15.07.2011
atelier de poésie de la rue 2
Ma cavale n'a pas de fin,
Même si je suis dans un chemin,
Ce qui est tapi en moi,
Ne sera jamais effacé.
J'avance dans des impostures,
Qui cachent mes blessures.
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atelier de poésie de la rue
Empilés, entassés jusque dans les cages d'escalier.
Je rêvai seulement d'espace.
Quand d'autres se réveillent au chant des oiseaux,
Pour moi c'est le son des chasses d'eau qui noient tous les rêves
Et des portes qui claquent ; seuls soubresauts de mon coeur
Pour aller à l'école je traversai un champ de poubelles puantes,
Flâner le nez en l'air était bien trop dangereux.
Il vaut mieux voir où tu poses les pieds, et qui tu vas croiser,
En évitant de croiser les regards.
Jusqu'à tes 10 ans, t'es relativement peinard, mais après?
Te voici une mule, un cadi, un guetteur
Ton enfance est déjà celle d'un prisonnier
Alors la prison qu'on t'a déjà raconté
Devient un moment de repos, de vacances du silence.
Jusqu'à ce que quelqu'un te montre un autre chemin
Et te donnes les moyens de voir les émotions, de les reconnaître
Et d'en faire des alliées pour construire ta vie
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14.07.2011
APPEL AU RASSEMBLEMENT SOLIDAIRE. UN TOIT C’EST UN DROIT !
APPEL AU RASSEMBLEMENT SOLIDAIRE
UN TOIT C’EST UN DROIT !
Les salariés du Samusocial de Paris, soutenus par de nombreuses associations, fondations et institutions d’Ile de France et de Province, des élus et des personnalités, se sont mis en grève du 6 au 10 juillet 2011 pour crier leur indignation face aux mesures concernant la prise en charge des usagers et leurs conséquences immédiates sur les personnes les plus vulnérables.
A ce jour, ce sont des travailleurs sociaux indignés et en colère, touchés par la crise du secteur social, qui se mobilisent contre le désengagement de l’Etat en matière d’hébergement d’urgence mettant en danger de nombreuses femmes seules et de familles.
Le 1er juillet 2011, le DERNIER Centre d'Hébergement d'Urgence pour femmes à Paris ferme ses portes mettant à la rue des femmes déjà victimes d'un manque de places chroniques.
Aujourd'hui, 100% des femmes rencontrées la nuit sont laissées à la rue.
L’ETAT EN DIMINUANT DE MANIERE DRASTIQUE LES MOYENS ALLOUES à la prise en charge des familles à la rue, met, les travailleurs sociaux dans une position inacceptable : leur éthique professionnelle est mise à mal car aucune solution d’hébergement ne peut leur être apportée à part une mise à l’abri sommaire et inadaptée dans les commissariats et les urgences pédiatriques.
Aujourd'hui, 90 à 100% des familles restent sur le trottoir.
NOUS EXIGEONS DES POUVOIRS PUBLICS :
Leur mise en conformité avec les obligations prévues par la loi : l'accueil inconditionnel de toutes les personnes à la rue,
Le déblocage en urgence des budgets permettant la prise en charge des familles demandant de l’aide au Samusocial de Paris et aux partenaires associatifs en Ile-de-France ainsi que dans les autres régions,
Les moyens nécessaires pour accueillir et héberger décemment toute personne sans logis ou en difficulté de logement,
Le respect et l’application des lois contribuant à faciliter l’accès à un logement aux usagers (loi D.A.L.O, loi S.R.U, loi GAYSSOT...).
Tout le secteur du social est en crise (augmentation d’appel à l’aide des usagers, manque de place en centre d’hébergement, saturation des structures de stabilisation et de réinsertion, étouffement des services d'aides d'urgences ...) et nombreux sont les travailleurs sociaux, élus et conseillers généraux de France qui interpellent l’Etat sur les effets néfastes de leurs nouvelles directives concernant la gestion du dispositif d’urgence ayant pour conséquence la réduction du volume de prise en charge des personnes. Cette situation n’a d’autres raisons que le désengagement financier de l’Etat dans les missions qui lui incombe.
