22.01.2011
Communiqué : Plus de 130 000 nouveaux logements sociaux en 2010 : Info ou Intox ?
C’est avec un certain culot que Benoit APPARU, secrétaire d’Etat au logement, a annoncé hier à la presse le financement de plus de 130 000 nouveaux logements sociaux en 2010, soit un niveau inégalé depuis plus de 30 ans. Hélas, la réalité est tout autre et ce chiffrage nécessite quelques explications supplémentaires. Ce « bidonnage » pourrait être amusant s’il ne servait à masquer un sujet aussi grave que les difficultés croissantes d’accès au logement de la population ; qu’il s’agissent des ménages modestes, des jeunes et des personnes âgées, des travailleurs migrants et même des « classes moyennes » dans les métropoles !
Le chiffrage annoncé (131 509) provient en fait de la concaténation des volumes de prêts programmés par la Caisse des dépôts en 2010 sur la ressource des fonds d’épargne (c'est-à-dire les ressources d’épargne populaire (LA, LDD, LEP) qu’elle centralise partiellement). Il y a évidemment un décalage temporel important (3 à 4 ans) entre la programmation d’un financement de programme et la livraison effective de logements ; en outre, pour des raisons diverses, un certain nombre de programmes autorisés et financés (entre 5 et 10 %) n’aboutit jamais.
Selon les chiffres produits par la CDC, seuls 50,2 % des prêts consentis en 2010 concernent des Prêts locatifs à usage social (PLUS), c'est-à-dire de « vrais HLM ». Près de 30 % constituent des PLS qui en fait s’adressent aux populations ayant des conditions de ressources 20 % supérieures au plafond exigé pour les HLM (qui couvre pourtant de 60 % des ménages). Les 20 % restant concernent les PLAI, c'est-à-dire essentiellement de petits logements (studios et 2 pièces) réservés aux personnes en difficulté et accompagnées d’un dispositif d’insertion et de suivi social.
A l’intérieur de ce volume global et en l’absence de tout fléchage ou traçabilité des financements, on ne peut discerner les programmes correspondants en fait à des reconstructions de logements sociaux démolis dans le cadre des opérations ANRU par exemple ou de ceux qui sont devenus obsolètes ou insalubres (rappelons qu’une bonne partie du parc social a plus de 50 ans). Il est en effet bon de souligner que chaque année des dizaines de milliers de logements sociaux disparaissent soit par suite de démolitions, soit par suite d’opérations d’accessions sociales (l’objectif fixé par le gouvernement est de 40 000 par an) soit par suite de « déconventionnements »…
Enfin, il faut aussi noter que 2010 fut l’année de réalisation de la cession en bloc, par ICADE (ex-SCIC) de près de 30 000 logements à vocation sociale en région parisienne à un consortium d’OLS (organismes HLM) ; opération réalisée et financée sur fonds d’épargne (au bénéfice des actionnaires publics et privés d’ICADE, filiale de la CDC) mais ne changeant rien, dans les faits, à la situation des demandeurs de logements sociaux. C’est également en 2010 que furent réalisées les opérations dites de rachat de VEFA (ventes en l’état futur d’achèvement) ; c’est à dire le rachat en bloc, moyennant une décote légère, à des promoteurs privés par des organismes HLM (OLS) de programmes de constructions de logements…ces opérations dont l’objectif réel était le « sauvetage » économique de certains promoteurs suite à crise financière de la fin 2008 devaient concerner globalement 30 00O logements, suivant les déclarations réitérées par N.SARKOZY.
Conclusion :
S’il est incontestable que le volume de prêts consentis en 2010 par la CDC sur fonds d’épargne a très fortement progressé en 2010 pour atteindre un niveau inégalé depuis longtemps, il est tout aussi patent que ceci correspondra dans les faits , et hors éléments exceptionnels, au financement de la construction d’environ 30 à 40 000 logements sociaux réellement nouveaux , soit le rythme observé effectivement depuis une vingtaine d’années.
Ce alors, que le nombre de demandeurs de logements sociaux vient d’atteindre les 1,2 millions, que le nombre de sans logis et de mal logés atteint des niveaux records (plus de 3 millions) et que le poids des dépenses de logement dans le budget des ménages ne cesse de croitre dangereusement.
Dans ce contexte catastrophique, il y a fort à parier que les motivations du secrétaire d’état au logement à se dresser un tel satisfecit sont multiples ; nous en relèveront deux :
Masquer les effets du désengagement de l’Etat en matière d’aide à la pierre : la contribution de l’Etat au financement du logement social en 2011 ne devrait pas dépasser 500 millions d’euros (soit pour le coup, un record à la baisse inégalé).
Laisser croire, alors que la bataille sur le niveau de centralisation à la CDC des fonds d’épargne populaire fait rage entre les banques et la Caisse des dépôts, que cette dernière dispose d’ores et déjà de ressources suffisantes pour répondre aux besoins actuels et futurs de logement sociaux.
Paris, le 21 janvier 2011
Contact : jean-philippe Gasparotto (06 07 94 11 20)
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11.01.2011
fait chier
la neige, le verglas et maintenant la pluie. Remarque l'été aussi est chiant, on transpire, on pue...
ouais à bien y réfléchir toutes les saisons sont merdiques pour le sans logement.
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10.01.2011
2011 sera pire
Les entreprises du CAC 40 font des records de dividendes, les banques responsables de la crise sont aidées avec l'argent du contribuable à qui le gouvernement prend, prend, prend sans discontinuer...
Vivre quelque part
• Hausse des loyers
• Hausse de l'électricité et du gaz
• Hausse des assurances et des mutuelles
Manger
• Hausse des denrées alimentaires : lait, blé, céréales, huile, sucre, viande, ...
• Hausse du prix de l'eau
S'habiller
• Hausse du coton
Se soigner
• Hausse des franchises médicales, des actes médicaux,
• Non remboursement de beaucoup de médicaments et des transports en ambulance
Se déplacer
• Hausse des transports
• Hausse des carburants : gasoil, essence, ...
S'informer, s'inscrire à Pôle-emploi, ...
• Hausse des offres triplay (tel, internet, tv)
L'avenir des enfants
• Hausse de la papeterie
• Hausse des inscriptions en Fac
Et puis
• Hausse du tabac,
• Hausse de la taxe d'habitation
• Retraite volée
Plus d'emploi à plein temps! Partout la création d'emplois est précaire...
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09.01.2011
Incendie et magouilles autour du squat La Friche RVI
Episode numéro 1
Frichards sur le parking, la lutte s’organise ! >> Récapitulatif !
Comme vous le savez surement un incendie a ravagé une partie de nos locaux il y a peu… et donc notre voix fut portée par d’autres canaux … mais dès aujourd’hui vous pouvez à nouveau suivre les aventures resoparking sur le blog :D
Récapitulatif :
Dans la nuit du 19 au 20 décembre, un incendie dont la cause reste a identifier à ravagé 2000m² du site de la friche RVI, lieu autogéré pluridisciplinaire et unique qui pendant 8 ans a accueilli nos pratiques, nos rêves et nos vies.
Dans les heures qui ont suivi le sinistre, un important dispositif policier a bouclé le site, matraques à la main, pendant que les commissions d’experts envoyées par le grand lyon, propriétaire du site, posaient un arrête de péril sur toute la friche, interdisant toute utilisation des 33 000 metres carrés qui n’ont pas été détruits…
De nos affaires, créations, matériaux et outils, nous n’avons pu récupérer que le strict minimum, sous l’étroite et insupportable surveillance de la flicaille. Les portes se sont fermées dernière nous, soudées au fur et a mesure que les derniers camions sortaient.
Cet incendie en arrange plus d’un.e: une procédure d’expulsion était en cours depuis cet été, et la mairie blessée dans son orgueil n’avait toujours pas digérée que la mobilisation des frichard.e.s ait pu arracher un délai de 6 mois à un tribunal particulièrement clément. De même, la promotion immobilière rode autour de ce site gigantesque, en partie classé, dans un quartier en pleine restructuration. D’ailleurs ce 5 janvier on a vu apparaître Rue Feuillat un permis de démolir signé le 17 décembre…
Depuis ce 20 décembre nous voilà exilé.e.s sur notre parking, avec charrettes et camions, casseroles et bidons, chiens et chats, et comme les chantiers collectifs tiennent chaud, nous avons rebati.e.s une miette de friche a l’ombre de notre vieille usine maintenant silencieuse. Nous essayons d’y rebâtir un avenir sur les cendres, car nous ne souhaitons pas en rester là. On ne peut ignorer la manière étrange dont résonne ensemble cet incendie, la menace de la loi LOPPSI et notre nouveau village de camions et de cabanes, que nous voudrions une occupation de l’espace publique.
Nous sommes convaincu.e.s que la période est cruciale et que si nous n’agissons pas maintenant nous le regretterons amèrement, nous ne voulons pas que le déchirement que nous avons vécu.e.s a voir nos vies détruites par les flammes et piétinées par les bottes des keufs soit peine perdue et fasse les beaux jours des promoteurs immobilier qui transforment nos villes en prisons.
