05.11.2008
SRU : Boutin confie ses inquiétudes au chef de l'État
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Anne Rovan - Le Figaro
La ministre du Logement s'inquiète du sort qui sera réservé à son texte à l'Assemblée.
Christine Boutin a beau répéter à l'envi qu'elle n'est pas «affectée personnellement» par la censure que lui ont infligée fin octobre les sénateurs, elle n'en redoute pas moins un autre coup de théâtre à l'Assemblée. Et la ministre du Logement préfère cette fois prendre les devants. Elle a adressé la semaine dernière une lettre à Nicolas Sarkozy pour l'alerter sur les points les plus épineux de son projet de loi en faveur du logement, notamment l'amendement gouvernemental qui sera déposé lors de l'examen du texte à l'Assemblée, prévu mi-décembre
Le soutien d'Alain Juppé
Dans sa mouture initiale, le texte prévoyait un assouplissement de l'article 55 de la loi SRU en intégrant dans le quota des 20 % de logements locatifs sociaux les programmes d'accession sociale à la propriété. Face au veto des sénateurs, le premier ministre a indiqué la semaine dernière aux députés UMP que le gouvernement n'avait pas l'intention de renoncer à développer l'accession sociale et qu'est à l'étude un allégement des pénalités à la charge des communes qui n'ont pas leur quota de logements locatifs sociaux mais qui s'engagent dans l'accession sociale.
Or, pour Christine Boutin, cet aménagement s'apparente à «une usine à gaz» dont le seul objectif est de «ne pas faire perdre la face aux sénateurs». La ministre veut maintenant être certaine que les députés de la majorité comprennent que l'objectif est bien d'accélérer l'accession sociale à la propriété et non de remettre en cause le logement social. Lundi, au cours d'un déplacement à Bordeaux, la ministre a reçu un soutien de poids, celui d'Alain Juppé. «J'espère que la ministre se fera entendre à l'Assemblée», a indiqué le maire de Bordeaux, regrettant que les sénateurs n'aient pas compris que l'accession sociale à la propriété et le logement locatif social «concernent les mêmes personnes et les mêmes revenus».
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23.10.2008
caravane contre la crise du logement 11ème jour
Mercredi 22 Octobre, Nantes
La Rochelle : levé à 7h du matin et les yeux encore bouffis de sommeil nous allons prendre le petit déj. A la fin nous effe »ctuons un petit briefing pour la journée en cours. Nous décidons ce matin, avec l’accord du collectif qui nous a reçu et avant de partir pour Tours, de réaliser une dernière action sur La Rochelle. Notre cible sera la dénonciation de la spéculation immobilière dans la ville.
Pour information : le prix d’achat d’un T1bis est de 120 000€ à 150 000€. Je n’ai pas vu le prix des locations mais elles doivent être du même ordre d’esprit. Sachant que le quartier où j’ai extrait ces prix était dans le centre éloigné du port. Je vous laisse imaginer ce qu’il en est lorsque vous vous rapprocher du port !!!
Nous avons garé le car sur le port et nous sommes allés devant l’entrée d’un chantier. Avec entrain nous avons rappelé aux ouvriers du chantier, aux habitants du quartier et aux passants que la spéculation immobilière se faisait au détriment des locataires et des futurs petits propriétaires. Qu’il était plus qu’urgent de réaliser une vraie politique du logement social et qu’un blocage des loyers devrait être réalisé. Sur cette lancée nous nous sommes dirigés vers un petit marché ou nous avons distribué des tracts. Ceci nous a permis de discuter avec les habitués du lieu et de constater que notre action avait un réel assentiment de nos interlocutrices et interlocuteur. Mais déjà le temps est passé trop vite et nous devons repartir pour la prochaine étape Nantes.
Nantes
Pour une fois nous arrivons avec quelques minutes d’avance sur notre rendez-vous. Un petit comité d’accueil d’une dizaine de personnes nous attendait place Royale.
