15.07.2011
atelier de poésie de la rue 2
Ma cavale n'a pas de fin,
Même si je suis dans un chemin,
Ce qui est tapi en moi,
Ne sera jamais effacé.
J'avance dans des impostures,
Qui cachent mes blessures.
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atelier de poésie de la rue
Empilés, entassés jusque dans les cages d'escalier.
Je rêvai seulement d'espace.
Quand d'autres se réveillent au chant des oiseaux,
Pour moi c'est le son des chasses d'eau qui noient tous les rêves
Et des portes qui claquent ; seuls soubresauts de mon coeur
Pour aller à l'école je traversai un champ de poubelles puantes,
Flâner le nez en l'air était bien trop dangereux.
Il vaut mieux voir où tu poses les pieds, et qui tu vas croiser,
En évitant de croiser les regards.
Jusqu'à tes 10 ans, t'es relativement peinard, mais après?
Te voici une mule, un cadi, un guetteur
Ton enfance est déjà celle d'un prisonnier
Alors la prison qu'on t'a déjà raconté
Devient un moment de repos, de vacances du silence.
Jusqu'à ce que quelqu'un te montre un autre chemin
Et te donnes les moyens de voir les émotions, de les reconnaître
Et d'en faire des alliées pour construire ta vie
07:01 Publié dans Témoignage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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14.07.2011
APPEL AU RASSEMBLEMENT SOLIDAIRE. UN TOIT C’EST UN DROIT !
APPEL AU RASSEMBLEMENT SOLIDAIRE
UN TOIT C’EST UN DROIT !
Les salariés du Samusocial de Paris, soutenus par de nombreuses associations, fondations et institutions d’Ile de France et de Province, des élus et des personnalités, se sont mis en grève du 6 au 10 juillet 2011 pour crier leur indignation face aux mesures concernant la prise en charge des usagers et leurs conséquences immédiates sur les personnes les plus vulnérables.
A ce jour, ce sont des travailleurs sociaux indignés et en colère, touchés par la crise du secteur social, qui se mobilisent contre le désengagement de l’Etat en matière d’hébergement d’urgence mettant en danger de nombreuses femmes seules et de familles.
Le 1er juillet 2011, le DERNIER Centre d'Hébergement d'Urgence pour femmes à Paris ferme ses portes mettant à la rue des femmes déjà victimes d'un manque de places chroniques.
Aujourd'hui, 100% des femmes rencontrées la nuit sont laissées à la rue.
L’ETAT EN DIMINUANT DE MANIERE DRASTIQUE LES MOYENS ALLOUES à la prise en charge des familles à la rue, met, les travailleurs sociaux dans une position inacceptable : leur éthique professionnelle est mise à mal car aucune solution d’hébergement ne peut leur être apportée à part une mise à l’abri sommaire et inadaptée dans les commissariats et les urgences pédiatriques.
Aujourd'hui, 90 à 100% des familles restent sur le trottoir.
NOUS EXIGEONS DES POUVOIRS PUBLICS :
Leur mise en conformité avec les obligations prévues par la loi : l'accueil inconditionnel de toutes les personnes à la rue,
Le déblocage en urgence des budgets permettant la prise en charge des familles demandant de l’aide au Samusocial de Paris et aux partenaires associatifs en Ile-de-France ainsi que dans les autres régions,
Les moyens nécessaires pour accueillir et héberger décemment toute personne sans logis ou en difficulté de logement,
Le respect et l’application des lois contribuant à faciliter l’accès à un logement aux usagers (loi D.A.L.O, loi S.R.U, loi GAYSSOT...).
Tout le secteur du social est en crise (augmentation d’appel à l’aide des usagers, manque de place en centre d’hébergement, saturation des structures de stabilisation et de réinsertion, étouffement des services d'aides d'urgences ...) et nombreux sont les travailleurs sociaux, élus et conseillers généraux de France qui interpellent l’Etat sur les effets néfastes de leurs nouvelles directives concernant la gestion du dispositif d’urgence ayant pour conséquence la réduction du volume de prise en charge des personnes. Cette situation n’a d’autres raisons que le désengagement financier de l’Etat dans les missions qui lui incombe.
Ce système d'urgence sociale coûteux et inadapté maintient les personnes en détresses dans un mode de vie qui les fragilise encore davantage.
« Le gouvernement ne comprend pas ce qu'est l'Urgence Sociale ». Dr Xavier Emmanuelli, fondateur du Samusocial de Paris.
Pour ne pas laisser cette situation dramatique perdurer et pour que le principe d’inconditionnalité du droit à l’hébergement et au logement soient respectés :
Rappelons TOUS ENSEMBLE à l’Etat qu’il n’a pas seulement des droits mais également des devoirs envers toutes les personnes qui sont sur le territoire français.
Sans réponse rapide à ces revendications, nous ne lâcherons pas !!!!
RASSEMBLEMENT SOLIDAIRE SAMEDI 16 JUILLET 2011 A 14H00
PASSERELLE LEOPOLD SEDAR SENGHOR (Anciennement Passerelle Solferino) (Adresse : 26 Port de Solferino – Paris 7ème, Métro 12 - Assemblée Nationale)
20:06 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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URGENCE , 1 TOIT !
Droit au Logement
Fédération Droit Au logement – 24 rue de la Banque - 75002 Paris
tél : 01 40 27 92 98 • fax 01 42 97 40 18 • <http://www.droitaulogement.org/>
COMMUNIQUE
Paris le 13 juillet 2011
URGENCE , 1 TOIT !
Rassemblement samedi 16 juillet à 14h
Pont piéton “Léopold Senghor” - Métro Solférino
Le mouvement contre la réduction drastique, par l’État, des places d’hébergement d’urgence pour les familles et les personnes sans logis se poursuit et s’étend. Après la grève des salariés du SAMUsocial Paris, des initiatives ont été prises en provinces à Lille, et à Toulouse.
A Paris, les salariés du SAMU social solidaires, les sans logis et de nombreuses associations et organisations, appellent à une action collective et spectaculaire samedi, sur le pont Léopold Senghor, pour exiger que le gouvernement applique les lois :
- L’obligation d’accueil inconditionnel de toute personnes sans logis, conformément aux articles L 345-2 à L 345-3-3 du code de l’action sociale et des familles ..
- Le relogement de toutes les familles et personnes reconnues prioritaires DALO, qui incombe à l’État selon la Loi du 5 mares 2007
- L’obligation pour chaque commune de réaliser 20% de logements sociaux, conformément à l’article 55 de loi SRU
- La réquisition des logements vacants de grands propriétaires, selon les procédures prévues dans les article L 641 et L 642 du Code de la Construction et de l’Habitation...
Tous ensemble !
Un toit un droit !
