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18.02.2012

Le 115 du particulier ; une action à soutenir

Depuis sa création le 3 février dernier, né de la rencontre et d'un échange sur facebook entre deux hommes qui connaissent la rue, le 115 du particulier a enregistré à ce jour 6662 amis.

Contact tout renseignement : 06 67 12 61 81
Contact mail : 115duparticulier@gmail.com
Site internet : http://115duparticulier.fr/

Le 115 du Particulier propose à chaque citoyen d'agir selon ses moyens, ses souhaits, son emploi du temps, tout simplement.

Il nous arrive d'avoir un pincement au coeur en voyant toutes ces personnes abandonnées à la rue, d'être abasourdi en lisant le décès d'un homme, d'apprendre que des enfants innocents subissent le froid, la faim, là, à côté de nous, ... Et nous sommes là, impuissants à nous demander que faire ?!

Le 115 du Particulier permet à chacun d'entre nous de donner; un café chaud, une soupe, un coup de mains pour remplir des dossiers, un accès à internet, un covoiturage, des vêtements, une tente, une douche, du linge lavé, mais aussi un toit pour quelques jours ou plus.

L'objectif est de réagir, d'agir rapidement, d'être réactif.

Cette action place le gouvernement devant son choix d'abandon et devant la défaillance (l'inertie), les défaillances de tout le système de prise en charge. Elle démontre que les gens ne sont pas eux, insensibles mais ils ont besoin d'une sorte de cadre, de porteurs, d'un élan pour que leur solidarité s'exprime.

Elle met en avant l'humain dans une société très violente pour les plus démunis et qui chaque jour frappe une personne, une famille.

Sans aucune prétention autre que de tendre la main, de se mettre en action, le 115 du Particulier est une action de résistance, non violente, qui tisse le lien du sensible.

C'est encore balbutiant, ça se cherche, ça fait peur comme toute nouveauté.
Il est de notre devoir de soutenir et de se lancer dans l'aventure humaine avec nos moyens
et c'est d'ailleurs ce que les gens entendent ; ils aident selon leur moyen, sans prétention, avec leurs limites et là, est sous entendu, un relai à prendre par ceux qui se désignent comme professionnels ...

Si vous pouvez donner, donnez ; si vous pouvez partager, partager ; si vous pouvez accueillir, accueillez. Si vous ne pouvez pas faire cela, vous pouvez faire connaître cette action, tant auprès de vos relations qu'auprès de personnes qui ont besoin d'aide. Vous pouvez aussi demander à afficher ce flyer chez vos commerçants, dans des lieux publics : 115-flyers.pdf

Une antenne solidaire Alsace est créée, elle sert de relais régional à l'action du 115 du Particulier : https://www.facebook.com/groups/310480065666656/

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MORATOIRE
Le 115 du Particulier est un groupe d'aides aux SDF.
Il recueille LES INTENTIONS de dons matériels comme : HEBERGEMENTS, couverture, vêtements, douche, nourriture... Il suffit de s'enregistrer sur le site http://115duparticulier.fr/.

Créant ainsi une plateforme où, en concertation avec toutes "les bonnes volontés", il propose, relais, coordonne et dispatche les dons vers leurs destinataires, soit, les SDF.

PAS D'ARGENT !
Que du concret !
Ainsi pas de doute sur la destination des dons !

ET TOUT DE PARTICULIERS A PARTICULIERS...

Le 115 du Particulier n'a pas la prétention de se substituer aux travailleurs sociaux, ni même aux associations, mais de proposer et de réfléchir à « un coup de main » supplémentaire.
Devant les inégalités sociales et les carences qui en découlent,  il y a beaucoup à faire sans que l'on se prenne la tête  pour chercher à savoir qui fait mieux que l'autre...
Si il y a une guerre à faire, c'est celle de faire reculer la misère, pas entre nous.
Et puis si quelqu'un détenait la solution miracle et universelle :
D'une cela se saurait !
Et de deux : Nous ne serions pas là à y réfléchir !

Le115 du Particulier n'est donc pas un exutoire et il y a certainement d'autre endroits pour vomir !
Aussi pour conserver un minimum d’efficacité et de convivialité, le 115 du Particulier veillera à ce que les échanges restent respectueux, sereins et apolitiques.
Car la misère N'A PAS d'étiquette quand elle frappe !

Toute volonté tendant à se démarquer de cet esprit sera banni !
Tout en sachant que ce ne sont pas les mots qui suscitent le plus souvent les actes, mais bien l'inverse !

20.11.2011

Voulez-vous nous aider à mourir plus vite ?

AVL, accès vers le logement pour tous... Quel cynisme dans ce gouvernement qui ne cesse de faire des annonces toutes plus criminelles les unes que les autres.

Le PARSA a été pondu sans les moyens indispensables pour un accueil inconditionnel bla bla bla, la loi DALO est un échec complet. Les TI prononcent des expulsions à tour de bras sans relogement effectif, la pile hebdomadaire des dossiers DALO au Tribunal administratif en est la preuve, si besoin était.

Mais bon, venant d'un type capable de faire une promesse sur un sujet aussi grave ... "je veux si je suis élu que plus personne ne dorme à la rue" ...
De plus les associations ferment de plus en plus les lieux d'hébergement collectif pour se diriger vers le "logement éclaté" ça coûte moins cher. Les personnes "élues" sont triées sur le volet. Il faut des gens proches de l'emploi, proches de la sortie "vers le haut". C'est bon pour les quotas, bon pour les subventions. Et la FNARS dans tout ça ? Elle participe à des colloques et entasse les rapports inutiles.

Les plus fragiles d'entre nous sont totalement abandonnés.

D'ailleurs cet hiver ils n'auront même pas d'hébergement, ils sont "oubliés" du plan hivernal (*). Et lorsqu'il fera -10° la Préfecture lâchera quelques nuitées d'hôtel.

Vous avez bien lu, voilà le projet planqué dans les cartons que les gentilles associations ont semble t-il accepté, comme le reste.

Rien de pérenne donc et tout se calculera sur les températures. C'est-à-dire que dès qu'elles baisseront les nuitées disparaîtront.

Celui qui a eu cette idée de génie pour faire semblant de nous maintenir en survie et donner bonne conscience à tous, sait-il qu'à Strasbourg pendant le marché de Noël les hôtels sont complets ?

Écoutez, la vérité est celle-là nous sommes des centaines condamnés à mourir à petit feu. Alors, je ne vois plus que ça comme solution : Voulez-vous nous aider à mourir plus vite ?

Les parkings, les portes-cochères, les caves sont protégés, la ville n'achète que du mobilier urbain "anti-clochards", la vidéo que vous appréciez tant sert à nous chasser, même les abris bus nous sont interdits alors qu'ils ne protègent que du vent.

De plus en plus de riverains se montent en association pour nous chasser des parcs, sans s'inquiéter du sort qui nous est réservé.

Alors, je vous repose la question, Voulez-vous nous aider à mourir plus vite, parce que là, ça va être trop long, trop douloureux.

Collectif SDF Alsace "Indigné"

(*) PLAN HIVERNAL PRÉVU À STRASBOURG

Contrairement à d'autres régions il n'est pas encore déclenché. Les températures sont pourtant descendues à 0, -1°. Une brume humide persiste, elle s'infiltre partout. L'impression est glaciale, paralysante.

Mais il faudra attendre -5 ou -10° pour :

• 260 places réservées exclusivement aux familles avec enfants ;

• 80 à 90 places supplémentaires pour les demandeurs d'asile, là aussi exclusivement les familles avec enfants ;

• Peut-être quelques places pour les femmes ;

Rien pour les couples sans enfants, rien pour les personnes seules (les isolés).

Et puis ce projet immonde qui consistera à filer d'improbables nuitées à l'hôtel...

01.08.2011

Arrêt des expulsions et plan d'urgence

 

 

Les expulsions se multiplient en plein milieu de l’été ,
tandis que les hébergement manquent:
Arrêt immédiat des expulsions et mise en place d’un plan d’urgence


L’été 2011 est marqué par une recrudescence des expulsions, sans relogement, mais aussi des expulsions sans hébergement.

Jeudi dernier le 19 rue Caillé, Paris 18e, propriété d’un particulier, insalubre, est évacué à la suite d’un arrêté du préfet de Police de Paris de péril imminent. 20 célibataires et 4 familles y logent depuis parfois 20 ans, souvent des anciens locataires.
Ce matin, l’hôtelier a mis à la porte les célibataire, d’un hôtel situé à Arcueil.
En cas de péril, l’État doit les héberger jusqu’à leur relogement. Ils ont des papiers et travaillent.
Ils rejoignent dans l’après midi le square Boucicaut, Paris 7e occupé depuis 2 semaines à Sèvre Babylone.

Samedi, une armada de policiers conduite par le Préfet de Seine Saint Denis expulse les squatters de la rue des Sorins, et s’acharne sur eux  lorsqu’ils se regroupent sur une place à proximité, ou lorsqu’ils manifestent le lendemain pour exiger un relogement.

Une femme avec deux enfants en bas âge, chassée de l’hôpital Kremlin Bicêtre ou elle était accueillie depuis début Juillet échoue aujourd’hui au square Boucicaut. Elle avait été expulsée d’un hôtel d’Ivry fin juin, avec d’autres familles dont elle a perdu la trace.

De nombreuses familles du square Boucicaut sont menacées d’expulsion dans les tout prochains jours, et un premier siège de solidarité est organisé chez une des familles qui attend l’intervention de la police depuis ce matin.

