03.01.2010
2010 sera militante
Bonne année aux sans-domicile, aux mal logés et aux locataires mobilisés, aux salariés en lutte, aux chômeurs, aux malades mobilisés, aux retraités actifs, aux fonctionnaires du service du public, aux authentiques écologistes, aux étudiants et à leurs professeurs, aux femmes battues, ...
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13.07.2009
Jean-Yves, sans logis mais pas sans espoir
C'est au foyer d'hébergement d'urgence, boulevard Fabre- de-Morlhon, que Jean-Yves a temporairement posé son sac à dos. Sans doute pour peu de temps, car il annonce d'emblée la couleur : « Dans la rue c'est vrai, je suis en danger mais je suis autonome. Ici, on est quarante tous les soirs, on ne se connaît pas et la violence gratuite, la loi de la jungle, c'est monnaie courante. »
Pour lui, les gens manquent certes d'éducation, mais c'est surtout le système qui est mal fichu. « Est-ce qu'on peut vivre bien dans des cabanes de chantier ? On n'est pas des outils... » Le ton est donné, sans agressivité et sans rancoeur non plus, juste comme une fatalité. « Il y a des gens bien ici, mais il y en a aussi qui ont perdu toute notion de vie sociale. Pour eux, il faudrait
trouver un encadrement plus adapté. »
A côté de lui, son compagnon de chambre acquiesce : « J'ai toujours bossé, mais j'ai perdu mon entreprise. J'ai 50 ans, je n'ai plus de solutions. Je suis seulement ivre de la vie que je mène, je n'existe plus. » Quand on demande à Jean-Yves quelles seraient les solutions possibles pour continuer à vivre dignement, il est catégorique : « Quand tu vis dans la rue, tu te retrouves dans un autre monde, tu es ailleurs, mais tu sais pas où... » Alors, pourquoi ne pas envisager, parmi les sans-logis, d'exploiter les compétences personnelles de chacun pour aider les autres ? La réponse est sans appel : « On ne m'a jamais demandé quel était mon métier, ni ce que je savais faire.
Lire la suite sur UN BRIN DE CAUSETTE
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14.04.2008
Lille : un sans-abri est mort dans la rue
Un Sans-abri âgé de 49 ans a été retrouvé mort dimanche vers 11h30 dans un jardin public de La Madeleine. Une enquête a été ouverte au groupe d'action judiciaire (GAJ) du commissariat de La Madeleine, et une autopsie devrait être pratiquée pour déterminer les causes de la mort.
Après le Décès d'un jeune SDF à Poitiers le 09 mort d'un oedème pulmonaire dans un squat...
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24.03.2008
Un sans abri mort vraisemblablement de froid à Chalon-sur-Saône
CHALON-SUR-SAÔNE (AFP) — Un marginal d'une cinquantaine d'années a été retrouvé mort, très vraisemblablement de froid, dimanche matin, au bord d'un canal, à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), a-t-on appris auprès des policiers.
L'homme, qui n'est pas SDF, contrairement aux premières informations données, était domicilié à Chalon-sur-Saône.
Un automobiliste a retrouvé l'homme assis contre la porte d'un garage, a-t-on ajouté se même source.
Un enquête a été ouverte pour déterminer la cause de la mort, mais l'hypothèse d'une mort due au froid est privilégiée, puisque la nuit dernière les températures étaient inférieurs à 0 degré et accompagnées de bourrasques de vent froid et de petites chutes de neige occasionnelles.
Les résultats des examens ne devraient toutefois pas être connus avant mardi, a précisé la police.
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24.02.2008
STRASBOURG : DES SANS-ABRIS CAMPENT AU JARDIN DES DEUX RIVES
STRASBOURG : DES SANS-ABRIS CAMPENT AU JARDIN DES DEUX RIVES
Hier matin, les Don Quichotte ont renoncé à installer un nouveau campement sauvage sur le quai Sturm après une réunion avec Monsieur Ory Directeur de Cabinet du Préfet et Monique Alba en présence de notre Porte-Parole Monique Maitte (Collectif SDF Alsace).
Lorsque les premiers soutiens (associations, citoyens, Ts...) sont arrivés une camionnette de policiers attendait Quai Sturm.
Alexandre Glardon a tenté de négocier pour installer ce nouveau campement Quai Sturm, lieu symbolique...
La Préfecture peut désireuse d'avoir à gérer un nouveau campement a insisté pour une rencontre. Entre les deux, notre porte parole présente aux négociations, a senti une incompréhension. Chacun est sur sa position !
Pour Alexandre Glardon les 10 places nouvellement créées ne suffisent pas. À elle seule leur maraude a rencontré 30 personnes environ qui sont toujours sans-abris. Pour 30 personnes Monsieur Ory proposait de trouver une solution immédiate. Protestations de notre Porte Parole sur cette proposition, car nous savons tous qu'il y à beaucoup plus de personnes sans-abris à Strasbourg et que toutes les associations ont leur mot à dire sur l'hébergement...
Elle a rappelé que Jeudi dernier elles étaient quelques unes a exprimer leur mécontentement devant leurs difficultés à obtenir des places, des appartements et des moyens. La proposition de Mr Ory ajouterait à leur mécontentement et non sans raison.
Mais la situation à Strasbourg ne sera plus vue par une seule association ! Les Don Quichotte ont apprit que les négociations devaient être plus larges...
Alexandre Glardon a donc accepté treize places en foyer accessibles par le 115; donc par tout le monde car a t-il précisé il n'y à plus de SDF-EDQ il y à des SDF à Strasbourg.
Monsieur Ory a accepté la mise en place d'un campement temporaire dans le jardin des Deux-Rives pour les sans-abris qui ont des chiens et les couples ou tout simplement pour tous les SDF à qui les maraudes ne trouveront pas d'hébergement. Ils pourront bénéficier de l'eau et de l'électricité dans le jardin des Deux-Rives.
L'objectif était d'arriver à une solution qui satisfassent tout le monde sans mettre les sans-abris en danger. Le 29 février prochain, une "réunion de travail et d'échanges" est organisée par le préfet avec les associations et partenaires publics pour examiner les différents projets et les financements en vue de résorber l'habitat indigne. Cette réunion est une déclinaison locale des négociations faites à Paris et se basera sur les propositions d'E. Pinte. Toutes les associations sont invitées !
Les propositions à télécharger
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21.02.2008
L'idée de maisons préfabriquées pour les SDF fait son chemin... mais les municipalités mettent des barrières
<em>...des sdf ? des alcooliques, des drogués, des paresseux, des inutiles, des encombrants... Notre électorat n'aime pas !</em>
Emmaüs-Gironde se lance dans la construction de chalets de bois, un an après l'installation du « Village de l'espoir » à Ivry-sur-Seine
Le confort est minimal et l’espace restreint (16 m²), mais l’essentiel n’est pas là. Les petits chalets de bois construits depuis le mois dernier à Saint-Seurin-sur l’Isle, près de Bordeaux, par Emmaüs-Gironde se veulent une alternative au logement d’urgence classique, souvent considéré par les SDF comme bondé et propice aux violences. Ces chalets font suite à la création, il y a un an, du « Village de l’espoir » à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne).