Communiqué de presse du mouvement solidaire des acteurs de l'urgence sociale
(Usagers, bénévoles, professionnels, citoyens)
Les salariés du Samu Social de Paris (ssp), soutenus par de nombreux professionnels de l'ile de france, des élus et des personnalités, se sont mis en grève du 6 au 10 juillet pour crier leur indignation face à différents problèmes récurrents, qui depuis peu s'amplifient dramatiquement.
En effet :
- La fermeture du DERNIER centre d'hébergement d'urgence (CHU) pour femmes de Paris le matin du 1er juillet dernier a jeté à la rue ces personnes, déjà victimes d'un manque de places chronique. Aujourd'hui, 100% des femmes rencontrées la nuit sont laissées à la rue.
- La diminution drastique des moyens alloués par l'Etat pour la prise en charge en urgence des familles à la rue qui conduit aujourd'hui le pôle famille du ssp et de toutes les régions de France a ne pas avoir de solutions pour mettre à l'abris les personnes avec enfants qui appellent. Aujourd'hui 90 à 100% des familles restent sur le trottoir.
Nous appelons les pouvoirs publics :
- A se mettre en confirmité avec les obligations prévues par la loi, c'est à dire l'accueil inconditionnel de toute personne à la rue.
- A débloquer en urgence le budget qui permettrait la prise en charge des familles du samu social de Paris et des autres départements de France.
- A mettre en oeuvre les moyens nécessaires pour accueillir et héberger décemment toute personne sans logis ou en difficulté de logement.
- A l'arrêt les expulsions
- A respecter et appliquer les lois qui contribuent à cet objectif (loi D.A.L.O, loi S.R.U, la loi de mobilisation des logements vides...)
Le problème dans le monde du social est global, la saturation des structures de réinsertion contribue à étouffer les services d'aides d'urgences et à gonfler le nombre de ses usagers. Usagers que l'on maintient dans un système d'urgence couteux et inadapté qui participe à les fragiliser encore davantage.
Le Dr Xavier EMMANUELLI, fondateur du Samu Social de Paris ainsi que les membres du Haut comité pour le logement des personnes défavorisées et le comité de suivit Dalo ont exprimé leur mécontentement face a ce désengagement de l'Etat.
lien pour lire la lettre du comité : http://federationsamusociaux.typepad.com/files/lettre-du-... <http://federationsamusociaux.typepad.com/files/lettre-du-...>
La mairie de Paris, dans une lettre ouverte du 10 juillet dénonce les manquements de l’Etat, en prévenant que 15 000 personnes (uniquement des familles) se retrouveront à la rue dans la région de Paris à la fin du mois d’aout, et viendront grossir le nombre des personnes sans toit.
La semaine dernière, nous avons eu 2 rassemblements :
- Le 6 juillet, une manifestation devant l'hotel de ville a rassemblée 400 personnes. (une délégation a été reçue à la Mairie de Paris qui nous soutiens)
- Le 9 juillet une manifestation de l'hotel de ville de Paris au ministère du logement a rassemblée 350 personnes. (RDV la semaine prochaine)
- Le nombre d'associations présentes témoigne du problème partagé par tous les travailleurs et usagers.
Mgr Jacques GAILLOT, Mr Albert JACQUARD, des adjoints et des conseillers municipaux
étaient présents le 9 juillet.
Au delà du Samu Social de Paris, le mouvement intègre maintenant de nombreuses associations ainsi que des salariés d'institutions publiques de la région parisienne, et de province.
Ce mouvement des acteurs de l'urgence sociale vous invite à venir les rejoindres
SAMEDI 16 JUILLET à 14h sur le pont Léopold Senghor.
Soutiens : la fondation Abbé Pierre, le comité des sans logis, les enfants de don quichotte, les enfants du canal, le collectif des morts de la rue, le D.A.L, l'association Primo Lévi, l'Amicale du nid Paris, Baggagérue, MSH Paris, Advocacy, Jeudi noir, Association halte aides aux femmes battues (HAFB), collectif SDF alsace, la coordination des professionnels de l'urgence sociale, les collectifs des travailleurs de l’urgence sociale des départements de la région paris, SUD santé sociaux, l'union syndicale de la psychiatrie, le syndicat de la médecine générale, l'union syndicale solidaires, la Mairie de Paris, de nombreux élus de tous les partis de gauche (ELV, le front de gauche, le PC, le Ps, le NPA).....
CONTACTS :
Mairie de Paris : Mr GUEGUEN Florent (conseiller technique en charge de la lutte contre l'exclusion et la protection de l'enfance)
Ministère du logement : Mr METAYER fabien (chef de cabinet auprès du secrétaire d'Etat, benoist APPARU)
Ministère de l'écologie : Mr CHOUTET Martin (conseiller technique au cabinet de la ministre de l'écologie - Mme Kosciusko-Morizet Nathalie)
Directrice générale S.S.P : Stéfania PARIGI
Médecin coordi au S.S.P et médecin du SAMU75 : (elle fait le lien AP-HP / SSP) Suzanne TARTIERE
Pour toutes informations : sspsolidaires@gmail.com <http://fr.mc256.mail.yahoo.com/mc/compose?to=sspsolidaire...>
ou Laurent : laurentdakar@yahoo.fr <http://fr.mc256.mail.yahoo.com/mc/compose?to=laurentdakar...> / 06.28.84.61.7
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14.02.2010
2 logements vacants "pris" par SDF Alsace, en toute légalité
Nous avons souvent dit et répété en réunions, colloques, rencontres et autres, que personne ne connaissait le monde des sans-abri mieux que nous, et mieux que les travailleurs sociaux, ceux qui vont sur le terrain et nous qui le subissons.
L'image véhiculée est encore trop souvent misérabiliste, ou plombée par un sentimentalisme affligeant. On ne s'y retrouve jamais.
Celui là réclame des CHRS, l'autre des lieux ouverts, lui préfère le chalet, il faut réquisitionner nous affirme un autre, et le politique veut changer la ville. Et nous, nous restons à la rue !
Car qui sait, qui s'intéresse à ce que nous voulons ? Qui sait de quoi nous sommes capables ? Qui connaît notre vie : santé, espoir malmené, manipulation, abandon, chômage, emploi précaire, RSA qui ne vient pas, hygiène, ... Qui a cette vision réelle, globale ?
L'autre constat est qu'il règne la même ambiance, la même suspicion, la même naïveté, autour du logement, avec des enjeux politiques qui s'ajoutent, à notre détriment. Nous payons toujours au bout du compte pour l'étroitesse d'esprit de l'homme.
Une réunion sur la rénovation de Hautepierre, nous apprenait que des associations pouvaient faire circuler de mauvaises informations et créer la panique chez des locataires "vos immeubles seront démolis", alors qu'il n'en était rien.
Depuis ce jour, nous combattons la peur. La peur de l'autre, et nos peurs des autres. Nous combattons l'ignorance, la notre et celle des autres. Nous avons décidé d'apprendre et de comprendre au mieux quels sont les enjeux de tous, et d'y faire notre place, en nous tenant à l'écart de tous.