Ce soir, de nombreuses familles seront à la rue, et les locaux du DAL sont désormais trop petits pour héberger tout le monde.

Nous demandons un plan d’urgence, le respect et l’application des lois :

  • L’hébergement immédiat, sans condition, décent,et durable de toute personne à la rue, conformément à l’article L345-2 et suites du code de l’action sociale et des familles,
  • Le relogement des prioritaires DALO, dans les délais, et un programme de rattrapage sur 6 mois pour les 20 000 prioritaire DALO non relogés en ile de France, laissés pour compte par l’Etat et le Gouvernement, dont les 300 familles du square Boucicaut
  • Un grand plan de mise à disposition ou réquisition de logements et bureaux vacants appartenant aux grands propriétaires publics et privés, pour tenir ces objectif à moindre coût et dans des délais rapides.
  • L’arrêt immédiat des expulsions sans relogement, la réalisation massive de logements sociaux accessibles, la baise des loyers et des charges, l’abrogation des mesures de marchandisation du logement social...

Agenda :
Nuit de lundi à mardi  : Familles à la rue / répression policière ?
Mardi 2 août 12h30 : manifestation avec les salariés de l’urgence sociale, départ square Boucicaut
Du 21 au 28 août, coupe du monde de foot des sans abris, au champs de mars, les sans toit seront là pour soutenir leurs équipes et faire savoir que la situation se dégrade en France
D’autres manifestations et mobilisations tout au long du mois d’août ...

 


Droit au logement : http://www.droitaulogement.org/

Hébergements Alsace : Appel national à la grève le 2 août

Appel national à la grève le 2 août : le secteur précarité dans son ensemble est concerné, il est important d’y participer

 

Cette année, les fermetures de places d’hébergement , voire les fermetures d’établissements, se multiplient : à Paris, ce sont 5000 places qui ont été fermées alors que 13000 demandes n’étaient pas pourvue ; à Toulouse, des travailleurs sociaux ont ouvert des squats pour les personnes remises à la rue ; …

C’est la grande hypocrisie du programme « un logement d’abord » : les places d’hébergement sont fermées au motif que ce qui est nécessaire, c’est le logement ; c’est vrai pour une part des personnes qui sont hébergées, mais pas pour la majorité… et les places d’hébergement sont fermées alors qu’il n’y a pas de logements en nombre suffisant.

 

L’Alsace est relativement épargnée pour l’instant,

mais ça ne durera pas

 

L’année dernière le projet départemental pour l’accueil, l’hébergement et l’insertion a été rédigé : planification prévoyant, scandaleusement, 0 création de place pour les 5 années à venir, alors que plusieurs centaines de personnes toujours sont à la rue, et sans possibilité d’ajustements selon les besoins durant plusieurs années.

Cette année, les baisses de budget sont là, moins importantes en Alsace que dans d’autres régions, mais, d’ores et déjà, il y a des suppressions de postes et la DDCS met le couteau sous la gorge aux associations pour qu’elles ferment les collectifs, annonçant une année 2012 très difficile d’un point de vue budgétaire.

 

Démolir dans certaines régions plus que dans d’autres :
c’est une stratégie pour éviter une mobilisation nationale

NE SCIONS PAS LA BRANCHE SUR LAQUELLE NOUS SOMMES

IL FAUT ETRE SOLIDAIRE DU MOUVEMENT NATIONAL !!!

 

Depuis un mois, le SAMU Social de Paris, dont 25% des budgets ont été coupés, lance des grèves et des manifestations. A Lille un collectif Alerte a été créé, qui regroupe les associations et les syndicats. Les mobilisations se multiplient, le collectif Coordination Nationale des Professionnels de l’Urgence Sociale, dont l’appel national à la grève est soutenu par la FNARS, dénombre 30 départements engagés pour demain.

 

Il faut aussi que nous nous organisions localement :

RDV à la Maison des Syndicats le 2 août à 10 h

 

Dans le Bas-Rhin, un premier mouvement inter-syndical a été initié en février : il a permis de bloquer la mise en place de Paxtel, ce n’est pas rien. CGT-Mosaïque du Bas Rhin propose aux salariés et syndicats de venir faire le point et préparer les prochaines mobilisations. Nous y serons, et nous invitons chacun à s’y rendre.

 

Cordialement,
SDAS-FO-67 secteur Précarité.

30.04.2011

SIAO : l'annonce d'un échec

Un détenu de l'Elsau reçoit la visite au parloir de "son AS".
C'est l'association qui l'héberge qui via une "antenne RSA" gère son fric. Pratique pour lui faire signer un papier de règlement du loyer et des charges qui assèche le compte du gars.
Il passe donc directement à la case "indigent".
Dans la foulée la gentille AS lui dit ceci "Nous ne vous garderons pas votre place et à votre sortie nous ne pourrons pas vous reprendre. À partir de maintenant ce n'est plus nous qui décidons des places, c'est une nouvelle super structure qui décide en commission".
Nous supposons que cette aimable AS parle du SIAO ou système intégré d'accueil et d'orientation.

Quel va être le rôle de ce SIAO ?
À Strasbourg la situation est particulière. Dernièrement un article publicitaire sur l'ESTES mettait en avant les pratiques scandaleuses de cette école de formation aux métiers du "social". Ceux qui sortiront de cette école seront prêts à choisir sur dossier ce qui "sera bon" pour le SDF et bien formés à TRIER les SDF...

Une semaine avant le même journal faisait de la pub pour la fondation auteuil qui est justement et comme par hasard "impliquée" dans cette soit-disant école... La fondation auteuil : un paquet de pognon venu du privé qui lui permet de rafler tous les marchés de la misère... Tu peux tomber dans son filet dès l'enfance et y rester jusqu'à ta majorité, ta vie d'adulte... Ça ressemble à une secte non?.

Mais qui en parle à Strasbourg, qui dénonce ? Les associations de Strasbourg ont, depuis longtemps, laissés de côté "tous esprit associatif", elles sont devenues clairement "politiques". Il suffit de voir le travail fait par celles de Mulhouse pour se faire une idée, sans parler de l'école de Mulhouse... Le service social et de la solidarité de Mulhouse est également beaucoup plus impliqué.

Il y a fort à parier, que le SIAO va gérer les échecs de la non politique d'hébergement et pratiquer la "sélection".

En début d'année nous dénonçions le tri pratiqué par le 115. Nous étions bien seuls à nous étonner du nombre croissant de refus d'hébergement alors que nous savions qu'il y avait des places libres, notamment dans les logements mis à disposition par la Ville.

Lorsque nous contactions les associations à ce sujet, en leur présentant des gens en danger, toutes nous répondaient "c'est le 115 qui gère"... QUINZE MORTS depuis Octobre et personne n'est responsable ?

La loi Molle (Mobilisation pour le logement et la lutte contre l'exclusion) crée l'obligation de créer une place d'hébergement pour 1 000 habitants. Qui fera respecter la loi, le Préfet ? Il y a fort à parier que le futur SIAO de strasbourg ne viendra pas l'ennuyer...

Dans cet échec annoncé, que vont devenir les : sortants de prison, les personnes avec addiction, les malades et les étrangers en attente ou sans titre de séjour ?

25.11.2009

Alsace : 2e trimestre 2009 Un taux de chômage toujours en hausse

Au 2e trimestre 2009, le taux de chômage localisé s'établit à 8,4 % en Alsace, soit son plus haut niveau depuis 25 ans (9,1 % en France métropolitaine) ; il a augmenté de 0,7 point par rapport au 1er trimestre 2009 et de 2 points sur un an (1,8 point en France métropolitaine). Cette tendance s'observe dans les deux départements. Le taux de chômage localisé dans le Haut-Rhin (9 %) est supérieur de 1 point à celui dans le Bas-Rhin (8 %).
Fin juin, l'Alsace compte 74 544 demandeurs d'emploi n'ayant pas travaillé au cours du mois (catégorie A, données cvs), en hausse de près de 6 % par rapport à fin mars 2009 (+3,1 % en France métropolitaine).

• Suite, tableaux et détails sur le site de l'insee

ces chiffres "officiels" sont bien sûr à prendre avec beaucoup de pincettes : chômeurs radiés, intérim, découragés, évincés, non comptabilisés...

06:07 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alsace, bas-rhin, haut-rhin, chomage, taux de chomage | | |  Facebook

22.11.2009

Faits d’hiver !

Source DAL Nord-Pas-De-Calais - A Lambersart, une personne refuse de quitter son logement. La démolition de l’immeuble attendra.

Grâce à de nouvelles dispositions légales, les locataires vont devoir aider les propriétaires  pour le financement des travaux visant à réduire la consommation d’énergie. Pour montrer que Borloo et Apparu ont une fibre sociale, ils s’engagent à généraliser l’implantation de compteurs individuels pour le chauffage qui ne représentent que 10% du parc des immeubles. Dans ce domaine, les délais n’ont pas été indiqués ! « un coup à droite, un coup à gauche » ! NON : « un coup à droite, peut-être un coup de l’autre côté ! C’est cela la justice. Tout le monde sait que les locataires sont riches.