Remarque : c’est l’une des rares villes de France qui possède une statue de Louis XVI encore debout. (pour encore combien de temps ????)
Au vue du nombre de militants qui étaient présents, nous avons pensé que la manifestation en direction de l’ancien tribunal qui devait être transformé en hôtel de luxe serait maigrelette. Un passant m’a rassuré en disant qu’à Nantes ce n’était pas comme le quart d’heure toulousain mais qu’ici c’était la demi-heure nantaise. Me voilà rassuré et en effet la manifestation s’étoffe peu à peu avec des représentant de différents mouvements (Sud, Cgt, Attac, LDH, …). Vers 18h30, le cortège s’ébranlé dans une joyeuse ambiance. Nous traversons le vieux Nantes historique et nous arrivons devant ce bâtiment qui est assez impressionnant et qui s’il est démoli fera un belle espace. Une tribune de fortune a été improvisé et les différents représentants des associations s’expriment sur le sujet.. Il ne serait pas impossible qu’un DAL se créer à Nantes se serait une bonne nouvelle par les temps qui courent.
Demain étape à Tours
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21.10.2008
loi boutin séance complète du 17 octobre
Séance du 17 octobre 2008.doc
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17.10.2008
le collectif "contre la loi Boutin" au sénat
Cette action du collectif « contre la loi Boutin » s’inscrit dans un ensemble d’initiatives, débutées samedi 11 octobre par une manifestation demandant l’application de la loi de réquisition des logements vides comme solution à la crise du logement.
Contre la crise du logement, la spéculation, et la loi Boutin : Un logement pour tous !
La crise du logement bat son plein
En hausse : Les expulsions et le désespoir qui les accompagnent, les sans logis, les mal-logés, les surendettés, les galériens du logement, les bidonvilles, le camping imposé.
En hausse : le harcèlement et la répression des précaires du logement, des gens du voyage, des Roms, des migrants ou des occupants d¹habitats alternatifs, les placements d¹enfants faute de logement décent, les discriminations.
En hausse les difficultés pour se loger, les loyers et les charges, les profits immobiliers, fonciers et locatifs, les aides financières aux gros propriétaires, la spéculation immobilière, la destruction des quartiers populaires dans les centres ville et les quartiers HLM. En baisse : les attributions HLM, les logements accessibles à tous, les conditions de logement des ménages modestes, les moyens d¹hébergement, le budget logement de l¹État pour 2009, les droits des locataires et des mal-logés..
Un projet de loi logement rétrograde
Présenté par Mme Boutin en octobre, ce projet renforce la crise du logement, et soutient le monde de l¹immobilier, de la spéculation et de la finance.
Après avoir réduit le budget logement de 2009 et privatisé une grande partie du Livret A (qui finance la construction des HLM), elle présente cette loi pour accélérer les expulsions, imposer la dérégulation des loyer et la vente des HLM, détourner l¹argent des bailleurs sociaux et du 1% logement, attaquer le droit au maintien dans les lieux des locataires HLM, vider de son contenu la loi SRU qui impose des HLM (par exemple à Neuilly), affaiblir la loi DALO.
Nous exigeons
L’arrêt des expulsions la mise en oeuvre concrète du droit au logement et à un habitat choisi les mesures pour rendre accessible à tous le logement, l’énergie et le foncier, pour construire massivement et soutenir le logement social de qualité l¹application de la loi de réquisition des logements vacants € le retrait de la plus grande part du projet de loi Boutin.
Agissons tout au long de l¹examen de la loi Boutin !
