se met en place, près de 8 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté. Une analyse de Denis Clerc, extrait du magazine Alternatives Economiques.

Depuis début juillet, les premiers paiements au titre du revenu de solidarité ac- tive (RSA) sont effectués, se substituant à l’ancien revenu minimum d’insertion (RMI) et à l’ancienne allocation parent isolé (API). S’agit-il d’un simple changement de nom ? Pas vraiment, car le RSA (dit alors " chapeau ") est versé également aux ménages de travailleurs pauvres dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté [1]. L’objectif est de lutter plus efficacement contre cette pauvreté. Il n’est pas sûr cependant qu’on y parvienne par ce biais.

En 2007, 8 millions de personnes en France disposaient d’un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté tel que défini par l’Union européenne, soit 60 % du niveau de vie médian [2] ce qui correspond actuellement à un revenu net, après impôts et prestations sociales, de 908 euros par mois pour une personne seule [3], de 1 362 euros pour un couple, de 1906 euros pour un couple avec deux enfants. Il faut toutefois noter que ce nombre de personnes en situation de pauvreté est sans doute sous-évalué, car l’enquête qui permet de l’obtenir exclut les départements d’outre-mer (cela devrait changer l’an prochain) et toutes les personnes qui vivent en institution (maisons de retraite, couvents, maisons d’arrêt, internats divers) ou qui n’ont pas de domicile fixe (caravanes, foyers d’urgence...). Or, ce sont justement souvent les ménages les plus précarisés qui vivent dans ces institutions. (...)

Les jeunes en première ligne

Qui sont ces 8 millions de personnes ? Dans leur grande majorité, elles sont jeunes, voire très jeunes : quasiment la moitié (49 %) ont moins de 30 ans, alors que cette tranche d’âge ne représente que 36 % de la population française. Pour les enfants, cette situation constitue souvent un lourd handicap. En effet, selon une étude du Cerc, le fait d’être élevé dans une famille pauvre réduit sensiblement (de l’ordre des trois quarts) leur probabilité de réussir à l’école : moindre soutien parental, manque de chambre à soi pour faire ses devoirs, proportion élevée d’enfants ayant des difficultés scolaires, etc., tout ceci accroît fortement le risque pour ces enfants de devenir à leur tour des adultes pauvres.

Au contraire, les seniors sont moins présents dans la population pauvre (15 %) que dans la population dans son ensemble (21 %). Il s’agit là d’un changement profond dans le visage de la pauvreté. Depuis le début des années 1980, celle-ci ne cesse de rajeunir : au cours des dix dernières années, la part des moins de 18 ans dans la population pauvre a augmenté de trois points.

Personnes isolées, familles nombreuses et monoparentales

Trois types de ménages sont particulièrement exposés au risque de pauvreté. D’abord, les personnes isolées : elles représentaient 18 % du total des personnes pauvres, alors qu’elles ne comptent que pour 14 % dans l’ensemble de la population. Cette exposition forte au risque de paupérisation est facile à comprendre : aucune autre rentrée d’argent ne vient compenser les insuffisances éventuelles du revenu en cas de chômage non indemnisé, d’inactivité ou même d’emploi mal payé.

Répartition des travailleurs pauvres par secteurs d’activité en 2006 [4]

Evolution du nombre de personnes pauvres, en millions

Il en est de même des familles monoparentales, le deuxième type de ménages particulièrement frappés par la pauvreté. Mais avec une difficulté supplémentaire par rapport aux personnes isolées : dans le meilleur des cas, non seulement il ne rentre qu’un revenu d’activité par ménage (comme pour les personnes isolées), mais en plus il y a plusieurs bouches à nourrir. Il n’est donc pas étonnant de constater que, alors que les familles monoparentales regroupent 9 % de la population dans son ensemble, elles représentent 20 % des personnes en situation de pauvreté. Près d’une famille monoparentale sur trois est dans ce cas.

Les familles nombreuses forment le troisième groupe de ménages particulièrement exposés : alors que les ménages de cinq personnes et plus (en général deux adultes et trois enfants au moins) regroupent 15 % de la population française, ils comptent pour 25 % dans la population en situation de pauvreté, pas loin de deux fois plus. Si l’on isole les couples ayant au moins quatre enfants à charge, la proportion grimpe à 34 % ! Là encore, l’emploi, ou plutôt les difficultés d’accès à l’emploi jouent fortement, car la présence d’enfants limite ou empêche un des deux adultes de travailler " normalement " : la question de la garde des enfants est essentielle si l’on veut lutter efficacement contre la pauvreté.

Mais ce n’est pas tout : l’insuffisance des prestations familiales joue également dans le cas des familles nombreuses. Bien que relativement plus élevées en France que dans la plupart des autres pays de l’Union européenne, elles demeurent trop faibles pour empêcher certaines familles de basculer en dessous du seuil de pauvreté lors de la naissance d’un nouvel enfant : les allocations familiales s’élèvent en effet à 120 euros pour deux enfants, puis augmentent de 160 euros par enfant supplémentaire. Alors qu’il faudrait qu’elles atteignent 250 euros par enfant supplémentaire pour éviter qu’une famille ne bascule en dessous du seuil de pauvreté lorsqu’elle se trouvait juste à ce niveau avant la naissance.

Si les allocations familiales étaient soumises à impôt, il serait possible de les augmenter de 70 à 80 euros par enfant sans coût supplémentaire pour l’Etat, le supplément d’allocation étant financé par le supplément d’impôt payé par les familles imposables. Les familles plus riches aideraient ainsi les familles pauvres, qui pour la plupart dépasseraient ainsi le seuil de pauvreté. Mais, en France, le lobby familial a obtenu un traitement fiscal unique en Europe grâce à deux dispositions : le quotient familial (alors que la plupart des autres pays pratiquent un abattement forfaitaire par enfant), même s’il est désormais plafonné, et la non-imposition des prestations familiales.

Toujours plus de travailleurs pauvres

La pauvreté a fortement partie liée avec le développement des emplois peu rémunérés. Sur les 4,2 millions de personnes de 18 à 59 ans en situation de pauvreté en 2006, 1,85 million était en emploi, contre 1,55 million en 2003. Si l’on prend en compte le nombre de personnes vivant dans des ménages au niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté, les ménages de travailleurs pauvres en emploi représentaient 3,16 millions de personnes en 2003 et 3,62 millions en 2006. Soit une augmentation de 500 000, pour un nombre total de personnes en situation de pauvreté qui s’est accru de 800 000 : l’extension de la pauvreté laborieuse est donc désormais le principal facteur d’aggravation de la pauvreté.

Le RSA - en moyenne une centaine d’euros supplémentaires par ménage de travailleur pauvre - ne sera pas de trop pour réduire les difficultés du quotidien que vivent ces familles ! Mais comme rien n’est prévu pour mettre fin à l’expansion de leur nombre, il risque fort d’être sans effet sur la pauvreté laborieuse ; il se contentera de boucher quelques-uns des trous existants, tandis que les employeurs s’emploieront sans cesse à en creuser d’autres...

Pas tous les employeurs cependant : dans les postes et télécommunications, on ne comptait en 2006 qu’un travailleur pauvre sur 77 personnes en emploi, mais à l’autre extrême, dans l’hôtellerie-restauration, on en recensait presqu’un sur cinq et un sur six dans les ser-vices personnels et domestiques [5]. Même la branche de l’intérim ne parvient pas à faire aussi mal, puisqu’on y dénombre un salarié pauvre sur huit. Or, quelles sont les branches les plus aidées par les pouvoirs publics en dehors de l’agriculture ? Justement l’hôtellerie-restauration (avec des aides directes d’un montant annuel supérieur à 600 millions d’euros, qui ont été remplacées, depuis le 1er juillet, par une baisse de TVA représentant 3 milliards en année pleine).