Composé d’une trentaine de mobile-homes, le lieu a depuis permis aux anciens SDF de dormir sous un toit. Mais aussi d’obtenir une adresse, élément incontournable pour trouver un emploi et accéder par la suite à un logement social, un vrai. « Les chalets que nous construisons ne sont évidemment pas une panacée mais ils représentent un sas important pour un SDF. C’est l’occasion pour lui d’avoir un espace privé et intime mais aussi d’apprendre à gérer ce lieu, à en être responsable et à se resocialiser progressivement », assure le président d’Emmaüs-Gironde, Pascal Lafargue.
Au ministère du logement, on voit plutôt d’un bon œil la mise en chantier de ces « maisons » d’un nouveau genre. On prévoit même de multiplier un peu partout en France les villages de maisons préfabriquées, tout en précisant vouloir faire « évoluer le modèle » du village d’Ivry-sur-Seine. La Rue de Varenne n’en dit pas plus mais promet des annonces en ce sens après les élections municipales. Sans doute le ministère suivra-t-il l’une des propositions du rapport d’Étienne Pinte, « Pour une relance de la politique de l’hébergement et de l’accès au logement », remis fin janvier au premier ministre. Le député (UMP) des Yvelines appelle en effet à la mise en place, dès cette année, « d’opérations atypiques (« villages de l’espoir », péniches, wagons, conteneurs « à la hollandaise », etc.) ».
Le monde associatif accueille plutôt favorablement l’initiative
Du côté d’Emmaüs-Gironde, on a une idée très claire des pièges à éviter. L’association souhaite en effet limiter le nombre de chalets dans un même lieu (moins d’une dizaine). Elle tient par ailleurs à ce que chaque groupe d’habitations soit géré par une équipe de travailleurs sociaux ayant pour mission de réinsérer les ex-SDF. « Ce regroupement ne doit pas donner lieu à un village en tant que tel : Nous souhaitons, au contraire, que les maisons se fondent dans la ville afin que leurs occupants s’y intègrent le mieux possible », prévient Pascal Lafargue. Faute de quoi, une ghettoïsation rapide pourrait atteindre le site. « Notre initiative n’a pas seulement pour but d’offrir un toit aux SDF mais plus encore de les aider à nouer des liens avec la population », ajoute le responsable.
Le monde associatif accueille plutôt favorablement l’initiative. Un collectif Emmaüs de Clermont-Ferrand envisage d’acquérir prochainement une quinzaine de chalets. La Fédération nationale des sociétés coopératives d’HLM et le Collectif précarité et pauvreté se disent, eux aussi, intéressés. « Une fois le marché conclu, l’installation des chalets peut aller très vite. Il suffit de dix heures pour monter la structure », assure Pascal Lafargue. Un avantage de taille quand on connaît les délais de construction du BTP.
Reste l’épineuse question du foncier. Nombre de communes en manquent. Quant à celles qui en disposent, il est fréquent qu’elles renâclent à le céder aux organismes HLM. Mettre le terrain à disposition d’associations désireuses d’y installer d’anciens SDF s’avère encore plus difficile. Si la population logée en chalet n’est ici que de passage, les maisons préfabriquées, elles, sont destinées à rester sur place. S’ajoute, enfin, le prix des terrains mis en vente. « Les communes vendent presque toujours leur foncier au plus offrant et une structure comme la nôtre ne part évidemment pas à armes égales avec les investisseurs privés », déplore Vincent Lourier, directeur de la Fédération nationale des sociétés coopératives d’HLM.
Marie BOETON
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15.02.2008
La mort d'un troisième sans-abri hier, à Nantes
Un homme de 37 ans a été retrouvé mort dans sa chambre, dans le foyer qu'il occupait pour la nuit, jeudi à Nantes. Comme chaque soir, il avait fait le 115 en quête d'un hébergement. Ce soir-là, il avait pu trouver une chambre au chaud, au « 24 bis », foyer d'hébergement d'urgence nantais, rue des Olivettes, qui accueille 18 personnes (la moitié en urgence et l'autre en « continuité » pour plusieurs nuits). Il était à l'abri du froid pour cette fois, mais ça ne préserve pas du reste. « C'était quelqu'un qui s'alcoolisait et prenait aussi des médicaments », explique le directeur du foyer. Un cocktail néfaste qui a pu être la cause de son décès. Les circonstances exactes de sa mort n'ont pas été déterminées.
C'est la troisième fois qu'une personne sans abri décède en une dizaine de jours. Il y a tout juste une semaine, le 8 février, Gwenaël Le Floch, 22 ans, était retrouvé mort, dans un buisson à La Chapelle-sur-Erdre, des suites d'une hypothermie, aggravée par une malnutrition. Et le 3 février, Jean-Baptiste Verdon, 69 ans, était lui aussi retrouvé mort, dans un quartier de Nantes. Cette fois, la situation est différente : ce n'est pas le froid qui a tué. Néanmoins, à la rue, l'alcool est souvent le compagnon de la misère, car pour tenir, il faut boire. « La détresse et la misère amènent les sans-abri à consommer de l'alcool et des médicaments. Et puis, parfois aussi, cela mène à la folie », ajoute Philippe Couchou, directeur du foyer 24 bis, dépendant de l'association Les eaux vives.
Vanessa RIPOCHE. Ouest-France
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13.02.2008
Neuf ans après, le meurtrier d'un sans-abri est condamné à un an de prison ferme
Auteur: Michaël Hajdenberg - MediaPart
Le verdict a stupéfié les associations d’aide aux sans-abris et n'a pas intéressé les médias. Pour avoir tué un SDF, un agent de nettoyage du métro lillois vient d'être condamné à un an de prison ferme et quatre ans avec sursis.
"On ne demandait pas la perpétuité, explique calmement Patrick Pailleux, de l’ABEJ (Association baptiste pour l’entraide et la jeunesse). http://www.abej-lille.com Mais il a quand même tué quelqu’un, et d’une façon moralement extrêmement choquante."
Le verdict, qui date de fin décembre 2007, n'a été appris qu'avec retard par les associations, et au terme d'un procès demeuré confidentiel. Les faits, eux, remontent au 23 juin 1999. A 1 heure du matin, Hervé Lahaye, un SDF handicapé mental d’une cinquantaine d’années, dort dans le métro lillois. Des agents d’une société de nettoyage le jettent dehors de force. Hervé Lahaye, aviné, revient s’adosser à la porte du métro fermé. Mais les agents ne veulent pas qu’il reste dormir là. L’un d’eux va chercher dans le camion de la société de l’alcali, un ammoniac puissant, et jette le composé chimique sur ou autour du clochard, sans qu’il soit vraiment possible de le préciser. «Il en a juste versé à proximité de Hervé Lahaye pour le faire fuir, certifie Hervé Corbanesi, l’avocat de l’agent. Mon client n’avait pas du tout la haine des clochards, il les aidait même parfois en leur offrant une cigarette.»