Ce système d'urgence sociale coûteux et inadapté maintient les personnes en détresses dans un mode de vie qui les fragilise encore davantage.
« Le gouvernement ne comprend pas ce qu'est l'Urgence Sociale ». Dr Xavier Emmanuelli, fondateur du Samusocial de Paris.
Pour ne pas laisser cette situation dramatique perdurer et pour que le principe d’inconditionnalité du droit à l’hébergement et au logement soient respectés :
Rappelons TOUS ENSEMBLE à l’Etat qu’il n’a pas seulement des droits mais également des devoirs envers toutes les personnes qui sont sur le territoire français.
Sans réponse rapide à ces revendications, nous ne lâcherons pas !!!!
RASSEMBLEMENT SOLIDAIRE SAMEDI 16 JUILLET 2011 A 14H00
PASSERELLE LEOPOLD SEDAR SENGHOR (Anciennement Passerelle Solferino) (Adresse : 26 Port de Solferino – Paris 7ème, Métro 12 - Assemblée Nationale)
20:06 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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URGENCE , 1 TOIT !
Droit au Logement
Fédération Droit Au logement – 24 rue de la Banque - 75002 Paris
tél : 01 40 27 92 98 • fax 01 42 97 40 18 • <http://www.droitaulogement.org/>
COMMUNIQUE
Paris le 13 juillet 2011
URGENCE , 1 TOIT !
Rassemblement samedi 16 juillet à 14h
Pont piéton “Léopold Senghor” - Métro Solférino
Le mouvement contre la réduction drastique, par l’État, des places d’hébergement d’urgence pour les familles et les personnes sans logis se poursuit et s’étend. Après la grève des salariés du SAMUsocial Paris, des initiatives ont été prises en provinces à Lille, et à Toulouse.
A Paris, les salariés du SAMU social solidaires, les sans logis et de nombreuses associations et organisations, appellent à une action collective et spectaculaire samedi, sur le pont Léopold Senghor, pour exiger que le gouvernement applique les lois :
- L’obligation d’accueil inconditionnel de toute personnes sans logis, conformément aux articles L 345-2 à L 345-3-3 du code de l’action sociale et des familles ..
- Le relogement de toutes les familles et personnes reconnues prioritaires DALO, qui incombe à l’État selon la Loi du 5 mares 2007
- L’obligation pour chaque commune de réaliser 20% de logements sociaux, conformément à l’article 55 de loi SRU
- La réquisition des logements vacants de grands propriétaires, selon les procédures prévues dans les article L 641 et L 642 du Code de la Construction et de l’Habitation...
Tous ensemble !
Un toit un droit !
Communiqué de presse du mouvement solidaire des acteurs de l'urgence sociale
(Usagers, bénévoles, professionnels, citoyens)
Les salariés du Samu Social de Paris (ssp), soutenus par de nombreux professionnels de l'ile de france, des élus et des personnalités, se sont mis en grève du 6 au 10 juillet pour crier leur indignation face à différents problèmes récurrents, qui depuis peu s'amplifient dramatiquement.
En effet :
- La fermeture du DERNIER centre d'hébergement d'urgence (CHU) pour femmes de Paris le matin du 1er juillet dernier a jeté à la rue ces personnes, déjà victimes d'un manque de places chronique. Aujourd'hui, 100% des femmes rencontrées la nuit sont laissées à la rue.
- La diminution drastique des moyens alloués par l'Etat pour la prise en charge en urgence des familles à la rue qui conduit aujourd'hui le pôle famille du ssp et de toutes les régions de France a ne pas avoir de solutions pour mettre à l'abris les personnes avec enfants qui appellent. Aujourd'hui 90 à 100% des familles restent sur le trottoir.
Nous appelons les pouvoirs publics :
- A se mettre en confirmité avec les obligations prévues par la loi, c'est à dire l'accueil inconditionnel de toute personne à la rue.
- A débloquer en urgence le budget qui permettrait la prise en charge des familles du samu social de Paris et des autres départements de France.
- A mettre en oeuvre les moyens nécessaires pour accueillir et héberger décemment toute personne sans logis ou en difficulté de logement.