Autre branche abonnée aux aides : les services à la personne (sous la forme d’une réduction de l’impôt sur le revenu égale à la moitié du coût salarial dans la limite de 12 500 euros annuels en 2008, portée à 15 000 euros en 2009...). On a beau s’interroger, on ne parvient pas à comprendre pourquoi les pouvoirs publics ne se décident pas à utiliser ces aides pour mettre un peu plus d’équité dans un marché du travail qui en connaît si peu. Conséquence : si l’on compte les personnes à charge, sur le 1,28 million de personnes vivant dans un ménage dont la personne de référence travaille comme " personnel des services directs aux particuliers ", 470 000 (une sur trois) vivaient dans un ménage dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. Or, cette branche est aussi celle qui se développe le plus, au point qu’elle est présentée comme le principal réservoir d’emplois... Le travail paupérisant a de beaux jours devant lui !

Depuis quatre ans, le développement de l’emploi de mauvaise qualité est le principal responsable de la progression de la pauvreté. Permettre à tous ceux qui le souhaitent d’accéder à l’emploi est essentiel, mais il convient aussi de veiller à ce que cet emploi soit de qualité suffisante pour en vivre de façon décente. Le RSA améliore la situation d’une majorité de ménages de travailleurs pauvres. Pas de tous, hélas, puisque ce complément de revenu n’est versé ni aux travailleurs de moins de 26 ans (sauf s’ils ont des charges de famille) ni aux chômeurs, qui font pourtant partie de la population active. Mais si, en même temps, il ne s’accompagne pas d’une lutte résolue contre les emplois paupérisants, il risque fort d’accompagner la progression du nombre de travailleurs pauvres alors qu’il visait à le diminuer.

Article extrait du magazine Alternatives Economiques, n° 282 ( juillet 2009).

[1] En fait, le RSA chapeau est versé aux personnes ayant un revenu d’activité allant jusqu’au niveau du Smic à temps plein pour une personne seule (1,5 fois le Smic pour un couple). Mais dans ce cas, leur prime pour l’emploi est réduite d’autant, ce qui ne change rien pour ces personnes.

[2] revenu tel que la moitié des ménages a un niveau de vie supérieur et l’autre moitié un niveau de vie inférieur,

[3] Aux Etats-Unis, la norme est assez différente : est pauvre la personne qui dispose d’un revenu inférieur à un montant déterminé par le coût d’un panier de produits alimentaires, pondéré par la taille du ménage et l’âge des personnes. Soit 690 euros en 2006 pour une personne seule de moins de 65 ans, contre 880 euros en France.

[4] Pour être travailleur pauvre, il faut être en emploi (ou en recherche d’emploi après avoir travaillé au moins un mois au cours des six derniers mois) et vivre dans un ménage dont le niveau de vie (mesuré par les revenus de tous les membres du ménage) est inférieur au seuil de pauvreté. Dans le graphique ci-contre, seule une partie des chômeurs (de l’ordre de 40 %) peut donc être comptabilisée comme travailleurs pauvres en plus des personnes en emploi. Depuis 2005, les revenus de la propriété sont presque tous comptabilisés, alors que, précédemment, ce n’était que très partiellement le cas. Les chiffres ne sont donc pas totalement comparables.

[5] Dans l’agriculture, on en était aussi à un sur cinq, mais la situation y est particulière : les petits agriculteurs ne sont pas imposés au réel, mais au forfait, sur la base d’un revenu cadastral qui est généralement assez inférieur au revenu réel. En outre, dans certaines activités (fruits et légumes notamment), les mauvaises années peuvent aboutir à des revenus très faibles, compensées l’année suivante le plus souvent par des revenus plus élevés. Ainsi, en 2006, les agriculteurs de grande ou moyenne exploitation (en gros 50 hectares ou davantage) étaient aussi nombreux à être considérés comme pauvres que chez les agriculteurs de petite exploitation.

08:14 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : inégalités, pauvreté, rsa, rmi, apl, sans domicile fixe, france, sarkosy | | |  Facebook

20.06.2009

Hébergement des sans-abri : vers un "schéma national de la refondation"

Christine Boutin a lancé, le 18 juin, l'élaboration d'un "schéma national de la refondation" de la politique d'hébergement des personnes sans abri. La ministre du Logement a fait cette annonce à l'occasion de la remise des conclusions du groupe de travail présidé par le préfet Alain Régnier, délégué général pour l'hébergement et l'accès au logement des personnes sans abri ou mal logées.

Les conclusions de ce groupe, mis en place le 5 mai dernier, sont sans appel :

"le système de prise en charge tel qu'il a été mis en place dans les années 90 est à bout de souffle". Elles recoupent d'ailleurs celles du rapport de Julien Damon sur "Les politiques de prise en charge des sans-abri dans l'Union européenne", remis le 8 avril dernier.

Le schéma national de la refondation fixera donc les grands lignes d'une nouvelle politique d'hébergement des personnes sans abri pour les trois prochaines années. Son élaboration sera assurée par un comité de pilotage national, avec une participation étroite des associations et animé par le délégué général pour l'hébergement et l'accès au logement des personnes sans abri ou mal logées et le directeur général de l'action sociale, en liaison avec le directeur général de l'aménagement, du logement et de la nature.

Ce comité de pilotage est déjà doté de sa feuille de route, qui lui fixe cinq objectifs :

- mettre en place des systèmes d'observation, d'information et d'évaluation des résultats,

- simplifier le système d'offre d'hébergement, en passant par la construction d'un référentiel de prestations et de services pour parvenir notamment à une architecture plus simple et plus lisible du dispositif,

- réformer le mode de prise en charge des personnes à la rue (rationalisation et mutualisation des moyens de l'urgence) et construire des parcours gradués et individualisés en cherchant à donner aux personnes un référent social unique,

- adopter une démarche de planification territoriale de l'offre comme celle qui existe dans le domaine sanitaire,

- placer le dispositif d'hébergement dans une logique d'accès au logement, qu'il soit ordinaire ou adapté. Le comité de pilotage doit entamer ses travaux dans les tout prochains jours et proposer le schéma national de la refondation au mois de septembre. A cette occasion, il devra également désigner "six ou sept territoires d'expérimentation", sur lesquels serait testée l'élaboration d'un plan d'action concerté. Celui-ci devrait impliquer fortement les collectivités territoriales, reprenant ainsi les conclusions du rapport Damon et celles du dernier rapport du Haut Comité pour le logement des personnes défavorisées. Jean-Noël Escudié / PCA
publié le 19 juin 2009 - localtis info

 

09.06.2009

Smic. Pas de coup de pouce au 1er juillet

Au 1er juillet, la hausse du smic devrait être limitée au minimum légal. Pour la troisième année de suite, les 3,4 millions de smicards ne profiteront pas d'un coup de pouce.

C'est vendredi, après la publication du dernier indice de l'inflation, que sera connu le montant de la revalorisation du smic au 1erjuillet. Une nouvelle attendue par les 3,4millions de Français rémunérés au salaire minimum. Pas de cadeau à attendre: hier, le groupe d'experts chargé par le gouvernement de se prononcer sur l'évolution du Smic a préconisé une revalorisation limitée au minimum légal. Soit+1,25 à+1,4%. Dans leur rapport, les cinq experts choisis par le gouvernement estiment que «les hausses du smic ont été particulièrement soutenues depuis une quinzaine d'années». Ils jugent que les politiques comme la PPE (prime pour l'emploi) et le RSA (revenu de solidarité active) «apparaissent plus appropriées pour réduire les inégalités de revenus du travail.» Le Smic s'élève depuis juillet2008 à 8,71euros/heure, soit 1.321,02euros brut mensuels (environ 1.037euros net) pour 35heures hebdomadaires.

Toujours plus de smicards

3,4millions de personnes sont payées sur la base du smic horaire, dont 940.000 à temps partiel. Selon l'économiste Eric Heyer, la part croissante des salariés payés au salaire minimum (14,1 % contre seulement 8% environ il y a quinze ans) tient au développement des allégements de cotisations patronales visant les bas salaires, qui encouragent les employeurs à privilégier des embauches à ce niveau-là. Ce sera la troisième année sans coup de pouce, la dernière remontant à juillet2006, un an avant l'élection présidentielle. En 2008, les salariés au smic ont eu un simple rattrapage de l'inflation.

http://www.letelegramme.com/

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05.06.2009

À qui s’adresser pour bénéficier du RSA ?