Toujours selon son avocat, «ce chef de service zélé et toujours très bien noté», âgé de 45 ans au moment des faits, aurait ressenti ce soir-là «le besoin impérieux de rendre la place nette. Or l’homme représentait un obstacle à son travail bien fait». Selon l’avocat, le SDF, «très alcoolisé», se serait endormi. Puis dans son sommeil, il se serait roulé dans la flaque du produit. Au petit matin, un Lillois découvre Hervé Lahaye mort, étouffé par les vapeurs du produit, la peau brûlée.
Une enquête est ouverte. Quelques mois plus tard, l’agent de nettoyage, qui ne s’était pas présenté à la police, est placé en détention provisoire, poursuivi pour homicide, puis libéré au bout d’un an. La juge d’instruction «égare» ensuite le dossier, selon certains, l’ «oublie» selon d’autres. Ne le reprend, en tout cas, que quelques années plus tard. Fin 2007, soit 9 ans après les faits, l’agent comparaît donc enfin devant la cour d’assises de Douai. «C’est un délai exceptionnel», admet Me Corbanesi.
Pour l’ABEJ, le fait qu’il n’y ait pas eu de famille, pas de proche, a bien évidemment joué: «Nous étions scandalisés par les faits. Nous attendions le procès. Mais nos statuts ne nous permettaient pas de nous porter partie civile. Et petit à petit, l’affaire est tombée dans l’oubli.» A tel point que quand le dossier est enfin instruit, la prescription de trois ans met à l’abri les trois autres agents initialement poursuivis pour non assistance à personne en danger et non dénonciation du crime. Convoqués à l’audience comme témoins, ces agents ont entendu l’avocat expliquer qu’ils «n’avaient jamais eu de formation sur la dangerosité de ces produits».
L’avocat général a lui estimé que l’agent de nettoyage était «un honnête homme qui avait eu un moment de faiblesse». En face, il n’y avait pas de partie civile. Pas de famille. Pas d’associations. Et donc pas de plaidoirie. Ce n’est qu’après coup que Patrick Pailleux et l’ABEJ ont appris le verdict de la cour d’assises de Douai. La peine de prison ferme couvre juste la durée de détention provisoire de l’époque. «Les faits avaient été requalifiés, explique Me Corbanesi. Mon client n’était plus poursuivi pour homicide mais pour coups volontaires avec arme ayant provoqué la mort sans intention de la donner. Mais c’est vrai qu’il était quasiment impossible de renvoyer mon client en prison près de dix ans après les faits ».
Ce jugement ne satisfait pas du tout Cécile Rocca de l’association Les morts de la rue. www.mortsdelarue.org/ « C’est à se demander ce que vaut la vie d’un SDF. Si elle a le même prix que celle de tout être humain ». Pour l’APEJ, qui ne comprend pas cette « justice inquiétante », l’histoire, passée inaperçue, « aurait dû faire au moins autant de bruit que la polémique autour du maire d’Argenteuil qui a voulu chasser des SDF avec du Malodor ». Patrick Pailleux souffle : « Un homme s’est servi d’un produit pour nettoyer une tâche. Comme si Hervé Lahaye, un être humain vulnérable, était une tâche dans notre société. »
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11.02.2008
Hommage à André, SDF, mort de froid dans le bois
Un rassemblement s'est déroulé en souvenir du sexagénaire en fauteuil roulant, qui est mort dans la nuit du 7 au 8 janvier dans l'indifférence.
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Le jeune sans-abri est mort de faim et de froid
Dim. 10 02 08 - Nouveau coup dur du côté des sans-abri. Hier, le corps d'un homme de 22 ans était retrouvé à La Chapelle-sur-Erdre. Il a succombé à une hypothermie et à la malnutrition.
Dimanche dernier, Jean-Baptiste Verdon, 69 ans, est mort de froid près d'un supermarché nantais. Sans logis depuis de longues années, l'ancien ouvrier refusait de rejoindre les foyers d'hébergement d'urgence. Vendredi, nouveau drame sur le front des SDF de l'agglomération nantaise. Cette fois, c'est un tout jeune homme de 22 ans que les gendarmes ont découvert, mort, dans un buisson. Gwenaël Le Floch, conclut le premier examen de corps, est décédé des suites d'une hypothermie, aggravée par une malnutrition.
Nouvelle d'autant plus glaçante que la situation de la victime était connue de tous les intervenants possibles. Mairie, services sociaux, associations... et même des gendarmes et des policiers municipaux, qui se relayaient en période de froid pour lui rendre visite deux fois par jour, là où il stationnait. Gwenaël Le Floch refusait de s'éloigner des lieux où son père avait fini ses jours. Il dormait là, près du rond-point des Vignes de La Chapelle-sur-Erdre, dans un buisson. Selon plusieurs témoignages concordants, il refusait catégoriquement toute aide et tout secours. Gravement atteint de troubles psychiatriques, il avait déjà été hospitalisé d'office à deux reprises.
La sonnette d'alarme déjà tirée
Le drame met une nouvelle fois en lumière les carences en matière d'accueil des SDF. Certes, ni Jean-Baptiste Verdon ni Gwenaël Le Floch n'acceptaient les mains tendues. <strong>Un refus qui n'a rien d'étonnant, soulignent des travailleurs sociaux spécialistes de la question, puisque les structures ne sont pas adaptées à tous les cas. Et particulièrement pas à ceux qui souffrent de maladie mentale. « Que faire dans un foyer d'urgence avec la dame qui hurle dans la nuit ? Il y a de plus en plus de gens avec des problèmes psy à la rue. Aujourd'hui, faute de lits, on sort de plus en plus rapidement de l'hôpital psychiatrique. On les retrouve dans les hébergements d'urgence, dans le meilleur des cas. Et ça pourrit la vie de tous les acteurs de ce secteur. On est vraiment démuni. » Manque d'établissements spécialisés, manque de financement pour en créer...
Selon nos informations, le déficit de prise de charge de Gwenaël Le Floch avait pourtant été dénoncé par des associations d'aide aux sans-abri. La sonnette d'alarme avait été tirée à maintes reprises. Cette « chronique d'une mort annoncée », confie une source proche du dossier, a consterné tous ceux qui, au quotidien, avaient tenté d'aider le jeune homme.</strong>
Agnès CLERMONT. Ouest-France
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25.01.2008
Un SDF meurt de froid à Orléans
Un sans domicile fixe de 43 ans a été retrouvé mort hier jeudi matin à Orléans, il serait décédé des suites d'une hypothermie ... au pied de l'immeuble dont il avait été expulsé.
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17.01.2008
Associations et syndicats lancent un appel commun pour le logement en Ile-de-France
Interpellant les candidats aux élections municipales, un collectif de neuf associations et de syndicats lance un appel pour la construction de logement en Ile-de-France. Il estime que dans cette région, 240.000 ménages peuvent demander à bénéficier de la loi sur le Droit au logement opposable (DALO) alors que seulement 10.000 logements sont disponibles chaque année.
L'Ile-de-France "est marquée de façon massive et violente par la crise du logement. Elle se situe au dernier rang des régions pour la construction de logements sociaux", estime le collectif, composé de la CGT, de la CFDT, de la CGC, de la Fondation abbé Pierre, ou encore de la Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale (FNARS), dans un communiqué diffusé mardi.
