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23.07.2010

Les Tsiganes, « éternels étrangers de l’intérieur » ?

Reconnaissant les difficultés d’accès aux droits sociaux des Tsiganes en France, la direction générale de l’action sociale a publié un rapport sur le sujet. Entretien avec Christophe Robert, l’un des auteurs, sociologue, directeur des études à la Fondation Abbé-Pierre. Extrait de Actualités sociales hebdomadaires.

Article publié initialement le 17 septembre 2008.

Christophe Robert brosse la situation d’une population dont la spécificité traverse les siècles, mais dont la prise en compte passe d’abord par un accès au droit commun.

Tout en travaillant sur le mal-logement à la Fondation Abbé-Pierre, vous avez soutenu, en 2006, une thèse sur les groupes tsiganes en France [1]. Qu’est-ce qui vous a conduit à vous intéresser plus particulièrement à cette population ?

Au début, le hasard. J’étais lycéen, je voulais me rendre utile, j’ai été orienté vers des familles de Gitans sédentarisés dans la Seine-Saint-Denis qui souhaitaient que leurs enfants bénéficient d’un soutien scolaire. Et de fil en aiguille, je me suis interrogé sur ces groupes qui vivent en France depuis longtemps, au milieu de la population mais sans se fondre en elle, avec des modes de vie et des pratiques culturelles singulières. On sait que les populations qui subissent les discriminations de plein fouet sont majoritairement celles issues des dernières vagues de migration. Or pour eux, qui sont souvent là depuis des siècles, qui sont français et se reconnaissent comme tels, pas de baisse de tension. Tout se passe comme s’ils restaient d’éternels étrangers de l’intérieur. Cette spécificité entraîne aussi, de leur côté, une culture particulière, faite de détachement, de résistance, de protection, avec une forte dimension communautaire, du moins dans certains groupes. Leur différence est moins liée à leur origine ethnique qu’à l’hostilité qu’ils ont rencontrée de tout temps et aux mécanismes de défense développés en retour.

Vous insistez sur la violence qu’ils subissent...

LIRE LA SUITE SUR : Observatoire des inégalités

13:44 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : droits sociaux, action sociale | | |  Facebook

04.10.2009

Strasbourg : MERCI MONSIEUR LE MAIRE

Régionales de mars 2010, les Verts qui se foutent clairement du pouvoir que Ries leur a donné, disent non au rapprochement PS-Verts dès le 1er tour ... Bref, rien de nouveau, dans la manière de "faire de la politique".

Ce qui serait une surprise, serait de voir les Verts s'impliquer dans l'action sociale que "gère" une des leurs ! Rien de neuf sur le plan hivernal à venir, rien de neuf pour le 115 qui ne répond plus, rien de neuf du côté des associations qui saturent ...

Pour une ville "ouverte et solidaire" on repassera. Pour un lien entre les réalités locales et l'avenir de la planète aussi.

09:46 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, ries, verts de strasbourg, sdf, sans-abri, 115, action sociale | | |  Facebook

20.06.2009

Hébergement des sans-abri : vers un "schéma national de la refondation"

Christine Boutin a lancé, le 18 juin, l'élaboration d'un "schéma national de la refondation" de la politique d'hébergement des personnes sans abri. La ministre du Logement a fait cette annonce à l'occasion de la remise des conclusions du groupe de travail présidé par le préfet Alain Régnier, délégué général pour l'hébergement et l'accès au logement des personnes sans abri ou mal logées.

Les conclusions de ce groupe, mis en place le 5 mai dernier, sont sans appel :

"le système de prise en charge tel qu'il a été mis en place dans les années 90 est à bout de souffle". Elles recoupent d'ailleurs celles du rapport de Julien Damon sur "Les politiques de prise en charge des sans-abri dans l'Union européenne", remis le 8 avril dernier.

Le schéma national de la refondation fixera donc les grands lignes d'une nouvelle politique d'hébergement des personnes sans abri pour les trois prochaines années. Son élaboration sera assurée par un comité de pilotage national, avec une participation étroite des associations et animé par le délégué général pour l'hébergement et l'accès au logement des personnes sans abri ou mal logées et le directeur général de l'action sociale, en liaison avec le directeur général de l'aménagement, du logement et de la nature.

Ce comité de pilotage est déjà doté de sa feuille de route, qui lui fixe cinq objectifs :

- mettre en place des systèmes d'observation, d'information et d'évaluation des résultats,

- simplifier le système d'offre d'hébergement, en passant par la construction d'un référentiel de prestations et de services pour parvenir notamment à une architecture plus simple et plus lisible du dispositif,

- réformer le mode de prise en charge des personnes à la rue (rationalisation et mutualisation des moyens de l'urgence) et construire des parcours gradués et individualisés en cherchant à donner aux personnes un référent social unique,

- adopter une démarche de planification territoriale de l'offre comme celle qui existe dans le domaine sanitaire,

- placer le dispositif d'hébergement dans une logique d'accès au logement, qu'il soit ordinaire ou adapté. Le comité de pilotage doit entamer ses travaux dans les tout prochains jours et proposer le schéma national de la refondation au mois de septembre. A cette occasion, il devra également désigner "six ou sept territoires d'expérimentation", sur lesquels serait testée l'élaboration d'un plan d'action concerté. Celui-ci devrait impliquer fortement les collectivités territoriales, reprenant ainsi les conclusions du rapport Damon et celles du dernier rapport du Haut Comité pour le logement des personnes défavorisées. Jean-Noël Escudié / PCA
publié le 19 juin 2009 - localtis info

 

14.02.2009

STSF-SUD : Appel à la mobilisation contre la réforme de la CC 66

A L'ATTENTION DES TRAVAILLEURS SOCIAUX EN FORMATION et en ACTIVITES


Parce que nos métiers tendent vers une logique d'efficacité, où la notion d'équipe disparaîtra pour laisser place à la concurrence entre salariés,

  • Dans le projet de réforme de la Convention 66, il est prévu une individualisation des salaires selon trois critères d'efficacité : la technicité, l'autonomie et la responsabilité du travailleur.

Parce qu'on nous brandit haut et fort la loi 2002-2 rénovant l'action sociale et médico-sociale, que nous savons tous que désormais « l'usager est au centre du dispositif » et que c'est ce que nous voulons !

  • Dans le projet de réforme, les conditions de rémunération, les conditions de travail sont largement remises en cause par la suppression des congés trimestriels, des congés d'ancienneté, etc… (cf. tract initial)

Parce que l'idéologie du travail social voudrait être bafouée par cette nouvelle réforme, que nous nous sommes tous engagés dans ces métiers pour des raisons éthiques, parce que nous évoluons dans une société où les résultats doivent être quantifiés, parce que nous ne travaillons pas avec de la marchandise,

 

NOUS DISONS « NON » A LA REFORME DE LA CONVENTION 66

Ce projet n'est pas négociable.

UN SEUL MOT D'ORDRE : RETRAIT !

Les détails de la nouvelle réforme ont déjà été énoncés dans le tract rédigé par le collectif de mobilisation de IMF, vous en trouverez un bref résumé en fin de mail.