Les allocataires du RMI ou de l’API n’ont aucune démarche à accomplir, le versement du RSA prenant automatiquement la suite des anciennes prestations. Les "travailleurs pauvres", eux, sont invités à se manifester auprès de leur CAF ou de leur caisse de MSA, du conseil général ou du CCAS.

Le site de la CAF (cliquer sur "Test RSA" sur la page d’accueil) met à leur disposition un simulateur pour estimer le montant de leur RSA (ne pas indiquer les aides au logement, le calculateur déduit directement le forfait).

Le calcul du RSA s’effectue à partir de la moyenne de vos ressources des trois mois précédant votre demande. Ensuite, chaque trimestre, vous recevez une déclaration de revenus à compléter pour réactualiser votre profil et redéfinir le montant de l’aide.

Il est conseillé aux bénéficiaires du RSA de signaler à la CAF tout changement de revenus ou de situation familiale. Ils éviteront ainsi de devoir ultérieurement rembourser un trop-perçu.

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21.05.2009

Jackpot pour Johnny Hallyday !

L'histoire en fera probablement sourire plus d'un. Et d'autres grinceront des dents !

Pour le traditionnel concert du 14 juillet, Nicolas Sarkozy a choisi d'offrir aux Français un spectacle gratuit de Johnny Hallyday. Jusque-là, rien d'anormal. Surtout lorsqu'on sait que les deux hommes entretiennent une amitié de longue date.

Sauf que cette récréation coûtera 1 million d'euros à l'État français et que la moitié de cette somme est destinée à la rémunération du chanteur. Johnny Hallyday devrait ainsi toucher 500.000 euros. (soit 327.950.000 anciens francs !) pour 3h de spectacle ! ...

Smicards, chômeurs soyez cons ... allez l'applaudir ... il s'en tape de vos misères !

09:58 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkosy, france, crise financière, hallyday, chômeurs, smicards | | |  Facebook

08.05.2009

La France compte plus de travailleurs pauvres que de retraités pauvres

Dans la seconde édition (2009) de son ouvrage sur "Les revenus et le patrimoine des ménages", l'Insee publie notamment les résultats d'une étude consacrée aux "Inégalités de niveau de vie et mesures de la pauvreté en 2006". Certes, l'année considérée se situe au début de la brève période d'embellie de l'emploi et avant la crise mondiale de l'automne 2008. Mais elle apporte néanmoins plusieurs éléments intéressants, notamment à quelques jours de la mise en place du revenu de solidarité active (RSA).
Elle montre ainsi que la pauvreté monétaire relative (proportion des individus ayant un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté) était en 2006 de 13,2% de la population, soit 7,86 millions des personnes. Cette année-là, le revenu médian - qui partage la population en deux parties égales - était de 17.600 euros, soit 1.470 euros mensuels. Le seuil de pauvreté, égal à 60% du revenu médian selon la norme européenne, était donc d'environ 880 euros par mois pour une personne seule et de 1.320 euros pour un couple sans enfant. Le taux de pauvreté de 2006 paraît nettement supérieur à celui des années 2002-2005, qui se situait autour de 12%, mais il s'agit là essentiellement d'un effet statistique. L'année 2005 a vu en effet la mise en place d'une nouvelle méthode de calcul, prenant en compte les transferts sociaux réels et assurant une meilleure couverture des revenus du patrimoine. Le taux de pauvreté de 2005 recalculé sur cette base est ainsi de 13,1% (au lieu de 12,1%), très proche de celui de 2006 (13,2%).
L'étude de l'Insee montre également l'évolution du niveau de vie moyen en fonction de l'âge. Faible chez les moins de 40 ans, celui-ci culmine dans les tranches de 50 à 64 ans, avant de diminuer chez les plus de 65 ans, mais à un niveau qui reste supérieur à celui des tranches d'âge avant 49 ans. Cette courbe explique un autre phénomène mis en valeur par l'étude : le fait que la France compte proportionnellement davantage de travailleurs pauvres que de retraités pauvres. Les premiers représentent en effet 9,8% de la population des travailleurs, alors que les seconds ne constituent que 9,6% de celle des retraités. Un résultat qui n'est pas sans intérêt à l'approche de la mise en place du RSA "chapeau", qui vise directement les "travailleurs modestes". L'emploi reste néanmoins une protection efficace contre la pauvreté monétaire relative : 15% des inactifs ont un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté et le risque d'être pauvre est 4,8 fois moins élevé pour les actifs en emploi que pour les chômeurs. Autre confirmation : les familles monoparentales sont tout particulièrement exposées à la pauvreté. Près du tiers (30,3%) des personnes vivant au sein d'une famille monoparentale sont ainsi confrontées à la pauvreté, soit une proportion 2,3 fois supérieure à celle constatée dans l'ensemble de la population.
Malgré la persistance de la pauvreté, la France reste néanmoins une société moins inégalitaire que d'autres pays développés, en particulier grâce aux effets de la redistribution. Le niveau de vie des 10% de personnes les plus aisées est ainsi 3,4 fois supérieur à celui des 10% de personnes les plus modestes, incluant celles en situation de pauvreté. Et le niveau de vie médian en euros constants n'a pas cessé d'augmenter - avec des intensités variables - entre 1970 et 2006.

LOCALTIS INFO - Jean-Noël Escudié / PCA

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01.05.2009

AUJOURD'HUI 6 500 personnes ont défilé à Strasbourg et 3 000 personnes à Mulhouse

08:21 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 1er mai, grÈves, manifestation, strasbourg, france | | |  Facebook

Le siège parisien des Banques Populaires sera vendu (Challenges)

Le siège de la future structure centrale qui chapeautera les Bleus et les Rouges sera installé dans l'immeuble du siège actuel de la Caisse Nationale des Caisses d'Epargne.

FRANCOIS Pérol, patron des Banques Populaires et des Caisses d'Epargne, a décidé que le siège de la future structure centrale qui chapeautera les Bleus et les Rouges sera installé au 50 avenue Pierre Mendès France, c'est-à-dire dans l'immeuble du siège actuel de la Caisse Nationale des Caisses d'Epargne. L'immeuble du Ponant, qui abrite aujourd'hui la Banque Fédérale des Banques Populaires sera donc vendu. François Pérol qui occupe actuellement le bureau, de près de 80 mètres carrés, de Charles Milhaud, ex-patron de l'Ecureuil, n'aura donc pas à déménager.

par Irène Inchauspé, grand reporter à Challenges, jeudi 30 avril

08:20 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : caisse d'Épargne, banque populaire, natixis, france | | |  Facebook

26.04.2009

"Les chiffres du chômage seront mauvais au moins jusqu'à la fin de l'année"

Les chiffres du chômage seront mauvais au moins jusqu'à la fin de l'année." C'est ce qu'a estimé le secrétaire d'Etat à l'emploi, Laurent Wauquiez, dans une interview paru le 26 avril dans le Journal du Dimanche. Le ministère de l'emploi publiera lundi le nombre de chômeurs inscrits à Pôle Emploi en mars, dont l'augmentation devrait être du même ordre que les mois précédents (+80 000 environ).

"Nous sommes face à une crise très dure" mais "la France résiste mieux que ses voisins", note M. Wauquiez. En "un an, le chômage a augmenté de 16 % dans notre pays, contre 30 % au Royaume-Uni et 107 % en Espagne", a-t-il souligné. D'après le secrétaire d'Etat, cela montre que "si on se bat, on peut amortir le choc" et "c'est la seule vraie réponse au désespoir et à la violence sociale" qui "ne résout rien", juge-t-il.

