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28.03.2010

31 mars . fin d'hébergement à toulouse raconté par un éducateur spécialisé de CHU

Pour agir... et pour info  à toulouse !!
Pour aider l'action que porte Stéphane et ainsi aider à faire entendre ce message, vous pouvez participer à cette action!
Vous trouverez ici, le lien vers les affiches et les tracts qui seront placardés lundi dans la ville.

http://uploadpie.com/IMhCj

Bonjour à toutes et à tous...

Pour celles et ceux qui ne me connaissent pas, je suis Stéphane, adhérent de l'asso depuis quelques années maintenant, et actuellement en poste d'éducateur spécialisé sur l'accueil hivernal d'urgence pour familles "Thibaud". l'Accueil ferme ses portes jeudi 1er avril au matin (pour le poisson...). l'accueil est depuis quelques année gérée par l'association Espoir, mais cette année quelque chose a changé....

Quelques jours après l'ouverture du foyer en novembre, la directrice a été convoquée par les services de la Préfecture pour évoquer les nouvelles "règles du jeux": puisque l'état finance cet accueil, la Préfecture est quasiment "chez elle", elle décide de qui entre, qui sort, de qui va ou.. il en est donc fini de l'accueil inconditionnel des personnes..

Nous hébergeons actuellement 10 familles et deux femmes seules... toutes ces personnes vont se retrouver hébergées à l'hôtel car l'état se doit d'appliquer la continuité de l'hébergement de part la loi DALO (droit au logement opposable) mais dans quelles conditions et pour combien de temps?
Certaines de ces familles se sont vue remettre en mains propres et sur leur lieu de vie des OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) par une fonctionnaire zélée de la Préfecture, totalement dédaigneuse des être humains qu'elle avait en face... Ces familles seront également hébergée à l'hôtel mais pour combien de temps? L'année dernière, la Police aux
frontière n'a mis que deux jours avant de venir chercher à l'hôtel une famille déboutée de sa demande d'asile politique à la fin de l'accueil..
Il ne s'agit pas ici de remettre en cause le bien fondé ou non de ces demandes d'asile (et ce même si le nombre de demandes accordées ne cesse de diminuer, alors que le Monde grouille de guerres et de famines..), mais bien de dénoncer le ballotage, le parcage et surtout le manque de considération pour ces personnes...
Vous trouverez ci-joint un courrier que nous avons rédigé avec mes collègues pour informer nos partenaires sociaux et territoriaux.. ( peut etre plus explicite que moi...)

Il s'agit également de dénoncer qu'au 31 mars, 3 foyers sont concernés par les fermeture de fin de période hivernale, soit une 100aine de personnes remisent à la rue...

Dès lundi, vous verrez une campagne d'information en ville sur la fermeture des centres hivernaux...
(Samba Résille s'associe à cette démarche de la FNARS -fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale- et de Médecins du monde.)
Si des tentatives de communication sur la fermeture des centres hivernaux ont été effectuées les années précédentes, cette année la Mairie s'est engagée à laisser les tracs et les affiches en ville (que l'on aura soigneusement collé toute la nuit) toute la journée de lundi et nous permet d'utiliser les affichages des bus TISSEO..
En espérant être un peu plus entendu...

Merci encore aux personnes qui se mobilisent dimanche soir pour le barbecue Pagode au foyer..

Stéphane

*A l'attention des partenaires et des responsables*

Quelque chose a changé dans l'accueil hivernal des familles.
Quelque chose, qui avec le recul d'une saison d'activité, nous apparaît fondamental d'exprimer et de dénoncer.

Tout d'abord, ce changement passe par la gestion des personnes exclues. Leur admission et leur sortie, depuis cette année, ne dépend plus du 115, ni des structures d'accueil proprement dites, mais directement de la Préfecture, par le biais de la Direction Départementale de la Cohésion Sociale (DDCS ancienne DDASS) qui décide des urgences, des priorités, des admissions mais également des orientations à la sortie. C'est un changement important dans le dispositif des accueils d'urgence, notamment parce qu'il écarte d'un seul coup le savoir-faire des travailleurs sociaux, du travail de terrain, directement en lien avec les personnes accueillies. Plus grave encore, ce nouveau dispositif fait sortir de l'anonymat tous les demandeurs d'aide d'urgence. Fini le droit de discrétion et l'inconditionnalité, aujourd'hui un accueil est synonyme d'inscription et d'enregistrement sur des listes administratives.

Quand on sait que la population accueillie dans le centre d'accueil hivernal est composée à 90% de familles d'origines étrangères, on peut légitimement s'interroger sur les stratégies et conséquences d'un accueil si contrôlé.

Cette année, les travailleurs sociaux du centre d'accueil hivernal Thibaud ont senti cette confusion volontaire des fonctions. De
quelle façon les agents de l'État (Préfecture et D.D.C.S.) ont dorénavant main mise sur la gestion du centre d'accueil. D'un côté, ils placent les familles dans ces centres, autrement dit décident qui sera accueilli, de l'autre ils s'invitent pour délivrer en main propre les O.Q.T.F.. Il n'y a donc plus de frontière entre les fonctions d'hospitalité, d'insertion et celle du contrôle de l'immigration et son pendant l'exclusion forcée. De part cette nouvelle organisation, la nature même du travailleur social prend une allure nouvelle : accueillant-geôlier.

* Que doit-on penser lorsque, 15 jours après une réunion avec Monsieur E. de la DDCS (Direction Départementale de la Cohésion Sociale) pour un point sur les familles dont nous avons la charge, Mme P., de la préfecture de Haute-Garonne, décide de rencontrer, dans notre foyer, 3 familles afin de leur signifier 3 OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) de la façon la plus stricte qui soit ? Cette décision étant applicable dans 30 jours, 3 jours avant la fermeture de l'accueil hivernal.*

Que dire des personnes accueillies et qui viennent de recevoir l'interdiction de vivre sur le territoire français, au sein même de leur
logement? Ils se sont légitimement interrogés sur les liens des travailleurs sociaux de Thibaud avec les services de lutte contre l'immigration...

Quelle est en définitive notre fonction quand d'un côté on leur offre un espace accueillant et que de l'autre on les surveille, on les tient au chaud avant l'éventuel retour forcé au pays qu'ils fuient pour diverses raisons...

* Quelques heures après s'être vu signifier son OQTF, le père d'un nouveau né nous a confié que la façon dont cela lui avait été dit était insupportable pour lui. Il tentera de mettre fin à ses jours quelques heures plus tard …*

Toute politique de lutte contre l'immigration est nécessairement critiquable. Comment peut-il en être autrement quand il s'agit de mettre au point une machine de l'exclusion ? Le travailleur social est ici impliqué dans cette lutte, à son insu. Aussi, il n'est plus possible pour un travailleur social d'accueillir les personnes en fin de droit sans les informer du risque encouru ; de leur expliquer qu'ici même où ils sont accueillis, ils demeurent sous le regard de ceux qui œuvrent à leur départ dans leur pays d'origine. C'est notre devoir de clarifier auprès des personnes accueillies ces enjeux. C'est de notre devoir aussi de dénoncer
cette nouvelle formule d'accueil des personnes en difficulté non plus avec l'objectif de mise à l'abri, mais celui d'exclusion, à travers un même outil : celui de l'accueil d'urgence hivernal. Est-ce une expérimentation qui risque de s'étendre à tous les centres d'accueil permanents ou non ?

Ce que nous exigeons c'est qu'ils organisent leur politique d'immigration de façon décente et surtout pas sur le dos d'associations et
de travailleurs sociaux dont la mission est tout autre pour ne pas dire inverse. Qu'ils se servent des centres d'accueil comme un lieu de mise à disposition des étrangers en situation irrégulière qu'ils ont placés eux-mêmes en attendant que la justice statue sur leur cas, voilà un mélange des genres bien dangereux. Le droit à un abri n'a aucun lien avec l'obligation de quitter le territoire, ou alors le centre d'accueil fonctionne comme un appât. On présente aux personnes un toit, une écoute...