Pour l'heure, nous vous rappelons qu'il est en notre pouvoir aujourd'hui de communiquer notre mécontentement. Pour cela, nous avons décidé d'aller au bout de nos actions de multiples manières :

  • Lundi 9 février, une petite partie d'étudiants s'est mobilisé devant la Drass et a rencontré le directeur adjoint. Celui-ci a fait passer le message au Ministère du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville, Ministère de la Santé et des Sports. Message qui se voulait fort et solidaire avec les premiers concernés : les usagers !

  • Tous les lundis matin, nous envisageons de nous retrouver devant la Drass à 7h00 pour attendre la réponse du Ministère. Nous ne devons pas lâcher, il en va de notre futur métier et, plus fort que ça, des valeurs promues par une société censée accompagner des personnes en difficulté.

  • Nous envisageons également de joindre le mouvement à celui des travailleurs sociaux. Nombreuses sont les structures qui se révoltent contre ce projet de réforme. Il est en notre pouvoir de nous allier à eux pour rendre ce mouvement unifié et massif ! Pour cela, des représentants des étudiants se rendront aux différentes réunions organisées dans le cadre de cette défense.

Pour ce qui est des étudiants, deux choses sont aujourd'hui essentielles :

 

Rendez-vous à 7h00 tous les lundis matin devant la DRASS 23 rue borde métro Perier

 

Rendez-vous mercredi 18 février a 10h30 devant la préfecture pour un mouvement national avec les travailleurs sociaux

 

Grève des métros ? Prenez les devants et partez avant 7h00 !

Peur de rater un rendez-vous, le lieu de stage, les cours ? Pensez aux conditions dans lesquelles nous travaillerons si la réforme passe !

 

PAS DE NEGOCIATION, TOUCHE PAS A MA CONVENTION…

 

SINON, JE FINIRAIS PAR HAIR MON METIER !

 

voici le forum par lesquelles les infos vont transiter :
http://imf13.forumdeouf.com/forum.htm

liste mail de diffusion : etudiantsmobilisesimf@googlegroups.com

Inscrivez-vous en nous envoyant nous un mail.

Un lien pour centraliser l'ensemble de mouvements nationaux : http://touche.pas.a.la.66.free.fr/

 

Un bref rappel des points clés de la réforme :

Travailler plus sans augmentation :

suppression des congés trimestriels (à l'exception de la filière éducative et de soin qui bénéficierait de 5 jours annuels),

suppression des congés d'ancienneté et donc augmentation de la durée de travail de 10 % sans augmentation de salaire,
les 3 jours de carence pour maladie ne seront plus rémunérés,
le nouveau calcul de départ en retraite va pénaliser les temps partiels,


Remise en causes des salaires :
diminution importante de l'évolution des salaires ; la majoration au titre de l'ancienneté est de 1% par an pendant 15 ans c'est-à-dire de 15% maxi alors qu'elle est aujourd'hui de 39% pour les administratifs, de 60 % pour les techniciens qualifiés et de 75% pour les travailleurs sociaux.
l'indemnité de sujétion spéciale (prime d'internat) ne figure plus sur le projet.


Individualisation du salaire :
les salaires vont être individualisés en fonction des missions effectuées ainsi que des degrés d'atteinte des objectifs de rentabilité. Les chefs de services nous noterons selon trois critères ; technicité, autonomie et responsabilité.


Droit du travail :
il n' y aura pas de reprise d'ancienneté en cas de changement d'établissement.
l'instauration d'un service minimum en cas de grève est une remise en cause très grave du droit
syndical.
c'est la même logique de compétition, de mise en concurrence des salariés et surtout de casse
des droits collectifs qui a été mise en œuvre dans la refonte des autres conventions de la branche.

 

MOBILISONS-NOUS TANT QU'IL EST TEMPS !


Collectif d'étudiants/es travailleurs sociaux de l'IMF Marseille
Syndicat des Travailleurs Sociaux en Formation - Solidaire Unitaire et Démocratique

06:18 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : stsf-sud, social, action sociale, cc66 | | |  Facebook

17.01.2009

François Fillon lance une mission sur les politiques locales en faveur des familles modestes

Le Premier ministre vient de confier Caroline Cayeux, la maire UMP de Beauvais (Oise), une mission sur l'efficacité des politiques locales d'action sociale. Dans sa lettre de mission datée du 13 janvier (voir documents à télécharger ci-dessous), François Fillon salue le caractère "innovant" et "exemplaire" du "plan d'harmonie sociale" mis en place par la ville et le CCAS de Beauvais - un plan qui "s'attache à fournir de nouvelles réponses aux familles modestes pour les aides dans la prise en charge" d'un certain nombre de besoins (logement, énergie, crèches et cantines...).
Le chef du gouvernement demande donc à l'élue de présenter une évaluation de ce plan et des difficultés rencontrées puis, sur cette base, de "suggérer des pistes pour garantir une plus grande efficacité aux politiques d'action sociale engagées conjointement par les collectivités locales". Sur fond de crise et d'entrée en vigueur prochaine du RSA, il s'agit, estime le Premier ministre, de "conforter les initiatives innovantes réalisées par les collectivités" pour "promouvoir de nouvelles politiques de solidarité". Le tout en tenant compte de "la réflexion actuellement engagée sur la réorganisation territoriale".
Le rapport de Caroline Cayeux est attendu pour la fin du mois de mars.
La ville de Beauvais indique que sa politique d'aide spécifiquement destinée aux travailleurs pauvres (salariés à temps partiel ou en fin de contrat, familles monoparentales...), menée depuis déjà cinq ans, affiche "de bons résultats" : "Analyses et réflexion ont permis à la ville de maîtriser aujourd'hui les outils et la méthode pour venir en aide à un public longtemps ignoré des acteurs sociaux." Pour Caroline Cayeux, il s'agit de familles qui "n'entrent dans aucun des critères d'attribution d'aides au niveau national, tout en ayant des charges ne pouvant être supportées intégralement par leur salaire". Le plan "harmonie sociale" de la ville et du CCAS passe notamment par des crédits à taux zéro (prêts de 100 à 1.000 euros, remboursables sous 18 mois), un fonds aidant les familles à résorber leurs dettes de cantine et de crèche, des "tickets temps libre" pour le paiement de certaines activités de loisirs, un fonds logement... Beauvais compterait 4.500 travailleurs pauvres, sur un total de 60.000 habitants.
On relèvera que la lettre de mission de François Fillon ne mentionne pas le haut commissaire aux Solidarités actives - contrairement par exemple à ce qui avait été le cas début décembre lorsque le Premier ministre confiait à la sénatrice Sylvie Desmarescaux une mission temporaire auprès de Martin Hirsch centrée sur l'"harmonisation des droits connexes locaux" (voir notre article du 3 décembre). En sachant que les travaux des deux élues devraient logiquement se chevaucher en partie... sans que l'on ait pour l'heure d'information sur l'agencement envisagé

Claire Mallet POUR LOCALTIS INFO

Téléchargements

25.09.2008

Les Têtes Vides

Le Socialistes ont évidé le mot « socialiste » ne laissant qua la terminaison « liste » par rapport à un Social dont ils ne parlent plus !

Leur social est devenu une liste de lieux communs hérités des grandes luttes. Mais ils n’ont plus la matrice de la pensée sociale qui leur permettrait de mettre le doigt sur la réalité sociale de la société d’aujourd’hui.