Le Collectif SDF Alsace a décidé de rencontrer des promoteurs, des architectes, des urbanistes, des agences immobilières, des acteurs du logement comme on dit.
C'est grâce à ce petit réseau que nous avons trouvé pas mal de logements, et louer en colocation...
Depuis peu, la Ville de Strasbourg a instauré la THLV. ça nous a aidé dans notre travail vers les propriétaires.
Des logements du privé vacants, pas de quoi donner un toit à tous, mais de quoi donner une bouffée d'air.
Nous avions plein de question sur les raisons qui emmenaient des propriétaires à ne pas faire fructifier un bien, alors que nous étions à la rue "de bonne foi". Notre seul "tort" est d'être pauvre.
Des rencontres autour de la THLV, avec l'adjoint au logement, ses explications sur les raisons très diverses de ces vacances, sur le temps nécessaire à lancer un dispositif, les limites de la loi... Tout cela nous a nourri, et donné de quoi nous lancer dans la conquête des vacances.
Grâce à un soutien du collectif, nous avons, en début de semaine, rencontré 9 propriétaires d'appartements vacants.
Les causes: impayés, dégradation, problèmes avec les voisins, et une difficulté, malgré la loi à se sortir de ces galères. Tous étaient convaincus qu'ils allaient recevoir la "facture de cet impôt injuste" qu'ils considéraient comme "la main mise de la ville sur leur bien". La désinformation avait déjà fait son chemin.
Reprenant à notre compte l'explication simple, apprise de Philippe Bies, sur la THLV, nous avons écartés ces craintes, et enfin pu passer aux raisons de cette rencontre.
Nous avons parlé de tous les dispositifs existants, et surtout de la GRL. Un agent d'assurance nous accompagnait pour cela. Notre position connue sur les réquisitions a permis de créer un meilleur climat de confiance.
Finalement, sur les 9 propriétaires, 2 ont déjà répondu favorablement : 2 appartements (1) seront loués à des gens en situation financière très précaire. Des contrats GRL signés, des dossiers FSL remplis. Voilà pour nous, et ce n'est qu'un début.
Depuis hier-soir la réquisition d'un immeuble, qui appartient à la Municipalité de Strasbourg a été "officialisée" par un appel au soutien vers la population. Cette réquisition répond à ce lieux que nous espérons depuis longtemps : dépose des affaires, ouvert à tous sans discrimination 24h/24, avec animal, en couple, ... Lieu qui fait cruellement défaut.
Nous constatons que dans le libellé du communiqué nos craintes, nos doutes, exprimés dans notre récent texte "non merci nous ne réquisitionnerons pas avec vous", sont repris : une association est crée qui assumera tous les inconvénients en cas d'expulsion. C'est donc que l'expulsion est envisageable...
La rencontre que Marie-Dominique Dreyssé, adjointe (Verts) nous a refusé (2), après avoir laissé s'installer le "plan chaises" lors de l'hiver 2008/2009 (3), aurait permis d'améliorer la situation des personnes privées de logements. Et que penser, du projet de chalets qui a traîné en longueur...
L'adjoint au logement déborde constamment de son rôle, pour soutenir et concrétiser des actions plus que positives en faveur des sans-abri. Mais ça reste du bricolage.
Alors Monsieur le Maire, à quand une personne compétente et "engagée" pour s'occuper sérieusement de la "solidarité" à Strasbourg ?
Collectif SDF Alsace
(1) vacants depuis 15 mois pour l'un, 3 ans pour l'autre, donc non concernés par la THLV. De quoi réfléchir sur la communication a avoir ...
(2) Rappel : une série de réunions sur l'hébergement est lancée début 2009. Mme Dreyssé ne nous y a pas invité, mais nous étions là. Étaient présents : le Dal 67 (venue en force), l'OPI, une structure d'hébergement... Lorsque nous sommes venus pour la 2e rencontre; personne ! réunion "annulée" et depuis, le silence.
(3) interpellée à ce sujet, Madame Dreyssé a répondu "c'est la faute au désengagement de l'état". Mais quel a été son engagement dans le projet développé par Philippe Bies avec l'engagement de ce même état qui finance, la mise à disposition de logements voués à la démolition ?
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11.02.2010
Communiqué : Strasbourg et les logements vacants
Strasbourg, le 11 février 2010
Collectif SDF Alsace
Strasbourg et les logements vacants
Le recensement de 2009 relève 9.016 logements privés vacants à Strasbourg. Parmis eux, 1.870 logements sont vacants depuis plus de 5 années, et sont donc « concernés » par la Taxe d’Habitation sur les Logements Vacants (THLV) mis en place par la municipalité.
Malgré la baisse des crédits de l’Etat, la Ville et la Cus ont élaboré en 2009 une véritable politique de l’habitat, qui faisait défaut depuis plusieurs années.
Le Plan Local de l’Habitat (PLH), a des objectifs ambitieux. Les moyens consacrés à cette politique ont doublé depuis l’année 2008. Le travail pour les logements vacants fait partie de cette politique de développement de l’habitat.
Mais, c’est mathématique, la THLV ne peut, a elle seule, répondre aux situations d’urgence : personnes sans logement, encombrement des CHRS qui ne répondent plus à leur mission vers les sans-abri, mal logés, surpeuplement, …
Il est donc vain, et peu honnète d’exiger la réquisition de tous les logements vacants, et d’inquiéter les propriétaires que nous devons convaincre.
Depuis 3 années, le Collectif SDF Alsace attire l’attention de tous les élus sur une autre sorte de vacance : les immeubles voués à la démolition. Face à cela, la situation d’urgence, d’environ 400 personnes à la rue.
Cette année, pour l’urgence, l’adjoint au logement Philippe Bies, a convaincu, le bailleur Cus Habitat de mettre à disposition du plan hivernal un certain nombre de logements destinés à être ultérieurement démolis. L’Etat finance les associations qui interviennent pour cet hébergement d’urgence.
Le Conseil Municipal doit prochainement valider la réalisation de 55 places en CHRS et logements relais.
Au delà de ces actions et de ces chiffres, c’est un changement de « mentalité » que nous constatons. La municipalité représentée par Philippe Bies, a compris que l’hébergement ne pouvait être le « parent pauvre » du logement.
Beaucoup d’efforts restent à faire, mais la dynamique est lancée.
Collectif SDF Alsace
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01.01.2010
Ouverture de la chasse aux logements vacants
Pourquoi est-ce que les préfets n’utilisent pas le droit de réquisition ? Probablement parce que ce droit, certes prévu par la loi, est perçu comme portant atteinte à un autre droit : celui de propriété. Et les préfets étant des hommes prudents, aucun ne s’est encore jeté à l’eau pour le mettre en oeuvre (bien que les circonstances le justifient amplement).
