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05.03.2012

DAL 67 Fin de la trêve hivernale : Manifestation contre les expulsions le samedi 10 mars à 14h30 heures

Comme toutes les années à cette date fatidique qui marque la fin de la trêve hivernale des expulsions locatives, nous appelons à la mobilisation
le samedi 10 mars à partir de 14 h 30 heures Place Kléber.


Pour des mesures concrètes et immédiates :
·     Arrêt des expulsions sans  relogement, des saisies, des coupures d'eau, d'énergie et de chauffage
·     Application de la loi de réquisition sur les logements vacants (10500 dans le privé à Strasbourg) et des Loi DALO et SRU·   

·     Pas plus de 20% de ses revenus pour se loger : baisse des loyers  et des charges! hausse des aides au logement social et aux locataires· 

BAISSE DES LOYERS ET DE L’ÉNERGIEEncadrement et baisse de 10 à 20%  des loyers privés, des charges, hausse des allocations logement, taxation de la spéculation, suppression des cadeaux fiscaux aux riches

Pour la défense du logement social :
·     Arrêt des ventes, des démolitions arbitraires, de la dérégulation des loyers, de la remise en cause du droit au maintien dans les lieux…
·     Réalisation massive de logements sociaux de qualité, dans les villes soumise à la loi SRU (Strasbourg, Haguenau) et dans les autres villes du département
·     Développement et réhabilitation (sans hausse des loyers) du logement des travailleurs migrants, des jeunes et des étudiants .

Pour la solidarité avec les plus fragiles :
·     Reconnaissance des droits des populations ROMS parquées dans des conditions indignes
·     Passer du plan hivernal à une organisation permanente pour aider les sans-abris tout au long de l'année.


Le comité droit au logement du Bas-Rhin
info@dal67.org

17.12.2011

Plan Hivernal : une initiative de Strasbourg face au désengagement irresponsable de l'état (article parue dans les DNA)

« Pour pallier la défaillance de l’Etat », dixit l’adjoint au maire Philippe Bies, la municipalité ouvre aux sans-abri isolés le bâtiment A de l’ancienne auberge de jeunesse René-Cassin. Financés intégralement par la Ville et la CUS, 45 lits, gérés par l’association Antenne, devraient être opérationnels d’ici deux semaines.

Priorité aux familles, réduction du nombre de places ouvertes jusqu’au 31 mars, déclenchement tardif du plan hivernal : la préfecture a revu cette année sa doctrine en matière d’hébergement d’urgence des sans-abri (lire DNA du 1 er décembre). Au grand dam des associations — gestionnaires comme militantes — spécialisées dans le social.

La Ville n’avait pas goûté le changement de stratégie rendu public fin novembre. Philippe Bies, adjoint au maire en charge du Logement social, avait qualifié la politique préfectorale « d’inacceptable ». L’élu n’est pas resté les bras ballants.
« Nous avons décidé de renforcer le plan hivernal pour pallier la défaillance de l’Etat, assène Philippe Bies. Dès la semaine prochaine, nous ouvrons aux sans-abri isolés le bâtiment A de l’ancienne auberge de jeunesse René-Cassin. »


Un accueil « inconditionnel »
C’est l’association Antenne qui va gérer le lieu et porter l’opération, évaluée à près de 100 000 €, « financés intégralement sur le budget de la Ville et de la Communauté urbaine », insiste Christian Spiry, le conseiller municipal chargé du dossier.
« Pour l’instant, nous avons l’autorisation pour 45 lits. Nous devrions en ouvrir une vingtaine dès le 21 ou le 22 décembre. Nous monterons ensuite en charge dans les semaines suivantes. Et s’il le faut, nous ferons de la suroccupation dans les limites du raisonnable », détaille Philippe Burtscher, vice-président d’Antenne chargé de toutes les opérations relevant de l’urgence hivernale.
De fait, les travaux de remise en état sommaire se poursuivent dans les étages où l’on déplore vols de chauffage et de câbles en cuivre depuis la fermeture de l’auberge l’été dernier.
L’objectif est d’accueillir des personnes isolées de façon inconditionnelle, insistent en chœur Philippe Bies et Christian Spiry. En clair, pas question de refuser les déboutés du droit d’asile ou les personnes en état d’ébriété. Avec ce bémol, les places ont été reversées dans le dispositif hivernal : ce sont donc les équipes du 115 — le numéro de téléphone de l’urgence sociale — qui orienteront les appelants vers la structure. « Nous participons à la gestion du 115. Nous serons très attentifs à la suite des événements. Pas question de filtrer les publics en fonction de leur statut », assure Philippe Bies.


Antenne devrait mobiliser 7 personnes pour organiser un accueil à deux veilleurs, 24 heures sur 24, pérenne jusqu’au 31 mars. « Nous ne mettrons pas les personnes dehors au petit matin pour les reprendre trois jours plus tard », assure Philippe Burtscher.
La Ville prévoit enfin, en cas de grand froid, d’ouvrir 40 places destinées aux familles et aux isolés dans l’ancienne crèche relais de la rue d’Or. « C’est risqué de compenser le désengagement de l’Etat. Mais nous faisons cet effort au nom du devoir de solidarité. Et nous espérons que d’ici l’hiver prochain, une autre politique sera mise en œuvre », justifie Philippe Bies.
La préfecture n’a pas souhaité hier commenter l’initiative municipale.

SOURCE DNA - MANUEL PLANTIN : http://www.dna.fr/edition-de-strasbourg/2011/12/17/plan-h...

20.11.2011

Voulez-vous nous aider à mourir plus vite ?

AVL, accès vers le logement pour tous... Quel cynisme dans ce gouvernement qui ne cesse de faire des annonces toutes plus criminelles les unes que les autres.

Le PARSA a été pondu sans les moyens indispensables pour un accueil inconditionnel bla bla bla, la loi DALO est un échec complet. Les TI prononcent des expulsions à tour de bras sans relogement effectif, la pile hebdomadaire des dossiers DALO au Tribunal administratif en est la preuve, si besoin était.

Mais bon, venant d'un type capable de faire une promesse sur un sujet aussi grave ... "je veux si je suis élu que plus personne ne dorme à la rue" ...
De plus les associations ferment de plus en plus les lieux d'hébergement collectif pour se diriger vers le "logement éclaté" ça coûte moins cher. Les personnes "élues" sont triées sur le volet. Il faut des gens proches de l'emploi, proches de la sortie "vers le haut". C'est bon pour les quotas, bon pour les subventions. Et la FNARS dans tout ça ? Elle participe à des colloques et entasse les rapports inutiles.

Les plus fragiles d'entre nous sont totalement abandonnés.

D'ailleurs cet hiver ils n'auront même pas d'hébergement, ils sont "oubliés" du plan hivernal (*). Et lorsqu'il fera -10° la Préfecture lâchera quelques nuitées d'hôtel.

Vous avez bien lu, voilà le projet planqué dans les cartons que les gentilles associations ont semble t-il accepté, comme le reste.

Rien de pérenne donc et tout se calculera sur les températures. C'est-à-dire que dès qu'elles baisseront les nuitées disparaîtront.

Celui qui a eu cette idée de génie pour faire semblant de nous maintenir en survie et donner bonne conscience à tous, sait-il qu'à Strasbourg pendant le marché de Noël les hôtels sont complets ?

Écoutez, la vérité est celle-là nous sommes des centaines condamnés à mourir à petit feu. Alors, je ne vois plus que ça comme solution : Voulez-vous nous aider à mourir plus vite ?

Les parkings, les portes-cochères, les caves sont protégés, la ville n'achète que du mobilier urbain "anti-clochards", la vidéo que vous appréciez tant sert à nous chasser, même les abris bus nous sont interdits alors qu'ils ne protègent que du vent.

De plus en plus de riverains se montent en association pour nous chasser des parcs, sans s'inquiéter du sort qui nous est réservé.

Alors, je vous repose la question, Voulez-vous nous aider à mourir plus vite, parce que là, ça va être trop long, trop douloureux.

Collectif SDF Alsace "Indigné"

(*) PLAN HIVERNAL PRÉVU À STRASBOURG

Contrairement à d'autres régions il n'est pas encore déclenché. Les températures sont pourtant descendues à 0, -1°. Une brume humide persiste, elle s'infiltre partout. L'impression est glaciale, paralysante.

Mais il faudra attendre -5 ou -10° pour :

• 260 places réservées exclusivement aux familles avec enfants ;

• 80 à 90 places supplémentaires pour les demandeurs d'asile, là aussi exclusivement les familles avec enfants ;

• Peut-être quelques places pour les femmes ;

Rien pour les couples sans enfants, rien pour les personnes seules (les isolés).

Et puis ce projet immonde qui consistera à filer d'improbables nuitées à l'hôtel...

14.11.2011

Strasbourg Plan Hivernal criminel

Quelques informations enfin :
260 Places pour les familles avec enfants ;
PEUT-ÊTRE quelques places femmes seules ;
SANS DOUTE 80 places d'urgence supplémentaires pour les demandeurs d'asile ;
AUCUNE PLACE supplémentaire pour les hommes ou couples isolés qui seront les plus en danger ;

à -5° ouverture de gymnase ?

30.04.2011

SIAO : l'annonce d'un échec

Un détenu de l'Elsau reçoit la visite au parloir de "son AS".
C'est l'association qui l'héberge qui via une "antenne RSA" gère son fric. Pratique pour lui faire signer un papier de règlement du loyer et des charges qui assèche le compte du gars.
Il passe donc directement à la case "indigent".
Dans la foulée la gentille AS lui dit ceci "Nous ne vous garderons pas votre place et à votre sortie nous ne pourrons pas vous reprendre. À partir de maintenant ce n'est plus nous qui décidons des places, c'est une nouvelle super structure qui décide en commission".
Nous supposons que cette aimable AS parle du SIAO ou système intégré d'accueil et d'orientation.