L'Ile-de-France "est le lieu où la demande de logements est la plus forte et celle où la relance de la construction est proportionnellement la plus faible", ajoute le collectif.
"Sur 370.000 ménages inscrits comme demandeurs de logement en Ile-de-France, 240.000 sont ou seront éligibles au titre de la loi DALO pour 10.000 logements disponibles par an", estiment les associations et les syndicats pour lesquels "il est impératif et d'intérêt public de construire des logements abordables sur l'ensemble du territoire francilien".
"Les conséquences de cette crise nous les connaissons: des familles vivent à l'hôtel, des travailleurs pauvres, des fonctionnaires, des salariés dorment dans leur voiture, des centres d'hébergement embouteillés et au bout du compte des sans-abri qui restent à la rue!", souligne le collectif.
"Dans ce contexte de pénurie, ce grand écart entre la demande et la production de logements bloque l'accès au logement des ménages modestes mais aussi d'une grande partie des classes moyennes", explique le collectif.
Le collectif estime que "la période électorale des municipales et cantonales est le moment pour lancer un appel aux électeurs et aux candidats à faire preuve de responsabilité, pour faire face à l'absence de volonté politique de l'Etat pour être l'animateur d'une politique de l'habitat diversifié qui permette aux départements, à la région, d'assurer une cohérence de construction".
Le collectif réclame la construction de "logements économiquement accessibles qui répondent aux besoins des franciliens, et des aires d'accueil pour les gens du voyage". Les syndicats et les associations demandent également à l'Etat de jouer "pleinement son rôle en tant que garant des solidarités et responsable d'un droit au logement effectif". AP
god/sb
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05.01.2008
Un SDF retrouvé mort
Un sans domicile fixe a été retrouvé mort dans la rue hier matin à Maisons-Alfort (Val-de-Marne), vraisemblablement décédé de cause naturelle, a-t-on appris de source policière. Il a été "trouvé" entre 2 voitures !
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31.12.2007
les bailleurs privés vont résoudre le problème des sans-logis et des mal-logés
Comme en Angleterre, le gouvernement va s'appuyer sur les bailleurs privés pour résoudre le problème des sans-logis et des mal-logés. Alors que jusqu'à présent, les préfectures payaient des chambres d'hôtel aux familles qui se retrouvaient à la rue, elles pourront désormais proposer, aux propriétaires qui accepteront de loger ces familles, des contrats de convention qui leur garantissent la totalité du loyer et l'entretien du logement.
Mais à Strasbourg la Préfecture a un autre projet en tête, celui de laisser les SDFs à leur place, c'est à dire la rue. Ils pourront néanmoins faire un petit tour en appartement le temps d'une saison d'urgence. Pour ça la préfecture peut compter sur ses "petits soldats" et leur projet "expérimental" de turn-over. Des appartements, des biens de la Ville de Strasbourg vont être réquisitionnés pour cela. Les SDFs y passeront 15 jours et plouf c'est magique les associations pourront les récupérer et les rafistoler jusqu'à ce qu'à nouveau une place leur soit proposée. Bref toutes les associations de strasbourg essuiront les plâtres.
Pas un mot sur un suivi ou un accompagnement social. Après tout lorsqu'ils nous casaient en hôtels, en camping nous étions abandonnés à notre sort ! Là ce sera différent, la super équipe de la préfecture sera vigilante à nous : bouster, mater, foutre au boulot, etc. Et tout cela en 15 jours seulement.
Les expérimenteurs ne nous disent pas ce qui va se passer après le 15 mars une fois l'urgence passée ?!
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26.12.2007
Plus le droit d'avoir faim...
Plus de 86 000 personnes sans domicile fixe, quelque 700 000 bénéficiaires de l'aide alimentaire offerte par les Restos du coeur... Les chiffres de la pauvreté et de l'exclusion en France ne cessent de grimper et d'alarmer les associations, particulièrement en plein hiver. Alors que celle fondée par Coluche a lancé sa vingt-troisième campagne, "C dans l'air" décrypte cette dramatique situation.
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24.12.2007
L'irréductible dame du 6
Par Adeline FLEURY, à Bourges - Le Journal du Dimanche pour leJDD.fr
Seule contre la démolition et la logique commerciale, elle est entrée en résistance. Josseline Bruneau, sexagénaire coquette et déterminée, est la dernière habitante de la cité de l'Avaricum, à Bourges. Retranchée derrière la banderole qui orne son balcon, elle mène son action symbolique contre la destruction du logement social à des fins économiques.
Cette année, Josseline compte bien gagner le concours des décorations de Noël. Sur son balcon, où tous les matins elle nourrit les pigeons, les géraniums ont cédé la place aux fleurs en papier doré, aux guirlandes et à... une large banderole avec, pour toute inscription en majuscules rouge: "Halte à la casse du logement social !" Comme un coup de sang qui détonne aux fenêtres du deux-pièces amoureusement entretenu: fauteuils recouverts de coussins au crochet, photos de neveux et nièces, cartes postales de chats et du dalaï-lama, collection de nounours dont la plus belle pièce est un ours en peluche de 70 ans. "Celui de mon grand frère", confie fièrement la locataire. Coquette sexagénaire aux paupières maquillées de mauve, Josseline Bruneau est depuis juin l'unique occupante d'une cité HLM peuplée, jusqu'à l'an dernier, de 190 habitants: la cité de l'Avaricum, à deux pas du centre historique de Bourges, aujourd'hui vouée à la démolition. En lieu et place, une zac (zone d'aménagement concerté) offrira son centre commercial, son parking souterrain, ses bureaux et résidences de standing...
"Pourquoi démolir des immeubles sains ?"
Depuis l'été, quatre immeubles, construits dans les années 1950, ont été détruits. Le plus proche de celui où vit Josseline n'est plus qu'une carcasse vide et va disparaître du paysage en janvier. Ne restera alors que le bâtiment 6, où réside encore la travailleuse sociale à la retraite. Six étages à l'identique séparés par des escaliers avec larges baies vitrées. "C'était pratique, on pouvait y mettre des fleurs", souligne Josseline. Six étages qui vont être réduits en poussière. Les "grignoteuses", comme Josseline appelle les pelleteuses, sont prêtes.
La grand-mère berrichonne, qui habite ici depuis quinze ans, a tout tenté pour repousser la mise à bas de son HLM. Jusqu'à engager contre l'Opac et la mairie de Bourges un bras de fer. Jusqu'à refuser de quitter les lieux et à ignorer toute proposition de relogement. "Pourquoi aller ailleurs dans un appartement plus cher et plus éloigné du centre-ville ? Pourquoi démolir des immeubles sains ? Pourquoi détruire des logements sociaux alors qu'en France on en manque cruellement ?"