Voilà aussi pourquoi lorsqu’il a été utilisé, notamment en 1995 et 1996, il l’a été à l’initiative d’un échelon supérieur : le gouvernement lui-même. Et que dit le gouvernement à ce sujet ? M. Apparu, Secrétaire d’Etat au logement, a été clair sur le sujet : il n’y aura pas de réquisition. Il avance 3 arguments :
- ça ne marche pas (bel argument synthétique !)
- la solution n’est pas immédiate : les logements vacants le sont parce qu’il y a des travaux à faire qui prendront du temps
- le droit de propriété est un droit constitutionnel « intangible » qu’il faut respecter (et qui serait donc bafoué par la réquisition)
Allez, je vais faire un effort d’imagination.
Me voilà propriétaire de plusieurs logements, dont quelques-uns sont vacants pour diverses raisons (disons par exemple que je ne souhaite pas payer les travaux nécessaires pour leur remise en état). J’hésite d’ailleurs encore sur ce que je vais en faire : vendre ou pas notamment. Aussi, je préfère les laisser vacants en attendant d’y voir plus clair dans mes finances et sur le marché immobilier.
Et voilà qu’un nouveau secrétaire d’Etat au logement, qui sait peut-être même un ministre de plein exercice, probablement gauchiste, m’ordonne de remettre ces logements en location sous un délai donné. Je refuse d’obtempérer. Il ne s’arrête pas là : réquisition ! Gasp. Mes bons petits logements se retrouvent occupés par des familles sans garanties, ni moyens, probablement très turbulentes, qui vont causer du tapage et dégrader encore plus mes habitations. Mais que fait la police ?!
Bon, face à une telle déconvenue, je change d’avis, je remets de l’ordre dans mes affaires, et décide de remettre en état un de mes logements et d’en vendre un autre. Mais comment faire puisque ces logements sont maintenant réquisitionnés ? Je subis un préjudice financier majeur (sans parler de mes sueurs froides et de mon préjudice moral) !
Ouf, on arrête là l’histoire, ça fait vraiment trop peur. Ou alors non ? Est-ce qu’il y a vraiment préjudice ? Oui et non.
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20.12.2009
Paris: défilé pour les réquisitions
Le Figaro - Quelques centaines de personnes ont manifesté à Paris à l'appel de plusieurs associations pour réclamer l'application de la loi des réquisitions des immeubles vides, a constaté un journaliste de l'AFP. Après un bref rassemblement devant l'église Notre-Dame de Lorette (IXe), le cortège regroupant des militants notamment du Collectif Jeudi Noir, de l'association Droit au Logement (Dal), d'ATD Quart Monde et du Comité des Sans Logis est passé devant plusieurs immeubles vides.
Marchant derrière une banderole proclamant "Urgence, réquisitions", ils ont scandé des slogans appelant à la "solidarité avec les mal logés" ou dénonçant "des expulsions sans relogement". Devant un immeuble de six étages propriété de la Banque de Chine, rue Laffitte (IXe), vide depuis deux ans, Jean-Baptiste Eyraud a interpellé "l'Etat (qui) ne reloge pas les demandeurs de logement, les sans-abri et tous les jeunes qui galèrent tous les jours" à la recherche d'un toit.
Ces immeubles, comme celui de la rue Saint-Marc (IIe) et de la rue Montmartre (IIe) appartiennent à des organismes de crédit ou d'assurance et sont tous vacants depuis plusieurs années. Selon Julien Bayou du Collectif Jeudi Noir, certains bâtiments sont inoccupées depuis 10 ans comme celui de la rue Saint-Marc que le porte-parole de Dal a montré aux personnalités politiques et du spectacle, comme les comédiennes Josiane Balasko ou Miou-Miou.
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11.09.2009
STRASBOURG : LA TAXE SUR LES LOGEMENTS VACANTS SE MET EN PLACE
Les logements vacants bientôt taxés
Le conseil municipal de Strasbourg devrait adopter lundi une taxe d'habitation sur les logements vacants (THLV). Présenté ce jeudi après-midi à la presse, le dispositif vise les biens vacants depuis plus de cinq ans.
La Direction générale des impôts (DGI) a identifié, en 2008 à Strasbourg, 1870 logements «remplissant les conditions de la taxe». Les derniers chiffres disponibles auprès de l'INSEE estimaient le nombre de logements vides dans la CUS à 10.500.
Les logements occupés pendant 30 jours consécutifs durant une des cinq années de référence échapperont à la THLV. Aussi exonérés, les locaux déjà concernés par la taxe professionnelle ou la taxe d'habitation; les logements appelés à disparaître ou à subir de lourds travaux; les biens mis en location ou en vente au prix du marché et ne trouvant pas preneur.
Entre outre, seuls les logements vacants au 1er janvier 2010 seront assujettis, l'an prochain, à cette nouvelle taxe. La taxe devrait rapporter 600.000 euros à la Ville, soit moins de 1% du produit de la taxe d'habitation.
Le Havre, Saint-Etienne, Reims, Clermont-Ferrand, Rennes, Nantes et Morlaix ont déjà instauré cette taxe, permise par la loi portant Engagement national sur le logement (loi ENL, 13/07/2006). Difficile de faire un bilan de sa création, reconnaît la délibération, qui évoque néanmoins «un effet psychologique sur les propriétaires».
Plus d'informations dans un article à paraître demain dans les éditions de Strasbourg des DNA
Manuel Platin - DNA
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17.07.2009
Des squatteurs londoniens rénovent une villa de luxe
(Lavieimmo.com) - Rien ne pouvait préparer Lakshmi Mittal et Richard Desmond à de tels voisins… Trois squatters ont récemment élu domicile dans une maison abandonnée de Bishop Avenue, à Hampstead, quartier chic du nord de Londres plus habitué aux milliardaires qu’aux sans-abri.
Les nouveaux occupants – deux Roumains et un Français - représentent la société Protection and Revenue for Empty Properties (PREP) Ltd. Dans un entretien au quotidien The Guardian, ces « squatteurs professionnels » se définissent comme des « gardiens » et assurent agir dans l’intérêt du propriétaire des lieux en réalisant les travaux nécessaires à l’entretien de la maison, laissée à l’abandon depuis une dizaine d’années. « L’endroit était dans un état déplorable », explique Eduard, l’un des squatteurs. « Maintenant, il y a l’eau courante et l’électricité. Et si les sanitaires fonctionnent, c’est uniquement parce que nous les avons réparés ».
PREP n’en est pas à son coup d’essai. Calin Ciufudean, l’un des deux fondateurs de la société explique au Guardian qu’il s’est spécialisé dans la recherche de maisons abandonnées à remettre en état. L’équipe de squatteurs fait son possible pour prévenir les propriétaires avant leur intervention. « Nous apportons une solution qui ne coûte pas beaucoup d’argent, même si nous conservons les facture des travaux que nous sommes susceptibles de faire », indique Ciufudean. Et si le propriétaire est dans l’incapacité de payer, « nous trouvons une autre solution », poursuit-il, « comme simplement occuper les lieux plus longtemps ». Un service gagnant/gagnant ? Le propriétaire de la maison de Bishop Avenue ne s’est pas encore prononcé sur la question…
E.S.