A Lambersart, un monsieur de 98 ans avait  des problèmes de chaudière qui a été changée en décembre 07 mais n’a jamais fonctionné correctement. Intervention de huissier, d’avocat ; le tribunal botte en touche. L’expert vient six mois après ; la chaudière est remise en route ; le locataire doit payer 2000 € ; la chaudière ne fonctionne toujours pas bien (il faut remettre de l’eau tous les deux jours !!!). La propriétaire fait la morte. Il faut dire qu’elle habite Paris. Le Monsieur locataire est assez jeune pour attendre et supporter le froid !

A Hénin, un monsieur a une amie ; cet amie a un fils ; ce fils est marié, a une femme une enfant et une qui vient d’arriver ce mois-ci. Je résume : 6 personnes pour un logement de 2 personnes !! Bien sûr, comme le fils a eu un mot trop haut avec un employé de bailleur social, il est perçu comme dangereux. Il est rayé en rouge pour une attribution de logement social. La demande date d’au moins deux ans. La jeune famille n’a pas de raison de se plaindre : elle a un toit !!!!

A Waziers, une dame a un logement trop grand. Son loyer est trop élevé. Elle demande un logement plus petit. Comme elle a un impayé  de loyer, on lui dit qu’on s’occupera de sa demande de mutation de logement lorsqu’elle aura remboursé sa dette ! La quadrature du cercle ! Cela dure depuis plus de 2 ans. Il y a de quoi déprimer.

A Hénin, une dame a comme ressource 400 €. Quand on retire l’eau, l’électricité, le gaz, le loyer, il lui reste 50 € pour manger !  Elle fait ses demandes de mutation depuis trop longtemps et en vain. Elle connaît pourtant une maison vide rue Portenart. Elle sait qu’il y a des possibilités du côté de Bois Bernard … Cette dame est déjà passée par des périodes de dépression.

En conclusion très partielle :

- Les élus font leur boulot

- Les employés de bailleurs font leur boulot

- Les propriétaires sont tous corrects

- Les locataires sont trop exigeants.

Tout va bien. L’hiver va bien se passer.

11.10.2009

Bien sûr que ça me révolte !

Quand les SDF meurent dans les rues et que les médias en parlent, le bruit ne tarde pas à arriver, les communiqués de solidarité pleuvent. Mais la situation se dégrade, la misère sociale avance, et c'est elle qui tue.

Face à cette monstruosité, face au désengagement de l'état, ... Tout le monde communique, chacun y va de sa publicité ... L’État a abandonné le logement social aux bons soins des collectivités locales, qui ne se privent pas de comptabiliser dans les 20% de logements sociaux, du logement innaccessible à ceux qui en sont privés, et qui reprennent largement l'endettement des ménages en leur vendant l'accession à la propriété, et qui démolissent avant de construire. Alors, qui ne se sent pas responsable ?

Et bien oui, ça me révolte :

• le désengagement de tous face à une situation de plus en plus critique ;

Les stéréotypes véhiculés sur les personnes privées de logement ;

• En France, en 2009, 100 000 personnes n’ont pas de domicile, autant vivent en camping ou dans un mobil home toute l’année, plus de 640 000 vivent dans des meublés ... ;

• À Strasbourg, en ce moment, déjà 380 demandes d'hébergement sans proposition. Dans quelques semaines, lorsque le temps se dégradera, d'autres demandes arriveront ... ;

• Le 115 ne répond plus, toutes les structures d'hébergement sont saturées ;

En Alsace, le chômage a explosé, les demandes Dalo sont ridicules et personne pour anticiper la catastrophe humaine qui se prépare ;

À Strasbourg, Abribus se prépare à servir 22.000 repas, soit 10% de plus que l'an dernier. Des repas à prendre debout, dehors par tous les temps ;

• 2009 - Selon les calculs effectués par la Fondation Abbé Pierre dans son précédent rapport, le taux d’effort des ménages, c’est-à-dire leurs dépenses de logement nettes d’allocations rapportées aux revenus, se situe désormais autour de 50 % dans le parc privé, contre 28 % dans le parc social, pour des revenus équivalents à un Smic pour un célibataire et 1,5 Smic pour un couple avec deux enfants ;

• et caetera

Pourtant, des solutions existent, en plus du logement vraiment social : la résidence sociale, la maison relais, ...

D’autres pays européens (lire le rapport Damon) se sont attaqués courageusement au problème des personnes privées de logement. Des politiques sont possibles, mais à long terme.

Personne en France, en Alsace, à Strasbourg, ne semble prêt à s'y engager, et ça me révolte.


07:29 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, alsace, bas-rhin, mal logement, sans abri | | |  Facebook

04.09.2009

Première depuis 1998 : les loyers « atterrissent »

Logement : L’heure est à l’attentisme.

L'HUMANITÉ - En cette période de crise, l’inquiétude exacerbée des ménages rejaillit nettement sur le marché de l’immobilier. Ainsi, pour la première fois depuis quinze ans, l’activité du locatif privé marque un net recul.

Premier signe : la mobilité des familles se réduit : à 25,7 % en 2009, elle atteint son taux le plus bas depuis 1998. De 2006 à 2009, l’activité du marché a reculé de 12 points et, cette année, « ce sont donc plus de 180 000 candidats à un logement locatif privé qui n’auront pas réalisé leur projet », explique l’observatoire des loyers CLAMEUR (Connaître les loyers et analyser les marchés sur les espaces urbains et ruraux).

Désormais, en France, les locations nouvelles se font à 40 % à un niveau de loyer inférieur ou égal au plafond de loyer du PLS, c’est-à-dire en programme de logements sociaux intermédiaires. « Ce qui influe sur le marché locatif ce ne sont pas les taux d’intérêt et l’évolution des crédits mais l’emploi et la montée du chômage », décrit Michel Mouillart, professeur d’économie à l’université de Nanterre et directeur scientifique de CLAMEUR. En cette période de morosité, les loyers baissent de 0,8 % sur un an. Une première depuis la crise du début des années 1990.

Seuls les studios et les appartements d’une pièce se maintiennent à la hausse

- même timide - avec + 0,1 % depuis début 2009 (contre + 3,5 % en moyenne entre 1998 et 2009). La baisse est surtout conséquente lorsque la surface augmente : - 0,5 % pour les deux-pièces et - 2,3 % pour les quatre-pièces. « Le marché se bloque surtout sur

les beaux produits car les projets de mobilité sont remisés », note Michel Mouillart. Les ménages sont également plus exigeants. « Si le bien présente des défauts ou des dégradations, la demande se fera plus hésitante. »

Par conséquent, « l’effort d’amélioration se relève alors à haut niveau » afin également de réduire les risques de vacance. Pourtant, les propriétaires ne sont pas assurés du retour sur investissement, et ce d’autant plus que les loyers baissent. Au final, « les niveaux de loyers ne permettent plus, dans la plupart des villes petites ou moyennes, d’entretenir ou d’améliorer le parc privé ». Les bailleurs devraient donc se réjouir des décrets issus du Grenelle de l’environnement qui prévoient désormais que locataires et propriétaires partagent les travaux d’économies d’énergie via une augmentation des charges.

Lina Sankari

http://www.humanite.fr/2009-09-03_Societe_Premiere-depuis-1998-les-loyers-atterrissent

23.07.2009

Toujours plus de personnes dans les rues de Strasbourg. Bonne vacances !

À Strasbourg toujours plus de personnes, plus de familles sont à la rue. Certains sont contraints de vivre dans des garages, sous les ponts, dans des squats insalubres, sous tentes.
Tous sont en danger tout au long de l'année.

L'hiver dernier pour le plan hivernal, notre ville Strasbourg a proposé aux sans-abri de passer les nuits d'hiver sur une chaise.

Cet été des structures ont fermées, "casant" comme elles pouvaient les personnes qu'elles hébergeaient, d'autres tournent au ralenti.

Chaque année le scandale se reproduit et empire.

Il existe pourtant de nombreux bâtiments et logements vides et en bon état, qui pourraient être rapidement mobilisés pour accueillir toutes ces personnes.
C'est pourquoi nous attendons de notre municipalité "socialiste et verte" qu'elle ouvre le débat sur la réquisition citoyenne, et espérons que les associations viendront soutenir cette demande et nourrir le débat, avant que l'hiver n'arrive.

L’hébergement d’urgence est de la compétence de l’Etat, mais nous n’acceptons pas que des élues se réfugient derrière cet argument en laissant, sans scrupule, des personnes sans logement. Ca nous met "vert" de rage, et "rose" de colère lorsqu'un autre expulse sans état d'âme ...

Tous doivent répondre à l’urgence et mettre chaque personne sous un toit.

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12.06.2009

Maintenir la pression pour obtenir des résultats

Après le 29 janvier, le 19 mars, le 1er mai, 8 syndicats appellent à continuer la mobilisation

Grande manifestation nationale

"Maintenir la pression pour obtenir des résultats :

Le gouvernement doit mettre le social au centre de sa politique économique"

le Samedi 13 juin 2009

départ à 14h30 place de la Bourse (arrivée place Kléber)

cf. tract ci-joint.

07.06.2009

Appel des Appels 67 : Participation du Collectif SDF

Relation entre travailleurs sociaux et sans-abri

Entre répression et assistance

Répression

Un discours, souvent incompréhensible, les TS usent d'un langage qui leur appartient mais qui met une barrière entre nous.
La communication est parfois impossible et donc toute proposition est mal perçue. La méfiance s'installe.

