31.08.2011
Urgence, un toit !
Manifestations/grève nationale samedi 3 septembre
à Paris : RV 14h sortie métro Sèvre Babylone (square Boucicaut)
Appel national :
En pleine période estivale le Gouvernement a décidé de mettre en place une réduction de 30% du budget dédié à l’hébergement d’urgence, et ce en continuant de restreindre l’accès aux logements. Cette réduction conduit à la rue des milliers de personnes supplémentaires, dont de nombreuses familles.
Dans le même temps, l’état réduit de 10 à 25 % les budgets des Centres d’Hébergement et de Réinsertion Sociale (CHRS). Ce désengagement entraine la fermeture de CHRS et en prive d’autres des moyens d’accompagner les personnes hébergées vers la réinsertion.
Déjà aujourd’hui, près de 700 000 personnes sont sans domicile personnel dont plus de 100 000 personnes à la rue. Aux sans abris de longue date, s’ajoute un nombre croissant de travailleurs pauvres.
Or, la rue, c’est le bannissement social et une condamnation à une mort lente en moyenne à l’âge de 45 ans, comme le démontrent de multiples rapports.
Le Gouvernement, contrairement à ses obligations, refuse d’appliquer les lois sur l’accueil inconditionnel de toute personne sans abri et sur le relogement de toute famille reconnue prioritaire en vertu de la loi DALO. Il refuse d’appliquer les autres dispositions qui permettraient de répondre aux urgences, notamment la mobilisation des locaux et logements vacants dans le contexte actuel de grave crise du logement, de cherté des loyers, et de spéculation immobilière.
Depuis le début de l’été, des salariés de l’urgence sociale, révoltés par l’impossibilité d’assurer leur mission, se sont mis en grève à deux reprises. Les familles sans abri, expulsées, ou prioritaires DALOs, ont installé des campements à Paris et en région parisienne cet été.
Malgré la répression policière, l’indifférence, le cynisme et le double langage du Gouvernement, la détermination des laisséEs pour compte du droit au logement reste entière, et l’indignation des salariéEs de l’urgence sociale, du secteur social, de ceux et celles solidaires et des associations et organisations engagées, reste intacte.
La promesse du Chef de l’État de ne plus laisser une seule personne à la rue est restée lettre morte. Pire, l’État ignore délibérément les lois protégeant les plus vulnérables, piétine et démantèle le travail social et ses missions d’intérêt général.
Nous, organisations solidaires et signataires, mal-logés et sans abri laissés pour compte, simples citoyens exaspérés par la duplicité des discours gouvernementaux, appelons à nous mobiliser, pour exiger :
- La mise en œuvre du droit à un accueil inconditionnel de toute personne sans abri, le déblocage des moyens budgétaires suffisant pour atteindre cet objectif, comprenant l’accueil, l’hébergement, si besoin l’accompagnement (notamment pour l’urgence et les CHRS), en attendant le relogement,
- Le respect de la loi DALO avec le relogement dans les délais de tout les mal- logés et les sans logis reconnus prioritaires,
- L’application de la loi SRU (et son obligation de création de 20% de logements sociaux dans chaque commune),
- La mobilisation/réquisition de plusieurs milliers de logements et locaux vacants appartenant à de grands propriétaires publics et privés,
- un moratoire sur les expulsions locatives,
- l’ouverture de négociations pour le relogement de toutes les personnes et
familles en lutte installées dans différents campements en ile de France,
Nous appelons à la mobilisation la plus large possible partout en France le 3 septembre pour que le gouvernement réponde à ces exigences
Les 1er Signataires :
Le D.A.L, le Collectif Des Sans Logis, la coordination nationale de l’urgence sociale, le mouvement solidaire des salariés du SamuSocial de Paris, Bagagérue, la Ligue des Droits de l’Homme, SUD santé-sociaux, Solidaires, l’Union Syndicale de la Psychiatrie, SNUclias – FSU, réelengagement 95, CGT, ATTAC, Aitec/IPAM, Jeudi noirs, les morts de la rue, collectif sdf alsace,
Avec le soutien de :
Contact pour signature d’associations, syndicat, collectif, parti politique, personnalités :
Samusocial 75 salariés 7/11 <sspsolidaires@gmail.com>
<http://collectifurgenceuntoit.over-blog.com/>
17:39 Publié dans Action, Communiqué | Lien permanent | Envoyer cette note
| Tags : sdf strasbourg, sans-logis, sans abri, droit au logement, dal, dalo, sdfalsace |
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28.07.2010
DNA - Strasbourg / Sans domicile fixe : Les oubliés de l'été -
La misère ne prend pas de vacances. Pourtant, en été, de nombreuses structures d'aide aux sans-abris ferment leurs portes. Les SDF doivent alors affronter les difficultés du quotidien, avec un secours réduit. Malgré le manque de moyens, à Strasbourg, certaines associations continuent de soutenir les plus démunis. Ce fut longtemps le cas de Vac'Assocs.