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21.06.2009
Strasbourg : réunion publique autour de la taxe sur les logements vacants, et naissance de "l'observatoire du logement"
Sur les 10500 logements du privé vacants, 1870 sont repérés comme pouvant faire l'objet de la taxe.
Ce chiffre s'explique par le champ d'application qui exige que les logements soient vacants depuis 5 ans au moins, et qu'ils aient un minimum de confort (eau, salle de bain, etc.)...
Le produit représente environ 622.000 euros. Les modalités techniques à mettre en place seront proposées lors du conseil municipal du 14 septembre prochain, pour une mise en place en janvier 2010.
Cette taxe existe dans une douzaine de villes, mais aucun bilan n'existe pour le moment. Néanmoins il semble qu'elle incite des propriétaires à remettre leur bien sur le marché, à le voir se valoriser, et surtout maintenu dans sa valeur. Encore faut-il les convaincre et les rassurer sur le conventionnement ...
D'autres dispositifs existent qui aideront les propriétaires à remettre sur le marché des appartements qui pour le moment se dégradent, ou sont utilisés à d'autres fonctions (stockage, etc). Les gros bailleurs utilisent toutes ces pssibilités, la Ville souhaite que les petits propriétaires en soient mieux informés, et puissent également y avoir recours.
Pour Philippe Bies même si les résultats peuvent sembler "dérisoires" à certains, lorsque des gens sont sans logement, il n'est pas question de rester les bras ballants, ni de laisser des logements vacants.
Rappel nous est fait que l'objectif fixé dans le PLH est de "produire" 250 logements / an en aquisition amélioration, à côté de la construction de 1 000 logements neufs et de 250 logements en accession sociale : le total fait 1 500 logements / an.
Un des objectifs de Philippe Bies revient à chacune de ces opérations : ramener du logement très social au coeur de strasbourg. Notre ville nous accueille enfin à nouveau, après tant d'années de chasse aux pauvres !
Cette mixité sociale mise à toutes les sauces, va prendre sens, devenir réalité, sous l'impulsion de l'adjoint au maire en charge du logement. Pour preuve, Philippe Bies n'a pas occulté l'hébergement, et des associations auront des appartements situés en centre ville, et en proche périphérie, d'ici quelques mois, avant l'hiver. La problématique de l'hébergement ne serait plus le parent pauvre du logement ? À suivre ...
Bref, pour que cela fonctionne il est nécessaire de mutualiser tous les moyens, toutes les compétences.
Domicoop, la seule AIVS (Agence immobilière à vocation sociale) qui existe, a été laissée pour compte par l'ancienne municipalité. La Ville, Philippe Bies, doit encore réfléchir à lui donner les moyens d'enfin se lancer, d'être suffisament armée pour remplir son rôle.
Bref, cet atelier logement proposé par le parti des Verts de Strasbourg, qui est dans l'éxécutif, a enfin trouvé tout son sens. Il nous propose une réflexion autour des actions menées par la Ville, et la possibilité de lui communiquer nos avis.
En somme cet atelier vient enfin de trouver son identité : L'Observatoire du logement, une sorte de "Conseil Consultatif".
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15.03.2009
RÉUNION DE TRAVAIL SUR LE LOGEMENT PRIVÉ VIDE, HIER AU CARDEK
Rencontre sur le logement N° 2
Notes du Collectif SDF Alsace
Strasbourg compte environ 10.500 logements privés vacants. Les raisons évoquées sont diverses : propriétaires ne pouvant faire face aux frais, ne pouvant s'engager dans des travaux de rénovation, problèmes d'entente entre héritiers, et bien sûr, propriétaires craignant les mauvais payeurs qui, personne ne l'a souligné ne représentent que 3% au niveau national, etc.
Pas de représentant de propriétaires pour en discuter; dommage.
Philippe Bies est d'accord sur le chiffre de 10 500 logements vides que compte Strasbourg, un taux de vacance faible par rapport à d'autres régions, 5 % du parc total. Il s'agit de vacance frictionnelle, c'est à dire un "résidu" provoqué par les mécanismes du marché, et non un signe de blocage.
Après un rappel rapide sur le grand déficit de logements sociaux sur la ville et l'agglomération, Philippe Bies nous explique qu'il doit procéder par ordre en ce qui concerne le privé :
• informer et entraîner les propriétaires à rénover, améliorer leurs logements;
• et ensuite les convaincre de signer des conventions, pour que les logements soient accessibles aux plus démunis...
Tarifs de location au m2 :
11,5 € le m2 pour les loyers libres (le privé)
3,98 € pour du logement aidé
5,35 € pour du logement médian
7,90 € pour le PLS
Ceci explique les difficultés qu'il va rencontrer pour convaincre le privé à conventionner avec des bailleurs sociaux, et même à louer "médian"
Le constat : sur la Communauté Urbaine, environ 6 500 personnes sont hébergées chez des tiers, et nous devons le rappeler, le plan hivernal représente 343 places et concerne plus de 400 personnes sans solution. En face 10.500 logements vides dont seulement 1/3 serait habitable rapidement ... Même si la Ville ne veut pas négliger les logements privés, la démarche proposée ne suffit pas.
La solution du non-logement et du mal logement se trouve surtout dans la construction de logements sociaux sur toute la Communauté Urbaine.
Alain Jund, lui aussi présent, nous rappelle que Philippe Bies a rencontré tous les maires... Si certains sont réticents à "accueillir" des logements aidés sur leur commune, un grand nombre semble moins frileux.
L'objectif de construire 1500 logements par an est possible.
Et ce, malgré le désengagement de l'État, qui, utilise les dernières cartouches du 1% logement ...
L'engagement financier de la Communauté va plus que doubler, passant de 7 Millions d'euros à 18 Millions d'euros !
Car l'objectif prioritaire est « d'agir sur le parc public » et de construire.
La Ville à programmé différentes actions
PLH : Des objectifs qualitatif et quantitatif par commune, pour Philippe Bies c'est une "garantie" supplémentaire pour atteindre l'objectif des 1500 logements par an;
GRL : Pour commencer, Philippe Bies s'engage sur 150 logements privés par an. La gestion se fera, peut être par une AIVS (Agence à Vocation Sociale)
Application de la taxe d'habitation aux logements vides depuis plus de 5 ans et qui existe dans d'autres villes, est à l'étude.
PLAI (logement aidé) : décision d'augmenter les subventions PLAI de 6000 € à 9000 € (par logement)
RÉNOVATION/RÉHABILITATION : fermement décidé à agir aussi sur l'existant, la Ville s'engage à accorder une aide supplémentaire qui agira sur la maîtrise des charges.