"LE RÔLE DES POLITIQUES N'EST PAS DE SOUFFLER SUR LES BRAISES"

Il a ajouté ne pas avoir "beaucoup d'estime pour les politiques comme Ségolène Royal ou Olivier Besancenot qui instrumentalisent la situation pour faire peur aux Français" selon lui. "Le rôle des politiques n'est pas de souffler sur les braises mais d'éteindre les incendies", a-t-il affirmé. Par rapport aux mesures prises par le gouvernement face à la crise, M. Wauquiez a assuré que "s'il faut aller plus loin, on le fera".

Dans une autre interview parue samedi dans le même journal, qui concernait cette fois le chômage des jeunes, M. Wauquiez a souligné que le gouvernement voulait obtenir des entreprises et des branches professionnelles "des engagements chiffrés" sur l'emploi de jeunes en alternance, espérant "10 000 promesses d'embauche" dès cet été. "Nous souhaitons que les grands groupes et les branches professionnelles signent des engagements chiffrés. Nous savons que le BTP, l'hôtellerie-restauration, et des groupes comme Eiffage, Vinci, Total, EDF ou Air France sont prêts à jouer le jeu très vite", a-t-il déclaré. LEMONDE.FR avec AFP

13:59 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : emploi, chômage, france, travail le dimanche, hortefeux | | |  Facebook

15.03.2009

DAL PARIS : ACTIONS RÉPRESSION ...

Droit Au logement  Paris et environs– 24 rue de la Banque - 75002 Paris
tél : 01 42 78 22 00 • fax 01 42 78 22 11  • E-mail: dal@globenet.org
COMMUNIQUE
Paris le 13 mars 2009

Pour l’arrêt des expulsions et des loyers moins chers :
Des initiatives en France

Après l’annonce choc et démagogique de Mme Boutin , annonçant la fin des expulsions et suscitant un faux espoir auprès des dizaines de milliers de ménages  qui redoutent leur expulsion à partir de Lundi matin, la mobilisation se prépare pour ce week-end, pour exiger l’arrêt des expulsions, la baisse des loyers, la réalisation massive de logements sociaux, l’application de la Loi de réquisition, et le respect du droit à un logement stable.

Une manifestation unitaire à l’appel de 30 organisations et syndicats se tiendra à PARIS dimanche 15 mars, à 14h30, Place de la république, et nous comptons sur votre participation.

Des initiatives, essentiellement des rassemblements, sont également programmées en province, avec les comités DAL, souvent à caractère unitaire:

Samedi 14 mars: Mulhouse, Strasbourg, Nancy, Rouen, Lille, Clermont Ferrand, Bussières (Limousin)
Dimanche 15 mars : Toulouse, Paris, Marseille

D’autres initiatives pour l’arrêt des expulsions sont prévues à :
Orléans le 21 mars, Mantes la jolie le 19 mars, et Nantes le 31 mars.

Boutin tient ses promesses ????”
DAL appel à la vigilance  et la mobilisation contre les expulsions locatives, à partir du 16 mars...



La répression du DAL continue :


Le représentant légal du DAL Paris et environ, JB Eyraud est convoqué au commissariat du 2e mardi 17 mars à 10h, pour “manifestation non déclarée sur la voie publique “. Il est reproché au DAL  d’avoir occupé  la chaussée avec les familles du camp de la rue de la Banque  les 25 et 26 février, quelques heures, sans  avoir au préalable demandé l’autorisation à la Préfecture de police.
La police était intervenue sans violence, mais avec une certaine brutalité s’agissant de mères de familles, d’enfants, et souvent d’handicapés (voire images :
http://www.dailymotion.com/vids/14419377+14131704+14246624+14246766+14265616/video/x8hrf4_dal-intervention-des-crs_news )  

Ces actions avaient pour objet de protester contre le recul du Gouvernement dans les négociations et les engagements de relogement des familles du camp de la rue de la banque. Ces actions avaient permis de relancer les négociations.  La chaussée de cette petite rue peu circulante,  a été occupé à de nombreuses reprises  et parfois plusieurs jours consécutifs, par les familles de la rue de la banque, entre octobre 2007 et aujourd’hui, sans que des poursuites aient été  engagées.
Cette convocation confirme l’état d’esprit des autorités de police et du Gouvernement face à la montée de la contestation, et du Ministère Boutin qui,  impuissant à contenir la montée en charge de la crise du logement, manie le bâton aussi bien contre les victimes de la crise que contre les mouvements de lutte.
Il s’agit de faire taire les ceux et celles qui s’organisent pour agir ensemble pour le Droit au logement pour tous.


Rendez-vous mardi 17 mars 10h
rue du Croissant/angle rue montmartre – Paris 2e
Métro Bourse


Réquisition populaire municipale à  St Denis :
Le préfet attaque l’arrêté de réquisition du maire de Saint Denis,
Tandis que la poste attaque les familles et le DAL


Suite à la réquisition (unitaire) d’un ancien foyer de la poste, à Saint Denis, le 14 février par des familles du DAL et de collectifs de Saint de Denis, le Maire de Saint Denis, Didier PAILLARD, avait pris un arrêté de réquisition le 23 février, en vertu de ses pouvoirs de police.

Lundi 9 mars, les familles et le DAL étaient convoqué en référé d’heure à heure au Tribunal d’Instance de Saint Denis (93). L’affaire a été renvoyée au 11 mai.

Le procès au Tribunal administratif contre l’arrêté de réquisition a lieu  mardi 17 mars:

Rassemblement  devant le TA de Cergy-Pontoise.
Départ en car, rendez-vous à 8h45 devant la Mairie de Saint-Denis
Sur place à 10h : 2-4 bd d’Hautil à Cergy, RER A : Cergy-préfecture.


Droit Au Logement dénonce cette attaque de l’État contre le droit de réquisition. Tandis que madame Boutin essaie de leurrer les français pour les démobiliser, alors que nous sommes à la veille d’une saison des expulsions dramatique, la réponse du maire de Saint Denis est immédiate et efficace, elle permet de loger décemment des expulsés et des sans toit.

Application de la Loi de réquisition !



APPEL UNITAIRE  :
Pour l’arrêt des expulsions et Pour des loyers moins chers

Le 15 mars, qui marque  la fin de la trêve hivernale et le retour des expulsions risque cette année d’être dramatique pour un nombre croissant de familles et de personnes.
De nombreux locataires rencontrent des difficultés  pour payer leur loyer, leurs charges  car ils n'ont jamais été aussi élevés. Demain l’huissier peut frapper à n’importe quelle porte. Plus de la moitié des Français craignent de perdre un jour leur logement, ce n’est pas un hasard.

La flambée des loyers et de l’immobilier, conjuguée à la baisse des revenus ont rendu difficile, voir impossible, l'accès à un logement durable pour les demandeurs de logement, les jeunes, les migrants, les salariés modestes. Le pouvoir d’achat des ménages est réduit par le piid de la charge logement.L'offre de logements à loyer compatible est très nettement insuffisante.
Les formes d’habitat précaire se développent, les marchands de sommeil font fortune et la crise du logement s’étend.

De plus, la récente Loi Boutin sur le logement accélère les expulsions par la réduction des délais pouvant être accordés par le juge, et attaque le droit à un logement stable des locataires dans les HLM comme dans le parc locatif privé. Elle accélère la privatisation des HLM et ponctionne des fonds destinés au logement (1%, Livret A)  pour compenser les coupes sombres dans le budget logement de l’Etat. Elle vient au secours des milieux de l’immobilier et ampute de nombreux droits des mal-logés et des sans logis. Elle doit être abrogée.

Pour exiger :

  • L’arrêt immédiat des expulsions locatives,
  • Le droit à un logement stable, à la place de la précarisation des locataires,
  • La baisse des loyers, des charges  et la taxation de la spéculation immobilière, pour rendre le logement accessible à tous
  • La réalisation massive de vrais logements sociaux, et en attendant, l’application de la loi de réquisition

Signataires : AC, ACDL, AFVS, AITEC, ATTAC, CAL, CDSL, CGT, CNL, Collectif logement 14e, Collectif pas touche au Livret A, Collectif SDF Alsace, Coordination anti-démolition HLM, COPAF, CSF, DAL fédération, FSU, HIC Europe, IPAM, LDH, Militant, No-vox, SUD éducation, Union Syndicale Solidaires, Synd. de la Magistrature … Ainsi que : NPA, Parti de Gauche, PCF, les verts, …


+ d’infos : <http://www.droitaulogement.org/>

Pétition de soutien au DAL :
http://www.droitaulogement.org/petitions/index.php

05.03.2009

COMMUNIQUÉ DE LA FÉDÉRATION DAL

Procès du DAL en Appel :
L’Avocat général a demandé la confiscation des tentes, sans amende.
La défense plaide la relaxe.


