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13.07.2009

LES AIDES AU LOGEMENT

Aides pour les étudiants

Les aides pour se loger : comment en profiter ?

Revue de détail des nombreux coups de pouce dont peut profiter votre enfant.

Votre enfant s’inscrit dans une ville éloignée de votre domicile, et il déménage. Première difficulté : payer le dépôt de garantie de son nouveau chez-lui. Si vous ne pouvez pas avancer cette somme, votre chère tête blonde demandera une avance Loca-Pass au 1 % logement. Elle permet de financer le dépôt de garantie dans la limite de 2.300 euros, sous forme d’un prêt gratuit de trois ans maximum. Autre possibilité : choisir une banque qui propose un financement du dépôt de garantie et une caution bancaire en cas d’impayés de loyer.

Second point à régler : le paiement du loyer, votre enfant aura intérêt à demander une allocation à la Caisse d’allocations familiales (CAF). Pour cela, il faut qu’il soit titulaire du bail de location et que ses ressources ne dépassent pas certains plafonds (tenez-en compte si vous lui versez une pension). Les plus courantes sont l’aide personnalisée au logement (APL) et l’allocation de logement à caractère social (ALS), qui ne sont pas cumulables entre elles. L’APL est versée par la CAF au propriétaire bailleur, le complément de loyer étant payé par votre enfant. L’ALS sera, elle, octroyée à l’étudiant à condition que son logement ne soit pas conventionné et réponde aux normes de décence.

La tribune

Les aides financières au logement

Ces aides sont au nombre de trois : l’Allocation de Logement Familiale (ALF), l’Allocation de Logement Sociale (ALS), l’Aide Personnalisée au Logement (APL). Nous n’en indiquerons que les grandes lignes. Pour les détails, on consultera les caisses d’allocations familiales.

L’Allocation de Logement Sociale

L’Allocation de Logement Sociale (ALS) est une prestation versée aux locataires ou aux propriétaires pour réduire leurs dépenses de loyer ou de remboursement de prêt lorsqu’ils sont accédants à la propriété. Elle est attribuée quelle que soit la nationalité du demandeur, sous condition de justifier d’un titre de séjour en cours pour les personnes étrangères et concerne les personnes ne bénéficiant pas de l’ALF ou de l’APL, tels les jeunes, les étudiants, les ménages sans enfants autres que les jeunes ménages, les personnes âgées ou handicapées.

Le logement doit être occupé au moins 8 mois par an par le bénéficiaire, son conjoint, son partenaire lié par un PACS ou son concubin. Pour les locataires, peu importe qu’il soit nu ou meublé. Les logements doivent répondre à des normes de décence (confort et sécurité) et de superficie en fonction du nombre d’occupants, sauf dérogation.

Le montant de l’allocation varie selon la situation sociale de l’intéressé, le montant de ses ressources, le montant de son loyer ou du remboursement du prêt. Le montant du loyer est le montant hors charges auquel s’ajoute pour celles-ci un montant forfaitaire. L’allocation n’est pas due aux personnes locataires d’un logement appartenant à l’un de leurs ascendants ou descendants ou à ceux de leur conjoint concubin ou partenaire pacsé.

Les ressources prises en compte pour le calcul sont celles perçues par le demandeur, son conjoint et les personnes vivant habituellement à son foyer. Depuis le 1er janvier, pour la revalorisation, l’année de référence des ressources prises compte est celle de l’avant-dernière année précédant la période de paiement de la prestation, donc actuellement l’année 2007.

Le montant de l’ALS peut être à tout moment augmenté ou diminué en fonction de modification des revenus ou de la situation familiale. Un loyer minimum ou une dépense de logement reste toujours à la charge de l’intéressé une fois le montant de l’ALS déduit de ses dépenses, soit 31 euros prochainement modifiable. L’ALS subit la contribution de 0,5 % pour remboursement de la dette sociale.

L’Allocation de Logement Familiale (ALF)

Elle est attribuée aux personnes mariées depuis moins de 5 ans, sans enfant à charge, à celles disposant d’allocations familiales ayant un enfant à charge. Et aussi à celles qui ont à leur charge, vivant dans leur foyer, un ascendant de plus de 65 ans (avec plafond de ressources), un ascendant, descendant ou collatéral handicapé, et aux femmes enceintes seules dans certains cas. L’enfant est considéré comme « à charge » s’il a moins de 21 ans. Il ne doit pas percevoir une rémunération excédant 55 % du SMIC mensuel. Toutes les conditions énumérées ci-dessus à propos de l’ALS, ressources, logement, plafond, calcul, s’appliquent à l’ALF.