L'an dernier encore, une centaine de locataires, farouchement opposés au projet de zac, multipliaient les pétitions, partageaient le point de vue de Josseline. Et puis, un à un, tous ont fini par accepter les offres de relogement. Josseline, elle, tient bon. "Ils n'oseront tout de même pas expulser une vieille femme. Je veux faire de mon action un symbole de résistance contre la raison du plus fort. Et dénoncer ce type d'opérations spéculatives." Au prix d'un quotidien des moins confortables. Depuis juin, les coupures de téléphone et de gaz - Josseline se chauffe à l'aide d'un radiateur électrique d'appoint et cuisine sur un petit réchaud de camping - se succèdent. Sans compter les vibrations dues au chantier de destruction tout proche, la poussière sur les fenêtres et les rideaux en dentelle.
Josseline savoure les lettres de soutien qu'elle reçoit
Josseline a fixé une boîte aux lettres sur l'une des palissades en tôle qui entourent les 12 000 m² du chantier. L'Opac lui a installé une sonnette, mais sans interphone. Elle doit, lorsqu'un visiteur se présente, descendre les deux étages, traverser le terrain vague où les platanes, bouleaux et acacias ont cédé la place aux gravats et aux herbes folles. La nuit, elle s'enferme à double tour et sursaute au moindre bruit. "Dans un immeuble vide, tout résonne plus fort." Un soir, elle a eu très peur: "Des chiens aboyaient, des hommes criaient et du feu sortait de l'immeuble voisin." En fait il s'agissait d'un exercice de pompiers.
Mais rien n'y a fait. Ni les injonctions des directeurs de Bourges Habitat, gestionnaire des lieux; ni une lettre recommandée en date du 12 juin lui intimant de quitter les lieux avant le 6 décembre 2007 "pour cause de démolition". A l'avant-veille de Noël, Josseline s'apprête à fêter le réveillon dans son deux-pièces avec trois de ses frères et soeurs. Elle sait que ce sera le dernier, garde malgré tout le sourire et savoure la lecture des lettres de soutien qu'elle reçoit. L'une d'entre elles est adressée à "Sa Sérénissime Josseline de la cité interdite Avaricum". Amusée, l'intéressée conclut: "Vous voyez, je règne sur un royaume dont je suis l'unique sujet."
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23.12.2007
Le Collectif n'était pas à la Cathédrale
Nous avons refusé de participer à cette action spectaculaire à la Cathédrale.
Nous pensons que nous avons autre chose à montrer, autre chose à partager avec les Strasbourgeois. Le Collectif se bat depuis le mois d'avril pour un beau projet (concret) dans lequel, chaque personne concernée doit pouvoir trouver sa place : sdf, mal-logés, bailleurs sociaux, associations...
Un projet ou il n'y a pas de place pour la politique politicienne, ou nous refusons de menacer sous le prétexte que les élections arrivent, un projet ou "l'humain et le sensible" trouvent leur place... Un projet de vie !
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Depuis plus de 3 mois, 38 familles sous les tentes à la Coudraie (Poissy, 78)
Le prologue
Tout a commencé le au beau milieu du mois de février. A l’image des Don Quichotte, militants et familles mal logées ou sans logis de la région de Conflans (Yvelines) ont décidé, histoire de se dégourdir, d’implanter une dizaine de petites tentes juste devant les grilles de la préfecture de Versailles, la cité royale. Les sacs de couchage à peine répartis dans les tentes et les banderoles déployées, nous avons la visite d’usage de la police et des R.G., toujours fidèles au poste. Au cours de l’entretien courtois mais ferme avec ces représentants de l’ordre, il nous est indiqué que nous ne pourrions passer la nuit sur place car nos parlementaires se réunissaient le lendemain dans le château du roi soleil. Nous sommes revenus le lendemain.
Effectivement, le nombre de policiers au mètre carré était impressionnant ! Toujours est-il qu’après quelques heures de pourparlers, nous obtenons des services préfectoraux dépêchés pour la circonstance, un rendez vous avec le préfet. Il est décidé de lever le camp.
Lors des entretiens qui ont suivi, le représentant de l’état et ses services ont pris bonne note de nos revendications. Il leur a été remis une liste de 32 familles qui avaient un besoin urgent de logement. Trois mois après, aucune famille n’avait obtenu le moindre relogement. Il devenait urgent de s’exprimer plus bruyamment.
Le contexte de l’action
Il se trouve que dans le périmètre d’action du comité de Conflans, à Poissy la Coudraie, un maire UMP du meilleur crû et l’Etat ont décidé de raser une cité de 600 logements sociaux dans le cadre d’une opération de rénovation urbaine. Si la société de HLM concernée a réussi à convaincre 480 familles de quitter les lieux, il reste qu’un groupe de 120 locataires s’oppose farouchement à cette démolition. Ainsi, depuis 4 ans pour une bonne part, 480 logements sociaux, vastes et de bon standing sont vides (il furent construits, dans les années 50, pour les cadres de chez Simca). Un scandale quant on connaît la situation du mal logement en Ile de France.
A l’occasion d’une fête organisée fin mai sur le site, en soutien aux 120 locataires irréductibles, une vaste tente est montée sur un espace vert au beau milieu de la cité pour accueillir les mal logé et les sans logis, en accord, bien entendu, avec les représentants des locataires. Le soir même la tente est occupée. Quelques jours plus tard, il faut en monter une deuxième, puis trois, puis quatre. Les médias sont alertés. Presse écrite et parlée couvrent l’évènement.
L’action juridique
Devant ce squattage d’un terrain lui appartenant, le bailleur n’entend pas se laisser marcher sur les pieds (sur ses plates bandes, en l’occurrence). Une assignation en justice est délivrée une semaine après l’installation de la première tente (pour un référé d’heure en heure, rien que ça !) Une bonne argumentation à l’audience permet d’obtenir, le 15 juin, une décision de justice qui nous est favorable : le bailleur est débouté de sa demande d’expulsion des campeurs. Une belle victoire au service des mal logés ! Pour l’heure, le propriétaire des lieux a fait appel de cette décision (qui ne viendra pas devant un juge avant 2008). Parallèlement, il a à nouveau assigné les protagonistes (campeurs, comité DAL et amicale des locataires) pour un jugement sur le fond qui doit se tenir à la mi octobre.
La négociation
Le campement en lui-même n’étant pas une fin en soi, des pourparlers sont entamés avec le Préfet des Yvelines afin de reloger décemment et durablement, les 38 familles installées sous les tentes. Un projet de protocole d’accord pour la levée du camp fait l’objet d’âpres discussion avec les représentants de l’Etat. L’objectif de la Préfecture est d’obtenir le levée du camp le plus rapidement possible.
L’objectif des familles est de lever le camp après avoir été relogées. Cruel dilemme ! Aucun protocole ne sera finalement signé, un désaccord subsistant sur le relogement provisoire rapide des familles, en attendant leur relogement définitif (promis sous 6 mois). Les « campeurs et campeuses » refusent de retourner provisoirement à l’hôtel ou en foyer, un hébergement qu’ils ont déjà connu et où on les a laissé croupir, pendant plusieurs années pour certains.
Une solution de bon sens, proposée par le DAL, aurait pourtant du s’imposer : reloger provisoirement les 38 familles dans 38 des logements vides de la cité. Refus catégorique du Préfet. La même demande, réitérée à chaque réunion, a essuyé le même refus. Le bon sens ne semble pas être l’apanage des décideurs !