Le réquisitoire de l’Avocate Générale de la Cours d’Appel tranche avec celui du tribunal de police qui avait en octobre dernier demandé& une amende de 32 000 euros, et avait débouché sur la condamnation à 12 000 euros.
Les Avocats de Droit Au logement ont demandé la relaxe, car notamment, cette infraction qui vise l’abandon d’objets et d’encombrants, ne peux concerner des êtres humains, et qu’elle ne peut être un instrument pour chasser les sans abris et attaquer les associations de défense des sans logis.
Le Jugement sera rendu le 28 mai, à 13h30.

Droit Au logement remercie les avocats , Pascal Lévy, Dominique Hilsum, Ludivine Lubaki, et Henri Leclerc, qui ont plaidé pour Droit Au logement et pour “l’honneur” des familles de la rue de la Banque, ainsi que josiane Balasko et Mgr Gaillot, qui ont défendu le DAL et ses formes d’actions et ont rappelé les nombreux combats de l’association.
Droit Au Logement remercie tout ceux et celles qui ont participé au rassemblement place Saint Michel, au cour duquel sont intervenus notamment Annick Coupé (secrétaire de Solidaires) et jacques Boutault (Maire du 2e).


Rue de la Banque : La lutte continue
RV dimanche 8 mars, à 14h30 Rassemblement

AGENDA :


Samedi 7 mars 14h: Au cinéma “la Clef”
VENTE AUX ENCHÈRES de photos et originaux de BD, en soutien au DAL Consultez le catalogue :
http://www.droitaulogement.org/DAL-Vente-aux-encheres.html

Dimanche 15 mars, 14h30 à République :
Manif contre les expulsions et les loyers chers - Pour le droit au logement


+ d’infos : <http://www.droitaulogement.org/>

Pétition de soutien au DAL :
http://www.droitaulogement.org/petitions/index.php

05.01.2009

chômage en hausse et pourtant

30 000 postes de fonctionnaires vont être supprimés

licenciements partout

chômage partiel voté...

Le chômage partiel étendu : travailler moins et gagner moins

http://eco.rue89.com/2009/01/04/le-chomage-partiel-etendu-travailler-moins-et-gagner-moins

Le chômage partiel étendu : travailler moins et gagner moins
Par David Servenay | Rue89
Nicolas Sarkozy l'avait promis, le gouvernement l'a fait: imposer l'activité partielle dans l'industrie. En clair, doubler les possibilités de recours au chômage partiel, de 600 à 800 heures par an. Voire 1 000 heures dans le textile, l'habillement et l'automobile. Qui paiera l'addition? Les ouvriers et les contribuables.

Le décret a été publié en catimini (samedi 3 janvier) au Journal officiel. Signé par les ministres compétents Christine Lagarde (économie), Eric Woerth (budget) et Laurent Waucquiez (emploi), il institue de nouveaux seuils pour le recours au chômage partiel.
Article 1:
« A compter du 1er janvier 2009, le contingent annuel d'heures indemnisables au titre de l'allocation spécifique de chômage partiel prévu à l'article R. 5122-6 du code du travail est fixé à 800 heures pour l'ensemble des branches professionnelles.
Toutefois, ce contingent annuel est fixé à 1 000 heures pour les industries du textile, de l'habillement et du cuir, pour l'industrie automobile et ses sous-traitants, qui réalisent avec elle au minimum 50% de leur chiffre d'affaires ainsi que pour le commerce de véhicules automobiles.
Or, depuis 2003, le seuil maximal fixé par la loi était de 600 heures par salarié et par an. L'augmentation est donc de 25% pour tout le monde et de 66% pour les secteurs industriels visés. Pourquoi?
Nicolas Sarkozy préfère "l'activité partielle au chômage total"
L'argument politique fut énoncé le 25 novembre dernier lors d'un déplacement du président de la République à Valenciennes, puis répété lors de l'annonce du plan de relance à Douai, début décembre. Rue89 le relevait ainsi
12h44 Encouragement au travail partiel. "L'Etat engagera 500 millions d'euros" pour venir en aide aux salariés licenciés économiquement. Nicolas Sarkozy "préfère l'activité partielle au chômage total", l'Etat aidera donc "les entreprises à avoir un travail partiel pour leurs salariés plutôt qu'un plan social".

Les salariés bénéficieront pendant un an de leur salaire antérieur.
"Activité partielle", pour ne pas dire chômage tout court. Dans la réalité, les choses sont (un peu) différentes. Le champ d'application du chômage technique est large. Dans le contexte actuel, les entreprises n'auront aucun mal à obtenir l'autorisation de la direction du travail, vue la liste des critères retenus pour justifier une telle mesure :

1. La conjoncture économique
2. Des difficultés d'approvisionnement en matières premières ou en énergie
3. Un sinistre ou des intempéries de caractère exceptionnel
4. La transformation, restructuration ou modernisation de l'entreprise
5. Toute autre circonstance de caractère exceptionnel
Les travailleurs touchent 60% de leur salaire

Qui paie ce chômage partiel?
Le mécanisme en vigueur revient à faire payer à l'Etat et aux travailleurs une bonne partie de la compensation versée aux salariés placés en arrêt d'activité.
En effet, une fois l'autorisation obtenue, l'employeur verse une partie de la rémunération brute (aujourd'hui 60%, alors qu'elle n'était que de 50%), puis il se fait rembourser par l'Etat l'allocation spécifique.
Le régime d'indemnisation limite la part de l'entreprise à 60% de la rémunération brute (contre 50% jusqu'en décembre 2008), mais également à un quart de Smic la part de l'Etat (de 2,44 euros pour les entreprises de moins de 250 salariés à 2,13 euros pour les autres). Détail: ces allocations ne sont pas soumises à cotisations sociales.
Les augmenter revient donc à appauvrir l'Etat et les salariés.

Comme le raconte l'Usine nouvelle, Renault vient tout juste de ranimer un accord de 1986 qui instaure un prélèvement obligatoire de 0,15% sur tous les salaires de novembre et décembre pour améliorer le régime d'indemnisation:
"Au total, ces mesures devraient permettre d'indemniser le chômage partiel à hauteur de 75% environ du salaire net, contre 60% pour le minimum légal."
Dans tous les cas, les salariés sont les premiers financeurs de "l'activité partielle". Si trois syndicats (CFDT, CFTC et CGC) ont signé l'accord proposé par Renault, la CGT et FO crient au scandale, estimant que le milliard d'euros reversés en dividende pour l'année 2008 aurait pu servir à financer cette solidarité. La CGT souligne aussi qu'en terme d'organisation du travail, il faudrait revoir certains modèles, car les salariés de Renault, en dehors de ces périodes d'arrêt, travaillent de plus en plus longtemps.

Le chômage partiel, nouvel outil de flexibilité
C'est donc un grand retournement qu'anticipe le gouvernement pour 2009.
Selon les Echos, ces trois dernières années, le nombre de salariés passés par le chômage partiel est resté faible (données OCDE) :

• En 2005, 171 500 salariés
• En 2006, 105 600 salariés
• En 2007, 117 800 salariés

Mais, en y regardant de plus près, la Dares a constaté dans une étude comparative (1995-2005) que les secteurs industriels concentrent l'essentiel de ces mesures de chômage partiel:
"Au cours de ces onze années, les cinq secteurs industriels bénéficiant du plus grand nombre de jours autorisés de chômage partiel sont, par ordre décroissant:
1. Le textile
2. L’habillement-cuir
3. La métallurgie et la transformation des métaux
4. L’automobile et les équipements mécaniques."