Peu à peu, le camp s’est ‘organisé et aurait voulu proposer des activités publiques, remettre en route certains ateliers et intercaler des temps de réunion pour définir la suite, que l’on voudrai aussi flamboyante que la nuit où nous avons du quitter notre lieu de vie et d’échange.
Entre-temps, nous avons besoin de soutien humain et matériel, et invitons cordialement au peuplement de notre nouvelle petite zone de non droit, accès à l’eau et à l’électricité aléatoire,
vue privilégiée sur 8 ans de graff sur les murs, abondance de bouffe de récupe et de chaleur humaine autour des braséros.
VOIR LES TEMOIGNAGES DES HABITANTS DE LA FRICHE :
http://www.friche-rvi.org/V3/?s=videos
***
Episode numéro 2
Enquête en cours sur les causes officielles de l’incendie
Selon le fonctionnaire de la république en charge de l’enquête, la police privilégie largement la cause accidentelle même si les fastueuses fêtes de fin d’année ont donné une (di)gestion lente de ce qui a pu se passer.
Selon eux donc un problème électrique du à des compteurs électriques surchargés (ndlr: dans un endroit peu peuplé). Nous n’aurons les résultats finaux qu’apparemment dans deux mois, des auditions doivent avoir lieu d’ici la fin de semaine et fin janvier.
****
Episode numéro 3

Ci-dessus les permis de démolir affichés ce 6 janvier 2011
Incroyable mais vrai
Ce matin même, c’est-à-dire le 5 janvier 2011, 2 permis de démolir ( attribués par monsieur le maire de Lyon respectivement à la S.E.P.R – Société d’Enseignement Professionnel du Rhône – pour 12736,13m2 et à la F.C.M.B – Fédération Compagnonnique des Métiers du Bâtiment – pour 8643 m2) ont été affichés rue feuillat, sur les murs de la friche… Qu’y-a-t-il d’exceptionnel ? Les deux permis ont été délivrés ( ce que les frichards et frichardes ont donc appris le jour même de l’affichage ) le 17 décembre 2010, soit 3 jours avant l’incendie de la Friche dont les causes restent indéterminées…
On a déjà dit à quel point la procédure de sécurisation du lieu et l’absence de communication de la mairie normalement due aux sinistrés nous était apparues comme l’administration minutieuse d’une énième expulsion de squat, lors même que nous n’avons jamais été sans droit ni titre. On a déjà dit également que la mairie et la S.E.P.R étaient de toute évidence particulièrement « ennuyées » (pour ne pas dire plus) d’avoir « perdu » leur procès, laissant 6 mois de délai aux frichards et frichardes, ce qui, de fait, allait ralentir l’édification de leurs projets sur le site. Ce qui est assez surprenant, c’est que la mairie, par l’affichage de ces permis de démolir à l’évidence non-antidatés, ne semble pas s’inquiéter outre mesure d’alimenter elle-même le climat de suspicion entourant cet incendie et par là même alimenter notre sensation d’être traiter comme de la merde ou des rats à chasser.
La mairie est grande, la mairie se sent forte, pleine de son bon droit, la mairie n’en a strictement rien à branler de nous autres, pauvres déchets dont « le squat à brulé » (dixit le maire du troisième dont on se demande bien d’où il tire ses informations). La nouveauté ici c’est qu’elle nous le dit explicitement.
Dont acte.
Sources :
http://www.friche-rvi.org/
http://reso.dontexist.org/
05:17 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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08.01.2011
Être sans domicile, avoir des conditions de logement difficiles
INSEE / Être sans domicile, avoir des conditions de logement difficiles
La situation dans les années 2000
Pierrette Briant, Nathalie Donzeau, division Logement, Insee
Résumé - En France métropolitaine, dans la deuxième moitié des années 2000, 133 000 personnes étaient sans domicile : 33 000 en très grande difficulté (entre la rue et les dispositifs d'accueil d'urgence), 100 000 accueillies pour des durées plus longues dans des services d'hébergement social ou dans un logement bénéficiant d'un financement public. Par ailleurs, 117 000 personnes, également sans logement personnel, recouraient à des solutions individuelles (chambres d'hôtel à leurs frais ou hébergement par des particuliers).
En outre, 2,9 millions de personnes vivaient dans des logements privés de confort ou surpeuplés, le cumul des deux insuffisances concernant 127 000 personnes.
Sommaire
Qualifier et quantifier la privation de logement ou de confort
Si une grande majorité des ménages ont profité de l'amélioration du parc de logements depuis 50 ans, certains en sont restés exclus. Les situations de grande difficulté vont de l'absence de logement à la privation de confort, mentionnées dans la loi Dalo (encadré 1). Ces situations sont souvent délicates à repérer (sources) et ne peuvent donc être mesurées que de manière approchée par les statistiques.
133 000 personnes sans domicile dont 33 000 sans abri ou hébergées pour des durées très courtes
Des établissements sociaux, spécialisés dans l'hébergement d'urgence, accueillent des personnes sans abri, dormant habituellement dans un lieu non prévu pour l'habitation. Ces structures complétées par les nuitées d'hôtel, offrent un hébergement inconditionnel, mais d'une durée limitée (de quelques jours à quelques semaines). Les passages entre la rue ou les abris de fortune et les centres d'urgence sont donc fréquents. Au total, 33 000 personnes étaient dans l'une ou l'autre de ces situations dans la deuxième moitié des années 2000 en France métropolitaine. Il s'agit d'une population masculine, urbaine, et pour près de la moitié, francilienne. D'autres établissements sociaux (centres d'hébergement et de réinsertion sociale, établissements d'accueil mère-enfant, centres dédiés aux demandeurs d'asile etc.) accueillent pour des durées plus longues des personnes qui rencontrent des difficultés sociales et de logement : ils hébergent 66 000 personnes dont 30 % de mineurs et 40 % de femmes (ces dernières ne représentent que 21 % des personnes sans abri et en centre d'urgence). L'Île-de-France concentre le quart des places, un autre quart est réparti entre Rhône-Alpes, Provence - Alpes - Côte d'Azur et Nord - Pas-de-Calais. Par ailleurs, 34 000 personnes environ étaient accueillies dans des logements ou des chambres conventionnés à l'aide au logement temporaire , en places d'urgence ou de plus longue durée.
38 000 personnes à l'hôtel et au moins 79 000 hébergées chez des particuliers
Outre les personnes sans domicile, d'autres encore n'ont pas de logement personnel : elles résident à l'hôtel à leurs frais ou sont hébergées par un parent ou un ami. En 2006, 38 000 personnes vivaient à l'hôtel. Une partie d'entre elles, que l'on ne peut dénombrer, relevaient de la catégorie précédente des personnes dont le loyer est pris en charge au titre de l'hébergement social, mais toutes ont en commun des conditions de logement médiocres, les chambres ne disposant pas de sanitaires dans la majorité des cas et ne permettant pas de cuisiner. Un quart de ces chambres abritent plus d'une personne. Ce type d'hébergement est essentiellement francilien et masculin. On compte très peu de personnes âgées, mais des enfants en proportion presque équivalente à la moyenne métropolitaine (17 % des résidants à l'hôtel ont moins de 18 ans contre 22 % dans la population métropolitaine).
Une solution en principe moins onéreuse est de se faire héberger chez un parent, un ami ou une connaissance. En 2002, sans compter les étudiants, 79 000 personnes de 17 à 59 ans résidaient dans des ménages avec lesquels elles n'avaient pas de lien familial direct (ascendant ou descendant). Elles indiquaient ne pas avoir les moyens financiers d'occuper un logement indépendant. Ces situations touchent plus particulièrement des hommes, des Franciliens et des jeunes ; 43 % de ces personnes travaillaient, le plus souvent en tant qu'ouvriers ou employés.
À ce « noyau dur », on peut ajouter les enfants (ou petits-enfants) qui vivent chez leurs parents ou grands-parents, faute de pouvoir accéder à l'autonomie résidentielle. Sont probablement dans ce cas une majorité des plus de 25 ans revenus au domicile familial après quelques mois dans un logement indépendant. En excluant les étudiants et ceux qui ont tout juste achevé leurs études, 282 000 enfants adultes, plutôt des hommes, pouvaient être considérés en hébergement contraint en 2002. Pour ces personnes, plus encore que pour les hébergés du « noyau dur », être hébergé et occuper un emploi, y compris de niveau cadre, peuvent aller de pair.
Enfin, parmi les personnes de 60 ans et plus résidant chez un tiers, 50 000 expliquaient notamment leur situation par une rupture familiale, un deuil, des difficultés financières ou de santé. Contrairement aux situations précédentes, 53 % d'entre elles vivaient dans des communes rurales et il s'agissait plus souvent de femmes.
Plus d'un million de ménages dans des habitations de fortune, des logements sans confort ou surpeuplés
Difficultés de logement et difficultés financières
Occuper en titre un logement ne signifie pas que la qualité de celui-ci est satisfaisante. Ainsi en 2006, 40 000 logements, abritant 85 000 personnes, étaient qualifiés par leurs occupants, à l'occasion du recensement, d'habitations de fortune dont les trois quarts étaient des constructions provisoires ou des mobile homes (sans possibilité de mobilité) ; 20 % n'avaient ni douche ni baignoire ; environ 10 % étaient surpeuplés , soit 10 fois plus que la moyenne.
