25.08.2008
Ensemble pour une santé solidaire
En cet été 2008, la moitié des français n’a pas les moyens de partir en vacances, le pouvoir d’achat des ménages s’effondre et les prix flambent.
Le prix des fruits et légumes par exemple. En particulier celui des salades - bien assaisonnées - que nous sert le gouvernement.
Un gouvernement qui ne manque pas d’imagination, et ne recule sur le déremboursement des ALD (Affections de Longue Durée) que pour proposer la taxation des mutuelles. « indolore pour l’assuré » promet Roselyne Bachelot, qui n’a pas encore compris, apparemment, que les mutuelles sont financées par les assurés… et que donc taxer les mutuelles revient donc à taxer les mutualistes.
Les économies promises lors de la mise en place douloureuse des franchises, à l’automne 2007, ne sont pas au rendez-vous (la cour des Comptes prévoit un déficit de 10,5 milliards pour 2007).
Depuis 1990, la part de contribution des ménages s’est accrue de 9% contrairement à celle des employeurs en baisse de 8% puisque ces derniers bénéficient d’exonérations de charges patronales.
La réforme « Douste-Blazy » pour « sauver l’hôpital » tue l’hôpital public à petit feu, la réforme Sarkozy, elle, taille dans le vif en fermant massivement les hôpitaux, tandis que les cliniques privées prospèrent.
Les ménages payent de plus en plus, et sont de moins en moins remboursés. Le prix des médicaments déremboursés explose.
Refusant une nouvelle fois de constater l’échec, voire même la dangerosité de la politique gouvernementale en matière de santé, la Ministre persiste et signe. Encore.
Les sceptiques qui ne croyaient pas que, en 5 ans, on puisse casser un système qui fonctionne afin de faire place nette pour le privé, sont aujourd’hui atterrés. A leur décharge reconnaissons que, oui, il est difficile d’imaginer qu’en démocratie un gouvernement puisse volontairement prendre un peuple entier en otage pour satisfaire les appétits financiers de quelques-uns…
Nous pouvons nous résigner et assister avec fatalisme à la destruction méthodique de tout ce qui fonde notre modèle de société moderne.
Nous pouvons choisir de croire ceux qui nous jurent, la main sur le cœur et les yeux dans les yeux, « qu’il n’y a pas d’autre moyen ». Pas d’alternative.
Nous pouvons rester sourds à toutes les voix qui s’élèvent, y compris de la majorité, pour dire que, si, il y a d’autres solutions. Nous pouvons nous résigner à ce que, dans une démocratie, la « concertation » ne soit qu’une information et non un dialogue, et les manifestations populaires de mécontentement une preuve « d’immaturité ».
Nous pouvons attendre tranquillement que le fichage des acteurs politiques et syndicaux évolue vers un « encadrement » des activités politiques et syndicales, puis vers une restriction. Voire pire. Que les médias soient sous contrôle d’Etat ou réduits au silence.
Ou nous pouvons continuer à résister.
Car si la lutte est épuisante elle est utile et efficace. Nous sommes de plus en plus nombreux, et le bras de fer avec le Gouvernement commence à dépasser les clivages politiques. Si les forces de gauche et de progrès ont été les premières à dénoncer et s’opposer, avec les associations de malades et certains syndicats de professionnels de la santé, à la casse de la sécurité sociale et du système de santé, préparée en douceur sous les gouvernements Raffarin et Villepin, aujourd’hui 96 députés UMP, après avoir voté en 2007 pour les franchises, déposent un projet de loi visant à en exonérer les malades en ALD.
Dès la rentrée, nous demanderons à être reçus par Mme Bachelot afin de lui remettre les 210 000 pétitions en plus exigeant le retrait des franchises.
Dans la logique de l’Appel Ensemble Pour une Santé Solidaire, à la rentrée, nous nous constituerons en association, afin répondre à tous ceux qui nous demandent de pouvoir adhérer au mouvement, de manière formelle. Pour que tous ceux qui le désirent puissent adhérer, notamment ceux pour qui nous nous battons prioritairement, les plus modestes, la cotisation annuelle sera de 3 €uros.