Quel va être le rôle de ce SIAO ?
À Strasbourg la situation est particulière. Dernièrement un article publicitaire sur l'ESTES mettait en avant les pratiques scandaleuses de cette école de formation aux métiers du "social". Ceux qui sortiront de cette école seront prêts à choisir sur dossier ce qui "sera bon" pour le SDF et bien formés à TRIER les SDF...

Une semaine avant le même journal faisait de la pub pour la fondation auteuil qui est justement et comme par hasard "impliquée" dans cette soit-disant école... La fondation auteuil : un paquet de pognon venu du privé qui lui permet de rafler tous les marchés de la misère... Tu peux tomber dans son filet dès l'enfance et y rester jusqu'à ta majorité, ta vie d'adulte... Ça ressemble à une secte non?.

Mais qui en parle à Strasbourg, qui dénonce ? Les associations de Strasbourg ont, depuis longtemps, laissés de côté "tous esprit associatif", elles sont devenues clairement "politiques". Il suffit de voir le travail fait par celles de Mulhouse pour se faire une idée, sans parler de l'école de Mulhouse... Le service social et de la solidarité de Mulhouse est également beaucoup plus impliqué.

Il y a fort à parier, que le SIAO va gérer les échecs de la non politique d'hébergement et pratiquer la "sélection".

En début d'année nous dénonçions le tri pratiqué par le 115. Nous étions bien seuls à nous étonner du nombre croissant de refus d'hébergement alors que nous savions qu'il y avait des places libres, notamment dans les logements mis à disposition par la Ville.

Lorsque nous contactions les associations à ce sujet, en leur présentant des gens en danger, toutes nous répondaient "c'est le 115 qui gère"... QUINZE MORTS depuis Octobre et personne n'est responsable ?

La loi Molle (Mobilisation pour le logement et la lutte contre l'exclusion) crée l'obligation de créer une place d'hébergement pour 1 000 habitants. Qui fera respecter la loi, le Préfet ? Il y a fort à parier que le futur SIAO de strasbourg ne viendra pas l'ennuyer...

Dans cet échec annoncé, que vont devenir les : sortants de prison, les personnes avec addiction, les malades et les étrangers en attente ou sans titre de séjour ?

24.04.2011

un pour cent seulement ? On est mal barrés

Pour la Fondation Abbé Pierre on serait 100.000 à la rue et 493.500 privés de domicile personnel, ce qui fait environ 600.000 personnes.

Et c'est moins de 1% de la population française ... On est mal barrés les poliques vont pas se faire chier pour un petit pour cent... Pour le département du Bas-Rhin on est quoi, entre 500 et 600 peut-être, c'est difficile d'avoir un vrai chiffre... Mais même en l'augmentant un peu... C'est quoi 600 personnes a loger pour un département ?

sdf et citoyen

La fin du plan hivernal se passe mal... Pour les sans-abri ça devient difficile d'accepter la dernière nuit dans un lit...

Les interminables journées recommencent. Aller d'un point à l'autre de la Ville pour des actes quotidiens qui ne vous prennent qu'une heure. Les associations sont toutes éloignées les unes des autres alors qu'on est obligé d'en fréquenter plusieurs. Je me demande pourquoi mais bon, je marche.
Moi aussi je l'ai lue l'article des dna, sur l'école des travailleurs sociaux et je me dis que pour certains le métier de journaliste semble trop facile. Pas un mot de travers, pas une question qui dérange, tout est lisse. Ça doit être ça de se sentir citoyen; on est lisse.

J'ai 42 ans et 8 ans de galère, je picole un peu pour tenir le coup.

J'en ai rencontré des travailleurs sociaux en huit ans, pas tous travailleurs et pas tous sociaux d'ailleurs. Mais ces gens là c'est comme les profs on y touche pas, faut pas critiquer, ils sont intouchables. C'est fou quand tu vois le nombre de ratés qui s'accumulent et le nombre de jeunes qui débarquent à la rue. Et je parle pas des étrangers. Faut pas en parler parce que dès que tu l'ouvres on te taxe de raciste. Être citoyen c'est fermer sa gueule, pour être bien lisse, comme les journalistes, les profs et les travailleurs sociaux et du coup comme les politiques.

Moi je manque pas de lassitude mais j'ai pas assez de lissitude pour suivre le plan que les éducateurs ont tracé pour moi.

Pour obtenir une place dans une bonne baraque où tu es peinard car tu as ta clef faut suivre le plan. En fait je sens bien que derrière les phrases on va observer mon comportement. Faut que je devienne lisse. En plus je suis classé alcoolique ça complique qu'ils me disent. Je poserai bien la question qui me vient à l'esprit "combien tu en connais des sdf qui sont déjà prêts à être pérenisés?".

File moi une place je suis fatigué, je veux juste un petit coin avec un vrai lit et une douche.

Je sais, je sais, tu le répètes à chaque fois, y'a pas de place pour tout le monde, tu es obligé de donner des priorités. Mais ça fait plus d'un an maintenant et il serait temps que je devienne ta priorité. J'en ai marre de ces rendez-vous où tu n'as rien à m'apprendre, rien d'espérant à me dire. Non, ne prends pas la mouche ; tu ne comprends pas que je suis épuisé? Oui, j'ai vu un médecin, mais ce n'est pas un magicien, il ne peut rien contre la tristesse, il ne peut pas ressusciter l'espoir qui meurt.

23.04.2011

SANS CONVERGENCE DANS LES LUTTES, PAS DE LUTTES !

À la rue et l'espoir d'un droit au logement qui se rétrécie et d'un refus d'hébergement avoué

En Rhône-Alpes, en Paca, en Alsace, en Bretagne en Ile-de-France…, chaque soir, en France, de nombreux sans-abri pour qui l’on ne trouve pas de solutions pour la nuit restent sur le carreau.


Pour Strasbourg tout le monde semble accepter l'idée d'un chiffre approximatif de 400 personnes sans solution.
Les autorités parlent de SDF de droits communs, SDF demandeurs d'asile, SDF sans-papiers…

Le droit à l'hébergement est valable pour tous. Qui a envie d'une société où le gouvernement ne porte pas assistance comme il le doit? Et où vos "élus" vous disent froidement qu'ils ne substitueront pas à l'État ?


Chômeurs en fins de droit, personnes retraitées, jeunes, réfugiés, demandeurs d'asile, enfants… Même honte et pourtant...
Les effets de la crise économique commencent en parallèle à se faire sentir. Les salariés licenciés depuis 2008/2009 arrivent en fin de droits, et certains viennent grossir les rangs des précaires. Par ailleurs, les demandeurs d’asile, de plus en plus nombreux, ne trouvent plus de places dans les centres d’accueil qui leur sont réservés (centre d’accueil des demandeurs d’asile, Cada). Du coup, ils se retrouvent dans le système commun.


Allo le 115 ?
Après la publication en novembre dernier, dans Libération de documents administratifs encourageant à donner la priorité aux personnes en situation régulière nous avons espérer une convergence des luttes entre associations militantes.


• Depuis octobre 15 personnes sont mortes à Strasbourg dans l'indifférence totale ;
Hébergements d'urgence, 20 % des appelants du 115 sont des jeunes entre 18 et 24 ans ;
10 % de la population pénale est SDF, sans solution à la sortie et souffrant de discrimination (double peine) ;
Une personne sans-abri sur trois est une femme. Une femme sur trois est accompagnée d'enfants ;


SANS CONVERGENCE DANS LES LUTTES, PAS DE LUTTES !

Dernièrement Resf67 et Dal67 se sont associées pour réquisitionner ...

Le maire de Strasbourg interpellé lors de sa réunion mi-mandat de neudorf a dit ceci "nous ne nous ssubstituerons pas à l'état pour loger les sans-abri... nous avons une réunion demain avec le préfet pour quelques familles avec enfants en bas-âge"

L'opération de réquisition qui a suivie (hasard?) cette rencontre, a abouti au relogement des familles présentes dès le premier moment... Les mêmes que celles soutenues par la mairie ?

Doit-on comprendre derrière ce flou pourquoi une femme enceinte a été refoulée ?

Pourquoi, avoir si rapidement lâché des lieux qui auraient pu accueillir d'autres personnes ?

Pourquoi avoir fait ce "coup" sans appeler au soutien les autres associations et sans avoir tenu informés les quelques soutiens présents des négociations ?

Pourquoi cette discrimination "acceptée" par des associations et qui déjà fait le lit de la droite et de l'extrême droite ?

Les élus Verts impliqués dans ces deux associations sont-ils derrière cette ... opération ?

11.04.2011

NON AU FICHAGE DES SANS-ABRI ! LES TRAVAILLEURS SOCIAUX DU 67 DISENT NON

 

SYNDICAT DÉPARTEMENTAL DE L’ACTION SOCIALE
FORCE OUVRIÈRE DU BAS-RHIN

Secteur PRECARITE
________________________________________________________________________
A LIRE ET FAIRE SUIVRE,
au delà de toute considération d'affiliation syndicale
Pour recevoir directement les informations sur cette mobilisation :
sdasfo67.precarite@mail.com
________________________________________________________________________
« NON à Paxtel »

Appel intersyndical aux travailleurs sociaux du 67
CONTRE l’utilisation du logiciel Paxtel
POUR signifier ce refus en se faisant décompter par l’envoi d’un mail à :
nonapaxtel@gmail.com

DU FICHAGE AU FLICAGE IL N’Y A QU’UN PAS…
Les travailleurs sociaux doivent retrouver leur pouvoir de dire « NON » :
NON, NOUS NE SERONS PAS COMPLICES !

DEJA : des équipes de plusieurs établissements d’hébergement
ont décidé de ne faire aucune saisie d’information.

