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17.04.2010

EXPULSIONS : Comment la mairie de Sotteville-sur-Mer a géré la crise des maisons « EDF »

On expulse à Gravelines pour libérer des maisons « EDF » mises en vente (notre édition du mardi 13 avril). La cession de ce parc immobilier ne concerne pas seulement notre littoral. À Sotteville-sur-Mer,(Seine-Maritime), la maire a été confrontée à la même situation, se battant bec et ongles pour empêcher les expulsions et transformer les pavillons en logements sociaux.

 

PAR ALEXIS CONSTANT - LA VOIX DU NORD

En fin de semaine dernière, le DAL (droit au logement) dénonçait la situation de retraités EDF qui font l'objet d'une procédure d'expulsion à Gravelines, étant dans l'incapacité de racheter leur logement mis en vente par leur bailleur.

Le Cottage a bien proposé de racheter une partie de ce parc immobilier, qui compte environ 400 habitations dont 150 sont vacantes. Mais les prix demandés par SAFRAN, le propriétaire, filiale d'EDF, ont refroidi les ardeurs du bailleur social.

En 2008, à Sotteville-sur-Mer, en Seine-Maritime, minuscule commune du littoral normand (360 habitants) sise entre les centrales nucléaires de Paluel et Penly, Dominique Chauvel, la maire (PS), a été confrontée à la même situation.

« J'ai 22 pavillons EDF sur ma commune. Il y a deux ans, on a annoncé à dix locataires, essentiellement des retraités d'EDF, que leurs maisons étaient mises en vente. Ils étaient prioritaires pour les racheter, mais les prix leur étaient inaccessibles. Ces maisons, je les voyais proposées à la vente dans des agences immobilières. Je voulais que ces gens puissent rester chez eux et j'ai décidé d'aller jusqu'au bout ».

Dominique Chauvel, par ailleurs vice-présidente du conseil général de Seine-Maritime, a frappé à toutes les portes. Elle convoque le sous-préfet, trois bailleurs sociaux, le conseil général, provoque des réunions. Les bailleurs sociaux sont bien intéressés par une reprise, mais les prix avancés par SAFRAN sont trop élevés.

Âpre combat

À force d'insister, elle obtient de SAFRAN qu'il proroge jusqu'en 2012 la résiliation des baux. Un sursis pour les locataires. La maire indique que l'une des occupantes a perdu son mari agent EDF, ainsi que son fils. « Elle avait presque toujours vécu dans cette maison. Je ne pouvais pas me résoudre à ce qu'elle soit expulsée, s'insurge-t-elle. Je suis allée personnellement au ministère du Logement, à l'époque tenu par Christine Boutin, pour dénoncer cette situation. On m'a promis un soutien. J'étais prête à parler de ce scandale au niveau national. Ces logements ont été construits par l'État et ont été amortis depuis bien longtemps par les loyers versés ».

Au terme d'un âpre combat, Dominique Chauvel a réussi à décrocher des financements : subventions d'État au titre du logement social, département, commune, bailleur social... Tous ont mis la main à la poche pour ne pas laisser partir ces pavillons sur le marché privé.

SAFRAN a fini par revoir ses ambitions légèrement à la baisse. « C'est drôle que vous m'appeliez maintenant, car le bailleur social vient juste de signer le compromis de vente des dix pavillons ». Les locataires, qui peuvent se féliciter de voir leurs problèmes pris à bras le corps par leur élue, ne seront jamais expulsés. La commune a gagné des logements sociaux assez coquets. •

09.01.2010

Mal logés en colère, et Batigère

BATIGERE la misère ?

80 mal logés ont occupé ce vendredi 8 janvier le siège du bailleur social Batigère.   La raison de notre venue collective chez ce bailleur, propriétaire de 13 000 logements, rien qu'en Ile de France tient en un chiffre : sur l'année 2007, ce bailleur n'a produit que 28 logements très sociaux. Est-il vraiment besoin de pondre sans arrêt des rapports et des expertises sur le..

Pour lire la note entièrement, veuillez cliquer ici

07:17 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mal logés, mal logement, batigère, bailleur social | | |  Facebook

22.11.2009

Troisième partie de l’analyse du rapport du Conseil d’Etat 2009

Expulsion : privilégier le préventif et l’accompagnement social

Rappel des chiffres de 2007

106 000 jugements d’expulsion

48 273 commandements de quitter les lieux

41 250 demandes de concours de la force publique

26 500 décisions octroyant le concours de la force publique

10 640 expulsions avec concours de la force publique

Prévention des expulsions

Le préfet doit obligatoirement recevoir copie par l’huissier de toute assignation devant le tribunal d’instance. Le Préfet déclenche alors une enquête sociale.

