La une des lecteursTous les blogsles top listes
Envoyer ce blog à un amiAvertir le modérateur

10.04.2008

Logement : Propositions de Jeudi-Noir

Jeudi-Noir lance une pétition réunissant dix propositions « concrètes et décisives » sur la question du mal-logement. Parmi ces mesures, l’application de la loi SRU (obligation de construction de logements sociaux) figure en tête de liste. Viennent ensuite l’inéligibilité pour les maires « qui ne font aucun effort pour respecter la loi », le doublement de la taxe sur les logements vacants, l’application de la loi de réquisition de 1945, la construction massive de cités universitaires, l’éviction du parc social de locataires aux revenus trop élevés, le gel temporaire des loyers, le cautionnement solidaire à ?la place des cautions actuelles, la limitation des pièces justificatives qu’un bailleur peut demander, une taxe d’habitation en fonction des ressources ou encore l’élargissement des critères sociaux donnant accès aux bourses d’études. « Nous voulons juste étudier sans précarité », concluent les membres du collectif. SOURCE POLITIS
Signer la pétition : http://www.jeudi-noir.org

07:57 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : JEUDI NOIR, LOGEMENTS ÉTUDIANTS, MAL LOGEMENT | | |  Facebook

31.03.2008

Les Jeudis Noirs exigent le "tout devient possible"

Jeudi Noir, c’est la sortie du PAP, synonyme de la traque aux petites annonces immobilières type 15 m2 à 700 euros par mois. C’est aussi le nom d’un collectif de « galériens du logement » qui s’attaquent de façon festive au mal logement par des pendaisons de crémaillères sauvages, chassés-croisés avec les RG ou autre happening chez C.Boutin. Mais l’engagement et les squats sont sérieux. Ils veulent rompre les mécanismes de la bulle immobilière qui sévit depuis 10 ans et ont l’impression que le gouvernement « se donne du mal pour que les pauvres restent mal-logés ». Ils dénoncent les inégalités face au logement, surtout pour les jeunes locataires. « La précarité généralisée est d’abord expérimentée sur les jeunes, avant qu’elle ne s’étende vraisemblablement à tout le monde ». Voici leur plate-forme de propositions et leur pétition, soutenue par presque toutes les organisations étudiantes (de l’extrême gauche aux centristes), sauf par la droite universitaire…

Voir en ligne : http://www.jeudi-noir.org

Dix et une propositions pour sortir les jeunes de la galère du logement !

Marre d’habiter dans 15m2 pour 700 euros ? Marre de travailler au McDo pour payer tes études et d’investir les trois quarts de tes revenus dans ton loyer ? Marre d’habiter à 2 heures de transport de ta fac ? Nous avons décidé de ne plus nous laisser faire... Aujourd’hui la crise du logement nous empêche d’étudier et de travailler sereinement. Pourtant, 136.000 logements sont inoccupés à Paris, et la France compte 2 000 000 de logements vacants, selon l’Insee. On parle d’autonomie des universités mais il est bien plus urgent de se préoccuper de l’autonomie des jeunes. On nous donne le choix : la « génération Tanguy », obligée de rester chez ses parents pour pouvoir étudier, ou l’enchaînement des emplois sous-payés et abrutissants pour payer des loyers déraisonnables. Il faut mettre fin à la galère du logement des jeunes et forcer les pouvoirs publics à changer de cap.Le gouvernement vend les HLM, laisse des milliers de bâtiments vides et refuse le contrôle des loyers. Bref il avantage encore et toujours les propriétaires et entretient la spéculation et la bulle immobilière via des mesures inflationnistes : que valent les pauvres 155 millions d’euros annuels du plan « logement étudiant » de Pécresse en face des 4,5 milliards de baisse d’impôts pour les propriétaires ? Entre-temps, nos frigos restent désespérément vides. Les jeunes en ont assez de payer la bulle immobilière. Le « droit des propriétaires à s’enrichir » ne doit pas passer avant nos conditions de vie ! C’est pourquoi Jeudi Noir appelle les jeunes et les moins jeunes, tout ceux concernés par la galère de logement, à se mobiliser. Les militants venant d’aucun parti ni d’aucune organisation, ou venant de tout bords, de gauche comme de droite, les farouches comme les timides, doivent se rassembler autour de ces simples revendications, décisives, si mises en œuvre toutes ensemble. Arrêtons les demi-mesures !