DEJA : la DDCS et les directions d’établissements ont décidé de revenir à une position plus prudente
et de ne pas utiliser Paxtel tant que les agréments CNIL n’auront pas été obtenus.



La question est importante. Depuis l’année dernière sont mis en place les « SIAO », organismes destinés à améliorer l’attribution des places d’hébergement pour les personnes sans domicile fixe . Il s’agit de mettre en œuvre l’application d’un droit constitutionnel : «  La Nation assure à l'individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement. Elle garantit à tous, notamment à l'enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l'incapacité de travailler a le droit d'obtenir de la collectivité des moyens convenables d'existence . »

Malheureusement, s’il est bienvenu que soit posée la question des manquements de l’Etat à l’égard de la protection des plus démunis, la mise en place des SIAO est l’occasion d’un fichage nominatif comportant une collecte extensive de données personnelles , qui va bien au-delà de ce qu’il est nécessaire de savoir au sujet d’une personne pour déterminer la solution d’hébergement ou de logement qui lui conviendrait le mieux.

Notamment, dans le Bas-Rhin, le logiciel « Paxtel » qui a été choisi suscite l’effarement des travailleurs sociaux.

Les branches Action Sociale des syndicats CGT, CNT, FO et SUD du Bas-Rhin ont décidé de lancer un appel inter-syndical « non à Paxtel » : non à un  fichage qui va très au-delà de son objectif affiché, qui matérialisera la possibilité d’intercepter facilement des populations jetées en pâtures à la médiatisation sécuritaire : roms, sans papiers, …

Par ailleurs la branche Action Sociale de FO du Bas-Rhin, SDAS-FO-67, adresse ce jour un courrier à la CNIL concernant le logiciel Paxtel.



Ci-joint :

-           L’appel intersyndical « non à Paxtel »


Pour plus d’informations sur la dénonciation de Paxtel :

-           http://www.fnars.org/images/stories/evenement/mobilisatio...

-           http://www.cnt-f.org/sante-social.rp/fichagesiao-cnt87-oc...

-           http://www.alsacelibertaire.com/wp-content/uploads/Héberg...

Voir également sur le site de l’ANAS :

-           www.wmaker.net/anas/attachment/258414/

-           www.wmaker.net/anas/attachment/258415/

____________________________________________________
SDAS-FO-67 Syndicat Départemental de l'Action Sociale - Force Ouvrière - 67
sdasfo67.precarite@gmail.com / sdas67@free.fr

Téléphone : 03 88 36 50 15  -  06 15 75 23 82
Adresse : Maison des syndicats - 1 rue Sédillot - BP 12 - Strasbourg cedex
Permanences juridiques spécialisées
: chaque 2ème mardi du mois, 14-17h, 4ème étage



02.04.2011

5 QUESTIONS À ROLAND RIES

Encore une fois notre maire à tous propose une consultation en ligne ouverte à tous. Encore une fois le Collectif ne va pas se priver de cette occasion de poser des questions.

Généralement les Strasbourgeois l'interroge sur l'actu: la vitesse à 30, le tram là-bas avant là-bas, la sécurité, le logement, le foot... Les personnes concernées par la précarité se tiennent à l'écart, autant les professionnels que les pauvres. Alors n'hésitez pas à reprendre nos questions car seuls nous nous craignons que nos questions ne fassent pas le poids...

http://www.strasbourg.eu/actus/formulaires/mi-mandat

QUESTION 1
Êtes-vous favorable à des lieux d'accueil adaptés aux personnes à la rue qui travaillent et qui touchent de faibles revenus. Ce qui permettrait de  désengorger les centres d'hébergement d'urgence de personnes qui n'y ont pas leur place et qui n'ont pas besoin d’accompagnement social.

QUESTION 2
Que pensez-vous de l'ouverture des centre d’hébergement d’urgence de proximité, à taille humaine, dans chaque commune et chaque quartier, pour répondre aux besoins des personnes à la rue qui ne peuvent se déplacer ou qui sont attachées à un territoire.

QUESTION 3
Plus de 300 personnes sur le Bas-Rhin sont sans solution d'hébergement ou de logement. Trouvez-vous cela trop insurmontable a régler pour que seuls des projets rustines soient financés alors que la situation s'aggrave ?

QUESTION 4
Seriez-vous favorable à un projet d'auto-gestion et d'entraide proposé par des personnes ayant connues la rue et encore à la rue ?

QUESTION 5
Que pensez-vous de la création des SIAO? Des raisons qui font que sa mise en place soit si "hésitante" à Strasbourg ? Et pourquoi la présence des personnes concernées n'est-elle pas en place comme le préconisait M. Apparu ?

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26.03.2011

EELV Strasbourg : Nous ne suivrons pas L'UMP à la Gare

Comme dans d'autres villes, Strasbourg à son "duel" PS / EELV, à la différence que les deux candidats sont élus de la municipalité.

Ça fait désordre? Même pas, sinon que l'UMP se présente comme arbitre d'un match truqué et d'autres vont suivre. Petite vendetta électoraliste à laquelle nous tournons le dos sans difficulté. Il suffit de se pencher sur le bilan des deux au sein de la municipalité et sur le canton concerné et de jeter un oeil sur les programmes.

Contrairement à ce qu'on peut lire EELV ne représente pas le changement et l'argument "voter pour moi ça fera une femme au CG" nous fait rigoler; pas sûr que voter sans réfléchir aide beaucoup la parité. Alliot-M, Morano, Amara, Boutin, Dati, Bachelot ont-elles aidées la parité ?

Comment en est-on arrivé là?

Vraisemblablement pas de négociations suffisament tôt, bien en amont des élections, une stratégie EELV qui donne des duels  un peu partout en France. Vraisemblablement pas d'intention chez EELV de s'intéresser à l'abstention et donc, pas de politique autrement. C'est plus simple de draguer sur les terres centristes et de s'appuyer sur ses "amis" bien ancrés au "centre" et de ne pas trop s'éloigner des électeurs de droite à la "fibre" écolos.

La position d'EELV témoigne d'une difficulté à s'ancrer dans une construction d'alternance à gauche et c'est bien triste. Il semble que la préparation de 2012 n'est pas de battre Sarkozy avec le peuple français mais bien en nourrissant une "alternance" plus large, passant par toutes les couleurs.

Pas sans conséquence car un autre canton de Strasbourg voit le travail de terrain d'une élue PS balayé ; sur Neuhof le duel sera UMP / FN et c'est sans état d'âme que le chef de file des EELV-Bobos de Strasbourg se montre "attristé des réactions de certains militants PS". Pas un mot sur le résultat, rien sur les gens ; vide et néant le 2e tour est là.

EELV a abandonné l'idées de se battre pour des idées et se moule de plus en plus dans le système qui va bien sûr se renforcer. N'attendons aucun changement.

Quartier gare Strasbourg les copains du Collectif voteront PS.

Et ce sera d'autant plus facile que la candidate EELV, élue en charge du social et de la solidarité a dans ce domaine un bilan qui, comment dire, nous semble vide de sens, pas un pet innovant, ... Les seuls projets, les seules actions viennent du PS. Mais il est vrai que le social et la solidarité sont des mots qui pour nous ont du sens.

07:32 Publié dans Humeur | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, cantonales, dreyssé, ps, gsell, jean-jacques gsell, roland ries, social, solidarité | | |  Facebook

27.02.2011

Cantonales J - 21

J'ai renoué avec la politique après le coup de bambou des municipales ; un goût d'amertume verdatre... Tout est effacé, oublié par une extraordinaire stimulation !

Beaucoup de rencontres sympathiques sur le marché en distribuant des tracts, et contrairement au bruit qui court, pas mal de personnes sont au courant des élections cantonales et de ses enjeux.

Tout y passe : les franchises médicales pour les nombreuses personnes âgées, les retraites, les mères de famille qui ont élevé des enfants et que la France abandonnent, l'explosion des loyers et des charges, les impôts... Le stationnement dans le quartier et la sécurité...

Je n'ai jamais tant écouté avec cette impression incroyable que personne n'est épargné par cette politique si brutale, si violente.

Du commerçant, en passant par le chef d'entreprise aux personnes sans emploi. De la personne âgée aux jeunes collégiens. Le constat est terrible, peu d'entre eux espèrent un changement...

Le défi à relever est donc de les convaincre tous, sans exception, que nous pouvons localement agir sur la vie de tous les jours, pour eux et bien au-delà.

Les cantonales ; c'est pour la vie de tous les jours et c'est important pour aujourd'hui, maintenant et demain.

Les 20 et 27 mars VOTEZ.

Monique

07:15 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cantonales, strasbourg, philippe bies, monique maitte | | |  Facebook

15.01.2011

Vive le pessimisme

je ne supporte pas les gens aux discours culpabilisants, moralisateurs et compassionels. Ce n'est pas parce que tu t'intéresses ou milites pour une cause voire deux que tu es respectable.
Ceux qui voudraient ressentir ma douleur, se marquer de mes cicatrices m'emmerdent bien plus que l'indifférent.

Une conne d'extrême gauche que j'ai virée de mon profil facebook me hurlait régulièrement dessus en prêchant la révolte contre le vilain capitaliste qui a l'impudence d'avoir un appart, un boulot, une bagnole, une famille ; quel salop!
Quelle conne!!! Je te fiche un billet de 5 que cette pétasse ne lâcherait pas ses biens pour le mien. Ma névrose n'est pas identitaire, surtout avec le passé qui figure dans mon CV de vie.
C'est extraordinaire, depuis 5 ans je rencontre sans cesse des militants, tous coincés dans "leur" combat : les sans-abri, les sans-papier, les roms, les enfants, les chiens, et depuis peu, la neige et les crottes de chiens… Chacun ne s'intéressant qu'à "sa" cause, celle de son clan. Et peu importe son impact, sa force, sa véracité. Tous sont capable d'une extraordinaire violence et d'un mépris immense dès lors qu'on exprime un avis différent.
Je constate que pas un ne se remet en question, trop installé dans leur catégorie ; t'as une cause t'as tout bon, l'autre non. Pour eux le principal est d'avoir des trucs à revendiquer.
Forcément ils sont bien dans l'air du temps et le temps est pourri.