Même en été, une soupe chaude reste indispensable. (Photo DNA - Christian Lutz-Sorg)
Les membres de l'association Vac'Assocs se sont efforcés, pendant près de sept ans, de pallier le manque de moyens humains en période estivale. Cette année, Vac'Assocs n'a pu reconduire son opération, faute d'un nombre suffisant de bénévoles encadrants.
Chaque année au mois d'août, à la fermeture des restaurants sociaux, Vac'Assocs prenait le relais. Les bénévoles distribuaient des repas chauds quatre fois par semaine à bord du bus de l'association Abribus. Mais cet été, le manque de cadres ne permet pas à l'association de poursuivre son action.
Les associations les portent à bout de bras
Les associations et restaurants sociaux encore présents risquent de ne pas pouvoir faire face à la demande croissante. La population des SDF ne cesse d'augmenter, tandis que les moyens mis en œuvre par les pouvoirs publics stagnent.
En période estivale, les personnes en transit viennent grossir le nombre des sans-abris présents le reste de l'année. Ces dernières années, des familles extrêmement pauvres originaires des pays d'Europe centrale ont fait leur apparition dans les rues de Strasbourg. De plus, avec la crise, une nouvelle catégorie de SDF a vu le jour : les travailleurs pauvres, souvent mal-logés, parfois sans-logis.
Autant de personnes en situation d'extrême précarité qui nécessiteraient une prise en charge par l'État. Ce sont pourtant les associations qui les portent à bout de bras. « Cette situation est le résultat d'un système qui fait trop appel au tissu associatif, souligne Marc Hofsess, président de l'association Abribus et vice-président de Vac'Assocs. En été, les structures associatives qui restent sont submergées ».
L'été dernier, les bénévoles de Vac'Assocs servaient 250 à 300 repas par jour. Des personnes démunies qui, cette année, devront se rendre à La Fringale, rue du Rempart. Dans quelques jours en effet, les restaurants sociaux les Sept pains et le Club de Jeunes l'Étage vont fermer. Seuls les Restos du Cœur et Médecins du Monde seront encore présents pour leur venir en aide.
La Fringale leur proposera du lundi au samedi un petit-déjeuner. Un repas chaud leur sera également servi les lundis, mercredis et vendredis midi. Tous les samedis du mois d'août, les bénévoles de Vac'Assocs serviront le déjeuner dans les locaux de La Fringale.
Tout l'été, la maraude des Restos du Cœur sillonne la ville le lundi soir pour distribuer soupe et sachets repas. Le vendredi, Médecins du Monde fait sa tournée pour dispenser des soins médicaux et donner des sandwichs. Le dimanche midi, un repas chaud est servi au centre d'hébergement d'urgence de la Ville situé rue Fritz-Kiener.
« On a faim toute l'année »
« C'est plus compliqué de trouver à manger en été. On reçoit moins d'aide parce que les gens s'imaginent qu'on galère moins. Pourtant on a faim toute l'année ». Michel, a déjà dix ans de rue derrière lui. Il a cinquante ans mais en paraît soixante-dix. Il vit dehors par tous les temps et pour lui, la misère n'est pas moins pénible au soleil.
AMIRA KHEMIRI
Article complet des DNA réservé aux abonnés, que nous éditons exceptionnellement (le lien ici : http://www.dna.fr/fr/strasbourg/info/3550760-Strasbourg-S...)
07:53 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : sdf, sdf strasbourg, vac'assos, abribus, ÉtÉ des sans-abri |
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23.05.2010
Concert de soutien à Abribus 27 mai 20 heures au Molodoï
L'ASSOCIATION ABRIBUS DISTRIBUE DES REPAS AUX PAUVRES QUI SONT DE PLUS EN PLUS NOMBREUX !
LA MAIRIE DE STRASBOURG EST VISIBLEMENT SENSIBLE À CE QUE PERSONNE N'AIT FAIM ... ENFIN PAS TOUTES LES PERSONNES !!
La SOCIÉTÉ "Strasbourg événement" qui organise la foire de strasbourg en septembre, a prévenu qu'elle n'offrirait pas la bonne bouffe aux maires après leur sympathique AG... Qu'à cela ne tienne ! Le maire de Strasbourg s'est spontanément proposé de payer... La rigueur de ces élus de tous bords est immorale ...