Il se tisse des liens de confiance et d'entraide, des stratégies d'insertion, etc. On travaille avec elles sur des solutions pour le
logement, le statut... On atténue leur souffrance... Mais tout cela n'est qu'un leurre pour les familles et les travailleurs sociaux. En arrière-plan, c'est leur exclusion du sol français qui est en train de se préparer. La procédure est tordue mais implacable. Ce sont des services de l'État très proches qui d'un côté décident de l'accueil temporaire et de l'autre de l'exclusion définitive par le retour forcé.

Que dire de plus, à part saluer ou pleurer ce tour de force sous l'angle de la politique de lutte contre l'immigration si insoutenable dans un pays de droit.

L'équipe de Thibaud

20:24 Publié dans Action | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sdf, plan hivernal, hébergement d'urgence, immigration | | |  Facebook

11.04.2009

France terre d’asile dans les CRA

un seul objectif : défendre les droits des étrangers retenu

Paris, le 10 avril 2009 –France terre d’asile vient d’apprendre qu’elle s’était vu attribuer la gestion du lot no7 (Plaisir-Palaiseau-Rouen-Coquelles) par la commission chargée d’étudier les candidatures associatives et le ministère de l’Immigration

Nous accueillons avec beaucoup d’humilité cette nouvelle mission, très complexe

Nous appelons à une coordination immédiate des associations missionnées afin d’agir avec efficacité pour la défense des étrangers retenus.

14:39 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france terre d'asile, cra, immigration, Étrangers | | |  Facebook

11.12.2008

Discriminations : J'ai raté le quota, je prendrai le suivant !

Ça y est, la loi est votée, le décret passé et la France marche désormais à l’heure des quotas. Entreprises, collectivités, audiovisuel et toutes structures collectives vont donc devoir atteindre un nombre fixé de noirs et d’arabes surtout, d’asiatique pourquoi pas, etc.… Enfin tout être humain qui serait susceptible de ressembler à un bon Français de souche ou bien encore, déambulerait dans la République avec un nom ou prénom de provenance hors de nos frontières.

La suite sur http://www.lepost.fr/article/2008/12/10/1352796_discriminations-j-ai-rate-le-quota-je-prendrai-le-suivant.html

Par Zohra BITAN

Conseillère municipale PS. Thiais
Présidente Fondatrice du webdo www.ma6tvachanger.fr

 

04.11.2008

Conférence de Vichy : l’intégration est une politique au long cours

Paris, le lundi 3 novembre 2008 - La construction d’une politique commune d’immigration est l’une des priorités de l’Union européenne. Les 15 et 16 octobre, le Conseil européen a adopté le Pacte européen sur l’immigration et l’asile. La gestion des frontières et la lutte contre l’immigration clandestine y tiennent une place prépondérante, et l’intégration, qui fait l’objet d’une conférence ministérielle se tenant à Vichy les 3 et 4 novembre 2008, est pensée comme une injonction faite au seul migrant. Il nous semble regrettable que cette conception tende à s’imposer au niveau européen.

La suite sur France Terre d'Asile

06:05 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : immigration, sans-papier, intégration | | |  Facebook

23.10.2008

Centres de rétention : la Cimade attaque en justice mais répond à l'appel d'offre

LEMONDE.FR | 22.10.08 | 19h27

ans l'imbroglio qui l'oppose au ministère de l'immigration à propos de sa mission d'assistance aux étrangers dans les centres de rétention administrative (CRA), la Cimade a décidé, mercredi 22 octobre, de contre-attaquer sur deux fronts.

Sur le front juridique d'abord, l'association a indiqué avoir déposé un recours devant le Conseil d'Etat contre le décret pris par le ministère le 22 août, décret qui vise à casser le "monopole", selon le mot de Brice Hortefeux, détenu par la Cimade dans les CRA. Outre la Cimade, neuf associations de défense des étrangers, dont le Secours catholique, le Gisti et la Ligue des droits de l'homme, se sont jointes à ce recours. La Cimade et ses partenaires entendent confirmer le succès juridique remporté mi-octobre avec la décision du tribunal administratif de geler jusqu'au 31 octobre l'appel d'offres du ministère.

CINQ AUTRES ASSOCIATIONS SUR LES RANGS


Mais la Cimade, dont le financement vient en grande partie de sa mission dans les CRA, cherche aussi à assurer ses arrières. Mercredi, en même temps qu'elle annonçait  le dépôt de son recours, l'association indiquait qu'elle répondait à l'appel d'offres. Ce dernier introduit la possibilité qu'"une ou plusieurs personnes morales" exercent dans les CRA des missions d'information et d'aide aux étrangers. Il est aussi prévu que les trente centres de rétention en activité au 1er janvier 2009 (contre 27 actuellement), seront répartis en huit "lots".

Actuellement, seule la Cimade peut intervenir dans les centres de rétention.

L'association dénonce une réforme "qui vise à supprimer le rôle spécifique des ONG dans un Etat de droit". Elle estime que le décret interdit aux associations de travailler réellement ensemble. Pour les associations qui soutiennent la Cimade, le ministre cherche à diviser les associations pour faire le silence sur la situation dans les centres de rétention. Une pétition, qui a recueilli plus de 60 000 signatures, et une vidéo circulent sur Internet estimant que "les droits des étrangers ne peuvent se réduire à un marché".

Mercredi, le ministère de l'immigration et de l'identité nationale annonçait que cinq autres associations se mettaient sur les rangs. L'association lyonnaise Forum Réfugiés, France Terre d'Asile, l'Assfam (Association service social familial migrants), l'Ordre de Malte et le Collectif Respect.

Le Monde fr

06:22 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : cimade, cra, immigration, sans papier, sans abri | | |  Facebook

07.10.2008

Centres de rétention: la Cimade pose ses conditions pour continuer sa mission

MEDIAPART, 05 oct 2008 Par Carine Fouteau

A l'issue de débats intenses mais «sereins», la Cimade, réunie samedi 4 octobre à Paris en assemblée générale extraordinaire, a décidé de poursuivre le bras de fer qui l'oppose au gouvernement à propos de la présence associative dans les centres de rétention administrative (CRA).

Alors que la convention la liant à l'Etat arrive à son terme en décembre 2009, elle ne répondra pas en l'état à l'appel d'offres rédigé par le ministre de l'immigration pour organiser le nouveau bail. Pour autant, elle n'a pas décidé de se retirer purement ou simplement des CRA où sont enfemés les sans-papiers en instance d'expulsion (35.000 personnes y ont transité l'année dernière, soit une hausse de 24% en quatre ans), même si certains, minoritaires, y étaient favorables.

C'est pour une position intermédiaire que la Cimade a opté: elle refuse l'éclatement en lots de la mission d'aide juridique aux retenus qu'elle exerce seule depuis 1985, mais elle accepte de la partager avec d'autres associations comme elle l'a fait savoir depuis plusieurs semaines. Autrement dit, elle entend la demande de pluralisme formulée par Brice Hortefeux, tout en rejetant l'idée selon laquelle l'assistance aux étrangers en situtation irrégulière serait un marché comme les autres avec des prestataires de service mis en concurrence les uns avec les autres.
Concrètement, les salariés et bénévoles de la Cimade se sont mis d'accord à la fois pour exiger la modification de la réforme et pour essayer de regrouper des associations et des organisations non-gouvernementales susceptibles de partager la même vision de la défense des droits des étrangers en rétention. C'est-à-dire, espèrent-ils, sans tenir compte des impératifs de discrétion et de confidentialité inscrits dans l'actuel appel d'offres.