Caravane de la crise du logement (de Pau le 14 oct. à Neuilly/Paris le 26 octobre)
Manif dimanche 26 octobre RDV à 15h devant la mairie de Neuilly sur Seine
Premiers signataires : ACDL (Association de défense des locataires), AFVS (association des familles victimes de saturnisme), AITEC (Association internationale des experts, techniciens et chercheurs), ANECR (Association nationale des élus communistes et républicains), ATTAC, Autre Monde, AVIHPO (Association des victimes de l’incendie Paris Opéra), CAL (comité action logement), CNL, CDSL(comité des sans logis), CGT Caisse des dépôts, CGT ICADE, CGT SNI, CGT FILIMMO, CNL, Collectif SDF Alsace, Coordination anti-démolition des quartiers populaires, COPAF (Collectif de défense des foyers de migrants)), DAL fédération, Exception Culturelle, FSU, FSU Caisse des dépôt, HALEM(réseau de défense de l’habitat choisi, mobile), LDH, No-Vox, Collectif Pas Touche au Livret A, SNA banque de France, Union Syndicale Solidaire, LCR,Les alternatifs, PCF, les Verts...
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La Caravane des mal-logés, des sans-logis, des locataires, des expulsés...
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15.10.2008
Sarkozy s'attaque à la crise de l’immobilier : au secours)
Le projet de loi de « mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion », dont l’examen commence au Sénat, apporte des réponses structurelles pour répondre à la crise du logement avec des dispositions sur la mobilisation des acteurs et le développement d’une offre nouvelle de logements.
A la suite des décisions du Président de la République du 2 octobre 2008 pour répondre à la crise actuelle, le Gouvernement engage un programme qui repose sur quatre leviers :
1/ lancement d’un programme exceptionnel d’acquisition en VEFA de 30 000 logements,
2/ augmentation de 20 000 à 30 000 du nombre d’opérations finançables en Pass-Foncier,
3/ augmentation du plafond du prêt d’accession sociale (PAS) au niveau du prêt à taux zéro,
4/ mobilisation des terrains de l’Etat et de ses établissements publics, notamment ferroviaires.
1 Le projet de loi de mobilisation pour le logement La France connaît une crise du logement qui ne permet pas à toutes les familles d’être logées dans des conditions satisfaisantes à un prix abordable. La situation est particulièrement grave dans les zones tendues où l’activité économique justement se concentre.
La loi de mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion apporte des réponses structurelles pour mobiliser l’ensemble des acteurs du logement.
Le projet de loi favorise le partenariat entre les promoteurs et les bailleurs lors de la vente de logements en état futur d’achèvement. Il permet aussi une meilleure mobilisation du foncier pour construire des logements en renforçant le rôle des programmes locaux de l’habitat et en augmentant la constructibilité des terrains urbanisables. Il généralise au logement collectif le dispositif Pass-Foncier qui a déjà fait ses preuves dans la maison individuelle avec la maison pour 15 euros par jour, plus de 3 000 projets sont déjà engagés. Par ailleurs, le projet de loi de finances soutient la construction des logements performants sur le plan de la consommation énergétique en majorant les aides à l’accession à la propriété.
2 Le lancement d’un programme exceptionnel d’acquisition en VEFA de 30 000 logements 2.1 Décision du Président de la République Un programme exceptionnel de rachat de logement dans des opérations en projet des promoteurs est mis en œuvre dès 2008.
L’achat par des opérateurs de logements non encore commercialisés dans des programmes en projet permettra aux promoteurs d’engager les travaux de construction. Le principal objectif est donc de construire des logements malgré un contexte de crise, notamment dans les zones les plus tendues. L’intervention de ces opérateurs aura un effet de levier décisif en direction de tous les acteurs de l’immobilier.
2.2 Contenu
Le montage d’un programme par un promoteur se fait en plusieurs étapes : • étude marketing, • montage du projet : prospection foncière, programme architectural et permis de construire, • pré-commercialisation (environ 30 % du programme en temps normal) en VEFA auprès de particuliers (accédant à la propriété ou investisseurs) ou d’opérateurs (notamment bailleurs sociaux) • engagement des travaux. • poursuite de la commercialisation puis livraison.