Finalement, les autorités, estimant que le relogement provisoire leur posait trop de problème, ont œuvré pour un relogement direct en définitif.
L’attente
Sous l’égide de la Préfecture, c’est un organisme spécialisé, le GIP Habitat, qui a pris en charge la constitution du dossier de chacune des 38 familles et qui tente de rapprocher leurs demandes des offres de logement faites sur le contingent prioritaire des différentes préfectures d’Ile de France.
Aujourd’hui 31 propositions ont été faites aux familles dont 20 familles qui sont entrées dans leur nouveau logement.
Source/auteur : http://www.globenet.org/dal/
Mis en ligne le samedi 22 décembre 2007, par Ludo
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ZÉRO SDF
Zéro SDF." Quand Lionel Jospin a fait cette promesse électorale pendant la campagne présidentielle de 2002, il a été raillé pour utopie doublée de démagogie. A l'époque, selon une enquête nationale de l'Insee sur l'année 2001, il y avait 86 500 sans domicile fixe. Dans son rapport annuel 2007, la Fondation Abbé Pierre évalue cette population à 100 000 personnes. C'est dans les années 1980 que le terme de "SDF", déjà utilisé dans des rapports de police au XIX e siècle, est réapparu. Les "SDF" se sont substitués aux "clochards" ou aux "vagabonds", mais cette honte nationale est constante. En France, pays riche où l'Etat se veut providence, ni la droite ni la gauche n'ont réussi à éradiquer cette extrême pauvreté condamnée à "se réfugier" dans la rue.
Accédez à l'intégralité de cet article sur Lemonde.fr
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-992605,...
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22.12.2007
Spectacle à la cathédrale de strasbourg
Opération spectaculaire très réussie. Alexandre Glardon a monté un mini campement à l'intérieur de la Cathédrale... Lorsqu'il est dans sa calme colère, cet homme est redoutablement bon ! Mais ça reste du spectaculaire et
Pas d'accord avec eux car la demande des Don Quichotte Strasbourg porte toujours sur de l'hébergement et de l'urgence. La préfecture a cédé ! Tu parles d'une victoire... Non à l'hébergement qui créé de la précarité NON À L'URGENCE.
Alors manquons nous de place d'urgence ou non ? Non, faisons sortir par le haut tous ceux qui sont coincés en chrs, maison relais, foyers, adoma; donnons leur le logement auxquels ils ont droits, ça libèrera des places.
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Humeurs : La ville de PARIS critique le samu social
Dans un article paru vendredi 21 Décembre dans "Le Parisien" et dans l'édition nationale "Aujourd'Hui en France" intitulé "SDF : PARIS CRITIQUE LE SAMU SOCIAL",il est rappelé que l'adjointe (verte) de la capitale en charge de la lutte contre l'exclusion n'a pas participé au dernier conseil d'administration du SAMU SOCIAL. Le Conseil d'administration de cet organisme, qui est un groupement d'interêt public a eu lieu jeudi dernier et à notamment réélu à sa tête le président fondateur M. XAvier EMMANUELLI.
La ville de PARIS souhaite que soit discosiée la gestion du 115 et la gestion de certains centres d'hébergement qui dépendent directement de la structure SAMU-SOCIAL.
Au delà des attitudes qui peuvent être discutables car elles arrivent à moins de trois mois des échéances municipales et tout en reconnaissant le bien fondées de doléances et d'initiatives de la Ville de PARIS, l'heure n'est t'elle pas venue de s'interroger sur :
- Les disparités existantes entre la ville-Département de PARIS et les autres villes et départements de la région ILe de FRance.
- La création de structures durables à l'échelon de la région parisienne
- La parole des premiers concernés : celle des SDF qui pourraient sans doute être sollicitées, écoutées et qui pourraient établir des propositions,suggestions et êtres représentées y compris au sein du SAMU SOCIAL.
Daniel DERIOT
Travailleur Social
75010 PARIS.
13:44 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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21.12.2007
Hommage à l'inconnu mort cette nuit
Collectif Les Morts de la Rue « En accompagnant ces morts, nous agissons aussi pour les vivants »
La rue a encore tué. Au bout d'une nuit glacée, les services de la Ville de Paris ont retrouvé ce matin un cadavre sur la plus belle place du monde. Mort symbolique ! Le Collectif Les morts de la rue, qui réunit un grand nombre d'associations s'occupant des personnes vivant ou ayant vécu à la rue, qui a recensé plus de 200 morts depuis un an en toutes saisons, met en garde l'opinion publique contre l'argument climatique. Nous ne sommes pas responsables de la cause immédiate, le froid. Et nous ne savons d'ailleurs rien de cet homme qui dormait sur une palette, sans couverture ni papiers sur lui. Mais une chose est sûre, il est mort dans la solitude et l'abandon. Les morts du froid ne représentent que la partie visible de l'iceberg.
A ce titre, cet inconnu fait partie de l'immense cortège des accidentés de la vie sociale qui sont, actuellement, dans notre société, et à plus ou moins long terme, en danger de mort par la perte du lien social. De cela, c'est-à-dire de leur logement et de leur accompagnement, dont on parle tant ces jours-ci, nous sommes responsables. Nous invitons donc tous les citoyens qui en ont conscience, à rendre hommage à cet inconnu qui, au delà de la mort, nous le rappelle.
Ce vendredi 21 décembre 2007
A 17 heures
A l'angle de la place de la Concorde et Cours de la Reine.
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20.12.2007
UN SDF MORT SEUL ABANDONNÉ
PARIS (Reuters) - Un SDF a été retrouvé mort ce matin place de la Concorde à Paris, couché sur une palette en bois, apprend-on auprès de la préfecture de police. Il a été découvert vers 8h40 par des employés des parcs et jardins de la ville de Paris qui ont constaté qu'il n'avait pas de couverture en dépit du froid très vif de ces derniers jours.
Hommage associatif au SDF retrouvé mort
19:40 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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PAS D'ACCORD AVEC FILLON
Il y à la loi DALO, il y à des gens à la rue : le gouvernement s'est engagé à régler le mal-logement !
Et que fait-il ? Il passe un contrat avec les associations ! Et ça ne rigole pas car c'est un contrat de résultat. Mais on le fera le 15 janvier !!! Hé oui, bonnes fêtes, Fillon a sauver les réveillons ! RÉVEILLEZ-VOUS ! Au-secours, on nous prend pour des billes !
On nous annonce qu’un parlementaire va être nommé pour rédiger ce contrat entre les associations et le gouvernement avec des objectifs précis de résultats sur les sujets d’hébergement d’urgence en particulier. N'importe quoi ! Et puis, zut, il s'agit encore d'hébergement, de temporaire...
En réalité, c'est évident, le problème n’est pas de régler la question du logement pour les plus démunis qui eux, pendant que ça discute à Paris, restent à la rue.