Ces associations seraient candidates, ensemble, pour l'ensemble des huits lots définis par le ministère de l'immigration.
Elles souhaiteraient aussi avoir la possibilité d'exercer leur mission à plusieurs dans un même centre, ce que le dispositif Hortefeux interdit. Leur rôle de regard extérieur et de contrepoids serait préservé, via la publication régulière de témoignages et de rapports communs dénonçant, si elles le jugent nécessaire, les conditions de rétention.

Ces associations seraient candidates, ensemble, pour l'ensemble des huits lots définis par le ministère de l'immigration.
Elles souhaiteraient aussi avoir la possibilité d'exercer leur mission à plusieurs dans un même centre, ce que le dispositif Hortefeux interdit. Leur rôle de regard extérieur et de contrepoids serait préservé, via la publication régulière de témoignages et de rapports communs dénonçant, si elles le jugent nécessaire, les conditions de rétention.

Unifier les pratiques  
Dans les jours qui viennent, les discussions vont s'engager (ou reprendre) avec d'éventuels partenaires. En premier lieu avec le Secours catholique, sur la même longueur d'onde que la Cimade puisqu'il a récemment indiqué ne pas souhaiter être candidat à ce marché public, «au regard des conditions mises par ce décret et cet appel d'offres» ; avec France terre d'asile, l'Ordre de Malte, et la l'Afssam, sollicitées par le ministère de l'immigration; mais aussi avec Forum réfugiés, qui a annoncé son intention «d'y aller» avant de faire savoir qu'un regroupement d'associations l'intéressait. D'autres structures, y compris syndicales, pourraient être conviées.

Reste à savoir comment la Cimade va s'y prendre pour réussir à les convaincre d'unifier leurs pratiques, alors qu'elles ont des manières de faire et des rapports au politique très differents.

Reste à savoir enfin si Brice Hortefeux, qui a conçu cette réforme dans l'espoir de marginaliser la Cimade et de contrôler la parole associative, est prêt à revoir sa copie (décret et appel d'offres) pour permettre à la contre-proposition de voir le jour.

• merci mediapart... et comme dit marie-laure w BRAVO !

06:20 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cimade, centres de rÉtention, hortefeux, france, immigration | | |  Facebook

29.09.2008

STRASBOURG : CERCLE DE SILENCE LE 30 ...

Chers amis,

Le prochain cercle de silence aura lieu comme tous les mois et quel que soit le temps le 30 septembre de 18 à 19 heures, Place Kléber.
Comme le mois dernier, si le temps le permet, il sera suivi d'une invitation à casser la croûte entre les participants qui le souhaitent.

Notre rassemblement de protestation garde toute son actualité. Il y a encore quelques jours, une jeune femme sri-lankaise s'est retrouvée enfermée au centre de rétention de Geisposheim.

L'histoire de son père est la reproduction tragique de celle de Rajendram Elvanchelvan qui avait résidé à Strasbourg durant cinq ans et qui, après avoir épuisé tous les recours, a été contraint de rentrer dans son pays où il fut assassiné quelques mois après son retour.

La saisine de la Cour Européenne des Droits de l'Homme a décidé de la suspension de la reconduction de cette jeune femme. Libérée, mais totalement anéantie par l'angoisse d'être renvoyée entre les mains des tortionnaires qu'elle cherche à fuir, elle a fait une tentative de suicide.

Assignée à résidence, elle va devoir se rendre chaque jour au poste de police pour  signaler sa présence, toujours sans papiers ni aucune ressource, en attendant la décision au fond de la Cour Européenne des Droits de l'Homme qui peut survenir dans... plusieurs années.

Pour elle, et pour tous ceux qui vivent des tragédies similaires, nous continuerons à nous réunir en silence en signe de protestation.

Merci de relayer dans vos réseaux et de venir avec les amis et les amis de vos amis.

cercledesilence.strasbourg@gmail.com

07:03 Publié dans AGENDA | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cercle de silence, strasbourg, sans papiers, immigration | | |  Facebook

09.09.2008

SITE RÉPERTORIANT LES CERCLES DE SILENCE EN FRANCE

Un site a été créé par des militants RESF de Lyon , répertoriant les différents cercles de silence existant en France :

Info communiquée par LE COLLECTIF JUSTICE ET LIBERTES
justiceetlibertes@gmail.com
http://justiceetlibertes.site.voila.fr/

06:42 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : cercle de silence, strasbourg, sans papiers, immigration | | |  Facebook

05.09.2008

Rétention administrative : Une atteinte majeure aux droits des étrangers et au rôle des associations

Communiqué de presse – 4 septembre 2008 - LA CIMADE
Rétention administrative
Une atteinte majeure aux droits des étrangers et au rôle des associations

La Cimade a pris connaissance avec stupéfaction du nouveau décret et du nouvel appel d’offres relatif à la défense des droits des étrangers dans les centres de rétention administrative.

Le ministère de l’Immigration semble engager un processus de démantèlement de toute possibilité
sérieuse d’accompagnement et de défense des droits des étrangers en rétention- en ouvrant la mission à toute « personne morale »,
- en émiettant par la concurrence cette mission en huit lots distincts,
- en bloquant la possibilité pour les associations d’y répondre en concertation dans le cadre d’un groupement,
- en supprimant ainsi toute vision et cohérence d’ensemble.

Innovation particulièrement choquante, les textes veulent contraindre les associations à un devoir de neutralité et de confidentialité, interdisant de fait la fonction – fondamentale - de témoignage  sur une question aussi sensible en matière de respect des droits humains.

Les textes diffusés par le ministère de l’Immigration apparaissent ainsi comme une remise en cause majeure de l’effectivité des droits des étrangers et comme la volonté de supprimer tout regard et expression de la société civile sur la réalité des centres de rétention.

Au-delà des inquiétudes que la Cimade avait pu exprimer, les textes contredisent ainsi de nombreux engagements que Brice Hortefeux lui avait donnés au début de l’été. En lien avec le Secours catholique avec lequel un partenariat était projeté et annoncé, la Cimade demande à  rencontrer le ministre dans les meilleurs délais afin d’obtenir les éclaircissements indispensables.
Une fois ces clarifications obtenues, la Cimade déterminera la façon dont elle poursuivra, en tout état de cause, son action de soutien, de solidarité et de défense des droits des étrangers placés en rétention.

Contacts presse :
Julie Chansel 01 44 18 60 77 / 06 82 24 03 47
Jeanne Planche 01 44 18 72 62 / 06 42 15 77 14

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Pour comprendre le texte "appel d'offre" est là

http://www.journal-officiel.gouv.fr/jahia/Jahia/marches-p...

Le marché est ouvert à toutes les personnes morales : les associations toujours, et les sociétés privées ainsi que les structures parapubliques peuvent également se porter candidates.

La France est divisée en huit zones territoriales, chacune comprend de trois à cinq centres de rétention.

Une seule "personne morale" pourra gérer "un lot". Donc, des structures différentes, des méthodes différentes pour gérer l'ensemble des centres. Avec cette méthode découpée et décousue nous n'aurons plus la vision d'ensemble que nous donnait la Cimade. Car il n'y aura pas de coordination entre toutes ces structures bien sûr.

L'état à trouvé le moyen d'obtenir la discrétion et la neutralité éxigées par ses prestataires

29.08.2008

disparition

UNE VRAIE BONNE IDEE : LE SITE DISPARITION, FAITES-LE CONNAITRE !

http://www.disparitions.eu

L'opacité des arrestations , l'éloignement des centres de rétention, l'anonymat des expulsions, rendent invisible dans notre quotidien et dans notre mémoire collective la disparition, temporaire ou définitive, des « personnes sans papiers ».

Cette absence de mémoire collective des personnes sans papiers retenues ou expulsées est grave. C'est pourquoi nous avons créé un système informatique, accessible par internet, qui permet une représentation cartographique de l'histoire des personnes « sans-papiers » arrêtées, retenues et parfois déportées hors de France. Nous inscrivons sur cette carte les lieux de la disparition et l'histoire des personnes interpellées.

