16.11.2008
Réunions de l'Association bas-rhinoise des chômeurs et demandeurs d'emploi (ABCDE)
Réunions du mois de novembre
Groupe de Strasbourg
Réunion le lundi 17 novembre, à 18 h 30, à l'ARES, centre socioculturel de l'Esplanade, 10 rue d'Ankara
Groupe de Haguenau
Réunion le mercredi 19 novembre à 18 h 30, 6 place Robert-Schumann (derrière la MLC, dans la cour)
Collectif de solidarité de Bischwiller et environs
Réunion à Bischwiller le mardi 25 novembre, de 14 h à 16 h, au CASF, 7 rue des Casernes
Groupe d'Illkirch
Réunion à Illkirch le mardi 25 novembre à 18 h 30, au Pôle associatif de l'Illiade, 11 allée François-Mitterrand
Groupe de Schiltigheim
Réunion à Schiltigheim le mardi 2 décembre à 18 h 30 au centre socioculturel du Marais, 8 rue de Touraine (tram : Marais, ligne B)
CONTACT : ABCDE : 2 rue de Sélestat, 67100 Strasbourg. Tél: 03 88 41 14 49. Courriel : abcde67@orange.fr
Attention danger !
Conseil aux personnes au chômage et tous demandeurs d'emploi
Il va vous être demandé d'élaborer avec un conseiller un projet personnalisé d'accès à l'emploi (PPAE), "au plus tard dans les quinze jours" suivant son inscription à l'ANPE.
C'est à partir de ce projet, actualisé tous les trois mois, que seront définies les offres raisonnables d'emploi (ORE). Au bout de deux refus, les allocations peuvent être temporairement suspendues.
NE SIGNEZ PAS TOUT DE SUITE
"Exigez que soit inscrit que vous cherchez un emploi à temps complet en CDI" afin que Pôle emploi (l'organisme issu de la fusion ANPE-Assedic) "ne puisse pas vous imposer un emploi précaire", précise le MNCP auquel ABCD 67 est affilié
EXIGEZ que votre "droit au refus d'un emploi précaire ou à temps partiel soit respecté".
08:37 Publié dans AGENDA | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : ppae, chÔmage, assedic, anpe, abcde 67, chÔmeurs, prÉcaires |
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13.09.2008
Un projet de décret durcit les sanctions contre les chômeurs refusant deux offres d'emploi
Un projet de décret, sera soumis aux membres du Conseil supérieur de l'emploi mardi 16 septembre.
Il durcit les sanctions pour les chômeurs qui refuseront deux "offres raisonnables d'emploi" (ORE), et définit les modalités d'application de la loi du 1er août 2008 "relative aux droits et aux devoirs des demandeurs d'emploi", dont l'un des objectifs est de diminuer le nombre d'offres d'emplois non pourvues (quelque 300 000, selon l'ANPE).
La "stigmatisation" des chômeurs est en route.
15:07 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : chômage, chômeurs, exclusion, france, sarkosy, anpe, assedic |
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26.08.2008
Fusion ANPE/ASSEDIC: ça commence mal pour les salariés!
Lors de la troisième réunion le 22 Juillet 2008 organisée par le Délégué Général responsable de la fusion, avec les représentants nationaux des personnels de l’ANPE et de l’Assurance Chômage, la CFE-CGC, la CGT-FO, la FSU et la CGT ont quitté la réunion devant l’attitude intolérable du Délégué Général, Christian Charpy et le manque d’information.
Contrairement à ce que dit Mr Charpy partout dans la presse, à ce jour, aucune négociation n’a démarré.
Dans chacune des institutions, les représentants des personnels n’ont qu’une très vague présentation des dossiers et nos Organisations Syndicales, dénoncent le degré zéro d’information.
Nous dénonçons par ailleurs le comportement méprisant de Mr Charpy à l’égard des personnels et de leurs représentants. Mr Charpy met ainsi en péril le processus de négociation à venir.
07:45 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
| Tags : anpe, assedic, fusion anpe/assedic, france, chômage, emploi |
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31.07.2008
L’offre raisonnable d’emploi, ou comment soumettre les chômeurs à la (dé)raison libérale
FABRIQUE DES IDEES.
L’Assemblée vient d’adopter, en première lecture, et à quelques amendements près, le projet « relatif aux droits et aux devoirs des demandeurs d’emploi ». Décryptage d’un nouveau pas en avant dans la stigmatisation des chômeurs par l’économiste Pierre Concialdi.
À LIRE SUR : http://www.mouvements.info/spip.php?article313
06:46 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : chÔmage, assedic, unedic, christine lagarde |
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29.07.2008
L'ÉTAT FAIT MAIN BASSE SUR LE FRIC DU 1% LOGEMENT. TRAVAILLEURS PAUVRES, CHÔMEURS ET SANS-ABRI : TOUS ENSEMBLE À LA RUE... Avant d'y "tomber"
Tout est prévu : tu divorces; viré, un décès dans la famille; viré, les gosses déménagent; viré, mémé part en maison de retraite; viré...
Toi le travailleur pauvre tu vivras dans ta cage à misère... l'espace est un luxe, et le luxe n'est pas pour toi.
Le gouvernement te fera 3 offres de relogement "raisonnables" (houps) si tu les refuses ...
Toi la divorcée, la veuve, toi le chômeur... Pas de pot si tu fais un impayé de loyer; viré
Quant à toi le sans-abri, tu restes où tu es... Mais le gouvernement va te fabriquer plein de copains qui vont te rejoindre.
Zéro SDF a dit sarkosy... Ce qui se traduit par : il y à 100.000 sans-abri, avec moi vous deviendrez 1.000.000 soit un zéro de plus, c'est bien parti pour.
Le gouvernement veut l’accession "populaire" à la propriété, ben oui, les temps changent, le populaire aussi.
Par contre le gouvernement ne change pas, il veut aussi et surtout le pognon.
Le Palo va l'aider à faire main basse sur le 1% logement. Dans la foulée il prend le contrôle des SA d’HLM -ESH, qui en sont les filiales, donc d’une part très importante du logement social.
Extraits :
Le rôle de l’agence nationale de participation des employeurs à l’effort de construction (ANPEEC) est recentré sur les missions de contrôle de l’ensemble des acteurs du 1 % logement. Sa gouvernance relève désormais uniquement de l’Etat. (...) »
Là-dessus, le gouvernement a toujours été clair...
15:29 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : travailleurs pauvres, rmi, chômeurs, assedic, projet palo, sans-abri, mal-logés |
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28.07.2008
Présentation du Reseau Solidaire d'Allocataires
Au temps jadis, nous avions des droits collectifs. Dans notre pays riche, deux cents ans de luttes avaient amené les riches apeurés à concéder aux pauvres quelques miettes, le droit à une retraite, à la prise en charge des dépenses de santé, à un revenu minimum en cas de perte ou d’absence d’emploi. Les pauvres défendaient ces droits collectivement, même quand ils n’en bénéficiaient pas personnellement.
Et puis les pauvres ont oublié leur Histoire et les riches ont imposé leur Fable : la plupart des pauvres se sont mis dans la tête que les droits ne servaient qu’aux autres. Et les riches ont inventé des croque mitaines le Chômeur, l’Assisté, le Parasite, des monstres qui suceraient la sueur et le sang des honnêtes travailleurs.
Mais il y a toujours un moment où le Travailleur, parce qu’il a perdu son emploi, ou parce que celui-ci est trop mal payé pour qu’il s’en sorte seul, parce qu’il a besoin de payer des soins, le loyer, les études des gosses se retrouve lui-même dans le rôle du croque mitaine.
Nous sommes tous des allocataires : de la CAF, de la Sécu, de l’Assedic. Et tous confrontés à un moment ou un autre aux conséquences concrètes de la propagande sur l’ « assistanat ». Traités comme des chiens et des mendiants au guichet, perdus dans le dédale des logiques administratives, soupçonnés, contrôlés, radiés. Seuls face à l’arbitraire, ne nous restent que les devoirs de nos droits perdus.
Le Réseau solidaires d’Allocataires, aurait pu s’appeler Regroupement des sacrifiés de l’Assedic, Rassemblement des Salopes assistées, ou Réunion des Sous Pauvres Affamés.
