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11.04.2011

NON AU FICHAGE DES SANS-ABRI ! LES TRAVAILLEURS SOCIAUX DU 67 DISENT NON

 

SYNDICAT DÉPARTEMENTAL DE L’ACTION SOCIALE
FORCE OUVRIÈRE DU BAS-RHIN

Secteur PRECARITE
________________________________________________________________________
A LIRE ET FAIRE SUIVRE,
au delà de toute considération d'affiliation syndicale
Pour recevoir directement les informations sur cette mobilisation :
sdasfo67.precarite@mail.com
________________________________________________________________________
« NON à Paxtel »

Appel intersyndical aux travailleurs sociaux du 67
CONTRE l’utilisation du logiciel Paxtel
POUR signifier ce refus en se faisant décompter par l’envoi d’un mail à :
nonapaxtel@gmail.com

DU FICHAGE AU FLICAGE IL N’Y A QU’UN PAS…
Les travailleurs sociaux doivent retrouver leur pouvoir de dire « NON » :
NON, NOUS NE SERONS PAS COMPLICES !

DEJA : des équipes de plusieurs établissements d’hébergement
ont décidé de ne faire aucune saisie d’information.

DEJA : la DDCS et les directions d’établissements ont décidé de revenir à une position plus prudente
et de ne pas utiliser Paxtel tant que les agréments CNIL n’auront pas été obtenus.



La question est importante. Depuis l’année dernière sont mis en place les « SIAO », organismes destinés à améliorer l’attribution des places d’hébergement pour les personnes sans domicile fixe . Il s’agit de mettre en œuvre l’application d’un droit constitutionnel : «  La Nation assure à l'individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement. Elle garantit à tous, notamment à l'enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l'incapacité de travailler a le droit d'obtenir de la collectivité des moyens convenables d'existence . »

Malheureusement, s’il est bienvenu que soit posée la question des manquements de l’Etat à l’égard de la protection des plus démunis, la mise en place des SIAO est l’occasion d’un fichage nominatif comportant une collecte extensive de données personnelles , qui va bien au-delà de ce qu’il est nécessaire de savoir au sujet d’une personne pour déterminer la solution d’hébergement ou de logement qui lui conviendrait le mieux.

Notamment, dans le Bas-Rhin, le logiciel « Paxtel » qui a été choisi suscite l’effarement des travailleurs sociaux.

Les branches Action Sociale des syndicats CGT, CNT, FO et SUD du Bas-Rhin ont décidé de lancer un appel inter-syndical « non à Paxtel » : non à un  fichage qui va très au-delà de son objectif affiché, qui matérialisera la possibilité d’intercepter facilement des populations jetées en pâtures à la médiatisation sécuritaire : roms, sans papiers, …

Par ailleurs la branche Action Sociale de FO du Bas-Rhin, SDAS-FO-67, adresse ce jour un courrier à la CNIL concernant le logiciel Paxtel.



Ci-joint :

-           L’appel intersyndical « non à Paxtel »


Pour plus d’informations sur la dénonciation de Paxtel :

-           http://www.fnars.org/images/stories/evenement/mobilisatio...

-           http://www.cnt-f.org/sante-social.rp/fichagesiao-cnt87-oc...

-           http://www.alsacelibertaire.com/wp-content/uploads/Héberg...

Voir également sur le site de l’ANAS :

-           www.wmaker.net/anas/attachment/258414/

-           www.wmaker.net/anas/attachment/258415/

____________________________________________________
SDAS-FO-67 Syndicat Départemental de l'Action Sociale - Force Ouvrière - 67
sdasfo67.precarite@gmail.com / sdas67@free.fr

Téléphone : 03 88 36 50 15  -  06 15 75 23 82
Adresse : Maison des syndicats - 1 rue Sédillot - BP 12 - Strasbourg cedex
Permanences juridiques spécialisées
: chaque 2ème mardi du mois, 14-17h, 4ème étage



15.09.2009

Le TGI de Strasbourg rendra sa décision dans 8 jours, quel sera le sort des 8 ressortissants étrangers ?