La carte générale est disponible ici http://www.disparitions.eu/carte.php

Notre volonté est double :
- rendre visible la disparition en ancrant l'arrestation dans un espace quotidien, c'est à dire en inscrivant une marque sur une carte,
- redonner la parole à ceux qui vivent ce « processus déshumanisant », en associant un récit à cette marque dans l'espace.

Il s'agit donc à la fois d'offrir un droit de regard sur la rapidité et la violence du processus de disparition (interpellation/rétention/expulsion) et de combattre une vision statistique et déshumanisante des personnes « sans papiers ».

Aujourd'hui, pour collecter l'information nécessaire – le lieu de l'interpellation et le récit de la personne (histoire, expérience de l'arrestation et de la rétention, projets,...) - nous nous appuyons à la fois sur les personnes "sans papiers" et sur ceux qui les connaissent et les soutiennent. Nous comptons sur vous...

N'hésitez pas à nous joindre sur disparitions@disparitions.eu si vous souhaitez rejoindre notre combat.

Note: aucune donnée nominative n'apparaît dans notre système. Les noms indiqués sont TOUJOURS des surnoms fictifs. Les histoires racontées ne contiennent aucun élément permettant d'identifier les personnes. Ces histoires doivent être comprises comme des illustrations de ce que vivent les personnes sans papiers. Ce positionnement nous permet d'être en conformité avec le droit français et les licences de googlemap.

Dernièrement...
Nous sommes en phase de test. Toutes les bonnes volontés sont bienvenues! N'hésitez pas à nous faire part de vos réactions en nous écrivant à disparitions@disparitions.eu ou, si vous souhaitez contribuer au projet, rendez-vous sur Contribuer.

• merci à JUSTICE ET LIBERTÉS pour l'info

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28.08.2008

Le prochain cercle de silence se tiendra le 30 août, de 18 à 19 heures, Place Kléber

Chers amis,

Le prochain cercle de silence se tiendra le 30 août, de 18 à 19 heures, Place Kléber

Si le temps est clément, nous invitons les participants qui le souhaitent à amener un petit panier repas à partager à la fin du cercle de silence pour marquer nos retrouvailles après l'été.

Depuis avril, nous nous rendons compte que le cercle de silence est aussi un lieu de rencontre entre des participants qui ne peuvent guère se parler étant donné la forme spécifique de la manifestation.

N'ayant prévu ni tables ni bancs, ce moment de convivialité se fera sans trop de confort mais sera sans aucun doute chaleureux.

Dans tous les cas, comme tous les mois et tant qu'il le faudra, nous continuerons à protester par notre présence silencieuse contre la criminalisation de personnes dont le seul défaut est d'être étrangères et démunies de papiers.

Merci de relayer l'information dans votre réseau et aussi d'être présents, si possible avec vos amis et les amis de vos amis...

cercledesilence.strasbourg@gmail.com

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23.08.2008

Saint-Ouen : insertion proposée à 24 foyers roms, expulsion pour les autres

BOBIGNY, 22 août 2008 (AFP) - Un projet d’insertion sociale et professionnelle a été proposé à 24 des 150 familles roms du camp de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), les autres étant invitées à quitter la France, a-t-on appris vendredi auprès du sous-préfet du district.

"Nous avons retenu 24 familles, soit plus d’une centaine de personnes, pour rentrer dans un projet d’insertion sociale et professionnelle", a expliqué à l’AFP le sous-préfet Olivier Dubaut, expliquant qu’"il faut que ce type de village d’insertion reste à taille humaine pour que l’insertion fonctionne". Sept autres familles, "qui présentent des problèmes de santé", vont être "prises en charge de façon humanitaire", a ajouté M. Dubaut. "Les 24 familles sélectionnées devraient pouvoir s’installer dans des caravanes le 1er septembre sur un terrain de Saint-Ouen appartenant à Réseau ferré de France (RFF), avant d’intégrer des bungalows qui seront situés au même endroit", a-t-il précisé. Le sous-préfet a fait son choix parmi les 94 situations familiales rapportées par les travailleurs sociaux chargés de rencontrer les familles volontaires. Les Roms sélectionnés ont été choisis au regard de plusieurs critères : maîtrise de la langue française, efforts de scolarisation des enfants, capacité à travailler dans l’un des 62 métiers ouverts aux Roumains et aux Bulgares depuis le 1er janvier 2007. Selon M. Dubaut, 633 personnes vivaient sur ce plus grand terrain de France, constitué d’un bâtiment désaffecté et de campements de cabanons en bois et tôles insalubres, sans eau ni électricité.

04:58 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : roms, saint-ouen, insertion sociale, immigration | | |  Facebook

11.08.2008

PLUS QUE JAMAIS, en ces temps difficiles, nous avons besoin de JUSTICE ET LIBERTÉS

COLLECTIF JUSTICE ET LIBERTES C/O UNSA Education
Comité de vigilance contre l'extrême droite
Maison des Syndicats
1 rue Sédillot
67000 STRASBOURG
justiceetlibertes@gmail.com
http://justiceetlibertes.site.voila.fr/

27.07.2008

Que voulez vous ?

on pensait à Samira....
Que voulez vous? nous demanda emachedé...
Le PS est aphone et ridicule, les syndicats sont inaudibles, et Sarkozy et ses sbires n'en font qu'à leur tête pour respecter les quotas au risque d'aller à l'encontre même de leurs propres idées, comme l'immigration choisie, puisqu'ici Samira aidait la France à s'occuper de personnes âgées. Un comble quand même!

Et, emachedé nous conseilla d'aller voir...
Un petit article émaillé de belles images détournées à propos de Brice Hortefeux:
http://cpolitic.wordpress.com/2008/06/23/hortefeux-un-min...

 

06:32 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hortefeux, france, expulsion, immigration | | |  Facebook

26.07.2008

Samira

• lu dans les dna du jour, rubrique faits divers !
La jeune Marocaine expulsée
La jeune Marocaine de 23 ans, placée depuis le 9 juillet au centre de rétention administrative (CRA) de Geispolsheim, a été expulsée hier soir.

L'avion de la Royal Air Maroc a décollé d'Entzheim, hier à 20 h 40, pour Casablanca, avec Samira à son bord. Cette jeune Marocaine de 23 ans était arrivée en France en septembre 2004 avec son époux français - le mariage avait été célébré sept mois plus tôt au Maroc.
En situation régulière alors, Samira avait décroché en mars 2007 un emploi dans une maison de retraite à Strasbourg. Mais fin décembre, la préfecture avait refusé de prolonger sa carte de séjour au motif qu'elle ne vivait plus avec son époux.

La mobilisation n'a pas suffi
Interpellée par la PAF (police aux frontières) le 9 juillet dernier, Samira se trouvait depuis au CRA de Geispolsheim.
La mobilisation de Réseau éducation sans frontières (RESF), qui a notamment « alerté de nombreuses personnalités politiques », n'a pas suffi à inverser la décision de la préfecture. Une fois à Casablanca, la jeune femme devra se débrouiller pour rentrer dans sa famille qui habite dans le sud du pays. « Elle avait prévenu sa mère à mots couverts, sans jamais lui dire qu'elle était au centre de rétention », indique RESF.
L'avocate de Samira s'est indignée devant une procédure « expéditive. On était persuadé qu'elle allait bénéficier d'une nouvelle procédure devant le juge des libertés qui nous aurait donné un délai de quinze jours supplémentaires ». Me Pascaline Weber ajoute que sa cliente a été renvoyée dans son pays « sans l'autorisation du consulat du Maroc, sur la seule base de sa carte d'identité ». Une situation qui « révolte » l'avocate.
A.B.
• SAMIRA est donc "la jeune marocaine", un fait divers; avec ça on est pas aidé.
Après plusieurs années de mariage et une malheureuse séparation, bien qu'apportant du bonheur avec son emploi en maison de retraite à nos petits vieux; on "l'expédie" à la va vite.
N'oubliez pas que le gouvernement a prévu d'accueillir des Farcs, c'est son immigration choisie ? Mais ça on n'en parle pas !.

