21.01.2008
Ivry-sur-seine : Malaise grandissant au Village de l'espoir
Christine Mateus | Le Parisien
Le torchon brûle entre l'association gestionnaire du Village de l'espoir et son ancien directeur, Jacques Deroo, qui s'accusent mutuellement de saborder le projet.
«ON REPART de zéro au Village de l'espoir. L'important aujourd'hui est de calmer et de rassurer les résidants ainsi que les conduire à ne pas fiche en l'air leur avenir », clame un travailleur social. Deux mois après le licenciement de Jacques Deroo, ancien directeur « grande gueule » du site, par son gestionnaire, l'association Coeur des haltes, quel est le climat à Ivry-sur-Seine ?
Une trentaine de mobile homes
Les lieux accueillent toujours une trentaine de mobile homes chargés de servir de relais vers un logement pérenne pour une soixantaine de sans-abri, via un accompagnement social.
Dans les allées, certains occupants parlent de « perte de repères » voire même d'« abandon » depuis le licenciement de Jacques Deroo. Que lui était-il reproché par Coeur des haltes ? Plusieurs « admissions sauvages », un « refus de gestion administrative de l'équipe », un « alcoolisme notoire » et « un comportement violent » à l'égard d'un pensionnaire. « Je me moque de ne plus être directeur. Ce qui me met en colère, c'est de voir que l'on est en train de saborder le Village. L'équipe ne peut plus travailler normalement. Des gens entrent comme dans un moulin, on ne respecte plus le règlement et, en quelques jours, j'ai vu sortir un couteau par trois fois », s'alarme Jacques Deroo, par ailleurs président de l'association Salauds de pauvres.
Actuellement, le Village de l'espoir - créé il y a dix mois - n'a toujours pas de pilote « officiel ». Un directeur intérimaire est bien chargé de suivre les dossiers mais tout comme ceux de plusieurs autres structures. « Le processus de recrutement est lancé, explique-t-on au siège de Coeur des haltes. Le problème de Jacques Deroo est de voir que la structure peut vivre sans lui. Il avait établi une relation familiale mais chaotique avec les résidants, pas celle d'un travailleur social en tout cas. Nous allons revenir à un système plus classique, mais aussi plus efficace. Si quelqu'un met de l'huile sur le feu aujourd'hui, c'est bien lui. » Et de dénoncer un véritable « travail de sape mené auprès des résidants » pour prouver que Coeur des haltes ne peut gérer la structure sans Jacques Deroo , fort de l'aura dont il bénéficie auprès de « personnes fragiles et vulnérables ». Problème pour l'association : malgré les promesses de relogement des préfets de Paris et du Val-de-Marne, l'ancien directeur occupe toujours un mobile home sur le site. « On ne pourra rien faire tant que cette situation perdurera », conclut Coeur des haltes.
De son côté, Jacques Deroo dit n'attendre qu'une chose : un appartement, pour ne plus avoir à gérer les conflits sur les lieux alors qu'il n'en a plus la fonction.
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| Tags : village de l'espoir, salauds de pauvres, sdf, accompagnement social |
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21.11.2007
Évacuation de SDF
merci à liloo
Mardi 20 novembre à 8h,
les forces de l'ordre ont évacué la poignée de sdf que Jacques Deroo (fondateur de l'association Salauds de pauvres) tentait de fédérer depuis ce week-end sur le quai d'Austerlitz et sous le pont Charles-de-Gaulle, dans le 13e arrondissement de Paris.
Les Salauds de pauvres perdent Austerlitz
http://www.flickr.com/photos/pierrepierrepierre/sets/7215...
20:25 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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