Leur tête est désaffectée ! Le Social n’occupe plus les lieux de leurs têtes. La tête, en tant que forme, est toujours là pour se montrer naïvement comme une représentation sociale, une chasse gardée de la souffrance humaine, un monopole du cœur.

L’illusion naïve d’être ce cœur se permet le raccourci de se prévaloir d’être Le Peuple, avec la paresse de ne pas faire le travail de compréhension des problèmes du peuple.

La  soi-disante mission sociale court-circuite le débat et le travail au détriment du regard, de l’analyse, du diagnostic, de la réparation, de l’entreprise pour que l’humanité marche mieux. Au contraire, la mission sociale se réfugie rapidement dans un leurre de bloc qui souffre qu’il suffit d’opposer à un bloc qui ne souffrirait pas.  Lutte des classes, tellement facile !

Le socialisme en tant que mouvement qui se donne de la parure sociale pour se constituer en liste, liste socialiste, n’arrive pas à renouveler l’inventaire de ses buts de société, des points sociaux qu’elle pourrait se proposer de résoudre dans la société. Les socialistes se parent de vieux habits de lutte, de héros, de causes vénérables en termes de mémoire , mais hors de cause et d’efficacité dans la matérialité d’aujourd’hui.

L’idéal social s’est forgé au cours des siècles par l’expérience concrète d’acteurs de terrain et de penseurs qui s’en faisaient les porte-paroles. Chaque idée sociale, chaque trait de l’humanisme vient d’un fait réel concrètement enduré puis surmonté, à l’issue d’une lutte et par une solution sociale. La solution était la clef, qui ouvrait une porte, une seule, adaptée à l’instant.

Aujourd’hui les socialistes se trimbalent comme des concierges fantômes et égarés, avec un trousseau  de clefs obsolètes. L’évolution déroule des nouveaux paysages sociaux nés de l’extension de l’éducation, de la mondialisation, de la financiarisation de presque toutes les activités humaines. Dans ce vaste champ ce ne sont pas les obstacles donc les portes à franchir qui manquent, avec autant de clefs qui seraient nécessaires pour les ouvrir.

Il n’y a jamais eu autant de travail social à faire devant nous. Au contraire d’avant où l’urgence de survie immédiate et  les cloisonnements ne permettaient pas d’aller du travail au loisir en passant par la vie familiale : aujourd’hui tout se mélange et réclame, pour que l’humain puisse tenir debout, une posture sociale globale.

Il faut aujourd’hui se penser comme un Etre Social total si l’on veut tenir le coup. Nous savons tout ou presque des origines et des conséquences de nos actes sociaux. Tout acte en opposition avec la prévention de nos vies est, à la lettre, contre nature.

C’est dire que le besoin d’une grande liste de remèdes sociaux est immense et bien plus longue que la liste des candidats au poste de premier secrétaire ou de candidats présidentiables en 2012.

SOURCE MEDIAPART - PATRICK LENNER

06:37 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : socialiste, social, mission sociale, action sociale, mediapart | | |  Facebook

06.09.2008

RAPPEL (J -5 POUR L'INSCRIPTION) ACCES AUX SOINS

PRECARITE ET ACCES AUX SOINS

La Fédération de l’Entraide Protestante, en partenariat avec la FNISASIC*, co-organise un colloque national intitulé « Le système de santé au risque des inégalités : précarité et accès aux soins ».

En 2006, 14 % de la population française affirme avoir renoncé à des soins pour des raisons financières. L’évolution actuelle du système de santé ne risque-t-elle pas d’entraîner une inégalité croissante dans l’accès aux soins, en marginalisant de plus en plus de personnes ?

Programmé le vendredi 26 septembre 2008 à l’Assemblée nationale (Paris), ce colloque fera un état des lieux de l’accès aux soins des personnes en difficulté au regard des évolutions actuelles du système de santé : quels risques le creusement des inégalités d’accès aux soins fait-il peser sur notre société ? En quoi la maladie est-elle liée à la pauvreté ? Les services de proximité sont-ils une solution ? Quelle prise en charge globale de l’usager ? Comment développer un système de santé pour tous ?

Pour débattre de ces questions avec les participants, des intervenants tels que Didier Sicard, ancien président du Comité consultatif national d’éthique, Didier Gélot, secrétaire général de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale ou encore Françoise Jeanson, ancienne présidente de Médecins du Monde, seront présents.

Ce colloque s’adresse à l’ensemble des personnels, administrateurs et autres bénévoles des établissements sociaux, médico-sociaux et sanitaires ainsi qu’à toute personne intéressée par la problématique.

Il peut être pris en charge dans le cadre de la Formation continue.

Date limite d’inscription : 10 septembre 2008

Attention, la capacité d’accueil de la salle est limitée à 180 places !

Pour télécharger le programme et le bulletin d’inscription, aller sur : www.fep.asso.fr

Tel. 01 48 74 50 11

* Fédération nationale des institutions de santé et d'action sociale d'inspiration chrétienne
Fédération de l'Entraide Protestante CONTACT@FEP.ASSO.FR

06:25 Publié dans AGENDA | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : acces aux soins, france, action sociale | | |  Facebook

25.08.2008

Décret no 2008-833 du 22 août 2008 portant création du système national d’information prévu à l’article L.247-2 du code de l’action sociale et des familles et organisant la transmission des données destinées à l’alimenter

Décret no 2008-833 du code de l’action sociale et des familles

22.08.2008

ANESM : qualité des services sociaux...

* La bientraitance: définition et repères pour la mise en oeuvre.
* Conduites violentes dans les établissements accueillant des adolescents: prévention et réponses.
* Mise en oeuvre d'une stratégie d'adaptation à l'emploi des personnels au regard des populations accompagnées.
* Mise en oeuvre de l'évaluation interne dans les établissements et services visés à l'article L312-1 du code de l'action sociale et des familles.
* Expression et participation des usagers des établissements relevant du secteur de l'inclusion sociale

À TÉLÉCHARGER SUR LE SITE DE L'ANESM http://www.anesm.sante.gouv.fr/site/publications.htm

02.08.2008

La parole des SDF ?

Le désaveux de notre parole est constant !

Contacté par une organisation européenne au sujet de la parole des SDF, nous avons trouvé "amusant" que pour une fois qu'elle est sollicitée nous devions respecter un nombre précis de caractères !
Une amie du collectif nous envoie, pour info, l'enquête participative d'agora sur la parole des sdf, la place des pauvres en france.

Ce sera tout ?
Non, voilà le nouveau plan de Christine Boutin. 25 associations réunies" protestent sur certains articles... Mais restent silencieuses sur les articles 23 et 26. Le premier "assoupli" le quota de places en hébergement d'urgence en y intégrant les places de CHRS et de stabilisation. Le 2e propose de la sous-location temporaire sans garantie de relogement et pas un mot sur l'accompagnement social !

Les souvenirs remontent : décembre 2006 à strasbourg, la naissance des don quichotte, "la prise" du campement... et le vol, le détournement, le désaveux de notre parole... comme d'habitude.