Le 30 rejoignez le cercle de silence 

17:01 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, centre de rétention, expulsion, immigration | | |  Facebook

La Cimade ne sera plus la seule association à intervenir en centre de rétention

En janvier 2009, la Cimade ne sera plus la seule association à apporter une aide juridique aux étrangers placés en rétention dans l'attente d'une expulsion.

Lors de la présentation du rapport Mazeaud le 11 juillet, le ministre de l'immigration Brice Hortefeux déplorait la "situation de monopole" occupée par l'association oecuménique d'entraide dans les centres de rétention administrative (CRA). Et déclarait : "Le moment est venu d'introduire davantage de diversité." Depuis plusieurs mois, le ministre se disait agacé par les propos "toujours critiques", selon lui, de l'association.

La Cimade exerce une fonction de témoignage essentielle : elle publie chaque année un rapport sur la situation dans chaque centre de rétention, et alerte sur tous les incidents qui surviennent dans leur enceinte.

Le 22 juillet, reçus par Patrick Stéfanini, secrétaire général du ministère, le président de la Cimade, Patrick Peugeot, et son secrétaire général, Laurent Giovannoni, se sont vu confirmer la décision. Un nouveau décret autorisant l'Etat à passer une convention pour cette mission avec "une ou plusieurs associations" a été transmis la semaine dernière au Conseil d'Etat et sera publié d'ici la fin août.

MISSION ÉCLATÉE
Pour le ministère, l'objectif est de pouvoir passer un marché en répartissant les CRA en plusieurs lots. "Ce qui n'interdit pas qu'une association en ait plusieurs, ou que deux associations fassent une offre commune", soutient un conseiller du ministre. Reste cependant à savoir si, dans son appel d'offres, le ministère maintiendra une mission d'ensemble assurée en concertation par plusieurs associations, ou s'il éclatera la mission en répartissant les centres entre les associations.

Informée dès l'automne 2007 par le ministère de son souhait d'ouvrir l'aide en rétention à d'autres ONG, la Cimade a plusieurs fois affirmé qu'elle n'était pas opposée à un tel projet. Depuis deux ans, elle travaille en partenariat avec le Secours catholique, accueillant certains de ses salariés en détachement. Cette ONG connaît bien la problématique des sans-papiers ; 28 % des personnes qui la sollicitent sont des étrangers, demandeurs d'asile ou en situation irrégulière.

Mais la Cimade est prête à partager la mission dès lors que celle-ci n'est pas dénaturée. Selon elle, il est essentiel que la mission reste nationale et soit assurée par un groupement d'associations travaillant en partenariat. "Emietter le soutien des personnes en rétention par une mise en concurrence des associations interdirait toute vision d'ensemble du processus d'éloignement des étrangers. Et ce faisant, affaiblirait, voire rendrait à terme impossible, la fonction d'expertise et de témoignage", s'inquiète Laurent Giovannoni. En 2004, l'administration n'avait-elle pas déjà envisagé de laisser chaque préfecture choisir l'association habilitée à intervenir dans le centre de son département ?

Sollicitée à plusieurs reprises par le ministère de l'immigration, la Croix-Rouge n'a pas arrêté sa décision. Elle se dit plus intéressée par une mission humanitaire qu'une mission d'assistance juridique. Des rumeurs persistantes font aussi état de démarches à l'égard de l'Ordre de Malte.

Le Secours catholique a également, en décembre 2007, été approché. L'association caritative, qui sait aussi exprimer ses réserves sur la politique gouvernementale, se dit prête à étudier l'appel d'offres. "Si nous y allions, prévient toutefois Jean Haffner, responsable des relations avec les étrangers, ce serait en collaboration avec la Cimade, et en aucune façon en concurrence."

En 2004 et 2007, deux rapports de l'inspection générale de l'administration et celles des affaires sociales sur la rétention administrative soulignaient l'importance d'un "maintien de la présence d'une association compétente nationalement afin de garantir l'accès aux droits et d'assurer une fonction de témoignage, indispensable en cette matière sensible".
Laetitia Van Eeckhout - LE MONDE

CERCLE DE SILENCE 30 juillet de 18 à 19 heures place Kléber

Bonjour les amis,

Pas de vacances, aucun répit, pour les personnes sans papiers !
En pleine période estivale, ces personnes continuent de subir contrôle, arrestation et enfermement au centre de rétention de Geispolsheim afin d'être expulsées.

Parmi eux, en ce moment même,
Imran, un jeune Tchétchène, traumatisé par d'atroces tortures au fer rouge, qu'on veut arracher à sa mère et son frère, la seule famille qui lui reste et qui vit désormais cachée à Strasbourg.

Parmi eux, en ce moment même,
Samira, une jeune marocaine bénéficiant d'un contrat à durée indéterminée dans une maison de retraite où ses collègues et les résidents témoignent de leur stupeur et réclament son retour.
...

Le 30 juillet, nous nous réunirons en silence, comme chaque mois, afin de protester contre l'inacceptable et représenter ceux qui n'ont pas de voix.
Ceux qui ne peuvent se manifester sans se mettre davantage en danger, ceux qui sont déjà enfermés et qu'on expulse sans aucune considération humaine.

Merci de relayer largement autour de vous afin que nous soyons de plus en plus nombreux à être conscients de ce qui se passe autour de nous, et afin que nous soyons de plus en plus nombreux à nous réunir chaque mois pour marquer notre refus face à ces pratiques indignes.

Pour le cercle de silence,
Simone FLUHR

Pour nous rejoindre et devenir signataire : cercledesilence.strasbourg@gmail.com

Collectif CERCLE DE SILENCE - SIGNATAIRES juillet 2008
1- AEFJN Strasbourg (Réseau Foi et Justice Afrique- Europe)
2- AIDES délégation du Bas-Rhin
3- Aumônerie des rues
4- Association Bethesda
5- Association Caroline Binder
6- Association Thémis
7- ASTTu (Association de Solidarité avec les Travailleurs Turcs)
8- CASAS (Collectif d’Accueil pour les Solliciteurs d’Asile à Strasbourg)
9- CARDEK (Association du quartier de la Krutenau)
10- Centre Social Protestant
11- CIMADE (Comité inter mouvements auprès des évacués - service œcuménique d’entraide)
12- CLAPEST (Comité de Liaison d'Associations pour la Promotion des Immigrés en Alsace)
13- Club des jeunes l’Etage
14- Collectif SDF Alsace
15- Commission dominicaine Justice et Paix de Strasbourg
16- Des frères Dominicains
17- Des frères Franciscains
18- Droit au Logement 67
19- FCPE (Fédération des Conseils des Parents d’Elèves des Ecoles Publiques)
20- Fédération d’Entraide Protestante
21- Femmes en noir Strasbourg
22- Fraternités Laïques Dominicaines de Strasbourg
23- FSU (Fédération Syndicale Unitaire)
24- IDDA (Immigration, Développement, Démocratie Alsace)
25- Justice et Libertés
26- LDH (Ligue des Droits de l'Homme)
27- Médecins du Monde Alsace
28- Migrations Santé Alsace
29- MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié des Peuples)
30- Mouvement Comprendre et S'engager
31- Parole Sans Frontière
32- Pastorale des Migrants
33- RACORT (Rassemblement des Associations Citoyennes des Originaires de Turquie)
34- RESF 67 (Réseau Éducation Sans Frontières)
35- UD-CGT-67 (Union Départementale – Confédération Générale du Travai

07:00 Publié dans Action | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cercle de silence strasbourg, immigration, quota | | |  Facebook

19.07.2008

Espagne: "Plan de retour" ethno-raciste du gouvernement Zapaterro

Source : Réflexions et autres idées

c6b92d4f33719be5afc10d45db53358f.gifLe conseil des ministres espagnol a annoncé vendredi qu'il compte adopter en septembre prochain un "Plan de retour" des immigrés non européens en chômage à leurs pays d'origine. Les populations visées sont  en majorité des Marocains ou des sud-américains.