Or, le nombre de journées indemnisées est loin d'être négligeable, puisqu'il atteint parfois l'équivalent de la durée des congés payés:
"Le textile se distingue par un nombre de jours par salarié particulièrement élevé (31 jours). L’industrie automobile (12 jours )et la métallurgie (17 jours) se situent en dessous de la moyenne."

Sachant que la durée moyenne du travail, dans les secteurs de l'habillement et de l'automobile, est déjà parmi les plus basses (1 610 heures par an pour l'automobile), cette réforme des seuils vient entériner la possibilité pour les sociétés de "flexibiliser" les deux tiers du temps de travail annuel de leurs salariés.
Paradoxe: alors que les 35 heures, explique la Dares, avaient considérablement réduit le chômage partiel en donnant de la souplesse aux entreprises, le gouvernement réintroduit cette souplesse, mais en la défiscalisant. 2009 marque donc le début de l'ère du "travailler moins pour gagner moins".

04.01.2009

Logement : manifestation mouvementée à Paris

NOUVELOBS.COM | RÉAGISSEZ - LAISSEZ UN COMMENTAIRE SUR NOUVEL-OBS EN TEMPS RÉEL

L'association Droit au logement réclamait un rendez-vous avec le Premier ministre. Plusieurs personnes ont été blessées dans une altercation avec les forces de l'ordre.

Manifestation du Dal le 4 janvier 2009 à Paris (Julien Muguet, DR)

Manifestation du Dal le 4 janvier 2009 à Paris (Julien Muguet, DR)

Une manifestation avait lieu dimanche après-midi 4 décembre, à Paris, contre l'immobilisme du pouvoir en matière de logement. Les manifestants devaient marcher de l'Hôtel de Ville en direction de Matignon, à l'initiative de l'association Droit au Logement (Dal). Le but était d'obtenir un rendez-vous du Premier ministre François Fillon. Le cortège a cependant été bloqué par les forces de l'ordre avant de traverser la Seine.
Les militants dénoncent l'immobilisme des politiques du Logement, malgré les engagements pris et les promesses, qui sont restés lettre morte.

Manifestation mouvementée

La manifestation a été bloquée par deux escadrons de la gendarmerie au niveau du pont des Arts. Une banderole de 20m "un toit un droit" a été déployée. Une altercation entre des manifestants et les forces de l'ordre a fait plusieurs blessés et un jeune homme a été interpellé, selon l'association Droit au logement. "A aucun moment nous n'avons cherché à forcer le passage mais les gardes mobiles ont encerclé les familles. Ils voulaient les 'encager' comme ils disent, comme du bétail. Nous avons eu droit aux violences. Voilà la réponse de Matignon aux mal-logés !", a commenté Jean-Baptiste Ayraud, porte-parole du Dal, joint dimanche par nouvelobs.com.
Jean-Baptiste Ayraud affirme que trois femmes ont été blessées. Deux manifestantes sont selon lui restées à terre sous des couvertures de survie, pendant plus d'une heure et demie en attendant des secours.

Déménagement


Les manifestants sont ensuite retournés récupérer leurs affaires au gymnase Saint-Merry, dans le 4e arrondissement de Paris, pour s'installer dans un autre gymnase. Jean-Baptiste Ayraud explique que la mairie de Paris leur a proposé de déménager pour le gymnase du boulevard de la porte d'Ivry, où les mal-logés devraient s'installer le 4 janvier au soir. "Ils ont besoin du gymnase où nous sommes actuellement pour la rentrée scolaire. Nous sommes mis d'accord pour échanger avec l'autre, jusqu'à la fin de la vague de froid", précise le porte-parole du Dal.

Troisième dimanche

Depuis la réinstallation du campement des familles sans logement rue de la Banque le 14 décembre dernier, c'est la troisième fois que les manifestants essaient de se rendre à l'hôtel de Matignon. Les deux premiers dimanches d'action étaient demeurés infructueux, les familles ayant été chaque fois dispersées par les gardes mobiles, selon le site du Dal.
Le Premier ministre s'était engagé à ne laisser personne dans la rue, mais le communiqué du Dal donne l'exemple d'un collectif d'Afghans qui, en dépit d'une manifestation à la Ddass mercredi dernier, n'a obtenu que de "vagues promesses".

Réquisition à Toulouse

Une quarantaine de logements inoccupés depuis 2002 dans un ensemble immobilier ancien de Toulouse ont par ailleurs été occupés fin décembre par des sans-abris et des membres du Dal, qui ont rendu publique cette réquisition samedi 3 janvier à l'issue d'une manifestation de la place du Capitole jusqu'à la place Anatole France.

25.12.2008

Moins de 250 euros par mois pour vivre pour 56% des ménages pauvres, selon une enquête du CREDOC

Une fois leurs dépenses fixes payées, 56% des ménages pauvres ont moins de 250 euros par mois pour vivre et 15% ont un solde négatif, révèle une enquête du CREDOC pour le Haut commissariat aux Solidarités actives contre la pauvreté, rendue publique mardi.

Le Haut commissariat dirigé par Martin Hirsch, qui renouvellera cette enquête barométrique tous les trois mois, note dans un communiqué que "la moitié des ménages ont l'impression de s'en sortir plus difficilement qu'il y a trois mois, 70% s'en sortent plus difficilement qu'il y a un an".

"Il y a une inégalité devant la crise", explique à l'Associated Press Matthieu Angotti, responsable de l'étude du CREDOC. La crise est ressentie de façon "beaucoup plus réelle et violente" par les ménages pauvres que par les ménages représentatifs de l'ensemble de la population. Pour ces derniers, "la réalité de la crise peut être amplifiée par l'angoisse", analyse-t-il. Pour les ménages pauvres, les restrictions ne sont pas le fruit d'une anticipation mais bien la conséquence de difficultés actuelles, estime-t-il.

"Les familles monoparentales sont touchées par la crise de manière très significative", indique également Matthieu Angotti, qui ajoute que "c'est la catégorie de la population la plus frappée" par la pauvreté et la crise.

Selon l'enquête du Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie, 43% des ménages pauvres ont eu des difficultés pour payer des factures au cours des trois derniers mois, contre 23% dans l'ensemble de la population, et 60% ont changé leurs habitudes alimentaires pour des raisons budgétaires, contre 45% dans l'ensemble de la population.

"Les plus pauvres se restreignent plus que les autres sur leur consommation de viande et de poisson, de fruits et légumes, sautent plus souvent les repas ou diminuent plus les portions des repas", estime le Haut commissariat.

Les restrictions touchent également les sorties le soir et le week-end pour 53% des ménages pauvres (proportion identique dans l'ensemble de la population), ainsi que les achats de Noël, puisque 59% des ménages pauvres déclarent qu'ils dépenseront moins à Noël que l'an passé, contre 48% dans l'ensemble de la population.

"La moitié des plus pauvres se montrent très inquiets pour leur pouvoir d'achat, 41% pour leur situation professionnelle", contre respectivement 30% et 22% pour l'ensemble de la population, conclut le Haut commissariat.

- enquête effectuée par téléphone entre le 26 novembre et le 6 décembre auprès de 1.000 ménages représentatifs de la population et de 300 ménages sous le seuil de pauvreté, soir 434 ménages vivant sous le seuil de pauvreté (880 euros par mois pour une personne seule). AP

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24.12.2008

Rue de la Banque : Réouverture du dialogue mais renforcement de la lutte

Fédération Droit Au logement – 24 rue de la Banque - 75002 Paris
tél : 01 40 27 92 98 • fax 01 42 97 40 18 • E-mail: fededal@wanadoo.fr

COMMUNIQUE - Paris le 24 décembre 2008

Réouverture du dialogue mais renforcement de la lutte

Le gouvernement a reçu une délégation composée de militants et de familles de la rue de la Banque du DAL et du CDSL. Il s’est dit prêt à “étudier” les différentes revendications de la délégation (objectif hebdomadaire de relogement, application de la Loi de réquisition, location de logements privés à paris, retrait notamment de l’article 24 de la Loi Boutin). Pas très pressé d’avancer sur ce dossier, et sans doute dans l’espoir que le découragement s’installe, le ministère envisage le prochain rendez-vous à la mi janvier .