Peu importe les noms qu’on nous donne, nous avons décidé de nous regrouper sur la base des contraintes qu’on nous impose, pour les combattre collectivement. Même si vous faites partie des allocataires optimistes qui pensent « n’avoir rien à se reprocher », gardez-le, car un vilain fraudeur se cache sûrement en vous à votre insu : que vous ayez oublié de déclarer trois heures de ménage hebdomadaires, l’aide de vos parents qui vous a évité de vous retrouver à la rue, le beau gosse qui dort chez vous trois fois par semaine. Et si vous vous êtes déjà reconnus, alors rejoignez le réseau, envoyez-nous vos confessions, participez à nos actions collectives :
RSA-Réseau Solidaire d’Allocataires
Mail : ctc.rsa@gmail.com
Tel : 06 42 72 03 01
Permanences fixes tous les mercredis de 15h à 16h devant le 23, bis rue Mathis métro Crimée
Site : http://collectif-rto.org ; http://ac.eu.org
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| Tags : reseau solidaire d'allocataires, assedic, pauvres, france, inégalités |
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07.07.2008
Plus de 11.000 chômeurs, bénéficiaires de la prime pour la mobilité de 1.500 euros vont devoir rembourser cette somme aux impôts.
Ils ont accepté de déménager à plus de 200 kilomètres de chez eux pour retrouver du travail, en échange d'une aide de 1.500 euros. Aujourd'hui, ils sont priés de rembourser cette somme aux impôts, car le fisc s'est aperçu qu'ils ne remplissaient pas les critères pour bénéficier de la prime pour la mobilité. Problème, leur centre d'impôt leur avait assuré qu'ils remplissaient les conditions d'attribution.
Entre 11.000 et 13.000 personnes ont connu cette mésaventure, que révèle Le Parisien ce lundi. Plusieurs mois après avoir bénéficié de la prime à la mobilité, elles doivent donc la rembourser.
Le ministre du Budget Eric Woerth a reconnu un "déficit d'information" lors du lancement de cette prime instituée en 2006. Tous les critères permettant d'en bénéficier ne figuraient pas sur la déclaration de revenus simplifiée, ce qui a induit des milliers de particuliers en erreur. Eric Woerth s'est engagé à "ne pas redresser les gens sur des conditions qui n'apparaissaient pas clairement dans la déclaration simplifiée". Résultat, les bénéficiaires de cette prime en 2005 n'auront pas à s'acquitter des 1.500 euros. Ceux qui en ont bénéficié en 2006 devront la rembourser, mais n'auront pas de pénalité.
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| Tags : chômage, régression sociale, conflits sociaux, prime pour la mobilité, assedic, anpe |
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30.06.2008
Les prestations sociales victimes de la forte hausse de l'inflation
Source : www.annuaire-secu.com
Les prévisions ne sont guère encourageantes pour le niveau de l'inflation en 2008. Dans sa note de conjoncture publiée le 20 juin, l'Institut de la statistique compte sur une inflation moyenne en 2008 de 3,2 % (après 1,5 % en 2007), un niveau inobservé depuis plus de quinze ans. Du fait de la hausse de l'inflation et d'un revenu moins dynamique qu'en 2007, le pouvoir d'achat du revenu des ménages ne devrait que faiblement progresser. Cela ne fera pas l'affaire des bénéficiaires de prestations sociales. Les pensions ayant été relevées de 1,1 % au 1er janvier, vont bénéficier d'un coup de pouce de 0,8 % au 1er septembre. Mais on est loin du compte. Les retraités devront attendre 2009 pour obtenir un rattrapage, le gouvernement s'étant engagé à compenser strictement l'inflation constatée (1 % de hausse du montant des retraites représente 750 millions d'euros supplémentaires pour la seule branche retraite du régime général). "De nombreuses prestations sociales vont être concernées par ce décrochage peu courant avec l'inflation", prévient le quotidien Les Echos (23-06).
Le RMI, par exemple, n'a ainsi été revalorisés que de 1,6 % au début de l'année, soit la moitié du taux d'inflation attendu en 2008. L'écart est encore plus net pour les prestations familiales relevées de 1 % au 1er janvier. "Il reste à savoir si le gouvernement compensera strictement le manque à gagner l'an prochain pour toutes les prestations". Mais "le niveau durablement élevé de l'inflation pourrait en outre relativiser la portée des engagements de Nicolas Sarkozy sur la hausse de 25 % de l'AAH et du minimum vieillesse d'ici à 2012, la hausse intégrant l'inflation.
Les 1,7 million de demandeurs d'emploi indemnisés par l'Unedic vont également être pénalisés par la hausse des prix. Réunis en conseil d'administration le 24 juin, les partenaires sociaux chargés du régime ont en effet décidé de limiter la valorisation des allocations chômage à 2,5 % au 1er juillet, le patronat, dont la priorité est de réduire le coût du travail, refusant d'aller au-delà. Cette moindre valorisation semble, pour certains syndicats, d'autant plus choquante que les excédents dégagés par l'Unedic sont considérables (voir rubrique emploi).
Quant au SMIC, il augmentera de 0,9 %.au 1er juillet, selon un décret publié au JO du 28 juin. Le Salaire minimum avait bénéficié d'une revalorisation anticipée de 2,3 % au 1er mai en raison de l'inflation. Au total, l'augmentation du Smic, par rapport à juillet 2007, est de 3,2 %. Le SMIC mensuel brut s'élèvera au 1er juillet 2008 à 1 321,02 euros. Le ministre a également dévoilé un avant-projet de loi "en faveur des revenus du travail". Ce texte fixe au 1er janvier la date de revalorisation du SMIC, afin de permettre aux partenaires sociaux de disposer d'un délai plus important pour les négociations de branche, et encourage l'intéressement des salariés aux bénéfices des entreprises. Le projet e loi sera débattu avec les partenaires sociaux mardi 1er juillet (lors de la CNNC) et présenté en conseil des ministres à la mi-juillet. Parmi ce troisième train de mesures en faveur du pouvoir d'achat figure un nouveau crédit d'impôt pour les entreprises signant des accords d'intéressement aux bénéfices ou augmentant les primes distribuées. Cet avantage fiscal prendrait la forme d'un crédit d'impôt sur les sociétés égal à 20% du montant des primes d'intéressement nouvellement distribuées. Le gouvernement se propose également d'exonérer de cotisations patronales les entreprises versant une prime de 1500 euros maximum avant le 30 juin 2009, à charge pour l'Etat de compenser le manque à gagner pour la Sécurité sociale. Les sanctions à l'égard des entreprises qui n'ouvrent pas de négociation salariale seront un peu plus lourdes que prévu.
> http://www.lesechos.fr/journal20080623/lec1_france/474404...
> Note de conjoncture de juin :
http://www.insee.fr/fr/themes/theme.asp?theme=17&sous...
> Commission nationale de la négociation collective : l'augmentation du Smic à l'ordre du jour
communiqué du ministère du Travail du 23 juin
> Avant-projet de loi « en faveur des revenus du travail » transmis aux partenaires sociaux par Xavier Bertrand :
http://wk-rh.fr/actualites/detail/3805/avant-projet-sur-l...
> Allocations chômage : la valorisation de 2,5 % au 1er juillet ne compense pas la hausse des prix - Les Echos du 25/06 :
http://www.lesechos.fr/journal20080625/lec1_france/474541...
> Communiqué du 24 juin de l'Unedic - Revalorisation des allocations au 1er juillet 2008 :
http://info.assedic.fr/assurance_chomage/travail/presse/1...
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| Tags : inflation, prestations sociales, rmi, assedic, unedic, cnnc |
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20.06.2008
Déficit retraites : Woerth veut faire appel à la branche famille ou à l'Unedic
Le ministre du Budget souhaite structurer autrement les prélèvement en diminuant les "cotisations qui vont au chômage" et en augmentant "celles qui vont vers la retraite".