- Application de la loi SRU : 20% de (vrais) logements sociaux, l’inéligibilité pour les maires qui ne font aucun effort pour respecter la loi, et la mise sous tutelle par la préfecture de leur politique du logement. -Doublement, et application aux bureaux, de la taxe sur les logements vacants.

- Application de la loi de réquisition de 1945.

- La construction massive de Cités U’, et la rénovation des vieilles cités sans augmentation de loyer. Aujourd’hui, seulement 1 étudiant sur 13 a accès à une chambre universitaire. Pour commencer, il faut rattraper le retard pris dans la construction de Cités U’ prévu dans le plan Anciaux

- Vérifier régulièrement la situation des locataires du parc social ; quadrupler les surloyers de solidarité ; donner congé aux locataires du parc social qui ont une résidence secondaire.

- Gel des loyers. Les loyers ont atteint des sommets inégalés. Nous demandons donc leur blocage temporaire, pour donner un peu d’air aux locataires. Il est question d’aligner l’indice de référence des loyers (IRL) sur l’inflation. Mais cela ne règlera rien : l’inflation est forte, et les loyers à la relocation ne sont toujours pas encadrés.

- Le cautionnement solidaire (GRL) doit s’appliquer à tous et remplacer les cautions actuelles. De plus, pour ne pas être une simple garantie des loyers chers, cette mesure doit être conditionnée à un contrôle des loyers.

- Une limitation simple et claire des pièces justificatives qu’un bailleur peut demander à un candidat. Il doit être formellement interdit au bailleur d’outrepasser ses droits en exigeant plus de papiers que nécessaire.

- Moduler la taxe d’habitation en fonction des ressources. -Elargissement des critères sociaux donnant accès aux bourses d’études, (et que l’Etat verse cet argent non plus en janvier ou février, mais dès la rentrée universitaire).

- Refiscalisation des intérêts d’emprunts immobiliers et des plus-values immobilières.

Pas de demi-mesures, c’est aussi : pas d’expulsions sans relogement, pas de privatisation du livret A, la principale source de financement des logements sociaux. Mais aussi, arrêter de brader du patrimoine immobilier de l’Etat, au mépris de la loi du 13 juillet 2006 « portant engagement national pour le logement » (ENL). Plutôt que vendre, il faut en faire du logement social, d’urgence, et durable.

Nous continuerons d’interpeller l’opinion publique par des actions festives et médiatiques. Si les pouvoirs publics ne prennent pas les mesures nécessaires, nous appliqueront nous-mêmes la loi de réquisition. Nous ré-ouvrirons des Cité U en réquisitionnant des immeubles laissés vides par leurs propriétaires, à l’image de la cité universitaire "Valérie Pécresse" ouverte le 12 octobre 2007 et fermée par une intervention musclée et illégale de la police cinq jours plus tard. Doit-on attendre d’être propriétaires pour que se règlent nos galères de logement ? Les solutions existent, soyons réalistes, exigeons le « tout devient possible ». Soutiens-nous en signant cette pétition et rejoins-nous sur nos réquisitions.

Pour signer : www.jeudi-noir.org

"Article issu de Bétapolitique www.betapolitique.fr"

06:20 Publié dans Pétition | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : JEUDI NOIR, LOGEMENTS ÉTUDIANTS, MAL LOGEMENT | | |  Facebook

16.02.2008

Loyer, mon cul !