La notion de la race et de l''ethnie apparaît clairement dans ce plan, puisque les critères de langue par exemple,  sont exclus. Les européens ne sont pas concernés mais les marocains et les latino-américains hispanophones sont clairement visés.

Le gouvernement espagnol compte encourager les immigrés en chômage à opter pour le retour à leurs pays en leur versant leurs allocations de chômage capitalisées en fonction des années de cotisation à la Sécurité sociale espagnole.

Selon des associations de défense des immigrés, cette enveloppe ne va pas dépasser les 5.000 euros dans le meilleur des cas, s'agissant de personnes ayant cotisé pendant quelques années seulement à la sécurité sociale.

Le gouvernement insiste sur le fait qu'il s'agit bien d'une purge raciale : "Je veux signaler qu'il s'agit là d'une mesure à caractère permanent et non pas conjoncturel, communiquée aux interlocuteurs sociaux, au parlement et aux communautés autonomes" précise Maria Teresa Fernandez de La Vega la vice-présidente du gouvernement espagnol, "les immigrés qui décident d'opter pour le retour volontaire à leurs pays doivent renoncer à leur carte de séjour et seront interdits de retourner vivre en Espagne pendant au moins trois ans".

13:57 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : espagne, racisme, immigration, europe, europe anti sociale | | |  Facebook

17.07.2008

La liberté d’aimer la personne de son choix est plus que jamais en péril

Des milliers de couples franco-étrangers sont aujourd’hui privés du droit de mener une vie familiale normale en raison du durcissement constant des lois sur l’immigration et des pratiques administratives. Difficultés pour se marier, mariages célébrés à l’étranger non reconnus et refus de visas d’entrée en France provoquant des séparations forcées, multiplication des obstacles pour l’obtention d’un titre de séjour entraînant des situations de précarité et de clandestinité, familles déchirées par des mesures d’expulsion, intrusion dans l’intimité des couples par des enquêtes de police abusives sont quelques unes des injustices vécues.
Parce qu’ils refusent d’être systématiquement suspectés et contrôlés, parce qu’ils n’acceptent plus de vivre cachés ou séparés, plusieurs centaines de couples mixtes mobilisés au sein des “Amoureux au ban public” entrent en campagne pour faire entendre leur voix et exiger une amélioration de leur condition.

Pour que chacun puisse vivre librement et dignement sa relation amoureuse et sa vie familiale, mobilisons-nous avec les “Amoureux au ban public”. Pour signer l'appel

06:47 Publié dans Pétition | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : amoureux au ban public, france, immigration | | |  Facebook

16.07.2008

Cet été, envoyez des cartes postales au président de la République

AVEC RESF ! http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article14...

07:54 Publié dans Action | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : resf, immigration, sans-papiers | | |  Facebook

12.07.2008

Belgique : Turtelboom fâchée du soutien de l'Eglise aux sans-papiers

La ministre de la Politique de la migration et de l'asile, Annemie Turtelboom, n'est pas contente du soutien apporté par l'Eglise aux sans-papiers en grève de la faim. Elle estime que les églises et des bâtiments publics ne peuvent accueillir ces grévistes. Elle appelle chacun à prendre ses responsabilités. Le porte-parole du cardinal Danneels est irrité. "L'Eglise a le devoir d'offrir un toit à ces gens", dit-il vendredi dans la presse.

"Je comprends que des personnes désespérées en arrivent à des formes extrêmes d'action. Mais ceux qui les permettent - que ce soit dans une église, un parc, un bâtiment public ou une habitation privée - ont une responsabilité morale et de fait", dit Mme Turtelboom. La ministre va envoyer une note aux bourgmestres des communes où des grèves de la faim sont menées. Elle les appelle à bien réfléchir au soutien qu'ils apporteraient à de telles actions. (VAD) source levif.be


• l'europe de la répression est déjà en marche RÉSISTANCE

08:31 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sans papiers, sans-papiers, immigration | | |  Facebook

09.07.2008

URGENT : PÉTITION pour Karen Suzanna et leurs enfants

Vous pouvez vous signer en ligne à l'adresse suivante:
http://www.educationsansfrontieres.org/?article14662

Texte de la pétition:
Karen et Susanna BABAYAN sont arrivés en France en 2005 pour fuir les persécutions et sévices dont ils étaient l'objet en Russie et protéger leur futur enfant. Ils sont arménien et kurde, nés en Azerbaïdjan, pays qu'ils ont quitté tout jeunes, à cause de la guerre. Leurs deux enfants de 2 et 1 ans sont nés à Montélimar. Ils sont condamnéEs à la clandestinité. Nous demandons la régularisation de cette famille, ce qui représente pour eux le droit au travail et à une vie décente et digne pour élever leurs enfants dans la paix qu'ils croyaient avoir enfin trouvée en France.

07:46 Publié dans Action | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : resf, immigration, sans-papiers | | |  Facebook

07.07.2008

Immigration choisie : la commission Mazeaud attribue un zéro pointé

Source : http://www.liberation.fr/actualite/societe/337340.FR.php

Quotas. Selon le rapport que s’est procuré «Libération», les experts sont sceptiques.
Par CATHERINE COROLLER pour Libération

Nicolas Sarkozy pourrait regretter d’avoir confié à Pierre Mazeaud, ancien président du Conseil constitutionnel et gaulliste historique, la mission de réfléchir au «cadre constitutionnel de la nouvelle politique d’immigration». Les treize sages de sa commission ont bouclé vendredi leur rapport, que Libération s’est procuré avant qu’il ne soit officiellement remis à Brice Hortefeux, ministre de l’Immigration, le 11 juillet. Le moins que l’on puisse dire, c’est que leurs conclusions ne sont pas politiquement très correctes. Dans sa lettre de mission, Hortefeux leur demandait d’étudier «deux domaines de la politique d’immigration : la maîtrise des flux - particulièrement les quotas - et la simplification du contentieux des étrangers» (aujourd’hui confié à deux juridictions, administrative et judiciaire). Sur les deux points, les membres de la commission Mazeaud rejettent tout besoin de changement.

Depuis son élection, Sarkozy a martelé sa volonté d’établir des quotas d’étrangers admis à entrer en France. C’est la fameuse immigration «choisie». Sur France 2 en septembre 2007, il souhaitait que soit fixé, chaque année, «un chiffre plafond d’étrangers que nous accueillerons sur notre territoire». Et à l’intérieur, «un quota par profession, par catégorie». Et «naturellement, un quota par région du monde». Ajoutant : « Tous les pays démocratiques le font.»

Sauf que non, justement. « Une politique de quota migratoire global ou par grand type d’immigration n’est pratiquée nulle part en Europe», rétorquent les sages. Et si les voisins de la France ne l’ont pas mise en place, c’est peut-être parce qu’elle est moralement condamnable. Pour la commission, quota est synonyme de «fixation unilatérale et opportuniste de contingents d’entrées». Sur le fond, les sages jugent que «des quotas migratoires contraignants seraient irréalisables ou sans intérêt».

Famille. Sur la question précise et ultra sensible des quotas par nationalité ou région du monde, les fameux quotas ethniques, les sages rappellent le sacro-saint «principe d’égalité» entre tous les citoyens, quelle que soit leur nationalité, garanti par la Constitution et les traités internationaux dont la France est signataire. Ils considèrent toutefois que «les contingents par pays» peuvent être justifiés « par l’intérêt commun du pays d’accueil et du pays d’origine».