Le ministre du Budget Eric Woerth veut réduire le déficit de la branche retraites de la Sécurité sociale en faisant appel à des "excédents" d'autres organismes, dont la branche famille ou l'assurance chômage, malgré la "grosse dette" de l'Unedic. "Il faut bien affronter les difficultés que nous avons dans le domaine des retraites et, c'est bien naturel, à partir du moment où il y a des excédents quelque part, de transférer une partie de ces excédents vers la retraite", a déclaré M. Woerth sur Radio Classique. "Je sais que ça pose un certain nombre de difficultés chez certains partenaires sociaux et, en même temps, c'est bien la logique", a-t-il précisé.
"Le chômage aujourd'hui est à l'excédent parce que l'emploi va mieux (...) Il y a une grosse dette, mais enfin l'excédent est très important", a rappelé le ministre. "Il faut diminuer les cotisations qui vont au chômage et, par ailleurs, augmenter celles qui vont vers la retraite. Il ne faut pas toucher au pouvoir d'achat, on est bien à cotisation égale, on est à prélèvements égaux, mais on structure autrement les prélèvements", a-t-il souligné. "C'est vrai aussi par exemple sur le Fonds de solidarité vieillesse (FSV), c'est ce qui permet de payer par exemple le minimum vieillesse (...) C'est durablement maintenant en excédent parce qu'il y a plus de gens qui sont dans le système de l'emploi", a-t-il déclaré, en ajoutant que "la Cnaf est aussi durablement maintenant en excédent depuis cette année".
Mercredi, devant la Commission des comptes de la Sécurité sociale (CCSS), M. Woerth avait estimé que "la situation de la branche famille doit lui permettre de prendre en charge une part plus importante des avantages familiaux accordés par les régimes de retraite, notamment la majoration de 10% pour les parents de trois enfants, qui est déjà financée à 60% par la Cnaf". Selon les prévisions de la CCSS rendues publiques mercredi, la branche famille a connu des déficits de 1,3 milliard en 2005, puis de 900 millions en 2006, avant un excédent de 200 millions en 2007. Elle devrait être excédentaire de 400 millions cette année.
Par ailleurs, "le résultat annuel du FSV est redevenu positif en 2007, et l'excédent de l'exercice 2008 devrait s'élever à 1 milliard d'euros. Le déficit cumulé du fonds, qui avait atteint 5 milliards d'euros fin 2006, a commencé de se réduire, mais il serait encore de 3,8 milliards d'euros fin 2008", estime aussi la CCSS.
Quant à l'Unedic, son président Geoffroy Roux de Bézieux a estimé le 23 mai que "les comptes de l'année 2008 seront probablement excédentaires" de quelque "4 milliards", mais que l'assurance chômage "n'a pas résorbé le (...) déficit cumulé au 1er janvier d'à peu près 9 milliards et demi". (source AFP)
06:57 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : retraite, chômage, unedic, assedic, fsv, ccss |
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16.06.2008
41% de la population active se trouverait en situation"d' EMPLOI INADEQUAT"
Publié par paysan bio à l'adresse : http://paysan-bio.blogspot.com/
41% de la population active se trouverait en situation"d' EMPLOI INADEQUAT"
Chiffres du chômage : le vrai débat
Le Monde, 10 Octobre 2007
Pierre Concialdi,
Réseau d'alerte sur les inégalités ; Jean-Pierre Guenanten, Mouvement national des chômeurs et précaires ; Julie Herviant, CGT-Insee ; Sylvette Uzan-Chomat, SNU-FSU-ANPE,tous les signataires sont membres du collectif "Les autres chiffres du chômage".
Face aux soupçons, il est urgent de construire un nouvel indicateur du marché du travail.
La controverse sur les chiffres du chômage toucherait-elle à sa fin ?
"Suite à un rapport des inspections des finances et des affaires sociales, l'Insee et la direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) ont décidé de renoncer à publier chaque mois un taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT). En effet, son évolution mensuelle reflétait celle du nombre de demandeurs d'emploi inscrits à l'ANPE, donnée dont la signification n'est plus assurée. L'Insee a annoncé qu'il publiera à l'avenir chaque trimestre un taux de chômage fondé sur les seules données de son enquête emploi, calculé en utilisant les méthodes recommandées par l'Office européen de statistique (Eurostat).
Depuis décembre 2006, rassemblés dans le collectif "Les autres chiffres du chômage", nous dénoncions la dérive des chiffres de l'ANPE, dont la baisse reflétait davantage, selon nous, une gestion de plus en plus agressive des listes de demandeurs d'emploi qu'une réelle diminution du chômage. MM. Borloo et Villepin juraient n'avoir pas touché au thermomètre et nous accusaient d'être une poignée d'agitateurs.
Aujourd'hui les décisions prises confirment le bien-fondé de nos critiques et rejoignent certaines de nos propositions.Pour autant, on aurait tort de croire la situation assainie. La réforme annoncée des indicateurs du chômage, très technique, apparaîtrait à juste titre comme une manipulation aux yeux de l'opinion publique, si l'on procédait à un changement de thermomètre sans avoir reconnu l'ampleur exacte de la déformation due au précédent instrument de mesure. Le rapport des inspections évoque un chiffre« nouvelle méthode » qui s'établirait à 8,2 %, très proche du taux officiel de 8 % fin juillet.
C'est un rideau de fumée :
le changement de mode de calcul prôné pour s'aligner sur Eurostat suffit à lui seul à faire baisser sur le papier le taux de chômage d'environ 1 point. L'Insee et la Dares doivent s'interdire pour l'instant de bouleverser les modes de calcul et reconnaître que, sur les deux dernières années, la baisse affichée de 2 points (de 10 % à 8 %) du taux de chômage officiel en France métropolitaine était exagérée. Il faut assumer que le taux de chômage se situe aujourd'hui à 9 %, comme l'indique l'enquête emploi de l'Insee pour le second trimestre. Cela permettra aussi d'en finir avec les proclamations mensongères, encore entendues récemment, sur le « plus bas niveau de chômage depuis 1982 ».
Malheureusement, la précipitation avec laquelle l'Insee et la Dares ont annoncé la mise en oeuvre, sans aucune concertation, de toutes les recommandations du rapport des inspections, montre que les directions de ces organismes n'ont tiré aucune leçon de leur désastreuse gestion de cette affaire.Depuis juin, un groupe de travail du Conseil national de l'information statistique (CNIS), présidé parM. de Foucauld, a commencé à travailler sur les statistiques de l'emploi, du chômage, de la précarité et du sous-emploi. Ce groupe, auquel participent des experts et des représentants des partenaires sociaux et des associations (dont nous-mêmes), doit pouvoir mener le débat à son terme. L'Insee et la Dares doivent attendre ses conclusions avant toute modification dans le mode de calcul du chômage BIT.Pour nous, cette question du taux de chômage, si elle est la plus médiatisée, n'est pas la plus fondamentale.
Depuis vingt ans, au-delà de ses fluctuations conjoncturelles, le taux de chômage oscille autour du même niveau, 9 % à 10 %. Le ralentissement économique qui pointe va interrompre sa baisse, pourtant récente et limitée. Mais l'essentiel des changements du marché de l'emploi se joue ailleurs : dans le développement continu et insidieux de la précarité. Les emplois à durée limitée (CDD, intérim, stages), bien sûr, mais aussi les emplois à bas salaires, les emplois sous-qualifiés par rapport aux compétences de leurs titulaires, les emplois néfastes pour la santé.