11:38 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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29.04.2009
C'est toute l'année qu'on crève
Collectif SDF Alsace
Strasbourg le 28 avril 2009
Communiqué
Le Collectif SDF Alsace est solidaire des personnes sans-abri qui ont subies, cette nuit, des violences policières inacceptables : traitements dégradants, menottage serré, insultes, humiliations, ...
• Le Collectif SDF Alsace exige qu'une enquête soit diligentée sans délais sur les agissements des policiers.
Nous demandons que les vidéos des caméras de surveillance soient mises sous séquestre, afin de ne plus laisser libre court aux interprétations et récupérations habituelles. Ceci uniquement dans l'intérêt des victimes : les sans-abri!
Mais ces faits ne doivent pas occulter l'irresponsabilité des deux associations qui ont décidé d'entrer dans un bras de fer avec la préfecture, en mettant ces personnes en danger.
Les sans-abri sont doublement victimes, et le Collectif SDF Alsace ne peut l'accepter.
• Nous exigeons qu'un éclairage soit fait sur les manquements graves à la déontologie, de ces associations.
13:31 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
| Tags : sdf alsace, sdf strasbourg, sans abri, sans domicile |
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26.02.2008
Strasbourg : Un peu d'espoir pour les sans-abris?
Suite aux actions entreprises par les "Don Quichotte" dans plusieurs villes de France, et en particulier à Strasbourg, l'Etat a annoncé l'année dernière un Plan d'Action Renforcé pour les Sans-Abri (plan PARSA). Celui-ci précisait :
"Toute personne accueillie dans un centre d'hébergement d'urgence devra se voir proposer, en fonction de sa situation, une solution pérenne, adaptée et accompagnée si nécessaire, dans le parc public social, dans le parc privé conventionné, dans un CHRS (Centre d'Hébergement et de Réinsertion Sociale), un CADA (Centre d'Accueil pour Demandeurs d'Asile), un LogisRelais (résidence hôtelière à vocation sociale), une maison relais ou un hébergement de stabilisation. ... Toute personne accueillie dans une structure d'hébergement d'urgence doit pouvoir y demeurer, dès lors qu'elle le souhaite, jusqu'à ce qu'une orientation lui soit proposée. Cette orientation est effectuée vers une structure d'hébergement stable ou de soins, ou vers un logement, adaptés à sa situation."
Pourtant, chacun peut constater qu'il y a toujours des personnes à la rue. Pour répondre aux exigences de la Loi, on a à Strasbourg transformé des places d'urgence en places de stabilisation, ce qui a posé des problèmes pour pouvoir répondre à l'urgence (le 115 est saturé). Les associations en charge des structures d'accueil n'ont pas les moyens suffisants pour réaliser l'accompagnement social qui serait nécessaire pour certaines personnes. En conséquence, la période de stabilisation se termine souvent par un retour à la rue. Les logements pérennes manquent : ils devraient se trouver dans le parc social, mais ils sont affectés aux personnes qui sortent de l'urgence au compte-gouttes.
Las d'attendre que le plan PARSA soit appliqué, les "Don Quichotte" ont replanté des tentes dans la cathédrale à la veille de Noël pour alerter la Préfecture. Celle-ci a promis des solutions dans de très brefs délais. Effectivement, un travail a été entrepris avec Cus-Habitat et les associations, qui a abouti à l'aménagement de 10 places dans 5 F1 pour accueillir des sans-abris et les orienter vers une solution plus durable. L'association Antenne a accepté de faire l'accompagnement social.
C'est un début, et l'on peut s'en réjouir. On peut aussi remercier Cus-Habitat qui est le seul bailleur social à accepter de fournir des logements. Mais qu'est-ce que 10 places, quand il y a encore une cinquantaine de personnes qui passent la nuit dehors?
En attendant, Monsieur Alexandre Glardon, Président des "Don Quichotte" a installé à nouveau des tentes, cette fois après une concertation avec le Préfecture. Celle-ci a autorisé le campement au Jardin des deux Rives. Une réunion est prévue pour le 29 février à la Préfecture, avec tous les partenaires et toutes les associations concernées par l'accueil des personnes en urgence. Il faut qu'elle débouche sur du concret, et vite.
Il y a des locaux habitables dans la CUS. Une solution est possible si la volonté politique est là.
Marie-Françoise Janot, Conseillère Municipale et Communautaire,
candidate sur la liste des Verts
05:25 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : SDF ALSACE, SDF STRASBOURG, SANS ABRIS, VERTS STRASBOURG |
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