Les raisons de l'assignation des sancho-panza et des 8 ressortissants polonais et tchèques, est l'occupation au delà des délais du site rue des foulons. Les revendications sont de pouvoir rester sur le site en attendant que le village de chalets voit enfin le jour ...

dommage mais les sancho panza qui se lancent dans un bras de fer avec la ville, n'ont pas l'air de s'intéresser à un aspect du problème, qui nous semble incontournable : le droit d'asile. Nous n'avons aucune garantie que ces 8 personnes ont une place assurée dans les chalets qui sera géré par Adoma, et non par les sancho-panza. Qui peut garantir un hébergement pérenne et stable à des sans papier en dehors de la préfecture ?

pour l'heure, c'est bien la préfecture du bas-rhin, qui refuse d'héberger ces 8 personnes.

alors quelles sont les véritables raisons de cette nouvelle action ?

21:25 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sdf, strasbourg, sans abri, sans papier | | |  Facebook

23.02.2009

Strasbourg : Appel à soutenir Omer qui vit en France depuis 25 ans ... mais sans papier ...

Appel à soutenir un sans papier, Lundi 16h au tribunal administratif.

Omer vit en france depuis 25 ans, y a toute sa famille y compris ses parents qui sont enterrés ici. Mais il n'a jamais pu être régularisé. Il est actuellement expulsable vers la Bosnie alors que sa compagne et ses 3 enfants vivent en France à Strasbourg.
Il a été arrêté mercredi matin alors qu'il allait chercher ses enfants à l'école. Une première audience a eu lieu jeudi matin à l'issue de laquelle
il a été maintenu en détention. Il a déposé un recours contre l'Ordre de quitter le Territoire Français qui lui a été signifié.

Ce recours sera examiné au TRIBUNAL ADMINISTRATIF A STRASBOURG LUNDI A 16H. Le collectif de soutien a Omer appelle à venir assister à l'audience, soutien indispensable.
Omer doit également faire face à des frais juridiques alors qu'il peine à subvenir aux besoins de sa famille. Les dons financiers seront également les bienvenus et pourront être remis directement au collectif de soutien lundi avant ou après l'audience.

05:28 Publié dans AGENDA | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sans papier, expulsion, strasbourg | | |  Facebook

23.10.2008

Centres de rétention : la Cimade attaque en justice mais répond à l'appel d'offre

LEMONDE.FR | 22.10.08 | 19h27

ans l'imbroglio qui l'oppose au ministère de l'immigration à propos de sa mission d'assistance aux étrangers dans les centres de rétention administrative (CRA), la Cimade a décidé, mercredi 22 octobre, de contre-attaquer sur deux fronts.

Sur le front juridique d'abord, l'association a indiqué avoir déposé un recours devant le Conseil d'Etat contre le décret pris par le ministère le 22 août, décret qui vise à casser le "monopole", selon le mot de Brice Hortefeux, détenu par la Cimade dans les CRA. Outre la Cimade, neuf associations de défense des étrangers, dont le Secours catholique, le Gisti et la Ligue des droits de l'homme, se sont jointes à ce recours. La Cimade et ses partenaires entendent confirmer le succès juridique remporté mi-octobre avec la décision du tribunal administratif de geler jusqu'au 31 octobre l'appel d'offres du ministère.

CINQ AUTRES ASSOCIATIONS SUR LES RANGS


Mais la Cimade, dont le financement vient en grande partie de sa mission dans les CRA, cherche aussi à assurer ses arrières. Mercredi, en même temps qu'elle annonçait  le dépôt de son recours, l'association indiquait qu'elle répondait à l'appel d'offres. Ce dernier introduit la possibilité qu'"une ou plusieurs personnes morales" exercent dans les CRA des missions d'information et d'aide aux étrangers. Il est aussi prévu que les trente centres de rétention en activité au 1er janvier 2009 (contre 27 actuellement), seront répartis en huit "lots".