Concernant l’immigration familiale, principale porte d’entrée en France, «les pouvoirs publics nationaux ne disposent pas d’un pouvoir discrétionnaire pour déterminer les flux», expliquent les sages. La Constitution et les traités internationaux garantissant le droit de vivre en famille, le pouvoir ne peut pas s’arroger le droit de fixer le nombre d’étrangers autorisés à entrer en France, chaque année, à la suite d’un regroupement familial ou d’un mariage mixte. Par ailleurs, s’agissant de l’immigration de travail, «des quotas [par branche ou par métier, ndlr] sont envisageables au niveau national ou européen, mais ne sont pas indispensables à la maîtrise du flux». «d».

Enfin, une politique de quotas n’a pas de sens pour l’immigration irrégulière. Et risque même de l’encourager : «L’affichage d’un contingent pourrait avoir, paradoxalement, un effet incitatif.» Pour faire sauter les verrous législatifs, Brice Hortefeux avait demandé aux experts d’étudier l’opportunité d’une révision constitutionnelle. «Unanime», la commission invite «les pouvoirs publics à ne pas s’engager dans cette voie».

«Trois soucis». A l’autre question qui lui était posée, l’unification juridictionnelle du contentieux de l’entrée et du séjour des étrangers, la commission répond par la négative. Lourde puisqu’exigeant une révision constitutionnelle, elle aurait pour résultat un doublement de la charge de travail des magistrats chargés de ces dossiers. Débordant le cadre qui lui avait été fixé, la commission formule «un certain nombre de recommandations». En fait, il s’agit d’une véritable politique d’immigration alternative «inspirée par trois soucis : la transparence, la simplicité et la solidarité». Autant de qualités qui manquent à la politique plus idéologique que pragmatique de Sarkozy ? Pour les sages, il faudrait favoriser les va-et-vient entre le pays d’origine et la France «qui sont souvent dans l’intérêt de tous», y compris du migrant. Une r évolution qui va à l’encontre des «politiques conduites pendant une trentaine d’années». «Une meilleure maîtrise de l’immigration doit être recherchée par des voies empiriques et multiformes, en étroite concertation avec nos partenaires européens» et avec les pays d’origine, disent-ils. Et cela, suivez leur regard, «plutôt que dans des recettes radicales purement nationales» ou des «remèdes spectaculaires mais illusoires».

07:24 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : immigration, france, sarkosy, europe, immigration choisie, quota | | |  Facebook

02.07.2008

Consignes écrites de contrôle au faciès dans des commissariats de l'est parisien

C'est extrait du JT : http://www.lesmotsontunsens.com/consignes-ecrites-de-cont...

Vidéo sur France 3 : contrôle au faciès de la Police - bosniaques, roumains. Vidéo France 3 contrôle faciès Police bosniaques roumains. Consignes écrites de contrôle au faciès dans les commissariats. Vidéo - blog politique

"Il faut contrôler des ressortissants bosniaques, roumains, ainsi que des individus oringinaires des pays de l'Est", c'est ce que conseille, noir sur blanc, un document distribué à tous les commissariats de l'ouest parisien. Un fichier secret serait aussi en vigueur. Contrôle au faciès ? Fichage racial ? Totalement illégal en tous les cas... Mais qui s'en soucie ?

Reportage au 19/20 de France 3, le 25 juin 2008. Un document est distribué dans tous les commissariats de l'est parisien, avec consigne de contrôle au faciès et mention d'un fichier secret rassemblant des informations raciales.

Un scandale ? Visiblement, ça n'émeut guère, c'était il y a une semaine...

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")
http://www.lesmotsontunsens.com/

--
COLLECTIF JUSTICE ET LIBERTES C/O UNSA Educat°
Comité de vigilance contre l'extrême droite
Maison des Syndicats
1 rue Sédillot
67000 STRASBOURG
justiceetlibertes@gmail.com
http://justiceetlibertes.site.voila.fr/

01.07.2008

Cercle de silence d'hier à Strasbourg

Des médecins rallient le « Cercle de silence »
Entre 150 et 200 personnes se sont rassemblées en cercle silencieux hier à 18 h place Kléber, en signe de solidarité envers les étrangers menacés d’expulsion. Parmi les manifestants regroupant une vingtaine d’associations bas-rhinoises, des médecins.

Au gong, les manifestants forment un cercle - presque - silencieux, sous un soleil de plomb vers 18 h place Kléber. Pendant une heure, ils resteront là à l’appel d’une vingtaine d’associations du département pour protester contre une directive européenne sur l’expulsion des personnes étrangères. Mais aussi pour manifester contre la politique d’immigration « comptable » menée par la France.
Chaque 30 du mois depuis avril, le Cercle de silence donne ainsi rendez-vous entre 18 h et 19 h place Kléber pour que chacun puisse faire part de sa solidarité envers les personnes étrangères menacées d’expulsion.

Le 30 de chaque mois

Hier, le corps médical a gonflé les rangs. « Les médecins sont les témoins impuissants de la détresse de ces populations », indique ainsi Simone Fluhr, membre du Casas. « Depuis un ou deux ans à Strasbourg, c’est comme si l’administration soupçonnait les médecins de faire des certificats de santé de complaisance », rapporte par ailleurs Jean-Maurice Salen, délégué régional de Médecins du monde (lire ci-dessous).
Comme lui, le docteur en psychiatrie Bertrand Piret, président de Parole sans frontière - association créée il y a 18 ans pour favoriser l’accès aux soins en psychiatrie aux étrangers - déplore « la détresse de tout demandeur d’asile dès le début de sa demande. Il existe un stress psychologique provoqué par la manière dont la procédure est conduite en France. Or, il faut rappeler que beaucoup d’entre eux ont été persécutés, traumatisés par des violences dans leur pays. Et que l’asile politique est une disposition démocratique ».
Parmi les manifestants, des élus de la majorité. Déplorant une décision du tribunal administratif, dans l’après-midi, de reconduire à la frontière un Marocain qui allait se marier avec une Strasbourgeoise, l’adjoint au maire Alain Jund a alors confié : « Je crois que nous sommes condamnés à venir ici le 30 de chaque mois pendant des années. »
B. R. pour DNA

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CIMADE Alsace - Lorraine

13, quai Saint-Nicolas - 67000 Strasbourg

tél: 03 88 36 94 56 - fax : 03 88 25 76 63
strasbourg@cimade.org

Permanences sans RDV (pré-accueil) :
mardi 9h à 12h
Permanence sur rdv :
lundi de 14h à 17h - mercredi de 9h à 12h

 

Cercle de silence : Les professionnels de la santé au chevet des sans-papiers

Pour la première fois, des médecins sont ouvertement appelés à participer à un « cercle de silence », ce soir à 18 heures, place Kléber, en soutien aux étrangers menacés d'expulsion. Selon les organisateurs du rassemblement, leur présence tend à apporter un témoignage supplémentaire sur la souffrance des migrants.
« Ils subissent une banalisation de la violence psychologique et institutionnelle », déplore le psychiatre Bertrand Piret, président de l'association Parole sans frontière. Selon lui, ils sont victimes d'une image d'« escrocs », et d'une non-reconnaissance de « leurs parcours traumatisants ». Une situation d'autant plus dure à vivre à Strasbourg que, précise Bertrand Piret, la capitale européenne est considérée dans « la conscience collective des réfugiés comme la cité des droits de l'homme ».
Claire Ricard - ©2008 20 minutes

29.06.2008

L'émission RESF sur FPP de mercredi 25 juin est en ligne

http://www.educationsansfrontieres.org/ecrire/?exec=artic...

A propos de l'incendie de Vincennes et du tournant pris par une certaine politique. Beaucoup de monde pour cette édition un peu particulière et plus longue que d'habitude. La suite de cette émission, avec "Au fond près du radiateur" sera mise en ligne ultérieurement.