Dans le contexte actuel de crise financière, les banques exigent la pré-commercialisation d’au moins 70 % des programmes pour financer les promoteurs. Or, compte tenu de l’attentisme des particuliers ou de leurs difficultés à accéder au crédit, beaucoup de programmes ne sont que très partiellement commercialisés.
Or des opérateurs personnes morales peuvent acheter des programmes en VEFA. Il faut faciliter ces montages entre opérateurs publics et promoteurs privés, dans le but de lancer de nouveaux programmes mixtes qui permettront à la fois de répondre à la demande sociale, et de mettre sur le marché un flux significatif de logements libres en accession..
Comme les travaux n’ont pas commencé, il ne s’agit pas d’un programme de sauvetage de promoteurs qui auraient pris des risques.
4 2.3 Mise en œuvre du dispositif Les acquéreurs pourront mobiliser une offre supplémentaire de logements en location et en accession. Il s’agit essentiellement de la Société Nationale Immobilière (SNI), filiale d’intérêt général de la Caisse des dépôts et consignations, qui d’ores et déjà s’est engagée à en acquérir 10 000, les organismes de logement social et les opérateurs du 1 % Logement.
La procédure d’acquisition reposera sur un double principe : la transparence pour l’expression de la demande des opérateurs, la concurrence pour l’offre des promoteurs pour garantir un niveau de prix décoté par rapport aux prix actuels.
L’Etat joue avant tout un rôle de facilitateur pour coordonner, aux niveaux national et local, la mise en oeuvre de ce programme par les différents acteurs et apporter les financements nécessaires de droit commun, dans le cadre des enveloppes prévues dans le budget 2008.
Les préfets de région convoqueront d’ici fin octobre les comités régionaux de l’habitat qui réunissent tous les acteurs du logement pour les informer du programme et de la procédure retenue. Une consultation sera lancée par les opérateurs, au niveau régional, précisant leurs besoins, en localisation, typologie et prix de référence. Elle sera rendue publique auprès de l’ensemble des promoteurs. Les professionnels répondront individuellement aux demandes et une négociation de gré à gré s’engagera, dans des conditions de concurrence réelle. Pour les logements sociaux, l’Etat ou la collectivité délégataire des aides à la pierre prendra les décisions d’autorisation. Avant toute décision d’agrément, l’Etat veillera, opération par opération, à ce que le prix de vente baisse réellement. La volonté d’aboutir à un rachat de 30 000 logements ne se fera pas à n’importe quel prix, une vraie décote doit être mise en place.
Un comité de pilotage au niveau national a déjà été mis en place.
3 L’augmentation de 20 000 à 30 000 du nombre d’opérations finançables en Pass-Foncier 3.1 Décision du Président de la République Le Président de la République a décidé d’augmenter le nombre de logements pouvant bénéficier du Pass-Foncier de 20 000 à 30 000.
La décision porte sur la maison individuelle mais aussi sur le logement collectif dès que la loi de mobilisation pour le logement aura été adoptée.
Le principal objectif de la mesure est de soutenir l’accession populaire à la propriété. 3.2 Contenu Le dispositif du Pass-Foncier permet à un primo-accédant à la propriété, souvent de jeunes ménages, de disposer d’une aide reposant sur l’application d’une TVA à taux réduit de 5,5 %, d’un portage du foncier par le 1 % Logement et d’une aide d’une collectivité territoriale de 3 000 à 5 000 euros. L’aide publique s’élève à plus de 50 000 euros.
Le dispositif de la maison pour 15 euros par jour repose sur le Pass-Foncier. Grâce à l’action du Ministère et à la signature d’une Charte par les partenaires, une large mobilisation des acteurs a été engagée.
Plus de 300 professionnels sont engagés dans la démarche. Et déjà plus de 3000 projets sont en cours à des niveaux divers d’avancement. L’aide de la collectivité est l’élément décisif pour le montage de l’opération.