Les franchises « médicales », si elles ont été, comme nous le prédisions, inefficaces et injustes, ont eu au moins un mérite : elles ont été le levier de la révolte des usagers, qui se réapproprient aujourd’hui, de plus en plus nombreux, leur sécurité sociale. Des usagers qui, aux côté des professionnels, veulent faire entendre leur voix. Des usagers qui veulent être aussi acteurs de leur système de santé.
Ensemble pour une Santé Solidaire est et sera plus que jamais partie prenante de ce mouvement. Nous vous donnons rendez-vous à la rentrée, qui sera chargée. Pleine de mauvaises surprises dans les annonces gouvernementales. Mais nous sommes habitués…
De notre côté, cette rentrée sera résolument placée sous le signe du progrès, de la solidarité, de l’énergie, de la pugnacité, de la fraternité. Et de l’espoir
www.ensemblepourunesantesolidaire.fr
Rappel
À Strasbourg, le réseau MANISOL organise 2 journées d'actions, d'information.
Invité : Bruno-Pascal CHEVALIER
LIRE LE COMMUNIQUÉ DE MANISOL
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19.07.2008
Edvige, ce nouveau fichier qui fait polémique Anne-Cécile Juillet
PROMULGUÉ par décret le 1er juillet dernier, le fichier Edvige - pour exploitation documentaire et valorisation de l'information générale -, fait bien plus parler de lui que ses auteurs ne l'auraient souhaité. La Halde, Haute Autorité de lutte contre les discriminations, a été saisie et la Commission nationale informatique et libertés, quoique consultée avant la création d'Edvige, reste circonspecte quant à certaines de ses prérogatives.
Edvige correspond à une partie de l'ancien fichier des renseignements généraux (RG), dont Michel Rocard, en 1991, avait rationalisé et officialisé l'existence.
La réorganisation des services de renseignements crée aujourd'hui deux nouveaux pôles. D'un côté la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur), qui regroupe l'ancienne DST et certains services des RG. Ceux des renseignements généraux qui n'ont pas rejoint la DCRI sont regroupés à la sous-direction des informations générales (Sdig). Edvige regroupe les renseignements glanés par la Sdig. La DCRI possède elle aussi son fichier d'informations, qui s'appelle Cristina. Contrairement à Edvige, Cristina est classifié secret-défense. Aucune autorité, quelle qu'elle soit, de type Halde ou Cnil, ne peut y avoir accès.
Cette base centralise des données sur des personnalités politiques, syndicalistes étudiants ou en entreprises, dirigeants économiques, religieux, ou associatifs. Peuvent se retrouver consignées des informations ayant trait à l'état civil, à la profession, l'immatriculation des véhicules, des données fiscales et patrimoniales, des signes physiques particuliers, par exemple. Ces données concernent des personnes susceptibles de « perturber l'ordre public, en tant qu'auteurs, mais aussi en tant que victimes », explique-t-on place Beauvau.
Dès 13 ans, les mineurs deviennent susceptibles d'être inscrits. 13 ans, c'est l'âge fixé par la loi pour la responsabilité pénale. « Dans un trafic de drogue, on sait que les trafiquants n'hésitent pas à utiliser des jeunes mineurs pour faire le guet ; ils le font car ils pensent que ces mineurs ne seront pas repérables. Connaître ces jeunes permettra de remonter la chaîne du trafic », argumente le ministère de l'Intérieur.
Pour les associations, « une régression des droits et des libertés ». Les mentions de l'état de santé, de l'orientation sexuelle ou du statut sérologique peuvent être consignées. Des points « scandaleux et hautement liberticides », selon Jean-Luc Romero, président des Elus locaux contre le sida, qui, avec 24 autres associations de défense des droits des homosexuels, a saisi la Halde. Depuis le début de la semaine le nombre d'opposants à ce fichier informatisé ne cesse de croître, une pétition rassemblait hier près de 27 000 signatures à l'appel de 230 associations, collectifs, partis et syndicats, comme Attac, la FCPE ou le Syndicat de la magistrature.
Le Conseil d'Etat a été saisi au contentieux par ces associations. Même si sur le plan administratif il a déjà entériné le texte, il peut encore l'amender sur le plan juridique. La Halde, elle, si elle désignait Edvige comme discriminatoire, rendrait un simple avis de principe.