Avec Laurence MOLLARET, vice présidente su Syndicat de la Magistrature,
Cloé FRAISSE-BONNAUD et Cécille JARROSSAY, intervenantes de la Cimade au CRA de Vincennes,
Marie Cécile Plà et Amar, du RESF Paris Nord Ouest
Tom et Yann, animateurs de l'émission "Au fond près du radiateur",
et quelques interventions téléphoniques d'auditeurs...

Tout le monde ne sera pas d'accord, et la discussion parfois houleuse !

Bonne écoute.

06:30 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : resf, immigration, sans-papiers | | |  Facebook

28.06.2008

GUIDE JURIDIQUE SANS-PAPIERS

Sans papiers : S’organiser contre l’expulsion Que faire en cas d’arrestation ?

Un guide pratique et juridique, écrit à partir d’expériences de luttes de ces dernières années, pour s’organiser contre les expulsions :
• De l’arrestation à l’aéroport, connaître et utiliser les procédures juridiques pour tenter d’obtenir la libération des personnes interpellées.
• S’organiser collectivement pour mettre la pression sur la préfecture, les tribunaux, les consuls...

Guide téléchargeable et consultable sur le site : http://sanspapiers.winterhost.org

06:42 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sans papiers, sans-papiers, immigration | | |  Facebook

24.06.2008

Strasbourg Prochain cercle de silence 30 Juin : des médecins dénoncent la violence faite aux sans-papiers

Petit mot d'un homme engagé...

Chers amis,

Prochain cercle de silence de Strasbourg, lundi 30 juin, Place Kléber, de 18 à 19 heures, par tous les temps :

La violence de la législation et des pratiques administratives et policières actuelles rendent les sans papiers malades.
Malades de devoir vivre sans aucune perspective, dans la précarité et le dénuement le plus extrême.
Malades de désespoir, à devoir vivre comme des bêtes traquées qu'on pourchasse afin de les expulser.
Des médecins en témoignent et appellent leurs confrères et équipes à se joindre au prochain cercle de silence
afin de protester contre les traitements dégradants infligés à des patients qu'ils tentent vainement de soulager.

Merci de continuer à relayer l'information dans vos réseaux et auprès de vos connaissances et amis
afin que nous soyons de plus en plus nombreux à être sensibilisés et mobilisés.

06:51 Publié dans Action | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cercle de silence strasbourg, immigration, quota | | |  Facebook

GISTI Lettre ouverte à François Fillon

Lettre ouverte à François Fillon
À propos de la question de M. Thierry Mariani sur le financement du Gisti et de la réponse du Ministère de l’immigration

Paris, le 12 juin 2008

Monsieur François Fillon
Premier ministre
Hôtel de Matignon
57, rue de Varenne
75700 Paris

Monsieur le Premier Ministre

Le 18 septembre 2007, le député de votre majorité, M. Thierry Mariani a demandé « à Madame la ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales de bien vouloir lui communiquer, et ce pour les cinq dernières années, le montant des financements d’État versés au Groupe d’information et de soutien des immigrés (Gisti) » (JO du 18 septembre 2007, page 5625).

S’il est parfaitement légitime qu’un parlementaire s’intéresse au financement public des associations, nous nous interrogeons sur la raison pour laquelle la curiosité d’un député, aussi familier que M. Mariani des questions relatives à l’immigration, se soit spécialement focalisée sur le Gisti et qu’un parlementaire aussi avisé que lui, n’ait pas pris préalablement connaissance des bilans du Gisti qui sont accessibles (téléchargeables gratuitement sur son site depuis 1997), pour avoir réponse à son questionnement.

Notre étonnement à cette attention très particulière de M. Thierry Mariani tient notamment au fait qu’il n’a, semble-t-il, aucun doute sur les compétences du Gisti puisqu’il a, à plusieurs reprises depuis de nombreuses années, en qualité de rapporteur de la commission des lois, souhaité auditionner ses représentants au moment où l’Assemblée nationale allait examiner des projets de loi, prenant acte de son sérieux et donc de sa bonne utilisation des fonds publics.

Tout aussi étonnante est la réponse du Ministère de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire du 6 mai dernier (JO du 06/05/2008 page : 3842) qui affirme que « Comme pour d’autres organismes bénéficiant du même type de conventions, le ministère va prochainement diligenter des contrôles sur l’emploi des fonds publics ainsi versés en application des règles en la matière. Le résultat de ce contrôle permettra notamment d’établir les conditions d’une reconduction éventuelle du soutien financier de l’État. » Comme si un tel contrôle n’avait jamais été réalisé. Or le Gisti, de même que d’autres associations agissant dans le champ de l’immigration, reçoit une subvention de la Direction de la population et des migrations depuis de très nombreuses années ; cette subvention est versée sur la base d’une convention qui prévoit les actions que l’association s’engage à mener (publications, conseil, formation…). La reconduction des subventions d’une année sur l’autre est bien entendu subordonnée au contrôle de l’exécution des engagements pris.

Il est surtout curieux que la réponse ministérielle ne fasse pas état du rapport récent de la Cour des Comptes sur la gestion de ses finances par le Gisti à la suite d’une inspection au deuxième trimestre 2007. Ce rapport, souligne, d’une part, que « la Cour a obtenu de la manière la plus satisfaisante les informations qu’elle a sollicitées de l’association » et, d’autre part, que le Gisti « fait preuve (…) de la plus grande transparence dans la présentation de ses comptes, puisqu’[il] met chaque année en ligne sur son site son bilan d’activité qui comprend notamment un rapport financier, lequel permet d’accéder au compte de résultat et au bilan de l’association, ainsi qu’au détail des subventions qu’elle reçoit ».

Par ailleurs, le Gisti a également bénéficié de fonds européens à travers l’Agence « Europe – Education – Formation » à l’occasion de la réalisation d’un projet dans le cadre du programme de mobilité « Leonardo Da Vinci ». A la fin de cet projet, l’association a été l’objet d’un audit qui a rendu, par lettre datée du 11 juillet 2007, les conclusions suivantes : « Les rapprochements entre les pièces qui nous ont été présentées et les mouvements de débit au compte de votre association ont pu être faits facilement. Les mouvements et les soldes correspondaient bien aux opérations du contrat (…) dans votre organisme pour l’année considérée ». Enfin, l’audit remarque « la nouvelle implication de votre organisme dans les projets européens et voulons saluer ici le professionnalisme du porteur de ce premier projet Leonardo ».

Vous comprendrez que nous éprouvions une certaine perplexité sur cette particulière attention qui ne peut s’expliquer par des doutes ni sur la compétence ni sur la gestion du Gisti.

Nous nous demandons, en conséquence, si l’on n’a pas voulu attirer l’attention sur le fait que le gouvernement accorde des financements à une association qui exprime souvent son désaccord avec sa politique et exprimer le désir que le Gisti ne bénéficie plus de financements publics.

Si tel était le cas, nous serions fondés à nous alarmer de pareilles attitudes, car si, pour bénéficier de subventions de l’Etat, il fallait nécessairement que les associations expriment des idées favorables à la politique défendue par le gouvernement, les citoyens auraient des raisons de s’inquiéter du sort des libertés et du pluralisme qui sont de l’essence même d’une société démocratique.

C’est pourquoi, nous avons décidé de vous demander ouvertement de préciser les critères qui, selon vous, doivent présider au financement public des associations.

Vous remerciant à l’avance de l’attention que vous voudrez bien porter à cette question capitale pour la démocratie, je vous prie, Monsieur le Premier Ministre, de recevoir l’assurance de ma considération distinguée.

Stéphane Maugendre,
président

http://www.gisti.org/spip.php?article1150

06:25 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : gisti, fillon, subventions d'etat, immigration | | |  Facebook

 
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