À un degré moindre que les habitations de fortune, certains logements peuvent néanmoins représenter un danger pour la santé ou la sécurité de leurs habitants, ou manquer des équipements élémentaires. Par analogie avec les critères édictés par la loi Dalo, on considérera comme « privés de confort » les logements situés dans des immeubles insalubres ou menaçant de tomber en ruine ou ayant au moins deux défauts parmi les suivants : installation de chauffage insuffisante ou mauvaise isolation, infiltrations d'eau, électricité non conforme, absence d'installation sanitaire ou de coin cuisine.
En 2006, selon l'enquête Logement, 947 000 logements, soit 3,6 % des résidences principales, abritant 2,1 millions de personnes, étaient concernés. Certains défauts sont relativement rares : 1 % des ménages ont déclaré que leur immeuble était insalubre ou menaçait de tomber en ruine (tableau 2). Les sanitaires ou le coin cuisine manquent surtout à Paris. D'autres défauts sont plus fréquents : les infiltrations d'eau concernaient 5 % des logements et la perception de froid liée à une installation de chauffage insuffisante ou une mauvaise isolation, 9 %. Ces défauts concernent plus souvent les logements les plus anciens et, dans une moindre mesure, les logements collectifs.
Enfin, un peu plus de 183 000 logements (0,7 % de l'ensemble) étaient surpeuplés, abritant 800 000 personnes, surtout dans l'agglomération parisienne (2,4 %) où les petits logements sont nombreux et les loyers élevés.
Surpeuplement et privation de confort ne vont pas forcément de pair puisque leur cumul ne concernait que 28 000 logements en 2006. Les catégories les plus touchées sont néanmoins les mêmes : les locataires du parc privé, les ménages du bas de l'échelle des niveaux de vie, les familles monoparentales.
Difficultés de logement et difficultés financières
1,1 million de ménages, occupants en titre de leur logement, soit 2,9 millions de personnes, souffraient ainsi de mauvaises conditions de logement (soit surpeuplement soit privation de confort). Avec les 133 000 sans-domicile et près de 117 000 autres personnes sans logement personnel dans une acception restreinte (chambres d'hôtel et « noyau dur » de l'hébergement contraint), elles composent la population qui ne peut accéder à un logement satisfaisant, soit au total, 3,2 millions de personnes.
On pourrait y inclure tout ou partie des 110 000 personnes qui vivaient dans des habitations mobiles terrestres (gens du voyage, forains...) dont les conditions de logement sont liées à la qualité des infrastructures d'accueil dans les communes.
L'analyse pourrait également être élargie aux ménages dont le logement ponctionne fortement les ressources. Ainsi, un million de ménages à faibles ressources déclaraient avoir des difficultés à régler leurs dépenses en logement ou être en situation d'impayés ; 144 000 d'entre eux cumulaient ces difficultés et le fait d'occuper un logement inconfortable ou surpeuplé et, parmi ces derniers, 41 000 avaient fait une demande de logement HLM, que ce soit pour entrer dans le parc HLM (24 000) ou y rester en changeant de logement (17 000 ménages).
Enfin, en 2006, plus de 100 000 ménages à faibles ressources (41 000 pour la seule agglomération de Paris) attendaient depuis au moins trois ans un logement social.
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Jeudi Noir à Matignon / victoire mais la préfecture assiège illégalement le bâtiment
Rassemblement de soutien et de ravitaillement, samedi 8 janvier à partir de 15h, 22 avenue Matignon.
Bonsoir,
ce mail pour vous tenir informés de la situation dans le bâtiment avenue Matignon réquisitionné par Jeudi-Noir depuis fin décembre 2010 et de l'illégalité de l'attitude de la préfecture de police à l'égard des habitants (voir caméra cachée "home made" http://www.dailymotion.com/video/xggysj_les-squatteurs-de...)
La journée du 7 a été décisive pour l'occupation. Après moult rebondissements, Jeudi-Noir obtient sur le fil une énorme et inespérée victoire avec le démarrage d'une procédure au civil. Les habitants sont soulagés, le Matignon des mal-logés tiendra au moins 15 jours jusqu'à la décision de justice, voire plus si AXA le propriétaire, continue dans la voie constructive de la recherche d'une solution par le haut via une convention de bail précaire... De quoi réconcilier droit au logement et droit de propriété...
Mais depuis vendredi 7 janvier à 10h la préfecture organise - littéralement - le siège du bâtiment : les forces de l'ordre empêchent quiconque de rentrer et les habitants qui souhaitent sortir ne peuvent revenir. La préfecture essaie d'avoir "à l'usure" ce qu'elle ne peut obtenir légalement . Cela reste illégal. La demi-douzaine de policiers empêchent même tout ravitaillement : pas de nourriture, pas de produits de première nécessité.
Ainsi, les 30 militants-habitants de Jeudi-Noir qui occupent le Matignon des mal-logés sont assiégés illégalement.
Pourtant, cette occupation est légitime. Deux constats d'huissier (celui des habitants en date du 3 janvier et celui établi par Axa le propriétaire) attestent de notre présence et font de ce bâtiment de standing le domicile des 30 mal-logés militants.
Pendant ce temps, les loyers continuent d’augmenter, les prix à l’achat ont plus que doublé en 12 ans mais le gouvernement s’embourbe dans sa politique idéologique de soutien à l’accession et de mépris pour les locataires. Dernier exemple de la contre-politique du logement : en supprimant la rétroactivité des Aides personnalisées au logement (APL), il économise 240 millions d’euros en 2011 sur le dos des plus mal-logés.
Jeudi-Noir comprend que la préfecture et le gouvernement se sentent gênés aux entournures que des citoyens puissent pointer du doigt l'inaction des pouvoirs publics en réquisitionnant un bâtiment abandonné depuis 2006, avenue Matignon, à cinquante mètres de la place Beauvau et de l’hôtel Bristol, avec vue sur le palais de l’Elysée, et mettent ainsi le gouvernement sous surveillance... (voir communiqué "Jeudi-Noir s’installe à Matignon, avec vue sur l’Elysée" http://www.jeudi-noir.org/?p=1291)
En bloquant le ravitaillement en nourriture (Vidéo caméra cachée à l'appui... http://www.dailymotion.com/video/xggysj_les-squatteurs-de...), en empêchant les habitants d'acheter à manger, de circuler librement, d'accueillir leurs nombreux soutiens, et de se procurer des produits de première nécessite, la préfecture joue mesquin. "C'est illégal... et petit" ironise Maxim.
Jeudi-Noir appelle à un rassemblement de soutien et de ravitaillement (riz, pates, conserves, pain, esquimaux, chocolats, kinder délice, pq, mousseux, confettis..) , samedi 8 janvier à partir de 15h.
merci de faire tourner !
06:07 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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09.02.2010
Non merci, nous ne réquisitionnerons pas d’immeuble avec vous
À quelques semaines de la fin de la trêve hivernale, et du premier tour des élections régionales, voilà qu’on nous propose de participer à une réquisition d’immeuble.
Non merci !
Le patos ne fonctionne pas avec nous. C’est pour notre dignité, un droit à vivre “normalement” que nous luttons.
Cette réquisition, ne règlera pas notre problème de non logement. Elle nous fait courir le risque de nous retrouver devant les tribunaux, et de briser notre espoir de trouver ensuite un logement.
Nous luttons contre la mise en danger, que certains imbéciles, aux égos surdimensionnés, font courir à ceux qui n’ont déjà rien.
En effet, nous sommes loin de l’exemple de la Fédération DAL qui, à Paris, assume, en son nom, les réquisitions, et qui arrive à réunir assez de militants pour protéger ceux qu’elle soutient. Et qui négocie au plus haut
Mais pour quels résultats, que se passe t-il pour ces gens ? Expulsions, et relogement parfois, pas pour tous, à l’hôtel, en foyer principalement. La lutte est longue.
Nous avons investi 3 lieux depuis presque 2 ans. Et c’est en toute discrétion que vivent avec aucun confort, pas d'eau, pas d'électricité, pas de chauffage (le plus souvent), 27 personnes, dont 5 enfants.
Dossiers de demande de logement, dossier Dalo, recherche d’emploi, de stages, de formation ; voilà le travail du Collectif auprès de ces personnes. Nous apportons des repas chauds, organisons des ballades, des ateliers d’information…
C’est pour nous une solution difficile, faute de solutions dignes. Mais on a la paix. Et notre espoir d’une vie simple est préservé. L'attente est longue.
Nous n’avons rien choisi. Ni la vie collective, ni la réquisition, ni la rue, ni le chômage, rien. Ce n’est pas notre style de vie. La misère nous a épuisé, éreinté, fatigué, mais pas au point de ne pas savoir ce que nous voulons.
Nous ne voulons pas de vous à nos côtés. C'est notre choix, notre liberté.
Reparlons des 1500 logements vacants sur Strasbourg dont vous nous râbachez les oreilles depuis un an.