En avril, un plan patrimoine sera voté (on espère) et permettra la mise en place d'une commission qui étudiera tout le patrimoine de Strasbourg (emplacements, état des lieux, etc)
La Ville s'engage à vendre ou à transférer sous bail emphytéotique une partie de ses logements vacants aux bailleurs sociaux.
Programme d'intérêt Général : 3000 € supplémentaires aux propriétaires, pour chaque logement sorti de vacance. Ce programme sera porté par la CUS et l'ANAH.
Alain Jund également présent à précisé que la question pour atteindre l'objectif des 1500 logements est : où-quand-comment
avec l'intention de multiplier par 3 le PLAI (logement aidé) sur l'ensemble de la Communauté.
Dans quelques mois des éléments plus précis sur les logements vides nous seront communiqués avec l'enquête insee en cours.
Et le foncier ?
Sur la CUS le foncier est quasiment maîtrisé, mais aucune réserve n'a été faite auparavant.
Il y à des secteurs "repérés" jusque là, "abandonnés". Le déplacement des personnes, la "vie" des quartiers étant incontournables, le projet de prolongement du tram, offre un nouveau potentiel de constructions. Le Port du Rhin, le quartier des Poteries sont évoqués
Philippe Bies nous livre que sa vision de la rénovation urbaine va jusqu'en 2014 ...
Prochain rendez-vous dans 2 mois ...
09:12 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : philippe bies, strasbourg, cus, rénovation urbaine, logements vacants, logements sociaux |
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24.12.2008
pour noel un toit pour tous
13:14 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : logement, logements vacants, sans abri, mal logés |
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20.09.2008
Contre la crise du logement et la loi Boutin : Un logement pour tous !
La crise du logement bat son plein :
En hausse : Les expulsions et le désespoir qui les accompagnent, les sans logis, les mal-logés, les surendettés, les galériens du logement, les bidonvilles, le camping imposé ….
En hausse : le harcèlement et la répression des précaires du logement, des gens du voyage, des Roms, des migrants ou des occupants d’habitats alternatifs, les placements d’enfants faute de logement décent, les discriminations…
En hausse les difficultés pour se loger, les loyers et les charges, les profits immobiliers, fonciers et locatifs, les aides financières aux gros propriétaires, la spéculation immobilière, la destruction des quartiers populaires dans les centres ville et les quartiers HLM …
En baisse : les attributions HLM, les logements accessibles à tous, les conditions de logement des ménages modestes, les moyens d’hébergement, le budget logement de l’État pour 2009, les droits des locataires et des mal-logés..
Un projet de loi logement rétrograde :
Présenté par Mme Boutin en octobre, ce projet renforce la crise du logement, et soutient le monde de l’immobilier, de la spéculation et de la finance.
Après avoir baissé le budget logement de 2009 (-7%) et privatisé une grande partie du Livret A (qui finance la construction des HLM), elle présente cette loi pour accélérer les expulsions, imposer la dérégulation des loyer et la vente des HLM, détourner l’argent des bailleurs sociaux et du 1% logement, attaquer le droit au maintien dans les lieux des locataires HLM, vider de son contenu la loi SRU qui impose des HLM (par exemple à Neuilly) …
Nous exigeons :
L’arrêt des expulsions • la mise en œuvre concrète du droit au logement et à un habitat choisi • les mesures pour rendre accessible à tous le logement l’énergie et le foncier, pour construire massivement et soutenir le logement social de qualité • l’application de la loi de réquisition des logements vacants • le retrait de la plus grande part du projet de loi Boutin…
Nous appelons à la mobilisation de tous, de ceux et celles qui veulent s’en sortir, et de ceux et celles qui les soutiennent :
- Manifestation samedi 11 octobre, 3 jours avant l’examen de la loi Boutin et date anniversaire de la loi de réquisition, …
- Caravane de la crise du logement (de Pau à Paris du 14 octobre au 2 novembre) (AppelCaravane.doc)
- Tous à Marseille les 23 et 24 novembre contre L’Europe des spéculateurs, de la crise du logement, du logement cher, de la marchandisation du logement …
Agissons tout au long de l’examen de la loi Boutin !
Premiers : signataires : AITEC, ATTAC, CDSL, DAL, Exception Culturelle, PCF, SDF ALSACE...
09:36 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
| Tags : crise du logement, loi boutin, sans-abri, mal logement, logements vacants |
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08.08.2008
DAL NPDC : SUITE À LA TORNADE D'HAUTMONT
DROIT AU LOGEMENT NORD/PAS-DE-CALAIS
68 rue du Marché, 59000 LILLE (métro Gambetta) Permanence le mercredi à 17 h
Lille, le 8 août 2008
COMMUNIQUE DE PRESSE
SUITE A LA TORNADE D’HAUTMONT
Suite à la tornade qui a frappé le secteur d’HAUTMONT, le DAL ne peut que s’associer au désarroi des familles touchées par cet événement. Il constate la rapidité des secours et l’élan de solidarité qui s’est mis en place très rapidement. Cependant il constate la lenteur avec laquelle le gouvernement réagit face à la situation désespérée des familles. Bien qu’une aide d’urgence doit être débloquée prochainement, le conseil des ministres devant traiter ce sujet n’est programmé que fin Août ! Que penser alors des délais concernant la reconstruction !
Les premières estimations laissent à penser que 1600 logements sont endommagés et que 250 d’entre eux sont inhabitables. Le DAL demeurera vigilant quant aux solutions apportées aux sinistrés, il œuvrera dans l’intérêt des familles et usera de tous les moyens à sa disposition pour accélérer les procédures de relogement. En ce qui concerne l’urgence il est bon de noter que le Maubeugeois et le Valenciennois dispose d’un parc suffisant de logements vacants et qu’une loi, celle d’octobre 1945, permet de réquisitionner ces vacants afin d’y loger des personnes à la rue. Il ne s’agit donc ici que d’une volonté politique afin de résoudre les situations de ces sans-abri.
Avec tout notre soutien,
Pour le DAL, son Président
Philippe DELTOMBE
Tél. : 03.20.14.35.12 Répondeur-Fax : 03.20.30.89.30
Site : www.dalnpdc.fr E-mail : dalnpdc@neuf.fr
12:21 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : dal nord pas de calais, mal logement, tornade d'hautmont, logements vacants |
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28.05.2008
La Haute-Garonne veut inciter les propriétaires à louer
Le Conseil général de Haute-Garonne vient de lancer une campagne de communication visant à aider les propriétaires, pour les inciter à louer leurs logements vides.