L’aide publique provient principalement de l’Etat et du 1 % Logement. L’aide de la collectivité représente moins de 10 % de l’accompagnement mais elle marque un engagement d’un élu local.
L’augmentation du nombre de Pass-Foncier est le signe d’un engagement fort de l’Etat et du 1 % Logement et va concrétiser sur le terrain l’extension au logement collectif des Pass- Fonciers prévue par le projet de loi. 3.3Mise en œuvre du dispositif
Les services de l’Etat sont mobilisés pour accompagner les acteurs locaux, mettre en place les partenariats locaux. Surtout, les services de l’Etat inciteront les élus à apporter la subvention nécessaire au montage de chaque dossier.
L’existence d’un site internet dédié au suivi et au montage des projets www.maison- 15euros.info contribue à cette dynamique. 4 L’augmentation du plafond du prêt d’accession sociale (PAS) au niveau du prêt à taux zéro 4.1 Décision du Président de la République Le Président de la République a décidé d’étendre la garantie que l’Etat apporte aux crédits immobiliers des ménages via « les prêts d’accession sociale » (PAS) en relevant les plafonds de ressources y ouvrant droit. 60 % des ménages contractant un crédit immobilier deviendront éligibles à ces prêts contre seulement 20 % aujourd’hui. Le principal objectif de cette mesure est de soutenir l’accession à la propriété des Français dans le neuf et dans l’ancien en améliorant le refinancement des banques. 4.2 Contenu Le prêt d’accession sociale permet aux banques d’avoir une garantie du fonds de garantie d’accession sociale (FGAS) en cas de défaillance de l’emprunteur. Les plafond de ressources du prêt à l’accession sociale est augmenté au niveau de celui des prêts à taux zéro. Pour une famille de 4 personnes hors Ile-de-France le plafond est porté de 30 000 ! par an à 40 000 ! par an. Cette frange de la population correspond majoritairement aux jeunes ménages qui seront les premiers à faire appel au crédit. Les banques ont aujourd’hui des difficultés pour se refinancer sur les marchés internationaux. Ces difficultés pénalisent très directement le marché des prêts pour l’immobilier en réduisant le nombre de prêts que les banques peuvent octroyer ainsi que les conditions financières des prêts. Or les prêts immobiliers consentis par les banques françaises comportent un risque faible compte tenu des bonnes pratiques des banques (taux d’effort demandé aux ménages limité, peu de prêts à taux variables). Il faut que les banques puissent valoriser la qualité de leur signature sur les marchés internationaux. La garantie du fonds de garantie d’accession sociale est un dispositif reconnu mais qui est aujourd’hui limité à l’accession très sociale à la propriété. L’élargissement du nombre des ménages éligibles permet de renforcer la capacité des banques à emprunter. 4.3 Mise en œuvre Le projet d’arrêté majorant les plafonds de revenus vient d’être signé.
5 Une meilleure mobilisation des terrains de l’Etat et ses établissements publics, notamment ferroviaires
5.1 Décision du Président de la République Le Président de la République a décidé d’accélérer la vente de terrains appartenant au secteur public afin d’y construire de nouveaux logements. 5.2 Contenu
Le terrain est la matière première pour la construction de logements. Le manque de terrains disponibles, utilisables pour des projets d’aménagement, réduit fortement les possibilités de construire. La situation est particulièrement contrainte dans les secteurs tendus comme la région Ile-de-France ou la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur. En absence de foncier, la crise actuelle du logement va perdurer dans ces secteurs. Elle provoquera, lors de la reprise du marché de l’immobilier, une nouvelle augmentation des prix dans les zones tendues. Pour préparer l’avenir, il faut favoriser le développement de logements.
Les collectivités ont une maîtrise de l’urbanisation à travers les documents d’urbanisme et de la planification. Elles doivent utiliser ces outils en évitant tout politique malthusienne.