La précarité, des contrats, des revenus, des carrières et de la santé au travail, est de plus en plus répandue.Nous l'avons chiffrée à l'aide d'un travail original sur les données des enquêtes emploi depuis 1990 : selon nous, en 2005, 11,4 millions de salariés, soit 41 % de la population active, se trouvaient en situation « d'emploi inadéquat » au sens du BIT ; c'est-à-dire d'un emploi qui ne permet pas de vivre décemment, de prévoir l'avenir, de préserver ses compétences et sa santé.Cette proportion augmente depuis quinze ans.Nous ne prétendons pas que ce chiffrage soit à prendre ou à laisser. Mais le débat doit avoir lieu.Dans les semaines et mois qui viennent, il faut que les diverses propositions des acteurs sociaux et gouvernementaux se confrontent, au CNIS et ailleurs, avec l'aide et l'éclairage du système statistique public. Il faut que ce débat débouche sur un nouveau système, légitime et reconnu, d'indicateurs du marché du travail, reflétant non seulement le chômage total mais aussi les différentes dimensions du sous-emploi, de la précarité et de l'emploi inadéquat. Pour notre part, nous souhaitons que l'enquête emploi de l'Insee, dûment renforcée, soit au coeur de ce système d'indicateurs - les données de l'ANPE étant réservées à des études complémentaires, pour des analyses régionales et locales ou pour comprendre les motifs de sorties des listes. Si ce débat ne débouche pas, les médias resteront focalisés sur les infimes variations mensuelles - dénuées de sens - du nombre d'inscrits à l'ANPE ; la statistique publique ne retrouvera pas sa crédibilité. Et la qualité du débat démocratique sur l'emploi,le chômage et la précarité continuera de régresser
06:38 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : emploi inadéquat, chômage, anpe, assedic, marché du travail |
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04.06.2008
La Lettre d’Actuchomage
OK ! pour cette unique fois on vous offre l'excellente lettre D'ACTU CHOMAGE ! Mais vous devriez vous abonner, et même adhérer. Parce que ça ne coute que 5 euros l'année et qu'on en a pour notre argent !
Bonjour (bonsoir) à toutes et tous,
Il y a 4 ans naissait APNÉE – Alternatives Pour une Nouvelle Économie de l’Emploi – l’association qui édite Actuchomage, Rénovation-démocratique et, prochainement, Inter-emploi.
En janvier 2008, voilà ce que l’on pouvait lire sur Actuchomage (extrait de notre article «Que cache le mensonge des 500.000 emplois non pourvus ?») :
(…) En usant de cet argument mensonger (les 500.000 emplois non pourvus), le gouvernement et le patronat préparent l’opinion publique à une déréglementation généralisée du marché du travail. Derrière la guerre déclarée aux chômeurs qui «refuseraient des emplois disponibles» se cache deux objectifs : la déréglementation de la durée du temps de travail (qui pourrait être négociée directement entre employeurs et salariés, comme l’a récemment envisagé le Premier ministre) et, à terme, la suppression des «salaires minimums». On fait le pari ? (…)
Trois mois plus tard, les faits nous donnaient hélas raison :
En avril 2008, on assistait à une offensive sans précédent contre les chômeurs, ces profiteurs et ces fainéants qui refusent massivement les emplois qu’on leur propose ; vaste entreprise de désinformation, de manipulation, visant à culpabiliser les demandeurs d’emploi et à dresser l’opinion publique contre eux (non sans réussite d’ailleurs).
Aujourd’hui, ce sont les 35 heures qui sont dans le viseur du gouvernement. La cible est ajustée, reste à lui asséner le coup de grâce.
Et demain, en septembre, c’est le SMIC, les salaires minimums, auxquels le gouvernement et le patronat s’attaqueront. On fait le pari ?
++++++++++++++++++++++++++++
Créée en mai 2004, l’association APNÉE – Alternatives Pour une Nouvelle Économie de l’Emploi –, s’est fixée une mission de veille et d’alerte sociales pour la Défense des Droits des Actifs avec ou sans emploi.
Depuis 4 ans, nous tentons d’alerter l’opinion et les réseaux militants sur les mesures et projets porteurs de régressions sociales.
• Ainsi, dès 2004, nous sommes-nous engagés en faveur de l’emploi des Seniors. Nous avons été la première association à saisir la HALDE sur les discriminations à l’embauche dont sont victimes les 45 ans et plus. Parallèlement, nous n’avons cessé d’alerter le gouvernement sur le dramatique taux de chômage des plus de 55 ans et ses conséquences désastreuses, notamment sur le financement des retraites.
La légitimité de cet engament a été couronné par 4 procès gagnés en 2007 par des membres de notre association, contre les discriminations à l’embauche sur des critères d’âge.
• Nous avons été parmi les premiers à dénoncer le CNE (Contrat nouvelle embauche), puis le CPE (Contrat première embauche), arguant qu’ils étaient illégaux au regard du droit européen du travail. La disparition de ces deux contrats nous a donné raison depuis.
• Nous avons été parmi les premiers à relayer les travaux de collectifs (comme ACDC, les Autres Chiffres Du Chômage) qui dénoncent la poussée inexorable de la précarité professionnelle et les bidouillages statistiques des chiffres du chômage.
• Nous nous sommes également mobilisés sur une multitude de sujets, comme les discriminations dont sont parfois victimes des enfants de chômeurs (accès interdit ou réduit aux cantines scolaires et aux centres de loisirs municipaux) ou encore, l’application du TPN (tarif de première nécessité EDF) pour les personnes en difficulté ; et ainsi de suite…
Mais, plus le temps passe et plus nous sentons que la mobilisation s’étiole et que la résistance s’amenuise.
Nous sommes – malheureusement – bien placés pour «apprécier» cette démobilisation ; sur Actuchomage pour ce qui concerne les Droits des Actifs avec ou sans emploi, mais aussi sur Rénovation-démocratique, notre second site, pour ce qui concerne la réforme des institutions. La «réécriture» de notre Constitution, la Loi fondamentale qui organise le fonctionnement de notre démocratie, se joue actuellement à l’Assemblée nationale entre députés UMP et PS ; elle sera probablement adoptée le 7 juillet prochain dans l’indifférence générale de nos Concitoyennes et de nos Concitoyens.
Ce déni de démocratie, doublé d’une coupable désertion citoyenne, est DRAMATIQUE.
Et nous le ressentons particulièrement, nous qui voyons l’audience de nos sites croître inexorablement (+100% entre 2006 et 2007, + 60% entre 2007 et 2008), tout en voyant le nombre de nos adhérents stagner et les dernières poches de résistance sociale et politique abdiquer.
Que pouvons-nous faire ? Que devons-nous faire ? Sommes-nous condamnés à l’impuissance ?
Notre association créée en mai 2004 souffle aujourd’hui sa quatrième bougie ; Actuchomage, lui, fêtera ses 4 années d’existence en septembre prochain. Nous envisageons de nous réunir sur Paris fin juin début juillet pour marquer le coup (le lieu et la date vous seront confirmés dans les prochaines semaines).
Si nous pouvons tirer un bilan positif de nos actions, bien des interrogations demeurent quant à leur avenir, leur pérennité et leur finalité. De ça, nous discuterons collectivement.
En attendant, bon anniversaire APNÉE. Et merci aux trop rares fidèles qui soutiennent un engagement qui paraît plus que jamais indispensable… mais tellement fragile.
La Rédaction
www.actuchomage.org
www.renovation-democratique.org
Pour adhérer à l'association (à partir de 5€ par an) : Un bulletin d’adhésion est disponible dans «Nous rejoindre - Adhérer» (colonne de gauche de la page d’accueil du site), ou par mail à contact@actuchomage.org
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25.05.2008
Placement des chômeurs : le recours au privé devient la panacée
Dans le cadre de la réforme du service public de l'emploi, il s'agit maintenant de définir les nouvelles prérogatives du futur organisme issu de la fusion ANPE-Assedic. Un rapport, commandé à cet effet et remis à Christine Lagarde, préconise de tripler le recours aux cabinets privés.
Jean-Marc Boulanger, inspecteur général des affaires sociales, s'est penché sur les moyens d'améliorer le suivi des demandeurs d'emploi. Il propose, dans un premier temps, d'avancer la mise en œuvre du suivi mensuel personnalisé (SMP) dès le premier mois au lieu du quatrième afin de «maintenir la stimulation nécessaire» à la recherche d'emploi. Les conseillers ANPE, déjà fort éprouvés par la mise en place du SMP depuis 2006, apprécieront, d'autant plus que le rapport de M. Boulanger élude - étrangement - le renforcement du nombre d'agents - plusieurs milliers -, pourtant incontournable à la réussite de cette idée. Ensuite, il suggère de tripler le recours aux opérateurs privés, portant le nombre annuel de chômeurs accompagnés par leur biais de 36.000 à 100.000 => lire en commentaire...