En ce moment l'autre sport à la mode est de taper sur son camps ou le plus approchant. Pas nouveau hein, déjà vu. Et du coup te voilà privé de la critique juste ; faut rester dans la ligne.
La situation n'est-elle pas assez mauvaise ou ils s'en foutent carrément des 15 millions de crèves-la-faim?

Je suis une pessimiste et je crois dur comme fer qu'il n'y a que le pessimisme qui me permet d'agir.
C'est sans doute pourquoi je crois dur comme fer que vos clivages partisans sont votre seule raison d'exister et que pour moi l'échéance de 2012 c'est le retour à Pôle Emploi. (MM)

à strasbourg, tous au hamman ; hamman du pauvre, hamman du riche

Strasbourg va nous permettre de mijoter, de suer, de dégager toutes les vilaines particules et d'avoir la peau douce, avec deux projets de hamman.

Qui n'a pas rêvé de s'enfermer dans un hamman, de se retrouver dans la chaleur qui y règne et d'oublier une heure ou deux le froid qu'il fait dehors. Qui ne rêve pas de se retrouver dans un cocon de bien-être et d'oublier un moment cette inquiétude permanente, née des incertitudes de ce monde fou, mensonger et hypocrite.

Une jeune femme dans un quartier de Strasbourg a obtenu un talent de cité et les trois clopinettes qui vont avec pour créer un hamman et ça lui suffit !!. Le projet a fait l'objet d'un mini article dans le 20 minutes, il y a un mois et est passé totalement inaperçu. La cité et tous ses magnifiques artistes, créateurs, tout le monde s'en branle. Et puis ça fait désordre dans la novlangue : cité = vols, arnaques, feu...

On a lu le projet, il est simplement rédigé, dans des termes clairs et précis, tout comme le budget. Un excellent projet porté par une jeune femme à l'hentousiasme formidable.

Je me dis que ce hamman de quartier est pour moi.

Par contre le palais des fêtes et son projet Babelle ça c'est du lourd bébé!!

Un super projet sorti de la pochette magique du conseil municipal tout entier : bravo!

Là, tu sens la différence de traitement. La ville a immédiatement offert le Palais des Fêtes, un lieu prestigieux, chargé d'histoire, puis une conférence de presse, une façon de dire "c'est acté", puis voté en conseil municipal "c'est voté"... Incroyable cette mobilisation de toute une ville sur ce projet là plutôt que l'autre.

L'opposition s'oppose nous dit-on, sur le lieu offert à Babelle, sinon le projet plaît. Celui là hein, car l'autre ils s'en foutent eux aussi.

Nous y voilà Hamman de cité et Hamman de riches.

Vous allez comprendre pourquoi toute une municipalité se reconnaît dans CE projet là : partage, solidarité, circuit court, écologie, bien-être, retour à la terre, formation, accompagnement social ... Tout y est.

Et comme c'est très con un pauvre, cet enrobage est ce qui nous inquiète le plus, ce qui nous rend méfiant.

Tout cela pour dire, que finalement, le paraître, le médiatique, va l'emporter sans souci, sans dialogue, sans cette démocratie participative, qui fonctionne par ailleurs, aux frais du contribuable.

Pourquoi le contribuable doit-il payé pour un projet commercial ? Que va t-il apporter à l'intérêt général ?

Qui s'interroge sur le fait que ce projet est commercial et rien d'autre et que sous couvert de "solidarité" il va faire mal-bosser une dizaine de pauvres pour faire suer les riches?. Car il est prévu pour vendre les produits de beauté, pour tendre les serviettes, faire le nettoyage, le ménage, servir la petite restauration, la création de 10 emplois précaires, équivalent à 6 temps pleins...

L'emploi des pauvres à la sauce des nantis-élus c'est des jobs précaires, c'est alimenter ce système dégueulasse qui nous maintient dans la précarité.

Les porteurs de ce projet parlent de 300.000 euros, de soutiens financiers ; alors pourquoi des boulots au rabais ? Et bien parce que le pauvre rapporte du fric. Ces emplois de merde seront à la charge des collectivités et le tour est joué. Vive la solidarité des riches pour les riches.

Et la démocratie participative se prend un sacré coup de ridicule, encore une fois.

Les cantonales se rapprochent, retenez le nom de celui qui "porte" ce projet pour la municipalité : Robert Hermann.

09.01.2011

L'UMP de Strasbourg Haine les HLM

Alors qu'on compte quelque 24 000 demandes de logements sociaux à Strasbourg, que les loyers du privé flambent, que les charges augmentent (gaz, électricité, ...) l'UMP Strasbourgeoise reproche à la Ville de faire trop de logement sociaux ! Les demandeurs de logement apprécieront.

08:40 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hlm, logement social, logements sociaux, strasbourg | | |  Facebook

02.01.2011

dans le fond, vous détestez les sans-abri !?

Les articles sur les conditions d'accueil l'hiver des personnes abandonnées à la rue le restant de l'année sont rares, ils attirent donc notre attention.

Aujourd'hui les dna proposent de découvrir un lieu "bien connu des sans-abri" ; les "lieux" sont toujours connus et la liste n'est pas si longue qu'on ne puisse la retenir.

Ce lieu est un accueil de jour qui se transforme en accueil d'urgence rudimentaire pour l'hiver ; effectivement nous avons un lieu pas du tout prévu pour que des gens y dorment qui devient un lieu indigne quoiqu'en disent les "organisateurs". Et ce n'est pas en remplaçant les chaises initialement prévues par des matelas jetés au sol que ça change quoi que ce soit au résultat...

Les associations font de la mise à l'abri, comme vous le faite pour vos bagnoles, mais les garages sont souvent moins confortables. Car c'est devenu clair; nous valons moins pour la société que vos objets accumulés.

Cette façon de nous traiter alors que la vie ne nous a pas épargnée est proche du sadisme, c'est en tous cas une immense hypocrisie à laquelle la société toute entière participe.

Que devrions-nous penser des associations dont la mission première est de nous accompagner et de nous soutenir pour sortir du cercle des précarités et qui "acceptent" de faire de la "mise à l'abri"? Est-ce vraiment "mieux que rien" ?

Nous pensons que ça nous enterre et nous pesons le mot, dans plus de précarité, que ça participe à nous plonger dans le renoncement et accentue la méfiance légitime que nous avons envers ceux qui pratiquent le double langage.

Vivre à la rue est une torture. Ceux qui acceptent de nous y renvoyer des hypocrites pour le moins, à l'éthique bien élastique.

Car tout le dispositif d’aide actuel est inacceptable. Proposez un coin pour dormir au chaud, remplir les estomacs, filer des fringues, ... tout cela ne nous empêchera pas de crever dans l'indifférence, épuisés, éreintés, humiliés...

 

 

 

07:24 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dna, strasbourg, sdf, sans-abri, accueil d'urgence | | |  Facebook

19.08.2010

Et vous, que faites-vous entre deux hivers ?

Le dernier plan hivernal à strasbourg proposait env. 400 places, dont 32 chaises.

Ces plans qui se répètent depuis des décennies dans les grandes villes n'est qu'une mise à l'abri qui dégage des places par palier, calculés en fonction des températures. 0 degré tant de place, 5 degré...

L'ancienne municipalité UMP (keller/grossmann) a laissé pourrir la situation, se désintéressant du sort des personnes, des expulsions... Depuis les municipales que s'est-il passé?

La routine !

Le projet de chalets de 30 places qui a ouvert début juillet, d'autres projets éparpillés sur Strasbourg et la CUS, tous de petites envergures (15 places...) destinés à des "publics" bien ciblés : femmes ici, jeunes là, hommes ailleurs, malades là-bas... Petits projets et vie segmentée, morcelée. Ces projets sont proposés par les associations existantes et sont dans la continuité de ce qu'elles font depuis 40, 30 ou 20 ans...

Comme si pour nous le temps s'était arrêté et les idées et la volonté envolées depuis longtemps

Et rien de ce qui est fait ne vient rattraper le retard, ni combler les demandes qui augmentent et évoluent comme il va de soi dans la société. Pourtant, l'hivers dernier, une expérience inédite menée dans des appartements voués à la démolition et que nous avons initiée avec la complicité de l'adjoint au logement qui s'est débattu pour son montage avec l'État et sa "prise en main" par une association, a vu le jour.

Quel en est le bilan ? Que sont devenues les personnes ? Sera t-elle reconduite ?

On reste toujours loin du compte. Entre deux hivers rien n'est anticipé, rien n'est initié. Pendant 7 à 8 mois plus personne ne se préoccupe de cette situation qui s'aggrave. Pour preuve cet été, une structure de distribution de repas ferme sans que quiconque se s'en émeuve, ou alerte les pouvoirs publics en dehors du Collectif.

Les solutions, les idées, existent, les moyens ne sont pas plus difficiles à trouver que 5 Millions pour un golf, ou 140 pour un stade. C'est juste une question de volonté politique et de soutien des militants et de la population.

http://blog.philippebies.fr/

24.05.2010

La mort rode dans les rues de Strasbourg

La mort rôde chaque jour, dans les rues de Strasbourg

La semaine dernière un homme de 27 ans mourait de la rue à Strasbourg, dans une indifférence quasi générale. En dehors de quelques relations et du Travailleur Social qui tissait petit-à-petit un lien avec lui, personne n'a bronché.

Nous avons mis cette information en ligne sur Facebook sans obtenir un petit clic solidaire de toutes les personnalités politiques présentes sur ce réseau social. À l'évidence un commentaire du style "il fait beau" à plus de chance de les faire réagir.