La mise en place de la THLV nous montre que les logements qui pourront être remis sur le marché ne représentent qu’un faible pourcentage, car la loi demande une vacance de plusieurs années. Certains sont insalubres, d’autres sont trop éloignés des infrastructures.
Notre opposition à vos basses maneuvres sont confirmées, la réquisition des logements vacants ne règlera pas la situation de tous les non-logés, et mal-logés de Strasbourg.
Cette année, la municipalité de Strasbourg a entendu notre appel à la raison. Grâce au soutien financier de l’État, des logements vacants, destinés à la démolition, sont mis à la disposition d’associations pour l’hiver. On reste dans l’urgence c'est vrai, mais au-delà il y à un changement de mentalité, qui représente pour nous, la plus belle victoire. Maintenant, nous aimerions les entraîner à réfléchir aux solutions alternatives qui existent ailleurs, et qui ont fait leurs preuves, comme les containers par exemple.
Le dialogue est payant, lorsqu’il tient la route, et lorsqu’il n’oppose pas sans-cesse les uns aux autres.
Finalement, ce que nous demandons c’est, tout simplement, une vraie politique du logement. Avec une vision éclairée sur toutes les situations : chômeurs, précaires, vieux, jeunes, célibataires, familles nombreuses. Sans oublier, mais sans mettre de côté, sans les écarter, ni les stigmatiser : toutes les gueules cassées de la vie ! Des personnes comme les autres.
Nous vous souhaitons à tous un militantisme éclairé.
11:23 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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27.01.2010
Solidarité écologique : le grenelle de l'Environnement peut mieux faire !
• Par fondation-abbe-pierre
Si la Fondation se réjouit de l'engagement national qui est désormais pris contre la précarité énergétique sur 2010-2017 pour traiter 300 000 logements, elle regrette que les moyens alloués un un tel plan soient minimes (1 milliard d'euros alors qu'1,7milliard serait nécessaire). Une nouvelle fois, le Gouvernement ne se donne pas les moyens d'une véritable politique du logement...
De plus, certaines propositions de la Fondation inclues dans son rapport sur la précarité énergétique remis à MM Apparu et Létard début janvier, n'ont pas été reprises, notamment celle concernant l'interdiction à terme de louer des "passoires thermiques"...
Le Gouvernement a promis de prendre en compte cette mesure très prochainement : la Fondation restera vigilante et fera pression si besoin est !
• Publié sur blog-du-mal-logement
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15.01.2010
Logement : le DAL ouvre une nouvelle permanence à Lille
L'association Droit au logement (DAL) a ouvert ce jeudi une nouvelle permanence pour faire face à la demande. Insalubrité, loyers impayés, problèmes de chauffage, charges locatives, elle prendra en charge les problèmes avec les bailleurs sociaux.
SOURCE METRO FRANCE - Le combat contre les expulsions et l'habitat insalubre s'intensifie. Pour faire face à une demande de plus en plus accrue, l'association Droit au logement (DAL) a ouvert ce jeudi une seconde permanence dans la métropole lilloise.
Située à Fives, elle sera spécialisée autour des quartiers et des problèmes avec les bailleurs sociaux. Deux bénévoles sont présent chaque jeudi pour accueillir le public de 14 h à 17 h. Celle du 68 de la rue du Marché à Wazemmes deviendra plus généraliste.
Insalubrité, impossibilité de payer le loyer, problème d'électricité, d'eau, ou de chauffage, charges locatives... Ce jeudi, une dizaine de dossiers ont été réceptionnés par les bénévoles du DAL : « Avec la pénurie de logements sociaux dans la métropole, nous avons de plus en plus de demandes, témoigne Bernard Florczak. Mais, nous connaissons les bons interlocuteurs et nous sommes crédibles pour faire valoir les droits. Cela accélère parfois les procédures ».
Repères
- Permanence Fives : chaque jeudi, de 14 h à 17 h, résidence Jacquet, bâtiment E, au rez-de-chaussée de l'entrée 9, rue Eugène-Jacquet à Fives.
- Permanence Wazemmes : au 68, rue du Marché.
- Contact : Bernard Florczak au 06 23 55 18 52.
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09.01.2010
Mal logés en colère, et Batigère
BATIGERE la misère ?
80 mal logés ont occupé ce vendredi 8 janvier le siège du bailleur social Batigère. La raison de notre venue collective chez ce bailleur, propriétaire de 13 000 logements, rien qu'en Ile de France tient en un chiffre : sur l'année 2007, ce bailleur n'a produit que 28 logements très sociaux. Est-il vraiment besoin de pondre sans arrêt des rapports et des expertises sur le..
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01.01.2010
Ouverture de la chasse aux logements vacants
Pourquoi est-ce que les préfets n’utilisent pas le droit de réquisition ? Probablement parce que ce droit, certes prévu par la loi, est perçu comme portant atteinte à un autre droit : celui de propriété. Et les préfets étant des hommes prudents, aucun ne s’est encore jeté à l’eau pour le mettre en oeuvre (bien que les circonstances le justifient amplement).
Voilà aussi pourquoi lorsqu’il a été utilisé, notamment en 1995 et 1996, il l’a été à l’initiative d’un échelon supérieur : le gouvernement lui-même. Et que dit le gouvernement à ce sujet ? M. Apparu, Secrétaire d’Etat au logement, a été clair sur le sujet : il n’y aura pas de réquisition. Il avance 3 arguments :
- ça ne marche pas (bel argument synthétique !)
- la solution n’est pas immédiate : les logements vacants le sont parce qu’il y a des travaux à faire qui prendront du temps
- le droit de propriété est un droit constitutionnel « intangible » qu’il faut respecter (et qui serait donc bafoué par la réquisition)
Allez, je vais faire un effort d’imagination.
Me voilà propriétaire de plusieurs logements, dont quelques-uns sont vacants pour diverses raisons (disons par exemple que je ne souhaite pas payer les travaux nécessaires pour leur remise en état). J’hésite d’ailleurs encore sur ce que je vais en faire : vendre ou pas notamment. Aussi, je préfère les laisser vacants en attendant d’y voir plus clair dans mes finances et sur le marché immobilier.
Et voilà qu’un nouveau secrétaire d’Etat au logement, qui sait peut-être même un ministre de plein exercice, probablement gauchiste, m’ordonne de remettre ces logements en location sous un délai donné. Je refuse d’obtempérer. Il ne s’arrête pas là : réquisition ! Gasp. Mes bons petits logements se retrouvent occupés par des familles sans garanties, ni moyens, probablement très turbulentes, qui vont causer du tapage et dégrader encore plus mes habitations. Mais que fait la police ?!
Bon, face à une telle déconvenue, je change d’avis, je remets de l’ordre dans mes affaires, et décide de remettre en état un de mes logements et d’en vendre un autre. Mais comment faire puisque ces logements sont maintenant réquisitionnés ? Je subis un préjudice financier majeur (sans parler de mes sueurs froides et de mon préjudice moral) !
Ouf, on arrête là l’histoire, ça fait vraiment trop peur. Ou alors non ? Est-ce qu’il y a vraiment préjudice ? Oui et non.
13:47 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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26.12.2009
Mal logement, mon cul !
Le temps ou les journalistes vérifiaient leurs informations est révolu...
Dans chacune des six cages d'escaliers de notre immeuble HLM,
12, 14, 16, rue Saint-Michel et 14, 16, 18, rue du Manège à Mulhouse,
1 à 5 logements sont vides, dont certains depuis des mois et même plusieurs années !
[Ce qui semble courant dans le parc locatif de Mulhouse-habitat : http://www.nspm.fr/index.php?]
Hormis que quelqu'un ne fait pas son travail, vous en dites quoi ?
“Bouge la Fonderie” est une association de locataires HLM qu’on ne peut acheter car elle n’est pas à vendre.
07:13 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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15.10.2009
Après le fichage RSA, le fichage des demandeurs DALO
Il y à 8 mois en arrière, le Collectif SDF Alsace a dénoncé les formulaires Dalo ... Ce fichage fait aujourd'hui l'objet d'un arrêté !!!
Les demandeurs du DALO seront fichés
Les données personnelles des demandeurs du droit au logement opposables font l'objet d'un traitement automatisé.
Un traitement automatisé de données personnelles, baptisé DALO (Droit au logement opposable) vient d'être autorisé pour gérer l'ensemble de la procédure relative au traitement des recours tendant à la reconnaissance du droit au logement.
Les données enregistrées sont :
- nom, prénom, date de naissance, ressortissant (France, Union européenne, hors Union européenne) ;
- numéro et éléments relatifs à la pièce d'identité ou au titre de séjour ;
- composition du foyer avec année de naissance, sexe, lien de parenté des membres du foyer ;
- adresse postale ;
- logement social ou privé, hébergement chez un tiers et lien de parenté, état du logement, procédure de lutte contre l'habitat indigne ;
- ressources du foyer et lieux de travail des membres du foyer ;
- numéro de demandeur de logement social et bailleurs déjà sollicités ;
- procédure d'expulsion locative en cours ;
- constatation d'un handicap éventuel des membres du foyer ;
- association assistant le demandeur.