Il ne s'agit pas de dénoncer l'action des associations qui sont engagées dans la précarité, dans l'urgence sociale, mais de mettre en avant combien elles collent à un modèle installé depuis des lustres qui nous déni toute parole et de ce fait va à l'encontre de nos besoins, de nos demandes et, plus incroyable, de leurs intentions.

Notre parole ?
Quelques témoignages apparaissent parfois, très rarement, en réunion. Ces témoignages ont été recueillis par les travailleurs sociaux d'une structure. Les questionnaires ont été développés en interne, on a fait appel à un sociologue comme si ce titre détenait notre vérité.

À quel moment de ce processus les SDF sont consultés ? Jamais évidemment.
Ces "témoignages" répondent aux questions que les "acteurs" de l'urgence sociale se posent, en nous tenant à l'écart ou en filtrant notre perception, notre avis d'usagers comme ils disent. Généralement sur les témoignages recueillis on en sélectionne quelques uns; sur quels critères ?

Ne sommes nous pas acteurs pour que notre parole, lorsqu'elle est sollicitée soit filtrée ?
"les sdf sont fragiles"; voilà l'excuse la plus souvent utilisée qui est lâchée !
"les sdf n'ont pas l'habitude de parler"... sous-entendu "ils s'expriment mal".
Les images des sdf filmés lors du mouvement edq sont dans les mémoires; les médias ont aimés ces hommes gueulant devant la caméra. Les médias qui pour une fois nous "donnaient la parole" se sont amusés de nous.
C'est pour cela que nous avons créé nos blogs.

Les exclus sont systématiquement exclus de leur "insertion"
C'est pour nous mettre à l'abri;
C'est pour nous placer hors péril;
C'est pour préserver notre anonymat;

Ces principes associatifs ne sont jamais remis en cause. On nous protège sans nous demander notre avis.
La distance, la violence même, qui s'intensifie entre les travailleurs sociaux et leurs "usagers" vient de là.

Une association nous appelait "clients"; j'en ai profité un jour en me positionnant comme "cliente insatisfaite et exigeante". On m'a vite replacée dans mon rôle de crève la faim dépendante. J'ai prouvé mon indépendance, en ne revenant plus. J'ai payé cash ce désaveu de ma parole, de ma personne.

L'urgence, l'hébergement, les dispositifs... ça ne marche pas
La précarité n'est pas enrayée, et elle gagne du terrain.
Tout le monde s'accorde à dire qu'elle touche tout le monde ! Le travailleur sdf, le divorcé sdf, la famille sdf... Pourtant l'image du sdf ne change pas et notre position dans tout ce foutoir de bonnes intentions n'évolue pas; forcément.

Le manque et l'impossible, voilà dans quoi on nous place, le seul "choix" qui nous est imposé. Car le sdf dans le circuit de l'urgence et de l'insertion se retrouve à chaque étape dans l'arbitraire.

Toute action passe par la contrainte
"Ce n'est pas ce que j'ai dit", "il ne s'agit pas de ça", "vous ne comprenez pas"
On a beau le dire, le répéter, nos interlocuteurs n'entendent pas nos demandes. L'objectivité n'a pas sa place dans l'urgence.
Les associations nous reprochent de vouloir "aller trop vite", nous "devons" suivre un circuit... parce-que "il faut parer au plus pressé" vous comprenez !.
Entre nos droits à (se) retrouver et l'urgence à parer, il y à les morts de la rue dont on ne connaît pas le nombre, les laissés pour compte, ceux qui baissent les bras.

Vivant ou mort le sdf est effacé systématiquement
Elle vient de là notre "invisibilité". Au collectif nous en avons parlé souvent de notre invisibilité, en dehors d'une "stagiaire" personne ne s'est intéressé à ce phénomène.

L'effacement
"le grand David", "Fred le rat", "Papillon", "Tchao", "l'intello" ... Aucun de nous n'avait de papiers, perdus depuis des lustres...

La volte face impossible
Toutes ces associations humanitaires;
Toutes ces personnes qui veulent nous aider à "en sortir"
Et ce constat : les sdf sont coincés dans la précarité et l'urgence sociale est dans une impasse.

Il serait temps de donner un espace à "la parole des sdf"

28.07.2008

L'action sociale anesthésiée ?

Reprenons collectivement l’initiative (http://web.mac.com/mihl/Site/Accueil.html)

Qui sommes-nous ?

Nous sommes tous actifs dans les métiers de l’action sociale, au sens large.

Salariés sur fonds publics et exigeant légitimement d’en vivre décemment, nous n’avons pas choisi cette voie pour faire du « business », mais par souci d’humanité et de justice.

Beaucoup d’entre nous sont quotidiennement au contact direct des gens qui souffrent et qui ont des besoins ou des demandes spécifiques. Chaque jour, ils posent des actes professionnels. Ce ne sont pas des métiers d’ « exécution », mais d’initiative et de responsabilité.

Aujourd’hui, cinq ans après les états généraux de 2004, où en sommes-nous ?

De manière générale, la situation des classes exclues, pauvres ou marginalisées, de même que celle des jeunes s’aggrave.

Les salaires stagnent par rapport aux revenus du capital.

Alors le social trinque et il trinquera demain plus encore. Pourtant protégé par la Constitution, il est devenu une variable d’ajustement. Alors que notre pays est riche ! C’est donc une affaire de choix politiques et tout spécialement de choix de politique sociale.

La relance par le haut prônée par l’actuel gouvernement est sans effet économique tangible. On assiste au contraire à un renforcement des inégalités et à un recul global des systèmes de redistribution et de partage de la richesse.

Voyons cela plus en détail.