Depuis le 31 mars tous les hébergements d'urgence ont fermé comme chaque année, alors que c'est connu de tous, "La rue tue toute l'année".

C'est plus de 400 places qui sont concernées sur Strasbourg. Une partie de ces places accueillaient des familles avec enfants. Un petit nombre d'entre elles, a été relogé dans des hôtels (lire l'unique et discret article à ce sujet).

Strasbourg ! peine Capitale, peine maximale !

Une municipalité, une Communauté Urbaine, extrêmement ambitieuse. Il n'y a pas une semaine sans l'annonce de son grand projet à coup de millions d'euros : golf, rallye automobile, foot, maison de l'Europe, etc. Tout pour le bien-être de quelques catégories, tout pour les touristes.

Tous ces projets sont accompagnés de la sempiternelle justification des "retombées". Mais quel Alsacien peut encore douter que lorsqu'il y a des retombées financières elles ne vont pas dans des poches déjà pleines ? (info1)

Strasbourg et la CUS refusent de trouver une solution pérenne et stable pour seulement 400 personnes. Usant des mêmes artifices que la précédente municipalité, la municipalité PS/Verts pratiquent un mépris teinté de bons sentiments.

L'État ne remplie plus son rôle protecteur ? N’est ce pas le rôle de tous les élus ?

Toujours ces mêmes jeux de pase-passe politique ou, au final, tout le monde s'entend à ne rien faire, et pire pour certains à laisser faire.

Les associations

• Depuis deux ans chaque hiver des associations ont accepté de "proposer" des chaises pour que les personnes y passent la nuit.

Si elles refusaient, que se passerait-il ? Si elles se réunissaient pour refuser que se passerait-il ?

Mais il est de bons tons de se tirer dans les pattes et de se désigner ; celle là fait de la chaise !

• Nous avons enfin pu prouver, démontrer avec un exemple concret, que le 115 de Strasbourg et des associations pratiquent la liste noire. Cette liste est un moyen de repérer les personnes qui ont fait du grabuge ou qui seraient susceptibles d'en faire.

Il y a une marge entre se protéger, blâmer une personne pour des problèmes de comportements et condamner arbitrairement.

Car la liste noire est bien une condamnation sans limite dans le temps à se voir refuser tout hébergement, toute aide.

Les associations ont depuis longtemps cédées, pliées à ce que ce vilain état demandait : des chiffres. Depuis longtemps elles sélectionnent à l'entrée, avec une nette préférence pour les "moins abîmés".

Nous vous conseillons de lire le rapport Michalot sur les pratiques d'hébergement, qui, au passage questionne aussi sur les pratiques des travailleurs sociaux.

Quotas, chiffres, fric, charges ... Et ceux qui devraient mettre l'humain en avant, l'étouffent, le piétinent. Ceux dont le "métier" est d'ouvrir des portes aux plus fragiles, les leurs claquent au nez.

Le marché de la misère à de beaux jours devant lui ... mais nos jours sont comptés ... À moins que nous décidions de prendre notre destin en main loin de toute cette hypocrisie assassine.

Le droit au logement ? Les droits de l'homme ?

Pas de doute c'est bien aux pouvoirs politiques, à tous les niveaux, État, Régions, Départements, Villes, qu'incombent la défense des droits de l'Homme.

Nous tous, citoyens de tous bords les élisons pour cela.

C'est pourquoi tous les citoyens et toutes les associations civiles devraient faire pression sur tous les élus sans exception et leur réclamer des comptes.

Quelle association "militante" n'a pas son élu, ou des militants qui affichent clairement leur appartenance à un parti politique?.

Il ne s'agit pas de leur refuser le droit, comme tout citoyen à s'impliquer activement. La question est : Sont-ils intègrent ? Oeuvrent-ils au sein de ces associations pour le bien des gens uniquement ? Sans propagande ? Sans prosélytisme ?

La réponse se trouve dans les choix d'actions, les cibles et les résultats de ces associations.

Qui sommes-nous ?

• Elle a 26 ans. Violée depuis l'âge de 14 ans, successivement par son père, son beau-père. Puis battue par son mari pendant six ans. Elle s'est vue proposer un hébergement collectif dans lequel, elle n'a jamais pu s'intégrer. Renvoyée à la rue sans proposition de rechange.

• Il a 36 ans. Après le décès de sa femme, il a plongé dans la douleur et dans l'alcool. Renvoyé du boulot. À la fin des assedics ... Rien. Il a dû attendre quatre mois pour obtenir le RSA ... Il a perdu son appartement. Son assistante sociale lui dit sans cesse "je ne peux rien faire" ... Il est à la rue

• Elle a 46 ans, veuve, handicapée physique. Elle est douce, généreuse, pleine d'amour pour la vie, pour les gens. Jamais d'emploi pour elle, même pas les pires. Et les formations lui sont refusées ... À cause de son âge pense-t-elle... Elle touche 660 euros au titre de l'AAH. Sa tutelle sensée la "protéger" lui retire chaque mois 550 euros pour les frais de loyer, charges, etc.

• Elle est EVS pour l'éducation nationale, c'est sa 2e année. 611 euros net parmois. Tout s'est bien passé, elle est félicitée par les gentils profs tous les jours. La semaine dernière, ils lui ont dit "tu nous manqueras, on espère que tu trouveras quelque chose l'année prochaine". Alors qu'on annonce des fermetures de Classes d'Inclusion Scolaire ;

• Elle vit dans un 2 pièces avec ses 3 enfants. Aucune proposition de HLM depuis 7 ans. Aucun logement du privé dans ses moyens. Elle fait un 3/4 de temps en tant qu'agent de caisse. Ses gosses, dit-elle, lui échappe et elle a peur pour eux.

• Elle est femme de ménage dans une gentille entreprise de ré-insertion ... Des horaires de dingues, prévenue au dernier moment pour 2 heures de ménage à l'autre bout de la ville, contrôle, surveillance, brimades ...

Annexes et Infos

(info 1) à quoi servent les impôts ?

1/ Marché de Noël : Ville 1 Million d'euros et autres bricoles. On nous parle des retombées financières estimées à 160 Millions d'euros pour les hôteliers, les commerçants, sncf, navettes, autocaristes... les Strasbourgeois se sont vus proposés quelques petits boulots très mal payés. Vendeur de bougies par moins dix degrés !

2/ le sommet de l'Otan : 16 Millions d'euros, un coût dévoilé à minima. 1.500.000 d'euros pour Strasbourg et CUS. À cela s'ajoutent la mise à disposition du Palais des congrès et ses dîners fastueux. Les lieux d'accueil des sans-abri étaient fermés ! Ajoutez aussi la fermeture des gymnases, d'infrastructures, des lycées et d'entreprises !!!

3/ Golf de la Sommereau : Environ 5 Millions d'euros, dans un premier temps. Les impôts des pauvres pour les loisirs des riches.

4/ Rallye automobiles 2010 : pour le moment 1,3 Million d'euros sont prévus. Région : 360.000, Cus : 300.000, Strasbourg : 300.000, CG67: 300.000, CG 68 : 200.000, Mulhouse : 100.000 ... pour le moment !! Certaines villes n'osent dévoilées leur participation. Et bien sûr on ajoute : mise à disposition d'infrastructures, aménagements divers, gros salaires des coureurs, des organisateurs ...

Anecdote

Les associations qui distribuent des repas sont submergées par toujours plus de demandes. La population qui fréquente les lieux de distribution a augmentée : chômeurs, emplois précaires, femmes isolées, étudiants, retraités...

La SOCIÉTÉ "Strasbourg événement" qui organise la foire de Strasbourg en septembre, a prévenu qu'elle n'offrirait pas, comme les précédentes années, le déjeuner aux maires après leur sympathique AG... Qu'à cela ne tienne ! Le maire de Strasbourg s'est spontanément proposé de payer, aux frais des contribuables Alsaciens.

 

23.05.2010

28 & 29 mai 2010 Le Planning Familial ouvre ses portes

 

28 & 29 mai 2010
Le Planning Familial ouvre ses portes et lance sa campagne pour le remboursement de tous les contraceptifs

En 2009, vous étiez à nos côtés ! En 2010 qu'allons nous faire ensemble ?

L'an dernier vous avez signé la pétition de défense des missions du Planning Familial comme 200.000 personnes l'ont fait. Suite à votre mobilisation, l'Etat a annoncé le maintien des financements des actions d'information jusqu'en 2011. Une vigilance permanente est nécessaire pour que cette annonce soit suivie d'effet et surtout qu'elle perdure ! En effet, les menaces qui pèsent sur la pérennité du monde associatif sont de plus en plus réelles.

Nous avons toujours besoin de vous à nos côtés !

Le vendredi 28 et le samedi 29 Mai, Le Planning Familial ouvre ses portes et lance deux campagnes : l'une d'appel à soutien et l'autre pour le remboursement de tous les contraceptifs.
On compte sur vous pour discuter, échanger, nous soutenir et mieux nous connaître !


Ensemble pour que riment Liberté et Plaisir, Egalité avec femmes et hommes pour toutes les sexualités !
A bientôt
Le Planning Familial

Pour connaître l'adresse de l'association la plus proche, rendez vous sur le site internet du planning en cliquant ici
Le Planning Familial est désormais sur Facebook :
http://www.facebook.com/ConfederationPlanningFamilial.
N'hésitez pas à "aimer " cette page, à la partager sur votre propre page, à la faire connaître à vos amiEs !

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10:03 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : planning familial, strasbourg | | |  Facebook

16.04.2010

mais que deviennent les quichiottes de strasbourg ?

ha quand tu portes le sigle edq, c'est beau la vie, tu gueules dans le vide, tu pétarades, tu manipules, et surtout tu montes un campement !