Les TS ne tiennent pas compte de la rue, de ce qu'elle exige : la manche et le point de manche de plus en plus dur à garder, chaque démarche qui demande du temps, les va et vient d'un endroit à un autre pour dormir, manger, s'habiller, se laver ...
Certains ont l'air de penser qu'on aime la rue, et qu'il nous plaît d'y rester, parce qu'on refuse certains lieux, parce qu'on rechigne à plier, parce qu'on discute tout. C'est faux.
Personne n'aime la rue, on s'y sent coincé, elle nous prend tout, sauf l'impression d'une certaine liberté, que nous ne trouvons pas dans vos propositions.

Les TS sont trop souvent dans l'interprétation, et veulent à tous prix nous faire entrer dans une case : tox, alcoolo, violent, malade ...

Nos différences, ou nos trop proches ressemblances avec les gens, avec vous-même, sont dérangeantes, car alors rien ne colle à notre "cas".
On a rarement notre mot à dire, et si on exprime un souhait, ou une inquiétude, tout est balayé par des "il n'y à que ça", ou "j'ai eu du mal à trouver, j'ai du me battre pour cette place, vous devez y aller", "y'a qu'à" ...

Comment envoyer de force, une personne dans une structure d'hébergement ?
Qu'est ce qui vous donne le droit de faire de nous ce que vous voulez, de nous forcer la main, parce que vous n'avez rien d'autre en stock.
Quelle loi, vous donne le droit d'agir ainsi ?
Certainement pas les droits de l'homme.

On perd de plus en plus notre droit à agir, à être un acteur de notre vie. J'ai moi, refusé les hébergements de femmes, car si un homme un jour à détruit ma vie, les autres ne sont pas à mes yeux, des prédateurs, et je refuse l'habit de victime.

Tout est imposé, sans explication, comme si on était étranger aux dysfonctionnements du système, incapable de comprendre, ou comme si c'était tabou, ...

L'assistanat
Une autre manière de nous faire culpabiliser, un poids à porter.
Beaucoup d'entre nous aimerait bien parfois être dans l'échange, proposer quelque chose : souvenir d'un ancien métier, une compétence ...
On en a assez de se sentir dans la dette.

L'accompagnement
Ce mot nous plaît. Il nous semble être au plus juste de notre besoin d'aide, plus juste à accepter.
L'accompagnement mis face à l'assistanat qui pèse du poids de la culpabilité.
L'accompagnement sans définition précise parce que moi je suis je et les autres sont aussi des personnes.
L'accompagnement parce qu'il devrait nous laisser la liberté d'être, et vous laisser la liberté de nous accompagner sans pression castratrice.

Ma liberté de voir enfin mes failles, mes faiblesses, mes fragilités, mes impossibilités, et de les accepter, d'y faire face ... Avancer, et vous dire un jour, "salut, ciao, c'était bien nous deux" et moi qui vais vers l'aventure de ma vie, et toi qui accueille une autre personne.

Une idée de l'accompagnement où le temps est un allié pour nous tous.
Cette idée de l'accompagnement ne peut exister si vous ne voyez pas en moi une personne, et si vous n'avez pas conscience de votre responsabilité.
Car chacune de vos décisions est lourde de sens et de conséquences dans ma vie pleine de précarités, pleine d'échecs, ...

L'accompagnement dans l'idée simple de soutenir l'autre, de ne jamais oublier son intérêt, que nous oublions ou que repoussons si souvent, car demain est dur à affronter.

La relation
Certains TS vont être les semeurs de graines, et je veux moi, rendre hommage à mon premier semeur de graines : Jean-Louis GATTO qui, parce qu'il a refusé l'absurde, défendu son métier et nous, a été balayé, renvoyé.

Sans doute est-ce frustrant de nous voir disparaître sans raison évoquée. J'ai, il est vrai, "consommé" plusieurs TS, mais c'est parce que je ne me voyais plus avancer, j'étais au bout de mes confidences.
Il faudra parfois plusieurs rencontres, plusieurs semeurs de graines pour nous donner l'envie, le courage, la volonté, d'affronter le parcours que les associations impose parce que la société l'a programmé, évalué, décidé, calculé, estimé ...  

Nos retards, nos colères, nos questions, nos reculades, rien ne compte plus pour le Travailleur Social, que notre présence.

Ce parcours via les semeurs de graine montre l'espérance de trouver sa place, de regagner le droit à marcher debout. Parce que le TS nous l'explique, et en discute de personne à personne, tout simplement. Il explique ce qu'il va entreprendre, indique les possibles refus, évoque les freins, il parle même d'échec ... Il parle de vie.

La passation
Aucun de nous n'a rencontré le TS qui apporte avec lui, toutes les graines et qui nous accompagne du début à la fin, et parfois au delà.
On passe d'un TS à l'autre, d'une association à l'autre, et il faut toujours recommencer à dire, à raconter, à se dévoiler ...
À quoi servent vos ordinateurs ?
À quoi ça sert de nous mettre dans vos fichiers ?
Puisqu'il n'y à jamais de travail entre les TS d'une association à l'autre, et que les associations ne travaillent pas assez ensemble.

Si un TS a le droit de ne pas supporter une personne sans-abri, pourquoi les sans-abri n'auraient pas le droit de "choisir" leur TS ?

Pourquoi n'y à t-il pas de passation entre vous, entre association, alors que l'enjeu est un homme ?

Chaque association à l'air de protéger sa "recette", ou ses "usagers".
Les associations n'aiment pas qu'un dossier lui échappe, si on la quitte pour une autre, on est grillé.
Les associations ont des listes noires.
Les sans-abri aussi.

Une grande partie de nos souffrances, celle des associations, celle des travailleurs sociaux, disparaîtrait, si on décidait de travailler ensemble.

Solidarité
Le Collectif SDF est solidaire des travailleurs sociaux et des associations; nous sommes dans le même bateau.

C'est pourquoi nous avons dénoncé les chaises du dernier plan hivernal; c'est cela que vous voulez devenir ? gardiens de chaises;

Et avec la loi Dalo, vous risquez de devenir gratte papier, car Mme Boutin semble vouloir l'imposer;

Nous dénonçons la municipalité qui dans son ensemble coloré à défendu jusque dans les ministères un projet qui ne propose qu'1 seul TS pour 30 personnes et 6 surveillants, sans qualification particulière, sinon celle de savoir surveiller les personnes et leurs biens;
un 2e projet du même type est déjà en négociation;

Nous avons dénoncé il y a quelques mois de cela, les refus de RMI et les ruptures de RMI ;

Nous dénonçons tous les dysfonctionnements, toutes les absurdités ...
Aujourd'hui nous considérons l'Appel des Appels comme le lieu où nous pourrons ENSEMBLE questionner, nous questionner, interpeller et imaginer des actions.

Le Collectif SDF Alsace, remercie sincèrement le Collectif 789-Alsace, Nathalie, Christine, Robert et Rudi, vous êtes de belles rencontres.

Merci Jean-Charles de ta présence à nos côtés depuis plus de 2 ans;

Merci à Jean-Claude Meyer, toujours présent sur tous les combats, merci pour cette FEUILLE DE CHOU toujours un bon moment à lire et de magnifiques photos;

merci à tous les travailleurs sociaux, aux associations, aux ORTHOPHONISTES (formidables), aux médecins, à l'urgentiste, aux avocats, magistrats, ... et bien sûr merci aux "intellos" :)

et merci à L'APPEL DES APPELS 67 ...

01.06.2009

Développement durable Idée Alsace distingue trois entreprises

Les Trophées Idée Alsace ont été remis jeudi à Colmar.

Émanation d’Alsace Qualité, Idée Alsace (Initiatives développement durable) fédère une centaine d’entreprises alsaciennes dans tous les secteurs d’activités mettant en pratique le développement durable. Un concept galvaudé par les temps qui courent, mais que l’organisme décline autour de trois piliers : progrès social, respect de l’environnement et efficacité économique.
« Ces valeurs que nous défendons collent pleinement à l’humanisme rhénan, explique Jean-François Vierling, président d’Alsace Qualité. Notre mission, c’est d’accompagner et de valoriser les actions concrètes d’entreprises alsaciennes qui s’inscrivent dans cette démarche. » Tous les deux ans, Idée Alsace établit ainsi un « baromètre » du développement durable dans les entreprises alsaciennes. Cet été, l’enquête concernera quelque 300 sociétés, et ses résultats seront publiés en octobre.
Pour récompenser les entreprises qui se distinguent, l’organisme décernait aussi jeudi ses 3 es trophées. Carol Lévêque et Laurence Deffeuille remportent le prix « développement durable » pour leur nouveau concept d’agence immobilière éco-responsable, « La terre m’a dit », basée à Obernai. Leur credo : mettre les économies d’énergie au cœur de tout projet. Thomas Nock, d’Axima Réfrigération à Bischheim, gagne le trophée « préservation de l’environnement ». Sa société a développé une solution de production de froid pour l’industrie agro-alimentaire utilisant un fluide frigorigène naturel à base de CO2. Résultat : 28 % d’émissions de gaz à effet de serre en moins.
Idée Alsace a enfin remis le trophée du progrès social à la société Via Storia, spécialisée dans l’audiovisuel. L’entreprise se distingue par « un management participatif basé sur une transparence totale », ou l’actionnariat et l’intéressement des salariés.