1. ➡ Les gouvernants ne se cachent même plus pour prétendre que les pauvres coûtent trop cher et pour dénoncer les soi-disant fraudeurs. Ils ne se cachent pas non plus pour mépriser les travailleurs sociaux, du secteur public comme du secteur associatif. La privatisation des parcours vers l’emploi n’est pas loin. Elle est même déjà là !
2. ➡ Les juges pour enfants, les psychiatres et autres spécialistes voient leurs pratiques professionnelles devenir des espaces d’« obtempérance ».
3. ➡ La police s’est accaparée le dossier de la délinquance au détriment de la Justice. Les jeunes récidivistes sont désespérants pour la sécurité publique et l’éducatif est vilipendé pour ne pas être assez « performant ». Apparaissent des fichiers dangereux pour les libertés comme Edvige. La Justice contracte désormais avec Bouygues qui promet des résultats et accède ainsi au marché public des prisons.
4. ➡ La Protection judicaire de la jeunesse est renvoyée au pénal et la protection civile des enfants aux départements, plus soumise que jamais aux variations et aux limites des politiques locales, sans garanties pour les libertés publiques.
5. ➡ Dans les établissements spécialisés du secteur médico-social, de plus en plus soumis à la frénésie gestionnaire (efficacité, efficience, qualité, évaluation, concentration, CPOM), les listes d’attente s’allongent et la solution du maintien voire du retour au domicile, par exemple dans le cadre des services à la personne, a les préférences de plus d’un décideur. Ainsi chacun isolé est en charge de sa difficulté.
6. ➡ Certes, de nouveaux droits sont généreusement inventés, mais c’est souvent de l’ordre de la rhétorique plus que de l’effectivité immédiate, sauf à faire procès pour ceux qui en ont les moyens (droit au logement, droit à la scolarité pour les enfants handicapés).
7. ➡ Manque évidemment une sérieuse et courageuse politique d’offres, de la petite enfance aux personnes âgées, sans oublier les jeunes. Nous n’avons plus ni politique de l’enfance ni politique de la jeunesse.
8. ➡ L’offensive contre les services publics est engagée. Dans les territoires de la décentralisation, le développement social et les actions de solidarités sont affaire de programmes et les intervenants ne sont plus dès lors que « ressources humaines », entraînés par un régime général de mise en concurrence des opérateurs, de comparaison systématique des coûts et des résultats, et de contrôle administratif, parfois externalisé (qualité, évaluation). Comme si le social était devenu un quasi-marché.
9. ➡ La régionalisation du système de formation a accéléré son délitement et favorisé son adaptation aux besoins stratégiques du nouveau patronat social (public, associatif et lucratif), loin de ce que font nos voisins européens, souvent dans le cadre universitaire. Nous allons au contraire vers une sorte de privatisation à la française.
10. ➡ Entièrement au service du développement économique, l’État est aux abonnés absents en matière sociale. Au lieu d’en être garant, il détricote les droits sociaux. Pas rentables, peu productifs, mal gérés. Bientôt la DGAS, qui assurait tant bien que mal, l’unité politique de l’action sociale et du travail social, sera rayée de la carte. Merci la LOLF, la RGPP, l’Agence régionale de santé…
11. ➡ L’Éducation nationale est visée, mais résiste encore. Le retour aux fondamentaux s’accompagne d’un discours vichyssois contre les sciences de l’éducation et les IUFM, pendant que la réduction autoritaire des postes fait le reste. Des entreprises lucratives (ex : Acadomia ou Après la classe, ...) en font un marché de services à la personne. Les familles paieront. Dans le même temps, d’autres politiques promeuvent le droit à la scolarisation pour tous les enfants handicapés, même une heure par jour ou deux jours par mois, dénigrant au passage le secteur associatif spécialisé. Comme si c’était aussi simple.
12. ➡ Sur le front des sans-papiers, heureusement le Conseil supérieur du travail social a récemment réagi avec courage à une mise en œuvre de la politique migratoire de plus en plus attentatoire aux libertés (gestion pénalisante des familles, centres de rétention et autres pratiques). Mais n’oublions pas qu’il est présidé par la ministre !

Voilà pourquoi, il est temps de (re)prendre une fois encore la parole, tous ensemble, pour dire plus haut et plus fort : «ça suffit».

Voilà aussi pourquoi, il importe de ne pas le faire tout seuls, mais avec tous ceux qui veulent préserver une certaine idée du social, y compris quand l’intendance ne veut pas suivre.

On pense évidemment aux cadres, aux fonctionnaires, aux administrateurs, aux bénévoles, aux élus, aux universitaires et chercheurs, et, bien évidemment, aux usagers. Certains nous ont déjà rejoints dans nos mobilisations.

Des mobilisations, il en existe beaucoup dans toute la France, mais plus souvent locales que nationales, et cette dispersion est sans doute ce qui fait notre commune faiblesse.

Voilà pourquoi, un collectif composé pour l’heure de trois organisations, dont l’une est déjà un groupement, à savoir : la CPO (conférence permanente des organisations professionnelles du social), le MILH (Mouvement Interdisciplinaire pour un Humanisme Laïc) et 789 radio sociale, vous propose, dans un premier temps, de rejoindre une université de rentrée, les 4 et 5 octobre 2008, à Paris.

Ce sera l’occasion de faire le point, de rapprocher les expériences, de confronter les analyses et surtout de décider des suites à donner.

Au plan pratique, pour des raisons faciles à comprendre, nous n’assurerons ni prise en charge ni logement ni restauration. À chacun de prendre ses responsabilités.

Nous retiendrons seulement un lieu permettant tout à la fois de travailler en petits et en grands groupes. Nous avons également imaginé une soirée plus conviviale, mais sans repas. Des précisions sur le lieu seront fournies début septembre.

Sans parler d’inscription, il serait néanmoins important de savoir quelles sont vos intentions. Pour cela une seule adresse mail durant l’été: jacques1@cegetel.net

Merci à tous et à très bientôt.

Pour la CPO : François Chobeaux : www.cemea.asso.fr/spip.php?rubrique380

Pour le MILH : Joël Dutertre : joel.dutertre@free.fr

Pour 789 radio sociale : Martine Pottier ; www.789radiosociale.org

 

25.07.2008

Une nouvelle édition du guide «CCAS-CIAS»

A l’occasion du renouvellement des conseils municipaux et des membres du conseil d’administration des CCAS/CIAS, l’AMF et l'Union nationale des centres communaux d'action sociale (UNCASS) rééditent la brochure sur le centre communal et intercommunal d'action sociale.

Ce guide pratique traite l'essentiel à connaître sur le fonctionnement, les ressources et les attributions des CCAS/CIAS. Il prend en compte les changements intervenus depuis le 1er novembre 2005, date de la précédente édition, concernant notamment la suppression des commissions d’admission à l’aide sociale, la procédure de domiciliation, la création du Répertoire national commun de la protection sociale (RNCPS), et le recrutement des directeurs ou directeurs adjoints de CCAS/CIAS sur des emplois fonctionnels.

Depuis 1978, le bureau d’aide sociale (anciens bureaux de bienfaisance, créés par la loi du 7 frimaire an V et bureaux d’assistance rendus obligatoires dans chaque commune par la loi du 15 juillet 1883) a pris le nom de centre communal d’action sociale, nom qui ne sera consacré qu’en 1986 par la loi du 6 janvier 1986.
Ce n’est qu’en 1995 que sont enfin précisées les missions et l’organisation du CCAS par un décret (1). Le principe est que chaque commune doit constituer un centre communal d’action sociale.
Toutefois, lorsqu’un EPCI est compétent en matière d’action sociale, il peut décider de créer un centre intercommunal d’action sociale (CIAS). Il pourra donc s’opérer à l’échelon local un partage de l’action sociale entre le niveau communal (CCAS et ville) et le niveau intercommunal (CIAS et structure intercommunale).
Le CCAS/CIAS est un établissement public administratif communal ou intercommunal.
Même si les liens avec la commune ou le groupement de communes de rattachement sont très étroits, le CCAS ou le CIAS a donc une personnalité juridique distincte, c’est à dire un conseil d’administration, un budget propre, un personnel propre.
Les CCAS des villes de Paris, Lyon et Marseille ont un statut particulier.
(1) Décret 95-562 du 6 mai 1995 modifié par le décret 2000-6 du 4 janvier 2000, codifié aux articles R 123-1 et suivants du Code de l’action sociale et familiale.

Télécharger le guide, lien ci-dessous
http://www.amf.asso.fr/documents/fichier.asp?FTP=AMF_2008...

 

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19.07.2008

L’ action sociale anesthésiée ? Reprenons collectivement l’initiative

Université de rentrée les 4 et 5 octobre à Paris

Vendredi 18 juillet 2008, par fred // Alterministère du développement social

L’action sociale anesthésiée ?

Reprenons collectivement l’initiative

Source de l’article : Psychasoc

Qui sommes-nous ?