C'est logique de vouloir sortir les gens de la rue, en les collant sous une tente. Et surtout de se flater d'être à l'origine d'une loi qui ne marche pas, qui crée plus de misère, qui te bouffe l'espoir et l'énergie ...

Et va y que ça soutient, le fan club est là ... Mais le film est éculé, et surtout, "papa" est entré en politique.

Nos quichiottes à nous, les incomparables, ont leur petit campement de 15 tentes qui vivote, à votre bon coeur. Les coups médiatiques lassent, les coups d'enfoirés aussi.

Tribunal again bientôt. L'éternelle rengaine de nos quichiottes, avec une différence notoire, ce n'est pas pour un délit, une bagarre ou un vol, mais pour une expulsion de leur coin de pelouse ... putain, pour une fois, nous portons le bon sigle à 3 lettres : SDF !

21:05 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sdf alsace, sans domicile fixe, sans abri, strasbourg | | |  Facebook

la révolution est en marche à strasbourg ! âme sensible s'abstenir

notre région de droite, la seule, l'unique, voit se former un terrifiant regroupement de tous les antis, de tous les révolutionnaires, bref, de tous les mécontents !

on a été informé de source sûre, mais que nous ne pouvons dévoilée, par mesure de sécurité, que toutes ces personnes, s'envoient des mails !!! ça fait peur ... Un informateur qui s'est infiltré dans ces échanges de mails, affirme qu'ils sont au moins 10 ...

20:52 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, résistance, foutoir | | |  Facebook

25.02.2010

Toulouse : l'Armée du Salut, demande l'expulsion de 12 sans-abri

Pas de salut pour «SDF sans Frontières»

L'armée du Salut, lève une grande collecte nationale pour aider les personnes à la rue pour  cette année 2010.
Pourtant à Toulouse, l'Armée du Salut, demande l'expulsion de 12 sans-abri occupant le 39 rue des 7 troubadours.

Jusqu'alors ce lieu servait de bureau et de logement au Major de l'Armée du Salut, mais surtout il  était utilisé comme accueil de jour pour les sans abri du quartier et alentours.

Un collectif «les SDF sans frontières», trouvant ce local inoccupé, l'a investit le 8 janvier pour y  mettre à l'abri 12 d'entre eux n'ayant pu obtenir de place d'hébergement par le biais du 115.
Depuis, les membres du collectif ont d'une part entreprit des démarches individuelles pour être  relogés, d'autre part réfléchit à un projet collectif  pour que ce local retrouve sa vocation  première : un lieu d'accueil pour personnes à la rue.

Malheureusement, l'Armée du Salut ne l'entend pas de cette oreille. En réalité, cette dernière  comptait réaliser une bonne opération financière en vendant ce  bâtiment (situé en plein centre  de Toulouse) à une société civile immobilière, qui, on s'en doute, y fera des logements de  standing.

La vente s'est faite courant janvier mais elle n'est pour le moment pas réalisable, le logement  ayant été vendu « libre de tout occupant ».
Qu'a cela ne tienne, l'Armée du Salut vient d'entamer une demande  d'expulsion pour les « SDF sans frontières ».

Le procés aura lieu vendredi 26 février,  au Tribunal d'Instance à 9 heures

Faisant fi de sa mission première : aider les personnes dans le besoin.
La priorité est de faire une bonne opération financière, qu'importe que l'Armée du Salut soit  membre du Collectif National des Associations Unies qui refuse toute expulsion.

C'est pourquoi nous avons contacté les instances nationales de l'Armée du  Salut, afin que cette vente et cette demande d'expulsion soient stoppées et qu'aucune des  personnes qui occupent le lieu ne soient remis à la rue sans solution pérenne de relogement.

La réponse de son président est : « on expulse, le droit prime sur nos valeurs ». Le Président de  l'Armée du Salut, de mauvaise foi, nous explique qu'ils ne sont plus propriétaire : Ah bon ?
Alors pourquoi demande t-elle l'expulsion ? Seul le propriétaire peut le faire.

Nous exigeons que le projet autogestionnaire des «SDF sans frontières» soit entendu et que  l'Armée du Salut les accompagne pour les aider à ré-ouvrir au plus vite ce local pour les  personnes sans abri.

Rendez-vous le 26 février à 9H au Tribunal
d'Instance (avenue Camille Pujol)
Non à la spéculation immobilière...
Non aux expulsions...
Un toit c'est la loi...!!

17.02.2010

(DNA) Philippe Bies "faire du logement une priorité politique et budgétaire", "mobiliser tous les acteurs du logement"

Source DNA -  Logement : mobiliser tous les acteurs

Philippe Bies, vice-président de la Communauté urbaine de Strasbourg délégué à l'habitat, au logement social et à la rénovation urbaine et adjoint au maire de Strasbourg délégué au logement et à la gestion du patrimoine, directeur des bailleurs sociaux CUS Habitat et Habitation Moderne, apporte à son tour sa contribution au débat ouvert dans les DNA sur le logement et la taxe sur les logements vacants.

L'instauration de la taxe d'habitation sur les logements vacants à Strasbourg a donné lieu à l'ouverture d'un débat public. Cette mesure n'est cependant qu'un élément de la politique de l'habitat mise en oeuvre par la ville et la Communauté urbaine de Strasbourg. En effet, avant même la crise économique qui touche particulièrement le secteur de l'immobilier, nous avions fait le choix, avec Roland Ries et Jacques Bigot, de faire du logement une priorité politique et budgétaire.

Le PLH (Programme Local de l'Habitat) élaboré avec l'ensemble des acteurs concernés et adopté en novembre dernier fixe un plan d'actions volontariste doté d'un budget conséquent et en augmentation régulière (+ 25% en 2009, + 12% en 2010) et malgré des aides de l'État qui sont hélas inversement proportionnelles aux annonces du gouvernement de Nicolas Sarkozy.

Notre action s'appuie sur un soutien exceptionnel de la collectivité à la réhabilitation et au développement du logement aidé. Dès 2008, la production de logement social a été multipliée par deux au regard des années précédentes. En 2009 nous avons atteint les 2 000 logements aidés programmés, soit davantage que l'objectif de 1 500 que nous nous étions fixé.
Parce la situation l'exigeait, nous avons souhaité soutenir très fortement le parc privé qui ne relève pourtant pas directement de la collectivité.

Le budget consacré à ce secteur a augmenté de 112% depuis 2008.
Ainsi dès 2009, en lien avec l'ANAH (Agence Nationale d'Amélioration de l'Habitat), nous avons mis en place des mesures d'aides financières aux propriétaires bailleurs qui souhaitent réaliser des travaux. Désormais, sous certaines conditions, un propriétaire bailleur peut cumuler jusqu'à 80% de subventions pour la réhabilitation d'un logement.

Maîtriser les loyers en luttant contre l'habitat indigne

Ce programme très incitatif, vise à sortir un maximum de logements de la vacance, à maîtriser les loyers tout en luttant contre l'habitat indigne. Le succès de sa première année de mise en oeuvre prouve qu'il répond aux attentes des propriétaires privés.
Toujours en 2009, nous avons décidé de mettre en place un dispositif permettant de rassurer et sécuriser les propriétaires bailleurs : la Garantie des Risques Locatifs (GRL). En échange d'une location à des ménages modestes, cette assurance garantit au propriétaire loyer et charges en cas d'impayé et le coût des travaux en cas de détérioration volontaire par le locataire. Le coût est alors pris en charge par la CUS sur l'ensemble de son territoire. Les propriétaires peuvent également bénéficier de la gestion du recouvrement ainsi que de la prise en charge des frais d'accompagnement juridique. Enfin, un traitement social adapté pour les locataires en cas de difficultés est prévu, qui sécurise les propriétaires.

La taxe d'habitation sur les logements vacants (THLV) s'inscrit dans ce dispositif global de mobilisation du parc privé. Ne pas l'admettre serait regarder la question du logement par le petit bout de la lorgnette. Le nombre de logements potentiellement concernés par la THLV a été évalué sur la base du fichier « logements vacants 2008 » transmis par la Direction générale des impôts. L'instauration de cette taxe n'a pas pour objectif premier la recherche d'une ressource supplémentaire ou la stigmatisation des propriétaires, mais bien la remise sur le marché des logements concernés. A ce titre, chacun des propriétaires concernés se verra adresser un courrier l'informant des différents outils à sa disposition pour remettre son bien en location.

La collectivité montre d'ailleurs l'exemple en mobilisant son propre patrimoine. Ainsi le dernier conseil municipal a approuvé la création de 55 places en hébergement d'urgence et l'humanisation de 53 autres par la mise à disposition d'immeubles municipaux à des bailleurs sociaux. Dès le mois de mars prochain, ce ne sont pas moins d'une dizaine d'immeubles de la ville (principalement situés dans le centre et dont certains sont vacants) qui seront proposés à la vente à des bailleurs sociaux.

Seule cette mobilisation de tous les acteurs, publics et privés, à travers une politique volontariste et pragmatique, est de nature à enrayer la crise du logement dans notre agglomération. Le défi est immense mais la dynamique est lancée.

Philippe Bies

14.02.2010

2 logements vacants "pris" par SDF Alsace, en toute légalité

Nous avons souvent dit et répété en réunions, colloques, rencontres et autres, que personne ne connaissait le monde des sans-abri mieux que nous, et mieux que les travailleurs sociaux, ceux qui vont sur le terrain et nous qui le subissons.

L'image véhiculée est encore trop souvent misérabiliste, ou plombée par un sentimentalisme affligeant. On ne s'y retrouve jamais.
Celui là réclame des CHRS, l'autre des lieux ouverts, lui préfère le chalet, il faut réquisitionner nous affirme un autre, et le politique veut changer la ville. Et nous, nous restons à la rue !
Car qui sait, qui s'intéresse à ce que nous voulons ? Qui sait de quoi nous sommes capables ?  Qui connaît notre vie : santé, espoir malmené, manipulation, abandon, chômage, emploi précaire, RSA qui ne vient pas, hygiène, ... Qui a cette vision réelle, globale ?

