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02.01.2011

dans le fond, vous détestez les sans-abri !?

Les articles sur les conditions d'accueil l'hiver des personnes abandonnées à la rue le restant de l'année sont rares, ils attirent donc notre attention.

Aujourd'hui les dna proposent de découvrir un lieu "bien connu des sans-abri" ; les "lieux" sont toujours connus et la liste n'est pas si longue qu'on ne puisse la retenir.

Ce lieu est un accueil de jour qui se transforme en accueil d'urgence rudimentaire pour l'hiver ; effectivement nous avons un lieu pas du tout prévu pour que des gens y dorment qui devient un lieu indigne quoiqu'en disent les "organisateurs". Et ce n'est pas en remplaçant les chaises initialement prévues par des matelas jetés au sol que ça change quoi que ce soit au résultat...

Les associations font de la mise à l'abri, comme vous le faite pour vos bagnoles, mais les garages sont souvent moins confortables. Car c'est devenu clair; nous valons moins pour la société que vos objets accumulés.

Cette façon de nous traiter alors que la vie ne nous a pas épargnée est proche du sadisme, c'est en tous cas une immense hypocrisie à laquelle la société toute entière participe.

Que devrions-nous penser des associations dont la mission première est de nous accompagner et de nous soutenir pour sortir du cercle des précarités et qui "acceptent" de faire de la "mise à l'abri"? Est-ce vraiment "mieux que rien" ?

Nous pensons que ça nous enterre et nous pesons le mot, dans plus de précarité, que ça participe à nous plonger dans le renoncement et accentue la méfiance légitime que nous avons envers ceux qui pratiquent le double langage.

Vivre à la rue est une torture. Ceux qui acceptent de nous y renvoyer des hypocrites pour le moins, à l'éthique bien élastique.

Car tout le dispositif d’aide actuel est inacceptable. Proposez un coin pour dormir au chaud, remplir les estomacs, filer des fringues, ... tout cela ne nous empêchera pas de crever dans l'indifférence, épuisés, éreintés, humiliés...

 

 

 

07:24 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dna, strasbourg, sdf, sans-abri, accueil d'urgence | | |  Facebook

05.09.2008

Protection de l'enfance : L'Igas juge insuffisant le pilotage de l'accueil d'urgence de l'ASE

Les ministères de la Santé et du Travail rendent public un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas), remis en février dernier et consacré au "Contrôle du dispositif d'accueil d'urgence de l'aide sociale à l'enfance", mis en oeuvre par les conseils généraux. Ce rapport de synthèse rend compte de missions - qui ont fait chacune l'objet d'un rapport particulier - effectuées sur ce thème dans cinq départements choisis pour leurs profils très contrastés : les Alpes-de-Haute-Provence, les Landes, le Loiret, la Seine-Maritime et les Yvelines, qui représentent environ 6% de la population française et des dépenses de l'aide sociale à l'enfance (ASE). Il révèle une grande disparité dans les modes d'accueil. La première différence concerne le rapport entre le nombre d'enfants confiés à l'ASE et la capacité d'accueil en établissement ou auprès d'une assistante familiale. Le ratio va de 35% dans les Alpes-de-Haute-Provence à 124% en Seine-Maritime. De même, la part des mineurs placés en familles d'accueil varie fortement, de 34% dans les Yvelines à 72% dans les Landes. Par ailleurs, le plus petit des départements enquêtés - les Alpes-de-Haute-Provence - ne dispose d'aucune structure dédiée à l'accueil d'urgence de l'enfance, à la différence des quatre autres.

Sur un plan plus qualitatif, le rapport de synthèse estime qu'"un accueil d'urgence est quantitativement assuré dans quatre départements sur cinq, mais insuffisamment piloté". Même lorsque des capacités d'urgence suffisantes existent, des difficultés subsistent pour assurer le placement des mineurs à profil dit "difficile" (victimes notamment de troubles du comportement) et celui des enfants nécessitant des soins psychiatriques. Mais ce besoin est difficilement chiffré par les départements. De façon plus large, "la mission a constaté que l'accueil en urgence n'était pas pensé dans sa spécificité par les services des conseils généraux contrôlés", une tendance renforcée par le fait que les enfants sont souvent placés dans des structures assurant tous les types d'accueil.
Au-delà des recommandations propres à chaque département enquêté, l'Igas formule trois recommandations pour renforcer le pilotage du dispositif d'accueil d'urgence :
- disposer d'une procédure de repérage des places disponibles dans les établissements de l'ASE ou chez les assistantes familiales fiables, permettant de répondre à une demande de placement ou de modification de placement dans l'urgence,
- disposer d'un ou de plusieurs établissements de "dernier recours" permettant d'assurer au minimum l'accueil le premier jour,
- mettre en place une traçabilité de ce qui a été fait dans l'urgence, afin de pouvoir analyser cette prise en charge a posteriori, mais aussi en retracer le contenu à l'établissement ou l'assistante familiale concernés par la prise en charge hors urgence.

à télécharger : Le rapport de l'Igas sur l'accueil de l'urgence de l'aide sociale à l'enfance.

Jean-Noël Escudié / PCA - LOCALTIS INFO

27.08.2008

L'IGAS publie un rapport sur l'accueil d'urgence de l'ASE

L'Inspection générale des affaires sociales (IGAS) a contrôlé, dans cinq départements très différents (Alpes-de-Haute-Provence, Landes, Loiret, Seine-Maritime et Yvelines), la mise en oeuvre de l'obligation d'assurer l'accueil en urgence par l'Aide sociale à l'enfance (ASE), soulignant le manque de pilotage de cette prise en charge.
Les auteurs de ce rapport ont choisi un panel de départements volontairement hétérogène où l'accueil d'urgence est exercé de manières très différentes.
Pour chacun d'entre eux, le rapport établit que l'accueil d'urgence est jugé comme une problématique importante. Mais les cinq conseils généraux ne comptent pas ni n'évaluent ces prises en charge. Pour l'IGAS, les services de l'ASE ne font aucun suivi des accueils d'urgence.
En outre, le placement de certains cas jugés "difficiles" est souvent compliqué et l'ASE a tendance à ne pas les quantifier. "Aucun département ne dispose d'une liste à jour des mineurs dont le placement est de leur point de vue inadéquat", assurent les auteurs du document.
Dans quatre départements sur cinq, l'accueil d'urgence est "quantitativement assuré" mais, au niveau qualitatif, il est "faiblement piloté", souligne l'IGAS. L'Inspection générale propose notamment de mettre en place un ou plusieurs établissements de "derniers recours", afin d'assurer au minimum l'accueil le premier jour, et d'avoir "une traçabilité de ce qui a été fait dans l'urgence pour pouvoir analyser cette prise en charge a posteriori".


Raport de l'IGAS sur le Contrôle du dispositif d'accueil d'urgence de l'aide sociale à l'enfance, disponible dans la bibliothèque des rapports publics (BRP), www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports/presentation.shtml.

 
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