C'est à la mode : sous prétexte que nos petits copains européens (ou même australiens !) se sont engouffrés dans la brêche de la privatisation du service public, il faudrait faire comme eux. Tel est, d'ailleurs, le discours qu'on nous assène quand il s'agit de dire que la France est "en retard" ou "moins bonne que les autres" afin d'imposer une libéralisation économique à tous les niveaux, même en dépit du bon sens, même là où les fluctuations du marché s'avèrent particulièrement néfastes. Même si nos petits copains, qui l'ont expérimenté avant nous (le réseau ferré des Britanniques, l'électricité des Australiens…), en savent quelque chose. Une fois de plus, aucune vision personnelle dans une course à la mondialisation où l'on copie aveuglément sur les voisins plutôt que d'inventer ses propres solutions. Comme ironise Anne Roumanoff : «1968, c'était l'imagination au pouvoir. 2008, c'est le pouvoir sans imagination.» On en regretterait presque le grand Charles.
Le vrai visage de la réforme
La concurrence du privé permet au public de «créer de nouveaux services, de modifier ses pratiques», justifie Jean-Marc Boulanger. Pourtant, il reconnaît lui-même que l'efficacité du secteur privé n'est absolument pas prouvée...
Alors qu'il est question de faire des économies tous azimuts, M. Boulanger tait un détail majeur : le coût du suivi des chômeurs par les opérateurs privés est nettement supérieur à celui du public. Et qui paie - au prix fort - pour cela ? L'assurance-chômage, bien évidemment. A l'heure où la pression supplémentaire exercée sur les demandeurs d'emploi va permettre de soulager encore un peu plus les finances de l'Unedic en coupant les vivres à ceux qu'on va sanctionner, à l'heure où il est aussi question de transférer une partie de ses «excédents» vers les caisses de retraite au détriment des chômeurs, déjà spoliés d'indemnisations et de formations décentes, M. Boulanger fait exceptionnellement fi de la rigueur ambiante en choisissant d'ouvrir aux cabinets privés de nouvelles perspectives de profit… grâce aux deniers publics !
On sait qu'il n'y a pas assez d'emplois pour tout le monde, mais on s'en prend à ceux qui en sont privés. On sait que tous les "accompagnements" et les "suivis" du monde, faute de matière première, ne sont qu'une gestion de la pénurie. Mais, dans la logique libérale, existe toujours la possibilité de créer un nouveau marché - artificiel, parasite et juteux - sur le dos d’une situation scandaleuse que le gouvernement minimise puisqu'il n'a nullement l'intention de l'assainir. Ainsi, mesdames et messieurs, grâce à la réforme du service public de l'emploi initiée par Nicolas Sarkozy, le chômage est enfin un business légitimé !
Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Qui, à part les chômeurs, a réellement intérêt à ce que ça change ?
SOURCE ACTU CHÔMAGE
http://www.actuchomage.org/modules.php?op=modload&name=News&file=article&sid=3708&mode=thread&order=0&thold=0
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15.05.2008
Familles sans domicile, comment obtenir une aide financière pour votre hébergement
Dossier réalisé par Fédération Dal : http://www.dalfr.org/spip/
Familles sans domicile,
Si vous êtes sans domicile et que vous avez des enfants mineurs (ou âgés de moins de 21 ans et qui sont à votre charge), vous pouvez bénéficier de l’aide sociale à l’enfance (ASE) qui permettra de prendre en charge une partie de vos frais hôteliers. L’ASE est une aide sociale réservée aux familles avec enfants ou pour les femmes enceintes. Elle consiste à verser une somme d’argent afin de subvenir aux besoins des enfants. Le régime de l’ASE est prévu à l’article L.222-2 du Code de l’Action Sociale et des Familles. Financée par le Conseil Général (département), c’est une aide sociale légale, ce qui signifie qu’elle est une dépense obligatoire pour le département et que son régime est entièrement prévu par la loi.
1) Comment savoir si vous pouvez bénéficier de l’aide financière au titre de l’ASE ?
L’aide financière au titre de l’ASE est régie par les articles L.222-1 à L.222-4 du Code de l’Action Sociale des Familles qui prévoit : « L’aide à domicile est attribuée sur sa demande, ou avec son accord, à la mère, au père ou, à défaut, à la personne qui assume la charge effective de l’enfant, lorsque la santé de celui-ci, sa sécurité, son entretien ou son éducation l’exigent et, pour les prestations financières, lorsque le demandeur ne dispose pas de ressources suffisantes. Elle est accordée aux femmes enceintes confrontées à des difficultés médicales ou sociales et financières, lorsque leur santé ou celle de l’enfant l’exige. Elle peut concourir à prévenir une interruption volontaire de grossesse. Elle peut être accordée aux mineurs émancipés et aux majeurs âgés de moins de vingt et un ans, confrontés à des difficultés sociales. » L’aide financière au titre de l’ASE doit donc être attribuée lorsqu’un enfant se trouve sans domicile avec sa famille afin de garantir sa santé, sa sécurité, son entretien et son éducation. Si vous êtes à la rue, par exemple à la suite d’une expulsion, vous pouvez y prétendre si vous attendez un enfant ou que vous vivez avec vos enfants mineurs ou majeurs de moins de 21 ans et qu’ils sont à votre charge. Il faut que vos revenus ne vous permettent pas de les faire vivre convenablement. Par conséquent, l’aide attribuée est destinée à payer une partie des frais hôteliers afin que votre famille ne vive pas à la rue.
2) Comment faire votre demande de prise en charge
Il faut vous rendre au service social de votre commune (le CCAS) pour rencontrer une assistante sociale qui est dans l’obligation (si vous remplissez les conditions) de constituer un dossier d’aide financière au titre de l’ASE. L’assistante sociale n’a aucun pouvoir de décision, seul le Président du Conseil Général du département où a été introduite la demande peut décider d’accorder ou de refuser l’aide. Pour faire votre demande, munissez vous des pièces justificatives suivantes :
* livret de famille ;
* les trois derniers bulletins de salaire, la notification ASSEDIC si vous êtes au chômage ou la notification CAF si vous êtes titulaire du RMI ;
* la notification CAF pour les prestations familiales (allocation parent isolé ; allocations familiales) ;
* le procès-verbal d’expulsion si vous avez été expulsé.
Attention : il arrive qu’on vous oppose un refus verbal sans étudier votre situation. Dans ce cas, vous devez exiger, comme la loi le prévoit, une décision écrite mentionnant les raisons de fait et de droit qui ont motivées le refus.
Certains services sociaux exigent que vous trouviez un hôtel avant de faire votre demande de prise en charge, alors que d’autres vous proposent une liste d’hôtels à contacter ou réservent directement la chambre.
3) Comment se présente l’aide financière au titre de l’ASE ?
Lorsque vous faites votre demande d’aide financière au titre de l’ASE, le service social doit vous notifier la décision par écrit qu’elle soit positive ou négative. Ce principe est prévu à l’alinéa 1er de l’article 2 du décret n° 85-936 du 23 août 1985, relatif aux droits des familles dans leurs rapports avec les services chargés de la protection de la famille et de l’enfance qui dispose que : « Les décisions d’attribution, de refus d’attribution, de modification de la nature ou des conditions d’attribution d’une prestation doivent être motivées conformément à l’article 3 de la loi du 11 juillet 1979. » L’article 3 de la loi n° 79-587 du 11 juillet 1979 précise : « La motivation exigée par la présente loi doit être écrite et comporter l’énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. » La loi prévoit que le versement de l’aide prenne soit la forme de secours exceptionnels, soit d’allocations mensuelles, à titre définitif ou sous condition de remboursement. Cette aide peut être attribuée en espèces (article L. 222-3 CASF). Si l’aide vous est accordée, sachez que vous devez vous rendre chaque semaine ou chaque mois, selon les cas, auprès de votre assistante sociale avec les pièces justificatives (comme s’il s’agissait d’une nouvelle demande) afin que celle-ci constitue un nouveau dossier de prise en charge, qu’elle présentera au conseil général.
Attention : vous devez savoir que l’aide financière au titre de l’ASE doit être maintenue aussi longtemps que vous remplissez les conditions d’attribution.
4) Quels sont vos recours en cas de refus, de diminution ou d’interruption de l’aide financière ?