L'autre constat est qu'il règne la même ambiance, la même suspicion, la même naïveté, autour du logement, avec des enjeux politiques qui s'ajoutent, à notre détriment. Nous payons toujours au bout du compte pour l'étroitesse d'esprit de l'homme.
Une réunion sur la rénovation de Hautepierre, nous apprenait que des associations pouvaient faire circuler de mauvaises informations et créer la panique chez des locataires "vos immeubles seront démolis", alors qu'il n'en était rien.

Depuis ce jour, nous combattons la peur. La peur de l'autre, et nos peurs des autres. Nous combattons l'ignorance, la notre et celle des autres. Nous avons décidé d'apprendre et de comprendre au mieux quels sont les enjeux de tous, et d'y faire notre place, en nous tenant à l'écart de tous.

Le Collectif SDF Alsace a décidé de rencontrer des promoteurs, des architectes, des urbanistes, des agences immobilières, des acteurs du logement comme on dit.
C'est grâce à ce petit réseau que nous avons trouvé pas mal de logements, et louer en colocation...

Depuis peu, la Ville de Strasbourg a instauré la THLV. ça nous a aidé dans notre travail vers les propriétaires.
Des logements du privé vacants, pas de quoi donner un toit à tous, mais de quoi donner une bouffée d'air.
Nous avions plein de question sur les raisons qui emmenaient des propriétaires à ne pas faire fructifier un bien, alors que nous étions à la rue "de bonne foi". Notre seul "tort" est d'être pauvre.

Des rencontres autour de la THLV, avec l'adjoint au logement, ses explications sur les raisons très diverses de ces vacances, sur le temps nécessaire à lancer un dispositif, les limites de la loi... Tout cela nous a nourri, et donné de quoi nous lancer dans la conquête des vacances.

Grâce à un soutien du collectif, nous avons, en début de semaine, rencontré 9 propriétaires d'appartements vacants.
Les causes: impayés, dégradation, problèmes avec les voisins, et une difficulté, malgré la loi à se sortir de ces galères. Tous étaient convaincus qu'ils allaient recevoir la "facture de cet impôt injuste" qu'ils considéraient comme "la main mise de la ville sur leur bien". La désinformation avait déjà fait son chemin.
Reprenant à notre compte l'explication simple, apprise de Philippe Bies, sur la THLV, nous avons écartés ces craintes, et enfin pu passer aux raisons de cette rencontre.

Nous avons parlé de tous les dispositifs existants, et surtout de la GRL. Un agent d'assurance nous accompagnait pour cela. Notre position connue sur les réquisitions a permis de créer un meilleur climat de confiance.

Finalement, sur les 9 propriétaires, 2 ont déjà répondu favorablement : 2 appartements (1) seront loués à des gens en situation financière très précaire. Des contrats GRL signés, des dossiers FSL remplis. Voilà pour nous, et ce n'est qu'un début.

Depuis hier-soir la réquisition d'un immeuble, qui appartient à la Municipalité de Strasbourg a été "officialisée" par un appel au soutien vers la population. Cette réquisition répond à ce lieux que nous espérons depuis longtemps : dépose des affaires, ouvert à tous sans discrimination 24h/24, avec animal, en couple, ... Lieu qui fait cruellement défaut.

Nous constatons que dans le libellé du communiqué nos craintes, nos doutes, exprimés dans notre récent texte "non merci nous ne réquisitionnerons pas avec vous", sont repris : une association est crée qui assumera tous les inconvénients en cas d'expulsion. C'est donc que l'expulsion est envisageable...

La rencontre que Marie-Dominique Dreyssé, adjointe (Verts) nous a refusé (2), après avoir laissé s'installer le "plan chaises" lors de l'hiver 2008/2009 (3), aurait permis d'améliorer la situation des personnes privées de logements. Et que penser, du projet de chalets qui a traîné en longueur...

L'adjoint au logement déborde constamment de son rôle, pour soutenir et concrétiser des actions plus que positives en faveur des sans-abri. Mais ça reste du bricolage.

Alors Monsieur le Maire, à quand une personne compétente et "engagée" pour s'occuper sérieusement de la "solidarité" à Strasbourg ?

Collectif SDF Alsace


(1) vacants depuis 15 mois pour l'un, 3 ans pour l'autre, donc non concernés par la THLV. De quoi réfléchir sur la communication a avoir ...
(2) Rappel : une série de réunions sur l'hébergement est lancée début 2009. Mme Dreyssé ne nous y a pas invité, mais nous étions là. Étaient présents : le Dal 67 (venue en force), l'OPI, une structure d'hébergement... Lorsque nous sommes venus pour la 2e rencontre; personne ! réunion "annulée" et depuis, le silence.
(3) interpellée à ce sujet, Madame Dreyssé a répondu "c'est la faute au désengagement de l'état". Mais quel a été son engagement dans le projet développé par Philippe Bies avec l'engagement de ce même état qui finance, la mise à disposition de logements voués à la démolition ?

11.02.2010

Communiqué : Strasbourg et les logements vacants

Strasbourg, le 11 février 2010
Collectif SDF Alsace

Strasbourg et les logements vacants

Le recensement de 2009 relève 9.016 logements privés vacants à Strasbourg. Parmis eux, 1.870 logements sont vacants depuis plus de 5 années, et sont donc « concernés » par la Taxe d’Habitation sur les Logements Vacants (THLV) mis en place par la municipalité.
Malgré la baisse des crédits de l’Etat, la Ville et la Cus ont élaboré en 2009 une véritable politique de l’habitat, qui faisait défaut depuis plusieurs années.
Le Plan Local de l’Habitat (PLH), a des objectifs ambitieux. Les moyens consacrés à cette politique ont doublé depuis l’année 2008. Le travail pour les logements vacants fait partie de cette politique de développement de l’habitat.

Mais, c’est mathématique, la THLV ne peut, a elle seule, répondre aux situations d’urgence : personnes sans logement, encombrement des CHRS qui ne répondent plus à leur mission vers les sans-abri, mal logés, surpeuplement, …
Il est donc vain, et peu honnète d’exiger la réquisition de tous les logements vacants, et d’inquiéter les propriétaires que nous devons convaincre.

Depuis 3 années, le Collectif SDF Alsace attire l’attention de tous les élus sur une autre sorte de vacance : les immeubles voués à la démolition. Face à cela, la situation d’urgence, d’environ 400 personnes à la rue.
Cette année, pour l’urgence, l’adjoint au logement Philippe Bies, a convaincu, le bailleur Cus Habitat de mettre à disposition du plan hivernal un certain nombre de logements destinés à être ultérieurement démolis. L’Etat finance les associations qui interviennent pour cet hébergement d’urgence.
Le Conseil Municipal doit prochainement valider la réalisation de 55 places en CHRS et logements relais.

Au delà de ces actions et de ces chiffres, c’est un changement de « mentalité » que nous constatons. La municipalité représentée par Philippe Bies, a compris que l’hébergement ne pouvait être le « parent pauvre » du logement.

Beaucoup d’efforts restent à faire, mais la dynamique est lancée.

Collectif SDF Alsace

29.01.2010

Grève historique pour les sans-abri

Par Laurent Burlet, Julie Lotz pour LYON CAPITALE

Photo : Fleur Giraud
Photo : Fleur Giraud

Depuis le début de l'hiver les professionnels de l’hébergement d’urgence dénoncent la non application de la loi sur le droit au logement. Aujourd'hui "c'en est trop", ils se sont mis en grève ce jeudi 28 janvier. Une première dans l'histoire de leur profession.

Ils ont mis leurs menaces à exécution. Ils ont fait une pétition, puis rencontré le préfet (lire article). A chaque fois les demandes sont les mêmes : la création de deux centres d’hébergement supplémentaires et le respect de la loi sur le droit au logement. Sans réponse, les travailleurs sociaux de l’urgence ont décidé de faire grève. Le Samu Social n’a pas circulé dans les rues et de nombreux centres d’hébergement ont fermé leur porte dans l’après-midi. Une première pour la profession.

Dès 14 heures, en provenance de toutes associations (Notre-Dame des-Sans-Abri, Régis, Entretemps, CAO,...), ils sont rassemblés dans la rue Dunoir en face de la préfecture de Lyon. 200 travailleurs environ, recouverts d'une couvertures de survie, affrontent le froid, aux côtés d’élus de gauche, de militants syndicaux, de citoyens mais aussi de sans-abri.

“J’ai 25 ans de métier, témoigne une travailleuse social de Villefranche. On a déjà fait grève pour nos conventions collectives. Mais c’est la première fois que nous descendons dans la rue pour le droit des personnes qu’on accueille”. Un autre manifestant prend la parole : "On pourrait continuer longtemps comme ça, à déplorer les difficiles possibilités de réinsertion, assister, impuissants, à l'affaiblissement physique et psychique des personnes que nous rencontrons, à en parler en réunion, à pleurer lors des enterrements. Sauf que c'en est trop".

"Qui sommes-nous pour choisir le destin d'humains ?"

"Il n'y a rien de plus dur, dans la vie d'un travailleur social, que de mettre quelqu'un dans la difficulté, et de ne pas pouvoir alléger le poids de son quotidien". Ce témoignage d'un travailleur du 115 est lu au micro. De nombreuses banderoles, chacune étant la marque de son institution, s’agitent dans la foule. Toutes revendiquent le respect du droit au logement tel que le stipule la loi de Mobilisation pour le Logement et de Lutte contre l'Exclusion (dite loi MOLLE). Son article 73 indique que : "toute personne sans abri [...] a accès [...] à un dispositif d'hébergement d'urgence" "et [peut] y demeurer, dès lors qu'elle le souhaite, jusqu'à ce qu'une orientation lui soit proposée".