Les données sont conservées pendant 12 mois, à compter de la décision de la commission de médiation départementale.
Le droit d'accès et de rectification s'exerce auprès du secrétariat des commissions départementales de médiation où la demande a été déposée.
Le fichier DALO est interconnecté avec le fichier DALORIF qui transmet à des fins statistiques des données non nominatives sur l'application du Droit au logement opposable.
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11.10.2009
Bien sûr que ça me révolte !
Quand les SDF meurent dans les rues et que les médias en parlent, le bruit ne tarde pas à arriver, les communiqués de solidarité pleuvent. Mais la situation se dégrade, la misère sociale avance, et c'est elle qui tue.
Face à cette monstruosité, face au désengagement de l'état, ... Tout le monde communique, chacun y va de sa publicité ... L’État a abandonné le logement social aux bons soins des collectivités locales, qui ne se privent pas de comptabiliser dans les 20% de logements sociaux, du logement innaccessible à ceux qui en sont privés, et qui reprennent largement l'endettement des ménages en leur vendant l'accession à la propriété, et qui démolissent avant de construire. Alors, qui ne se sent pas responsable ?
Et bien oui, ça me révolte :
• le désengagement de tous face à une situation de plus en plus critique ;
• Les stéréotypes véhiculés sur les personnes privées de logement ;
• En France, en 2009, 100 000 personnes n’ont pas de domicile, autant vivent en camping ou dans un mobil home toute l’année, plus de 640 000 vivent dans des meublés ... ;
• À Strasbourg, en ce moment, déjà 380 demandes d'hébergement sans proposition. Dans quelques semaines, lorsque le temps se dégradera, d'autres demandes arriveront ... ;
• Le 115 ne répond plus, toutes les structures d'hébergement sont saturées ;
• En Alsace, le chômage a explosé, les demandes Dalo sont ridicules et personne pour anticiper la catastrophe humaine qui se prépare ;
• À Strasbourg, Abribus se prépare à servir 22.000 repas, soit 10% de plus que l'an dernier. Des repas à prendre debout, dehors par tous les temps ;
• 2009 - Selon les calculs effectués par la Fondation Abbé Pierre dans son précédent rapport, le taux d’effort des ménages, c’est-à-dire leurs dépenses de logement nettes d’allocations rapportées aux revenus, se situe désormais autour de 50 % dans le parc privé, contre 28 % dans le parc social, pour des revenus équivalents à un Smic pour un célibataire et 1,5 Smic pour un couple avec deux enfants ;
• et caetera
Pourtant, des solutions existent, en plus du logement vraiment social : la résidence sociale, la maison relais, ...
D’autres pays européens (lire le rapport Damon) se sont attaqués courageusement au problème des personnes privées de logement. Des politiques sont possibles, mais à long terme.
Personne en France, en Alsace, à Strasbourg, ne semble prêt à s'y engager, et ça me révolte.
07:29 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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05.09.2009
Roubaix, LOGEMENT INSALUBRE : Un dossier qui avance à pas d'escargot
Maison digne de ce nom ?
AURÉLIE JOBARD > aurelie.jobard@nordeclair.fr
L'affaire pourrait passer sans souci chez Julien Courbet. Tellement complexe. Tellement pleine de rebondissements. Et des rebondissements comme ceux-ci Roger Demortier, habitant rue Verte, auraie pu s'en passer. D'autant que sa femme est depuis quelques années malade. Alors cette histoire de maison insalubre ça commence sérieusement à l'agacer. Pour faire bref (nous avons déjà à plusieurs reprises évoqué son cas) voici sa situation : M. Demortier habite dans un logement qui a été déclaré inhabitable par la DDASS et la mairie.
Il a gagné. Mais dans les faits rien ne se déroule comme prévu. Avant que les propriétaires, M. et Mme Comelli, daignent faire les travaux il aura fallu du temps. « Ça fait trois ans que ça dure cette histoire. Ma femme, fragile, enchaîne les bronchites à cause de l'humidité », déplore-t-il. Cette fois, les propriétaires se sont réveillés et sont bien décidés à engager la réhabilitation de la maison.
Les cartons de Roger Demortier sont prêts mais lui ne veut pas les bouger tant que « je n'aurai pas de lettre officielle attestant qu'ils me relogent provisoirement par exemple ». Si Roger Demortier prend ces précautions c'est dit-il « parce que je connais bien leur intention : m'expulser ». Dans sa dernière lettre adressée aux propriétaires, le locataire écrit : « dans votre courrier vous ne faites aucune allusion aux conditions de notre déménagement, à savoir la prise en charge à vos frais du déménagement proprement dit ainsi que de la location d'un garde-meubles pour entreposer l'excédent de nos biens et meubles ».
Les propriétaires ont bien proposé à la famille Demortier de déménager juste à côté, dans la maison mitoyenne.
Mais ce dernier souhaiterait la visiter, « c'est la moindre des choses. Surtout lorsque vous voyez l'extérieur. Regardez ce rat en décomposition ! » Roger Demortier espère que les services de la Ville de Croix lui ouvriront les portes d'un logement provisoire « car, habiter ici entre le bruit et la poussière des travaux, je ne pense pas que cela va aider mon épouse à guérir ».
Nous avons bien essayé d'appeler les propriétaires mais impossible d'obtenir la moindre explication : « Je n'ai rien à formuler. Au revoir ».
09:31 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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21.05.2009
BAS-RHIN : DEDAAL est déjà sur la brêche
Une semaine après sa création, l'association DEDAAL répond déjà à des demandes d'aide et d'accompagnement.
Logement insalubre, problèmes de santé, surendettement suite à la perte de l'emploi ...
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03.03.2009
APPEL À LA VIGILEANCE DES ASSOCIATIONS D'AIDE ET D'ACCOMPAGNEMENT DES SANS-ABRIS
Nous apprenons de différentes sources que des membres d'une association strasbourgeoise de lutte contre le mal logement, distribue des tracts aux personnes qui fréquentent les lieux de distribution de repas pour personnes sans-abri et précaires.
A priori, on ne peut qu'être satisfait de l'intérêt porté à ceux qui survivent dans les rues, caves, parking, caravane, etc
Mais nous sommes bien trop préoccupés par les méthodes et les objectifs plus que flous : aucune concertation avec les associations qui distribuent des repas; aucune concertation avec les associations d'hébergement ...
Quelles propositions ? des logements ? non, alors un soutien à l'hébergement ? pas vraiment ...
Nous vous laissons juge : sans-abri, mal logés et hébergés : adhérez, devenez militant, manifestez ... pour votre droit.
Vous l'avez compris, cette association recrute pour elle même ... Nous estimons qu'il y à danger.
Prendre en otage, entraîner des personnes fragilisées dans des combats avec aucune garantie de logement est criminel. Car ces "techniques de recrutement" mettent en péril ces personnes en abîmant, en détruisant parfois l'équilibre fragile que les travailleurs sociaux ont créé à force de patience...
UN LOGEMENT POUR TOUS - OUI - mais il y à tout le reste ...
13:00 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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02.03.2009
Et oui, les vieux pauvres, cela existe ! chronique de Serge Guérin
Le dernier rapport sur le mal logement de la Fondation Abée Pierre met opportunément l’accent sur la condition de pauvre d’une partie des plus âgés.
Il y a en effet 600 000 personnes âgées de plus de 60 ans qui vivent sous le seuil de pauvreté, qui vivent avec moins de 650 euros par mois. A cette population, il faudrait ajouter une large partie de ceux qui disposent de revenus liés à une retraite réduite du fait d’un parcours professionnel ayant généré des revenus modestes.
Rappelons aussi que le mal logement n’est pas seulement l’apanage de personnes âgés non propriétaires. Beaucoup de vieux n’ont plus les moyens de s’occuper seuls ou de financer les différents travaux nécessaires à la rénovation et au maintien en bon état de leur domicile.
Rappelons que le discours opposant les générations repose pour une large part sur la volonté de poser que tous les seniors sont des privilégiés et qu’à l’inverse, les jeunes ne sont que victimes. On voudrait que la lutte des âges ait remplacé la lutte de classe. Pourtant, les choses sont plus complexes et les inégalités sont plus importantes au sein de chaque génération qu’entre les générations. Autrement dit pour devenir un vieux riche, il faut le plus souvent commencer par être un jeune riche.
Inutile de vouloir opposer jeunes et seniors sur ce plan. Au sein de ce que l’on peut nommer la population des jeunes, certains sont largement diplômés et insérés dans la société. Une étude récente (USG Start People/Ifop) montre d’ailleurs que si 66% des jeunes étaient en contrat précaire dans leur premier poste, plus des deux tiers des jeunes actifs sont actuellement en CDI.
Cependant, n’oublions pas que 150.000 jeunes sortent chaque année du monde scolaire sans réelle qualification. Ces derniers démarrent dans la vie sur un échec et sans grande perspective. Quelle désespérance. De l’autre côté de la rive générationnelle, plusieurs millions de retraités vivent chichement. Des femmes seules, en particulier, dont les carrières professionnelles ont été interrompues et dont les ressources sont faibles et fragiles.