L’Aide Personnalisée au Logement (APL)

Cette aide est attribuée aux personnes résidant en France métropolitaine, sous conditions, et avec plafond de ressources. Il faut être locataire ou propriétaire de sa résidence principale, ou une personne âgée et handicapée logée à titre onéreux par une famille d’accueil, ou possesseur d’un contrat-accession à la propriété, ou résident d’un foyer conventionné ou résidence sociale.

Si l’intéressé est locataire, il faut une convention signée entre l’État et le propriétaire, et souscrire un bail conforme à cette convention. Pour les accédants à la propriété, le logement doit avoir été conçu, acquis, ou amélioré au moyen d’un prêt d’accession sociale ou d’un prêt conventionné. Sauf si le logement est HLM, appartient à une société d’économie mixte, ou appartient à un propriétaire qui a signé une convention avec l’État.

Le bénéficiaire de l’APL ne peut cumuler cette prestation avec une Allocation de Logement Sociale ou une Allocation de Logement Familiale. Et là encore, toutes les conditions de ressources, logement, calcul, plafonds des autres aides, s’appliquent à l’APL.

Depuis 2008, il n’est plus nécessaire d’effectuer une déclaration de ressources. L’attribution des aides s’effectue sur des échanges d’information entre les caisses d’allocations familiales (ou la mutuelle agricole) et l’administration fiscale.

Ceux qui déménagent à l’occasion de la naissance d’un troisième enfant ou plus, ou qui ont déjà trois enfants à charge dont le dernier a moins de deux ans peuvent avoir droit à une prime de déménagement.

La prime de déménagement

Celui-ci doit intervenir entre le 1er jour du mois suivant le 3ème mois de grossesse et les 2 ans du 3ème, 4ème… enfant. Le montant de la prime est égal aux frais de déménagement dans la limite de 934, 08 euros pour 3 enfants, 1011, 92 euros pour quatre enfants et 77, 84 euros par enfant à partir du 5ème. La prime ne sera accordée que si une aide au logement peut être versée pour le nouveau logement dans les six mois suivant le déménagement.

Echos judiciaires

06:25 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : aides au logement, allocation au logement social, apl, alf, hlm | | |  Facebook

28.05.2009

La hausse des aides au logement plombe les comptes de la sécurité sociale

Dans sa note de conjoncture de mai 2009, le secrétariat général de la commission des comptes de la sécurité sociale présente les résultats du régime général pour 2008. Ceux-ci reflètent la situation des quatre branches (maladie-maternité, famille, vieillesse, accidents du travail) à la clôture des comptes, le 15 avril 2009. Ces chiffres devront être confirmés par la Cour des comptes, dans son rapport sur les comptes du régime général, qu'elle doit remettre à la fin du mois de juin.
Si le déficit du régime général enregistré en 2008 (-10,2 milliards d'euros) reste assez proche de celui constaté en 2007 (-9,5 milliards d'euros), cette relative stabilité recouvre toutefois des évolutions très contrastées. Ainsi, au sein de la branche famille, les dépenses d'aide au logement connaissent une brusque poussée : de 1,6% en 2007, leur taux de progression passe en effet à 7,6% en 2008. Les aides au logement versées par la branche famille comprennent l'allocation de logement, l'aide personnalisée au logement (APL), la prime de déménagement et le prêt à l'amélioration de l'habitat. Cette augmentation des aides au logement contribue - avec celle des prestations légales pour la petite enfance (+6%) et des aides aux personnes handicapées (+5,2%) - à une progression des dépenses de la branche famille nettement plus rapide qu'en 2007 (+5% au lieu de +2%).