Le gymnase pour les sportifs
Le logement pour les sans-domicile
07:30 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Un SDF retrouvé mort dans la voiture où il dormait à Vanves
NANTERRE, 19 déc 2007 (AFP) - Un homme de 62 ans sans domicile, a été retrouvé mort mardi dans sa voiture, à l’intérieur d’un box automobile à Vanves (Hauts-de-Seine), a-t-on appris mercredi de sources policière et municipale, qui n’indiquaient pas de causes précises au décès. C'est son divorce qui l'a entraîné dans la rue...
05:15 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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SDF le maire de Nantes pas content
«Madame la Ministre,
J’ai l’honneur d’appeler votre attention sur la situation de l’hébergement et du logement d’urgence à Nantes, alors que le dispositif du plan grand froid a été activé dans ma ville.
La ville de Nantes apporte 2 millions d’euros par an à l’urgence sociale, et met à disposition la quasi-totalité des locaux d’hébergement et d’accueil utilisés dans le cadre du PARSA. Sur le plan du suivi et de l’accompagnement social des personnes sans-abris, alors qu’il s’agit d’une compétence de l’Etat, 14 personnes sont salariées par la ville au sein du service d’accompagnement des personnes sans domicile de la ville de Nantes (S.A.P.S.D.) pour assurer cette mission.
Quand bien même cette politique est relayée par l’action exemplaire de nombreux bénévoles au service des plus démunis, cela ne saurait masquer les graves carences dans l’aide qu’est censé nous apporter l’Etat, pour une mission, la prise en charge des sans-abris, qui est de son ressort.
A ce jour, l’absence de moyens octroyés par l’Etat à ma ville crée des situations intolérables pour l’accueil des personnes sans-abris. Les places d’hébergement de stabilisation sont insuffisantes, les lieux d’accueil réservés uniquement aux femmes ne sont pas assez nombreux, les personnes accompagnées de chien ne peuvent être hébergées en nombre adéquat, la question des personnes âgées sans domicile fixe ne trouve pas de réponse appropriée.
Je ne puis tolérer que des personnes sans abri ne soient accueillies dignement et de manière pérenne, parce qu’un acteur public n’a pas pris sa part de responsabilité dans le financement des mesures qui permettraient de répondre au défi qui nous est présenté.
A ce titre, il me serait agréable de connaître vos intentions quant aux moyens que l’Etat peut débloquer pour construire des réponses de long terme aux plus démunis.
Confiant dans l’intérêt que vous porterez à cette requête,
Dans l’attente de votre réponse,
Je vous prie de croire, Madame la Ministre, à l’assurance de ma considération distinguée.»
Jean-Marc AYRAULT
05:10 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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10.12.2007
Les occupants du XIXe évacués de l'hôtel où ils avaient trouvé refuge
03:50 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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06.12.2007
Don Quichotte : les assos réfléchissent !!
L'Eglise est réticente à accueillir des tentes dans les lieux de culte
Alors que l'association des Enfants de Don Quichotte étudie la possibilité de monter des tentes dans des lieux de culte, le diocèse de Paris travaille, avec le Secours catholique, sur d'autres pistes
« Nous préparons un nouveau campement, qui sera installé avant le 15 décembre dans Paris, et dont le but premier est de mettre à l’abri des gens qui sont à la rue cet hiver. (…) Nous hésitons encore sur les lieux, nous pensons aux bords de la Seine. (…) On a aussi dans l’idée de mettre des tentes dans les églises, les temples, les lieux de culte. »
Dans un entretien au Journal du dimanche du 2 décembre, Augustin Legrand a redit sa détermination à monter une nouvelle opération médiatique. Si le responsable de l’association des Enfants de Don Quichotte, à l’origine du spectaculaire campement le long du canal Saint-Martin à Paris, l’hiver dernier, estime avoir alors obtenu des avancées (nouvelles places d’hébergement de stabilisation et surtout vote de la loi sur le droit opposable au logement), il juge aujourd’hui « le verre plutôt vide que plein ».
Les modalités envisagées suscitent des réserves du côté des instances catholiques. À la Conférence des évêques de France, on estime que « ce n’est pas une bonne idée, pour plusieurs raisons, à commencer par des raisons pratiques et sanitaires ». Vicaire épiscopal à la solidarité pour le diocèse de Paris, le P. Olivier Ribadeau-Dumas est plus catégorique : « Les églises ne sont pas des lieux pour installer des tentes. Et l’Église n’est pas pour les opérations médiatiques. »
"Il faut sortir de l’idée que l’Église possède des locaux inoccupés"
Du côté des associations avec lesquelles Augustin Legrand affirme être « en contact », les réactions sont diverses. « Nous ne sommes pas très chauds pour un campement dehors, indique Patrick Doutreligne, délégué général de la Fondation Abbé-Pierre. Le risque est que des gens quittent des hébergements de stabilisation ou des hôtels pour le rejoindre. En revanche, des lieux de culte, pourquoi pas ? Symboliquement, c’est plus fort. »
Le Secours catholique, qui se dit « d’accord » avec les Enfants de Don Quichotte « sur la plupart des constats et revendications », attend toutefois une "proposition claire pour se prononcer" : "Ils devaient nous envoyer un projet précis, mais ils ne l’ont pas encore fait, remarque un porte-parole. Il y aura plein de paramètres à prendre en compte, et il faudra voir comment l’Église réagit."
Le diocèse de Paris, conscient de la nécessité de « mettre en valeur la problématique du logement », déclare travailler sur plusieurs autres pistes avec le Secours catholique. Ainsi, il « n’exclut pas », ces prochains jours, de mettre à la disposition de celui-ci des « locaux ecclésiaux » – salles paroissiales, par exemple – avec « l’accord du clergé local » et à condition que les activités prévues puissent s’y tenir. « Il faut sortir de l’idée que l’Église possède des locaux inoccupés », martèle le P. Ribadeau-Dumas.
Anne-Bénédicte HOFFNER
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02.12.2007
ITW de Monique Maitte Porte parole du Collectif SDF Alsace
• Un an après, les Don Quichotte Paris annonce la levée d'un campement avant le 15 décembre. Qu'en pensez-vous?
Peu de choses ont été faites pour répondre à l'immédiat, à Paris beaucoup sont restés dans la rue. Bien sur, grâce au mouvement il y à eut de nouvelles lois, un nouveau dispositif... Nous savons tous que cette façon de répondre à des crises graves ne règlent rien, le problème est repoussé, écarté... Le mouvement est tué.
En province, à Strasbourg, un an après la situation n'est pas meilleure. Nous avons perdu trop de temps.
• Diriez-vous que vous êtes pour que de nouvelles structures d'hébergement voient le jour ?
Non, je ne le dirai pas. Pourtant il nous faut des réponses immédiates. Les associations ne semblent pas vouloir proposer autre chose que ce qu'elles proposent déjà. Elles sont encore trop nombreuses à réclamer plus de moyens pour continuer dans l'hébergement même précaire. A Paris il y a eut une série de rencontres, de réunions, de débat, de conférence "consensus"; pourquoi? Nous connaissons la situation, le bilan existe. Si les SDF refusent d'aller dans les hébergements aujourd'hui, c'est parce que ceux-ci ne sont pas adaptés. L'hébergement doit être une transition vers le logement, quoi qu'il arrive. Mais trop de gens s'acharnent à vouloir apporter des réponses globales à un problème qui touche des gens différents.