- A l'arrêt les expulsions
- A respecter et appliquer les lois qui contribuent à cet objectif (loi D.A.L.O, loi S.R.U, la loi de mobilisation des logements vides...)
Le problème dans le monde du social est global, la saturation des structures de réinsertion contribue à étouffer les services d'aides d'urgences et à gonfler le nombre de ses usagers. Usagers que l'on maintient dans un système d'urgence couteux et inadapté qui participe à les fragiliser encore davantage.
Le Dr Xavier EMMANUELLI, fondateur du Samu Social de Paris ainsi que les membres du Haut comité pour le logement des personnes défavorisées et le comité de suivit Dalo ont exprimé leur mécontentement face a ce désengagement de l'Etat.
lien pour lire la lettre du comité : http://federationsamusociaux.typepad.com/files/lettre-du-... <http://federationsamusociaux.typepad.com/files/lettre-du-...>
La mairie de Paris, dans une lettre ouverte du 10 juillet dénonce les manquements de l’Etat, en prévenant que 15 000 personnes (uniquement des familles) se retrouveront à la rue dans la région de Paris à la fin du mois d’aout, et viendront grossir le nombre des personnes sans toit.
La semaine dernière, nous avons eu 2 rassemblements :
- Le 6 juillet, une manifestation devant l'hotel de ville a rassemblée 400 personnes. (une délégation a été reçue à la Mairie de Paris qui nous soutiens)
- Le 9 juillet une manifestation de l'hotel de ville de Paris au ministère du logement a rassemblée 350 personnes. (RDV la semaine prochaine)
- Le nombre d'associations présentes témoigne du problème partagé par tous les travailleurs et usagers.
Mgr Jacques GAILLOT, Mr Albert JACQUARD, des adjoints et des conseillers municipaux
étaient présents le 9 juillet.
Au delà du Samu Social de Paris, le mouvement intègre maintenant de nombreuses associations ainsi que des salariés d'institutions publiques de la région parisienne, et de province.
Ce mouvement des acteurs de l'urgence sociale vous invite à venir les rejoindres
SAMEDI 16 JUILLET à 14h sur le pont Léopold Senghor.
Soutiens : la fondation Abbé Pierre, le comité des sans logis, les enfants de don quichotte, les enfants du canal, le collectif des morts de la rue, le D.A.L, l'association Primo Lévi, l'Amicale du nid Paris, Baggagérue, MSH Paris, Advocacy, Jeudi noir, Association halte aides aux femmes battues (HAFB), collectif SDF alsace, la coordination des professionnels de l'urgence sociale, les collectifs des travailleurs de l’urgence sociale des départements de la région paris, SUD santé sociaux, l'union syndicale de la psychiatrie, le syndicat de la médecine générale, l'union syndicale solidaires, la Mairie de Paris, de nombreux élus de tous les partis de gauche (ELV, le front de gauche, le PC, le Ps, le NPA).....
CONTACTS :
Mairie de Paris : Mr GUEGUEN Florent (conseiller technique en charge de la lutte contre l'exclusion et la protection de l'enfance)
Ministère du logement : Mr METAYER fabien (chef de cabinet auprès du secrétaire d'Etat, benoist APPARU)
Ministère de l'écologie : Mr CHOUTET Martin (conseiller technique au cabinet de la ministre de l'écologie - Mme Kosciusko-Morizet Nathalie)
Directrice générale S.S.P : Stéfania PARIGI
Médecin coordi au S.S.P et médecin du SAMU75 : (elle fait le lien AP-HP / SSP) Suzanne TARTIERE
Pour toutes informations : sspsolidaires@gmail.com <http://fr.mc256.mail.yahoo.com/mc/compose?to=sspsolidaire...>
ou Laurent : laurentdakar@yahoo.fr <http://fr.mc256.mail.yahoo.com/mc/compose?to=laurentdakar...> / 06.28.84.61.7
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23.02.2009
Réquisition populaire municipale à Saint Denis
Inauguration officielle de l’immeuble de La Poste réquisitionné à Saint Denis. Le Maire Didier Paillard, le Comité de Soutien et les familles ont inauguré samedi 21 février la réquisition d’un immeuble de logements de fonction de la Poste de Saint Denis (Seine Saint Denis), situé 12 Rue Jean Mermoz, face au commissariat. Occupé depuis une semaine avec l’appui d’un comité de soutien unitaire, de nombreux élus dont le Maire de Saint Denis, Didier Paillard, le DAL et 8 familles sans logis, l’immeuble était voué à une opération immobilière à caractère privé. En début de semaine, le maire de Saint Denis devrait prendre un arrêté de réquisition sur ce bâtiment, compte tenu de la gravité de la crise du logement, et de l’existence de nombreuses personnes sans abris et d’un nombre élevé de logements inoccupés. Affaire à suivre... pour cette première « réquisition populaire municipale ».