Actuellement, seule la Cimade peut intervenir dans les centres de rétention.

L'association dénonce une réforme "qui vise à supprimer le rôle spécifique des ONG dans un Etat de droit". Elle estime que le décret interdit aux associations de travailler réellement ensemble. Pour les associations qui soutiennent la Cimade, le ministre cherche à diviser les associations pour faire le silence sur la situation dans les centres de rétention. Une pétition, qui a recueilli plus de 60 000 signatures, et une vidéo circulent sur Internet estimant que "les droits des étrangers ne peuvent se réduire à un marché".

Mercredi, le ministère de l'immigration et de l'identité nationale annonçait que cinq autres associations se mettaient sur les rangs. L'association lyonnaise Forum Réfugiés, France Terre d'Asile, l'Assfam (Association service social familial migrants), l'Ordre de Malte et le Collectif Respect.

Le Monde fr

06:22 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : cimade, cra, immigration, sans papier, sans abri | | |  Facebook

04.10.2008

Communiqué du Collectif SDF Alsace à Mme Boutin

Strasbourg le 03 octobre 2008

Madame Le Ministre,

Comme nous vous l'avons spécifié dans nos différents échanges, nous refusons le Plan de logement engagé par l'État qui participe à la casse sociale, et réitérons nos demandes.

Le Collectif SDF Alsace soutient toutes les personnes à la rue ou mal logées, n'oubliant pas les personnes sans papier et les associations qui les accompagnent : CIMADE, RESF, CASAS, LDH, CERCLE DE SILENCE, ... Avec ou sans papier, la rue tue.

1/ Concernant les 20 % de logements sociaux, et minimum à atteindre pour les municipalités soumises à l'article 55 de la loi SRU.

• Nous demandons qu'ils ne soient plus comptabilisés de la même manière, le mélange des "genres" profitant trop aux municipalités de moins en moins enclines à construire du PLAI-I.
• C'est pourquoi nous souhaitons que la construction de PLA-I, soit plus aidée  qu’un logement dit social comme les PLS qui concernent une population aisée;
• Que les Municipalités soient misent à l'amende lorsqu'elles construisent surtout du PLS.

Nous devons obliger les Municipalités à équilibrer les types de logements "sociaux" qu'elles construisent sans se préoccuper des plus démunis.

2/ Mobilisation de bâtiments et d'immeubles vacants

• Nous demandons la réquisition immédiate des immeubles vacants appartenant à l’Etat;
• Et la mobilisation des immeubles voués à la démolition, afin de les mettre à la disposition des associations qui viennent en aide aux sans abri et aux mal logés, même de façon temporaire, en attendant que les projets programmés voient le jour.

Une expérience identique est actuellement menée dans le quartier du Neuhof, depuis avril 2007 par l'association Horizon Amitié.
Nous souhaitons que les personnes à la rue, ou coincées en résidence sociale, maison relais, etc, aient enfin la possibilité de consolider leur projet de vie en accédant sans plus attendre à un premier logement.

3/ Nous demandons la fin du Plan grand froid

À ce sujet, il est prévu à Strasbourg la mise à disposition de chaises pour les sans abri. Nous vous demandons de vous opposer avec fermeté à cette hérésie.

Les propositions d'actions immédiates du point 2 permettront de faire un pas en avant vers la fin de ces plans qui laissent les gens souffrir le restant de l'année.
• Que les fonds nécessaires soient enfin débloqués pour la rénovation de toutes les structures d'hébergement;
• la transformation de tous les hébergements en places de stabilisation, en tenant compte de toutes les spécificités des personnes. Pas de réponse globale;

Il nous semble indispensable que soit encourager et financer :

• Le développement des maraudes à Strasbourg, par des équipes professionnelles et polyvalentes;
• Renforcement de la présence de travailleurs de rue;
• Création d'un accueil de jour supplémentaire;

4/ Soutenir le travail social

• Renforcement des équipes. Un travailleur social pour 10 à 15 personnes ou familles maximum;
• Présence de représentants du travail social (autre que les directeurs ou gestionnaires) et de personnes à la rue dans tous les comités, plate forme, etc. Les projets ne doivent plus être développés en balayant leurs expériences, et leurs compétences;

5/ pas d'expulsions sans relogement

Nous ne voulons plus de "plan de communication" mais un engagement réel de l'État.