Nous sommes tous actifs dans les métiers de l’action sociale, au sens large.

Salariés sur fonds publics et exigeant légitimement d’en vivre décemment, nous n’avons pas choisi cette voie pour faire du « business », mais par souci d’humanité et de justice.

Beaucoup d’entre nous sont quotidiennement au contact direct des gens qui souffrent et qui ont des besoins ou des demandes spécifiques. Chaque jour, ils posent des actes professionnels. Ce ne sont pas des métiers d’ « exécution », mais d’initiative et de responsabilité.

Aujourd’hui, cinq ans après les états généraux de 2004, où en sommes-nous ?

De manière générale, la situation des classes exclues, pauvres ou marginalisées, de même que celle des jeunes s’aggrave.

Les salaires stagnent par rapport aux revenus du capital.

Alors le social trinque et il trinquera demain plus encore. Pourtant protégé par la Constitution, il est devenu une variable d’ajustement. Alors que notre pays est riche ! C’est donc une affaire de choix politiques et tout spécialement de choix de politique sociale.

La relance par le haut prônée par l’actuel gouvernement est sans effet économique tangible. On assiste au contraire à un renforcement des inégalités et à un recul global des systèmes de redistribution et de partage de la richesse.

Voyons cela plus en détail.

- Les gouvernants ne se cachent même plus pour prétendre que les pauvres coutent trop cher et pour dénoncer les soi-disant fraudeurs. Ils ne se cachent pas non plus pour mépriser les travailleurs sociaux, du secteur public comme du secteur associatif. La privatisation des parcours vers l’emploi n’est pas loin. Elle est même déjà là !

- Les juges pour enfants, les psychiatres et autres spécialistes voient leurs pratiques professionnelles devenir des espaces d’« obtempérance ».

- La police s’est accaparée le dossier de la délinquance au détriment de la Justice. Les jeunes récidivistes sont désespérants pour la sécurité publique et l’éducatif est vilipendé pour ne pas être assez « performant ». Apparaissent des fichiers dangereux pour les libertés comme Edvige. La Justice contracte désormais avec Bouygues qui promet des résultats et accède ainsi au marché public des prisons.

- La Protection judiciaire de la jeunesse est renvoyée au pénal et la protection civile des enfants aux départements, plus soumise que jamais aux variations et aux limites des politiques locales, sans garanties pour les libertés publiques.

- Dans les établissements spécialisés du secteur médico-social, de plus en plus soumis à la frénésie gestionnaire (efficacité, efficience, qualité, évaluation, concentration, CPOM), les listes d’attente s’allongent et la solution du maintien voire du retour au domicile, par exemple dans le cadre des services à la personne, a les préférences de plus d’un décideur. Ainsi chacun isolé est en charge de sa difficulté.

- Certes, de nouveaux droits sont généreusement inventés, mais c’est souvent de l’ordre de la rhétorique plus que de l’effectivité immédiate, sauf à faire procès pour ceux qui en ont les moyens (droit au logement, droit à la scolarité pour les enfants handicapés).

- Manque évidemment une sérieuse et courageuse politique d’offres, de la petite enfance aux personnes âgées, sans oublier les jeunes. Nous n’avons plus ni politique de l’enfance ni politique de la jeunesse.

- L’offensive contre les services publics est engagée. Dans les territoires de la décentralisation, le développement social et les actions de solidarités sont affaire de programmes et les intervenants ne sont plus dès lors que « ressources humaines », entrainés par un régime général de mise en concurrence des opérateurs, de comparaison systématique des couts et des résultats, et de contrôle administratif, parfois externalisé (qualité, évaluation). Comme si le social était devenu un quasi-marché.

- La régionalisation du système de formation a accéléré son délitement et favorisé son adaptation aux besoins stratégiques du nouveau patronat social (public, associatif et lucratif), loin de ce que font nos voisins européens, souvent dans le cadre universitaire. Nous allons au contraire vers une sorte de privatisation à la française.

- Entièrement au service du développement économique, l’État est aux abonnés absents en matière sociale. Au lieu d’en être garant, il détricote les droits sociaux. Pas rentables, peu productifs, mal gérés. Bientôt la DGAS, qui assurait tant bien que mal, l’unité politique de l’action sociale et du travail social, sera rayée de la carte. Merci la LOLF, la RGPP, l’Agence régionale de santé…

- L’Éducation nationale est visée, mais résiste encore. Le retour aux fondamentaux s’accompagne d’un discours vichyssois contre les sciences de l’éducation et les IUFM, pendant que la réduction autoritaire des postes fait le reste. Des entreprises lucratives (ex : Acadomia ou Après la classe, …) en font un marché de services à la personne. Les familles paieront. Dans le même temps, d’autres politiques promeuvent le droit à la scolarisation pour tous les enfants handicapés, même une heure par jour ou deux jours par mois, dénigrant au passage le secteur associatif spécialisé. Comme si c’était aussi simple.

- Sur le front des sans-papiers, heureusement le Conseil supérieur du travail social a récemment réagi avec courage à une mise en œuvre de la politique migratoire de plus en plus attentatoire aux libertés (gestion pénalisante des familles, centres de rétention et autres pratiques). Mais n’oublions pas qu’il est présidé par la ministre !

Voilà pourquoi, il est temps de (re)prendre une fois encore la parole, tous ensemble, pour dire plus haut et plus fort : « ça suffit ».

Voilà aussi pourquoi, il importe de ne pas le faire tout seuls, mais avec tous ceux qui veulent préserver une certaine idée du social, y compris quand l’intendance ne veut pas suivre.

On pense évidemment aux cadres, aux fonctionnaires, aux administrateurs, aux bénévoles, aux élus, aux universitaires et chercheurs, et, bien évidemment, aux usagers. Certains nous ont déjà rejoints dans nos mobilisations.

Des mobilisations, il en existe beaucoup dans toute la France, mais plus souvent locales que nationales, et cette dispersion est sans doute ce qui fait notre commune faiblesse.

Voilà pourquoi, un collectif composé pour l’heure de trois organisations, dont l’une est déjà un groupement, à savoir : la CPO (conférence permanente des organisations professionnelles du social), le MILH (Mouvement Interdisciplinaire pour un Humanisme Laïc) et 789 radio sociale, vous propose, dans un premier temps, de rejoindre une université de rentrée, les 4 et 5 octobre 2008, à Paris.

Ce sera l’occasion de faire le point, de rapprocher les expériences, de confronter les analyses et surtout de décider des suites à donner.

Au plan pratique, pour des raisons faciles à comprendre, nous n’assurerons ni prise en charge ni logement ni restauration. À chacun de prendre ses responsabilités.

Nous retiendrons seulement un lieu permettant tout à la fois de travailler en petits et en grands groupes. Nous avons également imaginé une soirée plus conviviale, mais sans repas. Des précisions sur le lieu seront fournies début septembre.

Sans parler d’inscription, il serait néanmoins important de savoir quelles sont vos intentions.

Pour cela une seule adresse mail durant l’été : jacques1[at]cegetel.net

Merci à tous et à très bientôt.