Les collectivités territoriales disposent aussi de terrains qu’elles peuvent mobiliser. Il en est de même pour l’Etat qui a choisi d’être exemplaire dans la mise à disposition de terrains. 5.3 Mise en œuvre Le Comité interministériel au développement de l’offre de logements (CIDOL) du 28 mars 2008 présidé par le Premier ministre a défini une liste d’opérations qui doivent faire l’objet d’une cession pour la construction de logements. La mise en œuvre de ces programmes doit être accélérée afin d’atteindre rapidement l’objectif de production d’une offre de 70 000 logements. A cet effet, le programme sera complété par des cessions issues des restructurations militaires annoncées en juillet dernier et du plan patrimonial réactualisé de réseau ferré de France (RFF). Par ailleurs, la « boîte à outils » des cessions des biens immobiliers de l’Etat sera enrichie, au-delà de la simple vente, par la possibilité de recourir à des baux permettant un intéressement ultérieur de l’Etat à la valeur créée.
Enfin, le foncier de l’Etat cédé pour réaliser des opérations en Pass-Foncier pourra faire l’objet d’une décote comme pour la construction de logements locatifs sociaux, afin de favoriser l’accession populaire à la propriété.
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Logement - Boutin braque les sénateurs
« Pour un ministre, être battu sur un article ce n’est pas grave, il n’y a aucune honte à lancer le débat »,
a confié hier Christine Boutin, quelques minutes avant d’aller présenter aux sénateurs son projet de loi « de mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion », et son très contesté article 17 sur l’accession sociale à la propriété. Si la ministre du logement s’est préparée à la déroute avant même d’entrer dans l’hémicycle, c’est que son un projet de 27 articles devrait être totalement dépecé. En tout, 628 amendements ont été déposés, parfois dans les mêmes termes par la majorité et l’opposition, et 120 déjà adoptés par la commission des Affaires économiques du Sénat.
Budget en net recul, fin du droit au maintien dans une HLM, réduction de trois à un an du délai pour expulser un locataire qui ne paye pas ses loyers, abaissement de 10 % des plafonds de ressource pour l’accès au logement social, sont autant de points du dispositif suscitant le mécontentement des associations de défense des mal-logés, de la gauche et des centristes, ainsi que les réserves dans la majorité. Mais le point le plus emblématique reste l’assouplissement de la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU), qui oblige les communes à construire au moins 20 % de logements sociaux. Selon l’article 17 du projet de loi, les logements en accession sociale à la propriété seraient comptabilisés dans les 20 % de logements sociaux initialement prévus, afin de « permettre aux maires de diversifier leur offre de logements sociaux ».
La majorité n’attend pas de miracle
« Je sais que cette disposition suscite le débat pour ne pas dire la passion. Et pourtant, 88 % des Français selon une étude du CREDOC se déclarent favorables à cette disposition », a affirmé la ministre aux sénateurs. « Il faut se sortir de la tête qu’être propriétaire c’est être riche », a-t-elle martelé. Une enquête brandie quelques heures avant le début de l’examen du texte, qui ne semble pas convaincre ses détracteurs. « Christine Boutin cherche à faire bonne figure auprès de Nicolas Sarkozy, qui promettait dans ses slogans une France de propriétaires. Mais le Sénat a déjà refusé il y a deux ans l’altération de la loi SRU », a estimé Thierry Repentin (PS), rapporteur du budget du logement. Pour lui « ce serait un miracle » que l’article 17 soit adopté.Si l’opposition est si confiante, c’est que ses critiques sont partagées par la majorité. Dominique Braye (UMP), rapporteur du texte au Sénat, avait déposé en 2006 une proposition de loi pour abroger la loi SRU. Convaincu par l’abbé Pierre, Jacques Chirac l’avait alors poussé à la retirer. Ce qu’il fit. Aujourd’hui, il doute lui aussi de l’opportunité du dispositif proposé dans un un climat politique peu propice.
Edition France Soir
07:05 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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