Inciter les propriétaires à louer leurs biens : c’est l’objectif du Conseil général de la Haute-Garonne, qui vient de lancer un dispositif pour que les 30.000 logements vacants que compte le département soient mis en location
Dans la campagne de communication lancée cette semaine, le Conseil général explique vouloir mieux répondre aux contraintes des propriétaires, afin de les encourager à louer. Une aide financière à hauteur de 30% est à leur disposition pour effectuer des travaux de remise en état s’ils sont nécessaires, et le Département s’engage à assurer la gestion locative en partenariat avec la SA HLM des Chalets.
Le département de Haute-Garonne, par ce biais, veut limiter le nombre de logements vides et diversifier l'offre de logements sur tout le territoire, en zone urbaine comme en zone rurale.
Source BIACTU
06:49 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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18.04.2008
C'est ça la France
En France, selon le Ministère du Logement
• 1,6 millions de personnes vivent dans des logements sans douche ou sans toilettes.
• Plus d’un million de Français sont logés en « situation de surpeuplement accentué »,
• 550 000 personnes vivent dans des hôtels dont 50 000 enfants,
• 146 000 dans des maisons mobiles et 86 000 sont sans domicile et vivent dans la rue.
Pourtant,
• près de deux millions de logements sont vacants en France, dont 136 554 à Paris.
Autre aberration :
• seuls 32 000 logements à Paris payent la taxe pour le logement vacant alors que plus de 136 000 sont concernés
Mais les autorités préfèrent fermer les yeux. Et vous ?
08:39 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : France, logements insalubres, surpeuplement, hébergement en hôtel, sans domicile, maisons mobiles, logements vacants |
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11.04.2008
Sud : La saga des logements vides
par Fédération DAL
Quelles sont les réalités de logements vacants et de demandes sociales dans les grandes villes comme Toulon, Marseille, Avignon ou Montpellier ? Nous avons demandé à nos agences un éclairage sur chacune d’entre elle. Et du Var à l’Hérault en passant par le Vaucluse ou les Bouches-du-Rhône, les mêmes réalités sont constatées sur le terrain, au-delà des chiffres officiels… Bouches du Rhône : une réalité de terrain qui ne ment pas
Aujourd’hui, les besoins en logements sociaux sont estimés à plus de 20 000 par l’ensemble des organismes et associations départementales du logement (collectif Vie et terre, DAL, CNL…). Dans le même temps, le nombre de logements vacants continue de progresser. Bien qu’aucune étude sérieuse n’ait été menée sur le sujet, l’ensemble des acteurs associatifs s’accorde sur l’évaluation de 33 000 appartements vides dans les Bouches-du-Rhône. Du côté de la préfecture, « rien ne permet de certifier ces chiffres ». Le contingent préfectoral des habitations à caractère social s’élève à 20 000 au niveau départemental avec l’enregistrement de 10 000 demandes actives à la fin 2007. Les logements vacants sont recensés au nombre de 1236.
Si les chiffres ne sont pas toujours vérifiables, la réalité du terrain elle, ne ment pas. L’hémorragie des expulsions est plus que jamais d’actualité depuis la fin de la trêve hivernale et les associations reprennent le flambeau du droit au logement. Elles dénoncent la pénurie des logements sociaux avec en toile de fond, « l’abandon des pouvoirs publics en matière de construction au profit de la spéculation immobilière », comme le note Claude Lobreaux, animateur et porte-parole du DAL (Droit au logement) Marseille. Le réseau des associations en appelle au gel des expulsions ainsi qu’à l’application de la loi DALO (Droit au logement opposable) et de l’ordonnance de 1945 sur les réquisitions. Maires et préfets peuvent procéder à la prise de possession des locaux à usage d’habitation vacants, en vue de les attribuer aux personnes dépourvues ou en situation d’expulsion. La loi du 29 juillet 1998 contre l’exclusion prévoit « un financement public de remise en conformité des logements réquisitionnés », selon Marc Gastaldello, animateur du collectif Vie et Terre qui estime par ailleurs les logements vides « suffisamment nombreux pour appliquer la loi de réquisition ».
Au Levant, on reste en rade
A Toulon, pas facile de compter le nombre exact de logements vides. Par centaines ? Par milliers ? Il faut dire que le sujet est brûlant, en Rade, où le maire Hubert Falco a été sérieusement chahuté dernièrement pour non-respect de la loi SRU. En 2002, un élu régional écologiste toulonnais, Philippe Chesneau, estimait à 11% le nombre de logements vacants dans le port du Levant, dont « 850 » au moins appartenant au parc HLM de la commune. En résumé, un parc délabré, souvent public, est toujours laissé à l’abandon en basse-ville, dans le très célèbre « Petit Chicago ». En cette zone, malgré des efforts réels, la situation reste particulièrement désolante pour les plus pauvres et les populations immigrées. La spéculation immobilière entraîne tous les retards en matière de réhabilitation et de mise à disposition de logements vides. En haute ville, la situation est différente mais tout aussi pénalisante. De riches propriétaires cumulent les acquisitions dans les grandes tours plantées sous le Faron. Pas question de louer mais bien plus de laisser « monter les prix » avant la revente. Jean-Claude, copropriétaire à l’Elizabeth, dont les deux appartements sont dûment occupés, le dit comme ça : « Sur nos 18 étages, on peut parfois entendre sonner le creux derrière les portes. Que ce soit au nord de l’immeuble ou même au sud (avec vue imprenable sur la mer, ndlr). Quand on connaît les besoins ici, c’est parfaitement choquant ». Contrairement aux idées reçues, la grande cité, porte de la Côte d’Azur, est une ville pauvre, où 80% de la population est éligible au logement social. Avignon : 5 500 logements vides On compterait sur Avignon, quelques 5 500 appartements vides sur le parc privé. Craignant d’être victimes de mauvais payeurs, certains propriétaires s’obstinent à ne plus louer. En période de crise, laisser des appartements en jachère peut surprendre. « Les propriétaires qui préfèrent ne pas louer, cela pose un problème de politique publique », commente maître Alain Ducros qui affirme qu’« ils se tirent une balle dans le pied : le bien leur coûte plus qu’il ne rapporte ». Ce notaire avignonnais estime que si les désagréments avec un locataire éventuellement indélicat sont des freins à la location, il relève qu’« un logement vide peut se vendre 20% plus cher. » Depuis 1998, le prix de l’immobilier augmente de 10% par an. Certains préfèrent « ne pas louer ou ne pas vendre pour capitaliser des biens qui peuvent doubler à la revente » explique-t-il. Face aux appartements inoccupés, en 2006, la loi portant engagement national sur le logement s’est attaquée à la question, laissant la possibilité aux communes de faire appliquer la taxe d’habitation sur les logements vacants depuis plus cinq ans. Plusieurs communes vauclusiennes y ont souscrit dont Avignon. Les premières mises en recouvrement par les services fiscaux ont eu lieu en décembre 2007. « Les seules retombées que nous avons eues » note un agent immobilier de l’extra muros, « ce sont des questions de la part de certains propriétaires comme quoi ils trouvaient le dispositif bien embêtant. » Un dispositif qui ne concerne pas les logements occupés plus de trente jours consécutifs au cours des deux années précédentes. Les appartements ouverts à la location en période de festival d’Avignon échapperaient dans ce cas aux mesures prévues par loi ! De même ceux dont la vacance est imputable à des logements inhabitables, invendables ou non louables au prix du marché. Pour tenter de remettre ces appartements sur le marché, les aides se multiplient via l’opération d’amélioration de l’habitat Avignon Intra Muros 2007-2013. Plus de 5000 euros de prime par logement vacant remis sur le marché avec une aide pour les travaux allant de 30 à 95%. Néanmoins, cette « générosité » aurait des résultats limités : en octobre dernier, on enregistrait 11 dossiers en cours de montage représentant 30 logements supplémentaires…. Montpellier : 10 000 demandes en attente