Si vous êtes confronté à un refus dès la première demande d’aide financière, une diminution ou à une interruption de l’aide, alors que vos ressources ne vous permettent pas de faire face aux frais hôteliers, sachez qu’il est possible (voire même conseillé) de faire un recours contre la décision. En principe, cette possibilité de recours, ainsi que les délais pour les faire doivent être mentionnés dans la décision comme la loi exige. Les recours prévus sont soit un recours administratif (recours gracieux et/ou hiérarchique) soit un recours contentieux auprès du Tribunal administratif. Vous pouvez faire seul ces recours, mais vous pouvez également être soutenu par une association (il faudra donc que le courrier soit signé par vous et éventuellement s’il porte l’en-tête de l’association, qu’il soit signé par la personne qui est en charge de votre dossier) ou par un avocat (pour cela, vous pouvez faire une demande d’aide juridictionnelle).
Conseil : Si vous avez l’intention de faire un recours contre une décision de refus ou de diminution de l’aide financière au titre de l’ASE, la Fédération Droit Au Logement tient à votre disposition la jurisprudence qui pourrait vous être utile.
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08.05.2008
Assurance-chômage : une manne d'au moins 8 milliards en 2011
LES ECHOS - A réglementation inchangée, l'Unedic dégagerait un excédent de 8 milliards d'euros en 2011, selon de nouvelles projections. La suppression de la dispense de recherche d'emploi pour les plus de 57,5 ans devrait encore améliorer ce solde.
L'argent n'est pas certain de faire le bonheur des partenaires sociaux, hostiles, hormis la CFDT et peut-être la CGC, au transfert des cotisations d'assurance-chômage vers les caisses de retraite. Selon les projections, encore jamais publiées, de la direction des études et statistiques de l'Unedic, l'assurance-chômage devrait en effet dégager un excédent de 4,9 milliards d'euros en 2009, 6,9 milliards en 2010 et 8 milliards en 2011 (après 4,6 milliards cette année et 3,5 milliards en 2007). Avec de telles évolutions, les dettes de l'Unedic seraient apurées dès la fin 2009 et, en cumulé, les excédents atteindraient 14,8 milliards fin 2011.
Dans ce contexte, le principe d'une baisse des cotisations Unedic concomitante à une hausse des cotisations retraite (François Chérèque propose 0,5 point dès 2009, soit un transfert de plus de 2 milliards d'euros) apparaît plus que jamais justifié aux yeux du gouvernement. Ces données sont d'autant plus intéressantes qu'elles se fondent sur des hypothèses économiques relativement prudentes. L'Unedic a tablé sur une croissance annuelle de 1,7 % en 2009, puis 2 % en 2010 comme en 2011. Le nombre de demandeurs d'emploi, quant à lui, se réduirait de 152.000 en 2010 et de 114.000 en 2011 (contre 200.000 chômeurs en moins constatés l'an dernier).
Une belle marge de manoeuvre
Les projections sont réalisées à réglementation inchangée (taux de cotisation, indemnisation). Surtout, elles n'intègrent pas la suppression progressive, d'ici à 2013, de la dispense de recherche d'emploi (DRE) pour les salariés de plus de 57 ans et demi (« Les Echos » d'hier), qui concerne quelque 400.000 personnes et représente 20 % des coûts d'indemnisation. Les seniors au chômage seront certes toujours indemnisés, mais ils auront l'obligation de rechercher activement un emploi et, en cas de refus de deux offres valables, seront sanctionnés comme les autres. Les économies pourraient s'avérer très importantes, car, outre les indemnités, le régime prend aussi en charge les cotisations retraite des bénéficiaires de la DRE.
Les marges de manoeuvre sont donc élevées, même si les partenaires sociaux, prudents, entendent constituer un fonds de réserve pour s'assurer 6 milliards d'euros de trésorerie, afin de faire face à un éventuel retournement de la conjoncture. Outre la baisse des cotisations chômage, la manne de l'Unedic risque aussi de faire grimper les revendications des syndicats sur l'amélioration de l'indemnisation des chômeurs, au coeur de la négociation dans les semaines à venir. Sentant venir le danger, le patronat réagit : « Nous aurions tous envie de mieux indemniser ! Mais avec quel argent ? », interrogeait hier Jean-François Roubaud (CGPME), dans « Le Figaro », en refusant toute baisse des cotisations Unedic tant que la dette ne serait pas apurée.
LUCIE ROBEQUAIN
08:56 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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22.04.2008
Un test majeur à venir : l'assurance-chômage
De leur côté - et c'est une mini-révolution -, les syndicats (CFDT, CFTC notamment) et le Medef planchent sur l'idée d'une filière unique d'indemnisation. Aujourd'hui, quatre filières existent, qui conditionnent la durée du versement des allocations au nombre de mois travaillés. Ce système conduit à des aberrations liées aux effets de seuil. Ainsi, une personne qui a travaillé douze mois sur les vingt derniers, bénéficie de douze mois d'indemnisation. Mais une autre qui aura simplement travaillé onze mois et demi ne bénéficiera - à quinze jours près - que de sept mois d'indemnisation. "On souhaite réfléchir à une harmonisation par le haut avec une durée d'indemnisation la plus élevée possible (vingt-quatre mois), explique Séverin Prené, secrétaire confédéral CFDT. Tout en faisant attention au cas des plus de 50 ans, qui pourraient obtenir une prolongation si nécessaire." Du côté du gouvernement, l'objectif est de pousser à un retour au travail le plus rapide possible. "Il y a clairement deux logiques qui s'opposent, constate M. Prené. La nôtre vise à une mutualisation des risques, celle du gouvernement à une individualisation." Impossible de savoir aujourd'hui où la barre sera placée.
06:40 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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20.04.2008
Allocations chômage : la dégressivité à nouveau sur le tapis
Samedi, 19 Avril 2008 - actuchomage.org
Jeudi, la ministre de l'Emploi et son secrétaire d'Etat ont reçu Pierre Martin (UPA, artisanat), Jean-François Roubaud (CGPME) et Bernard Van Craeynest (CFE-CGC, cadres) pour recueillir leur avis et leurs propositions sur les nouvelles mesures que le gouvernement entend instituer à l'encontre les chômeurs.
Ces rencontres bilatérales ont pour but la préparation de la conférence du 6 mai prochain, qui se penchera notamment sur la réforme de l'assurance-chômage. Les autres partenaires sociaux (Medef, CFDT, CFTC, CGT et FO) seront à leur tour «écoutés» dans les deux semaines à venir.
«La suppression de la dégressivité des allocations en 2000 [avec la mise en place du PARE sous le gouvernement Jospin] a été une erreur que les comptes de l'Unedic supportent encore», déclarait en juillet 2005 feu le négociateur en chef du Medef Denis Gautier-Sauvagnac. Pourtant, «le chômage baisse» et l'assurance chômage résorbe son déficit depuis deux ans, bien que la dégressivité des allocations n'ait pas été rétablie lors de sa dernière convention.
Cette convention Unedic 2006-2009 qui, rappelons-le, a drastiquement réduit les droits des chômeurs et instauré des sanctions accrues, avec l'impact que l'on connaît aujourd'hui sur les «bons chiffres» du chômage...
Baisser les allocations, réduire les cotisations
La sempiternelle question du retour à la dégressivité est revenue sur la table avec les deux organisations patronales reçues avant-hier par Christine Lagarde et Laurent Wauquiez. La CGPME a fait valoir son souhait d'une indemnisation «plus élevée qu’aujourd'hui durant les premiers mois de chômage, mais qui baisserait au bout de six mois, par exemple de 15% ou 20%, pour inciter les gens à reprendre un emploi» (c'est-à-dire n'importe quel emploi), a expliqué son représentant Jean-François Roubaud.
L'UPA, pour sa part, serait favorable à un dispositif encore plus dégressif : «Nous ne sommes pas sûrs qu'il faille attendre six mois. D'ailleurs, en Allemagne, il existe un premier régime pendant les trois premiers mois, un deuxième de trois à six mois». Selon son président Pierre Martin, avec ses millions de Hartzis et de salariés pauvres, l'Allemagne est un modèle ! L'UPA, qui a aussi demandé que les cotisations chômage soient revues à la baisse : lire en commentaire…
Le Medef, attendu mardi à Bercy, ne manquera pas d'en rajouter une couche. Suivront les syndicats de salariés, qui tiendront le discours contraire et tenteront ensuite, comme à chaque renégociation, de limiter les dégâts. Pour un résultat toujours plus défavorable aux victimes du chômage de masse, considérés comme seuls responsable du fléau.