Pour la CPO : François Chobeaux : www.cemea.asso.fr/spip.php?r…

Pour le MILH : Joël Dutertre : joel.dutertre[at]free.fr

Pour 789 radio sociale : Martine Pottier ; www.789radiosociale.org

06:36 Publié dans Action | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : action sociale, travailleurs sociaux | | |  Facebook

16.07.2008

Les ARS, horizon 2009 ?

En ces temps de turbulences, l'APIASS vous propose un triple éclairage sur une réforme qui, pour être partie de très loin, pourrait bien arriver très vite...

* Eclairage de fond, avec un retour historique sur une idée qui va fêter ses 15 ans en 2008.
* Eclairage associatif, avec une sélection d'articles de "IASS La Revue" consacrés (plus ou moins directement) aux ARS depuis 1996.
* Eclairage "à chaud", avec une revue de presse régulière des articles publiés sur le net.

Site des inspecteurs de l'action sanitaire et sociale

08:38 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ars, dras, ddass, action sociale, santÉ | | |  Facebook

09.07.2008

La Cimade reçoit un prix spécial du jury du Prix de l'Edit de Nantes

A l'occasion du 3ème Forum mondial des droits de l'Homme qui s'est tenu à Nantes du 30 juin au 3 juillet 2008, Jean-Marc Ayrault, député-maire de la ville, a remis à la Cimade un "prix spécial du jury" du Prix de l'Edit de Nantes.

Ce prix récompense près de 70 ans d'engagement aux côtés des étrangers, à travers l’action des bénévoles de la Cimade qui agissent auprès des personnes sans papiers notamment dans les centres de rétention.

Evoquant le récent vote de la directive retour et les enjeux de la présidence française de l'Union européenne, le jury a souhaité "rappeler par son choix que la vigilance vis-à-vis des Droits de l’Homme doit aussi s’exercer sur le sol européen et adresser un signe aux populations touchées comme aux gouvernements de l’Union Européenne ".

Le Prix de l'Edit de Nantes récompense un individu, un groupe d'individus ou une organisation qui, par un engagement personnel ou collectif, agit pour le respect des libertés de conscience et d'opinion, contre toutes les formes de discriminations et pour la défense de l'Etat de droit, dans l'ordre national ou dans l'ordre international, et plus généralement pour la paix civile.

Ce prix a été créé en 1990, à l’initiative de la municipalité, afin de rappeler la signature à Nantes, en avril 1598, par Henri IV, de l’Edit mettant fin aux persécutions à l’encontre des Protestants.

Depuis 2006, le Prix est attribué tous les deux ans et remis à l’occasion du Forum Mondial des Droits de l’Homme

06:39 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cimade, sans-papiers, aide juridique, action sociale | | |  Facebook

04.07.2008

La Cimade dans le viseur du gouvernement

CATHERINE COROLLER - LBÉRATION QUOTIDIEN

A quelle association les sans-papiers placés en centre de rétention administrative (CRA) dans l’attente d’une éventuelle expulsion vont-ils pouvoir demander une aide juridique à partir de janvier 2009 ? A la Cimade, association à qui l’Etat a confié cette mission depuis 1985 ? Au Secours catholique ? A la Croix-Rouge ? A la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) ? La balle est dans le camp du ministère de l’Immigration.

«Remarques».
La convention triennale liant l’Etat et la Cimade arrivant à échéance en décembre, les tractations entre l’administration et les différentes associations vont bon train ces jours-ci. Elles devraient aboutir rapidement, compte tenu du temps nécessaire pour organiser l’appel d’offres. S’il y a aujourd’hui suspens, c’est que la Cimade n’est pas en odeur de sainteté auprès du ministère de l’Immigration. «Nous avons reçu des remarques répétées, depuis quelques mois, sur le fait que notre parole agaçait les pouvoirs publics», avait révélé, en avril, Laurent Giovannoni, secrétaire général de la Cimade, lors de la présentation du rapport 2007.

«Concurrence».
«La Cimade passe son temps à critiquer le gouvernement de manière assez violente», confirme Patrick Gaubert (UMP), député européen et président de la Licra. A défaut de pouvoir se passer totalement des services de la Cimade, mesure qui serait politiquement délicate à défendre, le ministère a envisagé d’éclater les centres de rétention en plusieurs lots : une partie étant laissée à la Cimade, l’autre confiée à la Croix-Rouge. Las, cette dernière association a décliné l’invitation. «Nous avons rencontré plusieurs fois le secrétaire général du ministère de l’Immigration et nous lui avons dit que nous ne voulions pas faire concurrence à d’autres associations, et que nous ne postulerions pas pour une mission d’assistance juridique dans les centres de rétention», explique Didier Piard, directeur de l’action sociale de la Croix-Rouge française. Une mission humanitaire lui conviendrait, en revanche.

Patrick Gaubert affirme également qu’aller dans les centres n’est pas la «vocation» de la Licra . Pour autant, ce militant UMP, qui a l’oreille de Brice Hortefeux, ne se gêne pas pour mettre en doute l’efficacité de l’aide juridique apportée par la Cimade aux étrangers placés en centre de rétention, compte tenu de l’argent qu’elle reçoit (3,88 millions d’euros) par an.

Tandem. L’autre solution serait un tandem Cimade-Secours catholique, placé sous le signe de la complémentarité plutôt que de la rivalité. A l’initiative de la Cimade, les deux associations ont entamé des pourparlers il y a deux ans. Le Secours catholique connaît bien la problématique des sans-papiers. 30 % des personnes qui le sollicitent sont des étrangers en situation irrégulière. La Cimade et le Secours catholique ont été reçus par Brice Hortefeux. Leur proposition sera-t-elle retenue ? Moins coutumier que la Cimade des prises de position publique, le Secours catholique sait aussi exprimer ses désaccords avec le gouvernement. En juillet 2006, il s’était publiquement opposé à certains aspects de la loi sur l’immigration défendue par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur. Contestant l’aspect utilitariste d’un texte visant à promouvoir une immigration quasi exclusivement «choisie».

07:40 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : cimade, sans-papiers, aide juridique, action sociale | | |  Facebook

26.06.2008

Les CAF en danger, la protection sociale menacée !

Créé en mars 2007, à l'initiative de militants CGT qui ressentaient le besoin d'une information spécifique pour les CAF, ce blog a acquis au fil des mois une audience beaucoup plus large et s'est ouvert aux contributions d'autres syndicats. Depuis d'autres blogs -qui figurent dans nos liens- se sont constitués et diffusent à propos des CAF une information locale et nationale.

Ce blog a vocation à être un lieu d'information et d'expression unitaire, respectueux de l'identité et des appartenances de chacun, ouvert à tous ceux, syndiqués ou non, qui refusent le démantèlement des CAF et leur disparition en tant qu'organisme social, et veulent se battre pour conserver nos acquis et continuer à offrir un service de qualité à nos allocataires.

Nous nous adressons entre autres aux travailleurs sociaux, dont l'identité professionnelle et les missions sont particulièrement menacées. Le pire n'est pas certain, si nous savons nous mobiliser.