• Et vous, que proposez-vous ?
Un logement pour tous; c'est dans la constitution française. Pour cela il y à des moyens immédiats comme la réquisition des bâtiments et des logements vacants. Mais l'état refuse d'appliquer ses propres lois. Il semble, préférer la gestion de l'urgence, les opérations sparadrap...
Nous sommes la preuve vivante que tout le monde peut vivre dans un logement. Notre combat est juste!
• Pouvez-vous nous dire ce qui a freiné et permis au Collectif d'obtenir des logements ?
Ce qui nous a freiné c'est le mépris de certaines personnes vis-à-vis des SDFs et, en même temps nous avons gagné, sans doute parce que nos demandes sont justement portées par des gens qui "pratiquent" la misère. Pour nous ce n'est pas un "concept". Nous sommes les "bénéficiaires", les "clients" de ces structures d'hébergement, nous avons donc un avis sur tous ces dispositifs.
C'est pourquoi notre première revendication est "donnez la parole aux SDFs". Malheureusement cette revendication est carrément occultée ou refusée depuis un an. Le regard sur les SDFs reste critique, le changement des mentalités va demander du temps.
La petite victoire obtenue vient du fait que Le Collectif s'est acharné à "faire ses preuves", à parler vrai, à balayer l'hypocrisie. Nous n'avons pas triché; pas de promesses aux copains, pas d'espoir irréalisable, le respect tout simplement. Ensuite nous reconnaissons n'avoir pas de compétences en "matière de social" et avons négocié avec des associations autour de nous... Ce dont je suis la plus heureuse c'est d'avoir demandé la présence de "mon" travailleur social en négociation et de l'avoir obtenue. Il s'est battu pour nous, je pense même qu'il s'est mouillé pour nous, comme on dit.
Nous n'étions jamais en position de faiblesse, on ne réclame pas un job, on ne demande pas de subventions pour nous! On veut être entendu. Le projet F1 est porté et géré par l'association qui en est à l'origine. Nous avons revendiqué plus de moyens pour elle. Notre revendication est "un suivi social adapté" ce qui implique plus de travailleurs sociaux et plus de moyens pour qu'ils travaillent vers le même objectif que nous : la réussite des gens, à leur rythme! Nous ne subissons aucune pression, notre rythme est prit en compte. La notion de temps est enfin considérée comme LE facteur de la réussite.
• Pourtant, votre projet est déjà critiqué, qu'avez-vous à répondre ?
Si ce projet est raté ou mauvais, les critiqueurs ont du souci à se faire car deux associations se sont acharnées sur nous et en même temps acharnées à le piquer. Nous avons des copieurs-colleurs partout en France et nous-même n'avons fait qu'appliquer de l'existant.
Ce projet est une réussite. Je sais que certains mettent systématiquement en avant ce qui ne fonctionne pas. Mais de quoi s'agit-il? Le bailleur social traîne à remplir les dossiers, les commissions d'attribution sont repoussées... Cette attitude frileuse nous freine mais ne nous empêche pas.
D'autres pensent qu'un SDF ne peut pas payer son loyer, sous-entendu "il va le boire ou se shooter". Aucun de nous n'a failli et puis "un suivi social adapté" ça veut dire que tous les aspects de notre vie sont accompagnés si besoin est. Le bail glissant est aussi une sécurité pour le bailleur et pour nous.
• Est-ce que le droit au logement opposable est vraiment réalisable ?
Si la construction de logements HLM n'est pas lancée, si la réquisition des vacances est toujours refusée, si le gel des loyers n'est pas appliqué, si les démolitions des HLM ne sont pas stoppées un moment... Si la politique de l'état n'est pas ferme, si l'état n'a pas la volonté d'aider efficacement les plus fragiles, si tout l'argent qui est injecté dans ces opérations sparadrap n'est pas mieux utilisé, si la gestion de l'état ne s'améliore pas... cette loi, comme les autres ne servira à rien. Peu de gens tenteront de l'utiliser, peu de structures la défendront...
La réquisition est un moyen pour fournir immédiatement des logements à des gens qui en ont besoin.
Les propositions qu'on a faites sont faites depuis des années par les associations spécialisées comme la Fédération DAL, le CDSL (Comité Des Sans Logis), ...
Ce n'est donc pas une réponse dans l'urgence que nous demandons, c'est juste de sortir le dossier du placard dans lequel il est enfermé. On propose de vraies solutions aujourd'hui, que les associations proposent depuis des années. Notamment sur l'hébergement, sortir du système de l'urgence pour passer à un système de longue durée, d'accompagnement vers un logement. Cela, ce n'est pas nouveau, et ce sont encore les associations spécialisées qui vont gérer ça, on ne leur enlève pas leurs attributions.
• Vous êtes contre la rénovation des quartiers ?
Certainement pas! Je suis 100% pour la rénovation de tous les quartiers ET 200% pour le relogement de tous, aux mêmes conditions en terme d'espace et de montant des loyers.
• Vous êtes soutenu par la Fédération DAL, qu'est-ce que ça signifie pour vous?
Concrètement ça signifie que nous pouvons suivre des formations sur les lois et plein de choses passionnantes. Nous pouvons demander leur avis aux militants, ce serait complètement fou de se priver de leurs connaissances et de leurs compétences. Avec la Fédération, nous restons entièrement libre dans nos revendications, dans nos actions...
Avec la Fédération il y a concordance, notre combat est le leur, sauf que nous nous focalisons sur le problème des SDFs en étendant cela à tous les mal-logés.
• Le Dal Bas-Rhin ne semble pas vous soutenir ?
Tant mieux. Le Collectif ne veut plus rien avoir à faire avec ce comité là.
Plusieurs Comités de province sont là si besoin est. Le Dal Bas-Rhin semble penser qu'il sait tout et que nous n'avons rien a lui apprendre, il semble penser qu'il est plus militant que nous... Pour ces gens là nous sommes un stock potentiel, des dossiers à récupérer...
• Qu'elle est l'attitude de la Fédération vis-à-vis de ce comité qui a des problèmes avec d'autres que vous ?
Je n'en sais rien. Mais je pense qu'il vaut mieux un comité qui fait quelques relogement que pas de comité du tout.
• Que répondez-vous aux Don Quichotte-Strasbourg qui critiquent parfois assez vivement votre action ?
Je leur réponds qu'ils se trompent de cible et que le temps est précieux, le gaspiller dans des guerres fratricides n'aide pas les copains.
• Si un campement voit le jour à Strasbourg que ferez-vous?
Si notre soutient est sollicité, nous serons là; nous serons auprès d'eux. ça restera leur lutte mais nous ne refuserons pas notre soutien.
• Une dernière chose à dire avant de se quitter ?
Il faut sortir de ce système qui existe depuis des années et qui ne compte que sur la charité. Il faut donner la possibilité à tous de prendre son destin en main, d'agir sur sa vie et, pour finir, donnons la parole... aux travailleurs sociaux.
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27.11.2007
Météo
pour demain en alsace 0° puis 4° et y'a toujours des copains dehors
20:48 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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