Un accès limité et contrôlé. Seuls des fonctionnaires de police, dont chaque acte, consultation et modification sont consignés, ont accès à Edvige. Par ailleurs, tout citoyen peut toujours demander à consulter sa fiche et a le droit de rectifier les informations qui y figurent.
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18.07.2008
Malades : souriez, vous êtes fichés !
- Communiqué de presse - AIDES
Les réponses de Gérard Gachet, porte-parole de Michèle Alliot-Marie, faites à Têtu au sujet des inquiétudes face au fichier Edvige sont inadmissibles. Le Ministère de l’Intérieur reconnaît ficher les militants et la cause pour laquelle ils militent contrairement à la loi du 6 janvier 1978, qui prévoit qu'«il est interdit de collecter ou de traiter des données à caractère personnel […] relatives à la santé ou à la vie sexuelle [des personnes]». En enregistrant les données personnelles des militants qui luttent contre le sida ou les discriminations vécues par les séropositifs et les homosexuels, c’est l’engagement citoyen qui est visé.
D’un côté le gouvernement démantèle la Sécurité Sociale et de l’autre il développe un arsenal de surveillance des citoyens qui s’opposent à ses décisions. Aujourd’hui ce sont les malades qui sont concernés. Défendre les droits de tous à la santé est une activité sous surveillance. Dans un contexte de réformes mises en place au rouleau compresseur, les malades, en plus d’être coupables, doivent se taire et accepter la remise en question de leurs droits. La défense de sa propre santé devient suspect, source potentielle de troubles à l’ordre public.
Pourtant, comme on vient de le constater lors de la tentative de remise en cause du remboursement à 100% des médicaments à vignette bleue pour les malades atteints d’ALD, la mobilisation et la vigilance des malades militants face aux provocations à l’encontre des malades sont essentielles.
AIDES a rejoint le collectif ‘Non à Edvige’ qui dénonce « des atteintes à la vie de notre démocratie » et a signé l'appel « Pour obtenir l'abandon du fichier Edvige » http://nonaedvige.ras.eu.org .
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15.07.2008
Le gouvernement tue la solidarité et marchande la santé
Interview de Bernard Teper, coordinateur du Collectif national contre les franchises médicales et président de l’Ufal (Union des familles laïques), sur le déremboursement des ALD.
Interview réalisée par Sibylle Laurent pour le Nouvel Obs.
Frédéric van Roekeghem, directeur de l’assurance maladie a proposé dans la presse une réduction du taux de prise en charge de certains médicaments des patients souffrant d’affections longue durée. L’annonce a été démentie par le gouvernement. Est-ce un ballon d’essai ou une mesure réellement envisagée ?
Un peu des deux. Bien évidemment, nous sommes habitués de la part du gouvernement à des coups de sonde, puis à une réadaptation des mesures en fonction des réactions. C’est peut-être cela. Mais il est clair pour nous que le gouvernement a pour objectif de "marchander", de privatiser le système de remboursement des soins du système de santé. C’est une proposition cohérente avec la politique néo-libérale menée depuis quelques années.
Cette proposition sur les affections longue durée (ALD) est terrible. Le seul endroit où il y a le principe de solidarité entre les assurés sociaux est la Sécurité sociale. Commencer à dire : "nous allons diminuer les remboursements", c’est supprimer ce principe de solidarité. C’est avoir une gestion de comptable, faire un choix par le risque. La solidarité, cela veut dire que chacun doit bénéficier de la Sécurité sociale en fonction de ses besoins, et y contribuer en fonction de ses moyens.
Depuis quelques années, la tendance semble en effet aller vers un déremboursement et une moins bonne prise en charge des patients. Allons-nous vers un système à deux vitesses, où seuls ceux qui ont une mutuelle pourront faire face aux dépenses de santé ?
Cette proposition marque en tout cas une nouvelle étape dans la politique de démantèlement de la sécurité sociale : il y a clairement une accélération.
Dans sa déclaration, le directeur de la Cnam (Caisse nationale d’assurance maladie) dit ouvertement qu’il est pour la diminution des remboursements de la Sécu et pour l’augmentation des remboursements par des complémentaires de santé.