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Bien que le Collectif SDF Alsace conteste la véracité de ces chiffres, voici des extraits de l'enquête SOLEN sur l'hébergement en France par les 115 pour l'année 2007.

Bas-Rhin : 11912 demandes
Suivies d'une admission : 3163 (soit 27 %)
Sans admission : 8749 demandes, soit 73 %

Sur ces 8749 refus d'admission, 95 % le sont pour manque de places, soit 8312 refus... La "réalité" de ces chiffres va à l'encontre des idées reçues et des communications qui tendent à accuser les sans-abri "coupables de refuser les propositions", puisque seulement 437 propositions sont refusées par les sans-abri.

Les refus sont identifiés :
2% pour des difficultés d'adaptation,
23 % car la proposition ne correspond pas à la composition de la famille,
33 % pour des problèmes d'addiction, qui demandent des prises en charge spécifiques,
38 % pour des raisons de santé (spy ou autre),
6 % pour cause d'animal : chats, chiens, etc.

Il suffit de se rendre à l'Abribus, au Resto du Coeur, de se rendre vers la gare, sous les arcades pour voir des FAMILLES AVEC ENFANTS abandonnées dans nos rues... QUI EST COUPABLE SINON L'ÉTAT...

Signez la pétition "Non aux chaises comme hébergement à Strasbourg"

Pétition initiée par : adl.strasbourg@laposte.net
Association de Défense de locataire qui défend le droit au logement pour tous
en partenariat avec le Collectif SDF Alsace

Soutiens : COLLECTIF JEUDI NOIR, ENFANTS DE DON QUICHOTTE PARIS, RESISTANCES, EXCLUSION, CONSEIL NATIONAL DE LA RÉSISTANCE, UFAL BAS-RHIN, RÉSEAU PERSONNE DEHORS, COLLECTIF SDF, FÉDÉRATION DROIT AU LOGEMENT, DES COMITÉS DAL (DAX, ...), COLLECTIF POUR UNE SANTÉ SOLIDAIRE, COLLECTIF DES SANS-RIEN, ...

DES ÉLUS VERTS DU HAUT-RHIN, Éric SCHULTZ Co-Président du Groupe des Elus Verts de Strasbourg

DES CITOYENS ..

Collectif SDF Alsace
06 33 29 06 42

08.08.2008

SOS Soutien aux Sans Papiers

Certains médias essaient de criminaliser SOS Soutien aux Sans Papiers, en disant que nos mots d'ordre sont de brûler les Centres de Rétention Administrative.
SOS Soutien aux Sans Papiers  n'a jamais appelé a brûler les centre de rétention mais a bien appeler à leur fermeture immédiate et définitive.
Nous ne laisserons pas la désinformation s'installer.
Fermeture des camps de rétention!
Régularisation de tous les sans papiers!
LIBERTE DE CIRCULATION!

SOS Soutien aux Sans papiers
Contact: 06 34 19 64 98

28.07.2008

SOS SANS PAPIER appelle à un rassemblement le samedi 2 août

Le samedi 26 juillet SOS SANS PAPIER a appelé à un rassemblement Porte de la Chapelle à Paris pour se rendre ensuite devant le camp de rétention du Mesnil Amelot.
Une soixante de personnes se sont donc retrouvées pour soutenir les sans papier de ce camp.
Malheureusement, les flics les attendaient porte de la Chapelle. Ils ont empêché que les gens puissent se rendre devant le camp et ont arrêté 15 personnes. Elles ont été ''retenues'' pendant 3 h 30 au commissariat de la rue Clignancourt.

