23.07.2008
LA CONSTITUTION À TÉLÉCHARGER
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21.07.2008
Réforme de la Constitution : quel recours si Sarkozy pète les plombs ?
• SOURCE MEDIAPART Par Marie-Anne Kraft
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Arrivés au jour du vote ultime de la réforme de la constitution, qui tient le peuple en haleine devant le suspense annoncé d’un résultat qui se joue à quelques voix près, je déplore que :
- seul le Mouvement Démocrate avec François Bayrou s’inquiètent encore du problème de représentativité des partis politiques à l’Assemblée Nationale (le scrutin majoritaire empêche les partis minoritaires de s’exprimer, en atteste ce résultat en 2007 : l’UMP a obtenu 55% des sièges alors que son score au premier tour était de 39,5%, le PS 36,4% des sièges pour un score proportionnel de 27,2%, le MoDem 0,7% des sièges (4 sièges sur 577) pour un score proportionnel de 7,5%) ;
- seuls les partis de gauche, surtout le PS, s’insurgent contre la non prise en compte de la mise à jour du découpage territorial de la carte électorale pour les élections sénatoriales depuis sa revue en 1986, malgré l’évolution démographique au profit des villes (qui rendrait la gauche gagnante, CQFD !), bien que le Conseil Constitutionnel ait déjà recommandé cette mise à jour ;
- aucun parti n'a insisté pour que le non-cumul des mandats des parlementaires figure dans la Constitution.
On peut d'ailleurs s'interroger sur la logique vicieuse du système faisant voter par les députés en place une loi, fût-elle constitutionnelle, qui leur "tire une balle dans le pied". Ce type de décision ne devrait-il pas relever d'un Comité des Sages, du Conseil Constitutionnelle transcendant tous les partis ?
Et je ne peux m’empêcher de penser à une question que tous les Français se posent en ce moment : « Que faire si Sarkozy pète les plombs ? »
Cette question mérite d’être posée alors que les Français s’inquiètent de plus en plus du comportement impulsif et agité de notre actuel vibrionnant Président de la République, Nicolas Sarkozy, ainsi que de sa prédisposition à un alignement atlantiste, alors qu’il a le pouvoir d'appuyer sur le bouton atomique, ainsi qu’une manie de passer outre la séparation des pouvoirs et intervenir en direct en faveur de ses amis, qu’ils soient parmi l’élite dirigeante du CAC40 ou de personnes bénéficiant d’une popularité permettant un trafic d’influence. Comme récemment le laissent supposer les décisions de l’Elysée relatives à l’audiovisuel, bénéficiant financièrement aux chaînes privées notamment à TF1, ainsi que les instructions qui auraient motivé la décision du tribunal arbitral en faveur de Bernard Tapie (voir article de Mediapart) au détriment des finances publiques et probablement l’annonce prochaine d’une intervention directe en vue de nommer un nouveau Directeur de la Caisse des Dépôts et Consignations (voir également l’article de Mediapart sur ce sujet) et de faire de l’institution publique un fonds souverain, ce qui lui permettrait à cette dernière sous des conseils « avisés » de se présenter acquéreuse de stock-options comme elle l’a fait déjà en faveur de Arnaud Lagardère sur les titres EADS (supportant ensuite l’énorme moins-value de 200 millions d’euros sur un investissement total de 600 millions d’euros) ou pour faire par exemple un portage de titres Areva pour ensuite les revendre à Bouygues (ce n’est qu’une hypothèse bien sûr…).
Reformulons la question en langage constitutionnel et non personnifié : « quel est le recours des citoyens et du Parlement si le Président de la République commet une faute relative à sa fonction ? Quelle peut-être l’exception d’immunité pénale du Président de la République ? Le Parlement a-t-il le pouvoir de destituer le Président de la République, à l’instar de la procédure d’empêchement (inpeachment) existant aux Etats-Unis ? »
Aujourd’hui, le Président de la République bénéficie d’une immunité pénale. Cette situation dérogatoire a été mise en place car le Chef de l’Etat est le garant de la continuité de l'État. S'il fait l'objet d'une instruction pénale, cette continuité serait remise en cause.