Ce qu’il faut savoir, c’est que dans les complémentaires de santé, il y a les grandes firmes multinationales de l’assurance. Celles-ci possèdent 24% de parts de marché des complémentaires de santé.
L’augmentation du chiffre d’affaire de ces firmes est de plus de 80% sur les six dernières années. Il n’y a pas ici de problème d’argent. En fait, en transférant les remboursements de la Sécurité sociale vers les complémentaires, le gouvernement va vers la privatisation de la santé. Et surtout, nous rentrons dans une spirale d’augmentation des inégalités sociales et un nouveau modèle social.
A la Libération, les ordonnances du 4 et du 19 octobre 1945 ont dessiné le modèle du système de santé : il n’y a pas de concurrence dans la santé. C’était un consensus français. Ceux qui étaient plus riches contribuaient pour les plus pauvres ; les plus jeunes pour les plus vieux.
Le gouvernement est en train de tuer la solidarité et de favoriser les grandes cliniques et les firmes multinationales. Derrière cela, il y a une médecine "à 5 vitesses". Selon les revenus que l’on a, on a accès aux soins ou pas : les cliniques privées choisissent leurs clients en fonction de leur solvabilité. Il faut absolument changer de logique et revenir sur la base d’un financement solidaire.
L’Assurance maladie veut stabiliser ses comptes. Elle a donc besoin besoin d’argent. Où peut-elle en trouver ? Qui en pâtirait ?
La solution est très simple. Il suffit pour cela de prendre les comptes de l’Insee ou ceux de la Commission européenne. La Sécurité sociale est assise sur les revenus du travail. Une fraction de ces revenus constitue les cotisations sociales. Le problème, celui qui crée le trou de la Sécu, est la modification méthodique de répartition des richesses depuis 25 ans. La richesse produite en un an sur un pays peut se répartir d’un côté en revenu du travail et en cotisations sociales, et de l’autre en profits. En 25 ans, la part des revenus et des cotisations sociales a baissé de près de 10 points de PIB (Produit intérieur brut, ndlr) et la part des profits a augmenté de 9,3 points de PIB, selon les chiffres de la Commission européenne. 9,3% du PIB, c’est 170 milliards d’euros par an. Le trou de la Sécu, lui, est de 9,8 milliards d’euros en 2007. Les chiffres sont éloquents.
Frédéric van Roekeghem et le gouvernement sont dans une fuite en avant : ils baissent les rentrées financières de la Sécu, notamment les cotisations patronales, ce qui augmente le trou de la Sécu. A côté de cela, ils disent qu’il faut limiter les dépenses. C’est un cercle vicieux. C’est une opération à court terme, mais qui va aggraver les dépenses à moyen terme.
Mais quand on voit qu’une des priorités du gouvernement est de mettre en place un bouclier fiscal de 15 milliards d’euros, c’est un modèle de société qui est remis en cause, un souhait de société qui change.
Bernard Teper, Président de l’Union des Familles Laïques
ufal.org
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27.06.2008
Communiqué de presse SMG : Nous ne voulons pas d'un plan qui limite l'accès aux soins de tous.
info envoyée par Janine http://motspourmaux.perso
Communiqué de presse SMG : Nous ne voulons pas d'un plan qui limite l'accès aux soins de tous.
Communiqué de presse du 25 juin 2008Nous ne voulons pas d’un plan qui limite l’accès aux soins de tous, surtout des plus malades et des moins riches
Monsieur le Directeur de l’Union Nationale des Caisse d’Assurance Maladie,
Vous remettez en cause la prise en charge des Affections de Longue Durée (ALD),
Alors que nous savons qu’elle est la condition nécessaire pour que les plus malades puissent se soigner et limiter l’aggravation de leur pathologie,
Alors que pratiquement aucun effort de prévention collective n’est fait pour diminuer les pathologies chroniques liées à l’environnement, aux conditions de vie et de travail.
Vous voulez limiter les entrées en ALD,
Alors que les conditions sont déjà très restrictives, même quand les maladies sont longues et coûteuses.
Vous voulez supprimer pour les patients en ALD la prise en charge à 100% de certains médicaments,
Alors qu’ils sont indispensables pour leur traitement et que vous savez que les patients en ALD ont des restes à charge importants.