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21.02.2009
France : Une personne sur 20 déjà privée de logement personnel
2,5 millions de personnes, soit près de 5% de la population de 15 ans ou plus, bénéficiant d'un logement, ont déclaré avoir vécu au moins une période, au cours de leur vie, sans logement personnel ; soit une personne sur vingt, qui se sont retrouvées sans logement personnel au cours de leur vie. Voilà ce que montre une étude de l'Insee publiée vendredi 20 février.
Sur ces 2,5 millions de personnes, 1,9 million ont été hébergées par un proche - 2 millions si l'on compte ceux qui n'ont pas pu partir de chez leurs parents - et 543.000 se sont retrouvées sans domicile et ont séjourné dans un service d'hébergement ou/et dans un lieu non prévu pour l'habitation (rue, parcs, voitures...). La quasi totalité de ces personnes (92%) ont connu une seule de ces situations.
Parmi les personnes qui ont connu un épisode sans logement personnel, employés et ouvriers sont surreprésentés: ils constituent 65% de cette population, contre 55% de celle qui n'a jamais connu de période sans logement personnel. Il en est de même pour les hommes (52% contre 47%), les personnes d'âge moyen (49% de 30-49 ans contre 35%) et les étrangers (11% contre 5%).
Employés et ouvriers
Si l'on exclut ceux qui sont restés chez leurs parents, la durée totale des périodes sans logement personnel est allée de 3 mois ou moins (24%) à trois ou plus (18%). Parmi ceux qui ont connu la rue, 38% y sont restés 3 mois ou moins et 16%, soit environ 22.000 personnes, y ont vécu 3 ans ou plus.
Parmi les personnes qui ont connu un épisode sans logement personnel, employés et ouvriers sont surreprésentés: ils constituent 65% de cette population, contre 55% de celle qui n'a jamais connu de période sans logement personnel. Il en est de même pour les hommes (52% contre 47%), les personnes d'âge moyen (49% de 30-49 ans contre 35%) et les étrangers (11% contre 5%).
Les anciens sans domicile
Comparés à ceux qui ont toujours eu un logement personnel, les anciens sans domicile sont deux fois plus souvent locataires et habitent plus fréquemment en Zus et dans des quartiers où le chômage est élevé (19% contre 7%). Malgré cela, leurs logements disposent à peine moins que les autres du confort de base (97% ont à la fois wc et baignoire ou douche contre 99%).
Dans les DOM, 84.000 personnes ont déclaré une période sans logement personnel, soit un peu plus de 6% de la population des 15 ans et plus. Comme en métropole, il s'agit surtout de personnes qui ont été hébergées chez des tiers (près de 57.000 personnes).
- L'enquête Logement 2006 de l'Insee, a été menée sur un échantillon de quelque 37.000 ménages, a-t-on précisé à l'Insee.
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CNL : Le logement, grand oublié
Le président de la République a annoncé le déblocage de 2,6 milliards d’euros censés aider les ménages à faire face à la crise, soit dix fois moins que ce qui a été consacré au premier plan de relance. La CNL dénonce la faiblesse des moyens mis en œuvre et juge inadmissible que le logement soit le grand oublié de ces mesures.
Dans un contexte social dégradé où la hausse du chômage se poursuit depuis des mois et que le pouvoir d’achat est attaqué de toute part, le gouvernement s’obstine à ne pas mettre en place une véritable relance de la consommation. Ce ne sont pas les quelques mesures annoncées hier et la faiblesse des budgets accordés qui vont améliorer le pouvoir d’achat des familles, notamment les plus modestes.