Cette soudaine envolée des aides au logement a une double origine. La première est conjoncturelle et résulte du report de la révision des ressources des allocataires du 1er juillet 2008 au 1er janvier 2009. Un certain nombre de bénéficiaires ont donc pu continuer de bénéficier d'aides au logement durant six mois supplémentaires, alors que leurs revenus avaient dépassé les plafonds d'accès. Ce phénomène - qui ne peut expliquer à lui seul l'ampleur de l'écart entre 2007 et 2008 - ne se renouvellera pas en 2009. La seconde raison résulte du retournement du marché de l'emploi. Sous l'effet de la montée du chômage et des difficultés d'insertion professionnelle des jeunes, un plus grand nombre de personnes deviennent ou demeurent éligibles aux aides au logement des CAF. L'augmentation du nombre de salariés payés au Smic, mise en valeur par une récente étude du ministère du Travail, va dans le même sens. Sous l'effet d'une augmentation du Smic de 3,2% en 2008 (contre 2,1% en 2007), le nombre de personnes payées au Smic est passé en effet de 12,9% des effectifs salariés du privé en 2007 à 14,1% en 2008. Avec les effets de la crise économique et la précarisation de certains emplois, cette tendance pourrait bien se poursuivre en 2009, contribuant ainsi à une nouvelle hausse des aides au logement versées par les CAF.
Jean-Noël Escudié / PCA

La note de conjoncture de la Commission des comptes de la sécurité sociale (mai 2009).

06:17 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sécurité sociale, aides au logement, apl, smic | | |  Facebook

19.05.2009

Sécurité sociale : le coût des aides au logement bondit

Chaque nouvelle estimation creuse un peu plus le « trou » de la Sécurité sociale pour 2008. Prévu à 8,9 milliards d'euros en septembre, puis à 9,3 milliards en décembre et à 10 milliards en janvier, le déficit du régime général des salariés du privé l'an dernier devrait finalement s'établir à 10,2 milliards, selon les dernières estimations publiées hier par le gouvernement. Quasi définitifs, ces chiffres doivent encore être certifiés par la Cour des comptes. L'essentiel de la dégradation était connue : elle est due à une moindre progression des cotisations, en raison du retournement du marché de l'emploi.

En revanche, l'impact de la crise en fin d'année dernière sur certaines dépenses sociales assumées par la branche famille n'avait pas encore été complètement évalué. Il ne s'agit pas des allocations familiales de base, qui progressent faiblement, mais d'autres prestations, qui sont versées sous conditions de ressources. A commencer par les aides au logement, qui ont bondi de 7,6 % en 2008, presque cinq fois plus vite qu'en 2007 (+ 1,6 %). Il est vrai qu'une partie de la hausse s'explique par des raisons techniques : la révision des ressources des allocataires, qui se faisait jusqu'à présent au 1er juillet, s'est opérée au 1er janvier 2009 (cela a permis à ceux dont les ressources ont dépassé le plafond de continuer de toucher l'APL six mois de plus).

La branche famille en déficit

La direction de la Sécurité sociale souligne également les effets liés « au retournement du marché du travail ». Les prestations à destination de la petite enfance sont elles aussi en forte hausse (+ 6 %), même si cela s'explique aussi par le dynamisme des naissances. « Ces prestations réagissent très rapidement à la crise, décrypte Jean-Louis Deroussen, le président (CFTC) de la Caisse nationale des allocations familiales. Dès que les ressources baissent, les prestations sont ajustées à la hausse. »

Résultat, la branche famille a affiché un déficit de 348 millions d'euros l'an dernier, alors qu'un excédent du même ordre était encore prévu en décembre. La tendance va s'accélérer cette année. « Les aides au logement (...) et d'autres prestations coûteront plus cher », a déjà prévenu le ministre du Budget, Eric Woerth (« Les Echos » d'hier).

V. C., Les Echos

07:14 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sécurité sociale, aides au logement, apl, api | | |  Facebook

15.08.2008

Rapport de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale 2007-2008

RAPPORT CNLE 2007 200

28.05.2008

L’Unef inquiète pour les aides au logement étudiant

Véronique Soulé - Libération

Après les bourses, les aides au logement étudiant vont-elles être touchées ? Convaincu de la menace, l’Unef lance une campagne de pétition pour réclamer leur maintien et, même, leur revalorisation. La ministre du Logement, Christine Boutin, a récemment confié vouloir revoir le mode de calculs. Ces aides pourraient désormais dépendre du revenu des parents et non plus de celui des étudiants comme jusqu’ici. Le gouvernement reconnaît qu’une réforme est à l’étude mais refuse d’en dire plus. L’Unef craint qu’elle ne passe en catimini cet été. Or elle pourrait exclure 100 000 bénéficiaires. 600 000 étudiants touchent l’APL (aide personnalisée au logement) ou l’ALS (allocation logement social) pour un montant moyen de 150 euros par mois. C’est l’une des rares allocations qui dépend de la situation de l’étudiant lui-même. La réforme «le contraindrait à une dépendance totale vis-à-vis de la famille» , regrette l’Unef alors que la plupart des autres bourses dépendent du revenu familial. Déjà le gouvernement a modifié le calcul des bourses et des milliers d’étudiants ont vu leurs allocations supprimées ou drastiquement réduites.