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Les «vieux» devront chercher le travail qu’on leur refuse
SOURCE ACTU CHOMAGE
Chez Fillon/Sarkozy, la machine à inverser les responsabilités tourne à plein régime. Dernier épisode : Christine Lagarde confirme que les chômeurs de plus de 57 ans et demi, actuellement dispensés «de recherche d’emploi» (DRE), devront prochainement s’y remettre… à chercher ce boulot qu’on leur refuse.
Tout le monde au turbin, même celles et ceux qui, chaque jour, sont foutus à la porte des entreprises à cause de leur âge ou se voient refuser un poste… pour la même raison. Dans l’esprit de la majorité au pouvoir, une fois de plus, ce sont les victimes du système qui endossent l’entière responsabilité de leur situation… ô combien enviable. Après les chômeurs de tous âges qui refusent en bloc et massivement les offres «valables» qu’on leur fait et qu’il est grand temps d’obliger à accepter le premier job venu, ce sont les «vieux» chômeurs, ces fainéants, qui devront se bouger les fesses pour retrouver du travail après 57 ans et demi.
La mal nommée «DRE»
Les seniors «doivent pouvoir chercher du travail» a affirmé la ministre de l'Emploi, «parce que tout simplement on est dans un monde qui vieillit mieux, qui vieillit bien et qui va travailler plus longtemps». Donc, dans l’esprit de nos gouvernants aussi privilégiés qu’ignares, si ces «vieux» chômeurs ne travaillent plus, ce n’est pas parce que les entreprises ne veulent plus d’eux, non... C’est parce qu’ils sont «dispensés de recherche d’emploi» et qu'ils se la coulent douce en attendant la retraite. Ben voyons ! Christine Lagarde ignore que la DRE est en réalité une dispense de pointage mensuel et de suivi ANPE, pas de recherche : ainsi, beaucoup de «dispensés» - qui n'ont jamais compté sur l'ANPE et refusent de se résigner - continuent à postuler. En vain. Mais ils le font !
Les «vieux» contrôlés… et sanctionnés
Et c’est ainsi qu'une ministre dilettante justifie son salaire (mais elle n'est pas la seule : Laurence Parisot semble ignorer tout autant ce qu'est la DRE). Et c’est ainsi qu’on inverse les responsabilités, en dédouanant les employeurs et en culpabilisant les chômeurs. Elle est pas belle la vie ? Ne nous faisons aucune illusion : la suppression de la DRE s’accompagnera immanquablement, pour les «vieux» chômeurs, du contrôle de leurs recherches forcément infructueuses, de harcèlement et de sanctions s’ils ne mettent pas assez de cœur à retrouver le chemin de l’usine, de l’atelier ou du bureau, voire de radiation (avec suppression des allocations) si ces odieux récalcitrants se découragent.
Les discriminations toujours impunies
Et pour les entreprises qui pratiquent ouvertement ou de façon déguisée la discrimination à l’embauche sur des critères d’âge, quelle sanction est prévue par madame Lagarde ? Aucune !!! Et nous sommes bien placés pour en parler, ici sur Actuchomage, nous qui avons porté plainte en 2005 contre 40 entreprises pour cette raison. Alors que nos plaintes, soutenues par la HALDE (Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité), étaient fondées sur des preuves IRRÉFUTABLES (des offres d'emplois laissant apparaître des critères d'âge prohibés par le Code pénal et le Code du travail), 90% d’entre elles ont été classées sans suite, notamment par le Procureur de la République de Paris. Seules quatre entreprises ont été poursuivies et condamnées en 2007 : lire en commentaire...
Une fin de vie professionnelle réjouissante !
Une précision quand même. Christine Lagarde assure que la mesure ne sera pas rétroactive : les chômeurs qui bénéficient actuellement de cette dispense ne seront pas concernés (les petits veinards !). S'il passe, son projet de loi n'entrera en vigueur qu'au 1er janvier 2009. Seuls les «nouveaux arrivants» âgés de plus de 55 ans ou 57 ans et demi seront soumis à la double peine : celle de se retrouver au chômage, et dans l’obligation de rendre des comptes sur la quête de cet emploi qu’on leur refuse en raison de leur âge. Voilà une fin de vie professionnelle qui promet d’être réjouissante ! Sans parler de l'espoir compromis de toucher une retraite à taux plein.
383.000 DRE non comptabilisés dans les chiffres officiels
Pas folle, la guêpe. L'Unedic recense 383.117 DRE au 31 décembre 2007 : ces privés d'emploi ne sont nullement inclus dans les statistiques servies chaque fin de mois aux médias. Lagarde va donc bien se garder de faire basculer du jour au lendemain tous ces chômeurs âgés en catégorie 1, le baromètre officiel du chômage en France. Ils resteront dans l'ombre, puisque la mesure n'est pas rétroactive et que seuls les nouveaux seront concernés !
Pas folle car, du jour au lendemain, le chômage augmenterait de près de 20% !!! Ce qui aurait un effet catastrophique sur l'opinion qui, évidemment, ignore que ces 383.000 personnes sont escamotées des chiffres officiels et pense que «le chômage baisse». Le tour est joué !
08:12 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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18.04.2008
TOUS COUPABLES
LES MALADES - LES VIEUX - LES CHÔMEURS - LES ÉRÉMISTES - LES LYCÉENS - LES SANS LOGIS - LES FAMILLES - LES PROFS - LES SYNDICALISTES - LES MILITANTS - LES RETRAITÉS - LES PAUVRES - LES TRAVAILLEURS - TOUS COUPABLES DE VIVRE SOUS UN GOUVERNEMENT CANNIBALE
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15.04.2008
Chômeurs : ce qui vous attend
Passé un délai de six mois, les chômeurs se verraient dans l'obligation d'accepter des offres d'emplois, selon «Les Echos». Le projet sera discuté jeudi entre le ministère de l'emploi et les partenaires sociaux.
Nicolas Sarkozy l'avait annoncé pendant sa campagne: le contrôle des chômeurs sera renforcé. En fait, les règles devraient se durcir après six mois d'inactivité. Selon le quotidien économique «Les Echos», le projet de réforme de l'assurance-chômage qui doit être discuté à partir de jeudi entre le ministère de l'Emploi et les partenaires sociaux risque de fortement compliquer la vie des chômeurs. Ils pourraient ainsi être tenus d'accepter des emplois sous certaines conditions: par exemple moins de deux heures de trajet quotidien pour se rendre au travail et une baisse de salaire qui n'excède pas 30%. Le dispositif définit des "Offres valables d'emploi" ou OVE. En cas de refus de deux OVE, les chômeurs pourraient voir leurs allocations réduites ou suspendues.
Avec ce dispositif qui devrait dicter des règles précises, le gouvernement veut inciter les professionnels à durcir leur contrôle. Pour l'heure, environ 1500 chômeurs sont radiés des listes de l'ANPE chaque mois. En septembre dernier, Nicolas Sarkozy avait déjà annoncé qu'il voulait mettre en place des «procédures et des sanctions plus fermes et plus justes». Le texte pourrait faire l'objet d'un projet de loi. Il sera présenté officiellement le 6 mai, lors de la conférence tripartite sur l'assurance-chômage.
Source Liberation.fr
• pas un précaire, pas un pauvre n'échappera à ce ......... et au medef. Mais qui a voté pour lui ? Allez la gauche faut réagir et faire des propositions
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29.11.2007
Manifestation contre le chômage et toutes les formes de précarité
Manifestation unitaire le samedi 8 décembre (14h00 : République/Nation)
Il est urgent que le droit à un emploi choisi, à un revenu décent, l’accès à la formation tout au long de la vie, soient appliqués pour toutes et tous !
Même privé de son emploi, un chômeur reste un salarié potentiel !
