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15.08.2008

À RUEIL UN MUR EST CONSTRUIT AUTOUR D'UNE CITÉ

Pour la Ville de Rueil et le bailleur social, France Habitation, ce mur fait partie d'un plan décidé en 2004 ! Voilà l'unique raison évoquée...
Tous les habitants du rez-de-chaussé et des premiers étages n'auront plus que ce mur devant les yeux, certains habitants parlent de ghettoïsation.
"Ils veulent cacher la misère", lançait aujourd'hui un habitant en montrant le mur.
D'une hauteur de trois à quatre mètres selon les endroits, il devrait être terminé au mois de septembre.

10:12 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rueil, cité, pauvreté, misère, banlieue, mal-logement, france | | |  Facebook

21.04.2008

Pourquoi les Etats-Unis s'intéressent à nos banlieues

Emeline Cazi

lundi 21 avril 2008 | Le Parisien

Depuis le 11 septembre 2001, les Américains prennent en charge des projets dans les villes sensibles de la périphérie parisienne, organisent des séjours pour les responsables d'association... Au-delà du souci sécuritaire, un travail d'influence.

CE MATIN-LA, les élus de Villiers-le-Bel, Bondy et Clichy-sous-Bois se retrouvent à Paris, dans un très chic appartement du XVIe arrondissement. Lora Berg, l'attachée culturelle de l'ambassade des Etats-Unis, reçoit pour un petit déjeuner de travail. Elle aimerait importer en banlieue un projet qui a transformé Philadelphie : repeindre les immeubles de la ville avec le concours des habitants et d'artistes de renom.

Le financement n'est pas un souci, et pour cause : l'ambassade s'occupe de tout.

Redorer une image ternie

Depuis les attentats du 11 septembre 2001, et plus encore après les émeutes de 2005, les Américains marquent un intérêt soutenu pour la banlieue française et sa communauté musulmane. Ils financent des voyages d'études aux présidents d'association, les convient à l'ambassade. Et quand Dan Fried, le secrétaire d'Etat américain aux Affaires européennes, vient en France cet hiver, ce sont eux qu'il rencontre en premier. Flattés, les représentants de la France black, beur profitent. Jamais, ils n'ont trouvé oreilles aussi attentives. Officiellement, les Américains s'intéressent à la diversité et souhaitent partager leur expérience des minorités.

Mais bien d'autres raisons justifient tous ces égards. Le souci sécuritaire d'abord. « Les Américains veulent comprendre ce qui s'est passé en 2001, décrypte Ali Laïdi, chercheur à l'Iris (Institut des relations internationales et stratégiques), pourquoi les membres les plus actifs des attentats du 11 Septembre ont basculé après leur passage en Europe. » La France apparaît aussi comme celle qui a « l'expérience du dialogue avec les pays arabes et la communauté musulmane », poursuit Bernard Godard, chargé de l'islam au ministère de l'Intérieur. Mais il y a aussi le souci de redorer une image ternie par la guerre en Irak, Guantanamo, le conflit israélo-palestinien. L'administration Bush a installé depuis 2005 un référent diversité dans chacune de ses ambassades. En France, ce travail d'influence semble donner ses premiers résultats, les discours changent. Ali Laïdi nuance leur enthousiasme. « Les Américains peuvent faire toutes les campagnes qu'ils veulent. Dix secondes de reportage sur Guantanamo annulent des millions d'euros de communication. »

06:45 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : banlieue, iris, sécuritaire, société | | |  Facebook

27.01.2008

Parole de banlieue

"Notre passé est horrible,notre présent difficile, heureusement nous n'avons pas d'avenir..."
un jeune de banlieue

06:00 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : banlieue, exclusion, inégalité | | |  Facebook

29.11.2007

Banlieue des solutions existent

Zohra BITAN Présidente/Fondatrice du Webdo ma6tvachanger

Banlieue : ET SI ON PARLAIT D'EDUCATION.
Au-delà des circonstances, du contexte, la perte d’un enfant est un drame pour tous les parents et la douleur ne s’éteint jamais.

Il convient donc d’avoir une pensée pour les parents de ces adolescents à qui j’adresse toutes mes condoléances.

Pourquoi la vérité est nécessaire ?
Quels que soient les faits, et quelles que soient leurs conséquences, la justice doit être égale et impartiale, partout et pour tous. C’est de cela qu’il s’agit lorsque je parle de vérité, pas plus et pas moins et toutes les parties ont un intérêt à savoir ce qui s’est réellement passé.