C.T. pour L'ALSACE

23.05.2009

Wolschheim : une ville se ligue pour chasser un couple en détresse

Les témoins ont reconnu le maire de la petite ville de Wolschheim, accompagné d'environ 15 personnes, et de 4 tracteurs. Tous sont venu faire pression sur un couple en grande difficulté, qu'ils veulent chasser de leur ville.
Hier à 18 h 45, un tracteur bloquait la porte d'entrée, empêchant le couple de rentrer chez lui, 3 autres tracteurs attendaient, moteurs hurlants ...
Menaces, pressions, insultes ... Avec à leur tête, le maire en personne.

La gendarmerie a refusé son aide, car l'affaire ne relèverait pas de leur compétence. L'acharnement sur ce couple, dont l'épouse est malade, a duré une heure sans aucune intervention, aucun secours.

Qui est ce couple qu'une ville veut chasser ?
Lui perd son emploi. Il est à quelques trimestres de sa retraite, et le voilà coincé. Une galère ne va pas seule, voilà que le patron indélicat, bloque les indemnités, et tout le dossier assedic ...
Le couple doit brutalement vivre sur les seuls revenus de l'épouse, soit 1000 euros.
Le loyer de la petite maison est de 850 euros.

La propriétaire, refuse tout dialogue, pour elle si on ne paye pas, on part.
Les services sociaux ne proposent rien, pas d'aide, aucun accompagnement, pas même la mise en route d'un plan d'étalement ...
Lorsque sur la commune un 3 pièces à loyer modéré est à louer, le maire le refuse à ce couple.

"On ne veut pas de gens comme vous, chez nous", voilà l'unique raison donnée, comme si la pauvreté, les coups du sort n'avaient pas place à Wolschheim.

La dernière "promesse" du maire, est claire :  "vous ne vivrez nulle part, j'utiliserai tout mon pouvoir pour que personne ne loge des gens comme vous".

17:41 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : wolschheim, bas-rhin, alsace, impayé de loyer | | |  Facebook

14.05.2009

Strasbourg : Environnement Expliquer ce que le Grenelle va changer

Chantal Jouanno est secrétaire d’État à l’Écologie et entame aujourd’hui à 17 h 30, à l’auditorium de France 3 Alsace à Strasbourg, une série de réunions publiques sur le Grenelle de l’environnement. Interview.

Pourquoi ces réunions ?

« J’ai l’impression que les Français ne savent pas ce que le Grenelle va vraiment changer pour eux, or il touche à tous les aspects de la vie : logement, agriculture, transports… Nous voulons l’expliquer de façon concrète, via un débat interactif. La plupart des moyens ayant été votés lors de la loi de finances 2009, beaucoup de dispositifs sont déjà opérationnels : l’écoprêt à taux zéro pour la rénovation thermique des logements, les fonds pour développer la chaleur d’origine renouvelable ou réduire les déchets… Certaines sont inspirées de ce qui se fait en Alsace. »

D’autres projets pourraient être lancés par la loi Grenelle II, dont peut-être le canal Rhin-Saône. Où en est ce texte ?

« Ses 103 articles sont examinés par la commission des lois du Sénat pour une discussion à partir du 27 mai. Les sénateurs font part d’idées, et le gouvernement est favorable à ce que le projet soit amendé au maximum. Il sera ensuite voté en urgence, à l’automne. Quant au canal Rhin-Saône, il sera inclus dans les évaluations du schéma national des infrastructures de transports, qui seront rendues avant la fin de l’année. Mais le développement du transport fluvial est un objectif majeur. »

La relance de projets autoroutiers, comme le grand contournement ouest de Strasbourg, n’est-elle pas contraire aux objectifs du Grenelle ?

« Dans le plan de relance, les routes ne représentent que 200 millions d’euros sur 26 milliards. Et le consensus du Grenelle ne s’est pas fait sur un moratoire des constructions d’autoroutes, mais sur l’achèvement de projets nécessaires au désenclavement des territoires ou à la sécurité. Mais contrairement à ce qui se passait avant, ceux-ci feront l’objet de véritables évaluations environnementales, menées par une nouvelle Haute autorité qui fera des expertises en toute indépendance. Y compris sur le GCO, car la préservation du grand hamster d’Alsace, qui est dans une situation critique, est prioritaire. La réintroduction de grands hamsters d’élevage est envisagée. »

De notre bureau parisien, propos recueillis par Simon Barthélémy pour L'ALSACE

• une réunion publique qui débute à 17 h 30, ce qui permettra effectivement au public de s'y rendre. La réunion sur le PLH qui s'est déroulée avant-hier, était programmée le matin ! genre, public circule le plh c'est pour les pros ... dommage

06:22 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : écologie, environnement, logement, route, gco, alsace, strasbourg | | |  Facebook

16.04.2009

demandeurs d'emploi 2008 : étude insee alsace

Année Trim. Bas-Rhin Haut-Rhin Alsace
2008 4 34 516 25 860 60 376
3 30 824 22 021 52 845
2 28 782 20 789 49 571
1 30 733 23 246 53 979

06:40 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : demandeurs d'emploi, alsace, bas-rhin, haut-rhin, chômage | | |  Facebook

09.04.2009

Alsace Bâtiment : l’Alsace résiste vaillamment mais guette le bout du tunnel

L'ALSACE.FR - Moitié moins d’offres, moitié plus de demandes : le BTP alsacien peine à justifier son statut de pourvoyeur d’emplois. Crise oblige.

Au 31 décembre dernier, les demandes d’emploi dans le secteur du bâtiment et des travaux publics alsacien (7500 entreprises, 45 000 salariés, près de 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires) étaient en hausse de 48 % ; les offres en chute de 49 %. Soit 7238 demandes pour 745 offres.

Un déséquilibre historique

Le déséquilibre est historique : il témoigne cruellement de la violente dégradation de la conjoncture, dans l’immobilier surtout. L’Insee affirme d’ailleurs que les professionnels du bâtiment prévoient une nouvelle baisse de l’effectif d’ici l’été et n’attendent rien de bon en 2009. Début avril, selon sa fédération nationale, le bâtiment avouait un carnet de commandes moyen inférieur à 6 mois.
Si le bilan national 2008 montre que le secteur est parvenu à créer près de 20 000 emplois permanents, le ministère de l’Économie estime qu’il devrait en perdre 30 000 cette année (sur près de 1,5 million), malgré l’arrivée de l’éco-prêt à taux zéro. Jean-Pierre Talamona, président de la fédération régionale du bâtiment, estime que ce prêt devrait doper — lentement — l’activité dans la rénovation, un secteur lui aussi moins fringant actuellement.

Mulhouse résiste bien

Un rapide coup d’oeil sur les dernières statistiques du secteur suffit à comprendre. La Cellule du BTP Alsace (CEBTP) note que les mises en chantiers de logements ont chuté de près de 12 % depuis janvier, deux fois plus dans le collectif que dans l’individuel et davantage dans le Haut-Rhin que dans le Bas-Rhin. L’agglomération de Mulhouse affiche néanmoins une hausse de 2,8 % quand celle de Strasbourg perd 13,3 %.
Même tendance pour les autorisations de logement, en baisse de 20,3 % sur un an (- 8,9 % dans le Haut-Rhin), et pour la commercialisation du neuf (- 51 % pour les mises en vente, - 42 % pour les ventes) sur la base d’un prix en hausse de 3 %.
La CEBTP relève que si la baisse des autorisations de construire est intervenue au plan national courant 2007, l’Alsace était déjà touchée un an auparavant, le sursaut de 2007 ayant cédé la place assez brutalement à la chute de 2008

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Le dynamisme des locaux industriels

Opinions de professionnels

Strasbourg très active

TP: craintes et frémissements

Textes : Jacques Prost

06:53 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alsace, strasbourg, mulhouse, bâtiment, btp | | |  Facebook

20.03.2009

Résumé d'étude : Evaluation des publics prioritaires de la loi DALO

ADEUS - Cette étude tente de répondre à l’objectif de mieux appréhender le potentiel de ménages bas-rhinois dont les situations de logement rentrent dans les critères de la loi DALO et d’améliorer ainsi la connaissance du public relevant de cette loi.

06:13 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : logement social, alsace, strasbourg, bas-rhin, loi dalo | | |  Facebook

06.03.2009

Stratégie des collectivités territoriales

Le 10 février, juste avant le scrutin public à l’Assemblée nationale sur l’ensemble du projet de loi de mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion, Christine Boutin avait réaffirmé sa volonté de “travailler de manière très étroite avec les élus, notamment les élus locaux, car ils tiennent la clef de la réussite du défi du logement en France” . Pour matérialiser son engagement, la ministre du Logement avait aussitôt annoncé le lancement - en collaboration avec Alain Marleix, secrétaire d’Etat à l’Intérieur et aux Collectivités territoriales - d’”une mission de réflexion sur les stratégies de logement des collectivités territoriales”.
Depuis cette annonce surprise, les choses commencent à se préciser. Christine Boutin et Alain Marleix viennent ainsi de confier à François Rivière le soin d’organiser et de conduire cette mission “stratégie de logement des collectivités territoriales”. Président de la Fondation “Le Temps des villes”, François Rivière est l’auteur du rapport “Pacte des villes pour vivre ensemble”, remis en février 2008 à Christine Boutin (qui était alors également ministre de la Ville). Le rapport proposait de revaloriser les coeurs de villes, à travers la mise en place d’un plan national (voir notre article ci-contre). François Rivière est aussi le créateur du “Concours national des villes”, qui a tenu sa première édition en 2008.
N’hésitant pas à évoquer “un véritable plan Marshall du logement”, il entend inaugurer ses fonctions par un tour de France dans des départements tests.
Le communiqué publié par les deux ministres précise le contenu de cette nouvelle mission. Celle-ci consistera notamment à “étudier comment pourraient être mieux animées et renforcées dès 2009 les stratégies de logement portées par les communes et les intercommunalités”, afin de “favoriser une culture de projets et de résultat nourrie par l’expérience locale des élus”. François Rivière sera également chargé d’accompagner les collectivités volontaires “dans leurs efforts pour se constituer en pôles d’excellence dans le domaine du logement” et de favoriser “le développement et la diffusion des projets de logements innovants conçus par les villes”. Il devra aussi favoriser une plus grande synergie entre les services de l’Etat et les collectivités en soutenant et développant notamment les partenariats public-privé et le dialogue compétitif.
Comme Christine Boutin l’avait annoncé à l’assemblée le 10 février, une rencontre nationale des élus locaux sera organisée sur ce thème de la stratégie logement en juin prochain. Elle permettra “de faire un premier bilan des actions entreprises et d’établir des propositions de stratégies du logement qui seront ensuite soumises au président de la République”.