A Montpellier, avec près de 250 000 habitants, on dénombre quelque 138 000 logements. Mais il reste assez difficile de connaître le nombre précis de logements vacants en 2008. Si l’on se réfère à une étude commandée récemment par la société immobilière Solvimo, 8% de ces 138 000 logements seraient vacants, ce qui porterait leur nombre à 11 040. Durant la campagne des municipales le chiffre de 20 000 logements avait été évoqué justifiant l’exigence de réquisition pour aux 10 000 demandes de HLM en attente. Cette estimation se rapproche cependant, dans sa traduction chiffrée, de celle fournie par la Direction départementale de l’Équipement (DDE). Selon les sources de la DDE (chiffres 2005 Filocom), il y avait à cette époque à Montpellier, 18 000 logements vacants répartis ainsi : 9700 logements étaient inoccupés depuis moins d’un an, 6000 l’étaient depuis un à trois ans, et 2 300 l’étaient depuis plus de trois ans. C’est dans la deuxième catégorie que l’on peut trouver des logements susceptibles de rompre avec la vacance, 2000 environ. Car sur ces 6000 logements inoccupés, un tiers serait irrécupérable voire bon pour la démolition, tandis qu’un autre tiers ferait l’objet de travaux lourds de réhabilitation, quand ils ne seraient pas bloqués par une procédure d’héritage. La DDE affirme que la tendance à la vacance semble en baisse, du fait de la crise du logement. Reste à connaître le degré de cette tendance et le nombre précis de logements vacants à Montpellier en 2008. Mais une chose est sûre : plus le nombre de logements vacants est élevé, plus le prix des loyers flambe. Et la capitale languedocienne ne coupe pas à cette triste règle. « A Montpellier, on a des loyers plus élevés que si tous les logements étaient loués », confirme le directeur d’une agence immobilière.
Article paru dans la Marseillaise du 10 avril 2OO8 Etat des lieux Claude Gauthier (Toulon) Mathieu Gentile (Avignon) Nicolas Ethève (Montpellier) Emmanuelle Barret (Marseille) Photos B. Isolda, M-L. Thomas, M. Benhayoun
06:05 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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05.12.2007
Interview : Jeudi Noir
Malgré les mobilisations estudiantines contre la loi Pécresse, la crise du logement étudiant, pourtant majeure, ne semble pas être au cœur des préoccupations. Plutôt pessimiste, Manuel Domergue, de Jeudi Noir, apporte son éclairage sur cette crise.
Lemagazine.info : Quels sont les objectifs de Jeudi Noir ?
Manuel Domergue : Le collectif Jeudi Noir s’est créé en octobre 2006, à la suite de la création, un an plus tôt, de Génération Précaire, qui dénonce l’exploitation des stagiaires dans les entreprises. Au-delà du problème des stages, on s’est aperçu qu’il existe aussi une sorte de fracture générationnelle dans la crise du logement. Aujourd’hui, les jeunes paient en premier la bulle immobilière. A partir de là, on a fini par prendre une place qui était inoccupée jusque-là dans l’espace public : celle de la défense des jeunes locataires.
Lemagazine.info : Quel est votre constat concernant la crise du logement des étudiants ?
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06:20 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : logements sociaux, logements vacants |
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28.11.2007
Interpellation des élus parisiens : Pour ou contre l’application de la loi de réquisition des logements vacants ?
Depuis quelques mois, nous menons une campagne pour l’application de la loi de Réquisition, à travers différentes actions en direction des pouvoirs publics. Madame BOUTIN, Ministre du Logement, avait déclaré publiquement « qu’elle n’excluait pas d’appliquer la Loi de Réquisition ». Plusieurs élus municipaux se sont également récemment déclarés favorables à l’application de cette loi. Le 11 octobre 2007, nous avons déposé symboliquement auprès de Madame la Ministre une centaine de formulaires de demande d’attribution d’office.
Le 1er novembre, place Stalingrad, nous organisions l’installation d’un campement et d’un bureau de dépôt des demandes d’attribution d’office, les familles mal-logées en ont été rapidement évacuées. Pendant le mois de novembre, le CAL a participé avec les autres associations de soutien aux mal-logés à des manifestations de dénonciation d’immeubles vacants propriétés de groupes institutionnels et de banques.
A Paris et en Ile de France, la crise du logement est criante, durable et sévère. A Paris, plus de 10 000 personnes dorment dans la rue, près de 4000 familles avec enfants vivent à l’hôtel et dépensent plus de 70 % de leurs revenus pour faire face à des frais hôteliers exorbitants. Les expulsions locatives sont en constante augmentation. 109 000 personnes sont en attente d’un logement social à Paris. Les mal-logés cumulent tous les critères de priorité mais doivent attendre des années, parfois plus de 10 ans pour obtenir un toit.
Face à la gravité des situations des personnes à la rue et/ou hébergées très précairement à l’hôtel, la Réquisition des logements vacants s’impose comme mesure d’urgence. Madame BOUTIN doit passer à l’acte et réquisitionner, avant l’hiver, les immeubles vacants à Paris. Dans le cadre de notre campagne pour l’application de la Loi de Réquisition des logements vacants, dans le prolongement de ces actions, pour poursuivre notre démarche et obtenir des réponses, nous avons décidé, à quelques mois des élections municipales, et en ce début d’hiver, de consulter les élus parisiens sur une des principales préoccupations des franciliens.
Nous avons lancé une large consultation : 200 courriers ont été adressés aux élus parisiens, maire de Paris et adjoints, maires d’arrondissements et adjoints au logement, membres du conseil de Paris. Nous demandons aux élus de se prononcer pour ou contre l’application de la Loi de Réquisition comme mesure d’urgence contre la crise du logement. Les résultats de notre consultation seront rendus publics lors d’une conférence de presse mi-décembre.
Comité Actions Logement
Maison des associations Boîte n°29
15 pass Ramey 75018 Paris
Tel/Fax: 01-42-57-14-62
http://www.comite-actions-logement.org
04:50 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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