Pour la CNL, soutenir les ménages, c’est, en priorité, s’attaquer au premier poste de dépense : le logement. Aujourd’hui, de plus en plus de ménages n’arrivent plus à faire face au poids que représentent, dans leur budget, le logement et les charges qui y sont liées. Pourtant, des mesures, d’application immédiate, permettraient de soulager la pression sur le pouvoir d’achat des familles.
La CNL demande ainsi la mise en place du gel des loyers, seul moyen de « laisser souffler » les ménages. Il faut ensuite revaloriser de 20 % les aides personnelles, en particulier celles au logement. Enfin, il faut aider les ménages à maîtriser leurs factures d’énergie par la diminution des tarifs réglementés du gaz, de l’électricité.
Parce que le logement, y accéder, y rester, est un souci majeur pour des millions de ménages, la CNL organise une semaine d’action nationale du 6 au 15 mars portant à la fois sur le refus des expulsions et la lutte contre la politique actuelle du logement.
La CNL demande :
Le gel des loyers, pas de hausse en 2009.
L’arrêt des saisies et des expulsions.
La non application des décrets sur les charges de gardiennage et le supplément de loyer de solidarité.
La construction annuelle de 180 000 logements véritablement sociaux à un loyer modéré.
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19.02.2009
La très libérale loi Boutin est adoptée aujourd’hui, tandis que N. Sarkozy fait l’impasse sur les loyers et le logement cher
Fédération Droit Au logement – 24 rue de la Banque - 75002 Paris
tél : 01 40 27 92 98 • fax 01 42 97 40 18 • E-mail: fededal@wanadoo.fr
COMMUNIQUE
Paris le 19 février 2009
La très libérale loi Boutin est adoptée aujourd’hui, tandis que N. Sarkozy fait l’impasse sur les loyers et le logement cher
1 - La Loi Boutin est adoptée aujourd’hui :
Elle contient des dizaines de mesures qui vont aggraver la crise du logement, et favoriser le désengagement financier de l’Etat.
Sous des dehors techniques, cette loi n’est accessible qu’aux experts, et annonce des réformes structurelles profondes dans le logement social, les rapports locatifs, et les politiques publiques du logement, dont les conséquences sociales seront dramatiques.
Elle est adopté en vertu de la déclaration d’urgence, en l’absence d’un véritable débat démocratique.
Elle est manifestement influencée par la vision néo conservatrice du Président de la république, en matière notamment de politique du logement.
Dans les grandes lignes :
· Elle précarise les locataires modestes, en multipliant les statuts dérogatoires au droit commun, aussi bien en HLM que dans le parc locatif privé,
· Elle privatise le logement social et confisque des moyens de financement dans le but d’alimenter un budget du logement en baisse,
· Elle vient au secours des promoteurs, des bailleurs privés et des trusts du BTP, au détriment des locataires et des ménages modestes,
· Elle vient censurer des mesures favorables aux mal-logés , notamment en amputant les bonus de la Loi DALO …
En savoir plus sur la loi Boutin : http://www.droitaulogement.
2 – Plan pour le pouvoir d’achat : impasse sur le logement cher, les locataires, et les expulsions
N Sarkozy a détaillé hier ses mesures en faveur du pouvoir d’achat. Aucune ne prévoit de s’attaquer au « logement cher » qui grève de plus en plus lourdement le budget des ménages modestes, des classes moyenne affaiblies par la crise et les inégalités sociales, des jeunes.
Or, la masse des loyers, c’est à dire l’addition de tous les loyers perçus en un an, a été multipliée par 4 ces vingt dernières années. Les allocations logements sont grignotées chaque année au détriment des locataires. L’année 2009 s’annonce catastrophique en matière d’expulsions locatives.
Tandis qu’OBAMA débloque 75 milliards de dollars pour empêcher que 3 millions de familles ne soient jetées à la rue aux USA, le Gouvernement français accélère les expulsions, précarise les locataires et les loyers chers, vient secourir la spéculation immobilière, et ceux qui en tirent profit.