L’article de Libération («Loue studette contre pipe») aura, décidément, créé des vocations… Les premières, ce sont celles d’un certain nombre de messieurs qui, trouvant l’idée excellente, se sont tout à coup rendu compte des avantages insoupçonnés de la colocation. Le ministère, certes, vante les mérites de cette façon sympathique et bon marché de se loger, mais de là à penser que l’on pouvait réduire de jeunes femmes en esclavage sexuel… il y avait un pas à franchir.

Il l’a allègrement – et massivement – été, depuis que libération a mis au jour les pratiques « particulières » de certains propriétaires : les jeunes ont du mal à se loger, c’est terrible ; les jeunes filles ont du mal à se loger, pourquoi ne pas en profiter ? La crise du logement a trouvé une issue imprévue sur missive.info. : un coin où poser ses affaires contre services sexuels, la crise du logement résolue in culotta, c’était à faire. Voilà qui est fait.

L’autre vocation, ce fut celle des Jeudi-Noir, qui, décemment, ne pouvaient manquer l’occasion : rendez-vous est donc pris, à l’entrée de la rue de Varenne, jeudi à 14 heures.

Les participants arrivent tranquillement, et se rassemblent sous les augustes façades du musée Rodin. Sex & Sun sont avec nous. Mais tiens, voilà que se profilent des ombres calottées : les CRS, nos plus fidèles admirateurs, sont aussi de la partie, et nous observent en coin. Il faut dire qu’il y a de quoi se rincer l’œil : une petite dizaine de jeunes femmes en tenue affriolante, prenant des airs, résilles au vent et maquillage à la truelle sertissant les sourires, ça ne se voit pas tous les jours à l’ombre du dôme des Invalides ; Monsieur le Marché de l’Immobilier est venu présenter ses candidates en la personne de trois maquereaux ; le DAL est venu en soutien, pancartes à l’appui : «proxénètes en liberté !». Il y a aussi un individu de sexe non identifié qui ne cesse de se donner de grandes claques sur les fesses et fait peur aux enfants, mais se révèle être sympathique quand on franchit le cap. Comme diraient certains bailleurs sexuels : «C’est pas forcément facile au début, mais on s’habitue… et puis surtout, c’est gratos.»

Mais l’heure avance : ce n’est pas le tout de poser en petite tenue, il y a un combat à mener. Dignes émules de notre bon président, qui, de l’avis même de ses députés, frise le « glissement institutionnel » (Canard enchaîné du 13 février) à force de court-circuiter systématiquement tous les échelons démocratiques, nous avons décidé de venir directement tapiner sous les lambris du ministère du logement, qui prend paisiblement la poussière à quelques dizaines de mètres de notre point de rendez-vous. Quitte à se voir proposer n’importe quoi en échange d’une piaule, autant que ça se fasse avec des gens en vue : c’est moins risqué. Malheureusement, rapides comme l’éclair, les CRS ferment la rue. Nous en sommes réduits à hurler notre désarroi de trop loin pour que Boutin nous entende. Et rien n’y fait : un strip-tease torride, des slogans sans ambiguïtés, une musique envoûtante, des invites pressantes ne suffisent pas pour que le cabinet daigne répondre à nos insistants coups de fil. Il semblerait qu’un black-out discret mais total ait été instauré au standard depuis la parution de l’article mentionné plus haut. Bizarre…

Dans la joie et la bonne humeur, le groupe finit par se dissoudre : l’esplanade des Invalides et ses aguichantes pelouses tendent les bras aux langueurs déçues de ces m’ssieurs-dames. Aucun rencart n’aura été décroché cette fois, même dans les cabinets du ministère : Dieu sait pourtant si nous étions prêts à tout. Ce n’est que partouze remise.

Maigre réconfort : un agent de sécurité nous fait part du plaisir qu’il a eu à passer en notre compagnie cette après-midi, placée sous le signe du logement et du porte-jarretelles réunis : c’est plus marrant que Villiers-le-Bel, y’a pas à dire. Mais c’est tout aussi grave.

• Jean Roch (Jeudi Noir) •

07:00 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : JEUDI NOIR, LOGEMENTS ÉTUDIANTS | | |  Facebook

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu