08.02.2008
Les socialistes répondent à l’explosion des demandes de logements
Fin 2006, la droite a fait adopter une loi sur le droit au logement opposable. L’idée était simple : couper court à toute critique durant la campagne présidentielle et éviter de donner sur ce sujet clivant, l’avantage à la gauche. De ce seul point de vue l’opération a porté ses fruits : le bilan désastreux de la droite a été occulté.
Un an plus tard, l’heure est aux premières évaluations. Rien n’a été fait. Le logement est le premier poste de dépense des ménages et la hausse continue des loyers et des charges (1) pèse plus que jamais sur leur pouvoir d’achat.
Le gouvernement continue de subventionner les logements Robien ou Borloo pour la plupart inaccessibles aux foyers modestes. La dépense fiscale annuelle pour les amortissements « Robien » permettraient pourtant la construction de 32 000 logements sociaux par an. Les seuls bénéficiaires de la loi TEPA de juillet sont les nouveaux propriétaires. Ces choix gouvernementaux ne conduiront pas à inverser une tendance lourde : la part de logements à loyers modérés dans les mises en chantier ne représente plus que 40% des constructions contre 70% il y a 7 ans.
Que peuvent donc espérer nos concitoyens? Toujours rien à écouter David Martinon, porteparole de la présidence et candidat à Neuilly-sur- Seine. Ce dernier n’a pas hésité à déclarer que sa ville « n’a pas à rougir de sa politique de logements sociaux ». On s’étoufferait à moins(2).
Non seulement la droite n’applique pas la loi sur la rénovation urbaine, mais plus gravement, elle s’apprête à porter un coup fatal au livret A(3) qui sert aujourd’hui au financement des opérations publiques de logement social.
Face à ce déni, les socialistes ont pris leurs responsabilités. À la veille des municipales, ils s’engagent à développer la mixité ou à accompagner l’accession sociale à la propriété dans toutes les villes dont ils assumeront la gestion en mars prochain.
Les parlementaires ont de leur côté entrepris un dialogue avec les associations de la plateforme DALO. Ce travail a abouti à la présentation d’un avant-projet de loi. Parmi les propositions figurent l’obligation pour tout nouveau programme de construction d’un minimum de 33% de logements à loyer modéré dans les communes qui ne respectent pas la loi SRU(4), la limitation à 25% de la dépense logement pour les familles modestes, ou la mutualisation des risques locatifs qui incitera les propriétaires frileux à remettre sur le marché leurs appartements vacants.Le rendez-vous de la hausse du pouvoir d’achat passe par le logement. Ce sera l’une des clés du vote des 9 et 16 mars.Il nous reste un mois pour en convaincre nos concitoyens !
Thomas Colognac sur le site http://hebdo.parti-socialiste.fr/2008/02/06/1155/
1. La hausse des loyers représente 28,8% en 6 ans. Les
charges + 40 % en 10 ans.
2. La commune dont Nicolas Sarkozy a été l’élu pendant
30 ans ne compte que 3% d’habitat social. Faits aggravants,
une enquête réalisée par Le Monde 2 vient de révéler
que parmi les occupants de ces HLM, une partie non négligeable figuraient au « who’s who »…
3. en autorisant toutes les banques à utiliser le livret A
comme produit d’appel pour capter l’épargne populaire
et la canaliser ensuite vers d’autres placements.
4. 20% de logements sociaux
06:10 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : crise du logement social, Parti socialiste |
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