Le Conseil d’État épingle dans son rapport ces enquêtes sociales qu’il juge « de qualité très variable  selon les départements ». De même, les magistrats du Conseil d’État pointent du doigt  « le caractère peu lisible des commandements de payer et parfois irréaliste des plans d’apurement au regard des ressources des ménages, les difficultés d’accès et d’intervention constatées auprès des FSL, la complexité des procédures puisqu’il faut saisir trois instances différentes lorsque existent  parallèlement des dettes sur crédits mobiliers (SDAPL ou CAF, FSL et commission de surendettement) ».

« La grande hétérogénéité des informations transmises au juge aux termes des enquêtes sociales et l’insuffisance de l’accompagnement juridique des personnes en difficultés » font également l’objet de lourdes critiques.

Maintien dans les lieux et accompagnement social

Le Conseil d’État n’a pas ici désiré faire œuvre d’originalité quant à ces propositions.

« Les voies et moyens pour minimiser les expulsions sont clairs et connus :

- obliger le propriétaire à prévenir l’assureur ou les organismes sociaux dès le premier incident de paiement pour empêcher l’arriéré de loyer de grossir et d’atteindre rapidement des montants élevés;

- déclencher immédiatement un diagnostic social par un intervenant social local, capable de s’y retrouver dans le maquis des aides, des acteurs et des procédures ;

- négocier un apurement amiable avec maintien des aides personnelles pour ceux dont la situation financière découle d’un accident de parcours

- disposer d’une capacité de relogement dans un parc et dans un logement correspondant à leur niveau de ressources pour ceux dont le taux d’effort est disproportionné »

Le rôle du juge judiciaire

Le constat du Conseil d’État est sans appel : « Malgré les pouvoirs reconnus au juge, le nombre des expulsions a augmenté donnant à penser que nombre de juges demeurent réticents à remplir ce rôle social et continuent à faire prévaloir le droit de propriété et la sanction du locataire mauvais payeur ».

S’agissant de la réduction du délais de suspension maximal de l’expulsion de trois ans à un an par la loi « Mole », le Conseil d’État considère que cette modification « présente toutefois l’inconvénient majeur d’interférer avec les protocoles d’apurement des dettes : comme ceux-ci doivent être d’une durée assez longue (24 à 36 mois) pour permettre au locataire d’amortir sa dette, il est à craindre que le raccourcissement du délai donné au juge aura pour effet de raccourcir la durée des protocoles et de rendre plus difficile leur respect, avec pour conséquence ultime d’augmenter les difficultés des locataires, le nombre des expulsions et celui des personnes à reloger au titre du DALO. »

Le Conseil d’État se félicite de l’article 58 de la loi « Mole » qui a modifié l’article 1719 du Code civil en interdisant au bailleur de se prévaloir de la nullité du bail ou de sa résiliation pour demander l’expulsion de l’occupant d’un local impropre à l’habitation. Le Conseil d’État espère que dans la lignée de cette nouvelle disposition, le législateur permette au juge dans le cas d’un immeuble frappé d’un arrêté d’insalubrité ou de péril ou d’un hôtel meublé sous prescription de sécurité de soulever ce moyen d’office et de refuser la résiliation du bail et l’expulsion.

Concours de la force publique

Le Conseil d’État fait état du caractère problématique de l’octroi du concours de la force publique. Aux yeux des magistrats, que le concours soit accordé ou non, c’est l’État qui est mis à contribution.

« Si le juge judiciaire et le préfet amélioraient encore le taux d’exécution des décisions de justice au prix d’une mobilisation importante de ressources humaines et financières, ils accroîtraient immédiatement les charges de relogement pesant sur l’Etat au titre du DALO, charges qu’il assume parfois difficilement. Si au contraire ils privilégient le maintien dans les lieux, ils vont à l’encontre de la jurisprudence constitutionnelle et devraient faire exploser les coûts à la charge de l’Etat, sans résoudre de manière satisfaisante la question du relogement du locataire. »

06:31 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : expulsions locatives, locataire, loi mole, bailleur social | | |  Facebook

20.03.2009

VENTE ICADE : LES MAIRES (PCF ET PS) RESTENT MOBILISÉS

Neuf maires* des Hauts-de-Seine, du Val-de-Marne, de Seine-Saint-Denis et du Val-d'Oise lancent un nouveau cri d'alarme à propos d'Icade, qui s'apprête à vendre ses 35 000 logements franciliens. Depuis l'annonce de cette décision, en novembre dernier, élus et associations se mobilisent pour que le bailleur vende ses appartements à des offices HLM.