Nous appelons à nous mobiliser contre cette politique du logement qui entame les droits des locataires et des mal-logés, qui rafle l’argent du logement social, qui accroît la crise du logement et renforce les inégalités.
- Grande manifestation unitaire Dimanche 15 mars, à 14h30 à Paris, Place de la République, pour le dernier jour de la trêve hivernale des expulsions ...
- Soutien aux luttes dans les DOM-TOM pour le pouvoir d’achat dont la baisse des loyers
- Procès en appel mercredi 4 mars à 13h30 – palais de justice, 13e chambre, contre la condamnation du DAL à 13 000 euros d’amende
Concert de soutien, le 20 février au New Morning :
<http://www.concertdal.org>
En savoir + sur la loi Boutin, le site du DAL : <http://www.droitaulogement.
Pétition de soutien au DAL :
http://www.droitaulogement.
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ANGERS : menace d'expulsion sur le squat des demandeurs d'asile et Sans domicile fixe
Depuis plusieurs jours des demandeurs et d'asile et des sans domicile fixe ont ouvert un squat à Angers dans un bâtiment appartenant à la mairie.
Quinze policiers sont venus une première fois pour tenter de les expulser, ce qui n'a pu avoir lieu car les occupants s'étaient bien barricadés.
Les négociations avec la mairie n'aboutissent pas, les occupants sont donc toujours menacés d'être délogés et ils appellent donc à un soutien effectif : des personnes prêtes à défendre ce lieu de vie avec eux.
Contact : 06 83 87 32 28
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Toulouse : Rififi autour d'un nouveau squat place Esquirol
Dépêche du midi - Le DAL Toulouse est venu apporter son soutien squatteurs. Gros attroupement, hier en fin d'après-midi, au 10, place Esquirol. Depuis le 3 février, trois jeunes gens, Soudjaï, Guillaume et Aurélie, squattent des appartements dans cet immeuble qui en compte huit, sur quatre étages, vacant depuis plus de dix ans. Hier, alors que des ouvriers arrivent pour murer l'entrée, le ton monte. Soudjaï raconte : «Ils ont donné des coups de pieds dans la porte, ils l'ont défoncée. J'ai pris des coups derrière la tête, je suis tombé dans l'escalier, j'ai une entorse à la cheville. J'ai appelé la police et le 115.»
«C'est des conneries tout ça !, dément Raphaël Abitbol, dont la société immobilière Esky a racheté l'immeuble il y a un an et demi. On a vu un black, on lui a dit que les travaux de rénovation commençaient jeudi. Il nous a dit : je pars mercredi. Pendant ce temps, la fille me demande 1000 € pour partir. C'est du racket.»
Le propriétaire va déposer plainte
Parole contre parole, difficile de savoir qui dit vrai. Car les squatteurs affirment, eux, que c'est Raphaël Abitbol qui a tenté d'acheter le départ d'Aurélie pour 1000 €. Parole contre parole, l'un dit que les jeunes gens sont entrés par effraction, les autres non. Quoi qu'il en soit, en fin d'après-midi, alors que la police bloque désormais l'entrée, le comité Droit au logement est sur place.
La discussion qui s'ensuit remet une nouvelle fois en lumière les intérêts contradictoires entre droit à la propriété et droit au logement. Et repose le cruel déficit de logements et de logements sociaux. Florian Bricaud, membre du DAL, rappelle les 22000 logements vacants à Toulouse où 34000 personnes attendent un HLM. Raphaël Abitbol,dit comprendre. Mais ne cache pas son écœurement : «Vous entrez chez les gens par effraction et vous êtes chez vous... c'est comme ça en France.»
S'il n'a pas demandé à la police de déloger les squatteurs hier soir, ce matin, il déposera plainte pour dégradation volontaire de bien d'autrui.