Vous renvoyez les patients vers les assurances complémentaires,
Alors que vous savez que les ménages les plus pauvres font un effort trois fois plus grand que les plus riches pour se payer une complémentaire, de moins bonne qualité, et que 7% de la population n’a pas de couverture complémentaire (1),
Alors que vous savez que 14% des français ont renoncé à des soins en 2006 et que ce taux de renoncement est en augmentation depuis 2002 (2).
Vous reprochez aux patients au RMI de ne pas faire valoir leurs droits à la CMU
Alors que cela signe la carence de l’organisation des services auxquels s’adressent ces patients.
Vous voulez faire de l’hôpital public une entreprise rentable,
Vous y introduisez les règles de financement et de gestion du privé,
Vous voulez fermer des services au bénéfice du privé,
Alors que l’hôpital public a la mission d’accueillir et de soigner tous les patients (3),
Alors que vous savez que dans le privé les dépassements d’honoraires ont augmenté de 11, 4 % en 2006 (4)
Vous proposez des contrats de bonne pratique individuelle aux médecins
Vous leur demandez, à juste titre, de prescrire à bon escient, mais vous laissez les firmes pharmaceutiques faire leur travail de désinformation auprès des soignants et des patients.
Vous leur promettez de l’argent en échange de la baisse des indemnités journalières, alors que l’arrêt de travail est un outil thérapeutique (5).
Non, Monsieur le Directeur, nous ne voulons pas de ce plan que vous nous avez concocté avec l’aval du gouvernement.
Ce plan là, nous le combattrons avec tous ceux, soignants et citoyens, qui refusent toutes les mesures restreignant l’accès aux soins.
Un autre plan est possible : un système de santé publique fondé sur la solidarité et prenant en compte les « épidémies environnementales », et c’est pour lui que nous nous battons.
1) 5° rapport de l’Observatoire National contre la pauvreté et l’exclusion sociale (avril 2008)
2) Questions d’économie de la santé, IRDES n°131, avril 2008
3) Enquête de la Dress
4) Voir l’appel « Sauver l’hôpital public » http://www.appel-sauver
5) Voir la pétition : « un arrêt de travail pour le gouvernement » http://www.pratiques.fr/Un
Contacts : Didier Ménard : 06 07 16 57 78 Marie Kayser : 06 86 55 80 02
Syndicat de la Médecine Générale
52 rue Gallieni 92240 Malakoff
Tél. : 01 46 57 85 85 - Fax : 01 46 57 08 60
syndmedgen@free.fr
www.smg-pratiques.info
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17.05.2008
Quatre mois après leur création, les franchises médicales toujours décriées
PARIS (AFP) — Plus de quatre mois après leur entrée en vigueur, les franchises médicales produisent leurs premiers effets en termes d'économies mais continuent de susciter une forte opposition chez les Français, qui les placent en tête des mesures gouvernementales les plus impopulaires.
Le collectif national contre les franchises, qui regroupe plus de 70 organisations (partis, syndicats, associations), organise vendredi une mobilisation nationale avec l'appui de la CGT, avec l'intention de s'adresser aux assurés sociaux aux abords des caisses d'assurance maladie.
Il veut continuer d'attirer l'attention sur la mise en place décriée, depuis le 1er janvier, de franchises de 50 centimes par boîte de médicament et par acte paramédical, et de deux euros par transport sanitaire, dans la limite de 50 euros par an.
Cette nouvelle mobilisation, après celle du 12 avril, intervient alors que l'assurance maladie fait des premiers bilans sur cette mesure, dont le gouvernement prévoit qu'elle rapportera 850 millions d'euros par an, destinés au financement du plan Alzheimer, de la lutte contre le cancer et des soins palliatifs.
"Nous constatons un +effet franchise+, c'est-à-dire un infléchissement notable des dépenses remboursées de médicaments au premier trimestre", a relevé mercredi le directeur de la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam), Frédéric van Roekeghem, dans un entretien accordé à la Tribune.