«Ces logements sont occupés par des familles aux revenus modestes ou moyens. Nous espérons qu'Icade ne cherche pas, parce qu'elle est une société cotée en Bourse, à faire une opération financièrement rentable. (...) Nous demandons que le prix de vente de ces logements permette aux bailleurs sociaux d'acquérir ce patrimoine afin de leur redonner leur vocation locative sociale», insistent les maires dans un communiqué commun. En début de mois, l'office HLM des Hauts-de-Seine avait confirmé son intérêt pour racheter le parc des 8 600 logements Icade du département.

(*) Dans les Hauts-de-Seine : Marie-Hélène Amiable, député-maire PC de Bagneux; Pascal Buchet, (PS) de Fontenay-aux-Roses, Catherine Margaté (PC) de Malakoff. Dans le Val-de-Marne : Alain Audoubert, maire PC de Vitry-sur-Seine, Jean-Jacques Bridey, (PS) de Fresnes et président de l'Office départemental HLM. En Seine-Saint-Denis, Patrick Braouezec député PCF, président de Plaine Commune, Catherine Peyge maire PC de Bobigny et Dominique Voynet, sénatrice-maire Verts de Montreuil. Dans le Val d'Oise, François Pupponi député-maire PS de Sarcelles.

Olivier Bureau | Le Parisien

08:24 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : icade, vente de hlm, logement social, bailleur social, hlm | | |  Facebook

24.04.2008

CIMADE : Non à la systématisation des camps

Indexation des loyers, dépôt de garantie, avance « Loca-Pass » du 1% logement... font partie de la récente loi sur le pouvoir d’achat.

L’indice de révision des loyers concernant les locations de logements (résidences principales hors HLM, louées vides ou meublées) est calculé désormais sur la moyenne de l’évolution des prix à la consommation hors tabac et hors loyers. Publié par l’Insee chaque trimestre, il s’applique aux nouveaux contrats de location mais aussi aux baux en cours, sans qu’il soit nécessaire d’établir un avenant au bail.

Pour tous les nouveaux contrats, le montant maximum du dépôt de garantie est également ramené de deux à un mois de loyer. L’avance « Loca-Pass » pour le dépôt de garantie a été créée par les partenaires sociaux du 1% logement. Jusqu’alors réservée aux salariés concernés par le 1%, elle est étendue à tout locataire signant un bail et entrant dans un logement appartenant à un bailleur privé ou social.

Cette loi prévoit aussi pour les ménages de retraités de plus de 65 ans, imposables mais ne payant pas d’impôt, le rétablissement de l’exonération totale de redevance audiovisuelle.

Source : Loi n°2008-111 du 8 février 2008.

LE SITE CFDT RETRAITES http://www.cfdt-retraites.fr/spip.php?article884

06.03.2008

Des locataires réclament des travaux au bailleur

Des habitants de la route d'Épinard, de la rue Jean-Girard et de celle des Petites-Pannes, viennent d'adresser un énième courrier à Angers habitat, qui possède 40 pavillons anciens à ces adresses.

Depuis 2005, les locataires réclament des travaux de rénovation au bailleur social. Fenêtres en bois usées qui ne ferment plus correctement, marches en ciment délabrées, fissures murales, humidité... Construits dans les années 1930, les pavillons qu'ils occupent ont besoin d'être rafraîchis. Selon Angers habitat, le coût des travaux est estimé à 25 000 € par logement, voire à 50 000 € dans le cas d'une réhabilitation totale, avec salle de bains et ravalement. Du coup, le bailleur hésite. D'autant plus qu'un programme de mise en vente des pavillons est en route. Et que six d'entre eux devraient être démolis.

Angers habitat semble vouloir se débarrasser de cet encombrant patrimoine. Seulement, rares sont les locataires actuels à souhaiter devenir propriétaires. Alors auront-ils droit aux travaux ? « On va réexaminer chaque demande, et refaire un diagnostic », assure-t-on à Angers habitat. A croire que la première étude n'était pas juste.
En attendant, les locataires vont devoir s'armer de patience.
<a href="http://www.angers.maville.com/Des-locataires-reclament-des-travaux-au-bailleur-/re/actudet/actu_loc-579433------_actu.html" target="_blank">Ouest-France</a>

06:40 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bailleur social, insalubrité | | |  Facebook

28.11.2007

Strasbourg : Haro sur le décompte des charges de CUS Habitat !

Pour les non-strasbourgeois, cus-habitat est "notre" bailleur pas très social
Par contre, je peux déjà vous dire que j'ai été interpellé pas des habitants du Neuhof, de Cronenbourg et du Centre. Visiblement, les services de CUS Habitat sont dépassés. Non seulement le décompte est noté du 20 juin mais le locataire ne l'a pas en temps voulu. C'est bien de mettre un article dans le journal contre la hausse des loyers et des charges quand en même temps on sait que de toute façon ça ne change rien. Mais on reste populaire avec la langue de bois !
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08:48 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bailleur social, strasbourg, charges locatives | | |  Facebook

 
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