Serge Guérin
Professeur à l’ESG perspectivesenior.com
Vient de publier La société des seniors!, Editions Michalon
Pour aller plus loin, lire aussi :
600.000 seniors sous le seuil de pauvreté et de nombreux mal-logés...
Minimum vieillesse et allocation veuvage : moins d’allocataires en 2007
06:57 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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16.02.2009
ALERTE la Loi Boutin est de plus en plus régressive :
Fédération Droit Au logement – 24 rue de la Banque - 75002 Paris
tél : 01 40 27 92 98 • fax 01 42 97 40 18 • E-mail: fededal@wanadoo.fr
COMMUNIQUÉ Paris le 13 février 2009
ALERTE la Loi Boutin est de plus en plus régressive :
Articles dangereux adoptés en dernière minute Mardi dernier:
Nous attirons votre attention sur quelques articles de loi adoptés en dernière minute lors de la lecture à l’Assemblée nationale, dont les conséquences sont très graves pour les mal-logés, les sans logis et les locataires, et dont nous demandons le retrait :
Art 27 quinquies : Le bail super-précaire est inventé créant un statut de « résident temporaire » «sous-locataire d’organisme publics ou privé », ouvrant le droit aux bailleurs de rédiger des contrats supers précaires, de quelques semaines à quelques mois, et qui pourra être jeté à la rue, à l’expiration du contrat . Cette mesure se situe en dehors des règles encadrant les rapports locatif depuis la loi de 89.
Elle est présentée comme “expérimentale”, nécessitant un agrément Préfectoral, et elle prétend “assurer la protection et la préservation des locaux vacant”.
Or tout local mis en location est vacant ... quelle sera la durée de vacance pour qu’un local puisse être loué sous ce statut ? est ce que tout les locaux pourront être loués de la sorte ? S’agit t’il de bureaux, d’ateliers, de hangars ?...
Quelque soient les réponses à ces questions, cette mesure dérogatoire s’attaque frontalement au droit au maintien dans les lieux des locataires, droit déjà affaibli par d’autres mesures. C’est incontestablement le cheval de Troie des tenant d’un retour progressif au libéralisme absolu dans les rapports locatifs, c’est à dire à la domination sans partage du bailleur telle que nous l’avons connu avant la Loi Quillot, (et encore, il y a avait la loi de 48), et surtout au 19e siècle (bonjour monsieur Vautour !).
Cet article cache une forme de gardiennage déguisé et gratuit … et rémunérateur pour le bailleur. Le beurre et l’argent du beurre, en somme, pour ceux qui laissent leurs logements inoccupés, au détriment des centaines de milliers de sans logis, et de précaires du logement.
Les bailleurs et les spéculateurs qui gardent délibérément des locaux inoccupés trouvent là une bonne aubaine : toucher un loyer, au lieu de payer une société de surveillance ... des emplois en moins ...
C’est une prime à la vacance : C’est aussi un moyen d’échapper à la taxe sur les logements vacants qui commence à produire ses effets. Il s’agit donc au final d’une mesure qui risque d’encourager une vacance spéculative dissimulée par la présence d’un « locataire exploité super-précaire ».
Pour mobiliser les locaux vides, rien de mieux que l’extension de la taxe de vacance, la déclaration obligatoire de vacance des locaux vides depuis 6 mois et plus, et l’application de la loi de réquisition !
Article 26 : La location précaire par les bailleurs sociaux est instituée. Elle peut durer 3 ans, c’est long. Une proposition de relogement doit être faîte au demandeur, 3 mois avant l’expiration du contrat de location précaire. Une nouvelle brèche est ouverte dans le droit au maintien dans les lieux des locataires d’un logement social.
Article 41 : Le locataire aura à sa charge “l’installation d’un détecteur avertisseur autonome de fumée. Il veille à l’entretien et au bon fonctionnement de ce dispositif”. Il devra en informer l’assurance. Le non respect de cette obligation frappe l’assuré locataire de déchéance. Cette mesure est inique, car c’est le locataire qui va payer, au lieu du bailleur..
Or cette réforme annoncée depuis les incendies meurtrier de l’automne 2005 va se retourner contre les habitants de taudis qui, placés dans les conditions les plus dangereuses, vont avoir à charge cette nouvelle dépense. Malheureusement, beaucoup ne pourront pas payer cette installation, et/ou l’entretenir. Le Sénat avait défendu la charge au bailleur ... il est encore temps de la supprimer.
Article 43 : L’État abandonne le traitement de la demande HLM dans (numéro départemental unique de la demande de logement social).de la demande HLM dans les départements. Il peut y participer, à titre facultatif, comme les marie et les EPCI, Encore une mission que l’État délègue à d’autres acteurs, et une mesure d’économie.
De plus la demande est régionalisée en Ile de France, sans doute pour faciliter l’attribution de logements dans d’autre départements...
C’est une refonte du dispositif, et L’État a deux ans pour mettre en place la nouvelle formule. Est ce que les demandeurs vont garder leur ancienneté ? Cette question est importante car ce pourrait être l’occasion pour l’Etat de remettre les compteurs à zéro, faisant perdre ainsi aux demandeurs leur ancienneté, afin de différer l’application du deuxième volet de la loi DALO.
Un toit c’est un droit !!!
NOUVEAU site du DAL : <http://www.droitaulogement.
Concert de soutien, le 20 février au New Morning :
<http://www.concertdal.org>
Pétition de soutien au DAL :
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11.02.2009
La loi BOUTIN ampute la Loi DALO !
1 - L’assemblée Nationale a adopté cette nuit dans l’article 24 bis, une mesure qui limite la condamnation de l’Etat à une astreinte correspondant au loyer d’un logement social, soit 10 à 20 euros par jour.
Or les Tribunaux Administratifs commencent tout juste à rendre des décisions condamnant l’Etat à des astreintes de 100 à 200 euros par jour de retard en cas de non relogement dans les délais fixés, l’Assemblée Nationale vient d’adopter un amendement qui limite de fait cette astreinte à l’équivalent d’un loyer en logement social, soit 10 à 20 euros par jour, donc très largement inférieure aux condamnations prononcées par les tribunaux.
Il s’agit ni plus ni moins que d’épargner à l’Etat et au Gouvernement des amendes trop lourdes, ce qui les contraindraient à agir, notamment à Paris ou 7000 ménages ont été reconnus prioritaires par la commission de médiatio mise par la Loi DALO
2-La mesure qui prévoit dans l’article 24 de reloger les demandeurs d’ile de France dans un autre département de la région, a également été adopté . En cas de refus d’une proposition, “qui ne doit pas être manifestement inadaptée à leur situation particulière”, le demandeur perd son droit au relogement.
Si l’article a donc été légèrement adouci, mais le refus d’un demandeur nécessitera une nouvelle procédure au tribunal ...
3 – les associations de défense des personnes en situation d’exclusion, dont le DAL, sont évincés du Droit d’assister les demandeurs DALO dans leurs démarches en vertu de l’article 1 bis.
Nous demandons que la commission mixte paritaire qui se tiendra le 19 février supprime ses trois dispositions, dont deux ont été introduiteslors de la lecture à l’Assemblée nationale.
Point Presse au 24 rue de la banque
Mercredi 11 février, à 10h30
Avec les familles qui ont gagné leur recours
au TA de Paris
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07.02.2009
L'Etat sommé de reloger seize familles à Paris
Le tribunal administratif a enjoint vendredi à l'Etat de reloger 16 familles au titre du droit au logement opposable
Depuis le 1er décembre 2008, les personnes considérées comme prioritaires en matière de demande de logement peuvent saisir le tribunal administratif (TA) si l'Etat s'est révélé défaillant, en vertu de la loi sur le Dalo (droit au logement opposable) du 5 mars 2007.
Le tribunal avait été saisi le 28 janvier.
Les juges administratifs ont adressé au préfet de Paris une injonction de reloger dans un délai de deux mois quinze autres familles, avec une astreinte de 100 euros par jour de retard. Un seizième dossier s'est conclu par une injonction de relogement sans délai. Il s'agit du cas d'une mère de deux enfants qui avait, pour la première fois, fait annuler par le juge des référés du TA de Paris un avis négatif de la commission de médiation Dalo , en mai 2008. Une proposition de logement lui a été faite le 20 janvier 2009.
Au nom du Dal, Jean-Baptiste Eyraud a estimé que "ces décisions doivent encourager l'Etat à reloger les familles le plus rapidement possible".
08:16 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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31.01.2009
Au chaud à l’hôtel Meurice, quelques instants ... Dimanche : Marche vers matignon – RV 15h
De midi à 13h15, une centaine de personnes campeurs de la rue de la banque se sont installées au chaud dans le grand hall de l’hôtel Meurice, grand hôtel Parisien rue de Rivoli.
Elles se sont réchauffées après une nuit froide sur le trottoir de la rue de la banque.
Après avoir bu un café offert par la direction de l’hôtel, les occupant, ont quitté les lieux. La police présente n’est pas intervenue.