Le prix du squat d'Anatole-France bientôt fixé
Pendant ce temps-là, dans l'immeuble réquisitionnédébut janvier place Anatole-France, le comité Droit au logement et le collectif la Hutte aux piafs attendent la suite des événements. Le service des Domaines, chargé par la mairie d'estimer la valeur de cet ensemble immobilier de 48 appartements vacants depuis 2002, devrait donner son verdict d'ici peu. Indispensable avant que la ville négocie le prix de rachat avec la propriétaire, disposée à vendre, avant de transformer l'immeuble en logements sociaux, rappelle Martine Croquette, l'adjointe au logement à qui le DAL va demander un nouveau rendez-vous. « Nous voulons discuter d'un protocole d'accord pour reloger toutes les familles, explique Yannick Martin, du DAL. Nous resterons dans l'immeuble jusqu'au relogement de tous. » Pas hostile sur le principe, l'adjointe juge qu'il faut quand même « s'entendre sur le contenu de ce protocole. D'autres citoyens attendent. » Pas de privilège. Par ailleurs, le 20 février, une réunion se tiendra à la préfecture entre les représentants de l'État, des collectivités et des bailleurs sociaux (mais sans les associations) pour définir les modalités de mise en place du « solibail ». Le dispositif lancé par la ministre du Logement, Christine Boutin, consiste à rassurer les propriétaires de logements vides en leur garantissant le loyer par l'intermédiaire des associations. Et permettre ainsi aux personnes hébergées dans des hôtels ou des centres d'hébergement de retrouver un logement.
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03.07.2008
Dal Toulouse : encore à l'assaut du conseil général
Une petite fille handicapée et sa maman à l'assaut du Conseil Général
DROIT AU LOGEMENT. La cour du Conseil Général est encore calme en ce début d’après-midi de mercredi, et les salariés flânent à l’ombre de ses bâtiments. Une dizaine de personnes se sont introduits dans la forteresse bien décidés à distraire cette tranquillité estivale.
Yannick martin, handicapé de NI pauvre Ni soumis et militant de Droit au Logement, avance, la main gauche sur la roue de son fauteuil, la droite tenant un mégaphone.
L’association va tenter de forcer les portes du Conseil Général pour dénoncer la situation de Rachida. Cette jeune et discrète maman d’à peine trente ans est à bout de ses deux ans et demi de procédure de logement. Elle vit dans un 30m2, un placard aménagé en salle de bain. Sa fille de deux ans est polyhandicapée.
Rachida et son bébé Nina au Conseil général. Photo Nicolas Séné
Nina, adorable petit bout, ne bronche pas dans la poussette. «On me dit d’attendre, explique-t-elle, car il y a trop de demandes. Pourtant ils sont venus chez moi pour constater notre condition». Pas d’ascenseur, pas de salle de bain : «Une assistante sociale m’a même dit que si c’était trop dur pour laver ma fille, il fallait la laver dans la cuisine !». Les larmes lui montent aux yeux.
Les agents de sécurité sont aussi nombreux que les manifestants. Ils bloquent toutes les entrées, les talky-walkies crépitent. Le DAL se serait-il trompé d’interlocuteur ? Nullement, d’après Odile : «C’est bien le Conseil Général qui est responsable de la politique du handicap et aussi du logement. Il est normal que ce soit lui qui soit interpellé même si la responsabilité de l’Etat est engagée». La présidente d’Handisocial constate qu’il n’y a «pas de commission handicap proprement dite. C’est la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) qui reçoit les demandes et qui a un rôle de conseil et d’accompagnement. Missions qu’elle ne peut pas remplir, faute de moyens».
Le Conseil général semble jouer la montre. Mais les appels au mégaphone et les coups de sifflet des manifestants en ont raison. Deux heures après, une délégation est reçue par Alain Gabrieli, Président de la Commission sociale, et Francis Sancerry en charge des personnes handicapées. «Au début c’était un peu tendu, rapporte Isabelle du DAL. Ils n’ont pas apprécié qu’on fasse du barouf dans la cour». Mais, les élus ont finalement lâché un peu de mou. «Il y a une solution de relogement dans la semaine pour Rachida, poursuit la militante, et un engagement du Conseil Général de travailler avec le DAL».
Rachida voit enfin le bout du tunnel. Elle repart, resplendissante. Nina s’est assoupie dans la poussette. Derrière elles, les grilles de l’imposant bâtiment départemental se referment. Fin de l’assaut.