Selon M. van Roekeghem, cet effet "va au-delà de l'effet direct et mécanique des 50 centimes d'euro par boîte de médicaments". Il juge en effet "probable que les Français ont adopté une gestion plus parcimonieuse de leur pharmacie familiale", vérifiant "qu'ils n'ont pas tel médicament avant d'en faire l'acquisition".
Un phénomène qu'interprètent différemment les opposants aux franchises. "En réalité, on voit de nombreux malades qui repoussent des soins ou qui y renoncent", constate Christian Lehmann, médecin généraliste mobilisé au côté de Bruno Pascal Chevalier, malade du sida en "grève des soins" contre les franchises.
"On se rend bien compte à la Sécu du mécontentement des gens", dit Bernard Hesse, délégué syndical CGT d'une caisse d'assurance maladie dans les Hauts-de-Seine.
"Ils s'aperçoivent sur leur relevé de remboursements que les nouvelles franchises s'ajoutent aux anciennes", explique-t-il, en référence au forfait d'un euro sur chaque consultation, également plafonné à 50 euros par an, au forfait hospitalier de 16 euros et à celui de 18 euros sur les actes techniques de plus de 91 euros.
Vendredi, des personnels de l'assurance maladie doivent participer à la mobilisation du collectif contre les franchises, qui invitera les assurés à signer une pétition "déjà remplie par plus de 600.000 personnes".
Comme pour chaque action de ce collectif hétéroclite, le degré de mobilisation est imprévisible, mais il prêche en terrain conquis: dans un sondage OpinionWay publié début mai par Le Figaro, 72% des personnes interrogées se sont prononcées contre la mesure.
Au-delà de leur principe, les franchises sont également contestées sur leur utilisation. L'AD-PA, qui regroupe 1.800 directeurs de maisons de retraite, a affirmé jeudi "que les franchises médicales ne financent pas pour l'instant le Plan Alzheimer", craignant qu'elles "n'aient pour seul intérêt de combler le trou de la Sécurité sociale".
Une accusation rejetée par le gouvernement, qui a indiqué fin avril qu'un rapport serait transmis à l'automne aux parlementaires dans le cadre de la préparation du budget de la Sécurité sociale pour 2009.
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05.05.2008
FRANCHISE ET ALD
Madame Pécresse,
Madame la ministre ,
je m'étonne , qu'au cours de votre entretien sur France 5, Dimanche dernier, vous ayez osé affirmer haut et fort que les malades chroniques étaient exonérés de franchises médicales.
J'en suis même scandalisée, car cela dénote une méconnaissance totale des sujets que vous abordez ou si cela n'était ... Une soumission et une adhésion totale aux mensonges assénés par votre gouvernement.
Je suis atteinte d'une Sclérose en plaques...
Ne peut travailler ( entre 7, 5 et ... 8 ... et ... Sur l'échelle EDSS)
Vit avec une AAH de 628, 10 Euros
Payes les franchises...
Plus...
Télé Assistance / Mois 21,00 €
Mutuelle / Mois 31,33 €
Médicaments indispensables, prescrits, et non remboursés / Mois 42,00 €
Médecin Acupuncteur, parties non remboursées ( 4 x 18,65)... / Mois 74,60 €
Dépassement des 100 Euros alloués par la MDPH pour les frais
"para médicaux" et Hygiène / Mois 45,20 €
Participations forfaitaires consultations / Mois 5,00 €
TOTAL / MOIS 219,13 €
628,10 € - 219,13 € = 408,97 € ...
Pour: m'héberger, manger, payer ma part de charges, téléphoner, écrire, et peut-être m'habiller ... ????
Car vu ma dépendance, il m'est impossible d'habiter seule... Et savez vous combien il manque de centres d'accueil pour Sépiens ou handicapés physiques "lourds"?
Petit rappel ... Nous sommes pas loin de 850 000 dans mon cas.
Mais cela vous devez l'ignorer.
Comme vous ignorez,aussi, je suppose, que l'AAH est considérée comme un pactole, car elle exclut de la CMU.
Oui Madame la ministre!
Plus vos franchises!
Et 408,97 € .... C'est déjà 408, 03 € en dessous du seuil de pauvreté!
Oserez vous me répondre?
Aurez-vous le courage de ne pas cautionner une telle injustice?
Janine Thombrau
http://motspourmaux.perso.cegetel.net/
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