Elles demandent un rendez-vous à Matignon, pour que les promesses écrits de relogement des 374 familles qui avaient campé rue de la Banque en 2007 soient tenues, et que l’Etat respecte la loi en relogeant les familles déclarées prioritaires par la Loi DALO .
Depuis le 14 décembre 2008, les familles de la rue de la Banque ont repris leur mouvement et ont été rejojntes par une centaine de familles .
Elles ont campé sur le trottoir jusqu’au 27 décembre, puis ont été se protéger de la vague de froid dans des gymnase parisiens, et enfin ont repris le campement rue de la banque le 18 janvier. Elles ne veulent plus quitter le trottoir
pétition de soutien au DAL :
http://www.droitaulogement.
Suivre l’actu DAL: <http://www.droitaulogement.
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30.01.2009
Droit au logement opposable : la plainte d'une mal-logée rejetée à Strasbourg
AFP - LES ECHOS - Le tribunal administratif (TA) de Strasbourg a rejeté mercredi la plainte d'une mal-logée qui réclamait son relogement au titre du droit au logement opposable (Dalo), une des toutes premières décisions en la matière en France, a-t-on appris vendredi auprès du greffe du tribunal.
Depuis le 1er décembre, la loi Dalo permet aux personnes considérées comme prioritaires de saisir le juge administratif si l'Etat s'est avéré défaillant.
La plaignante, qui réside à Metz, soutenait que la commission de médiation de la Moselle avait déclaré en mars 2008 sa demande de logement "prioritaire" et son relogement "urgent" mais que la préfecture ne lui avait fait aucune proposition "tenant compte de ses besoins et de ses capacités", selon le jugement dont l'AFP a obtenu copie.
La préfecture soutenait au contraire que "deux logements (...) correspondant à ses besoins et à ses capacités" avaient été proposés en avril et mai 2008 à la plaignante mais que cette dernière "les avait refusés".
Dans son jugement, le premier relatif au droit au logement opposable examinée par le TA de Strasbourg, compétent pour l'Alsace-Moselle, le tribunal relève que le préfet a proposé à l'intéressée deux logements "dont il n'est pas sérieusement contesté ni qu'ils remplissaient les caractéristiques définies par la commission de médiation (...) ni qu'ils correspondaient à ses capacités".
En conséquence, le TA estime "qu'il n'y a pas lieu d'ordonner à l'Etat de reloger" la plaignante et conclut au rejet de la plainte.
13:44 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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22.11.2008
Première manifestation européenne pour le droit au logement
NOUVELOBS.COM | 22.11.2008 |
Pour cette première mobilisation européenne, des manifestations sont prévues ce samedi dans plusieurs villes d'Europe pour dénoncer la difficulté grandissante de se loger. L'épicentre de la mobilisation est prévu à Marseille, où se tient lundi une réunion des ministres européens du Logement.
Venus de toute l'Europe, des militants pour le droit au logement ont prévu de se rassembler samedi 22 novembre à Marseille.
Ils veulent se faire entendre avant que ne débute, lundi, une réunion des ministres européens du Logement. A l'origine de cette manifestation, une vingtaine d'associations ainsi que des partis de gauche dénoncent la difficulté grandissante pour les populations européennes de se loger, en raison de la hausse des loyers et de la dégradation des conditions de logement.
Des manifestations sont prévues samedi dans plusieurs villes européennes : Bilbao, Barcelone, Rome, Zurich, Saint-Pétersbourg ou encore Istanbul où 17 quartiers sont menacés de démolition, souligne Annie Pourré, membre du réseau No Vox et du Droit au logement (DAL). "C'est la première mobilisation (européenne) sur ce thème", ajoute-t-elle.
"Nettoyage des grandes villes populaires" Pour Benoît Eugène, membre du comité du Quartier Midi à Bruxelles, rasé pour un projet immobilier où les anciens habitants, modestes, n'ont pas eu leur place, "il y a une idéologie de la mise en concurrence des villes européennes pour attirer les bureaux, les commerces. La spéculation foncière empêchera les gens de se loger". "On est en train de nettoyer les dernières grandes villes populaires", dénonce-t-il, citant aussi Marseille.
Lundi, le directeur de cabinet de la ministre du Logement Christine Boutin doit recevoir un porte-parole du collectif. "Il y a 250.000 mal-logés en Provence-Alpes-Côte d'Azur alors que 198.000 logements sont vacants, dont 60.000 à Marseille", souligne Sébastien Barles, des Verts.
Et Bruno Cocaign (Verts) de mettre en garde : "si l'Etat ne remplit pas sa mission de droit de réquisition, on peut s'attendre à des réquisitions" par la population.
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21.11.2008
Hébergement d'urgence: 12 maires de Seine-Saint-Denis réclament un plan régional
BOBIGNY (AFP) — Douze maires de Seine-Saint-Denis ont réclamé jeudi au Premier ministre "un plan régional de l'hébergement d'urgence" et appelé à la "solidarité régionale" alors que les capacités d'accueil sont saturées en Seine-Saint-Denis, où échouent des milliers de mal-logés franciliens.
"Le 115 est saturé en permanence. Les capacités d'accueil des résidences sociales sont sans commune mesure avec la réalité des besoins. De plus en plus de structures de ce type implantées dans le département sont par ailleurs utilisées par la ville de Paris pour ses propres besoins", écrivent les douze édiles (tous de gauche) dans un communiqué.
Dans une lettre commune, les maires d'Aubervilliers, Aulnay-sous-Bois, Blanc-Mesnil, Bobigny, La Courneuve, L'Ile-Saint-Denis, Pierrefitte, Saint-Ouen, Stains, Tremblay-en-France, Villetaneuse et Saint-Denis demandent à rencontrer François Fillon pour obtenir "un plan régional de l'hébergement d'urgence et des relogements temporaires".
Selon un bilan récent de la Ddass 93, 50 personnes ne trouvent pas chaque jour de solution d'hébergement, faute de places disponibles, après avoir eu recours au 115 (numéro d'urgence).
Par ailleurs, 3.500 à 4.000 personnes sont logées par la Ddass de Paris dans des hôtels de Seine-Saint-Denis, selon ce rapport. Leur présence "aggrave la précarité sur le département et pèse sur les finances des communes où ces personnes finissent par être domiciliées et leurs enfants scolarisés", note la Ddass 93 en concluant à la nécessité "d'une réflexion sur la mise en place d'une solidarité régionale".
Au bout de trois mois, ces personnes relèvent de la prise en charge sociale du département: "la solidarité se fait encore sur le dos des plus pauvres", s'indigne le président du Conseil général Claude Bartolone (PS), qui, il y a un mois, avait déjà interpellé à ce sujet la ministre du Logement.
En 2007, le 115 a reçu en Seine-Saint-Denis plus de 358.000 appels. Au 1er semestre 2008, il a orienté 5.629 personnes vers un hébergement.
La Ddass 93 dispose de 685 places d'urgence (dont 250 chambres d'hôtels gérées par le 115) sur un total de 4.246 places d'urgence et d'insertion. Entre 2006 et 2008, les moyens alloués par l'Etat en Seine-Saint-Denis pour les places d'urgence en hôtel ont été doublés.
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16.11.2008
Le DAL attaqué en justice par l'Etat : SOLIDARITÉ lundi 24 novembre à 13h30
Droit Au logement paris et environs 24 rue de la Banque 75002 Paris
tél : 01 42 78 22 00 • fax 01 42 78 22 11 • E-mail: dal@globenet.org
COMMUNIQUE
Paris le 15 novembre 2008
L'Etat tente de museler le DAL, les mal-logés et les sans-logis :
32 000 euros d'amende requis contre le DAL
suite au campement de la rue de la banque en 2007.
Rassemblement de soutien devant le tribunal de Police
lundi 24 novembre à 13h30, (pour le délibéré)
11 rue de Cambrai, 75019 Paris (Métro Corentin Cariou, ligne 7)
Nous dénonçons vigoureusement la pratique répressive dont l'association Droit au Logement est victime. Un an après la lutte victorieuse de la rue de la banque, le DAL est poursuivi par l'Etat, accusé d'avoir à plus de 300 reprises commis une infraction de 4ème catégorie en ayant « embarrassé la voie publique en y laissant des objets » (art R 644-2 du code pénal) pendant le campement. Ce sont les tentes dans lesquelles s'abritaient les familles qui sont ici visées.
Lors de l'audience qui s'est tenue le 3 novembre au tribunal de proximité, le représentant du parquet a requis 32 000 euros d'amende contre l'association.
Du 3 octobre 2007 au 15 décembre 2007, 374 familles sans-logis ou très mal logées ont campé rue de la banque, dans le IIème arrondissement de Paris, pour obtenir un logement décent.
Après une très longue période de répression et d'acharnement policier et plusieurs évacuations par les forces de l'ordre, la détermination de ces familles et le très large soutien de personnalités du monde artistique et d'organisations (associations, syndicats, partis) dont elles ont bénéficié ont permis l'ouverture de négociations avec l'Etat. C'est le Président de la République qui a ouvert cette phase de négociations, en recevant Carole Bouquet et l'association Droit Au Logement à l'Elysée le 23 novembre 2008. Un accord de relogement a ensuite été signé avec le Ministère du logement le 14 décembre 2008, et 130 familles sont à ce jour relogées.
