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07.08.2008

Toulouse7.com a enquêté sur les pratiques des agences immobilières toulousaines

Locations Immobilières à Toulouse, pratiques douteuses

Pratiques douteuses, biens insalubres, désinvoltures des agents immobiliers, Toulouse7.com a enquêté sur les pratiques des agences immobilières toulousaines et le marché de la location d'appartements. Un récit accablant sur les us et coutumes d'une profession souvent décriée.

Un centre ville très prisé qui ne cesse de s'étendre

Oublions tout d'abord les appartements de type studio ou T1. En cette période estivale ils sont pris d'assaut par les futurs étudiants de la ville rose. Le centre ville reste le coeur de l'attraction. Plusieurs facteurs expliquent cet engouement. Tout d'abord la localisation de l'UT1 et de Grande Ecoles dans le centre et ensuite, la présence du métro qui permet de rallier en 15 minutes les autres principaux sites universitaires toulousains.

L'attraction est telle pour le centre ville que les agences immobilières semblent plus prédisposées que précédemment au système de collocation. De fait c'est aussi cette pratique du loger ensemble qui gènère une pression supplémentaire sur le marché locatif du T3 et plus.

Internet : une cartographie approximative de l'offre

Voici une entrée possible pour évaluer l'offre sur le marché toulousain, apprécier la nature des biens, leur localisation et les prix pratiqués. L'avantage de ce média est d'offrir une vitrine aux diverses agences immobilières et aux quelques rares propriétaires qui s'aventurent dans la location de gré à gré. Pour les futurs locataires ces sites permettent d'accomplir un premier tri sur le marché de l'offre. A l'expérience, on peut regretter l'absence de mise à jour quotidienne de ces sites, si bien que les biens proposés sont déjà loués. Ajoutons qu'une information sur la périodicité de la mise à jour constituerait un élément précieux pour l'internaute quant à la pertinence de l'information proposée.

On peut ainsi rester sur sa faim quant à l'interactivité proposée par ces sites entre les futurs locataires et les gestionnaires de biens. En effet, les mails transmis pour les visites de biens sont restés lettre morte et montrent que ce surplus d'activité est laissé de côté par les agences. En somme voici un service qui n'en est pas un.

" à Deux pas" soit 20 minutes de marche

Une fois passées les offres au tamis d'internet, il ne reste plus qu'à aller rencontrer les agents immobiliers. Et là on prend la mesure d'un service à géométrie variable.

Tout d'abord les agences qui laissent dans leurs vitrines des offres qui n'en sont plus afin que vous franchissiez les pas de porte. On en profite alors parfois pour vous proposer des biens "à deux pas du centre ville" alors que vous résiderez dans le haut du quartier Guilhemery ou bien aux Arènes. Compter 20 minutes pour un bon marcheur, réalitée ignorée d'un non toulousain.

Visites groupées et mise en concurrence

Ensuite les appréciations sur ce qu'est l'ancien laissent parfois pantois : ainsi un appartement construit dans les années 90 rentre dans cette catégorie pour certaines agences. Oublier bien vite parquet et cheminées qui pourraient apporter un supplément d'âme.

Si ces distorsions peuvent être facilement levées par la discussion, il n'en reste pas moins que les visites réservent encore bien des surprises.

 

Tout comme à Paris et pour faire face à la demande, certaines agences recourent aux visites groupées sans forcément le préciser. Vous vous trouvez ainsi dans une forme de concurrence qui ne dit pas son nom et la situation est souvent inconfortable pour les parties en présence.

Une baignoire à nettoyer à l'acide chlorhydrique, souris en prime

Un abîme surgit parfois à la visite des biens décrits par les professionnels. Ainsi "le patio" signalé dans l'annonce pour un appartement au centre ville se révèle être un puit de jour étouffant et qui plus seule ouverture sur l'extérieur dans un appartement qui comporte 4 pièces aveugles. Vive la fée électricité pour vivre dans ce logement !

Ce petit arrangement avec le réel n'est rien au vu de l'état d'insalubrité de certains biens proposés par des agences : parties communes mal odorantes, salle de bain recouverte de rouille et de moisissures, etc. Et lorsque vous retournez à l'agence pour expliquer que ce bien mériterait à tout le moins "un toilettage", on vous répond que "l'on ne connais pas l'état de cet appartement puisqu'on a pas réalisé l'état des lieux de sortie et que l'on ne sait pas si le propriétaire souhaitera ou non faire des travaux".

On ajoute, que si ce dernier y consent, "le loyer risque d'augmenter". Logique de marché quand tu nous tiens. CQFD.

En somme force est de constater que les disparités de service existent sur le marché de l'immobilier toulousain et que les agences franchisées, même si elles ne peuvent répondre à vos attentes, soignent l'accueil réservé aux clients. Les états de services pour les agences "familiales" sont pour le moins beaucoup plus disparates : le sérieux y côtoie parfois le dilettantismes débonnaire.