Les familles de la rue de la Banque ont décidé de poursuivre leur mouvement, de l’étendre aux ménages ayant reçu un avis favorable de relogement par la commission DALO (au nombre de 8000 en île de de France, dont 6000 à Paris), et de renforcer la mobilisation et les actions concrètes dans les prochains jours.
Elle n’attendront pas trois semaines sans rien faire !

Aujourd’hui, Noël des enfants de la rue de la Banque :
de 17h à 18h30 sur place
(merci d’apporter ce soir cadeaux et friandises aux enfants )


Cette nuit sur le campement : 78 familles ont dormi sur le campement. Des bâches et des matelas ont été tendus sur le trottoir d’en face, puis démontées ce matin. Les enfants dorment dans les locaux du DAL, à l’abri.
Dans la perspective d’une chute des températures, les campeurs prendront des dispositions pour se mettre au chaud.
Un jeune couple de parisien a passé la nuit avec les campeurs, sous une tente, en solidarité.

(l’initiative prévue le 25 décembre a été reportée ...)

Merci de nous faire parvenir des adresses d’immeubles vides ou partiellement vides, à Paris et en Banlieue, par mail à <dal@globenet.org>, pour en demander la réquisition


pétition de soutien au DAL
<http://www.daldax.org/petitions/index.php?petition=2&amp;pour_voir=oui>
Suivre l’actu DAL: <http://www.droitaulogement.org/> ou <http://www.globenet.org/dal/>

13:07 Publié dans AGENDA | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rue de la banque, sans-abri, mal logés, boutin, france | | |  Facebook

23.11.2008

Un homme sans-abri retrouvé mort dans le Bois de Vincennes

Un homme de 50 ans sans domicile fixe a été retrouvé mort samedi en début d'après-midi dans le Bois de Vincennes à Paris (XIIe). L'homme, âgé de 50 ans, vivait depuis plusieurs mois sous un abri qu'il s'était confectionné. Une enquête a été confiée au commissariat du XIIe afin de déterminer les circonstances du décès de cet homme qui était suivi par les services sociaux.

Le froid, qui est tombé dans la région parisienne en début de journée, pourrait être à l'origine de ce décès.

C'est la 2e personne qui meurt de froid ce mois ci au bois de vincennes, où vivent "plus de 200 personnes" pratiquement toutes sont "suivies" par les services sociaux. On annonce l'ouverture prochaine de 120 places, même pas assez pour ce groupe là...

08:33 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sans-abri, mort de la rue, services sociaux, précarité, france | | |  Facebook

21.11.2008

Reims : Une pétition pour virer les SDF

Six heures du mat', le journal L'Union de la Marne arrive sur ma réception, en "1", un article m'interpelle...

"Une pétition pour virer les SDF!"

Page 2...

Allons lire...

J'ai déjà ma petite idée sur ce que je vais y trouver : des gens qui veulent qu'on déplace "le problème" pour retrouver leur tranquilité...

Mais je ne demande qu'à être surprise, peut-être que les riverains aborderont le sujet d'une manière différente...

Ma lecture commence...

Une photo d'un square... lugubre... mais ça me semble normal, l'hiver rend tout triste.

J'apprends que plus personne ne veut mettre les pieds dans le square Saint André, malgré ses toboggans, ses jeux en bois et ses nombreux bancs...

La faute à qui?

Aux SDF, nous dit l'Union de la Marne... (là, je ne sais pas pourquoi une pensée me traverse l'esprit : il est loin le congrès du PS...).

Insultes, incivilités, gestes agressifs, bruit, chiens pas muselés, musique, bagarres, cris etc...

Les riverains, il est précisé que ce sont des personnes âgées, n'y vont pas de main morte, chacun y va de sa petite histoire...

Une femme dit qu'elle se fait raquetter, une autre que les marginaux envoyent les enfants chercher de l'alcool, d'autres parlent de lits installés dans le square...

Ils sont remontés...

Alors, et bien ils "pétissionnent" et ils ont déjà 230 signatures, ils sont contents, ça marche pas mal ça... la pétition.

Une autre pensée me traverse l'esprit : "C'est peut-être la première fois que ces riverains ont eu l'occasion de parler entre eux, ça pourrait presque être une belle histoire..."

Le journaliste est allé voir ces fameux SDF, ils étaient alcoolisés et lui ont dit "Dégage" (c'est pas bien ça) mais ils n'étaient pas virulents.

L'article se termine comme cela, aucun riverain n'a abordé le manque de places dans les centres d'hébergement ou, le manque de structures pour les accueillir...

C'est bien ce que je pensais en commençant ma lecture, les gens veulent qu'ils aillent ailleurs mais, n'ont pas évoqué le fait qu'ils dérangeront aussi d'autres personnes...

Bah non... du moment qu'ils sont pas en bas de chez eux...

Egoisme quand tu nous tiens...

Mais! Que vois-je un encadré grisé, peut-être une réflexion du journal ou du journaliste sur le sujet...? Non décidé

Ah non, pas de bol...

C'est juste précisé que la ville de Reims va réorganiser la Police Municipale afin de remédier au "problème".

Une "brigade spéciale" ils appellent ça...

Et puis, le journal précise qu'il y a un autre grand parc un peu à l'extérieur de la ville qui va réouvrir, ils vont pouvoir y aller les SDF...

Ils vont être contents...

• par JESS sur le post.fr

07:16 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sans-abri, mort de la rue, services sociaux, précarité, france | | |  Facebook

19.11.2008

Les salariés des centres d'hébergement des sans-abri de Saint-Benoît en grève à Nantes

Une quarantaine de salariés des centres Saint-Benoît sont en grève depuis cet après-midi à Nantes. Ils protestent contre la diminution du nombre de places pour les sans-abri au foyer d'hébergement du Petit-Port. Il est prévu de passer de 45 places à 31. Ce centre accueille des personnes en "stabilisation", qui ont la possibilité de rester plusieurs mois dans un même lieu. La direction supprime par ailleurs un cinquième des postes. Une mesure qui intervient dans le cadre de la diminution du financement de la structure par la direction des affaires sanitaires et sociales. La grève a été reconduite de 24 h. source ouest france

• merci à vous tous - solidairement les sdf alsaciens

18.11.2008

La Caravane des mal-logés, des sans-logis, des locataires, des expulsés...

17.11.2008

3000

C'EST LE NOMBRE DE LICENCIEMENTS PROGRAMMÉS POUR JANVIER

06:44 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : licenciements, emploi, france, sarkosy | | |  Facebook

15.11.2008

Signature des premières conventions d'intermédiation locative

Mais qu'est-ce que l'intermédiation locative ?

C'est la possibilité pour les associations d'aide au logement de conclure un bail avec un propriétaire privé et de gérer les logements afin de les sous-louer à des ménages hébergés en hôtels ou en centres d'hébergement, l'Etat s'engage à garantir les impayés de loyers. 
Elle vise à inciter les propriétaires de logements privés et vacants, à louer leur bien à des personnes en difficulté.

"Les associations, signataires de ces conventions, pourront conclure un bail avec des propriétaires privés afin de reloger des ménages tout en assurant leur accompagnement social. Elles seront également chargées de gérer les logements et de garantir le payement du loyer au propriétaire" explique christine boutin.

D'ici la fin de l'année, les conventions d'intermédiation locative permettront, selon le ministère de Madame Christine Boutin, d'ouvrir à la location 200 logements pour des familles vivant actuellement en chambre d'hôtel ou en centre d'hébergement. Et d'ici le 1er semestre 2009, au moins 500 logements devraient être concernés par la possibilité pour les familles n'arrivant pas à conclure un contrat de location avec un propriétaire privé, et logeant dans une chambre d'hôtel ou un centre d'hébergement, de bénéficier par l'intermédiaire des associations d'aide au logement d'un véritable logement.
Dès l'année prochaine, le dispositif pourrait être étendu aux bailleurs sociaux, ce qui permettrait d'accroître davantage l'offre de logement.