14:58 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : logement social, alsace, strasbourg | | |  Facebook

04.01.2009

Le logement social à strasbourg et cus ?

Rappel de quelques chiffres, pour les vérifier, relisez les délibérations des conseils de communauté :

• pour la période du 1er janvier 2002 au 31 décembre 2007, soit pendant six ans, ont été approuvés : 1 058 constructions neuves, 60 pavillons pour remplacer les maisonnettes de la cité des aviateurs à Neuhof, 1 298 acquisition-améliorations (des opérations qui n'augmentent pas l'offre).
Pour l'année 2007, il y a eu 165 constructions neuves, 282 acquisition-améliorations.

• Depuis 1999, on a démoli plus de 1 500 logements sociaux, dont seuls les 60 pavillons de la cité des aviateurs (qui n'augmentent pas l'offre) ont été reconstruits

• 250 000 nouveaux m2 de bureaux sont programmés d'ici 2010 dans la CUS.

Aujourd'hui, les démolitions continuent bon train ;

Des terrains sont vendus ;

Nous attendons les 1500 constructions promises... dont 20% de logement social. Social ? Oui mais LEQUEL

09:08 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : logement social, alsace, strasbourg | | |  Facebook

25.12.2008

Dalo les chiffres au 31 octobre pour l'Alsace et la future commission de prévention des expulsions à strasbourg, avec semble t-il la participation du dal67

Dalo : les recours amiables en Alsace

• 566 recours déposés à fin octobre 2008 pour les 2 départements
• 449 dossiers examinés en commission soit 79 %
117 dossiers sont en attente
31 dossiers ont trouvés une solution (non déterminée) avant le passage en commission
227 dossiers ont reçu un avis favorable soit 57 %
206 dossiers rejetés soit 46 %

146 dossiers ont reçu une offre de logement ou d'hébergement
48 ont refusés l'offre
96 dossiers de bénéficiaires effectivement logés ou hébergés

La commission Dalo tenant compte des dossiers réglés hors commission, nous arrivons à 127 dossiers logés ou hébergés sur les 227 dossiers ayant reçu un avis favorable.

Détail de l'hébergement

86 demandes d'hébergement déposées pour les 2 départements
Plus 14 dossiers de demandes de logement dirigées par la commission sur l'hébergement
Les bénéficiaires sont principalement des personnes à la rue ou hébergées temporairement.

53 dossiers examinés en commission
2 dossiers se sont réglés hors commission
14 ont reçu un avis favorable
41 dossiers rejetés par la commission Dalo soit 77 % des demandes !

Seulement 18 personnes ont reçu une offre d'hébergement, 10 ont refusé
Le total des personnes réellement hébergées, suite à leur demande est de 8.

Ces chiffres lamentables posent questions.
Le manque de volonté politique et l'engorgement des demandes de logement pour les personnes défavorisées sont évidents

Le nombre de dossiers déposés est inférieur à ce qu'attendaient les experts, pourtant le rejet domine.

Sur Strasbourg 18000 demandes de logements sont toujours en attente depuis des années, nous manquons d'environ 400 places en logements aidés et hébergement.
Les délais de traitement des dossiers dépassent très souvent les deux mois, période durant laquelle la commission de médiation est censée se prononcer.

Nous restons inquiet du nombre de rejets essuyés (46 %), qui s'explique peut-être par quelques dossiers incomplets, mais qui pose surtout la question du fonctionnement des commissions : se prononcent-elles de façon pertinente ? Les personnes concernées sont-elles auditionnées ?
À la lecture des chiffres département par département, on est en droit de s'interroger sur les critères retenus;  peuvent-ils varier d'une commission à l'autre ? Quand à leur "traitement", il ne se fait que sur dossiers...

Et force nous est de constater que l'insuffisance de logements sociaux, s'oppose aux demandeurs. La loi Dalo aurait du servir de levier pour la construction de nouveaux logements, mais rien ne se fait...
Nous sommes devant un fait indéniable : il ne suffit pas de faire une loi pour disposer de logements libres, accessibles aux sans-abri et aux mal-logés.

Alors pourquoi des municipalités (ps) comme la notre ne passe pas à la réquisition des logements vides ?

Expulsions à tour de bras
En Alsace, comme partout en France, malgré les communications "d'intention", les expulsions augmentent.
En France depuis 2006, le nombre d'expulsions avec recours à la force publique a passé la barre des 10.000 par an, soit deux fois plus qu'en 1999 !

Cette question se situe sur le champ de l'action sociale qui sur le long terme, permet aux personnes de se "réinsérer" et de la nécessité de construire des logements à prix réduit.

Il faut à la fois demander aux organismes HLM de bâtir plus, imposer aux villes de respecter l'objectif de disposer de 20 % de logements sociaux (PLAI), et mettre en place des moyens de prévention.

Les commissions de prévention des expulsions

Une commission sera créée prochainement par Philippe Bies en "association" avec le Dal 67 (voir le blog de bies et traîner dans les couloirs de la cus).

De quoi s'agit-il ?

De toute façon pour les personnes qui se retrouveront dans ces commissions c'est "... une enquête sociale (qui) sera systématiquement réalisée,

Le concours de la force publique, pour toute expulsion, sera subordonné à une proposition d'hébergement. La mise à l'abri à l'hôtel doit être, dans ce cadre, un recours exceptionnel et temporaire...."

Enquête sociale, hébergement, fichage, manque de logements abordables, manque de places en hébergement... Oui, nul doute que le dal67 va avoir du pain sur la planche ...

Nos conseils :

pas de traitement sur dossiers, exiger d'auditionner toutes les personnes concernées,

exiger le nombre de tous les logements vides dans le bas-rhin;

exiger la réquisition immédiate de tous les logements habitables;

exiger que les dossiers des personnes sans-abri et mal logées ne soient pas repoussés ou rejetés pour répondre en priorité aux demandes de cette (autre) commission;

exiger la rénovation des logements à rhéabiliter en veillant à ce qu'ils restent dans le parc social (notamment ceux du cenre ville);

exiger l'arrêt de toutes les démolitions le temps de faire un bilan du mal logement;

veiller à quel type de logements mr bies fait allusion lorsqu'il parle de logements sociaux en construction (plai ? plus ? pls ?);

Bref, que cette nouvelle commission ne soit pas un autre outil politique servant de caution morale

DECRET
Décret n° 2008-187 du 26 février 2008 relatif à la commission spécialisée de coordination des actions de prévention des expulsions locatives

Une telle commission a pour mission de délivrer des avis aux instances décisionnelles en matière d'aides personnelles au logement, d'attribution d'aides financières sous forme de prêts ou de subventions et d'accompagnement social lié au logement, en faveur des personnes en situation d'impayés.

Composition : cette commission, coprésidée par le préfet et le président du conseil général, comprend un représentant de chacun des organismes payeurs des aides personnelles au logement, le maire de la commune sur le territoire de laquelle se trouve le logement des ménages concernés, le président de l'EPCI ayant conclu une convention avec l'Etat pour l'attribution d'aides en matière de logement et sur le territoire duquel se trouvent les logements concernés.

Peut demander à participer à la commission avec voix consultative au moins un représentant des bailleurs sociaux, des propriétaires bailleurs privés, des associations de locataires, des associations de défense du logement, des associations locales d'information sur le logement et de la commission de surendettement. Le préfet et le président du conseil général nomment les membres de la commission pour la durée du plan départemental d'action pour le logement des personnes défavorisées.

Fonctionnement : une convention est conclue entre cette commission et les organismes chargés dans le département du paiement de l'APL et de la prime de déménagement en vue de fixer les conditions pratiques d'organisation de leurs relations.
La commission émet des avis auprès d'instances décisionnelles comme les organismes payeurs des APL, le Fonds de solidarité pour le logement ou le préfet. De même, elle formule des recommandations auprès des personnes physiques et de certains organismes tels que les bailleurs, les maires, les représentants d'EPCI, la commission de surendettement ou les responsables du dispositif départemental en charge de l'hébergement. Ces avis et recommandations font l'objet d'un suivi par la commission qui est informée de leur mise en oeuvre. La commission rend compte de son activité notamment par l'établissement d'un bilan annuel retraçant les suites réservées à ses avis et recommandations.