Il revient donc à la justice de faire son travail et d’assumer les résultats de l’enquête. Ce préalable, à rappeler, constitue un droit pour chaque citoyen. Que la justice soit donc faite dans le respect et les règles de notre démocratie.

Pourquoi revenir sur les évènements de 2005.
Des voix s’élèvent déjà, ou plutôt, des voix s’entendent enfin. Mais ne nous trompons pas, ce sont seulement des mots qui s’écrivent, s’expriment pour dire que depuis 2005, rien a changé en banlieue ou presque.

Voilà 6 mois que le gouvernement a nommé une Secrétaire d’État à la politique de la Ville. 6 Mois, c’est, certes, court pour être concret, et pourtant sur le sujet, c’est encore excessif.

Alors que des milliers d’acteurs locaux : enseignants, animateurs, psychologues, médecins, travailleurs sociaux, militants associatifs, mouvements de l’éducation populaires, ainsi que chercheurs, sociologues, spécialistes de la question connaissent l’état des lieux, il est tant de se servir de leurs travaux, et surtout de rappeler qu’ils sont aussi porteurs de solutions.

Était-il nécessaire d’engager un tour de France pour recueillir la parole des habitants, leurs attentes, leurs besoins sachant que les préconisations existent ?

Après la révélation d’un rapport accablant qui dénonce l’insuffisance des résultats au regard des sommes allouées, on est en doit de s’interroger sur la volonté de ceux qui nous gouvernent à sortir de l’impasse.

Pourquoi ne tirons-nous jamais les leçons de situations déplorables ? Pourquoi notre pays n’est-il pas rigoureux dans l’évaluation des mesures qu’il met en place ? Nous avons la fâcheuse habitude de préférer rajouter un dispositif plutôt que d’essayer de comprendre pourquoi celui en vigueur n’a pas produit les effets escomptés.

L’urgence : remettre l’éducation au centre de tout
La rigueur construit, l’affection épanouit, l’échange enrichit, le dialogue bâti, les moyens appuient.
Il est plus que pertinent, indispensable, urgent de mettre l’Education au centre de chaque action. Autour d’un enfant, d’un adolescent gravitent nombre d’adultes qui participent de son éducation. C’est toute cette chaîne éducative qu’il convient de mettre en cohérence, de doter de moyens, de reconnaître, de valoriser mais aussi de rassembler.

Nous savons tous, et en particulier ceux qui sont parents, qu’aucune recette n’existe pour arriver à une éducation parfaite. Cependant, des règles éducatives où la rigueur, le partage, l’échange, la communication, l’accompagnement, mais aussi l’affection dominent, garantissent l’épanouissement de chaque enfant.

Nous ne sommes pas tous égaux dans nos vies, mais cela ne veut pas dire que nous ne sommes pas tous capables de faire ce qu’il y a de mieux pour nos enfants.

C’est de ce point de vue que j’aimerais que l’on aborde les solutions pour les banlieues en ayant un projet éducatif ambitieux qui englobe chacun des maillons de la chaîne qui le compose.

L’école doit être respectée dans son rôle ainsi que dans son champ et ce sont de multitudes d’acteurs qui doivent venir renforcer sa mission (médecins scolaires, psychologues, travailleurs sociaux, animateurs d’aide aux devoirs, mouvements de l’éducation populaire, etc..…). Trop d’établissements sont encore dépourvus de ces moyens ou bien lorsqu’ils existent, demeurent insuffisants par leur nombre ou sont, irréguliers dans leur présence.

Enfin, il faut ouvrir des structures de soutien à la parentalité, pour écouter, soutenir, accompagner, et pourquoi pas, former les parents à leur difficile rôle d’éducateur.
Sans gêne et sans honte, chaque parent doit pouvoir pousser la porte d’un lieu où il pourra rencontrer des interlocuteurs attentifs, d’aide et porteurs de solutions.
Ce que nous construisons individuellement pour nos enfants, nous devons le construire collectivement pour tous les enfants de notre pays.
Et de l’état jusqu’aux parents, cette responsabilité, cette exigence est belle et bien collective et c’est là l’essentiel.

05:20 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : banlieue, violence, éducation | | |  Facebook

 
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