Face à la multiplicité des attaques et réformes annoncées par le gouvernement (sur le droit du travail, sur les acquis sociaux,...), la question du chômage et de la précarité risque d’être noyée dans une multitude de problématiques auxquelles les syndicats et le mouvement social devront s’atteler. Ce serait une grave erreur que de considérer cette question comme secondaire, dans la mesure où elle fait partie d’une remise en cause globale du système de protection sociale.
Précarité, pauvreté, inégalités : le baromètre explose !
Le chômage de masse persiste et plus de la moitié des chômeurs ne sont pas indemnisés ; La pression du chômage nourrit le développement de la précarité (en particulier pour les femmes et les plus jeunes) et favorise une dégradation des conditions d’emploi et de rémunération de l’ensemble des salariés ; Les courtes durées d’indemnisation relèguent un nombre croissant de chômeurs et de précaires vers les minima sociaux (un tiers des chômeurs « officiels » n’ont droit à aucun revenu individuel, dont les jeunes de moins de 25 ans) ; De nombreux précaires sont exclus de tout système d’indemnisation, dont les stagiaires (800.000 stages proposés correspondant à 100.000 emplois potentiels) ; La pauvreté est croissante, les revenus attribués aux chômeurs sont scandaleusement bas et engendrent des problèmes périphériques (vie au jour le jour, difficultés d’accès au logement, aux soins, aux prêts, ...).
Un constat plus qu’alarmant et pourtant !
Contrôle, culpabilisation (chômeurs fraudeurs), sanctions et radiations pour les chômeurs ; Pression sur les agents ANPE et ASSEDIC, incitation à la délation (pour les ressortissants étrangers reçus : photocopie obligatoire des titres de séjour en direction des Préfectures !) ; Fusion ANPE/UNEDIC et privatisation du marché du travail pour le placement et l’accompagnement des privés d’emploi (fin de l’équité territoriale et catégorielle, fin du service public de l’emploi !) ; Projet de suppression de l’Allocation Equivalent Retraite en 2008 ; Accompagnement et institutionnalisation de la précarisation du travail (obligation d’accepter un travail à la 2ème offre dite « valable »... valable pour qui ?) ; Licenciements collectifs, délocalisations, restructurations, sous couvert de compétitivité ; Exonérations massives de cotisations sociales patronales (+ de 20 milliards d’€) censées produire de l’emploi mais sans contrôles ni évaluation et sans obligation de résultat ; Entreprises dédouanées de leur responsabilité sociale (générant pourtant la précarité dans le travail) ; Dépénalisation du droit des affaires (soit, impunité des patrons « voyous », de leurs pratiques) ; Remise en cause du CDI, allongement de la période d’essai, facilités de licenciement, création d’un nouveau contrat précaire, démantèlement du Code du Travail... ; Absence récurrente de consultation des principaux intéressés et de leurs organisations...
Des pratiques inacceptables, des mesures contraires aux attentes des chômeurs et autres salariés !
Le samedi 8 décembre, mobilisons-nous toutes et tous pour que ça change !
Nous revendiquons la continuité des droits et des revenus pour toutes et tous et garantissant, quoi qu’il arrive, (licenciement, fin de CDD, fin de mission intérim, démission...), le droit à un revenu individuel décent avec, pour référence, le SMIC revalorisé et des droits sociaux afférents (logement, santé, transport, formation, points retraite, progression de carrière...).
A l’initiative de : AC ! / APEIS / CGT Chômeurs / MNCP Associations en soutien : ACLEFEU ; APNEE/Actuchômage ; ATMF ; ATTAC ; CDSL ; CNDF ; Convergence de défense des services publics ; Coordination des sans papiers 93 ; Le DAL ; Droits Devant ; ENU ; Euromarches ; Fondation Copernic ; CIP IDF ; LDH ; Marches Européennes ; NO VOX ; Stop Précarité. Syndicats en soutien : CNT ; Solidaires dont SUD Commerce, SUD Culture et SUD ANPE ; SNU TEFI FSU. Partis en soutien : Alternatifs ; Alternative Libertaire ; CUAL ; JCR ; LCR ; Les Verts ; LO ; PCF.
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28.11.2007
Grenelle » de l’insertion : une usurpation !
Nous ne sommes pas des cobayes et nous savons ce que vous voulons !
Les 23 et 24 novembre s’ouvre à Grenoble le « Grenelle » de l’insertion. La logique libérale de la rupture conduit le nouveau président à mener conjointement la réforme du marché du travail et celle des droits sociaux. L’appellation « Grenelle » affiche les ambitions gouvernementales de même que la responsabilité donnée à Martin Hirsch de s’occuper pour le gouvernement de ce dossier.
La pauvreté, le mal logement, le chômage ne régressent pas en dépit d’affichages et d’effet d’annonce : 7 millions de familles vivent sous le seuil de pauvreté, plus de 6 millions de personnes sont mal logés ou en situation de le devenir. Il y a une distinction entre le chômage et la pauvreté puisque de nombreux-ses salarié-es continuent à être pauvres et mal logés en ayant un travail, mais très peu payé, à temps partiel, ou avec des alternances de chômage et d’emploi répétées. Face à une telle situation sociale, les propositions actuelles faites par le gouvernement sont pour certaines inappropriées, pour d’autres insuffisantes et toutes renvoient à un traitement spécifique qui sans mesures globales maintiendront de nombreuses personnes durablement dans l’exclusion.
Le contenu porte sur quatre questions autour de l’expérimentation sociale :
• Une proposition de fusion des minima sociaux (RMI et toujours inaccessible aux jeunes de moins de 25 ans, Allocation Parent Isolé, Allocation Adulte Handicapé, Allocation Spéciale de Solidarité...). La discussion sur cette fusion ne pourrait avoir de sens qu’avec des minima réévalués.
• La fusion des contrats d’insertion. Nous ne sommes pas naïf-ves, cette discussion ne doit pas être indépendante de la négociation qui se mène de façon globale sur la question de la réforme du code du travail et de la réforme du contrat.
• La mise en place d’un bouclier sanitaire : celui-ci serait le pendant protecteur pour les plus démuni-es de la mise en place pour le reste de la population des franchises médicales. Le principe de base présidant à la sécurité sociale serait ainsi abandonné : à savoir que les individus biens portant quels que soient leurs revenus, paient pour les malades.
• Le RSA, « revenu de solidarité active ». Le bilan des mises en œuvre des différents types de contrats d’insertion est, depuis 20 ans, un échec global (contrats n’incluant pas les cotisations retraites) dans la capacité à résoudre tant la question du chômage de longue durée que la pauvreté. Le dispositif du RAS, même s’il améliore temporairement la situation des allocataires du RMI et de l’API en reprenant un emploi, ne correspond en rien à un véritable emploi, à un revenu décent et banalise la généralisation d’emplois précaires à temps partiels non choisis.
Toutes les organisations et associations qui luttent sur le terrain des précarités et de la pauvreté considèrent que les difficultés et les inégalités sont cumulatives : pas d’emploi ou de la précarité, pas d’argent, c’est aussi peu d’éducation, peu de soins en dépit de la CMU, l’absence ou le mal logement.
On pourrait imaginer qu’il s’agit aussi de réunir les premiers concernés pour définir les mesures d’urgences à mettre en œuvre, nous constatons que ce n’est pas le cas.
Ce « Grenelle » de l’Insertion est une usurpation. Il s’agira surtout de généraliser les premières expérimentations locales et de porter atteinte aux droits fondamentaux. Ce sont des Etats Généraux que nous exigeons afin d’aborder frontalement l’ensemble des questions, pas pour une politique ponctuelle mais pour une politique d’ensemble permettant de garantir à l’ensemble des personnes qui vivent sur le territoire les droits fondamentaux.
Pour une vraie redistribution des richesses !
Contacts Presse : 06 80 59 19 50 / 06 88 30 52 03
COMMUNIQUÉ DE PRESSE AC ! NOVOX
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26.11.2007
Réunion ABCDE : CE SOIR pour précaires, chômeurs, etc.
lundi 26 novembre - 18h30 - CSC Esplanade, ARES - Strg : réunion d'ABCDE
13:23 Publié dans Action | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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