Elle peut également émettre des suggestions afin d'améliorer les différents dispositifs en faveur du logement des personnes défavorisées et de la prévention des expulsions. La commission adopte un règlement intérieur relatif aux modalités de sa saisine et aux modalités de traitement des dossiers. Le secrétariat ainsi que l'instruction et le suivi des dossiers sont assurés par l'Etat, le conseil général ou un organisme payeur des APL.

22.12.2008

Alsace Sylvie, Patrick et Serge sans domicile fixe mais avec une tente

Tentes1_ND.BRPatrick, Sylvie et la chienne Vanille. Ils vivent ensemble, sous une tente, depuis juillet 2007. Régulièrement, ils accueillent « chez eux » d’autres SDF. Photos H. de C.

À Strasbourg, des tentes apparaissent depuis quelques années en périphérie de la ville. Beaucoup de ces campements de SDF sont aujourd’hui déserts. Pas celui de Sylvie et Patrick qui accueillent Serge : ils préfèrent encore cette solution à celles qu’on leur propose.

Froid humide, pénétrant, de petits degrés au-dessus de zéro. Près de la rue des Remparts, à Strasbourg, une grande tente (c’est une six places) au début d’un sentier. En jetant un coup d’œil rapide, on croirait l’entrée d’un camping ; ici, les détritus et la boue sont à peu près maîtrisés, des fleurs trempent leurs tiges dans une bouteille de plastique. Le site est presque coquet, même si l’autoroute gronde juste au-dessus et que le canal n’a rien d’un bord de mer.

« Des jeunes voulaient cramer la tente »

De la tente surgit la tête de Vanille, charmante rottweiler, puis celle de Serge. « Attention, il faut qu’elle s’habitue à vous ! » Mais Vanille baguenaude déjà près de l’eau. « On l’a prise à un toxico, qui s’en occupait mal… » Serge, 43 ans, cheveux courts, encore l’air d’un jeune homme, vit ici depuis cinq mois et dans la rue depuis cinq ans, « suite à une perte d’emploi… » Les foyers ? « C’est dangereux ! On me propose un appartement à Sélestat, mais qu’est-ce que j’irais foutre là-bas ? Je perdrais tous mes amis… » Il sort une bière. « Eh oui, je bois ! C’est un peu notre truc à nous… Ça ne tient pas chaud, contrairement à ce qu’on croit, mais ça aide moralement ». Car, cette vie, dit-il, « c’est dur, c’est chiant… »
Serge montre un trou dans la toile. « Des jeunes ont lancé des fusées, ils voulaient cramer la tente. Si vous saviez tout ce qui se passe dans la rue… »
Arrivent trois personnes. Il y a un couple, Sylvie et Patrick ; ce sont eux qui « possèdent » la tente (donnée par un particulier) et qui « hébergent » Serge. Et un copain, Jean-Luc, qui loue dans le quartier (voir ci-contre). Ils viennent des Restos du cœur. On ignore quelles sont leurs failles, s’ils en ont, mais intellectuellement, ils surprennent : ils ont de l’humour, malgré la rue. Jean-Luc, 43 ans, était maître-boulanger, Patrick, 48 ans, militaire et Sylvie, 45 ans, infirmière en psychiatrie. Elle dit avoir un bac + 5, une licence de lettres classiques. Elle a un téléphone portable, qu’elle recharge aux Restos. Son visage est marqué, ses ongles sont noirs, mais quand elle parle, on croit entendre une travailleuse sociale plutôt qu’une SDF. « Mon compagnon ne payait pas le loyer et je me suis retrouvée dans la rue, le 2 juin 2006, avec mes enfants et mon chien, dans une merde phénoménale. Lui avait disparu ». Aujourd’hui, son fils, majeur, vit sa vie, et sa fille de 8 ans est dans un foyer.
Sylvie a vécu en foyer, elle aussi, avant de rencontrer Patrick et de préférer, en juillet 2007, la tente aux structures d’accueil. Parce que ça, au moins, c’est du provisoire qui dure… « Et pour la liberté… Aucune structure n’accueille les couples. Et on nous met dehors en journée. Moi, je préfère rester ici sous ma couette plutôt que de traîner dans un centre commercial… On nous a proposé un studio dans une structure mais on avait des horaires, pas le droit de fumer, de boire… On a passé l’âge ! Moi je fume beaucoup, et s’il faut planquer les bouteilles… Ici, il n’y a pas de médicaments, mais il y a de l’alcool de temps en temps… » Le couple, qui vit du RMI, est « en liste d’attente chez tous les bailleurs sociaux. On a fait les démarches pour le droit au logement opposable, mais ça n’aboutit pas… »

« La roue tourne, non ? »

Que disent les autorités ? « On est bien avec la police municipale », assure Sylvie. « Même l’éboueur ramasse nos déchets ! » « Dans notre malheur, on a de la chance », estime Patrick. « Si j’avais un appart, faudrait que j’ouvre les fenêtres, je supporterais pas d’être enfermé… » « Au moins on économisera sur le chauffage ! » rigole Sylvie. Imagine-t-elle passer le reste de ses jours ainsi ? « Pas du tout ! Mais la roue tourne, non ? Tout le monde peut plonger comme on a plongé… » Mais est-ce que tout le monde peut remonter à la surface

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07.11.2008

Chiffres pour l'Alsace - Conjoncture (Insee)

Ce point conjoncturel trimestriel met l'accent sur un ensemble d'indicateurs commentés (évolution de l'emploi salarié et du chômage, situation dans l'industrie et dans le bâtiment en Alsace...), complété par une synthèse qui situe l'Alsace dans le contexte économique national.

Activité encore bien orientée, mais des signes de ralentissement

Dans un environnement international sous l'effet d'une embellie passagère, la croissance de l'économie française continue de progresser au premier trimestre 2008. Le PIB augmente de 0,5 % après 0,4 % au dernier trimestre 2007.
Les exportations se redressent et le solde extérieur contribue pour 0,2 point à l'évolution du PIB. La contribution de la demande intérieure remonte à 0,3 point, encore soutenue par les investissements des entreprises en hausse de 1,3 %. Par contre, les dépenses de consommation des ménages stagnent, après plusieurs trimestres de progression.
Les enquêtes de conjoncture d'avril signalent un retournement des anticipations des chefs d'entreprises qui touche tous les secteurs.
En Alsace, cette évolution est également perceptible. En début d'année, l'activité industrielle est encore restée ferme, mais les carnets sont moins étoffés. Au cours des mois à venir, la demande pourrait fléchir et l'activité perdre de sa vigueur.
Dans le bâtiment, la construction de locaux non résidentiels s'est maintenue à un bon niveau. Mais l'environnement est moins favorable à la construction de logements, secteur où l'activité est en repli au premier trimestre et les perspectives peu encourageantes.
Pour l'hôtellerie alsacienne, ce trimestre hivernal a été satisfaisant. Des clients français venus plus nombreux et le week-end pascal en mars ont contribué à améliorer la fréquentation par rapport à 2007.
Autre indicateur positif, signe de l'activité industrielle encore restée dynamique : les exportations au départ de l'Alsace ont augmenté et le solde commercial s'est redressé.
Sur le marché du travail, l'amélioration se poursuit. Le taux de chômage a de nouveau baissé et les demandes d'emplois sont restées stables.

Documents à télécharger ici

06:02 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alsace, emploi, chômage, croissance, économie française | | |  Facebook

29.10.2008

ALSACE : Vague de froid et chutes de neige

Météo France annonce de forts refroidissements pour le milieu de la semaine avec de probables chutes de neige à basse altitude. Il s'agit d'une situation exceptionnelle pour cette période de l'année, les prévisions de températures s'approchant plus des normales d'un mois de janvier.

Extrait DNA du jour

08:58 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alsace, bas-rhin, strasbourg, plan grand froid, plan hivernal | | |  Facebook

28.10.2008

MULHOUSE : ÊTRE LÀ

 

etrela.exalerte68@free.fr : 03.89.32.85.4

Mulhouse, le 20 octobre 200

EN 2008 DES DIZAINES DE PERSONNES DORMENT DANS NOS RUES !

Notre collectif d'associations humanitaires, d'hébergement, de réinsertion sociale et de défense des droits de l'homme, dénonce que plusieurs dizaines d'êtres humains n'aient, aujourd'hui, pas de solution d'hébergement pour la nuit.

Le Père Joseph Wrésinski, fondateur d'ATD Quart-Monde, a dit que "Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l'homme sont violés" !

Il y a actuellement à Mulhouse environ vingt personnes tous les jours qui appellent le 115 pour espérer qu'on pourra les héberger pour la nuit et à qui il est répondu qu'il n'y a pas de place, de bien vouloir rappeler plus tard au cas ou de la place se libère. Ces personnes, pour la plupart, rappellent dans la soirée sans plus de succès.

Pire ! Les associations travaillant sur le terrain avec ces personnes estiment à plus de 180 le nombre de personnes qui sont dans la même situation mais n'appellent plus le 115 après l'avoir fait pendant de longues semaines sans aucun succès !

Par ailleurs, la précarité augmente. La Banque Alimentaire de Mulhouse faisait le triste constat récemment que plus de dix mille (10.000) personnes en un mois sont venues demander un colis alimentaire. Cette situation ne s'était pas produite depuis plus de 25 ans ! Quel retour en arrière dans la pauvreté !

Nous sommes convaincus que ces personnes peuvent être mises à l'abri dans des conditions dignes. C'est une question de volonté politique !