De plus, offrir aux juridictions pénales la possibilité de condamner le Président de la République en exercice devant les juridictions pénales offrirait la possibilité pour celles-ci de s'immiscer dans l'exercice du pouvoir politique, ce qui est interdit par la Loi du 16-24 août 1790.
• Plus d'infos, plus d'articles MEDIAPART http://www.mediapart.fr/club/blog/marie-anne-kraft/200708...
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07.05.2008
pique nique contre le projet de loi OGM
Comité Alsace sans OGM
Alain JUND (06.80.37.56.74) Isabelle STEFFAN (06.18.42.17.07)
mardi 13 mai à 12h30
pique nique place Kléber - Strasbourg
Dans le cadre du journée nationale à l'occasion du dernier passage du projet de loi sur les OGM à l'Assemblée Nationale
Le Réseau Alsace Sans OGM c'est la Confédération Paysanne, la Confédération Syndicale des Familles, Greenpeace, Alsace Nature, l'association pour la culture bio-dynamique, la CLCV, l'UFC Que Choisir, Les Chrétiens du Monde Rural, la Réseau Citoyen Centre Alsace, l'OPABA, ATTAC Strasbourg , les Verts Alsace
Les agriculteurs de la Confédération Paysanne proposeront de quoi manger; nous y verrons peut être un groupe de musique et des apiculteurs en tenue!
La loi sur les OGM va être votée par les députés les 14-15 mai prochains. La gauche votera contre, la droite est divisée. En nous mobilisant jusqu’au bout nous pouvons encore faire basculer le vote des députés contre cette loi irresponsable et pleine de conséquences pour notre santé, notre agriculture, notre environnement.
Venez nombreux et nombreuses et n'hésitez pas à faire passer le message!
N’oubliez pas le repas tiré du sac pour le pique nique.
Les cultures d'OGM en plein champ posent de nombreuses questions irrésolues, en particulier sur les impacts à long terme des OGM sur la santé, sur l'environnement, sur les pratiques agricoles.
En revanche, tant les nouvelles données scientifiques que l'expérience des pays qui cultivent des OGM sur de grandes surfaces montrent que là où les OGM sont cultivés à grande échelle, la liberté et le choix de produire et consommer sans OGM sont irrémédiablement perdus : la coexistence entre cultures OGM et cultures sans OGM est impossible et les cultures d'OGM contaminent fatalement l'ensemble des cultures non OGM, l'environnement et l'alimentation. C'est la fin de l'agriculture bio
De plus, avec les OGM les agriculteurs du monde entier seront totalement soumis aux multinationales des biotechnologies.
Le Grenelle de l'environnement avait conclu à la nécessité d'une loi OGM qui garantisse le droit et la liberté de produire et consommer sans OGM. Cette conclusion a été modifiée par le droit et la liberté de produire et consommer avec ou sans OGM, et c'est ce paradoxe qui est inscrit dans la loi OGM, qui sera débattue en seconde lecture à l'Assemblée Nationale le 13 mai prochain. Lors du débat en première lecture, un amendement proposé par le député Chassaigne (amendement 252) visait à protéger les structures agricoles, les écosystèmes locaux et les filières de production qualifiées sans OGM de la contamination génétique. L'adoption de cet amendement de bon sens, qui répond à la demande des citoyens et consommateurs français, ainsi que des acteurs des filières de qualité, a provoqué de grands remous au sein de la majorité présidentielle et du gouvernement, qui ont imposé au Sénat un sous-amendement très confus à propos de la définition du « sans OGM », renvoyé aux réglementations européennes (qui n'existent pas dans ce domaine) ou à des décrets ultérieurs.
Nous pensons au contraire qu'il est très important que les termes « sans OGM » soient définis dans la loi, et la définition du sans OGM doit être effectivement sans OGM (c'est-à-dire pas d'OGM, autrement dit sous le seuil de détection) et non pas « un peu d'OGM ». C'est la seule définition possible (juste) et qui corresponde aux demandes de 72 % des Français, selon un sondage récent.
11:52 Publié dans Action | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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