Nicolas Séné - Libé Toulouse
http://www.libetoulouse.fr/2007/2008/07/une-petite-fill.html
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25.05.2008
DAL TOULOUSE : SOUTIEN À UNE ANCIENNE ENFANT DE DON QUICHOTTE 31
Non à la remise à la rue d'une ancienne Enfant de Don Quichotte : Application du Plan d'Aide Renforcé en direction des Sans-Abri
Ce mardi 20 mai 2008, le comité DAL Toulouse a envahit les locaux de l'association "l'Entraide Protestante de l'Eglise Réformée de Toulouse", pour demander des comptes sur la remise à la rue d'une jeune femme logée à l'hôtel.
En effet le DAL Toulouse a demandé l'application immédiate du PARSA pour toute personne logée en hébergement temporaire.
Cette jeune femme ayant fait partie des personnes ayant campé 5 mois sur les allées François Verdier pour dénoncer les situations des personnes vivant à la rue. Elle s'était vu proposée comme solution un foyer d'hébergement et des nuits d'hôtel dans l'attente d'une obtention d'un logement temporaire en ALT ou de l'acceptation d'un bail glissant avec l'Entraide Protestante.
Cependant cette dernière a joué l'arbitraire en arrêtant ses nuitées d'hôtel pour restrictions budgétaires de la DDASS et refusé de lui faire le suivi social pour un bail glissant dont le DAL Toulouse demande l'augmentation de son nombre auprès de la Mairie et du Conseil Général.
Après plus de 4 heures de négociations, et s'entendre dire par un membre du CA de l'entraide protestante, qu'il faut "ETRE MERITANTE" pour être relogée !Le DAL Toulouse a pu obtenir de la DDASS un prolongement des nuitées d'hôtel et une ré-évaluation du dossier autour d'une table de travail avec le conseil général, l'association et le DAL Toulouse en début de semaine.
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| Tags : dal toulouse, loi dalo, rÉquisition de logements, loi de 1945, loi sru |
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30.04.2008
DAL 31 Le DAL occupe le terrain contre les expulsions
Une quarantaine de membres de Droit au logement (DAL) ont envahi hier l'office départemental HLM de Haute-Garonne pour demander le relogement de trois familles menacées d'expulsion. Parmi elles, Zora, la trentaine, qui vit dans un studio avec ses deux enfants. « Actuellement, nous dormons à trois dans un lit. Sans l'aide du DAL, je me serais découragée face aux difficultés administratives. Je demande juste un logement décent avec une chambre pour mes enfants. » Devant le vacarme provoqué par l'association, le directeur de l'organisme a rapidement reçu la délégation du DAL. Jean-Michel Fabre, président de l'office départemental HLM, a aussi rencontré les mal-logés hier et s'est engagé à reloger ces trois ménages rapidement.
J. R. - ©2008 20 minutes
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28.04.2008
le DAL TOULOUSE ce lundi matin au Conseil général: action pour un toit
• Et bien oui avec le Dal Toulouse en ce moment c'est une action par semaine ! Après leur visite au conseil municipal, voici qu'il s'invite au Conseil général :)
SOCIÉTÉ. Une loi, la loi Dalo, fait que le droit à un toit prime sur toutes autres considérations. Ce n’est peut-être pas si vrai pour les familles qui manifesteront ce lundi matin devant les grilles du Conseil général.
Les militants du DAL, Droit au logement, admettent que la Préfecture s’est engagée à ne plus procéder à des expulsions sans l’assurance d’un relogement pour les expulsés. Ils admettent aussi que les élus font de cette question une de leurs priorités.
«Malgré cela, protestent-ils, des familles sont toujours menacées. Et certaines sont déjà à la rue». Elles ont la loi pour elles mais concrètement rien pour s’abriter.
Aux autorités qui expliquent qu’il n’y a pas de toits de secours disponibles, le DAL répond : «Application de la loi de réquisition !». Le DAL recense 2200 logements vacants en ville, «chez les bailleurs sociaux et chez les particuliers».
Le rendez-vous devant le Conseil général est fixé à 10h45 précises pour «une action» en vue «d’obtenir un logement»...
LIBÉ TOULOUSE - GLv.
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| Tags : DAL TOULOUSE, LOI DALO, RÉQUISITION DE LOGEMENTS, LOI DE 1945, LOI SRU |
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