Faute d'avoir découragé les mal-logés par la répression policière, l'Etat tente aujourd'hui de couler financièrement l'association qui les a soutenus.
En pleine crise financière, la situation des ménages les plus pauvres se dégrade. Par exemple les chiffres des expulsions, indiquent que de plus en de ménages se retrouvent à la rue chaque année (les expulsions manu militari autorisées par les Préfets ont été multipliées par 2,2 en 25 ans, les expulsions effectives ont été multipliées par 3,3 ). L'Etat, qui dépense des milliards pour sauver les banques de la crise financière, sort la matraque pour lutter contre la crise sociale : la loi Boutin prévoit de réduire encore les délais dont disposent les personnes menacées d'expulsion, l'Etat s'attaque directement aux plus démunis en essayant de pénaliser les abris de fortune que sont les tentes et essaye manifestement de faire taire la contestation des victimes de la crise du logement en s'attaquant à ceux qui les soutiennent
Nous demandons l'abandon immédiat des poursuites engagées contre l'association Droit Au Logement.
Plus d'infos : <http://www.droitaulogement.
Suivre la caravane contre la crise du logement, 2e épisode : de Pau à Marseille, du 17 au 22 novembre
<www.dalfr.org> ou <www.daldax.org>
Manif à Marseille samedi 22 novembre, contre l'Europe de la spéculation immobilière, des expulsions, de la marchandisation des logements sociaux ...(lors de la réunion des Ministre européens du Logement)
<www.marseille2008.no-vox.org>
07:22 Publié dans AGENDA | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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14.11.2008
La Caravane des mal-logés, des sans-logis, des locataires, des expulsés...
la caravane des mal logés et expulsés, du DAL et HALEM, qui a déjà effectué un premier périple de Pau et Paris ce mois d'Octobre et en démarre un second bientôt,
http://www.daldax.org/-
aboutissant à la grande manif de Marseille le 23 Novembre,
http://marseille2008.no-vox.
va passer par Bessèges.
En effet, le procès de Sylvie est symbolique d'une réalité de plus en plus actuelle des réponses apportées spontanément par les victimes de la crise du logement en particulier, et la crise du capitalisme en général.
La caravane, un car et une trentaine de cyclistes, en tout une quarantaine de personnes, arrivera dans l'aprés midi du 19 Novembre à Bessèges, et nous organisons donc son accueil et son hébergement, mais aussi le grand débat sur le logement prévu à 18H30 au centre culturel de Bessèges.
Ce débat sur:
« Habitats en Cevennes: réponses citoyennes à la crise du logement. »
prendra la forme d'une table ronde pour que chacun puisse se présenter et s'exprimer sur ce thème.
Autre titre possible à discuter ensemble évidement. Élus et acteurs de terrains seront conviés à s'exprimer. Il nous faut organiser ce débat, ainsi que l'accueil de la caravane, qui propose de participer à une action le lendemain. Je joins une première liste des premières personnes pressenties pour s'exprimer sur le logement en cevennes et participer à cette manifestation.
Et bien sur, toute personne, toutes idées et propositions sont bienvenues.
Dans l'attente de réponse, fraternellement Sylvie.
Propositions pour la grande table ronde sur le droit au logement, à Bessèges, le 19 Novembre 2008 à 18H.:
Parole donnée aux citoyens, représentants d'associations, d'organisations politiques, aux élus... en deux tours de table, le premier pour l'état des lieux du logement en Cévennes, le deuxième pour l'analyse et les propositions.
Personnes intervenantes pressenties:
Jean-Baptiste Ayrault, DAL
Clement, HALEM
Béatrice Messini, chercheuse CNRS
Christian Sunt, Objecteurs de croissance.
Collectif anti-explusions du collectif des chômeurs d'Alès.
Représentants du Conseil municipal d'Alès, de Saint-Ambroix.
Serge Magnier, Sylvia Brings. CHRS, AGFAS. Gauche Alternative.
Jany Arneguy. Alternatifs.
Jaqueline Balvet. ATTAC.
Accueil de jour, accueil de nuit Alès.
Secours catholique.
Emmaus.
Christophe Cavard, Conseil général du Gard.
Joelle Allard, Ateliers Collectifs de la Cèze et Auzonnet.
Jean-Louis Attard. Les Verts.
Jean-Michel Suau, PCF.
LCR. NPA.
Jacques Verseil. Abraham Mazel.
Un collectif en Cevennes.
La Borie.
Sylvie Barbe, auteur de « Yurtao, la voie de la yourte »
Christian Lagrange, auteur de « Habitat plume » et « Habitats groupés »
Maires, Sous-préfet. DDE.
André Duny (CEN) pour maitriser les débats.
Christine, pour la gestion du secrétariat
Barney pour les micros.
Guillaume pour l'organisation repas du soir.
Alain Dussort et Julien Colin pour les images.
Yves Defagot. Contact presse.
Jean-Louis Michel et Pierre Balvet pour la table de presse.
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Le DAL squatte un immeuble à Lille, avant d’en être expulsée par la police
Les militants du DAL ont décidé d’occuper un immeuble du centre de Lille, vide depuis 3 ans ! De quoi loger une partie des 500 familles, qui se retrouvent chaque nuit dans la Métropole lilloise, sans solution d’hébergement, même d’urgence. Cette situation est jugée inadmissible par l’association « Droit Au Logement » qui réclame l’application de la loi de réquisition.
Depuis dimanche, 5h00 du matin, les militants de l’association ont pris possession d’un immeuble abandonné d’environ 1 500 m2 situé au n° 4 de la rue Gombert à Lille, près de la préfecture. Il s’agit d’une ancienne antenne du ministère de l’environnement, désertée depuis plusieurs années. Objectif de l’opération : accueillir une cinquantaine de personnes sans-abri, dont des familles qui n’ont pas d’hébergement et dorment dans la rue pendant l’hiver. Après trois jours d’occupation silencieuse, les militants du DAL affichent au grand jour leur opération de réquisition et les premiers occupants devaient être accueillis dès ce soir. Le squat a finalement été évacué en début de soirée par les forces de police.
Philippe Deltombe, président du DAL Nord-Pas-de-Calais :
« L’objectif est de prouver qu’il y a des solutions, le bâtiment est en état, cela ne coûte pas un sou à la collectivité. Seulement un peu de bonne volonté ! »
Jean Batiste Eyraud, porte parole du DAL :
« Cette réquisition marque une action symbolique à l’entrée de l’hiver. Un hiver qui va être très difficile pour les sans-logis. On sait que les structures d’hébergement sont totalement saturées et que le logement n’a pas connu une telle crise depuis une trentaine d’années. »
Situation du logement dans la région Nord-Pas-de-Calais : Il faut savoir que le taux de chômage est parmi les plus élevés de France. Compte tenu du contexte économique et politique, les bailleurs « sociaux » durcissent leur position. Cela se caractérise notamment par un plus grand nombre d’expulsions (310% d’augmentation en un an). Les loyers dans le secteur « social » augmentent plus que le coût de la vie. 60 000 logements vacants pour 140 000 demandes de logements : voilà la réalité !
06:51 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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11.11.2008
La crise financière ne s'arrêtera pas à Wall Street, mais descendra aussi dans la rue
La crise financière ne s'arrêtera pas à Wall Street, mais descendra aussi dans la rue, alerte le Bureau international du travail (BIT).
Le BIT considère que le nombre de chômeurs dans le monde où l'on peut le mesurer .. risque d'augmenter de 20 millions, passant à 210 millions fin 2009.
Ce record du nombre de chômeurs, calculé à partir de données de l'ONU et du Fonds monétaire international , pourrait ensuite s'aggraver en fonction de l'impact de la crise sur l'économie réelle.
Le directeur général du BIT prédit une crise sociale sévère, longue et globale et réclame un plan de sauvetage concentré sur l' économie réelle et les questions sociales.
Les plus vulnérables seront les plus affectés par la crise. Le nombre de «travailleurs pauvres» qui vivent avec moins de un dollar par jour pourrait croître de 40 millions tandis que celui des personnes gagnant moins de deux dollars pourrait augmenter de 100 millions entre 2007 et 2009.
Redonner sa place à l'économie réelle
Il estime que «l'impact» de la crise financière sera de toute façon «mondial». Parmi les secteurs les plus touchés : le bâtiment, la finance, les services, la construction et le tourisme. Seuls «les pays qui exportent peu» devraient moins souffrir.
Le directeur du BIT, Juan Somavia, souhaite que la question du travail décent, promue par son organisation, soit au coeur des discussions sur la refonte du système financier international.
La crise doit être saisie comme une «opportunité» de rééquilibrer la mondialisation demande Juan Somavia. Selon lui, le «niveau des profits notamment du secteur financier était devenu si élevé que les banques préféraient la finance au soutien des entreprises créatrices d'emploi et il faut que le système financier revienne à sa vocation initiale ..
Encore des voeux pieux ....
source le blog : modèle antisocial français
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06.11.2008
Divers documents cour des comptes
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