L'administration de ce blog est désormais pluraliste (CGT-UNSA).
http://travailleurs-sociaux-caf-cgt.over-blog.com/

Vous pouvez envoyer vos témoignages et contributions sur le mèl, en indiquant, le cas échéant, votre syndicat :
caf-en-danger@hotmail.fr

06:53 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : caf, action sociale, travailleurs sociaux | | |  Facebook

21.06.2008

Drass et DDASS vont disparaître : l'État se désengage de toute solidarité

Une réforme de la DDASS qui ne passe pas

Stupeur et tremblements au sein des organisations syndicales du ministère de la Santé. Conduite par l'Unsa, une intersyndicale dénonçait, hier matin devant la Cité administrative, le regroupement des Directions régional et départemental des affaires sanitaires et sociales (Drass et DDASS) au sein d'une nouvelle Agence régionale de santé (ARS). Entre autres craintes exprimées, des mobilités fonctionnelles et géographiques imposées, la « liquidation du statut de fonctionnaire d'Etat » des personnels en place au profit d'un statut de fonctionnaire territorial, voire leur remplacement par des contractuels supposés moins chers et moins qualifiés.

Autre point de discorde, le devenir de l'action sociale de proximité, qui devrait désormais être rattachée aux services de la préfecture. Une perspective peu rassurante pour François Jouan, membre de l'intersyndicale, qui relève sobrement qu'en matière sociale, ce service « s'est, d'expérience, toujours retourné vers la DDASS ».

Christophe Nonnenmacher - ©2008 20 minutes

Aucune opposition contre l'éclatement de l'action sociale. Peut-on parler d'opposition lorsque les syndicats se contentent de faire leur petite manifestation dans quelques villes ? Chacun dans son coin y va de sa prostestation... Ceux qui vont payer le prix fort ce sont, nous, les pauvres.

Le Collectif SDF Alsace proteste contre la création future des agences régionales de santé (ARS) par le gouvernement. Nous continuerons d'exiger de l'État qu'il obéisse aux lois en assurant ses droits à chaque citoyen.

Sous les termes de "pilotage territorial unifié du système de santé" se cache le démantèlement de tous les services d'action sanitaire et social. Moins de personnel évidemment, car il n'est prévu que quelques antennes dans chaque région. Que penser de l'action sociale entre les mains des Préfectures ?

Le Collectif SDF Alsace est contre ces dispositions "assassinent". À l'évidence les pauvres resteront pauvres et avec toujours plus de droits bafoués. Citoyen lève toi. 

10:27 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ars, dras, ddass, action sociale, santÉ | | |  Facebook

14.05.2008

Les barèmes pour le calcul des ressources des personnes hébergées en centre d'accueil pour demandeurs d'asile

MAIRE INFO - Les barèmes pour le calcul des ressources des personnes hébergées en centre d'accueil pour demandeurs d'asile

Un récent arrêté (1) fixe les barèmes pour le calcul du montant de la participation financière dont les personnes hébergées en centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) doivent s'acquitter, en application de l'article R. 348-4 du Code de l'action sociale et des familles.

Les personnes hébergées dans un centre d'accueil pour demandeurs d'asile dont le niveau de ressources mensuelles est égal ou supérieur au montant du revenu minimum d'insertion (RMI) (soit 447,91 € au 1er janvier 2008), doivent s'acquitter d'une participation financière dont le montant est fixé par le préfet dans chaque département, sur la base du barème suivant:

-s'agissant d'une personne isolée, avec ou non un enfant, ou d'un couple, la fourchette se situe entre 20 et 40% des ressources en cas d'hébergement avec restauration collective ; entre 20 et 30% en cas d'hébergement avec restauration mixte; et entre 15 et 30% en cas d'hébergement sans restauration ;

-s'agissant de familles à partir de 3 personnes, la fourchette se situe entre15 et 30% des ressources en cas d'hébergement avec restauration collective ou mixte, et entre 10 et 20% en cas d'hébergement sans restauration.

Par ailleurs, les personnes accueillies dans les établissements pour demandeurs d'asile peuvent bénéficier de l'allocation mensuelle de subsistance prévue à l'article R. 348-4, II, du Code de l'action sociale et des familles à condition de justifier de ressources inférieures au montant de l'allocation définie en application du barème fixé par le présent arrêté, et tenant compte de sa situation familiale ainsi que de la nature des prestations offertes par l'établissement d'accueil. Cette allocation est versée par le centre d'accueil.

Sont prises en considération les ressources de l'intéressé (et, le cas échéant, de son conjoint, de son concubin ou de son partenaire lié par un PACS) effectivement perçues au cours des trois derniers mois civils précédant l'entrée dans l'établissement, telles qu'elles doivent être déclarées à l'administration fiscale pour le calcul de l'impôt sur le revenu avant déduction des divers abattements. La situation familiale, de même que la condition de ressources, sont appréciées au jour de l'entrée dans le centre d'accueil pour demandeurs d'asile, et à chaque changement de situation signalé par la personne hébergée.

(1) Arrêté du 31 mars 2008, JO du 3 mai 2008- Accéder au texte, lien ci-dessous

Liens complémentaires :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=A...

05.12.2007

Boutin annonce l'extension de la garantie des risques locatifs "aux publics les plus sensibles"

La ministre du Logement Christine Boutin a annoncé mardi l'extension de la garantie des risques locatifs "aux publics les plus sensibles" en plus des mesures sur le logement annoncées par Nicolas Sarkozy dans le but d'améliorer le pouvoir d'achat.
Rappelant la mise en place "dès le 1er janvier" des mesures annoncées jeudi par le chef de l'Etat (indexation des loyers sur l'inflation, suppression de la caution et réduction à un mois des dépôts de garantie), Mme Boutin a expliqué que celles-ci "seront accompagnées dès le 1er janvier par une extension de la garantie des risques locatifs à l'ensemble des publics fragiles".

La GRL, système de caution publique, permet d'indemniser le propriétaire en cas d'impayés du locataire à tout moment pendant la durée du bail. Pendant cette période, la situation du locataire est examinée afin que sa situation puisse être régularisée et un suivi social mis en place pour ceux les plus en difficulté.

Formidable ! Après le travail obligatoire de hirch, le suivi social imposé! Pfuuut on l'a échappé belle nous avec notre "accompagnement" social choisi !

04.12.2007

TROP DE GESTION TUE LE SOCIAL

789 Radio Sociale

Michel Chauvière publie aux éditions la Découverte son dernier essai "trop de gestion tue le social" . Il interpelle les professionnels sur les dangers d’une "chalandisation" du social. Un phénomène qui envahit progressivement nos pratiques, jusqu’à en modifier ses fondements, sa raison d’être : "Les idées libérales progressent aujourd’hui par le social. Nous n’aurions plus les moyens économiques de notre modèle historique et il faudrait donc tout à la fois réduire la voilure et ouvrir le « marché du social ». Un peu partout, des normes de « bonne gestion », autrement dit d’optimisation des dépenses improductives, s’imposent à tous les acteurs bénéficiant de fonds publics. Pour tous ceux qui ont flairé l’aubaine et commencé à faire des affaires, les idéaux de solidarité nationale ou d’émancipation individuelle deviennent des archaïsmes. Il en est ainsi du côté des personnes âgées dépendantes, des personnes handicapées, de la petite enfance, de l’échec scolaire, de la formation… Comment opèrent en détail ces changements ? Quelles en sont les conséquences pour l’action sociale... lire la suite

04:40 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : travailleur social, action sociale | | |  Facebook

 
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