La répression ne nous arrêtera pas.
Après le local de rétention de Blois (41) qui ferme, le CRA de Vincennes qui a brûlé, Nantes a cramé à son tour et est fermé!
Quel est le prochain?
Au suivant!!

SOS Soutien aux Sans Papiers reste solidaires avec les émeutiers des locaux/centres de rétention administrative.

SOS SANS PAPIER appelle à un rassemblement le samedi 2 août à 16 h devant le camp de rétention du Mesnil Amelot

SOS SANS PAPIER : Contact : 06 98 70 33 49

06:30 Publié dans Action | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : sans papier, sos sans papier, centre de rétention | | |  Facebook

05.05.2008

Collectif CGT/Cimade dans le Bas-Rhin

Un collectif dans le Bas-Rhin

La CGT et la CIMADE créent dans le Bas-Rhin un collectif pour la régularisation des salariés en situation illégale. Des actions coup de poing pourraient être organisées dans les prochaines semaines. « Nous créons un collectif pour la régularisation des salariés sans papiers, explique Jacky Wagner, secrétaire général de l'union départementale de la CGT. Depuis les actions parisiennes, nous avons reçu un nombre incalculable de coups de fil de sans papiers, mais aussi d'employeurs qui ne savent pas comment faire. » La CGT s'est rapprochée de la CIMADE pour la préparation des dossiers qui seraient aujourd'hui au nombre de cinquante, mais les situations seraient en réalité beaucoup plus nombreuses. « Nous préparons des dossiers, en particulier des dossiers de sans-papiers qui ont le soutien de leur employeur. Mais nous faisons très attention, nous sommes vigilants, car avant de déposer les dossiers de demande de régularisation en préfecture, nous voulons être sûrs que les services de l'Etat n'en profiteront pas pour prendre les adresses et expulser un grand nombre de personnes. » Selon la CGT, parmi les secteurs concernés, il y a des garagistes, des bouchers, des restaurateurs, des entreprises du bâtiment (DNA du 30 avril). « Il y a même un gérant d'une entreprise dont la carte de séjour arrive à expiration, et il a six salariés. Que vont-ils devenir si il est expulsé ? ». La CGT se défend de vouloir faire un coup médiatique, mais elle annonce, pour les prochains jours ou semaines, une ou plusieurs actions comme l'occupation d'une ou plusieurs entreprises concernées par le sujet. Elle lance par ailleurs un appel aux autres organisations syndicales et les invite à la rejoindre.

Olivier Claudon

Contact : CGT au Tél: 03 88 36 18 85 ou la CIMADE au Tél: 03 88 36 94 56.

19.04.2008

L'ENTR'AIDE OUVRIERE S'ACHARNE, MAIS LA FAMILLE EST TOUJOURS HEBERGEE !

LA FAMILLE TCHETCHENE EST HEBERGEE POUR UN MOIS !
DAL 37 06 33 09 69 66
Collectif de Soutien aux Demandeurs d'Asile et aux Sans Papiers 0634196498 csdasp37@no-log.org
voir articles sur : http://www.dalfr.org/spip/

05:50 Publié dans Action | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tours, dal tours, csdasp37, immigration, sans papier | | |  Facebook

20.03.2008

Discussions à flux tendu entre le Mali et la France

Migrations. Paris demande à Bamako d’assouplir ses procédures de réadmission d’expulsés.
CATHERINE COROLLER et CÉLIAN MACÉ (à Bamako) -QUOTIDIEN : jeudi 20 mars 2008

Tu réadmets sur ton territoire tous les sans-papiers que je souhaite expulser, et, en échange, je t’ouvre mon marché du travail.» Tels sont, dits crûment, les termes de la délicate négociation en cours entre la France et le Mali. Hier s’est ouverte à Paris la 8e session du comité franco-malien sur les migrations. «Son originalité est que nous avons soumis à la partie malienne un avant-projet d’accord de gestion concertée des flux migratoires», explique Patrick Stefanini, secrétaire général du ministère français de l’Immigration. Badara Aliou Macalou, ministre des Maliens de l’extérieur, a fait spécialement le déplacement à Paris.