Or, le manque de places dans les structures d’hébergement d’urgence est évident à Lyon.
Et les travailleurs sociaux ne sont pas satisfaits des mesures prises par le préfet à l’égalité des chances, en charge du dossier. Comme l'ouverture d'un nouveau centre à Monplaisir, qui a permis l'accueil de soixante personnes supplémentaires mais qui fermera à la fin de l’hiver. Ou son engagement, en décembre dernier, à payer des nuits d'hôtels à toutes les personnes sans logis.

Mais il y avait encore 72 personnes qui n’avaient pas trouvé de solutions d’hébergement lundi dernier malgré leur appel au 115. “C’est pour cela que nous demandons l’ouverture de deux centres d’hébergement d’une capacité de cent places, explique Maud Bigot du Samu Social. Il faut aussi davantage de coordination entre les associations et les services de l’Etat pour faire sortir les personnes des foyers vers du logement social”.

Fluidité du système d’hébergement d’urgence et renforcement des structures d’accueil, tel est le mot d’ordre de ces travailleurs sociaux. "Positionner une famille dans un foyer, aujourd'hui à Lyon, c'est en mettre une autre dehors, dans la rue. Qui sommes-nous pour choisir du destin d'humains ?", s’interroge un travailleur au micro. Dans la foule, des personnes qui se disent là "en temps que citoyens" scandent, aux côtés de quelques SDF : "Avoir un toit, c'est un droit". Bruno, SDF depuis 3 ans, déclare : "Je suis là aujourd'hui pour que toutes les personnes sans abri, surtout les familles avec des enfants, puissent trouver un toit pour être au chaud".

"Le mépris de la préfecture"

Aux côtés des travailleurs sociaux, des associations (Les Enfants de Don Quichotte, l’Alpil et la Fondation Abbé-Pierre) et des syndicats (CGT, CFDT, FSU, Unsa et Solidaires) sont engagés depuis plus d’un an sur le respect de la loi sur le droit au logement. Une délégation les représentant a été reçu à la préfecture. Une vingtaine de minutes. “Le préfet à l’égalité des chances Francis Vuibert en charge du dossier n’a pas souhaité nous recevoir, raconte Steve Hervé, professionnel de l’hébergement. On a transmis nos revendications à son directeur de cabinet mais qui n’est pas décisionnaire. C’est du mépris”.

Désormais ces travailleurs sociaux demandent à être reçu par le secrétaire d’Etat au logement, Benoist Apparu, “garant de l’application de la loi sur l’ensemble du territoire”. En attendant, ils promettent d’accompagner les SDF à “faire valoir leurs droits devant les tribunaux”. Le Conseil Lyonnais pour le Respect des Droits (CLRD) ainsi que les syndicats devraient se charger de rédiger ces recours.

Les SDF et leurs amis devant la préfecture du Rhône

Écrit par Gérald Bouchon POUR LYON PREMIERE INFO

Les professionnels de l'urgence sociale étaient en grève ce jeudi: 150 d'entre eux ont manifesté à Lyon, pour protester contre le manque de places d'hébergement d'urgence, qui les oblige à laisser des SDF à la rue, contrairement aux exigences de la loi Dalo.

Cette première journée de grève, unique en France, pourrait être suivie d'autres mouvements si...

les revendications ne sont pas entendues. Les professionnels de l'urgence sociale à lyon vont prendre contact avec des confrères dans d'autres villes pour lancer un mouvement national.

Environ 150 personnes ont manifesté jeudi devant la préfecture du Rhône, sous la neige, drapés dans des couvertures de survie.

Parmi eux, des salariés de plusieurs lieux d'accueil d'urgence et du 115, des personnes sans domiciles fixes et de simples citoyens, signataires d'une pétition lancée en décembre pour réclamer l'ouverture de deux nouveaux centres d'hébergement d'urgence dans le Rhône.

Cette pétition a recueilli plus de 3.500 signatures. Les professionnels de l'urgence sociale veulent pouvoir assurer la continuité de l'hébergement, c'est à dire garder dans les centres d'urgence les personnes qui le souhaitent jusqu'à ce qu'on puisse leur proposer autre chose, comme l'exige la loi DALO. "Actuellement nous les renvoyons à la rue, par manque de place, ce qui les oblige à se battre chaque jour à nouveau pour obtenir une place"ont déploré les manifestants.

Les grévistes, soutenus par plusieurs syndicats et les Enfants de Don Quichotte, ont dénoncé un manque cruel de places cet hiver, et le recours à des nuits d'hôtel, "réponse à court terme et très coûteuses". Selon eux, 30 à 120 personnes composent le 115 chaque nuit sans obtenir de solution.

23.01.2010

Strasbourg : L'association ABRIBUS A BESOIN DE NOUS

Soutenez cette association.

"Nevada est morte. C'était notre R21 break, qui nous servait à collecter les surplus de différents magasins. Va falloir qu'on trouve un véhicule de remplacement, une petite camionnette serait pas mal. D'occase, bien sûr. Voire de très grande occase."

Si vous souhaitez soutenir Abribus, n'hésitez pas à téléphoner à son président, M. Marc Hoffsess, au 06.81.54.37.19 ou marc.hoffsess@orange.fr,

Siège social d'Abribus
Maison des Associations
1A Place des Orphelins
67000 Strasbourg

Découvrir ABRIBUS :http://www.association-abribus.com/pages/presentation.htm

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PAU : Emmaüs a rappelé que la misère est toujours là

PLACE CLEMENCEAU. Les Compagnons de Lescar se sont rassemblés hier afin de rappeler les engagements du fondateur d'Emmaüs, mort voici trois ans

C'est sans prévenir, mais en se faisant remarquer, que les compagnons d'Emmaüs se sont invités, hier matin, sur la place Clemenceau. « Parce que la misère ne prévient pas », lançait Germain, le responsable de la communauté de Lescar, la plus grande de France avec 130 compagnons affiliés.

Hier, pour rappeler le troisième anniversaire de la mort de l'abbé Pierre, beaucoup se sont réunis pour installer une tente, d'immenses phrases-slogans et diffuser des paroles du fondateur des communautés d'Emmaüs.

Lutter contre l'exclusion

Car si la misère ne prévient pas forcément, elle est toujours là. C'est aussi ce que voulait rappeler Germain, patron emblématique de la structure lescarienne, qui a tenté de faire venir le préfet et la maire sur la place, au moment de la distribution symbolique de la garbure populaire. Mais en vain.

« Si on s'est installés ainsi, c'est aussi pour rappeler que la misère persiste dans ce pays. Malgré le fameux RSA qui est, pour moi, une sorte de rente sans avenir. Nous avons de plus en plus de monde à la communauté, des SDF, beaucoup de jeunes. Ce ne sont pas des marginaux, mais des originaux. Et plus on avance, plus on se rend compte qu'il faut se réapproprier l'utopie de l'abbé Pierre, et inventer d'autres alternatives pour la lutte contre l'exclusion ». SOURCE SUD-OUEST

07:10 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sdf, sans abri, morts de la rue, strasbourg | | |  Facebook

15.01.2010

« Souvent, la mort ne les effraie plus »

Yann Benoist, ethnologue - Propos recueillis par V. Md. - source Le Parisien

Yann Benoist, 31 ans, est un ethnologue qui s’intéresse au monde des naufragés de la vie. Pendant plus de deux ans, il a observé les SDF, en particulier ceux qui sont emmenés au Cash (centre d’accueil, de soins et d’hébergement) de Nanterre (Hauts-de-Seine). Il en a tiré l’ouvrage « Sans-logis de à Nanterre », paru aux Editions l’Harmattan.

Pourquoi préfèrent-ils passer la nuit dehors plutôt que dans un centre?
Yann Benoist.
Deux raisons : les sans-abri doivent répondre à leurs besoins immédiats, par exemple manger, travailler, faire la manche, s’alcooliser, se droguer. Ce sont des activités routinières qui prennent beaucoup de temps car la fatigue de la rue ralentit le rythme. Pour être au plus près de ces activités dès le réveil, ils considèrent que la rue est plus adaptée que le centre d’hébergement. Souvent, quand il s’agit des plus abîmés, la ne les effraie plus. Le froid paraît être un danger secondaire.

Coucher sur un trottoir, est-ce un choix?
Pas du tout. Il s’agit là d’une idée reçue. Quand un SDF dit « j’ai choisi cette vie », cela ne correspond jamais à la réalité. Dormir dehors, c’est l’exclusion maximale, une mise à nu. Pour lui, c’est très mal perçu parce qu’il expose son être, il se sent pénétré par le regard des passants. Dormir dehors, c’est donc une nécessité ultime, une façon d’échapper à une contrainte qu’ils trouvent pire, en l’occurrence la vie au centre d’hébergement.

Que reprochent-ils à ces structures?
Ils trouvent que l’offre y est trop coercitive. C’est ce que j’ai constaté au Cash de Nanterre. Les horaires sont stricts, on leur confisque leurs affaires jusqu’au lendemain, l’alcool est interdit, on leur attribue un numéro de chambre, on leur rase parfois la s’ils ont des poux. C’est terriblement infantilisant et liberticide. Il n’y a plus d’intimité.

Si on leur proposait des chambres individuelles, y aurait-il encore des gens qui dormiraient dehors?
Il y en aurait beaucoup moins mais il y en aurait encore. Il resterait ceux qui, tellement détruits, n’ont pas la capacité d’avoir un autre mode de vie. C’est un peu comme les prisonniers qui ont fait trente ans de taule et qui, libérés, n’arrivent pas à sortir de leur prison. Zéro SDF qui dort dehors, c’est impossible, sauf si on venait à les ramasser de force, une aberration totale.

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