Deux courriers à la Préfecture demandant un rendez-vous sont restés sans réponse. Les municipalités, la DDASS sont parfaitement au courant de cette violation des droits de l'homme, mais ne peuvent rien faire. Des places d'hébergement existeraient si l'on avait les moyens financiers de les ouvrir ! Elles seront ouvertes, on le sait, dans le cadre du plan d'urgence hivernale quand la température descend…

Nous demandons l'ouverture urgente de ces places d'hébergement et leur pérennisation pendant toute l'année.

Nous demandons que des logements sociaux accessibles aux plus précaires soient mis à la disposition des milliers de personnes qui cherchent un logement plus décent et plus accessible financièrement que dans les conditions actuelles et la mise en application des mesures proposées par le député Etienne PINTE dans son excellent rapport du 20 juin 2008 sur le mal logement.

 

12:43 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : mulhouse, alsace, sans-abri, mal logement, logement social | | |  Facebook

13.10.2008

INSEE ALSACE: CHÔMAGE AU 2e TRIMESTRE

Demandeurs d'emploi de longue durée


Année Trim. Bas-Rhin Haut-Rhin Alsace
2008 2 6 192 4 595 10 787
1 6 546 5 118 11 664

Demandeurs d'emploi de moins de 25 ans


Année Trim. Bas-Rhin Haut-Rhin Alsace
2008 2 4 941 3 824 8 765
1 5 387 4 499 9 886

Demandeurs d'emploi


Année Trim. Bas-Rhin Haut-Rhin Alsace
2008 2 28 782 20 789 49 571
1 30 733 23 246 53 979

06:56 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chÔmage, alsace, bas-rhin, haut-rhin | | |  Facebook

09.10.2008

C'EST TONIC, C'EST EN KIOSQUE, C'EST BIEN


http://www.tonicmagazine.net/tonic/index.php?option=com_content&task=view&id=35&Itemid=54

LE 9 OCTOBRE CHEZ VOTRE MARCHAND DE JOURNAUX

06:52 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tonic magazine, alsace | | |  Facebook

21.09.2008

Commission DALO : Ensemble des recours à fin AOÛT 2008 Région Alsace

Commission DALO

• Ensemble des recours à fin AOÛT 2008 Région Alsace

-> recours déposés :     485
-> accusés de réception délivrés :     426
-> dossiers examinés en commission :     383
-> % dossiers examinés/recours déposés :     79 %

• décisions de la commission

-> sans objet: solution trouvée avant commission :     18
-> sans objet: autres motifs (décès, départ territoire…) :     0
-> favorable :     185
-> % décisions favorables /dossiers examinés :     53 %
-> rejets :     173
-> % rejets /dossiers examinés :     45 %

• mise en œuvre des décisions

-> offres de logement ou d'accueil :     112
-> dont offres refusées par bénéficiaires :     38
-> bénéficiaires logés ou hébergés suite à offre :     14

Total des personnes logées ou hébergées :     32

% des personnes logées ou hébergées /décisions fav (+ sans objet - refus) :     19 %

• Recours LOGEMENT à fin AOÛT 2008 Région Alsace

-> recours déposés :     411
-> accusés de réception délivrés :     376
-> dossiers examinés en commission :     335
-> % dossiers examinés/recours déposés :     82 %

• décisions de la commission

-> sans objet: solution trouvée avant commission :     16
-> sans objet: autres motifs (décès, départ territoire…) :     0
-> favorable logement :     168
-> réorientation vers hébergement :    9
-> % décisions favorables /dossiers examinés :     58 %
-> rejets :     135
-> % rejets /dossiers examinés :     40 %
-> logés avant mise en œuvre préfet de la déc. fav.    0

• mise en œuvre des décisions

-> désignation préfet à bailleur :    151
-> offre bailleur au bénéficiaire :    105
-> dont offres refusées par bénéficiaires :     33
-> bénéficiaires logés suite à offre :     12

Total des personnes logées :     28

% des personnes logées /décisions fav (+ sans objet - refus) :     19 %

• Recours HÉBERGEMENT à fin AOÛT 2008 Région Alsace

-> recours déposés :     74
-> accusés de réception délivrés :     50
-> dossiers examinés en commission :     48
-> % dossiers examinés/recours déposés :     65 %

• décisions de la commission

-> sans objet: solution trouvée avant commission :     2
-> sans objet: autres motifs (décès, départ territoire…) :     0
-> favorable logement :     8
-> % décisions favorables /dossiers examinés :     21 %
-> rejets :     38
-> % rejets /dossiers examinés :     79 %

• Recours logement réorientés vers hébergement / rappel :    9

• mise en œuvre des décisions y compris réorientations

-> offres d'accueil:    7
-> dont offres refusées par bénéficiaires :     5
-> bénéficiaires hébergés suite à offre :     2

Total des personnes hébergées :     4

% des personnes hébergées /décisions favorables (+ sans objet - refus) :     29 %

Alsace : le préfet en ballade au cra...

... Monsieur le Préfet du Bas-Rhin, pour info, voici un court rappel du Droit, des personnes réfugiées :

  1. les réfugiés étrangers demandant le statut de réfugiés doivent être pris en charge entièrement par la République jusqu’à la fin de la procédure
  2. le PHU Plan d‘Urgence Hivernal prévoit l’hébergement «de toutes les personnes qui le nécessitent»
  3. Sans compter que d’après le Droit Local, les municipalités sont tenues de secourir les indigents.

... Monsieur le Préfet du Bas-Rhin, nous avons appris que le plan grand froid comprennait un "projet chaises" !

Pour votre information il ne s'agit pas du jeu des chaises musicales mais bien d'une idée immonde, intolérable.

En effet, et nul doute que vous allez réagir, cet hiver pour les personnes sans-abri un lieu leur sera proposé, avec une chaise par personne...

06.09.2008

L'ALSACE ET LES INDIGENTS...

Aide sociale - domicile de secours

Question

M. Jean-Louis Masson attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales sur le fait que sous la précédente législature, il avait posé à son prédécesseur, une question écrite qui fut publiée au Journal officiel du 24 janvier 2002. Or, bien que le délai réglementaire de deux mois eût été écoulé, il n'avait toujours pas obtenu de réponse à la fin de la législature. Il lui renouvelle donc cette question qui était libellée comme suit : " M. Jean-Louis Masson attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur sur le fait que le droit local d'Alsace-Lorraine prévoit que les communes sont tenues d'apporter un secours aux personnes dites indigentes. Il souhaiterait qu'il lui indique s'il s'agit des personnes indigentes se trouvant à un moment donné sur le territoire de la commune, ou s'il s'agit des personnes indigentes réellement domiciliées dans la commune. Le cas échéant, lorsqu'il s'agit de nomades et si la commune était tenue d'intervenir, il souhaiterait savoir qui doit assurer la charge finale du secours ".

Reponse

Si l'aide sociale légale relève de la compétence du département, elle demeure toutefois ouverte aux communes de manière subsidiaire, avec une exception concernant le droit local d'Alsace-Lorraine, lequel prévoit que " les communes sont tenues d'apporter un secours aux personnes indigentes ". L'article L. 511-2 du code de l'action sociale et des familles, issu de l'article 220 de la loi n 2002-73 du 17 janvier 2002 de modernisation sociale, relatif à l'aide sociale communale pour les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle prévoit ainsi que " toute personne dénuée de ressources et âgée de plus de seize ans doit recevoir de la commune dans laquelle elle se trouve un abri, l'entretien indispensable, les soins et prescriptions nécessaires en cas de maladie ainsi que des funérailles décentes. L'aide est accordée sans préjudice du droit de réclamer le remboursement des frais à la commune dans laquelle la personne dénuée de ressources a son domicile de secours communal ". Les critères de définition du domicile de secours ne distinguent pas de situation particulière pour les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle. En effet, l'article L. 511-5 du code de l'action sociale et des familles relatif au domicile de secours concernant ces collectivités locales renvoie la détermination de celui-ci au domicile de secours départemental défini à l'article L. 122-2 et s. de ce code, donc au droit commun. Le domicile de secours s'acquiert par une résidence habituelle de trois mois dans la commune postérieurement à la majorité ou à l'émancipation, sauf notamment pour les personnes admises dans les établissements sanitaires ou sociaux. Lorsque ces conditions sont réunies, les dépenses d'aide sociale de l'intéressé incombent à sa commune de résidence. Toutefois, lorsqu'il estime que le demandeur a son domicile de secours dans une autre commune, le maire doit, dans un délai d'un mois après le dépôt de la demande, transmettre le dossier au maire de la commune concernée qui doit se prononcer dans le mois qui suit. Par ailleurs, lorsque le domicile e 'intéressé se trouve situé hors des trois départements précités, notamment en Meurthe-et-Moselle, les frais d'aide sociale engagés sont à la charge de ce département. En outre, s'agissant des personnes sans domicile fixe, ces dépenses incombent à l'Etat en application de l'article L. 121-7 du code précité. Il peut être également précisé que lorsque la situation du demandeur exige une décision immédiate, le maire prend la décision. Si, ultérieurement, l'examen au fond du dossier fait apparaître que le domicile de secours du bénéficiaire se trouve dans une autre collectivité, elle doit être notifiée aux services sociaux concernés commune, département ou l'Etat, dans un délai de deux mois. Si cette notification n est pas faite dans les délais requis, les frais engagés restent à la charge de la commune où l'admission a été prononcée.

06:44 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alsace, droit local, indigents, minima sociaux | | |  Facebook

 
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