Au cœur de cet accord, la question de la réadmission par le Mali de ses ressortissants en situation irrégulière en France, et celle, non moins brûlante, de l’accès des Maliens au marché du travail français. Bilan de la rencontre d’hier ? «Je suis optimiste, il existe entre la France et le Mali un partenariat que je qualifierais de "fécond" car il tient compte des intérêts de l’autre», répond l’officiel malien dans la plus pure langue de bois diplomatique. Un membre de la délégation africaine, moins poli, parle de «flop». «Les Français voulaient qu’on réadmette tous les gens qu’ils nous présentent», explique-t-il. En échange, la France proposait une ouverture a minima de son marché du travail. En février, le gouvernement de Nicolas Sarkozy avait publié une liste de 30 métiers ouverts aux ressortissants des pays non-membres de l’Union européenne, dont le Mali. «Nous leur avons fait une proposition de 55 métiers», précise Patrick Stefanini. L’accord signé en février entre la France et le Sénégal porte sur 104 métiers. La délégation malienne ne pouvait pas accepter moins. «On a dit non», résume le négociateur malien.

Manne. Dans un pays où quasiment tous les habitants ont un parent en Europe, et où la manne de la diaspora (120 milliards de francs CFA par an, soit 182 millions d’euros) dépasse l’aide publique au développement, le sujet est ultrasensible. On estime à 120 000 le nombre de Maliens vivant en France, dont 50 000 en situation régulière. En 2007, la France aurait adressé au consulat du Mali à Paris 1 000 demandes d’expulsion, concernant des Maliens arrêtés sans document d’identité. Pour que la France puisse les reconduire à la frontière, le Mali doit les reconnaître au nombre de ses ressortissants et leur délivrer un laissez-passer. Les étrangers en possession de leur passeport peuvent être en revanche expulsés sans l’accord de leur pays d’origine. Ils ne figurent donc pas dans les statistiques du consulat. L’association malienne des expulsés a recensé 576 éloignements effectifs en 2007.

«Couteaux tirés». Depuis plusieurs mois, la France demande au Mali d’assouplir ses procédures de réadmission. «La partie française met une pression énorme sur les Maliens pour la signature de ces accords, révèle un haut fonctionnaire malien. A tel point que lors d’un rencontre précédente [à Bamako, ndlr], devant l’arrogance des Français, le ton est vraiment monté, la réunion a failli capoter. Les deux parties sont à couteaux tirés.» Hier, à Paris, les Maliens ont tenu bon. «Nous sommes convenus de nous revoir pour un deuxième round d’ici deux, trois mois à Bamako», précise Patrick Stefanini.

Les deux parties jouent gros. La délégation malienne sait son opinion publique très remontée sur le sujet. Nicolas Sarkozy, qui a basé sa politique sur la «fermeté» envers les étrangers en situation irrégulière, ne peut pas avoir l’air de céder. D’autant que des négociations sont à venir avec d’autres pays africains. Pour l’heure, ils sont quatre - Sénégal, Bénin, république démocratique du Congo et Gabon - à avoir signé avec la France des accords concertés de gestion des flux migratoires. Se profilent deux gros exportateurs de main-d’œuvre : la Côte d’Ivoire et le Cameroun. Les Africains n’ont pas établi de front commun face à la France, qui a choisi de mener des négociations bilatérales avec chacun d’entre eux. Mais tour à tour, chaque pays fait monter les enchères pour ne pas perdre la face vis-à-vis de son opinion publique et de ses voisins.

06:55 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : France, Mali, Immigration, Sans papier | | |  Facebook

 
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