Jeanne Carré

06:05 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : agences immobilières, location d'appartements | | |  Facebook

09.06.2008

La crise fauche aussi les agences immobilières

Profitant d’une période euphorique, les agences immobilières se sont multipliées au début des années 2000. Aujourd'hui, la chute des transactions entraîne la fermeture des plus fragiles d'entre elles.

Des agences immobilières commencent à fermer leurs portes, le nombre de transactions ayant fortement chuté depuis le début de l’année dans un contexte de ralentissement du secteur.

«C’est un mouvement de balancier économique normal et sain en raison de la baisse de l’activité des transactions», affirme Jean-François Buet, secrétaire général de la Fnaim (Fédération nationale de l’immobilier), qui n’a pas encore recensé le nombre de cessations d’activité.

Au début de l’année, Bernard Cadeau, président d’Orpi, le premier réseau en France, avait prédit que «l’année 2008 verrait la fermeture probable de nombreuses agences immobilières», ajoutant «que ce ne serait que justice».

Le net ralentissement de l’immobilier en France a été confirmé fin mai, avec l’annonce d’un effondrement des ventes de logements neufs au premier trimestre (-27,9% sur un an) et une chute du nombre des mises en chantier, selon le ministère de l’Ecologie.

«Globalement, la baisse du nombre des transactions est d’environ 20% sur le marché de l’ancien», affirment Patrick-Michel Khider et Bernard de Crémiers, co-présidents de Laforêt Immobilier, un réseau qui compte 850 agences.

Cette chute des transactions est estimée à 15% par Hervé Bléry, directeur général de Century 21, qui prévoit pourtant de porter le nombre de ses agences, en franchise, de 950 à 1.000 fin 2009.

«Mais cette progression s’effectuera avec 100 nouvelles agences alors qu’il y aura 50 non-renouvellement de contrats d’agences qui ont des parts de marché insuffisantes», souligne M. Bléry. Il entend être «beaucoup plus vigilant» sur de nouvelles ouvertures, notamment dans les banlieues des grandes agglomérations.

Profitant d’une période euphorique, avec des prix de l’immobiler qui explosaient un peu partout en France, les agences immobilières se sont multipliées au début des années 2000.

Au point de faire tomber la part des transactions de particulier à particulier, une spécificité française, de 50% à 35% du total.

En 12 ans, le nombre de «cartes professionnelles» (qui peuvent concerner plusieurs agences) a presque doublé, passant de 17.000 à 30.000, alors que le nombre de transactions réalisées par les agences immobilières ne progressait que de 60% (680.000 contre 420.000), selon des chiffres de la FNAIM.

«Les cessations d’activité concernent surtout des petites structures indépendantes qui s’étaient crées il y a trois ou quatre ans en profitant du boom de l’immobilier», indique M. Buet.

Cette contraction du nombre de transactions n’a pour le moment aucune incidence sur les prix. «En tendance nationale, les prix devraient être stables pendant toute l’année 2008», affirme M. Bléry. Avec toutefois de fortes disparités selon les régions: «une augmentation de 5% pour Paris intra-muros, une stabilité pour l’Ile-de-France et les centres-villes d’agglomérations comme Nantes, des baisses pour des villes moyennes», ajoute-t-il.

Mais malgré la morosité du marché, personne en France n’imagine un scénario catastrophe comme en Espagne, où en 2007 quelque 40.000 petites agences immobilières ont fermé leurs portes, soit la moitié du total, selon l’association des agences de propriété immobilière (API). LIBERATION.FR

02.05.2008

Discrimination au logement: six mois avec sursis pour l'ex-gérante d'une agence immobilière iséroise

GRENOBLE - La cour d'appel de Grenoble a condamné mercredi une ancienne gérante de l'agence immobilière Mil'im de Vienne (Isère) à six mois de prison avec sursis pour des faits de discrimination au logement entre 2000 et 2002, a-t-on appris de source judiciaire.

Martine Blondelet, 53 ans, devra en outre verser 10.000 euros de dommages et intérêts à SOS Racisme qui s'était portée partie civile. La cour a confirmé le jugement de première instance prononcé le 9 janvier 2007 par le tribunal correctionnel de Vienne. A l'époque, SOS Racisme avait salué "la plus lourde peine prononcée dans un cas de discrimination au logement qui fera certainement jurisprudence", espérant "voir cette même sévérité appliquée lors des prochains procès contre Mil'Im".

Les agences Mil'im vendent des listes de logements à des candidats à la location. En 2001, une ancienne salariée de l'agence lyonnaise avait dénoncé à SOS Racisme l'existence d'un double codage ethnique dans l'entreprise. Selon elle, les candidats à la location se voyaient attribuer un numéro en fonction de leur origine ethnique. Les préférences des propriétaires étaient également cryptées: un code 2 signifiait "pas d'animaux" et un code 3 "pas d'étrangers".

Suite à ce témoignage, SOS Racisme avait organisé des testings dans les agences Mil'im de Vienne, Lyon, Saint-Nazaire, Caen, Rennes, Metz, Strasbourg, Mulhouse et Amiens. L'association avait conclu qu'il existait un système généralisé de discrimination chez Mil'im et avait déposé en 2003 une dizaine de plaintes avec constitution de partie civile. AP

 
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