Bref, rien de neuf dans cette énième annonce ! Pas de construction, loi SRU broyée... et nous avec ! RÉQUISITION

13.11.2008

Strasbourg : Conférence de Frédéric Lordon "Jusqu'à quand ? Pour en finir avec les crises financières"

Le mardi 18 novembre 2008 à 19h30, les Amis du Monde Diplomatique en partenariat avec Justice et Libertés et Attac Strasbourg vous invitent à une conférence sur les crises financières, intitulée : « Jusqu’à quand ? Pour en finir avec les crises financières ».

Frédéric Lordon, professeur à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris - Chercheur au CNRS et au CEPREMAP - Économiste - Écrivain, animera cette conférence.

Rendez-vous dans le Patio de l’Université Marc Bloch, amphithéâtre 2 (22 rue René Descartes, Strasbourg).

05:38 Publié dans AGENDA | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : attac, attac france, crise, france | | |  Facebook

11.11.2008

La campagne choc du Samu social

« Nous sommes en pénurie totale. » Dans sa dernière campagne, le Samu social durcit le ton, réclamant plus d'hébergements d'urgence.

Il suffit parfois de quelques chiffres ou de quelques images pour offrir la synthèse brutale d'une question. Le Samu social n'échappe pas à la règle. Mieux, il en est l'éclatante démonstration : chaque jour se présentent 35.000 demandes d'hébergement contre 250 places immédiatement disponibles. Quant aux images, le Samu social les a mises en scène dans sa dernière campagne de communication, à travers un spot de trente secondes réalisé gracieusement par Publicis Conseil. L'enjeu : démontrer à quel point les sans-abri, « les grands exclus » sont en danger face à une société qui, littéralement, ne les voit plus. Voire, selon l'expression actuelle très imagée, mais en l'occurrence très parlante, ne les « calcule » plus.

Unité de temps, de lieu et d'action, sobriété des moyens. Dans un long plan séquence, tourné de nuit, on découvre un camion d'éboueurs qui ramassent un amas d'ordures posées sur le trottoir. Toutes les poubelles sont scrupuleusement jetées, à l'exception de vieux cartons, négligés. Seul le dernier plan permettra de saisir qu'ils abritent un homme. La brutalité de la phrase finale répond à celle du film : « Même les ordures ne passent pas l'hiver dehors », qui introduit la signature : « Samu social. Aidez-nous à aider les sans-abri. » En somme, ceux que l'on ne se donne même pas la peine d'enlever, tant est aigu leur état de délabrement, là où le pire sac de déchets aurait droit à un point de chute.

Rentrée médiatique fracassante

A la veille de l'annonce du plan hiver par le gouvernement, le Samu social effectue donc sa « rentrée » médiatique de manière assez fracassante, après cinq ans de silence. Signé également par Publicis Conseil, le précédent spot traçait un parallèle entre le destin d'une poupée mannequin, « Big Jim », qu'un enfant faisait tomber par mégarde dans le caniveau, la laissant dériver puis couler, et les victimes des « accidents de la vie » (chômage, divorce...) qui risquent, à leur tour, de basculer définitivement si le secours intervient trop tard. Très scénarisé, réalisé avec beaucoup de soin, le spot n'a, semble-t-il, pas suffisamment convaincu les pouvoirs publics au point de les inciter à passer à l'acte, comme l'escomptait Xavier Emmanuelli, fondateur du Samu social et président du Haut Comité pour le logement des personnes défavorisées. D'autant que la problématique à résoudre est double : « L'enjeu dans cette communication n'est pas de faire de la pédagogie et d'inciter le grand public à composer le 115 s'il identifie une urgence : le réflexe est intégré, analyse Jean-Patrick Chiquiar, responsable du budget chez Publicis Conseil. En revanche, il fallait requalifier le Samu social, dont les missions demeurent parfois floues pour les gens (lire encadré) et insister sur la notion d'urgence qu'il induit. » Tout en essayant de sensibiliser les pouvoirs publics à la nécessité de trouver des hébergements d'urgence pour deux populations bien spécifiques : « Les grands exclus et ceux qui sont au bord du gouffre mais n'ont pas encore sombré et qu'il faut très vite identifier pour pouvoir les secourir à temps. On voit bien, dans les groupes qualitatifs que nous organisons, qu'un nombre croissant de gens pensent qu'eux aussi peuvent se retrouver à la rue au terme d'un licenciement ou d'un divorce qui les laisserait sans ressources ou dans l'incapacité de payer une pension alimentaire. »

Un droit inconditionnel

Même si la catégorie des grands exclus, estimée à Paris à environ 9.500 personnes, semble être prioritaire pour le Samu social. Lequel estime être mal entendu : « Nous avons accepté la brutalité du ton de cette campagne, car nous nous sommes dit qu'il fallait en passer par là, puisque notre lutte n'est visiblement toujours pas comprise par nos tutelles », s'exclame Xavier Emmanuelli. « Dans Samu social, il y a le mot Samu, qui implique les notions d'«urgence», de «mobilité», et de «mise à l'abri». Or, aujourd'hui, tous les efforts effectués par les pouvoirs publics se polarisent sur la précarité, c'est-à-dire sur des gens qui risquent de perdre leur appartement ou leur emploi et que les associations se focalisent, en règle générale, sur le logement. » Tandis que le Samu social réclame des hébergements d'urgence pour les grands exclus, « qui souffrent non seulement de l'absence de logement, mais également de pathologies lourdes : alcool, troubles psychiatriques, tuberculose... Il faut également les resocialiser, les réconcilier avec l'autre, leur faire comprendre qu'il ne constitue pas nécessairement un ennemi. »

Bref, des exclus qu'il faut soigner dans l'immédiat avant de déterminer où les orienter : hôpital, logement classique ou encore hôpital psychiatrique. « Les exclus sont d'abord éligibles au soin avant de l'être au logement. Il doit exister un droit inconditionnel à l'hébergement d'urgence », insiste Xavier Emmanuelli. « Or nous sommes dans une pénurie totale ! Il nous faudrait au minimum 500 places permanentes sur Paris. Et on nous propose des gymnases comme si on était victime d'inondations ou de catastrophes naturelles ! »

La campagne, qui ne dispose que d'espaces publicitaires gracieux, devrait être diffusée tout au long des mois de novembre et décembre.

VÉRONIQUE RICHEBOIS - LES ÉCHOS

Étapes solidaires

Étapes solidaires, par Sud Ouest. Lescar. La caravane des mal-logés rallie Marseille pour le sommet européen sur le logement. La caravane des mal-logés de la communauté Emmaüs Lescar-Pau repart sur les routes. Du 17 au 24 novembre, un bus va en effet rallier Marseille à l’occasion du sommet des ministres européens autour des problèmes de logement et de rénovation urbaine (le 24 novembre). Les différents partenaires (Fédération du droit au logement, Attac Pau, DAL Bayonne, DAL Dax, communauté Emmaüs) ont donc choisi l’itinérance pour « raviver l’opinion » sur les problèmes du droit au logement à la veille de l’hiver. « Il y a de plus en plus de monde dans la rue, nous recevons des demandes tous les jours dont quatre aujourd’hui (7 novembre) », a encore précisé Germain, responsable de la communauté, lors d’un point presse. Pour sa part, François, de la Fédération du « Droit Au Logement » a constaté que l’expérience réalisée ces derniers mois, avait permis l’ouverture d’antennes du DAL à Bayonne, Saint-Affrique (12) ou Nantes (44). À chacun de ses passages, la caravane a insisté sur son action militante, elle-même appuyée sur la force du réseau Emmaüs. De Toulouse à Marseille La seconde caravane s’attachera notamment (...)

 
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