21.04.2008

Aides au logement : l'UNEF dénonce les propos de Christine Boutin refuse les économies sur le dos des étudiants.

communiqué de l'UNEF, Paris le 18 avril 2008

Des propos inquiétants
Mme Boutin a envisagé devant les lecteurs du Monde[1] la possibilité, dans le cadre de la RGPP, de revoir le mode de calcul des aides au logement. Pour Mme Boutin, il « convient de regarder si il n’existe pas, pour certaines d’entre elles, quelques versements injustifiés sur le plan de l’équité ».
 
L’UNEF dénonce l’hypocrisie de la ministre qui sous couvert d’équité ne vise qu’à faire passer la pilule de la rigueur et à justifier des coupes budgétaires. Si la ministre souhaitait vraiment rendre les aides plus justes, elle ne remettrait pas en cause le caractère universel de leur attribution mais revaloriserait leurs montants qui n’ont pas été augmentés depuis 1995, conduisant tous les étudiants à toucher le maximum de l’aide prévu.
 
Des aides indispensables
Les aides au logement sont aujourd’hui les seules aides à prendre en compte la situation propre de l’étudiant. Elles concernent 600 000 étudiants soit 100 000 de plus que les bourses.. Mais c’est aussi pour les étudiants le seul moyen d’accéder à un logement indépendant et par là aux études de leur choix.
Un changement de critères d’attribution de ces aides aurait pour conséquence d’accroître les difficultés d’accès au logement, de contraindre certains étudiants à retourner vivre au domicile parental, ou à se salarier plus pour payer leur loyer. Un calcul des aides sur la base des ressources parentales constituerait quant à lui un important retour en arrière sur la question de l’autonomie des jeunes, soulevée pourtant par le candidat Sarkozy pendant la campagne présidentielle.
 
L’UNEF s’oppose à toute mesure de modification des aides au logement
Après les familles avec la suppression des tarifs sociaux et la baisse des allocations familiales, c’est à présent aux étudiants que le gouvernement veut faire payer la politique de rigueur qu’il entend mettre en place. L’UNEF refuse que les économies du gouvernement se fassent sur le dos des étudiants, dont la situation sociale s’est déjà fortement dégradée. L’UNEF s’opposera avec vigueur à toute modification des critères d’attribution des aides au logement, ainsi qu’à toute mesure ayant comme conséquence un appauvrissement des étudiants et une diminution de leur accès à un logement indépendant.
 
source : www.unef.fr

20.12.2007

Aides au logement : derrière les effets d'annonce, une perte de 10 %

Les aides au logement, qui concernent 8 millions de logements, vont progresser de 2,76 % au 1er janvier prochain. François Fillon et la ministre du Logement, Christine Boutin, s'en sont félicités, déclarant qu'il s'agira de la hausse « la plus importante depuis cinq ans ».
Il n'y a pourtant pas de quoi se vanter. Les associations de locataires dénoncent justement le fait que les aides au logement, en particulier les APL, n'ont cessé de décrocher par rapport aux loyers.
L'association CLCV (Consommation Logement et Cadre de Vie) a ainsi calculé que de 2002 à 2006, les APL ont perdu 9,7 % par rapport à l'indice général des loyers publié par l'Insee. Chaque année la revalorisation des aides a été systématiquement inférieure à la hausse des loyers.
Alors la revalorisation à venir, calculée sur le nouvel indice de référence des loyers, ne fera que stabiliser le retard, mais pas le diminuer. Il faudrait au contraire augmenter les APL de 12,5 % pour qu'elles retrouvent leur niveau réel de 2002.
Les gouvernements, non seulement, n'ont rien fait pour stopper la flambée des loyers, mais ont de leur côté aggravé la situation des locataires les plus modestes en refusant de revaloriser leurs allocations et aides au logement.
Christian BERNAC http://www.lutte-ouvriere-journal.org

04:25 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : aides au logement | | |  Facebook

 
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